Le guide : GUIDE DE L'ŒNOTOURISME : Auvergne

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Vignoble dans les environs de Veyre-Mouton.
Vignoble dans les environs de Veyre-Mouton.
Vignoble des côtes d'Auvergne.
Vignoble des côtes d'Auvergne.
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L'histoire du vignoble d'Auvergne remonte à l'époque de la conquête des Gaules par Jules César. Depuis, la vigne en Auvergne a connu de nombreux rebondissements. Du XVIIe au XIXe siècle, Clermont-Ferrand vit au rythme de la culture vinicole, comme en témoignent aujourd'hui encore les caves de son centre historique. Durant cette même période, la circulation fluviale engendre une période de culture de masse. Afin de pallier les problèmes de transport, les viticulteurs choisissent de s'installer sur les rives de l'Allier pour commercer jusqu'à Paris. Poussés par la misère, ils préfèrent la quantité à la qualité et le vignoble perd de sa renommée. Néanmoins, il se développe jusqu'à la fin du XIXe siècle (le Puy-de-Dôme est alors le 3e département viticole français avec 44 000 hectares). Comme pour les autres régions, le phylloxéra fit d'énormes ravages à partir de 1895. La corporation vigneronne n'a alors pas les moyens de faire face à cette situation dramatique. Loin de se décourager, les vignerons attachés aux traditions, à force d'acharnement, ont fait renaître la viticulture dans cette région aux terroirs volcaniques. La qualité est devenue le credo commun des vignerons auvergnats. Les vins sont aujourd'hui plus riches, plus ronds en bouche et peuvent se conserver. Le vignoble se situe de façon discontinue dans le département du Puy-de-Dôme, de part et d'autre de l'Allier, bénéficiant d'un climat semi-continental. S'étendant sur près de 400 hectares, les côtes-d'auvergne ont, après de longues années d'attente, accédé à l'AOC en 2011. Une reconnaissance dont peut également, depuis 2009, se targuer le saint-pourçain qui étend son royaume viticole sur quelque 550 ha entre Moulins et Vichy et qui produit aussi bien des blancs (cépages tressallier et chardonnay) que des rouges et des rosés (cépage gamay principalement). Les premiers sont un assemblage séduisant et fruité, un fruité que l'on retrouve chez les rouges, pourtant francs et équilibrés, et les rosés, plus légers. A quelques dizaines de kilomètres à l'est se trouvent deux autres AOC : les côtes-du-forez (cépage gamay principalement) et les côtes-roannaises (à base de gamay noir à jus blanc). Appartenant aux vins de Loire (et produits dans le département de la Loire), ces vins enchantent par leur fraîcheur et leur naturel. A noter, au sud du Cantal, la présence d'un tout petit vignoble où sont produits les vins d'Entraygues et du Fel.

Les cépages. Le gamay noir à jus blanc représente plus de 90 % de la surface plantée. Toutefois, le gamay dit "beaujolais" est à la base de nouvelles plantations. Le pinot noir et le chardonnay font également un retour prometteur dans l'encépagement des terroirs calcaires.

Les côtes-d'auvergne. L'appellation d'origine VDQS, attribuée en 1951 et modifiée en 1977, a fait place à une AOC en 2011. Les rouges sont issus du gamay noir à jus blanc, parfois du pinot noir. Ce sont des vins souples, gouleyants et fruités, charnus, amples en bouche et moyennement tanniques. Ils gagnent à prendre une année, et maturent au bout de 2 à 3 ans pour les plus structurés. Parfaits pour les repas simples, et dans leurs meilleures expressions pour des repas plus raffinés ou traditionnels. Les gris et rosés naissent du gamay noir à jus blanc. Vins vifs, frais, ils offrent beaucoup de fruit en bouche. Ils sont à consommer jeunes de préférence, et accompagnent les débuts de repas avec charcuterie, poissons, crustacés et grillages. Les blancs issus du chardonnay sont des vins fruités, gras et longs en bouche. Ils peuvent être servis en apéritif ou en accompagnement d'entrées raffinées. Dans les crus boudes, chanturgue, châteaugay, corent et madargue, les rouges et rosés peuvent prendre une personnalité surprenante. Depuis cinq ou six ans, environ 10 000 hectolitres sont produits chaque année dans ce vignoble.

Les côtes-du-forez. Bénéficiant d'une AOC depuis 2000, les côtes-du-forez sont produits au pied des monts du Forez. Si différents cépages sont produits, seul le gamay est admis dans cette AOC.

Le côte-roannaise. Compris également dans le vignoble de la Vallée de la Loire, le côte-roannaise (vin rouge et rosé) est produit à l'ouest de Roanne.

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L'Auvergne et ses proches environsHaut de page

On associe plus volontiers l'Auvergne à l'eau minérale jaillie de ses volcans qu'au nectar tiré de ses vignes. Et pourtant... La tradition viticole de cette région remonte à l'époque gallo-romaine et a perduré depuis. Malgré les difficultés rencontrées tout au long du Moyen Age (notamment liées au refroidissement du climat), l'Auvergne est longtemps restée une importante région productrice de vins, alimentant abondamment Paris par voie fluviale. À la fin du XIXe siècle, le Puy-de-Dôme était même le troisième département viticole français avec une surface de vignes estimée à 45 000 hectares ! C'était avant le fléau du phylloxéra et le long déclin du vignoble auvergnat. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, il ne s'étendait plus que sur 10 000 hectares. Aujourd'hui, sa superficie dépasse à peine les 1 000 ha... Heureusement, des vignerons dynamiques s'emploient depuis une vingtaine d'années à faire renaître cette terre de vins que le siècle écoulé a mis à rude épreuve. Après de nombreuses années d'attente, l'appellation " côtes d'Auvergne " est devenue AOC en 2011. On distingue, sous cette appellation, cinq crus locaux répartis entre 53 communes du Puy-de-Dôme, le long de la rivière Allier. Ces crus locaux sont : madargue, châteaugay, chanturgue, corent et boudes. Les cépages ici représentés sont le gamay et le pinot noir pour le rouge ou le rosé, le chardonnay pour le blanc. Les vins sont légers, friands, fruités. Dans le cas des boudes (l'une des appellations les plus importantes), les vins se prêtent volontiers à quelques années de garde.

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MénétrolHaut de page
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Pérignat-lès-SarlièveHaut de page
Saint-SandouxHaut de page
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Boudes, village vigneron.
Boudes, village vigneron.
Le vignoble du Saint-PourcinoisHaut de page

Classé parmi l'un des plus anciens vignobles de France, il date des Phéniciens et, jusqu'à la fin du XVIIe siècle, la culture de la vigne n'a cessé de s'étendre. Dès le Moyen Age, les vins de Saint-Pourçain sont présents à la table des rois. Saint Louis en fait servir lors des fêtes organisées pour l'adoubement de son frère. Les papes en Avignon apprécient également ce vin. Chaque année, 60 à 120 hectolitres leur sont expédiés, malgré les frais de transport qui en triplent le prix. Au XVe siècle, le saint-pourçain bénéficie d'une excellente renommée. À la fin du XVIIIe siècle, son vignoble occupe 8 000 ha. La ville de Contigny possède alors un grand port sur l'Allier, qui jusqu'en 1893 fait transiter le vin à destination de la région parisienne, et de tout le centre de la France. Mais dès le début du XIXe siècle, la vigne cède du terrain face aux cultures céréalières et fourragères. Enfin en 1892, le phylloxéra s'abat sur le vignoble. Aujourd'hui, malgré sa reconstruction, il n'existe plus que 600 ha situés au sud-ouest de Moulins, répartis sur 19 communes de l'Allier. L'Union des Vignerons de Saint-Pourçain vinifie et commercialise les deux tiers de l'appellation qui, depuis mai 2009, a enfin été reconnu comme AOC. Son vignoble s'étend de Besson à Chantelle et forme une bande de terre d'environ 5 à 7 km, qui suit une série de coteaux orientés sud-est, bordant la rive gauche de l'Allier, de la Sioule et de la Bouble. La vigne est implantée sur des coteaux pierreux, bien ensoleillés, ou sur une terre végétale argilo-calcaire riche (Saulcet, Louchy, Montord, Chareil), flanquée de terrains d'origine primitive et cristalline à Meillard, Verneuil, Bransat, Cesset et Fleuriel. Arrosé également par les eaux de la Sioule, le vignoble tire sa typicité des nombreux types de sols qui l'accueillent : sables, coteaux calcaires, émergence de granit par endroits. Ses vins sont des rouges sont des vins légers et fruités. Leur robe rubis leur confère beaucoup de charme. Ils représentent plus de la moitié de la production et atteignent rapidement leur apogée. Toutefois, certaines cuvées demandent un vieillissement de deux à quatre ans. Vins de caractère, ils s'harmonisent avec les viandes rouges, rôties et grillées, sans oublier les fromages. À servir de 12 °C à 15 °C. Les rosés sont d'une fraîcheur étonnante, au bouquet et au caractère particulier au terroir. Servis de 8 °C à 10 °C, ils se boivent avec la charcuterie, les viandes blanches et tout au long d'un repas d'été. Les blancs qui ont fait autrefois la réputation du vignoble sont secs, agréables et d'une grande finesse au palais. Vins flatteurs aux arômes délicieux, ils doivent être bus jeunes, dans les deux ans qui suivent la récolte. C'est à ce stade que se manifestent le mieux leur parfum et leur fruité. Ils sont à consommer frais, à 8 °C, et accompagnent généralement bien les entrées, les crustacés et les poissons.

MeillardHaut de page
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Saint-Pourçain-sur-SiouleHaut de page
ChantelleHaut de page
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