Guide de MADRID : Population et langues

Evolution de la population

L'Espagne a connu une croissance démographique rapide jusqu'au milieu du XXe siècle. Cependant, depuis 1960, le taux de natalité chute : 21 ‰ en 1960 à 15 ‰ en 1980 et à 9 ‰ en 1997. La baisse corrélative des décès et de la mortalité infantile rééquilibre le différentiel causé par le faible taux de natalité et explique la progression démographique. L'Espagne fait désormais partie de ces pays dits " vieux ", avec un taux de natalité aujourd'hui stabilisé à 9,1 ‰ (2018). L'exode rural commence à devenir important à partir de 1960. Attirés par les emplois que créent les nouvelles industries ou les services tertiaires dans les villes espagnoles, les ruraux abandonnent en masse la campagne et leurs emplois dans le secteur agricole, qui, par ailleurs, se mécanise. En trente ans, 7 millions de personnes, dont 500 000 en 1964, ont migré vers les villes, tandis que d'autres sont partis vers l'étranger. Dans les années 1990, le mouvement s'amenuise. Madrid, Barcelone, Valence, Palma de Majorque et Málaga sont les premières destinations nationales.

Aujourd'hui...

L'Espagne est désormais un pays urbain : les villes concentrent 80,3 % de la population (en 2018). En outre, la fécondité y est plus importante que dans les zones rurales. La population a majoritairement choisi d'habiter les provinces périphériques, laissant Madrid isolée au centre de la Meseta. En 2018, le pays comptait 49,331 millions d'habitants, plus de la moitié de la population se concentrant dans l'Espagne du nord, principalement dans les plaines bordant la Méditerranée (Catalogne) et sur la côte atlantique (Pays basque, Asturies, Galice).

La communauté madrilène reste la plus dense avec plus de 6,477 millions d'habitants (2017), suivie de celle de Barcelone avec 5,550 millions d'habitants. La plus peuplée étant la communauté d'Andalousie avec 8,285 millions d'habitants.

Et à Madrid ?

Selon l'Institut National de Statistiques Espagnol (INE), la communauté madrilène compte 6,477 millions d'habitants, dont 3,200 millions vivent dans la capitale. La ville de Madrid a une densité de population élevée avec 5 275 habitants au km². Un chiffre en constante augmentation et qui a pour effet pervers de faire monter en flèche le prix des logements. Les promoteurs immobiliers constituent de puissants lobbys. Ils cherchent à racheter les vieux appartements du centre-ville pour les réhabiliter en logements haut de gamme, accroissant ainsi les prix de l'immobilier. De nombreuses " villes-dortoirs " se sont formées en banlieue, dès les années 1960. Le problème des bidonvilles n'est toujours pas résolu et a tendance à s'accentuer.

Madrid, capitale du castillan

Pour vous rendre à Madrid, l'usage du castillan, même très approximatif, est conseillé. Pour information, sachez que l'espagnol, avec 400 millions d'hispanophones dans le monde, est la deuxième langue parlée sur la planète, après le chinois et avant l'anglais. De plus, les Madrilènes, les plus jeunes exceptés, pratiquent très peu les langues étrangères, mis à part les premiers rudiments d'anglais. Avec quelques mots d'espagnol, vous vous en sortirez, le personnel des sites fréquentés par les touristes étant habitué au contact des Français.

Madrid est la capitale mondiale du castillan. Ici, pas de dialecte, mais plutôt un accent et une prononciation particulière dite de chulo, c'est à dire de " crâneur ".

Fiers d'être Espagnols

L'Espagne a été occupée par tous types de conquérants : Ibères, Celtes, Phéniciens, Grecs, Carthaginois, Romains, Vandales, Wisigoths, Arabes, Berbères et Francs. Pendant près de 10 siècles, elle s'est vue habitée par trois religions : chrétiens, juifs et musulmans. Malgré leurs différends, ces ethnies ont su vivre ensemble et se sont ainsi enrichies aussi bien au niveau culturel que social ou économique. La multiculturalité a été la règle pendant des années, si ce n'est des siècles. Mais à côté de ce trait se révèle aussi une Espagne faite " de sang, de volupté et de mort ", celle de l'Inquisition, celle des Conquistadores, celle aussi de la guerre civile et de la dictature, celle enfin qui perdure toujours à travers la corrida et que l'on décèle dans les oeuvres de quelques grands maîtres comme Goya, Picasso ou de grands poètes comme García Lorca. Aux prises avec " le sentiment tragique de la vie ", elle chante et pleure, rit et crie, toujours intensément, jamais à moitié.

A l'image de don Quichotte, l'Espagnol ne cesse d'enchanter le réel. L'illusion comme drame et le picaresque comme moyen de conjurer le sort, voilà deux traits de la culture nationale. L'Espagne est excessive, à l'image de ses coutumes et traditions dont l'exemple le plus significatif est la diversité des langues. Face à une telle richesse, on serait presque tenté de la conjuguer au pluriel.

Les langues et l'identité régionale

L'Espagne, riche en diversité, n'attendait que la proclamation de la constitution de 1978 pour que soit reconnu le droit des régions à exercer leur identité et proclamer leur fierté d'appartenance à une nation. C'est ainsi que trois des communautés autonomes ont pu officialiser leur langue régionale pour l'élever au même niveau que le castillan : le galicien, le basque et le catalan sont trois langues co-officielles dans leurs zones. De la maternelle à l'université, la plupart des matières sont enseignées dans ces langues.

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