Le guide : GUIDE DE L'ŒNOTOURISME : Bourgogne

Bourgogne

Bourgogne
Bourgogne
Fuissé et son vignoble.
Fuissé et son vignoble.
Vignoble et village de Santenay.
Vignoble et village de Santenay.
BourgogneHaut de page

Vézelay, Dijon, Cluny, Nevers, des grands noms que chacun connaît. La Bourgogne est la région de l'art et du plaisir de vivre. Elle est réputée pour son sens de l'accueil, ses bonnes tables et ses grands vins, ses paysages vallonnés, ses rivières et canaux invitant à des vacances au fil de l'eau et ses beaux villages calmes. Chablis, nuits-saint-georges, beaune, mercurey, pouilly-fuissé... tous les vins prestigieux de la Bourgogne sont produits et élevés avec passion par des viticulteurs et négociants accueillants. Blanc, rouge, rosé, crémant, les vins de Bourgogne composent une carte des vins d'une diversité et d'une richesse exceptionnelles. Ils contribuent depuis 1 000 ans à l'image et au rayonnement de la Bourgogne dans le monde et au développement économique de la région. Le véritable essor de la qualité du vin de Bourgogne est lié à l'activité des moines bénédictins et cisterciens, au début du deuxième millénaire. Mais l'origine de la vigne en Bourgogne est plus ancienne. La Bourgogne viticole s'étend du nord au sud de Joigny dans l'Yonne à Mâcon en Saône-et-Loire sur près de 300 km. Elle est découpée en cinq vignobles  : Chablis et l'Auxerrois, dans l'Yonne, la Côte de Nuits et la Côte de Beaune, toutes deux en Côte-d'Or, la Côte Chalonnaise à l'ouest de Chalon-sur-Saône et le Mâconnais, en Saône-et-Loire. Sans oublier la Bourgogne côté Loire. Pour comprendre les appellations des vins de Bourgogne, les règles sont simples. Une hiérarchie cohérente permet d'appréhender la Bourgogne d'un simple coup d'oeil. Les appellations - grands crus, premiers crus, appellations villages et régionales - sont basées sur une hiérarchie de terroirs. Ensuite, quelques règles précisent le jeu  : les vins rouges sont issus du cépage pinot noir et les vins blancs de chardonnay. Ce duo immuable est complété par le gamay, l'aligoté et le sauvignon. La hiérarchie des appellations se présente comme une pyramide. Les grands crus, au nombre de 33, se trouvent à son sommet. Viennent ensuite les premiers crus - près de 600 - et les appellations communales ou villages qui portent, généralement, le nom de la commune sur laquelle elles sont produites. Enfin, les appellations régionales forment le socle de la pyramide. Elles représentent les vins produits sur l'ensemble de la Bourgogne, mais sur des zones géographiques déterminées. Elles représentent plus de la moitié de la production. La production et la commercialisation des vins de Bourgogne sont assurées par une trilogie, fruit du morcellement du vignoble et de l'histoire  : vignerons (4 600 domaines viticoles), coopérateurs (une vingtaine de caves coopératives) et négociants (113 maisons de négoce). La surface moyenne de chacune des exploitations est à peine de 7 ha.

Le Crémant de Bourgogne

Grâce à son effervescence, ce vin est définitivement un original de la région. Son univers, le crémant-de-bourgogne nous le livre en totalité, à écouter, à regarder, à sentir, à toucher et à goûter. La variété nous invite à encourager l'expression de nos sensations, parce que c'est bien à nos cinq sens que s'adresse le crémant-de-bourgogne. La variété du crémant-de-bourgogne issue des cépages bourguignons nous invite à apprécier ce vin en de multiples occasions. C'est un vin plein de jeunesse, d'audace ; la couleur, les arômes, les saveurs tout concours à souligner la fraîcheur, la vivacité, la légèreté. Il trouve toute sa place au moment de l'apéritif. Avec le temps, la sagesse ! mais aussi la complexité. On passe de la couleur or blanc au jaune ; de cette franchise si gaie on arrive à l'étude d'un vin plus complexe, qui mérite toute notre attention pour choisir ce moment opportun où il se révèlera à table. Les crémants blanc de blancs accompagnent des noix de Saint-Jacques ou poissons de rivière. Les crémants blanc de noirs font un beau mariage avec une volaille fermière, par exemple une poularde de Bresse. Il peut être rosé. C'est un vin aux arômes de délicats fruits rouges et apportent la fraîcheur sur une fin de repas. Il nous entraînent dans un monde de convoitise, celui du dessert. Le crémant-de-bourgogne peut être mutin. Brut, il reste fidèle à ce caractère vif et tranché. Demi-sec ou sec, cette vivacité se transforme en douceur.

www.cremantbourgogne.fr

Les climats du vignoble de Bourgogne inscrits au Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco

Depuis juillet 2015, la Côte-d'Or et ses 1 247 parcelles de vignes réparties de Dijon à Santenay sont reconnues comme uniques au monde par leur diversité, tout comme le patrimoine historique de viticulture qu'elles représentent. Les villes de Dijon, Nuits-Saint-Georges et Beaune, comme les près de 140 communes viticoles voisines, sont rappelées comme incontournables. L'inscription au patrimoine de l'Unesco engage tous les acteurs à préserver et à valoriser ce paysage culturel, historique et géographique unique. L'Association des Climats du vignoble de Bourgogne entreprend de nombreuses actions pour rendre visible cette labellisation à la reconnaissance internationale. Outre la Maison des Climats du vignoble de Bourgogne installée à l'office de tourisme de Beaune, une signalétique dédiée apparaît le long de la côte viticole, une offre touristique spécifique voit le jour et le Mois des Climats en juin devient récurent avec animations et conférences. En parallèle, un vaste programme de valorisation des murets, des clos et de restauration de certains patrimoines est mené. Dorénavant les Climats du vignoble de Bourgogne sont engagés dans un processus vertueux de mise en valeur dont la lecture est de plus en plus facile.

Fêtes – Salons – ÉvénementsHaut de page
SAINT-VINCENT TOURNANTE À VÉZELAY, DANS L'YONNE, LES 26 ET 27 JANVIER 2019 !

Depuis 1938, à l'initiative de la confrérie des Chevaliers du Tastevin, chaque année, un village de la Bourgogne viticole reçoit la fête de la Saint-Vincent tournante et accueille le rassemblement de toutes les confréries ou sociétés de secours mutuel de la région. Les 26 et 27 janvier 2019, c'est Vézelay qui organisera la Saint-Vincent tournante. Les 80 statues des sociétés de Saint-Vincent traverseront les climats et les rues à l'occasion des défilés. Petit rappel : le 22 janvier, le jour de la Saint-Vincent, correspond généralement à une période de transition entre l'état d'hibernation de la vigne et celle du retour de la végétation. Autrefois, on disait d'ailleurs : " A la Saint-Vincent, l'hiver s'en va ou se reprend. " Est-ce pour cette raison que les vignerons ont fait de Vincent leur saint patron ? Est-ce parce que dans Vincent il y a " vin " ? Mystère...

A l'occasion de cette fête le village de Vézelay située dans l'Yonne honore sa reconnaissance en AOC " vézelay-village " qui remplace l'appellation Bourgogne. Les vins rouges et blancs du Vézelien seront dégustés dans une dizaine de caveaux.

www.vezelaytourisme.com - www.tastevin-bourgogne.com

Dans l'Yonne : le Chablis et l'AuxerroisHaut de page

Englouti dans les 25 000 ha de la superficie totale du vignoble bourguignon, le vignoble de l'Yonne est encore trop méconnu par le grand public  ; ce qui permettra, encore, de dénicher quelques bouteilles à bon prix. En point d'orgue, tout de même, le chablis, vin blanc le plus célèbre au monde. L'Yonne fut, il n'y a pas si longtemps, un des plus grands producteurs de vins de France. Le vignoble couvrait alors une superficie de 40 000 ha. La proximité de voies d'eau importantes comme l'Yonne et le canal du Nivernais permettait une commercialisation efficace, surtout vers Paris. Cette abondance était le fruit d'au moins douze siècles d'attentions portées à la vigne. La prospérité du vignoble de l'Yonne connut un arrêt brutal vers la fin du XIXe siècle, avec le phylloxéra. Aujourd'hui, le vignoble icaunais couvre plus de 5 500 ha (dont plus de 4 000 rien qu'à Chablis) avec une production de plus de 300 000 hl.

Le vignoble de Chablis. Prononcé avec gourmandise, ce mot résume parfaitement cet hédonisme bien français qui reste notre ambassadeur le plus sincère. Village vinicole s'il en est, cette petite ville bourguignonne se niche dans la vallée du Serein. On l'accordera facilement, les périphéries ne sont pas les plus accueillantes que l'on puisse rencontrer en terre icaunaise. Entrepôts et parkings  : le vin est désormais une affaire qui tourne  ! Le cru n'est-il pas connu dans le monde entier et son nom utilisé (us et abus) par les Anglo-Saxons pour désigner tout vin blanc  ! C'est au coeur du village et près des ceps que Chablis conserve son plus beau patrimoine et ses secrets. Le vignoble de Chablis s'étend désormais sur 4 500 ha et compte près de 300 producteurs. Cette surface a été multipliée par 4 depuis 1970, période à partir de laquelle le chablis devient star internationale. Rien cependant comparé à l'avant phylloxera quand les cultures s'étendaient jusqu'en Côte-d'Or  ! Ce sont les terres les plus propices au climat qui sont privilégiées avec l'arrivée des plants américains. Ce qui fait le secret du chablis, c'est ce goût minéral, de pierre à fusil pour certains, qui a pour origine le sol argilo-calcaire rempli de petits résidus de fossiles. Un terrain de prédilection pour le cépage chardonnay, enfant béni de ces campagnes  ! L'appellation chablis suit le même tracé que les zones géologiques de l'ère secondaire. Des terres le plus souvent à flanc de coteau, le long d'une quinzaine de kilomètres bordés par le Serein et sur une largeur de vingt kilomètres. On distingue quatre appellations pour les vins de Chablis  : petit chablis qui concerne plus de 1 500 ha, le plus souvent sur les plateaux. Chablis qui s'étend sur 4 400 ha, situé sur les coteaux exposés au nord et à l'est ainsi que sur les plateaux. Chablis premier cru pas loin de 80 climats qui se partagent les 750 ha attribués à l'appellation. Chablis grand cru, seuls 100 ha sont concernés sur les communes de Chablis et Fye, situés sur les côtes sur la rive droite du Serein.

Les Côtes-d'Auxerre. De ce vignoble qui produisait le vin des rois et qui a été ravagé par le phylloxéra, il ne reste à Auxerre que le Clos de la Chaînette. Les villages des alentours ont repris le relais. Chitry et Saint-Bris-le-Vineux produisent, sur 500 ha, d'excellents vins blancs (chardonnay, aligoté, sauvignon de Saint-Bris ou de Sacy), mais c'est le rouge qui est devenu le porte-drapeau des vins auxerrois. Surtout depuis l'obtention de l'appellation communale à Irancy. Les bourgognes d'Irancy (120 ha) ou de Coulanges-la-Vineuse (70 ha), produits à partir du cépage pinot noir, sont très appréciés pour leur belle robe rouge et leurs saveurs vives de fruits rouges. Leur support tannique en fait également d'excellents vins de garde. Dans l'Yonne, il faut encore signaler trois autres vignobles presque entièrement détruits par le phylloxéra, mais que les vignerons tentent aujourd'hui de raviver  :

Le Côte-Saint-Jacques. Minuscule parcelle sur la grande carte des vins de Bourgogne, le côte-saint-jacques n'en mérite pas moins toute notre attention. Elevé sur les hauteurs de Joigny, le côte-saint-jacques est le fruit d'un travail acharné de quelques vignerons attachés à leur histoire et à leur patrimoine. Le secret du côte-saint-jacques  : le pinot gris, qui en fait un vin unique dans toute la région.

Le vignoble de Tonnerre. Connu et reconnu très tôt à la table des rois de France, le Tonnerrois connaît aujourd'hui un second souffle grâce au dynamisme de jeunes viticulteurs bien désireux de rendre au Tonnerrois ce qui est au Tonnerrois. Le Tonnerrois a en effet toujours su s'imposer comme l'un des fleurons viticoles bourguignons et, si depuis quelque temps il a semblé rayé des cartes, c'en est aujourd'hui terminé puisqu'il est ressuscité. Parmi les trésors du Tonnerrois, l'épineuil est sans doute le plus convoité  !

Le vignoble de Vézelay. Vézelay est un vignoble en pleine résurrection. Au pied de la basilique refleurissent bon nombre de vignes dont le melon, très vieux cépage, est l'un des fleurons.

ÉpineuilHaut de page
De vignes en vignesHaut de page
Escolives-Sainte-CamilleHaut de page
De vignes en vignesHaut de page
Saint-PèreHaut de page
Pierre-PerthuisHaut de page
La route du crémant dans le ChatillonnaisHaut de page

Entre Chablis, Troyes et Dijon, au nord du département de la Côte-d'Or, la ville de Châtillon-sur-Seine est l'une des plus importantes du département et aussi l'une des plus touristiques. Labellisée Ville Fleurie et faisant partie des " Plus Beaux Détours de France ", Châtillon est un important pôle agricole. La proximité de la Champagne se fait sentir dans la région, puisque la grande spécialité du Châtillonnais est le crémant-de-bourgogne, un vin pétillant plaisant et friand, méconnu et valant vraiment le détour. Zone trop souvent négligée de la route des vins de Bourgogne, les environs de Châtillon vous séduiront par leur charme et leur hospitalité.

La Route du Crémant

En Bourgogne, il y avait la Route des Vignobles de l'Yonne (Chablis...), la Route des Grands Crus (Nuits-Saint-Georges, Beaune...), il y a désormais la Route du Crémant ! Plus de 70 panneaux jalonnent les 120 km du vignoble châtillonnais pour vous permettre de suivre son patrimoine et ses caveaux. L'itinéraire parcourt les 23 communes classées et les chefs-lieux de canton.

MarcenayHaut de page
De vignes en vignesHaut de page
Châtillon-sur-seineHaut de page
Chaumont-le-BoisHaut de page
De vignes en vignesHaut de page
Grancey-sur-OurceHaut de page
Bissey-la-CôteHaut de page
Les vins de l'AuxoisHaut de page

Les coteaux de l'Auxois profitent d'une nouvelle mise en valeur, fruit de quelques irréductibles passionnés. La présence de trois abbayes y a facilité l'implantation et la culture précoce de la vigne. Les moines de Flavigny, Fontenay et Moutiers-Saint-Jean ont fait beaucoup pour les crus locaux. La pratique viticole est attestée depuis au moins 741. La réputation perdure. On dit que la cour de Versailles prêta ses faveurs aux vins de l'Auxois. On leur trouve plus de bouquet que les vins de la côte. Le développement des moyens de communication, du chemin de fer, fait du tort à l'Auxois. La région est délaissée. Enfin, trois cépages sont sélectionnés : le chardonnay, l'auxerrois et le pinot noir. A Flavigny, la vigne se couche à nouveau majestueusement sur les pentes alentour. Une belle histoire que cette renaissance après plus d'un siècle de sommeil. Cinq cépages se partagent la place : pinot noir, chardonnay, auxerrois, aligoté, pinot gris. Les premières vendanges ont lieu en 1997. Un effort récompensé par l'appellation vin de pays des coteaux de l'Auxois qui a évolué en 2012 vers une IGP (indication géographique protégée) pour les producteurs de l'Auxois, basés à Villaines-les-Prévotes, Flavigny-sur-Ozerain et Thoreysous-Charny.

Flavigny-sur-OzerainHaut de page
Thorey-sous-CharnyHaut de page
Côte de Nuits : de Dijon à Morey-Saint-DenisHaut de page

Honneur au berceau le plus médiatisé, celui de la Côte-d'Or, qui doit en partie son nom à cette Côte des vins, dont les feuilles de vignes ont la couleur du précieux métal en automne. La Côte des vins est une bande tout du long recouverte de vignes de façon quasi ininterrompue entre Dijon (Marsannay-la-Côte pour être précis) et Santenay. Seules des villes comme Beaune et, dans une moindre mesure, Nuits-Saint-Georges émergent, telles des îles, de cette mer végétale. Son tracé est d'inclinaison générale nord-sud. Une grande dame (50 km, de la tête aux pieds) avec une taille de guêpe (on mesure parfois moins de 300 m d'un point à un autre dans le sens de la largeur). Arrivé à Beaune, l'horizon s'élargit. Les vignes peuvent s'étendre jusqu'à 3 000 m. Les secrets de ses charmes et de sa renommée  ? Une situation climatique remarquable, des conditions géologiques exceptionnelles, une déclivité idéale et, surtout, un savoir-faire, celui des vignerons, qui s'est peaufiné durant plusieurs siècles. En tout, ce sont 2 200 maisons qui cultivent plus de 9 000 ha. Evidemment, comparé à son concurrent le Bordelais, c'est peu, quinze fois moins, exactement, pour la superficie. Mais ici, toutes les terres sont en appellation d'origine contrôlée. La production annuelle est comprise entre 350 000 et 460 000 hl, les trois quarts en rouge. On cultivait déjà le raisin au Ier siècle de notre ère. L'Eglise, les monastères et les grands du duché donnent l'impulsion nécessaire au plein épanouissement des productions. La bourgeoisie et les premiers grands négociants du XVIIIe siècle assureront le succès de ces vins  : réussite commerciale, premières grandes maisons et débuts des grosses fortunes  ! Le vignoble de Côte-d'Or se partage en trois parties.

La Côte de Nuits. Près de 35 km séparent Marsannay-la-Côte, " Porte de la côte de Nuits ", de Corgoloin, village frontière avec la côte de Beaune. Les 1 500 ha fournissent ici 15 millions de bouteilles, à 90 % rouge. De part et d'autre de sa capitale, Nuits-Saint-Georges, la Côte de Nuits abrite la quasi-totalité des grands crus. Le terrain calcaire du jurassique moyen, le sol et ses pierres, l'inclinaison des pentes, le microclimat, l'ensoleillement, tout concourt à l'élaboration de ces chefs-d'oeuvre. Mais nous ne cesserons jamais de dire que ces qualités ne seraient pas grand-chose sans le savoir-faire de ceux qui travaillent la terre et qui veillent sur les ceps et la vinification. Dans cette succession de villages  : Fixin, Gevrey-Chambertin, Morey-Saint-Denis, Chambolle-Musigny, Flagey-Echezaux, Vougeot (avec son château), Vosne-Romanée et Nuits-Saint-Georges.

La Côte de Beaune. Elle s'étend de la commune de Ladoix-Serrigny, au nord, aux coteaux de Maranges au sud. Ceux-ci, d'ailleurs, n'appartiennent pas à la Côte-d'Or mais au département limitrophe de la Saône-et-Loire. La surface est plus importante que pour les Nuits. Les 4 800 ha de vignobles offrent au marché plus de 25 millions de bouteilles. La vigne s'étire, prend ses aises. Cette partie de la côte est celle que Jean-François Bazin a appelée les Champs-Elysées de la Bourgogne. En majesté, la ville de Beaune offre chaque année à des milliers de visiteurs, un voyage au coeur du patrimoine historique de la région avec, en point d'orgue, la visite des fameux hospices. Les terrains sont plus jeunes  : calcaires marneux, marnes du jurassique moyen et supérieur. A mesure que l'on va vers le sud, les paysages s'étirent. Le vin blanc est mieux représenté que chez les voisins. Il est présent dans 30 % de ce qui est vinifié et offre des vins parmi les plus prestigieux. Les grands noms des terroirs défilent à la suite  : chassagne-montrachet, meursault, volnay, aloxe-corton, Santenay.

Les Hautes-Côtes. Il est ici avant tout question d'altitude. Comme leur nom l'indique, ces terres surplombent la célèbre côte et se présentent sur une quarantaine de kilomètres de long pour une largeur de 10 km. Les altitudes varient entre 300 m et 640 m. Terres de cultures, elles associent aussi bien les vignes que les céréales et les fruits, comme le cassis. Deux appellations ont cours, hautes-côtes-de-nuits et hautes-côtes-de-beaune, obtenues en 1961. Elles font respectivement 550 et 650 ha pour 1/8e et 1/7e de la superficie totale de la route des Vins. La commune de Magny-les-Villers sert de frontière entre les deux dénominations. D'autres terroirs, d'autres vins, d'autres histoires. Les effets du phylloxéra ont été cruellement ressentis en Bourgogne. Le parasite a entraîné l'abandon d'un grand nombre de vignes qui autrefois avait souvent de fameuses réputations. On parle aujourd'hui de renouveau pour ces pays de Côte-d'Or.

Au sud de Dijon. C'est donc au départ de Dijon, capitale administrative de la Côte-d'Or et de la Bourgogne, que commence le périple en Côte de Nuits. Trois villes importantes ponctuent le parcours jusqu'à Gevrey-Chambertin qui annonce la zone des premiers et grands crus. Et tout d'abord, Marsannay, qui relie la capitale des ducs aux vignes de la Côte, et fournit des vins qui ont leurs spécificités et leur authenticité. 165 ha pour le rouge et le rosé et 23 ha pour les blancs. Les appellations concernent les communes de Marsannay bien sûr, mais aussi Couchey et Chenéve. La spécialité locale, ce sont les vins rosés. D'une couleur tirant vers la groseille, ils sont très fruités et offrent des arômes de pêches et de vendanges fraîchement écrasées. Les vins rouges sont plus intenses, rappellent les fruits noirs, la mûre, le cassis et le pruneau. Les blancs fruités et frais se laissent facilement boire. Ensuite, Couchey, où règne le parfum des terroirs bourguignons. On se plaît à marcher le long de ses rues jalonnées de maisons vigneronnes. La petite commune n'a pas encore droit à sa propre appellation, mais ses vignes se rattachent néanmoins à plantations voisines de Marsannay-la-Côte, la porte de la Côte des vins. Elles en épousent les caractéristiques et la dénomination. En clair  : ici, on fait du vin de Marsannay  ! Enfin, Fixin, première commune à avoir bénéficié de l'appellation côte-de-nuits-villages. Ces sous-sols argilo-calcaires en font la spécificité, sur près de 100 ha, dont 80 % sont consacrés à l'appellation fixin et 20 % pour celle de fixin premier cru. Les cépages chardonnay et pinot noir offrent au vin une typicité classique. Prochaine étape, Gevrey-Chambertin, où commencent vraiment les grands crus de la Côte bourguignonne. Pas moins de 26 premiers crus et 9 grands crus dont le prestigieux chambertin. Il était à la table de l'empereur Napoléon Ier qui en avait fait son vin favori. Il se compose de deux climats  : le clos-de-bèze et le chambertin. Pour un bouquet épanoui il faudra patienter au minimum une dizaine d'années.

Centre-ville de Dijon.
Centre-ville de Dijon.
Vue sur les toits de Dijon.
Vue sur les toits de Dijon.
Le tramway de Dijon.
Le tramway de Dijon.
Les halles de Dijon.
Les halles de Dijon.
Le centre-cille de Dijon.
Le centre-cille de Dijon.
Dijon.
Dijon.
Rue de la Liberté, Dijon.
Rue de la Liberté, Dijon.
Rue de la Liberté, Dijon.
Rue de la Liberté, Dijon.
Place Grangier, Dijon.
Place Grangier, Dijon.
Place de la Libération, Dijon.
Place de la Libération, Dijon.
Côte de Nuits : de Morey-Saint-Denis à CorgoloinHaut de page

La partie sud de la Côte de Nuits est une succession de villages dont les noms seuls évoquent des vins de rêve pour les dégustateurs du monde entier. Terroirs d'exception, vins de légende, et vignerons de renom forment ici un extraordinaire portrait robot d'une Bourgogne idéale... À une poignée de kilomètres au sud de Gevrey-Chambertin, le voyageur arrive au village de Morey-Saint-Denis, célèbre pour ses cinq grands crus que sont le Clos de la Roche, le Clos Saint-Denis, le Clos de Lambrays, le Clos de Tart et Bonnes-Mares. Ses vingt premiers crus ne sont pas en reste, et font de l'appellation Morey-Saint-Denis un fleuron des Côtes de Nuits. Juste à côté se trouve Chambolle-Musigny, dont les vignes s'étendent sur 172 hectares. Ses deux grands crus de Musigny et Bonnes-Mares font le ravissement des amateurs. Puis viennent Vougeot (et son célébrissime Clos-Vougeot), Vosne-Romanée et ses étiquettes monumentales (Romanée-Conti, La Romanée, La Tâche, Romanée-Saint-Vivan, Richebourg, La Grande Rue), et enfin Nuits-Saint-Georges, coeur de l'appellation avec ses 300 hectares de vignes et sa trentaine de Premiers Crus. En parcourant la dizaine de kilomètres qui séparent Morey-Saint-Denis de Corgoloin, aux portes de Beaune, on s'offre un voyage d'épicurien, dans l'un des terroirs (ou plutôt, une mosaïque de terroirs) comme il n'en existe nulle part ailleurs.

Gilly-les-CîteauxHaut de page
Côte de Beaune : du nord de Beaune à PommardHaut de page

Avec Nuits-Saint-Georges, Beaune est " l'autre " grande capitale des vins de Bourgogne. Si la Côte de Nuits est célèbre pour ses vins rouges nobles, complexes, racés et puissants, la Côte de Beaune est plutôt réputée pour ses vins rouges classiques, droits, affûtés et flatteurs, que l'on trouve tout autour de la ville de Beaune, entre les localités de Pernand-Vergelesses, Aloxe-Corton, Savigny-lès-Beaune, et Pommard, notamment. Mais la région de Beaune est aussi connue pour abriter les premiers grands vins blancs de Bourgogne, comme le Corton-Charlemagne, sublime expression du chardonnay dont l'ampleur, l'opulence et la subtilité sont annonciatrices des plus beaux Meursault et des plus élégants Montrachet. Vous l'aurez donc compris, Beaune et ses environs sont une fantastique bénédiction pour tous les amateurs de vin. Mais la ville de Beaune vaut aussi le détour pour ses fameux Hospices, hôpital du XVe siècle reconverti en musée, qui abrite tous les ans une grande vente aux enchères de vins de Bourgogne mondialement connue.

Aloxe-CortonHaut de page
De vignes en vignesHaut de page
Chorey-les-BeauneHaut de page
Côte de Beaune : de Volnay à SantenayHaut de page

Une fois que l'on se trouve au sud de Pommard, on entre au coeur de la région des grands vins blancs de Bourgogne. Si Volnay, Auxey-Duresses et Santenay se singularisent par une belle production de vins rouges fruités et agréablement rustiques, la région se distingue avant tout par ses blancs de référence, principalement autour des communes de Meursault, Puligny-Montrachet et Chassagne-Montrachet pour ne pas les nommer. On y trouve des grands crus légendaires : Montrachet, Bienvenue-Bâtard-Montrachet, Bâtard-Montrachet, Chevalier-Montrachet, Criots-Bâtard-Montrachet. Autant d'expressions sublimes du Chardonnay, tout en élégance, en opulence et en minéralité. Les amateurs de grands vins blancs bourguignons ne pourront évidemment pas faire l'impasse sur Meursault et son vignoble de 400 hectares où le chardonnay règne en maître, sa soixantaine d'appellations vllages et ses fameux climats premiers crus - ils se nomment les Cras, les Caillerets, les Santenots Blancs, les Plures, les Santenots du Millieu, Charmes, la Jeunelotte, la Pièce sous le Bois, Sous le Dos d'Ane, Sous Blagny, Perrières, Clos des Perrières, Genevrières, le Porusot, les Bouchères, les Gouttes d'Or et les Ravelles.

MeursaultHaut de page
Vue générale de Meursault
Vue générale de Meursault
Chassagne-MontrachetHaut de page
La Côte Chalonnaise à l'ouest de Chalon-sur-Saône et le MâconnaisHaut de page

Le département du sud de la Bourgogne est celui qui est le plus gros producteur de la région, avec pas moins de 13 000 ha de vignes en AOC. Une preuve supplémentaire que le bourgogne ne se limite pas à la Côte des Vins, qui elle-même vient percer la frontière entre la Côte-d'Or et la Saône-et-Loire. En termes de production globale, avantage aux vins blancs, qui représentent une production annuelle de 424 000 hectolitres contre 317 000 hectolitres de vins rouges.

La Côte chalonnaise. Elle comporte quatre appellations principales  : Rully, avec surtout des vins blancs, Mercurey et Givry, avec principalement des vins rouges, et Montagny avec exclusivement des vins blancs.

Le Mâconnais. Ici sont produits essentiellement des vins blancs. La partie la plus étendue, au nord de la petite Grosne, est le domaine des Mâcon-villages et des Mâcons supérieurs, dont les plus appréciés sont ceux de Lugny et Viré. Le sud de la petite Grosne est le domaine des quatre grands crus blancs  : le Pouilly-fuissé, le Pouilly-vinzelles, le Pouilly-loché et le Saint-Véran.

Autour de Chalon-sur-Saône. Les paysages, s'étendant de Chagny au nord à Sennecey-le-Grand au sud, présentent des visages contrastés, mais ce sont principalement les vignobles de la Côte chalonnaise où s'expriment les deux grands cépages de Bourgogne, le chardonnay et le pinot noir qui font son attrait. Les noms de ces villages sont autant de vins réputés  : Mercurey, Givry, Rully, Montagny, Bouzeron... Et nombreuses sont les caves qui bornent les routes  ! Parmi celles-ci, la Route des Grands Vins permet de découvrir ces appellations, dont la renommée est sans cesse grandissante, en empruntant ces petits chemins bordés de murets de pierres sèches, caractéristiques de la région. A moins de préférer le côté sportif de la Voie Verte, cette ancienne voie de chemin de fer aménagée pour les loisirs, à parcourir à pied, à vélo ou en roller ! Souvent cachés dans les coteaux, dont certains culminent à 400 m, les imposantes maisons vigneronnes et les châteaux ne manquent pas de charme, ajoutant le plaisir de l'oeil au plaisir de la dégustation d'un bon vin. Car cette terre est celle du bien vivre et la gastronomie bourguignonne s'exprime ici pleinement, comme en atteste la présence de Lameloise, grand chef auréolé d'étoiles, à Chagny. Mais le Chalonnais c'est aussi, comme son nom l'indique, Chalon-sur-Saône, l'agglomération la plus peuplée du département. Pôle culturel et économique, cette Ville d'Art et d'Histoire se découvre en flânant dans le vieux quartier au caractère médiéval où de nombreux antiquaires ont élu domicile, tandis que les restaurateurs se pressent au pied de la cathédrale Saint-Vincent et sur l'Ile d'Amour. Le musée de la Photographie rend hommage à l'enfant du pays, le génial inventeur Nicéphore Niepce.

ChamillyHaut de page
De vignes en vignesHaut de page
Dracy-le-FortHaut de page
Chalon-sur-SaôneHaut de page
Montagny-lès-BuxyHaut de page
Culles-les-RochesHaut de page
De vignes en vignesHaut de page
Autour de MâconHaut de page

Comme en atteste la route des vins Mâconnais-Beaujolais, la région la plus méridionale de Bourgogne est une terre de vignobles. Cette tradition remonte à l'époque romaine dont les noms de pouilly-fuissé, pouilly-loché, pouilly-vinzelles, saint-véran, viré-clessé... sont autant d'ambassadeurs des mâcons rouges, rosés et blancs. Haut lieu de la préhistoire, Solutré dresse sa roche calcaire sur l'étendue de vignes, tandis que les grottes d'Azé et de Blanot cachent leurs trésors préhistoriques dans les profondeurs de la terre. Outre les typiques villages vignerons aux maisons de pierre, nombreux sont les châteaux à parsemer la route, de la forteresse féodale de Brancion à l'élégance Renaissance de Cormatin, sans oublier Pierreclos et Saint-Point, toujours marqués par la présence de leur illustre hôte  : Alphonse de Lamartine. La Route Lamartine part du lieu où il naquit, Mâcon, préfecture du département et capitale de la Bourgogne du Sud. Le Vieux Saint-Vincent et les quais de Saône où se pressent bars et restaurants sont à ne pas manquer, ces derniers témoignant à leur façon d'une certaine - douceur de vivre méditerranéenne. Enfin, au coeur du pays se dresse l'imposante abbaye de Cluny dont les vestiges témoignent de la grandeur passée, du temps où elle était considérée comme phare de la chrétienté, jadis rivale de Saint-Pierre de Rome. Une terre réjouissante, que l'on soit amoureux du bon vin, des vieilles pierres ou des loisirs de plein air. Aujourd'hui, Mâcon conserve de nombreux vestiges architecturaux de son passé, un patrimoine que l'on découvre en flânant dans la vieille ville, de place en place.

VergissonHaut de page
Vergisson.
Vergisson.
ChasselasHaut de page
De vignes en vignesHaut de page
Rejoignez la communauté Petit Futé en 1 clic
Suivez-nous sur
Participez
à la communauté
Avis