Bienvenue au Brésil, le pays de la démesure et de la samba, dont le territoire s'étend sur près de la moitié de la superficie de l'Amérique du sud ! Du royaume des jaguars dans la plaine marécageuse du Pantanal, à Recife, la Venise sud-américaine, de l'immense forêt tropicale amazonienne, la plus grande réserve écologique du monde, aux chutes d'eau d'Iguaçu à la frontière argentine, de l'architecture futuriste de Brasilia, la capitale, aux favelas des quartiers populaires, le Brésil ne se résume pas uniquement à ses plages paradisiaques symbolisées par les mythiques Copacabana et Ipanema à Rio de Janeiro.
Le Brésil est aussi et surtout le produit d'un formidable métissage en version portugaise entre l'Afrique, l'Europe, l'Asie et la culture amérindienne. Une nation aux mille couleurs qui défile chaque année en février  dans les rues de Rio lors d'un carnaval éblouissant sous le Pain de sucre et la statue du Christ rédempteur sur le Corcovado. Un voyage au Brésil c'est toujours l'occasion de s'imprégner avec son guide touristique d'atmosphères uniques : l'ambiance afro-brésilienne du centre historique de Salvador de Bahia, la quiétude de l'île d'Ilha Grande en sirotant un verre de caipirinha, Manaus, la ville bâtie au milieu de la jungle amazonienne, Ouro Preto, l'ancienne cité minière de la ruée vers l'or, mais aussi Fortaleza, São Luis, Belo Horizonte, Belém, La Diamantina, Goiás, São Cristóvão, le parc de la Capivara, le parc de la Chapada Diamantina, Praia do Forte, Natal, Itacaré, Paraty... Il y a ici de quoi faire un voyage différent chaque année de sa vie.

Les lieux incontournables du Brésil

Quand partir au Brésil ?

Le Brésil se situant dans l'hémisphère sud, les saisons sont inversées par rapport à l'Europe. Durant l'été austral, de décembre à mars, il fait chaud sur l'ensemble du Brésil, voire très chaud à Rio et à São Paulo. De manière générale, le Brésil peut se visiter avec plaisir toute l'année et il n'y a pas vraiment de meilleure période pour y voyager même si le territoire est si vaste qu'il concentre une demi-douzaine de climats différents. Dans les Etats du Nordeste, de décembre à mars, on rencontre de fréquentes mais brèves averses. La période de juin à décembre est la plus propice pour voyager en Amazonie. Si vous partez au Brésil en février-mars, vous pourrez assister au grand Carnaval de Rio de Janeiro qui se déroule chaque année pendant les 4 jours qui précédent le mercredi des Cendres, lendemain du Mardi gras.

Comment partir au Brésil ? Nos conseils & astuces

Vous trouverez de nombreux tours opérateurs spécialisés sur le Brésil. Ils produisent eux-mêmes leurs voyages et sont généralement de très bon conseil car ils connaissent le pays sur le bout des doigts. À noter que leurs tarifs se révèlent souvent un peu plus élevés que ceux des agences de voyage généralistes. Les circuits combinent le plus souvent une ou plusieurs villes et oublient rarement de faire un tour aux chutes d'Iguaçu.

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Il existe des vols directs pour de nombreuses villes du Brésil dont Rio, Salvador de Bahia, Sao Paulo, Recife ou encore Fortaleza. Le prix dépend de la compagnie empruntée mais surtout du délai de réservation. Pour obtenir des tarifs intéressants, il est indispensable de vous y prendre très en avance. Pensez à acheter vos billets quelques mois avant le départ ! Le Brésil se prête bien à un voyage en autonomie avec de nombreuses liaisons par bus et par avion sur l'ensemble du territoire. 

Vu l'immensité du territoire brésilien, l'avion reste la meilleure solution pour sillonner le pays dans tous les sens mais si vous avez le temps, le réseau de bus quadrille l'ensemble du pays avec des trajets de nuit confortables mais parfois interminables et des départs ponctuels. Le réseau routier est en bon état.

Photos du Brésil

Découvrir le Brésil

Les plus du Brésil

Praia do Sancho.
Praia do Sancho.
Un pays grand comme un continent

Malgré l'absence de reliefs marqués comme dans les pays qui l'entourent, l'immensité du territoire brésilien, le plus grand d'Amérique latine et le quatrième du monde avec près de 9 millions de kilomètres carrés, se décline en d'infinis contrastes. Comme l'a écrit Mario Carelli, le Brésil est le fruit d'une épopée métisse. Les cinq régions géographiques (Sud, Sudeste, Centroeste, Nordeste, Norte) possèdent leurs propres identités, leurs cultures, leurs traditions, leurs mets, leurs accents... Les origines indigènes, africaines et européennes s'y croisent certes partout, mais certaines influences sont plus accentuées dans certaines régions. À Belém, les origines indiennes des habitants sont aisément observables. À Bahia, les origines africaines de la première capitale du pays s'expriment dans le profond enracinement de la culture africaine, perceptible dans la cuisine locale, les influences musicales et religieuses de la terre des origines. Plus au sud, l'immigration italienne et allemande du début du XXe siècle explique la peau blanche et les yeux clairs d'une partie des habitants de Santa Catarina. À Pomerode, certaines personnes parlent encore un vieux dialecte poméranien. Autre caractéristique éminemment brésilienne, les contrastes des densités de population ne manqueront pas de dérouter les visiteurs. Des mégapoles surpeuplées et frénétiques, hérissées d'innombrables bâtiments comme São Paulo et Rio de Janeiro, contrastent avec les villages indigènes où on se promène paisiblement sur les rivières, à bord de frêles esquifs. Forêts, réserves écologiques, grandes rivières, mer, cascades... La nature, d'une richesse incomparable, est changeante. Le climat varie entre Nord et Sud, littoral et intérieur, plaine et montagne, on peut presque oublier le concept de saison. Chaleur humide, températures proches de zéro et sècheresse extrême sont quelques conditions climatiques que l'on peut retrouver au mois de juin par exemple, en fonction de la région visitée. Une gastronomie souvent composée de riz, haricots et viande bovine, parfois à base de poissons de rivières ou de fruits de mer, des jus de fruits d'Amazonie, du thé des pampas ou encore les fameux pães de queijo (pains au fromage) complètent cette sensation de diversité qui déroute souvent au premier abord. Un voyage sera sûrement insuffisant pour tout voir, connaître ou goûter, mais cette immensité est aussi une bonne excuse pour y retourner !

Une nature qui a du génie

Dire que la nature est grandiose au Brésil relève du truisme. Les paysages et la biodiversité semblent rivaliser d'ingéniosité et d'extravagance. Le Brésil est sans doute le pays où le nombre d'espèces endémiques est le plus élevé au monde. Au-delà de l'extraordinaire poumon vert amazonien, le pays possède de nombreuses réserves, parcs naturels ou réserves de biosphère, patrimoines naturels de l'humanité. Le Pantanal, situé dans les Etats du Mato Grosso et Mato Grosso do Sul est une autre merveille à découvrir, vaste plaine de 230 000 km² habitée par de nombreux animaux et qui lutte avec l'avancée du front du soja. Ceux qui aiment la nature auront donc un incroyable choix entre la jungle avec sa végétation exubérante et les grandes rivières, le Pantanal, paradis des ornithologues, ou les 43 parcs nationaux. Ces réserves naturelles sont des sites géographiquement très divers en plein sertão, comme le plateau de la Chapada da Diamantina à Bahia ou en pleine mer comme l'archipel de Fernando de Noronha proche de Recife. Si le Brésil n'est pas connu pour ses montagnes, celles-ci, quoique modestes, offrent de remarquables écosystèmes, opportunité d'autant de balades au coeur de parcs nationaux comme ceux des Agulhas negras ou de Caparao qui culminent, entre Minas et Rio, à près de 3 000 mètres. La confrontation des climats tropicaux et des climats d'altitude va générer une diversité faunistique et floristique extrême. Le littoral composé par de superbes plages de sable blanc et cocotiers, de falaises, de récifs, de mangroves, premier contact entre les " découvreurs " européens et cette terra incognita reste un atour incontournable, malgré la lutte féroce entre les acteurs de l'urbanisation des littoraux et leurs détracteurs.

Rio de Janeiro et les mégapoles

Symbole international du Brésil, Rio est à la fois un concentré de Brésil et une ville à part. Disons pour simplifier que Rio est au Brésil ce que Paris est à la France : capitale culturelle, symbole du pays, une des villes les plus belles du monde, avec un peuple à la personnalité marquante. C'est un raccourci qui permet de présenter rapidement la ville par rapport au pays, mais la situation est un peu plus complexe. Rio a cessé d'être capitale politique du pays en 1960, quand Brasilia a été inaugurée. Les fonctionnaires et les diplomates ont souvent vécu cet " exil " comme une véritable déchirure. Aujourd'hui, le boom pétrolier redonne à l'ancienne capitale une certaine dynamique économique. L'autre mégapole, São Paulo ou Sampa, est la capitale économique depuis presque cinquante ans. C'est une des villes les plus riches d'Amérique latine. Les élites industrielles, politiques, industrielles et financières s'y déplacent en hélicoptère. C'est aussi un lieu d'effervescence culturelle et artistique permanent. Des blagues réciproques illustrent la sympathique rivalité entre Rio et Sampa. Malgré la disparition de ses prérogatives, Rio reste une ville à part dans l'imaginaire des Brésiliens, le symbole d'une douceur et d'une joie de vivre inégalées. Pourtant, certains géographes envisagent la jonction prochaine des deux mégapoles brésiliennes, l'hédoniste Rio avec la laborieuse Sampa pour constituer une nouvelle mégalopole qui se prolongerait hypothétiquement jusqu'à Buenos Aires. Si les visiteurs ne s'arrêtent pas ou peu à Sampa, on ne peut envisager le Brésil d'aujourd'hui sans sa capitale économique en constante effervescence, économique et culturelle.

Des plages paradisiaques

Les plages brésiliennes du Nordeste ont été les premiers lieux de rencontre entre les Européens et les tribus amérindiennes, quelquefois accueillantes, quelquefois belliqueuses. Nul doute que l'inconscient collectif des Occidentaux ait été à jamais traversé par une réelle fascination pour ces interfaces aux couleurs inconnues en Europe. Les plages tropicales de sable blanc, eau chaude et cristalline restent sûrement un des atouts du Brésil. La chaleur et le soleil qui brille presque toute l'année servent à compléter ce cadre idyllique. Les plages du Nordeste (Itacaré, Jericoacoara, Porto de Galinha) sont les plus attractives. On y pratique promenade, plongée, surf (attention aux requins à Recife). Moins connu, le littoral de Santa Catarina, dans la région Sud, est aussi d'une extrême beauté à visiter durant l'été. La plage de Joaquina est un point connu des surfeurs du monde entier. Les plages des îles de Fernando de Noronha, préservées d'une fréquentation trop intense, apparaissent comme des sanctuaires naturels dans un cadre à la beauté indescriptible. Aujourd'hui encore, une grande partie de la population brésilienne vit à proximité des littoraux et la majorité des sites touristiques est proche des plages. Bref, le célèbre magasin de bikinis Boumboum d'Ipanema a de beaux jours devant lui.

Pays de carnaval et de musique
Berimbau, instrument de musique.
Berimbau, instrument de musique.

Le merveilleux écrivain bahianais Jorge Amado avait intitulé un de ses ouvrages Le Pays du carnaval, rappelant s'il le fallait encore que cette fête aux origines païenne et chrétienne est un élément important de la " fabrication " du Brésil, rite annuel d'une société née de la fusion des peuples comme des liens entre maîtres et esclaves. Comme pour près d'un tiers des touristes qui visitent le Brésil au cours de l'année viennent pendant cette période, le carnaval peut être l'un des objectifs de votre séjour brésilien. Le carnaval de Rio est la plus grande manifestation populaire du monde. Dans cette gigantesque fête (encore ?) populaire, il y a trois lieux festifs principaux : les défilés des écoles de samba, les blocos de rua (défilés de rue) et les bals. Durant quatre jours, le pays est pris d'une folie collective qui ne s'arrête qu'au soir du mardi gras. Le carnaval de Bahia est une autre festivité majeure d'avant carême, mais dans un style bien différent de celui de Rio. A Salvador, les foliões (les fêtards) sont organisés par groupes qui suivent les grands Trios eletricos (camions sonores) avec leurs chanteurs vedettes au son de l'axé durant un grand parcours. Chaque groupe (bloco) a son propre T-shirt et est protégé par une corde qui sépare les participants de ceux qui n'ont pas acheté le T-shirt. Déjà au Pernambuco on voit tout le monde mélangé dans les rues étroites d'Olinda au son du frevo. Les grandes marionnettes de plusieurs mètres de haut animent la fête. Dans les villes de Minas Gérais, dans le sud-est, on retrouve ce même style de carnaval avec les musiciens qui se mélangent au public. À Ouro Preto, par exemple, pour éviter les dispendieux pacotes de carnaval, on peut se loger dans les republicas (petites résidences pour étudiants dans de vénérables demeures où on peut refaire le monde à souhait autour de force cachaça locale). Impossible, donc, d'aller au Brésil et de ne pas se laisser emballer par sa musique. En effet, une multitude de styles musicaux sont nés dans le pays, des plus connus comme la bossa-nova et la samba, jusqu'au axé, chorinho, maracatu, forró, sertanejo, pagode... la liste est grande ! La samba, marque internationale du pays, est née à Rio de Janeiro et c'est toujours là-bas que les traditionnelles écoles de samba et les vrais sambistes (compositeurs et musiciens) se retrouvent. A partir du mois de novembre et jusqu'au carnaval, il est possible d'écouter la samba (o samba, masculin, en portugais) et de se déhancher pendant les répétitions en plein air des écoles qui se préparent pour la grande compétition. Une des écoles les plus anciennes et traditionnelles est la " Mangueira ", du même nom de la favela où elle fut créée. Beija-Flor, Salgueiro, Portela, Grande Rio et Unidos da Tijuca (championne de 2014) sont aussi très connues du public. La bossa-nova est une autre création carioca plus récente, des années 1960. D'influence jazzy, la bossa a fait voyager dans le monde entier la " Garota de Ipanema ", de Tom Jobim et Vinicius de Moraes. On compte plus d'une centaine de versions de cette chanson qui fut enregistrée pour la première fois en 1962 et immortalisée ensuite par Frank Sinatra.

Une population attachante
Baiana.
Baiana.

Malgré la violence sociale du pays, liée à son héritage esclavagiste et aux inégalités sociales actuelles, les visiteurs seront vite happés par l'extrême gentillesse des Brésiliens, leur besoin de parler durant des heures devant une bière ou tout simplement devant le pas de porte. L'amitié des Brésiliens sera accordée facilement dès les premières rencontres. Vous pourrez être amené(e) à rencontrer un ou une Brésilien (ne) qui vous accompagnera plusieurs jours comme si vous étiez des ami(e) s de longue date, pour le simple plaisir de vous montrer sa ville et son pays. Mais attention, les promesses de rendez-vous futurs ne sont pas forcément tenues : les Brésiliens vivent aussi d'amitiés passagères, surtout à Rio. On peut se faire des amis très rapidement, mais vous les perdrez aussi très vite. " A gente se fala " qui équivaut à notre " on s'appelle " signifie " à plus... peut-être ". Sans doute est-ce lié aux mobilités inhérentes aux modes de vie d'antan des Brésiliens... La notion de " pays anthropophage " prendra alors tout son sens dès le retour dans l'Hexagone car il sera inévitablement accompagné d'une intense saudade. Bien évidemment, les amitiés ne sont pas toujours désintéressées, pauvreté oblige. Pas plus que les oeillades furtives à Copacabana ou dans quelques bars à touristes. À bon entendeur !

Une cuisine métissée et savoureuse

La cuisine et la gastronomie sont les produits des cultures régionales et nationales. Le Brésil est un pays composé de la fusion ou de la juxtaposition d'influences amérindiennes, africaines et européennes. Ces influences plurielles forgent la culture brésilienne et par conséquent sa gastronomie. Certes, la cuisine traditionnelle peut paraître rustique au premier abord, cependant, dans chaque région il sera possible de goûter à une cuisine différente et savoureuse composée de produits locaux. Dans la région de Minas Gerais la cuisine se prépare avec beaucoup de viande de porc et de boeuf, des pommes de terre, des haricots, du chou portugais, du maïs et d'autres légumes cuits. Le tutu nourrit son homme ; normal, c'est le plat des anciens vachers. Plus au nord c'est le manioc qui apporte une influence indigène dans la cuisine et est présent au quotidien dans l'alimentation. A Bahia l'africaine, la cuisine régionale est forcément teintée d'influences du continent noir. Le poisson y est très répandu, ainsi que les épices et l'huile de dendê (huile de palme orangé), qui composent des plats originaux. Pour une bonne moqueca baiana il faut du poisson, des oignons, du poivron, des tomates, des épices et du lait de coco. D'autres plats typiques de certaines régions, comme le churrasco gaúcho ou la feijoada carioca, sont très répandus nationalement et il est possible de les déguster partout dans le pays. Pourtant, on ne saurait réduire la cuisine brésilienne moderne à ses seules origines locales. Dans les grandes métropoles, la gastronomie brésilienne est aujourd'hui un laboratoire de modernité où les influences locales et internationales se mêlent. Tous les grands chefs européens s'installent aux pianos des palaces ou ouvrent leur propre restaurant (comme Claude Troisgros à Rio, dans son restaurant Olympe).

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