Guide des Bahamas : Population et langues

Cat Island.
Cat Island.

L'archipel des Bahamas compte 396 134 habitants en 2017. La plus grande concentration de population (plus de 60 %) se trouve sur l'île de New Providence qui abrite la capitale Nassau. Freeport, la capitale de Grand Bahama Island, est le second foyer de population, avec environ 15 %. La densité de population sur l'ensemble du territoire est de 28,37 hab./km².

Population

Les origines. Les plus anciennes familles bahaméennes ont des racines qui remontent aux premiers émigrants, c'est-à-dire il y a plus de deux siècles. Les îles ont été peuplées en plusieurs vagues : les premiers furent les colons anglais, puis vinrent les loyalistes américains qui fuyaient la révolution américaine.

Cette vague d'émigration a amené sur les îles deux catégories de colons : d'une part, les fermiers qui arrivèrent avec de larges familles et environ une centaine d'esclaves, et s'installèrent sur les îles extérieures ; d'autre part, les marchands et les militaires qui s'installèrent à Nassau espérant repartir en Amérique dès la fin de la guerre et qui étaient hostiles à toute forme de promiscuité raciale.

Ensuite, ce fut le tour des sudistes qui débarquèrent après la guerre de Sécession. Beaucoup de ces colons arrivèrent avec leurs esclaves.

A cette époque, les esclaves africains représentent la population la plus importante des îles. Ils arrivent des zones côtières de l'Afrique de l'Ouest et du Congo et sont issus des tribus Ashanti, Yoruba, Madingo, Fulani et Ibo. Ce sont les descendants des planteurs et de leurs esclaves qui comptent parmi les plus anciennes familles de l'archipel.

Une population jeune, urbaine et peu métissée. Les Bahamas avaient jusqu'à très récemment le deuxième taux de natalité le plus élevé au monde. Résultat : près de 60 % de la population a moins de 30 ans. Les femmes sont mères très jeunes, mais le nombre d'enfants dans la famille s'est considérablement réduit.

La population est essentiellement urbaine : près de 75 % de la population se concentrent dans les grandes villes. Ainsi, Nassau regroupe près de 250 000 personnes, et Freeport compte quelque 50 000 habitants. Le reste de la population est éparpillé sur une quinzaine d'îles extérieures. The Abacos, Andros et Eleuthera sont les principaux foyers habités. Plus les îles sont méridionales, moins elles sont peuplées. Et certaines d'entre elles se dépeuplent.

80 % de la population est noire, 10 % est blanche, d'origine anglaise, irlandaise, grecque, libanaise, et 10 % est métisse. Toute trace de la population amérindienne originelle a disparu depuis les premières années de la colonisation espagnole.

Les relations interraciales sont harmonieuses en apparence, même si les Bahaméens blancs souffrent d'un complexe de supériorité compte tenu de leur ascendance, et si les populations noires étrangères, notamment les Haïtiens, sont regardées avec un certain mépris.

Une mosaïque de micro-communautés. La population bahaméenne, c'est aussi une population mosaïque composée d'un agglomérat de micro-communautés arrivées sur l'île en vagues bien distinctes, liées à une activité économique ou à des remous politiques spécifiques.

Les communautés de descendants des loyalistes sont fières de leur ascendance et se revendiquent comme les plus " vrais " des Bahaméens. On en rencontre sur Eleuthera/Harbour Island, à Spanish Wells et à Harbour Island, sur les Abacos, à Marsh Harbour, à Cherokee Sound, à Green Turtle et à Treasure Cay... La plupart de ces établissements datent des vagues d'émigration loyaliste et sudiste.

Les descendants blancs des premiers colons sont appelés familièrement les " Conchy Joes " et ils sont aisément identifiables à leur peau claire, leurs cheveux blonds et leurs yeux bleus ou verts. Leur accent est sensiblement différent de celui des Bahaméens noirs. D'une manière générale, les Bahaméens blancs ont des positions sociales élevées, hommes d'affaires, propriétaires terriens, commerçants...

On pourrait s'étonner de voir sur les hauteurs de Nassau une église orthodoxe grecque traditionnelle. C'est qu'il existe une communauté grecque très active dans cette ville. Son origine remonte au début du XXe siècle quand la pêche à l'éponge battait son plein. Après le déclin de cette activité, les Grecs se sont volontiers tournés vers des activités commerciales et nombre d'entre eux possèdent des boutiques de duty free.

Les Cubains sont aussi présents notamment à Nassau. L'émigration cubaine est récente, liée aux problèmes politiques, sociaux et économiques de l'île voisine. Les Cubains possèdent souvent des commerces et des négoces et maintiennent vivantes leurs racines culturelles.

La dernière communauté notable est celle des Haïtiens qui émigrent pour la plupart clandestinement dans l'espoir de trouver du travail et de meilleures conditions de vie. Les autorités bahaméennes sont très strictes et les renvoient le plus souvent dans leur pays. Ils sont principalement employés pour des travaux pénibles que les Bahaméens refusent d'exécuter, comme la construction et l'agriculture. Ils sont d'autant plus mal intégrés que la langue constitue une barrière.

Enfin, il ne faut pas oublier une dernière communauté, très présente à New Providence, les retraités et résidents nord-américains qui colonisent les condominiums et les villas de bord de mer. Affichant un pouvoir d'achat élevé, ils constituent une manne financière non négligeable et influencent notablement l'offre touristique et commerciale (restaurants, bars, boutiques, spectacles...), notamment à Nassau.

Des patronymes hérités de la période de l'esclavage. Dans les villages des îles extérieures, les habitants portent le nom des plantations qu'occupèrent leurs ancêtres. Certains villages ne comptent qu'un nom de famille que tous les gens se partagent, ainsi à Man o War, tous les habitants s'appellent Albright, à Spanish Wells (Eleuthera), la moitié de la population porte le nom de Pinder, à Exumas les Rolle sont omniprésents. Saunders, Malone, Lowes, Bethels, Alburys sont autant de patronymes loyalistes que les familles sont fières de porter.

Langue

L'anglais est la langue officielle, parlée par l'ensemble de la population bahaméenne. L'accent en est un peu traînant, langueur caraïbe oblige, mais il reste parfaitement compréhensible après une courte acclimatation.

Certains vocables sont cependant adaptés, avec inversion de lettres (aks pour ask par exemple) : c'est ce que l'on appelle le " broken english ".

Les vrais Bahaméens pratiquent également un patois qui varie sensiblement d'une île à une autre. Les divers accents bahaméens résultent de l'isolement des communautés qui vécurent longtemps en autarcie. Ce langage populaire est maîtrisé par l'ensemble de la population, mais surtout utilisé par la population noire. Il a des airs de famille avec le " Gullah ", patois de Caroline du Sud. L'origine du patois bahaméen remonte à la période de l'émigration des loyalistes sur les îles et du parler typique qu'ils amenèrent avec eux. Les esclaves africains, les puritains anglais et les autres émigrants ont eux aussi laissé leurs influences et contribué à la naissance de ce patois métis. À Spanish Wells, les descendants des loyalistes parlent un étrange patois, combinaison de patois bahaméen, d'argot anglais et de parler irlandais.

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