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La fusion administrative des régions a modifié la carte de France telle que nous la connaissions. Dans le cadre de cette vaste réforme territoriale, le 1er janvier 2016, la région du Languedoc-Roussillon a officiellement fusionné avec la région Midi-Pyrénées. Le décret n° 2016-1264 du 28 septembre 2016 a validé le nom d'Occitanie pour cette nouvelle grande région, ainsi que la désignation de Toulouse (453 300 hab.) en qualité de chef-lieu de ce vaste territoire.

Pour cette édition 2018, nous avons choisi de vous présenter " la carte d'identité " du Languedoc -Roussillon en parallèle à l'Occitanie, sa nouvelle grande région d'appartenance.

Population : 2 700 266 habitants en Languedoc-Roussillon sur une population globale de 5 724 711 habitants en Occitanie (Insee, au 1er janvier 2014). Deux départements de la région Occitanie dépassent le million d'habitants : l'Hérault avec environ 1 137 000 habitants et la Haute-Garonne qui compte une population estimée à 1 356 000 habitants. La Lozère, quant à elle, reste le département le moins peuplé de France avec 75 784 habitants.

Démographie : 4,2 % de la population de la France métropolitaine. Avec une croissance moyenne de + 1,1 % par an, ce rythme représente le double de l'augmentation constatée en France métropolitaine (+ 0,5 %). Bien que la Lozère soit moins peuplée que les autres département du pays, elle connaît néanmoins une très faible croissance (+ 0,1 %) mais elle ne perd plus d'habitants.

Cette attractivité se confirme au sein de l'Occitanie avec plus de 50 000 nouveaux habitants chaque année. Selon certaines estimations, la grande région verra sa population globale augmenter de 800 000 personnes d'ici 2030.

Densité : 98,60 hab./km², alors qu'elle est de 78 hab./km² sur l'ensemble de la nouvelle région.

Superficie : 27 376 km² pour ce territoire à présent inclus dans les 72 724 km² que totalise l'Occitanie, deuxième plus grande région de France qui représente 13,2 % du territoire du pays.

Nombre de communes : 1 545 communes sur les 4 565 communes que compte la nouvelle grande région qui totalise 12 % de la population française.

Départements composant le territoire du Languedoc-Roussillon : Aude (11), Gard (30), Hérault (34), Lozère (48), Pyrénées-Orientales (66).

A ces départements qui délimitent le Languedoc-Roussillon, l'Occitanie se compose également de : l'Ariège (09), l'Aveyron (12), la Haute-Garonne (31), le Gers (32), le Lot (46), les Hautes-Pyrénées (65), le Tarn (81), le Tarn-et-Garonne (82). Soit un total de 13 départements.

Chefs-lieux des départements languedoc-roussillonnais : Carcassonne (11), Nîmes (30), Montpellier (34), Mende (48), Perpignan (66).

Point culminant : le pic Carlit (2 921 m) situé dans les Pyrénées-Orientales (66) domine l'horizon languedoc-roussillonnais ; tandis que le pic du Vignemale en Hautes-Pyrénées (65) toise de ses quelque 3 298 m le paysage de l'Occitanie.

Le littoral du Languedoc-Roussillon : il s'étend sur environ 200 km au bord de la Grande Bleue, et touche quatre départements, l'Aude, l'Hérault, les Pyrénées-Orientales et le Gard. Aménagé afin de favoriser le développement du tourisme, le littoral du Languedoc-Roussillon connaît une urbanisation importante dans les années soixante. Une trentaine d'infrastructures portuaires jalonnent le littoral, ainsi que trois grands ports de commerce : Sète, Port-La-Nouvelle et Port-Vendres ; Sète étant le plus polyvalent.

Le logo de la région Occitanie et ses références héraldiques

En février 2017, le logo de la nouvelle grande région Occitanie a été présenté lors d'une assemblée plénière du Conseil régional à Montpellier. Dessiné par Léa Filipowicz, ce logo est défini par la Région comme tenant compte des valeurs de l'Occitanie, de la diversité de ses territoires et de la richesse de ses cultures occitanes et catalanes. Il garde les couleurs héraldiques du Languedoc et de la Catalogne, le jaune et le rouge, et réunit la croix des Raimon, comtes de Toulouse, fréquemment appelée croix occitane, et les pals catalans. En héraldique, on appelle les couleurs " émaux ", le jaune se dit " d'or " et le rouge " de gueules ". Historiquement parlant, ces représentations de la Catalogne et du Languedoc apparaissent au XIIe siècle et se blasonnent ainsi :

Pour la Catalogne : " d'or à quatre pals de gueules "

Pour le Languedoc, plusieurs descriptions sont admises. En voici deux exemples : " de gueules à la croix d'or pattée, cléchée, vidée et pommetée de douze pommettes ", ou " de gueules à la croix d'or alézée, pattée, vidée et pommetée de trois boules à chaque branche ".

Le logo de la nouvelle région Occitanie, associant la croix du Languedoc et les pals catalans, est une synthèse de ces deux identités régionales voisines qui ont longtemps été intimement liées par l'histoire.

Les couleurs héraldiques

CouleursCorrespondances héraldiques
Jauneor
Blancargent
Rougegueules
Bleuazur
Vertsinople
Noirsable
Violetpourpre

Les lieux incontournables de Languedoc Roussillon

Comment partir en Languedoc Roussillon ? Nos conseils & astuces

Photos de Languedoc Roussillon

Découvrir Languedoc Roussillon

Les immanquables

Panorama des gorges du Tarn.
Panorama des gorges du Tarn.

Sur cinq départements constitutifs de la zone géographique du Languedoc-Roussillon, une myriade de sites incontournables jalonne des paysages tous aussi grandioses les uns que les autres, toile de fond d'un faste héritage laissé par nos aïeux. Des vestiges romains aux édifices ecclésiastiques en passant par les ruines des fortifications cathares ou bien les ouvrages titanesques de l'Ancien Régime, à l'instar du canal du Midi, quiconque sillonne ce territoire ne manque pas de parcourir l'Histoire au carrefour des civilisations.

Aude
L'abbaye de Fontfroide
Les châteaux du pays Cathare
Le château de Puilaurens
Le château de Puilaurens

Le début du XIIIe siècle est marqué en Languedoc, Midi-Pyrénées, soit plus généralement sur une bonne partie de la nouvelle région Occitanie, par la "  Croisade contre les Albigeois  ", chrétiens dissidents connus aujourd'hui sous le nom de " cathares ". Les sources historiques distinguent clairement les croyants de cette forme de christianisme, de leurs ministres, appelés " bons hommes ", " bonnes femmes ", " bons chrétiens " ou encore " amis de Dieu ". L'Eglise romaine, quant à elle, qualifiait ces derniers de " parfaits " (de perfectus hereticus) terme désignant les hérétiques accomplis, ayant reçu le consolamentum, unique sacrement de cette religion du salut, ce qui faisait d'eux des membres du clergé cathare.

Quelques principes de cette doctrine. Considéré comme une dissidence chrétienne, le catharisme s'est développé en Europe à partir de l'an 1000, et connut un accueil favorable dans le Midi de la France ou dans certaines régions italiennes. Dans le Languedoc toulousain, le catharisme se développe au cours des XIIe et XIIIe siècles. Cette forme de christianisme reposait sur le dualisme entre le bien et le mal : ainsi, pour les cathares, le monde terrestre, matériel, est l'oeuvre de Satan alors que tout ce qui touche au spirituel - l'âme, l'esprit - est d'origine divine. Ainsi, l'âme de l'être humain est née du royaume de l'Esprit, alors que son enveloppe charnelle qui appartient au monde terrestre, est issu du monde, considéré comme une création mauvaise. Par ailleurs, le catharisme rejetait l'Ancien Testament et privilégiait l'Evangile selon Jean, et les Epîtres de Paul. S'appuyant donc principalement sur les enseignements du Nouveau Testament, les Cathares avaient pour unique prière le Notre Père. Ils ne reconnaissaient aucun des sacrements instaurés par l'Eglise de Rome. Par ailleurs, les cathares considéraient Jésus uniquement comme l'envoyé du Père, venu pour porter aux hommes le message du salut, pour révéler la vérité, alors que pour les catholiques, le Christ est le rédempteur de tous les péchés. Les Cathares ne vénéraient pas la croix, instrument du supplice de Jésus, et niaient l'eucharistie. Les églises n'étaient pas considérées comme des lieux particuliers de culte, car ce dernier pouvait être exercé partout et à n'importe quel moment. Contrairement aux catholiques, ils ne recevaient qu'un seul sacrement dans leur vie, le consolamentum (la Consolation), un baptême spirituel par imposition des mains, mais aussi une ordination, qui ne pouvait être donné qu'à l'âge adulte. Il était administré par un Parfait, en présence d'autres Parfaits et des membres de la famille de la personne ordonnée. Le consolamentum était également prodigué aux mourants afin de les préparer à la vie éternelle, et d'assurer le pardon de leurs fautes. Les cathares rejetaient en effet le baptême des enfants qui ignorent le sens de ce sacrement. Fidèles au préceptes de saint Paul, Parfaits et Parfaites étaient tenus de vivre de leur travail et ils exerçaient des métiers très divers : charpentiers, cordonniers, peaussiers, ouvriers agricoles ou encore tisserands, en référence à saint Paul qui était fabricant de tentes. Ils pratiquaient l'ascèse et ne consommaient aucune nourriture carnée ou d'origine animale, en dehors du poisson, considéré comme animal à sang froid. En effet, conformément à l'enseignement du Christ " tu ne tueras point ", et considérant qu'en chaque animal peut se trouver une âme réincarnée attendant son salut, ils s'interdisaient également cette alimentation, car elle était issue de la reproduction. L'abstinence était obligatoire pour les Parfaits et les Parfaites, afin de ne pas engendrer de descendance, ce qui aurait donné au Malin la possibilité emprisonner d'autres âmes dans des corps humains, véritables prisons de chair à leurs yeux. Pour répandre leur doctrine, ils devaient toujours être par deux et de préférence de même sexe.

1209, la croisade contre les Albigeois. Face à l'expansion du catharisme, le pape Innocent III lança un appel à la croisade contre les hérétiques qu'il considérait coupables d'une faute comparable à un crime de lèse majesté. Surtout menée par les grands seigneurs du nord de la France, les croisés déferlèrent sur les terres languedociennes, avec pour mission d'anéantir l'hérésie. Si le motif est au départ religieux, il devient, par la suite, politique, donnant un excellent prétexte au royaume de France pour annexer le sud du pays qui connaissait une certaine indépendance. C'est dans l'Aude, lieu des principaux faits d'armes (hormis Minerve et Béziers dans l'Hérault - loin d'être des moindres - et Monségur en Ariège) que le paysage actuel est marqué par des forteresses qui ont servi de lieux de repli aux "  hérétiques  ".

L'Inquisition. En avril 1233, face à l'incapacité du clergé régulier de mettre fin à l'hérésie albigeoise, le pape Grégoire IX crée le tribunal de l'Inquisition qu'il confie aux Dominicains, aidés des Franciscains. Dès les débuts de l'Inquisition, les Dominicains bénéficient de pouvoirs spéciaux tels que celui de condamner les hérétiques à des peines à perpétuité, ou encore de déterrer les corps des défunts suspectés d'hérésie afin de les brûler. La répression d'une grande violente exercée par les inquisiteurs fait régner la terreur partout où ils passent. C'est dans l'Aude, en 1321, que Guilhem Bélibaste, dernier Parfait cathare, est brûlé à Villerouge-Terménès.

Les châteaux du Pays cathare. Longtemps qualifiés, à tort, de " châteaux cathares ", les forteresses ayant abrité les cathares appartenaient aux seigneurs méridionaux sympathisants de l'hérésie. Ces châteaux, pris au cours de la croisade, furent réaménagés, agrandis et " refortifiés " sous l'autorité des rois de France et les habitats villageois qui entouraient ces sites furent entièrement détruits (Lastours, Termes...).

Les incontournables. Le pouvoir royal français, nouveau maître du territoire, s'empressa de renforcer les châteaux, notamment dans les Corbières, où certains formaient une ligne-frontière avec le royaume d'Aragon. A la fin du XVe siècle, on les appela " Les Cinq Fils de Carcassonne " et ce sont :

Le château d'Aquilar.

Le château de Peyrepertuse.

Le château de Puilaurens.

Le château de Quéribus.

Le château de Termes.

Mais également les sites suivants, dont l'histoire est liée de près ou de loin aux événements et aux conséquences de la croisade contre les Albigeois :

Le château d'Arques.

Le château de Lastours.

Le château de Puivert.

Le château de Saissac.

Le château de Villerouge-Termènes.

Cela dit, les historiens ne sont toujours pas d'accord sur l'origine de l'appellation " cathare ", ni même sur la définition des " hérétiques ", et encore moins sur l'interprétation exacte de leur pratique de la religion. Les débats font toujours rage pour le plus grand plaisir de tous les passionnés, car ces châteaux, tant par la vue panoramique qu'ils offrent que par l'histoire de leurs pierres ne laissent personne indifférent.

Pour tout savoir sur ces monuments : www.payscathare.org

La cité de Carcassonne
La cité de Carcassonne
La cité de Carcassonne

La Cité de Carcassonne est un site unique en Europe. Idéalement située entre la Montagne noire et les Pyrénées, mais aussi entre l'Atlantique et la Méditerranée, elle se dresse fièrement sur les bords de l'Aude, émerveillant celui qui la découvre. Elle reçoit près de 1 800 000 visiteurs chaque année, ses fortifications sont les plus visitées de France, et en font l'un des sites les plus fréquentés. A ce titre, elle a été inscrite en 1997 au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco.

Les origines. Habitée dès le VIe siècle av. J.-C., cette butte au relief tourmenté bénéficie d'une situation privilégiée sur les bords de l'Aude. Le plateau sommital était alors occupé par un oppidum- village construit sur une hauteur - dont l'archéologie a mis en évidence certains témoins tels qu'un four de potier, des traces de cabanes en terre crue (adobe), des tessons de céramiques, des fours culinaires, et des enclos où étaient gardés les animaux. La hauteur de la colline, dont la pente est abrupte à l'ouest, du côté du fleuve, assurant la sécurité et la présence de l'Aude, source d'eau toute proche, ont favorisé le développement de l'agglomération.

La ville romaine. Avec la fondation par les Romains de la province de la Narbonnaise, en 118 av. J.-C., la création d'un réseau de voies de communication met bientôt l'oppidum sur l'itinéraire de la via Aquitania, construite à la période augustéenne, et qui relie Narbonne, capitale de la province, à Bordeaux en passant par Carcassonne. Elevée au rang de Colonia Julia Carcasso, la ville commerce avec les régions méditerranéennes et prospère, comme en témoignent des fragments de sols mosaïqués d'habitations spacieuses et des fragments de murs peints découverts lors de travaux d'aménagement ou lors de fouilles réalisées à divers endroits de la cité. Au cours des invasions barbares, les villes de la Gaule sont fortifiées et protégées d'enceintes. C'est le cas de Carcassonne, qualifiée de castellum - camp fortifié - dans l'itinéraire d'un pèlerin parti de Bordeaux pour se rendre à Jérusalem (en l'an 333). La cité de Carcassonne a conservé environ deux tiers de de son enceinte du bas empire, un tiers est parfaitement visible sur le front nord, l'autre est aujourd'hui englobé dans des constructions médiévales. Elle enveloppait un ville dont la superficie était, alors, d'un peu plus de sept hectares. Cette muraille qui est aujourd'hui l'enceinte intérieure de la Cité, a été reprise à plusieurs endroits au Moyen Age.

Des Wisigoths aux Sarrasins. Au Ve siècle, Carcassonne devient possession wisigothe, les Wisigoths s'étant rendus maîtres de l'Espagne et du Languedoc. La ville occupe une position stratégique à la limite nord de leur royaume. Selon Grégoire de Tours, évêque de la ville du même nom au VIe siècle, les Wisigoths auraient caché leur trésor, pillé à Rome par le roi Alaric, au fond du Grand Puits de la cité...

En 725, la ville est prise par les Sarrasins et devient Karkashuna jusqu'en 759. Elle est finalement libérée de l'occupation sarrasine par Pépin le Bref qui l'intègre au royaume franc. Cet épisode a donné naissance, des siècles plus tard, à la légende de Dame Carcas que tout Carcassonnais vous contera avec plaisir. Une statue représentant la belle sarrasine accueille aujourd'hui les visiteurs à la Porte narbonnaise.

La période féodale. A l'abri de son rempart, la ville continue à prospérer avec les Trencavel, vicomtes de Carcassonne de la fin du XIe siècle aux premières années du XIIIe. Deux foires animent la ville chaque année, la première organisée au printemps, la seconde à l'automne. On y propose des céréales, des plantes médicinales, du vin, des peaux, divers outils, ou encore des draps de laine. Le vicomtes Trencavel édifient le château Comtal aux alentours de 1125-1130, véritable forteresse dans la forteresse, tandis que le catharisme, un christianisme dissident, se répand dans la région.

La croisade contre les Albigeois. Le pape Innocent III appelle à la croisade contre les Albigeois, nom donné à ces chrétiens accusés d'hérésie. Le 1er août 1209, les croisés assiègent la cité et ses bourgs après avoir mis Béziers à feu et à sang. Raymond-Roger Trencavel, seigneur de Carcassonne, se rend au bout de 15 jours en échange de la liberté de la population. Le jeune vicomte mourra quelques mois plus tard dans un cachot de son propre château.

En 1226, Carcassonne devient sénéchaussée royale. Raymond Trencavel, fils du seigneur de la cité déchu en 1209, tente, sans succès, de reconquérir la ville en 1240, avec la complicité des carcassonnais. Suite à cet épisode, les habitants sont chassés. Sept ans plus tard, le roi accorde son pardon, et à partir des années 1260, des terres sont concédées aux carcassonnais sur la rive gauche de l'Aude, afin qu'ils s'y établissent. C'est la naissance de la ville basse, alors appelée " Bourg-Neuf ", et connue aujourd'hui sous l'appellation de " bastide Saint-Louis ". Parfait exemple de bastide médiévale, elle présente un plan en damier très caractéristique. Abritée derrière un mur d'enceinte flanqué de tours et percé de quatre portes, et protégée d'un fossé, la ville devient un centre drapier. La cité quant à elle est dotée d'un seconde enceinte de près de 1 700 mètres de long, bâtie autour de la muraille romaine. Les travaux titanesques commencés sous Louis IX se poursuivent sous Philippe III Le Hardi, avec le remaniement de l'enceinte antique et, la construction de l'imposante Porte narbonnaise. La cité, ville-frontière avec l'Aragon, est devenue une forteresse imprenable.

Le traité des Pyrénées et ses conséquences. Signé en 1659, il repousse la frontière avec l'Espagne. La cité perd alors sa position stratégique de ville-frontière. Elle est peu à peu désertée par ses notables au profit de la Bastide, et devient une carrière, ses pierres, vendues, sont réutilisées pour d'autres constructions (maisons, digue de l'Aude...). A la veille des restaurations, Carcassonne compte 1 351 habitants répartis intra muros pour environ 70 % d'entre eux. Les autres sont installés dans les lices, entre les remparts, dans un quartier constitué de 122 maisons construites contre les murailles, 18 jardins, et 12 cours ouvertes appelées patus. La population qui vit alors dans les lices est principalement composée d'ouvriers-tisserands vivant dans une très grande précarité. Mais ce quartier des lices allait bientôt disparaître...

Jean-Pierre Cros-Mayrevieille et le sauvetage de la Cité au XIXe siècle. Au XIXe siècle, alors que la cité semble condamnée à être détruite, la persévérance d'un Carcassonnais, Jean-Pierre Cros-Mayrevieille, passionnément attaché à ce monument, va bouleverser le destin de la vieille forteresse. En 1839, alors qu'il effectue des recherches dans une chapelle de la basilique Saint-Nazaire-et-Saint-Celse de la cité, Jean-Pierre Cros-Mayrevieille découvre le tombeau de l'évêque Radulphe, première manifestation du style gothique à Carcassonne. Il obtient l'année suivante le classement de l'église par la commission des Monuments historiques. Mais il ne s'arrête pas à ce premier succès et continue son combat afin d'empêcher la destruction des remparts et des tours. Il réussit finalement à convaincre les Monuments historiques de la nécessité d'une étude des fortifications, et de leur préservation. C'est ainsi que l'architecte Eugène Viollet-Le-Duc entre en scène. D'abord chargé de la restauration de la basilique, il se voit ensuite confier la restauration des remparts et des tours. Parallèlement, le dégagement des lices est programmé dès 1852. Les masures qui s'appuyaient aux remparts sont progressivement détruites, et les habitants doivent quitter les lieux. Au décès d'Eugène Viollet-Le-Duc, en 1879, un de ses élèves poursuit le chantier en respectant les projets du maître. Les restaurations, marquées par la vision romantique que l'on avait du Moyen Age au XIXe siècle, ont donné à la cité sa physionomie actuelle.

Depuis le XXe siècle.... La naissance du tourisme et la beauté du site ont rapidement fait de la cité de Carcassonne un monument incontournable dans l'Aude. Classée au patrimoine mondial de l'Unesco en 1997, la ville, initialement fortifiée pour repousser d'éventuels ennemis, accueille aujourd'hui des milliers de visiteurs venus du monde entier.

Le gouffre géant de Cabrespine
1968-2018 : la découverte du Gouffre géant de Cabrespine il y a 50 ans…

Si plusieurs indices et faits divers laissaient supposer la présence d'un vaste réseau souterrain creusé par la Clamoux, rivière qui traverse Cabrespine, ce n'est qu'au cours de l'été 1968 que deux spéléologues découvrent l'immense cavité appelée aujourd'hui " Gouffre géant de Cabrespine ". De la chance, sans doute, mais surtout de la persévérance et une véritable passion pour la spéléologie, ont conduit Jean Guiraud et Gérard Brat à cette découverte incroyable. Il est vrai que le Spéléo Club de l'Aude s'intéressait, depuis sa création en 1934, au secteur de Cabrespine, pour son réseau complexe de galeries, " le labyrinthe ". Découvert fortuitement quelques années plus tôt, à l'entrée du village, suite à un affaissement d'un terrain, ce labyrinthe avait été exploré par le propriétaire des lieux qui en avait fait agrandir l'entrée.

C'est par cette cavité, située à l'entrée de Cabrespine que Jean Guiraud et Gérard Brat entreprirent leur exploration, sur les traces de la Clamoux. La découverte d'une galerie et un violent courant d'air devaient mettre les spéléologues sur le chemin du gouffre. Pendant les semaines qui suivirent, il fallut dégager, des heures durant, les éboulis qui obturaient les passages pour continuer d'avancer et de chercher. Après de longues semaines de recherches, arrivés au bout du réseau, les explorateurs aperçurent une chauve-souris qui passait entre les blocs d'un important éboulis, semblant leur indiquer le chemin à suivre. Elle venait de les guider jusqu'au Gouffre géant, façonné par les eaux dans le massif calcaire.

L'année 2018 sera pour Cabrespine une année riche en émotions puisque le village fêtera les 50 ans de la découverte du gouffre et les 30 ans de son ouverture au public. Une excellente occasion de (re) découvrir ce site exceptionnel, de surplomber le gouffre depuis la passerelle de verre et de profiter d'une toute nouvelle attraction unique en Europe !

Terra Vinea
Gard
La bambouseraie de Prafrance

Classée Jardin remarquable en 2005 par le ministère de la Culture, et inscrite aux monuments historiques en 2008, la bambouseraie de Prafrance est un lieu surprenant par la richesse et la diversité des essences qui y sont cultivées. Créée en 1856 par Eugène Mazel, botaniste passionné, la bambouseraie est un lieu unique en Languedoc-Roussillon. Ici, plus de deux cents variétés de bambous côtoient des séquoias géants bicentenaires, des palmiers, des camélias, des érables du Japon, un magnifique ginkgo biloba, ou encore un chêne impressionnant de plus de 35 mètres de haut. Dès votre arrivée, vous serez impressionnés par la longue allée bordée de hauts bambous, et de séquoias, donnant l'impression de pénétrer dans une véritable cathédrale de verdure. Au gré de votre parcours, vous serez transportés par l'atmosphère exotique et sereine des lieux, particulièrement en traversant le village laotien, entouré de cannes à sucre et de bananiers, ou encore le vallon du Dragon et le pavillon du Phoenix, inspirés des jardins japonais... Les plantes tropicales les plus fragiles sont présentées dans les serres qu'Eugène Mazel fit construire en 1860 Elles témoignent de l'intérêt du botaniste et de ses contemporains pour les essences exotiques. Pour réaliser son projet de jardin botanique, Eugène Mazel avait fait construire un long réseau de 5 km de canaux afin de capter, en amont, les eaux du Gardon, et d'irriguer le terrain. Il fit venir d'Asie des dizaines d'espèces de plantes alors inconnues en France. Et, pour entretenir ce lieu étonnant, il fit appel à une trentaine de jardiniers. Le microclimat et les alluvions du sol permirent de développer le jardin dans de bonnes conditions, mais son entretien très onéreux ruina Mazel qui du finalement le céder au Crédit foncier de France en 1890. Depuis 1902, la bambouseraie est la propriété de la famille Nègre qui s'est orientée vers le tourisme durable et une gestion écologique du domaine qui est considéré comme un modèle de gestion en protection biologique intégrée. La bambouseraie est aujourd'hui parrainée par les scientifiques Jean-Marie Pelt et Francis Hallé.

La bambouseraie de Prafrance 552 rue de Montsauve - 30140 Générargues. ✆ 04 66 61 70 47 Ouvert tous les jours à partir de 9h30, du 1er mars au 15 novembre. Labellisée LPO, Qualité Tourisme et Qualité Sud de France.

Le pont du Gard
Les Arènes de Nîmes
Le Mont Aigoual
Hérault
Le train jaune : découvrez le Languedoc-Roussillon comme vous ne l'avez jamais vu !

Connaissez-vous le mythique Train Jaune ? Voilà plus d'un siècle que ce convoi pittoresque emmène ses voyageurs à la découverte des Pyrénées le long de la ligne dite " de Cerdagne ". Élément majeur du patrimoine local, il a été reconnu en tant que tel par l'Unesco. Progressant au rythme moyen de 30km/heure, il vous permet de profiter de panoramas somptueux, qu'il dessert en une vingtaine de gares. L'été, le " Canari ", surnom bien sûr dû à sa couleur caractéristique, propose un wagon ouvert pour vous assurer d'en prendre plein les yeux ! La SNCF vous offre ainsi de parcourir la région à un rythme paisible, mais aussi d'aller à la rencontre d'activités culturelles ou sportives inoubliables. Voici quelques idées.

Prenez de la hauteur

Le long de son parcours, le Train Jaune emprunte deux viaducs reconnus " monuments historiques " : le pont Séjourné y est inscrit et le pont de Cassagne (dit aussi " pont Gisclard "), est quant à lui classé. C'est le seul pont suspendu ferroviaire de France sur une ligne exploitée. Une belle occasion d'affronter sa peur du vide dans le cadre idyllique des gorges de la Carança. Passez par le sentier du vertige, longez les parois rocheuses, franchissez de petits ponts suspendus... Pour observer les paysages et le train vus du ciel, vous pouvez même monter à bord d'une montgolfière, à Latour-de-Carol !

Découvrez le patrimoine historique et religieux

Les traces de Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban, sont encore bien présentes dans la région, puisqu'on trouve un fort et une citadelle érigés par cet illustre architecte militaire du XVIIe siècle. Pour visiter la citadelle Vauban, c'est à Montlouis qu'il faut s'arrêter. Vous préférez voir le fort Liberia ? Alors poursuivez jusqu'au terminus ! L'histoire des environs se découvre au musée de Cerdagne, installé à la ferme Cal Mateu, à Sainte-Léocadie. Profitez-en pour faire un tour dans son superbe jardin potager ! Côté patrimoine religieux, vous avez également de quoi faire. Vous pouvez par exemple visiter la très jolie petite église Sainte-Eugénie, à Saillagouse, ou encore vous arrêter à Estavar, pour découvrir une portion de la route de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Place à l'art et aux curiosités

A Bourg-Madame, tout amateur d'art contemporain digne de ce nom appréciera la visite d'un musée incontournable : l'espace d'art contemporain Puigmarti. Pour une découverte plus originale encore, dirigez-vous vers le spectaculaire four solaire d'Odeillo. Cette gigantesque installation, en activité depuis 1970, renvoie le reflet inversé de la montagne ! Le centre Héliodyssée, attenant au four, propose au public un circuit de visite ludique et pédagogique, qui vous permettra de partager de bons moments en famille.

Un véritable paradis pour les sportifs

Hiver comme été, le sportif qui sommeille en vous sera aux anges : ski, raquettes, randonnées, vélo, chien de traineau... Pour les sports d'hivers, dirigez-vous vers Bolquère ou Font-Romeu. Si vous préférez marcher, vous trouverez de nombreux circuits balisés au départ d'Osséja. Et si la météo vous donne des envies de rafraîchissement, direction l'espace aqualudique d'Err !

Info futée : certains établissements proposent des réductions sur présentation de votre billet de train.

Plus d'infos : https://www.ter.sncf.com/occitanie/loisirs/patrimoine-culture/train-jaune

Des réductions sont régulièrement proposées pour le plaisir des futés, alors profitez de ces virées insolites !

L’abbaye de Gellone
Le canal du Midi
Le Canal du Midi
Le Canal du Midi

C'est au Biterrois Pierre-Paul Riquet que l'on doit la réalisation de ce projet titanesque d'un canal reliant la mer Méditerranée à l'océan Atlantique.

Pourtant, dès l'Antiquité, la nécessité de ce lien s'était imposée, afin de développer plus encore le commerce et les échanges. Le contournement alors inévitable de la péninsule ibérique rallongeait considérablement le trajet, et multipliait d'autant les nombreux risques liés à la navigation, ainsi que le coût du transport des marchandises. Pendant des siècles, différents projets de construction d'un canal furent envisagés, notamment en 1539, sous François 1er, ou encore sous Henri IV, en 1597. Mais le financement d'un chantier de cette envergure, ainsi que le problème de l'alimentation en eau d'un canal, étaient des obstacles majeurs à la réalisation des projets jusque là imaginés. Il faudra attendre 1666 pour que Louis XIV signe un édit "  pour la construction d'un canal de communication des eaux des deux mers Océane et Méditerranée  ", après avoir pris connaissance du projet de Pierre-Paul Riquet. D'abord présentée en 1662 à Colbert, cette entreprise séduit le roi qui y vit des avantages certains : d'une part, un moyen de marquer son règne d'une oeuvre monumentale, d'autre part, le canal permettrait de réduire les trajets de 700 lieues, et donc de restreindre significativement les coûts liés au transport des marchandises.

Né à Béziers en 1609, Pierre-Paul Riquet réfléchit très tôt à la réalisation d'un canal reliant la Méditerranée à l'Atlantique. Fermier des Gabelles, Riquet s'installa à Revel en 1648 et arpenta la Montagne noire dont il connut bientôt les nombreux ruisseaux. Sa parfaite connaissance du milieu lui permit de résoudre le problème de l'alimentation en eau d'un canal : il s'agissait de capter les eaux des ruisseaux et des petits torrents de la Montagne noire, et de les mener au Seuil de Naurouze par des rigoles. Le partage des eaux s'effectuerait ensuite à Naurouze, où elles seraient dirigées dans deux directions, d'un côté vers l'océan Atlantique, de l'autre vers la mer Méditerranée. Bien que n'ayant aucune formation technique, il élabora son projet selon une véritable démarche scientifique, observant, mesurant, calculant et recalculant débits et volumes de l'eau, au gré de ses déplacements dans la Montagne noire.

Les travaux commencèrent le 1er janvier 1667 et durèrent 14 ans. Le génie créatif de Pierre-Paul Riquet donna lieu à des innovations remarquables et à de véritables prouesses techniques telles que la création du réservoir de Saint-Ferreol (1667), considéré alors comme la 8e merveille du monde, l'aqueduc du Répudre à Ventenac-en-Minervois (1676), premier pont-canal construit en France, la construction de l'écluse à 8 bassins de Fonseranes, à Béziers (1678), ou encore celle du tunnel du Malpas (1679-1680), à Nissan-lez-Ensérunes, premier souterrain au monde dans lequel passait un canal de navigation...

D'une longueur de 241 km de Toulouse à Sète, l'itinéraire du canal du Midi est jalonné de nombreux ouvrages d'art : les 63 écluses, 55 aqueducs, 126 ponts, 6 barrages, 7 ponts-canaux ou encore les bassins sont autant de témoignages du génie de Pierre-Paul Riquet. Sa construction a nécessité 14 ans de travaux et 12 000 ouvriers, hommes et femmes qui ont déplacé manuellement 7 millions de m3 de terre. Le coût total du chantier est estimé à 17 millions de livres, soit environ 1 milliard d'euros, en grande partie financé par Riquet. Mais Pierre-Paul Riquet ne vit jamais l'intégralité de son ouvrage, il s'éteint en octobre 1680, peu avant la fin des travaux. Vauban interviendra ensuite, améliorant certains aménagements et confortant l'oeuvre de Riquet dont il était admiratif. Une fois achevé, le canal du Midi impulsa une période de prospérité et de nombreuses fortunes s'y firent et s'y défirent. Durant près de 200 ans, il assura pleinement sa fonction de fret, ainsi que le transport des voyageurs, et Vauban y amena même de nombreuses améliorations. Mais l'avènement du chemin de fer supplanta la navigation fluviale et à partir de 1858, le canal du Midi connut un lent déclin. Mal entretenu et sous-dimensionné, les derniers transports de marchandises empruntent ses eaux dans les années 1970.

Classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco le 7 décembre 1996, le canal accueille aujourd'hui de nombreux visiteurs séduits par la sérénité des lieux, et par le plaisir d'une balade en vélo, ou à pied le long des berges ombragées. Plusieurs types de croisières sont également proposés pour découvrir l'oeuvre de Riquet, au fil de l'eau.

Quelques ouvres d'art en Languedoc...

Le réservoir de Saint-Ferreol (Tarn, Aude et Haute-Garonne). Construit en 1667, il était à l'époque le plus grand barrage-bassin jamais construit. Lors de sa création, le réservoir mesure 351 mètres de long, 111 mètres de large et 31,5 mètres de haut. Il fait partie du système d'alimentation en eau du Canal du Midi. La digue érigée alors fut terminée en 1672, elle était plus basse que la digue actuelle. Cet ouvrage était considéré comme la 8ème merveille du monde lors de sa construction. Aujourd'hui, le lac a une superficie de 67 hectares lorsque son niveau est à la cote maximale. Il côtoie trois départements, l'Aude, le Tarn et la Haute-Garonne. Sa contenance est de 5 760 000 m3. La digue actuelle, longue de 786 mètres, mesure 35 mètres de haut.

L'aqueduc du Répudre (Aude). Situé à Ventenac-en-Minervois, l'aqueduc du Répudre fut réalisé par 400 ouvriers qui commencèrent les travaux en 1676. C'était alors le premier pont-canal construit en France. D'une longueur de 90 mètres, il franchit le Répudre et représentait alors une prouesse technique inovante.

L'écluse de Fonseranes (Hérault). Aux portes de Béziers, l'écluse de Fonseranes, avec ses huit bassins, est l'un des ouvrages d'art les plus spectaculaires du Canal du Midi. Les différents sas permettent de franchr un dénivelé de 21,50 mètres sur une distance de 312 mètres. Le site a été entièrement réaménagé en 2017.

Le tunnel du Malpas (Hérault). Réalisé dans le grès sableux de la colline d'Ensérune, le tunnel du Malpas mesure 173 mètres de long et 8,50 mètres de haut. Il fut percé au cours de l'hiver 1679 - 1680 en dépit des risques permanents d'effondrement.

L'écluse ronde d'Agde (Hérault). Construite également en 1679 - 1680, c'est l'unique écluse ronde du Canal du Midi. Elle a la particularité, en plus de sa fonction d'écluse, de compter trois voies d'eau et de servir de carrefour fluvial.

L'épanchoir de La Redorte (Aude). Réalisé en pierres de taille suivant des plans établis par Vauban, l'épanchoir est terminé en 1694. Il enjambe de ses onze arches la rivière Argent-Double, à l'est de La Redorte.

Les gorges de l’Hérault et Saint-Guilhem-le-Désert
L'Hérault à la sortie des gorges de l'Hérault
L'Hérault à la sortie des gorges de l'Hérault

Les gorges de l'Hérault. A quelques dizaines de kilomètres de Montpellier, Le Petit Futé vous suggère une journée de découverte exceptionnelle dans l'un des plus beaux coins du département. L'Hérault, qui prend sa source au mont Aigoual, a creusé sur son parcours des gorges impressionnantes pouvant atteindre plus de 200 mètres de profondeur. D'abord assez larges jusqu'à Saint-Guilhem-le-Désert, elles deviennent ensuite plus étroites jusqu'au Pont-Du-Diable, remarquable ouvrage érigé par les bénédictins au XIe siècle. Traversant une végétation luxuriante, le fleuve a façonné ici des paysages rocheux escarpés à l'architecture étonnante. Il a donné naissance à des arches, des cavités, des cascades - dont celle de l'Eventail, véritable curiosité naturelle, à environ 1,5 km en aval de Saint-Guilhem-le-Désert - et des " marmites de géant " longeant le lit du fleuve. La faune et la flore sauvages sont du plus grand intérêt, et permettent d'observer notamment l'aigle de Bonelli, la loutre, ou encore plusieurs espèces de reptiles telles que le lézard vert, la couleuvre vipérine ou la couleuvre de Montpellier qui évoluent au milieu des essences méditerranéennes. Au débouché, vous profiterez d'une immense plage de galets, abritée et ensoleillée, lieu de rendez-vous de tous ceux qui aiment la pureté et la fraîcheur de l'eau douce des rivières, et désirant fuir le bruit, et la cohue du littoral.

La découverte des Gorges de l'Hérault, c'est aussi l'occasion de visites exceptionnelles  :

Saint-Guilhem-le-Désert. Village médiéval classé au patrimoine mondial de l'Unesco en 1998 au titre des Chemins de Compostelle en France, Saint-Guilhem est un site dont la découverte est une réelle immersion dans l'histoire. Le village compte aujourd'hui environ 270 habitants. Il est situé sur la rive gauche de l'Hérault, dans l'étroit vallon aménagé par le Verdus, ruisseau qui se jette ensuite dans le fleuve. L'habitat villageois s'est formé autour d'abbaye de Gellone fondée au début du IXe siècle par Guilhem, duc d'Aquitaine, petit-fils de Charles Martel et cousin de Charlemagne. Les ruelles pittoresques, à l'architecture civile ancestrale remarquablement préservée, permettent aux visiteurs d'admirer des habitations, de styles gothique et Renaissance, serrées les unes contre les autres. Fenêtres géminées, arcades ou fenêtres à meneaux, éléments de fortifications, tout ici vous invite à un voyage dans le temps.

L'abbaye de Gellone. Etape spirituelle majeure sur la route du pèlerinage de Compostelle, l'abbaye, fondée en 804, est un monument incontournable de l'Hérault, tant pour son histoire que pour son architecture imposante. L'église actuelle possède nef d'une longueur de 23 mètres sur 6 mètres de large, et d'une hauteur de 18 mètres ; c'est un bel exemple de l'architecture romane méridionale. Le transept, de 27 mètres de long, est voûté en berceau. Sous le choeur actuel, la crypte carolingienne est accessible par deux escaliers étroits. De forme rectangulaire, elle correspond à la partie enterrée de l'église préromane dont le choeur et la nef ont été démantelés lors de la construction de l'église actuelle au XIe siècle. Le cloître de l'abbaye, datant de la fin du XIe siècle et du début du XIIe, présente un plan régulier de 13 mètres sur 15 mètres. Il permettait la circulation entre les bâtiments conventuels et l'église. Seule, la galerie nord du cloître est encore visible aujourd'hui, les autres ayant été démontées après la Révolution Française. Leurs pierres ont été réutilisées dans d'autres constructions du village et des alentours.

Le pont du Diable. Situé sur la commune de Saint-Jean-de-Fos, c'est un des ponts médiévaux les plus anciens de France. Il fut construit durant la première moitié du XIe siècle par contrat entre les abbayes d'Aniane et de Gellone. Il est inscrit sur la liste des monuments historiques depuis le 5 avril 1935 et également, au patrimone mondial de l'Unesco depuis 1998, au titre des Chemins de Compostelle en France. Bâti en pierre, il mesure 65 mètres de long et 4 mètres de large et sa construction représente une véritable prouesse architecturale qui a su résister aux caprices de l'Hérault depuis 1 000 ans.

La Grotte de Clamouse. En 2005, la grotte de Clamouse, située à Saint-Jean-de-Fos, a été classée " site scientifique et pittoresque " par le ministère de l'Ecologie et fait partie du patrimoine géologique français. Elle a été découverte en 1945 et c"est un véritable trésor souterrain, présentant une grande diversité de concrétions de calcite et d'aragonite aux formes originales et insolites. Mais la particularité de ce monde féerique est sans aucun doute la micro-cristallisation qui a produit ici des cristaux d'aragonite par milliers formant une architecture minérale saisissante.

Lozère
Les animaux protégés de la Lozère

Terre de grands espaces peu peuplés, où la nature a gardé encore tous ses droits, la Lozère est devenue une terre d'asile pour les espèces menacées. Le parc national des Cévennes qui s'étend sur 2 700 km2, y a été pour beaucoup en réintroduisant notamment les vautours dont on trouve ici quatre espèces différentes, aux côtés d'autres rapaces tels que le circaète Jean-le-Blanc, le hibou Grand Duc, la chouette chevêche ou encore l'aigle royal. Parmi les espèces réintroduites, on note également les castors d'Europe, ou encore les cerfs élaphes qui sont à ce jour les plus grands herbivores sauvages en liberté. Quand vient la période des amours, de la mi-septembre à la mi-octobre, on peut entendre leur brame au coeur de cette nature préservée. A noter également la grande diversité d'insectes avec 1824 espèces représentées. A lui seul, ce parc comptabilise 2 410 espèces animales différentes (45 % des vertébrés de France), réparties en 89 espèces de mammifères, 208 d'oiseaux, 17 de reptiles... Pour faire profiter à tous de la beauté de ces animaux, pour faire découvrir leurs modes de vie, mais aussi pour faire prendre conscience des dangers qui les menacent, de véritables sites touristiques ont été crées à partir de ces zones de protection. Désormais, quand vous irez passer des vacances en Lozère, vous pourrez tout apprendre sur les loups, les vautours et les bisons d'Europe.

Les gorges du Tarn et les bateliers de la Malène
Les gorges du Tarn
Les gorges du Tarn

Classées au patrimoine mondial de l'Unesco en 2010, les gorges du Tarn, sculptées par le temps, offrent des paysages uniques à couper le souffle. Le Tarn prend sa source sur le mont Lozère. Il est devenu le symbole de l'activité touristique du département. Portées en hauteur lors des plissements alpins et pyrénéens, les couches de calcaire déposées durant l'ère secondaire ont été entaillées par la rivière sur une longueur de plus de 50 km (sur les 100 km de son parcours lozérien) et jusqu'à une profondeur dépassant parfois les 500 m. En été, le Tarn est une rivière tranquille, parcourue par des milliers de canoës-kayaks d'où les occupants peuvent admirer les hautes falaises, les chaos rocheux et les petits villages accrochés aux pentes. Depuis Ispagnac, elles sont parsemées de hameaux et villages typiques  : Quézac, Montbrun, Castelbouc, la Malène, les Vignes, le Rozier, sans oublier Sainte-Enimie, petite cité médiévale, chargée de légendes. Mais la meilleure façon de découvrir les gorges, c'est d'emprunter le fil de l'eau, avec les célèbres bateliers de la Malène qui nous rappellent qu'avant la construction de la route, en 1905, les barques étaient le seul moyen de communication de la vallée. Avec l'apparition du tourisme, les habitants des gorges commencèrent à transporter sur leur barque de bois les premiers visiteurs de ce site impressionnant. De nos jours, reprenant les gestes anciens et les barques traditionnelles, neuf bateliers offrent à leurs passagers une vue imprenable sur un parcours de 8 km, à un endroit resserré des gorges. Ce qui permet de porter un oeil attentif sur la faune, la flore, puis de se laisser émerveiller par l'architecture des hautes falaises qui jalonnent le parcours.

Pyrénées-Orientales
L’abbaye de Saint-Martin-du-Canigou
La forteresse de Salses

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