Le guide : GUIDE DE L'ŒNOTOURISME : Savoie

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Vignes de Jongieux.
Vignes de Jongieux.
Vignoble d'Apremont et le Mont Granier.
Vignoble d'Apremont et le Mont Granier.

En Savoie, l'origine de la vigne semble remonter à la plus haute Antiquité. Pline et Columelle, auteurs latins, faisaient déjà mention des vignes de l'Allobrogie dès le premier siècle de notre ère. Il fallait pourtant attendre le Moyen Age pour voir apparaître dans les chartes, le nom des vignobles les plus connus. La vigne s'étend alors jusque dans les hautes vallées grâce aux religieux, se cantonnant toutefois aux microclimats les plus cléments, sur les adrets jusqu'à 500 m d'altitude, autour des lacs, sur des sols drainés d'éboulis calcaires et de moraines pierreuses... Le XIXe siècle marque un vrai tournant dans l'histoire des vins savoyards avec une qualité reconnue et plus hétérogène. Cela tient à la fois aux expositions très diverses, à la grande variabilité altitudinale, mais aussi à la variété de cépages utilisés ainsi qu'aux modes de conduite choisis. Peu épargné par les différentes épidémies comme le phylloxéra en 1877, le mildiou en 1878 et l'oïdium en 1880, ces catastrophes n'entraînèrent cependant pas de réduction de la surface des vignobles, dont l'exposition s'accompagna de profondes transformations, au niveau de l'allure, de la structure foncière et des soins donnés à la vigne. La fin du XIXe siècle laissait entrevoir un bel avenir  ! Une chimère, tant cet élan fut brutalement freiné par la crise viticole qui se poursuivra jusqu'en 1905, par la Première Guerre mondiale, la mévente de la récolte de 1922, la crise de 1930 ou bien encore la dénatalité et l'urbanisme naissant qui poussent à l'abandon des parcelles en pente. Durant cette longue période, la replantation se poursuit et, en restreignant son domaine, le rendement de la vigne s'élève alors, tout en sélectionnant les positions les plus écologiquement favorables, en améliorant les méthodes de culture ainsi que les procédés de vinification. La Savoie est donc bien loin d'être un pays stérile  ! Les coteaux y produisent de bons vins lorsque les conditions climatiques le permettent. Au cours des vingt dernières années, l'activité s'est progressivement imposée comme la première production végétale du département et la seconde livraison de produits agricoles après le lait. Le vin de Savoie se répartit en une vingtaine d'îlots ou de rubans dans quatre départements de la Région Rhône-Alpes (Savoie, Haute-Savoie, Isère et Ain) qu'il intéresse d'une façon tout à fait inégale. En Haute-Savoie (170 ha), on rencontre la vigne sur la rive sud du Léman (crus ripaille, crépy, marignan et marin), dans la côte d'Arve (cru ayze), dans la vallée des Usses (cru frangy) et au bord du Rhône (vignoble de Seyssel partagé avec l'Ain pour 90 ha). En Savoie (1 550 ha), la vigne a colonisé les premières côtes de la rive gauche du Rhône (cru chautagne). Elle s'est également établie sur le versant occidental de la montagne du Chat (crus marestel, monthoux, jongieux), dans le Val de Bourget et la Cluse de Chambéry (crus monterminod, saint-jeoire, chignin, bergeron, apremont et abymes qui déborde sur l'Isère pour 130 ha).

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Partez à la découverte de Thonon-les-Bains, poussez jusqu'à Apremont, et découvrez les secrets du vignoble savoyard ! Bien plus que des " vins de raclette ", les vins de Savoie comptent de vraies pépites qui raviront les amateurs. Etendu sur plus de 2 000 hectares (dont plus de 80 % de blancs), le vignoble de Savoie vaut vraiment le détour !

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Chens-sur-LémanHaut de page
Serrières-en-ChautagneHaut de page
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Le territoire de Bugey témoigne d'une histoire très ancienne  : fouilles archéologiques mettant à jour des outils de l'âge de pierre à Ambérieu-en-Bugey, voie romaine de Belley à Genève, abbaye du Xe siècle à Ambronay, fort des Allymes bâti au XIIIe siècle, palais épiscopal construit à Belley au XVIIIe siècle. Après avoir été annexé, échangé, transmis par héritage, le Bugey se trouve sous domination savoyarde jusqu'en 1601, date à laquelle il est rattaché à la France. Après une révolution dévastatrice, le chemin de fer arrivant à Ambérieu-en-Bugey (milieu du XIXe siècle) permet un essor économique et culturel. Au XXe siècle, la population paye son tribut à la guerre et le vignoble disparaît faute de soin. La Seconde Guerre mondiale stigmatise à vie le Bugey, comme en témoignent le musée départemental d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de Nantua, la Maison des Enfants d'Izieu et le Mémorial du Val d'Enfer à Cerdon.

Mais le Bugey, c'est aussi le bonheur de découvrir un pays chaleureux et secret. Parmi les lacs, où abondent poissons et gibiers d'eau, les bois, les pâturages, sur les coteaux des premiers contreforts du Jura ainsi que sur les pentes bordant la rive droite du Rhône, face au panorama splendide des Alpes, le visiteur a la surprise de voir surgir les rangs bien ordonnés d'un vignoble méconnu. Depuis 1958, les vins du Bugey sont en AOVDQS et leur production annuelle avoisine les 30 000 hl. Le vignoble du Bugey couvre 500 ha répartis sur trois petites régions  : le bassin de Belley, la région de Montagnieu et celle de Cerdon. 95 % des vins sont commercialisés en vente directe essentiellement dans les exploitations familiales.

Le Bugey produit aussi deux eaux-de-vie, la première appelée marc du Bugey est issue de raisins distillés et la seconde, la fine du Bugey, est obtenue à partir de vins distillés. La diversité des sols et des expositions se retrouve dans celle des produits. On retrouve en effet dans le Bugey toute une palette de terroirs depuis les éboulis calcaires aux pentes vertigineuses qui concentrent dans le raisin toute l'expression du Bugey et jusqu'aux moraines glaciaires des coteaux belleysans dont les formes douces se retrouvent dans la rondeur et l'élégance des vins qui en sont issus. De cette diversité géologique sont nés des vins plus typiques appelés crus eau-de-vie  : le manicle, le montagnieu, la roussette de Virieu et le cerdon méthode ancestrale. Les cépages locaux ont sans doute été sélectionnés dès le Moyen Age par les moines. En cépages blancs, la molette donne aux vins pétillants du Bugey leur personnalité  : l'altesse, riche et noble, possède des arômes épicés et la jacquère, ceux typiques de la pierre à fusil. Le chardonnay, fin et racé, ainsi que l'aligoté, frais et vif, bien connus, permettent d'obtenir des vins du Bugey aux effluves fruités et fleuris. En cépages rouges, la mondeuse donne des vins solides, profonds et tanniques, aux senteurs de terre et de gibier.

Le poulsard est léger et parfumé ainsi que le pinot noir, fin et charpenté. Ce dernier entre dans l'élaboration du cru manicle. Le gamay, léger, aux arômes de fruit fait également partie de cette grande diversité de cépages produisant, selon les caractères propres au Bugey, des vins très typiques dont la découverte est faite de surprises et de plaisirs.

Vue sur les vignes et le village de Cerdon.
Vue sur les vignes et le village de Cerdon.
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