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Guide de Guinée : Population et langues

Les peuples
Les peuples

Parmi les 12 millions de Guinéens, on distingue trois ethnies dominantes, les Peuls, les Malinké et les Soussous, ainsi que le groupe des peuples de la forêt, qui se compose lui-même de trois sous-groupes principaux, les Toma, les Guerzé et les Kissi.

Les Peuls

On les appelle aussi Foulbé, ou Fulani. Ils représentent environ 40 % de la population et habitent principalement les plateaux herbeux du Fouta-Djalon. Ils ont fière allure avec leurs corps élancés et leur teint plus clair que la plupart des autres ethnies (vers la frontière du Sénégal). Ils se sont installés en Guinée au XVIIe siècle, lors de la grande vague de migration depuis le Fouta-Toro et le Massina, repoussant vers les côtes, les précédents occupants bagas et soussous. Ce sont des éleveurs réputés et leurs petites vaches de race N'Dama constituent leur richesse la plus sacrée. Présents au Sénégal, au Mali, au Tchad, les Peuls sont d'éternels nomades, dont l'origine demeure mystérieuse, probablement aux confins de l'Afrique septentrionale. La légende de leurs racines est colportée par les griots, dans des contes initiatiques tels que Njeddo Dewal ou Kaïdara.

Aujourd'hui, les Peuls détiennent une bonne partie de l'économie du pays et surtout du commerce. Mais seulement une élite en profite. Du côté de la jeunesse, c'est une population paupérisée, descendue du Fouta-Djalon à Conakry dans l'espoir - souvent déçu - d'y prospérer. Habitant les faubourgs de la ville, cette " jeunesse de banlieue " désoccupée et sans espoir est facilement manipulable. Elle est de fait un facteur d'instabilité de la société, qui effraie les politiques...

Njeddo Dewal, ou l’origine des Peuls

Ce conte nous décrit le pays fabuleux de Héli et Yoyo où, il y a très, très longtemps, les Peuls vécurent heureux, comblés de toutes les richesses. Mais leur mauvaise conduite et leur ingratitude ayant provoqué le courroux de Guéno, le Dieu suprême, ce dernier décida de les châtier, et envoya une terrible créature maléfique, Njeddo Dewal, mère des calamités, submerger le pays de malheurs. Tant et si bien que les habitants durent fuir et parcourir sans relâche le monde pour échapper à ses sortilèges. Seuls des êtres très purs, comme Bâ-Wâm'dé et sa femme, Kobbou le mouton miraculeux, Siré l'initié et Bâgoumâwel, l'enfant prédestiné, purent lutter contre la terrible sorcière et rétablir la paix et la prospérité. Ce mythe d'origine souligne aussi l'influence de la tradition mandingue sur certains contes peuls.

Symbolique du secret chez les Peuls

Au pays de Kaïdara, le secret est symbolisé tour à tour par un coq, par un bélier, par un taureau puis par un incendie. En effet, quand le secret reste entouré de silence, il est figuré par un coq dans une case. Quand on le divulgue aux proches et aux intimes, il devient un bélier dans une cour. Quand le peuple l'apprend, il se transforme en taureau qui court dans les rues et charge les passants. Et dès que l'ennemi le capte, il devient un grand feu de brousse qui dévaste et tue tout. Cet incendie incarne les guerres qui amènent avec elles la ruine et la désolation des villages.

Les Malinké

Le nom malinké signifie " l'homme qui vient du Mali ", le pays d'où sont issus tous les groupes Mandingues. Les Malinké étaient l'ethnie dominante de l'empire du Mali, fondé par le célèbre Soundiata Keità après la bataille de Kirina. En Guinée, ils représentent environ 30 % de la population et habitent les savanes de Haute-Guinée. Ils revendiquent fièrement leur ascendance guerrière mandingue qui compte également des héros aux conquêtes prestigieuses comme Samory Touré. Ils aiment afficher leur indépendance et leur refus de toute subordination. Pourtant, ils peuplent la région la plus défavorisée de toute la Guinée. Ils sont rompus de longue date aux travaux pénibles des champs dans des conditions difficiles. Ils sont aussi connus pour leur style de musique traditionnelle, dans laquelle le chanteur, à la voix quelque peu criarde, est accompagné de joueurs de kora, de balafon ou de djembé et doundoun.

Les Soussous

Les Soussous, au même titre que les Malinké, forment une branche de la famille des Mandingues, issus comme eux du Mandé. Descendus au Fouta Djalon, comme de nombreuses autres ethnies, ils ont dû fuir la région devant l'invasion musulmane du XVIIe siècle et se sont installés sur le littoral. Ils y ont établi plusieurs comptoirs commerciaux (épices, huile de palme, poivre) pour faciliter les échanges avec les Européens.

Aujourd'hui, ils occupent la plupart des plaines de la Guinée maritime, et notamment Conakry. Traditionnellement, les Soussous ont toujours été de grands agriculteurs qui ont développé, au contact des Européens, le sens du commerce et de la diplomatie. Le défunt président de la République, Lansana Conté, était d'ethnie soussou.

Les Forestiers

Les Forestiers, ou Peuples de la forêt, est un terme couramment utilisé pour réunir les ethnies vivant dans la région forestière. Les Forestiers représentent environ 10 % de la population totale. D'apparence assez homogène, ces petites ethnies vivaient autrefois en autarcie, repliées sur elles-mêmes. Du coup, elles possèdent chacune des coutumes et des rites d'une incroyable richesse qui ont été perpétués de génération en génération.

Les Kissi

C'est l'ethnie majoritaire de la forêt et elle représente 8 % de la population totale. Contrairement aux idées reçues, les Kissi ne viennent pas de la ville de Kissidougou. Ils descendent du sud-est du Fouta Djalon, région d'où ils ont été chassés par les Djallonké. C'est une ethnie de grands cultivateurs, notamment de riz et de fonio. Très réfractaires à l'islam (seulement une petite minorité), les Kissi sont très attachés au culte des ancêtres, dont ils ont gardé les cultes funéraires, notamment les sculptures anthropomorphes en pierre, appelées pomdo, qui étaient disposées en cercle autour des tombes. Les traditions et les lieux sacrés, comme certaines forêts, sont fidèlement respectés et vénérés afin de susciter la fécondité des femmes et des récoltes, et éloigner en même temps le mauvais sort.

Les Toma

Basés autour de la ville de Macenta, les Toma ressemblent fort aux Kissi physiquement mais possèdent des rites et des coutumes sensiblement différents. Ils constituent un peuple réputé pour ses sculptures en pierre, ses masques en bois aux faces plates dont le nez et les sourcils forment un angle droit caractéristique, ses statues divinatoires et ses fétiches. Les Toma figurent parmi les premiers à avoir habité la région.

Les Guerzé

C'est l'ethnie des habitants de N'Zérékoré. Les Guerzé (appelés aussi Kpellé) constituent un peuple encore proche des Kissi et des Toma, mais leurs traditions diffèrent. L'organisation masculine du Poro les a rendus célèbres. Leurs masques d'initiation sont plutôt proches de ceux des peuples de Côte d'Ivoire dont ils sont voisins, avec des incrustations en cauris, en crins et en fer.

Les Guerzé sont principalement animistes. Ils vénèrent les esprits, ces forces inconnues et insaisissables qui ont une influence sur la vie, la mort, la maladie et les phénomènes naturels. D'où la grande place qu'ils accordent aux pratiques magiques, aux sacrifices et aux rites d'initiation (une sorte de nouvelle naissance).

Autres peuples

Les Baga sont installés entre Boffa et Kamsar, sur la côte atlantique. Ils sont descendus du Fouta Djalon et se sont installés au nord de la région habitée par les Soussous. Le masque Nimba est issu de l'art baga et est devenu l'emblème de tout le pays.
En partant vers la frontière sénégalaise, dans les alentours de Koundara, on rencontre deux petites ethnies, les Bassaris et les Coniaguis, qui gardent intactes encore leurs traditions ancestrales. Leurs fêtes initiatiques ont lieu au mois de mai et mettent en scène des spectacles de danse exceptionnels. Une abondance de bijoux ou de fétiches habillent partiellement les costumes traditionnels (selon les ethnies), constitués en général de menus apparats.
D'autres ethnies mineures méritent d'être citées : les Badiarankés, qui occupent le Badiar (maintenant parc naturel), et les Diakankhés, concentrés dans la région de Touba.
D'autre part, vivent en Guinée depuis plus d'une centaine d'années, plusieurs milliers de Libanais, qui monopolisent les chaînes de magasins, d'hôtels, de restaurants et autres établissements de luxe. Quant aux Européens, Américains et Asiatiques, ils sont quelques milliers à vivre en Guinée, mais la plupart de façon temporaire, et principalement à Conakry.

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