La Bretagne est une région française composée de quatre départements bien différents et pourtant unis par cette appartenance commune : les Côtes-d'Armor, le Finistère, l'Ille-et-Vilaine et le Morbihan. Destination de vacances par excellence, la Bretagne compte ports de pêche et terres agricoles, sites touristiques et lieux mystérieux, bois et forêts, histoires et légendes, musées et parcs de loisirs. C'est une terre de contrastes qui offre un véritable patchwork de lieux à découvrir. On peut ainsi y venir pour pratiquer des activités nautiques, participer aux nombreux festivals de musique, comme le Festival Interceltique ou les Vieilles Charrues. La Bretagne vous présentera ses chapelles, mais aussi ses menhirs et ses dolmens... Elle vous laissera également découvrir ses îles : Belle-Île-en-Mer, BréhatOuessantMolène, Groix, Les Glénans...  La Bretagne peut aussi se parcourir à pied sur les milliers de kilomètres de circuits de randonnées, comme le GR 34 qui longe la côte sur près de 2 000 km ! Du Cap Fréhel à la pointe de la Torche, de la côte de granit rose aux " abers " finistériens, d'Océanopolis à Brest, au zoo de Pont-Scorff, de la cité médiévale de Dinan, en Bretagne nord, au golfe du Morbihan, en Bretagne sud, en passant par la forêt de Brocéliande et le massif armoricain, sans oublier la baie du mont Saint-Michel et le pays bigouden. Un guide touristique sur la Bretagne vous fera découvrir toutes sortes de sites naturels, mais aussi des restaurants où déguster de délicieuses crêpes, des kouign-amann, des huîtres et autres produits de la mer.... 

Les lieux incontournables de Bretagne

Quand partir en Bretagne ?

La Bretagne peut se visiter toute l'année, mais selon vos envies, il peut être intéressant de viser une période plutôt qu'une autre. Voici quelques conseils pour savoir quand partir en Bretagne.

Haute saison touristique : en juillet-août, cela correspond aux vacances d'été pour tous les Français. C'est à ce moment que le littoral breton est le plus fréquenté. Un peu partout, dans les Côtes-d'Armor comme dans le Finistère et le Morbihan, on pratique la voile, le surf, la baignade ou tout simplement le farniente. Les randonneurs sont étagement légion sur le GR34 et les îles bretonnes se remplissent d'estivants. Bien évidemment, les tarifs hôteliers augmentent à cette période et les déplacements sont plus compliqués. 

Moyenne saison touristique : avril-juin et septembre sont bien souvent agréables et moins pris d'assaut. C'est donc la meilleure période pour se rendre en Bretagne. Bien sûr ceux qui souhaitent se baigner viseront le début du mois de septembre, lorsque l'eau est encore un peu réchauffée. Les marcheurs et navigateurs profiteront de ces mois plus calmes pour profiter de la nature bretonne.

Basse saison touristique : octobre à mars. Il fait généralement assez mauvais à cette période, même si les températures restent douces. Bien souvent, décembre et janvier sont des mois pluvieux. Mais en Bretagne, rien n'empêche les balades, un bon ciré, des bottes, et vous voilà fin prêts ! 

Comment partir en Bretagne ? Nos conseils & astuces

Photos de Bretagne

Découvrir la Bretagne

Les immanquables

Le canal de Nantes à Brest
Le canal de Nantes à Brest
Le canal de Nantes à Brest

Commencé sous Napoléon Ier en 1803 et inauguré par Napoléon III en 1858, le Canal de Nantes à Brest, d'une longueur totale de 364 km, relie les villes de Nantes et de Brest en empruntant les vallées de l'Erdre, de l'Isac, de l'Oust, du Blavet, du Doré, de l'Hyères et de l'Aulne. Il traverse un certain nombre de villes, villages et autres petites Cités de caractère au patrimoine riche et varié (Nort-sur-Erdre, Blain, Guenrouët, Redon, Malestroit, Josselin, Rohan, Pontivy, Mur-de-Bretagne, Gouarec, Rostrenen, Glomel, Carhaix, Châteauneuf-du-Faou et Châteaulin). Huit cours d'eau ont été canalisés pour l'alimenter - l'Erdre, l'Isac, l'Oust, le Blavet, le Doré, le Kergoat, l'Hyères et l'Aulne, et il est jalonné de 237 écluses - dont 17 englouties par le barrage de Guerlédan. Aujourd'hui ses voies fluviales sont propices aux balades et à la rêverie, et son chemin de halage, long de 320 km fait le bonheur des randonneurs, des cyclistes et des familles qui aiment s'y promener au calme et en toute sécurité.

Côtes-d'Armor
Les oiseaux marins du Cap Fréhel.
Les oiseaux marins du Cap Fréhel.
Abbaye de Beauport
Dinan
Quartier le long de la Durance
Quartier le long de la Durance

Edifiée sur une colline qui surmplombe la Rance, cette magnifique cité médiévale classée ville d'Art et d'Histoire, a été créée au XIe siècle. Elle devrait son nom à une déesse très vénérée, Abna, qui était la protectrice des vivants et la gardienne des défunts. Au IXe siècle, des moines s'installent au bord de la Rance sur des terres offertes par Névenoé - premier roi breton. Ils y construisirent leur abbaye. Guillaume le Conquérant fait ériger un château en bois, représenté sur la tapisserie de Bayeux, pour se protéger des Saxons et des Normands. Au XIe siècle un monastère bénédictin est construit et Dinan commence alors à se construire. Les ducs de Bretagne font construire les remparts dominant la vallée de la Rance, qu'ils ne cesseront de perfectionner au fil des siècles. Au XIVe siècle, Dinan subit durant vingt-trois ans la guerre de Succession au trône de Bretagne. Le château s'est transformé en musée et la basilique Saint-Sauveur abrite le coeur de Du Guesclin. Au XVIIIe siècle, Dinan assiste à l'essor du commerce, stimulé par de nombreux tisserands qui fabriquent des voiles acheminées via la Rance à Saint-Malo. Sous l'impulsion d'une bourgeoisie qui se développe, diverses mesures sont prises pour lutter contre l'insalubrité régnant dans la ville, parallèlement à son développement extra-muros. De nombreuses rues piétonnières permettent d'admirer le charme médiéval des demeures aux façades ouvragées, des maisons aux pans de bois dominant le pavé. Dinan est encore aujourd'hui ceinte de ses remparts, les plus importants et les plus anciens de Bretagne. Cette impressionnante ceinture de 3 km, composée d'un donjon, de 14 tours et de 4 portes monumentales, surprend par les multiples trésors qu'elle a su protéger tout au long des siècles. Le chemin de ronde est intact sur 2 600 m. La ville a servi de décor à plusieurs scènes du film Armageddon de Michael Bay. Tous les deux ans, la fête des Remparts, considérée comme l'une des plus importantes fêtes médiévales d'Europe, vous replonge dans le Moyen Âge avec ses échoppes médiévales, ses tournois de chevalerie, ses musiques et danses, ses artisans à l'oeuvre ou encore sa pavane aux flambeaux (prochaine édition en 2018).

Fort-la-Latte
Fort-la-Latte
Fort-la-Latte

A deux encablures des hautes falaises du Cap Fréhel, Fort-La-Latte est un rêve de pierre planté au milieu d'une lande rase qui se teinte du jaune des ajoncs, du blanc des aubépines et du mauve des bruyères au printemps. Construit sur un éperon rocheux par la famille de Gouyon-Matignon, il fut connu sous le nom de "  Roche-Gouyon  " avant de prendre définitivement l'appellation de Fort-La-Latte. Vigie de pierre surplombant une mer d'émeraude, c'est l'une des forteresses les plus spectaculaires de Bretagne. Un donjon à la base talutée qui date de la guerre de succession de Bretagne, entre 1341 et 1368, un châtelet d'entrée avec pont-levis à contrepoids et porte en tiers-point, une barbacane, une contre-escarpe, des bastions ajoutés au début du XVIIIe siècle par Garengeau, l'ingénieur architecte militaire de Vauban et un four à boulets  : Fort-La-Latte a vraiment de quoi séduire les petits et les grands. Maquillée pour les besoins du cinéma, la vieille forteresse de pierre se refait des beautés et prend des poses de jeune première le temps d'un tournage. Une bonne dizaine de films, et non des moindres, y furent tournés au cours des quatre dernières décennies. Inventaire non exhaustif  : Ridicule de Patrice Leconte, avec Jean Rochefort, Le Jeu du roi, de Quentin Raspail, d'après l'ouvrage de Jean Raspail, avec Marc Evans, Pierre Dux et François Matouret, Lancelot du Lac, de Claude Santelli, La Danse de mort, de Claude Chabrol, avec Michel Bouquet, Metzengerstein, de Roger Vadim, avec Jane Fonda ou encore Chouans, de Philippe de Broca, avec Sophie Marceau, Stéphane Freiss et Philippe Noiret. Mais l'événement le plus mémorable fut le tournage, en 1957, de la superproduction hollywoodienne Les Vikings, dans lequel Kirk Douglas et Tony Curtis partagent la vedette avec la belle Janet Leight. La scène finale, qui oppose Eric (Tony Curtis) et Einar (Kirk Douglas), sur le sommet du donjon, est un morceau d'anthologie du septième art.

Le Cap Frehel

Surplombant la mer de plus de 70 mètres, il est parmi les sites les plus impressionnants et les plus visités de Bretagne. Ses falaises de schistes et de grès rose offrent un panorama unique et exceptionnel sur la Côte d'Emeraude. Paradis des oiseaux, le cap Fréhel est également une réserve ornithologique remarquable pour les cormorans huppés, les mouettes tridactyles, les goélands marins bruns, et même les pingouins. Sa lande aux couleurs chatoyantes fait partie des plus vastes d'Europe. Un sentier côtier vous permettra d'atteindre le Fort-La-Latte en 1h30. Son paysage est à couper le souffle.

Ploumanach
Le rocher de la sorcière à Ploumanac'h
Le rocher de la sorcière à Ploumanac'h

C'est l'un des paysages les plus insolites de Bretagne. À perte de vue, lorsque l'on se hisse sur la pointe du Squewel ou que l'on s'accoude au muret qui protège le phare des fureurs de la mer, c'est un maelström de rochers roses qui s'abîment dans les flots comme en une gigantesque cascade pétrifiée. Mais que s'est-il donc passé ici, à une époque dont l'évocation à elle seule donne le vertige  ? Partout, des blocs erratiques affleurent sur une lande qui fut rase mais qui reprend ses aises depuis que la municipalité entreprit de canaliser sur des sentiers balisés les milliers de pas des promeneurs qui leur font une cour assidue. Est-ce pour dompter tant de démesures, pour apprivoiser leurs cauchemars, pour se familiariser avec cette très vieille cosmogonie de pierre que les hommes d'ici se sont amusés, comme par défi, à donner des noms aux blocs erratiques  ? La tortue, la bouteille, le chapeau de Napoléon, le sabot renversé... En ces lieux frappés par la main de Dieu - ou du diable - "  l'esprit se perd en conjectures  ", comme l'écrivait si justement Charles Le Goffic. C'est vrai. Il faut venir ici avec l'humilité du pèlerin et la conviction du voyant. Sinon les géants ne resteront que des blocs de pierre renfermés sur leurs secrets insondables. C'est en les apprivoisant qu'ils libéreront leur âme et leurs silhouettes, comme si chaque pierre recelait un être vivant au tréfonds de sa chair de feldspath et de micaschiste. Car chacune est unique  ! Pour les connaître et les apprivoiser, c'est à deux pas du sémaphore qu'il faut aller frapper. Chez Marie Le Scanve, qui veille sur ses pierres avec la même conviction que les derniers gardiens des Sept îles dont le phare clignote à quelques miles au large, veillent sur les esquifs. Car Marie est la grande prêtresse de la Maison du Littoral. Ceux qui ne voyaient dans la côte de granite rose qu'un amas indifférencié de "  grosses pierres  " en sont pour leur frais  ! Paradis des géologues en herbe, avec ses roches vénérables de 300 millions d'années, Ploumanach séduira aussi les accros de la palette. C'est à la tombée du jour, lorsque les derniers rayons d'un soleil estival irradient la pierre de couleur sang, qu'il faut y venir. On pourra alors rêver devant la haute silhouette de la folie néogothique de Costaérès. Ou tenter de planter, comme ces jeunes filles en mal de mariage, une épingle dans le nez de pierre de Saint-Guirec, sagement enfermé dans son oratoire roman que viennent lécher les vagues deux fois par jour. En fermant les yeux, l'on imaginera le pays qu'a pu découvrir Rivière à la fin du XIXe siècle, lorsque la moitié des maisons de pêcheurs était coiffée de chaume et que l'autre moitié souriait sous les briques roses venues du pays de Galles.

Finistère
Cabines de plage.
Cabines de plage.
Île de Sein

L'île de Sein, ou Enez-Sun en breton, est un tout petit bout de terre de 58 hectares situé à environ 8 km de la pointe du Raz en Finistère. Longue d'1,8 km pour quelques centaines de mètres voire, à certains endroits, quelques dizaines de mètres de large, l'île ne présente pas beaucoup de végétation et ne compte pas 200 Sénans. Son point culminant atteignant à peine 6 m au-dessus du niveau de la mer et son altitude moyenne ne dépassant pas 1,50 m , on dit que l'île est à fleur d'océan... Pour y arriver, c'est en bateau, et pour s'y déplacer, c'est uniquement à pied ! C'est ainsi que l'on pourra découvrir l'église de Saint-Guénolé, édifiée entre 1898 et 1901, qui fait la fierté des Sénans (ceux-ci ayant participé à sa construction). A mesure de la promenade, on découvrira également les fours à goémons ou encore le phare du Goulenez. Et puisqu'on est en Bretagne, terre de légendes, l'île de Sein nous révèle celle de ses sirènes qui vivraient dans les rochers autour de l'île...

Pointe du Raz

A 35 km de Quimper, sur la commune de Plogoff, se trouve la Pointe du Raz. Avancée de granit dans la mer d'Iroise, à l'extrême pointe du Cap Sizun, c'est l'un des lieux les plus emblématiques de la côte bretonne. Site touristique de renommée internationale, il lui a fallu protéger son environnement majestueux mais fragile. Seuls les piétons peuvent désormais s'approcher des falaises culminant à près de 70 m, pour profiter de belles sensations et d'une vue magnifique sur la baie des Trépassés, la Pointe du Van, le phare de la Vieille, l'île de Sein et, plus loin, l'horizon.... Cette réhabilitation du site (via un éloignement des parkings et commerces ainsi qu'une réintroduction des espèces végétales...) a valu à la Pointe du Raz, dès 2004, le label Grand Site de France, unique en Bretagne. Cette labellisation a été étendue en décembre 2012 à la quasi-totalité des côtes du Cap Sizun. C'est dire si ce lieu conserve son aspect sauvage malgré les milliers de touristes qui viennent l'admirer chaque année !

Monts d'Arrée

Les monts d'Arrée ne peuvent être décrits en quelques lignes. Il faut s'y rendre et s'y perdre pour sentir l'atmosphère particulière qui émane de ce lieu énigmatique. Ce massif montagneux, dont le plus haut sommet culmine à 385 m, sépare le Finistère en deux. En plein Parc naturel régional d'Armorique, c'est un paysage sauvage, impressionnant, qui s'offre à l'oeil lorsqu'on le parcourt, presque irréel si la brume s'en mêle. Bruyère, ajoncs, tourbières et crêtes rocheuses à perte de vue : vous aurez la sensation d'être seul au monde. Concourant à cette impression de décor désertique et de nature indomptée, l'habitat humain reste clairsemé, les maisons basses et construites principalement en schiste (la pierre locale). La vie fut rude dans ce coin de Bretagne, la terre ingrate ne laissant aux hommes que la tourbe et l'ardoise pour vivre. Témoins du climat et des conditions d'installation difficiles, de nombreuses légendes ont vu le jour sur ces monts et affolent encore les enfants au coin du feu... Ne soyez pas surpris si vous croisez quelque korrigan au détour des sentiers, il vous dévoilera peut-être les secrets de ce bout de Bretagne !

Pointe Saint-Mathieu

Si le sud Finistère s'enorgueillit d'avoir la Pointe du Raz, le nord du département possède aussi sa Pointe avec celle de Saint-Mathieu. Et contrairement aux idées reçues, cette dernière est plus avancée dans la mer. Cet endroit incontournable, installé sur l'extrémité de la commune de Plougonvelin, a vu sa notoriété s'accroître au cours des siècles. Façonnée par les vagues, cette falaise abrupte surplombe la mer d'une vingtaine de mètres. Plusieurs bâtiments ont été construits sur ce promontoire. L'élément central de cet ensemble historique est l'abbaye, classée Monument historique dès 1867. Aujourd'hui en ruine, elle fut l'un des décors naturels de la série télévisée Dolmen en 2005 et le point de départ pour tous les reportages de l'émission Thalassa pour la saison 2012-2013. Tout autour d'elle s'était créée une bourgade mais la plupart des habitations a désormais disparu. Un phare, édifié au XIXe siècle, ainsi qu'un sémaphore veillent sur l'océan. Tout proche, se trouvent une chapelle et un mémorial aux marins morts en mer pour la France. C'est un point de départ apprécié par les randonneurs qui arpentent les sentiers du GR34.

Presqu’île de Crozon
Pointe de Dinan sur la presqu'île de Crozon
Pointe de Dinan sur la presqu'île de Crozon

Coincée entre la rade de Brest au nord et la baie de Douarnenez au sud, la presqu'île de Crozon est entourée par la mer. Elle tient son nom de la ville principale, Crozon, et a une forme de croix, ce qui la rend très repérable sur une carte de France. Elle est appréciée pour la beauté de ses paysages. On y trouve notamment des sites naturels remarquables dont les plus connus sont la Pointe des Espagnols, la Pointe de Pen-Hir, avec les fameux Tas de pois, le cap de la Chèvre ou encore le Menez Hom, mont situé à l'entrée et culminant à plus de 300 m, qui offre un belvédère magique. Mais il ne faut surtout pas se limiter à ces quelques endroits mythiques ! Des communes comme Camaret (avec sa Tour Vauban et sa chapelle de Rocamadour) et Lanvéoc (connu pour l'École Navale et sa base aéronavale), sont autant de lieux où il fait bon se promener. Falaises, criques, côtes découpées, belles plages : un vrai paradis pour ceux qui aiment les endroits sauvages. Une route des fortifications permet aussi de découvrir un patrimoine militaire important (fort, tour, batterie), du fait de sa situation géographique. La presqu'île dispose également d'un riche patrimoine culturel, que l'on remarque au gré des itinéraires. Chaque année, le premier week-end d'août, s'y tient le Festival du Bout du Monde, un festival de musiques du monde devenu un incontournable en France.

Ille-et-Vilaine
Dol-de-Bretagne et le mont Dol

"  Dol, ville espagnole de France, en Bretagne, n'est pas une ville, c'est une rue. Grande vieille rue gothique, toute bordée à droite et à gauche de maisons à piliers, points alignés qui font des caps et des coudes dans la rue, d'ailleurs très large... ", écrivait Victor Hugo.

Dol, premier sanctuaire de Bretagne, ville frontière où la sévère "  Brezih  " se mâtine de douceur normande, zone charnière à la fois entre les deux grandes régions, mais aussi entre la baie du Mont Saint-Michel et les premiers vallons verdoyants des Pays de Combourg et d'Antrain. Porte d'entrée dans la Bretagne romantique, Chateaubriand et Victor Hugo séjournèrent à maintes reprises dans la cité médiévale qui recèle les vestiges d'un passé exceptionnel. Dès le Moyen Âge, Dol connut une exceptionnelle fortune. Sa situation à la croisée des routes menant vers la Normandie et l'abbaye du Mont-Saint-Michel n'y est point étrangère. Mais le joyau de cet ancien évêché, c'est sa cathédrale gothique, classée parmi les plus belles. Placée sous l'invocation de Samson, l'un des sept saints fondateurs de la Bretagne, elle fut longtemps l'église primatiale de la péninsule. Au VIe siècle, Nevenoe - Nominoë en français - se fit couronner roi de Bretagne à Dol. Il s'empressa alors, afin de libérer l'église bretonne de la tutelle franque, d'ériger l'évêché en archevêché, ce qui n'eut pas l'heur de plaire à l'archevêque de Tours, qui avait, jusque-là, autorité sur les évêques d'Armorique  ! L'affaire fut portée en cours de Rome, le procès dura plus de trois siècles, s'achevant par la défaite de l'évêque qui dut abdiquer en 1199 ses droits métropolitains. Si le siège épiscopal est supprimé depuis 1801, il reste que l'archevêque de Rennes est métropolitain de Bretagne et porte également les titres de Dol et de Saint-Malo. L'actuelle ville de Dol, située au milieu d'anciens marécages, offre l'attrait d'un patrimoine bâti exceptionnel, maisons à colombages, galeries basses, toits biscornus ainsi qu'un des rares spécimens de l'architecture civile du XIIe siècle en France et l'une des plus vieilles maisons de Bretagne, "  la maison des Petits Palets  ". "  Lorsque le temps était beau, les pensionnaires sortaient le jeudi et le dimanche. On nous menait souvent au mont Dol... l'oeil plane sur la mer et sur des marais, où voltigent pendant la nuit des feux follets, lumière des sorciers qui brûle aujourd'hui dans nos lampes  ". C'est ainsi que François-René de Chateaubriand, alors qu'il était lycéen à Dol, dressait l'esquisse du "  vieux cailloux  " qui, selon la légende aurait été jeté là par Gargantua en même temps que le Mont-Saint-Michel et Tombelaine. Jadis la mer recouvrait toutes ces terres  ; seul piton au milieu des grèves mouvantes, le mont Dol émergeait. Cette ancienne île, ancien et important lieu de culte druidique, est également une station archéologique d'un grand intérêt. En 1872, des fouilles pratiquées au voisinage du bourg ont exhumé les restes de quelque 150 animaux, rennes, rhinocéros, mammouths, lion des cavernes, etc.   ! La haute silhouette - 65 m - s'élève au-dessus des marais, mystérieuse et fascinante, marquée par le sacré depuis la nuit des temps.

Brocéliande - Forêt de Paimpont
Dinard
La station balnéaire de Dinard
La station balnéaire de Dinard

Au coeur d'une région magnifique, avec le mont Saint-Michel à l'est et le cap Fréhel à l'ouest, Dinard, " perle du Nord ", offre l'éblouissement de ses jardins qui se prolongent jusque dans la mer. En 1850, la ville n'était qu'un petit port de pêcheurs rattaché au bourg de Saint-Enogat. Vingt ans plus tard, Dinard devenait le centre d'une véritable colonie anglaise, séduite par la beauté du rivage et la douceur de son climat. Les aristocrates anglo-saxons prirent l'habitude de s'y installer en villégiature d'été et d'y pratiquer les bains de mer et le tennis. Le duc d'Audiffred-Pasquier, messieurs Coppinger, Roederer et le baron Féard construisirent de superbes demeures et Dinard devenue une station à la mode, la plus huppée de la côte d'Emeraude, se classa parmi les plages les plus coquettes de France  ! Près de 800 châteaux et villas - 407 villas datant de la fin du XIXe siècle et début XXe, sont aujourd'hui classées aux Monuments historiques - hérissent ses cailloux, s'érigeant autour des palmiers, des tamaris et des camélias, faisant de la ville une petite Riviera, où boulevards et avenues parent la ville neuve d'une élégance de bon aloi. De nombreuses célébrités y vinrent en villégiature  : Ernest Renan, Agatha Christie, Oscar Wilde, Winston Churchill, Jules Vernes, Pablo Picasso... Les amateurs de romantisme seront comblés par la promenade du Clair de Lune, qui se voit l'été illuminée et mise en musique avec chaque soir une ambiance différente.

L'usine marémotrice de la Rance

Située entre Saint-Malo et Dinard, l'usine marémotrice de la Rance a été inaugurée en 1966 par le Général de Gaulle. Elle fêtait donc ses 50 ans d'existence en 2016 ! Unique en France, son but est de produire de l'électricité à partir de l'énergie des marées. Elle peut ainsi produire de l'électricité pour environ 250 000 foyers (l'équivalent d'une ville comme Rennes). Et encore plus, parfois le double, lors des très grosses marées comme la marée du siècle de 2015. Sachez qu'il est possible de visiter gratuitement l'usine par le biais de son "Espace Découverte" : expositions, vue panoramique sur la salle des machines, animations lors de grands rendez-vous... Vous pourrez ainsi comprendre son fonctionnement, son histoire et son environnement. L'usine marémotrice de la Rance accueille près de 65 000 visiteurs par an !

Morbihan
Le Petit Passeur, traversée entre le passage Saint-Armel à Sarzeau et Montsarrac à Séné
Le Petit Passeur, traversée entre le passage Saint-Armel à Sarzeau et Montsarrac à Séné
Aiguilles de Port-Coton et pointe des Poulains

Les Aiguilles de Port-Coton

S'il y a bien deux sites à ne pas manquer à Belle-Ile, ce sont ceux là ! Les Aiguilles de Port-Coton, situées à Bangor, sur la côte sauvage de l'île, tiennent leur nom de l'écume fouettée sur les rochers par vents forts qui rappelle le coton. Elles ont été sources d'inspiration d'illustres peintres tels que John Peter Russell, Charles Cottet ou encore, et surtout, Claude Monet, qui brava vents et marées pour consacrer à ces rochers remarquables, pas moins de 39 peintures. Chose compréhensible tant on se sent envahi de sensations et d'émotions fortes devant spectacle tempétueux de la mer en furie !

La Pointe des Poulains

A l'extrême nord-ouest de Belle-Ile, sur la commune de Sauzon, cette presqu'île d'une beauté rare, dans laquelle résonne encore la voix de la grande tragédienne Sarah Bernhardt qui y acquit le fort pour le réabiliter en habitation, offre un panorama unique, grandiose et exceptionnel, laissant apercevoir par temps clair et dégagé, l'île de Groix, Lorient et toute la baie de Quiberon. Le petit phare construit en 1868 qui surplombe la pointe, aujourd'hui automatisé par le biais de panneaux solaires, devient inaccessible à pied à marée haute. La Pointe des Poulains offre au regard un paysage à couper le souffle, des centaines de kilomètres de côtes déchirées, de rochers, de criques, de plages, qui chaque année attirent les touristes en masse.

Carnac
Le site mégalithique de Carnac
Le site mégalithique de Carnac

Renfermant la plus importante concentration de mégalithes au monde dans une périphérie de seulement quelques kilomètres carrés, Carnac est le haut lieu du mégalithique. Il s'agit-là d'un site archéologique monumental ! Et c'est essentiellement pour ses alignements que la ville est célèbre  ! Les chiffres bruts donneraient presque le vertige  ! Pour les deux principaux sites du Ménec et de Kermario, on se retrouve avec des dates de construction comprises entre le Ve et le IIIe siècle avant J.-C. Les deux sites regroupent à eux seuls pas loin de 3 000 menhirs très proches les uns des autres. A ceux-là, on peut encore ajouter la centaine de pierres du Petit Menec réparties sur huit rangées. Le paysage d'ailleurs est à ce point marqué par la présence des pierres qu'il a donné son nom à la commune. Pour l'histoire, Carnac tire effectivement son nom de "cran" (mot commun à toutes les langues celtiques qui désigne un tas de pierres). Sur les alignements on a dit à peu près tout et son contraire. Il y a eu les théories de Royer de la Sauvagère qui, en 1755, y voyait les vestiges d'un camp romain. On a également entendu la théorie des GI américains qui, en 1944, les prirent pour des lignes de défense antichars allemandes. Sans compter les délires ophiolâtriques du Docteur Stukeley en 1824... On pourrait facilement faire une encyclopédie du bêtisier mégalithique carnacéen. Pour mettre fin à ces différentes théories, il fallut attendre les premières fouilles scientifiques organisées sous les auspices de la Société Polymathique du Morbihan. Celles-ci furent réalisées dans les années 1860. On réalisa alors enfin, grâce au mobilier qui y fut découvert, que les dolmens à couloirs étaient en réalité des sépultures datant du néolithique (donc antérieur d'au moins 2 000 ans à l'arrivée de "nos ancêtres les Gaulois"). Quant aux alignements, ils continuent encore aujourd'hui à faire couler beaucoup d'encre... De plus, leurs constructeurs n'ayant pas laissé davantage de traces écrites que leurs successeurs celtiques, on débat encore sur leur signification. Cependant, la plus couramment admise à ce jour est qu'ils aient constitué des sortes de temples astronomiques orientés dans le sens du lever du soleil au solstice d'hiver. Pour de nombreux auteurs comme Jacques Briard ou Gwenc'hlan Le Scouézec, Carnac, par sa monumentalité, aurait constitué à son époque, un grand centre religieux où des foules immenses se rassemblaient pour célébrer des cultes saisonniers.

Golfe du Morbihan
La pointe du Monteno dans le golfe du Morbihan
La pointe du Monteno dans le golfe du Morbihan

Les saisons passent en douceur sur la "  petite mer  ", "  Mor-bihan  " en breton. Une petite mer accueillante et secrète, mais qui possède tout de même un sacré caractère si l'on en juge par la violence de ses courants  ! " Le golfe du Morbihan, l'une des plus belles baies du monde" et qui abrite des dizaines d'île et d'îlots. Elle s'étend sur près de 100 km2 fermée par la presqu'île de Rhuys et la pointe de Kerpemir près de Locmariaquer  ; pays aux mille visages et aux innombrables îles et îlots, pays d'eau, de brumes et de lumières, où alternent langues de terre et étendues d'eau salée, on ne sait pas toujours déceler l'eau de la terre... Toutes les six heures, sous l'influence de la lune, le golfe se vide et se remplit, grouillant de vie, véritable paradis pour l'homme, mais aussi pour les poissons, les coquillages et les oiseaux. Il y a diverses manières de l'aborder  ; par air, en hélicoptère ou en avion afin d'embrasser dans sa totalité le joyau dans son écrin  ; à pied, en empruntant les sentiers côtiers mais le tour est interminable tant les côtes sont découpées et percées de vallées profondément encaissées. Et en bateau. Ah le bateau  ! Ne pas résister à l'appel du golfe et s'embarquer, embarquer sur toutes sortes de bateaux, plate, Zodiac, kayak de mer, voilier, sinagot, navettes, car c'est sans doute le meilleur moyen de découvrir cette perle rare dont les paysages changent au gré des caprices de la météo et des marées. Les civilisations n'ont cessé de célébrer le Golfe qui se trouve au centre de l'ensemble mégalithique le plus important du monde. Cairn de l'île de Gavrinis, un chef-d'oeuvre, Locmariaquer et ses monuments gigantesques - grand menhir qui culminait autrefois à plus de vingt mètres de hauteur, Table des Marchands, tumulus d'Er Grah - ce n'est pas un hasard si l'homme alors nomade du néolithique choisit de sédentariser ici. Douceur et violence mêlées, il se dit que le soleil luit ici tout autant qu'en pays catalan, le golfe ne sombre jamais dans l'artifice, même au plus fort de la saison touristique. Amateur d'art et d'histoire, vous serez en toute saison épaté par la richesse du patrimoine.

Suscinio

Dans la presqu'île de Rhuys, au milieu d'un écrin de marais, où prospèrent les roselières, où éclosent les boutons d'or et les iris, le château de Suscinio se remémore les temps anciens où il fut la résidence favorite des ducs de Bretagne. La première mention du château apparaît dès 1218 dans une lettre écrite par Pierre de Dreux, dit Mauclerc. Mais la forteresse n'est alors que l'un des multiples manoirs ducaux qui parsèment le territoire breton. Si son fils Jean Ier (1237-1286) systématise les aménagements des parcs à gibier de la forêt, c'est Jean II (1286-1305) qui quitte la vieille demeure ducale de La Motte à Vannes, pour s'installer à demeure à Suscinio. Jean IV (1364-1399) et son fils Jean V (1399-1442) entreprennent la construction du grand long logis-châtelet de la façade est et du logis ouest qui feront de Suscinio une demeure de prestige associant, dans l'idée du XIVe siècle, l'efficacité militaire et le souci de confort, avec notamment ces belles fenêtres à meneaux. Dès la première moitié du XVe siècle, le château prend globalement la physionomie qu'on lui connaît aujourd'hui. La construction d'un nouveau château ducal à Nantes, en 1466, détourne les ducs de la vieille forteresse du "  dessus des marais  ", tandis que la défaite de Saint-Aubin-du-Cormier, en 1488, ruine la politique d'indépendance de la Bretagne. Un temps propriété du roi de France, puis de ses vassaux, Suscinio est abandonné aux ronces et aux choucas. Vendu comme bien national à la Révolution, il abritera un temps "  l'armée rouge  " du chef chouan Cadoudal, avant d'être vendu en pièces détachées par un acquéreur peu scrupuleux. La première étape de sa résurrection sera son classement au titre de "  Monument historique  " après la visite de Prosper Mérimée en 1835. Mais c'est un édifice en bien piteux état qu'acquiert en 1965 le conseil général du Morbihan. Pourtant, après quatre décennies de campagnes de restaurations, la résidence ducale a retrouvé sa superbe et ses couleurs. Avec une charpente, une couverture et des planchers refaits à l'identique, Suscinio est un modèle de restauration et de résurrection. Et les quelque 30 000 carreaux de terre cuite recouverts d'un vernis à engobe ou faïencés, trouvés en 1963 au fonds des douves et en 1975 dans un talus situé au sud du château, constituent la plus belle collection de carrelages médiévaux d'Europe. Depuis 2013, des fouilles archéologiques sont menées dans la cour du château, et depuis 2016 une visite des terrasses avec vue imprenable sur l'océan. A visiter absolument.

Nos bons plans séjours

  • La Havane : Hôtel Iberostar Varadero 5*

    Baignée au nord par l'océan Atlantique et au sud par la mer des Caraïbes, Cuba dispose d'un emplacement privilégié avec une nature préservée.
    • Durée : 9 jours, 7 nuits
    • Pension : All Inclusive
    Dès 1389 TTC/pers.
  • Marrakech : Hôtel Le Kasbah Mirage

    Vous serez logés dans l'une des 27 chambres standards établies autour de 2 patios. Vous jouirez des prestations d'un vrai établissement hôtelier et d'...
    • Durée : 8 jours, 7 nuits
    • Pension : Petit Déjeuner
    Dès 619 TTC/pers.
  • Fuerteventura : Hôtel Ereza Mar 4*

    Petit paradis naturel posé sur l'océan Atlantique, autrement appelée l'île rouge, Fuerteventura est la plus méridionale des îles ensoleillées de l'Atl...
    • Durée : 8 jours, 7 nuits
    • Pension : All Inclusive
    Dès 519 TTC/pers.

Reportages & actualités de Bretagne

Ailleurs sur le web
Avis