Le guide : CHEMINS COMPOSTELLE - CAMINO FRANCES : Étape 1 : Irún - San Sebastián / Donostia (27 km)

Guide
+LE CAMINO FRANCES
Étape 1 - Saint-Jean-Pied-de-Port / Roncevaux (26 km)Étape 2 - Roncevaux / Larrasoaña (27 km)Étape 3 - Larrasoaña / Pampelune (16,5 km)Étape 4 - Pampelune / Puente de la Reina (24 km)Étape 5 - Puente la Reina / Estella (22 km)Étape 6 - Estella / Los Arcos (22 km)Étape 7 – Los Arcos / Logroño (28 km)Étape 8 - Logroño – Nájera (31 km)Étape 9 - Nájera / Santo Domingo de la Calzada (21 km)Étape 10 - Santo Domingo de la Calzada / Belorado (23 km)Étape 11 - Belorado / San Juan de Ortega (24 km)Étape 12 - San Juan de Ortega / Burgos (27 km)Étape 13 - Burgos / Hontanas (31 km)Étape 14 - Hontanas / Boadilla del Camino (28 km)Étape 15 - Boadilla del Camino / Carrión de los Condes (25 km)Étape 16 - Carrión de los Condes / Terradillos de los Templarios (27 km)Étape 17 - Terradillos de los Templarios / El Burgo Ranero (30 km)Étape 18 - El Burgo Ranero / León (37 km)Étape 19 - León / Villadangos del Paramo (22 km)Étape 20 - Villadangos del Paramo / Astorga (28 km)Étape 21 - Astorga / Rabanal del Camino (20 km)Étape 22 - Rabanal del Camino / Ponferrada (32 km)Étape 23 - Ponferrada / Villafranca del Bierzo (23 km)Étape 24 - Villafranca del Bierzo / O Cebreiro (28 km)Étape 25 – O Cebreiro – Triacastela (21 km)Étape 26 – Triacastela – Sarria (21 km)Étape 27 – Sarria / Portomarin (22,5 km)Étape 28 – Portomarin / Palas de Rei (25 km)Étape 29 – Palais de Rei / Arzua (26 km)Étape 30 – Arzúa / O Pedrouzo (19 km)Étape 31 – O Pedrouzo / Saint-Jacques de Compostelle (20 KM)

Étape 1 : Irún - San Sebastián / Donostia (27 km)

Petite histoire du Camino del Norte

Historiquement, le " Chemin du Nord " ou " Chemin côtier " fut l'un des premiers à être emprunté par les marins venus du monde entier pour rejoindre Saint Jacques de Compostelle. Et pour cause, c'est le long de ces côtes qu'aurait été trouvée la dépouille de Saint Jacques au IXe siècle. Les curieux comme les pèlerins mirent peu de temps à comprendre que longer la côte serait moins long et moins pénible physiquement que de traverser les montagnes, cependant, ce chemin de randonnée fut aménagé beaucoup plus tardivement que le chemin intérieur. Moins peuplée et moins développée, la région servait alors principalement d'étape maritime jusqu'à ce que la progression des Maures en Espagne au VIIe siècle obligeât les chrétiens à se déplacer vers le nord du pays. Les villes du littoral se développèrent alors et des hôpitaux et auberges furent construits à partir du XIVe siècle pour accueillir les pèlerins arrivant de plus en plus nombreux. Depuis les voyageurs affluent, mais ce chemin reste moins utilisé que les autres. Les infrastructures sont plus spartiates et se concentrent principalement dans les villes de bord de mer.

Irun - San Sebastian / Donostian
Irun - San Sebastian / Donostian
LE JOURNAL DE L’ÉTAPEHaut de page

0 km : Depuis le centre d'Irún (Plaza del Ayuntamiento), face à la mairie, on suit la Calle Mayor/ Karrika Nagusia puis on prend sur la droite pour tomber sur le Paseo Colón que l'on suit en se dirigeant vers Hondarribia. Nous traversons un pont au-dessus des voies ferrées.

4 km : On passe devant l'ermitage de Santiagotxo, puis on emprunte un chemin balisé qui nous guide au sanctuaire de Guadalupe, où l'on peut apprécier la vue sur la baie de Txingudi. On reprend la route en suivant une piste qui parcourt le flanc du mont Jaizkibel. Une descente d'environ 10 km aboutit à des marches d'escalier qui annoncent l'arrivée à Paisaia San Juan/Pasajes de San Juan.

18 km : On parcourt les rues étroites de Pasaia et une fois arrivé à la Plaza de Santiago, on atteint l'embarcadère où nous devons prendre un bateau (traversée de 200 m) pour franchir la ría de Pasaia jusqu'à Pasai San Pedro. De nouveau sur la terre ferme, on longe le port en se dirigeant vers l'embouchure de la ría et on tombe sur des escaliers qu'on monte pendant environ 1 km. Nous suivons alors la piste qui mène au phare de La Plata. Environ une centaine de mètres avant d'atteindre le phare, on prend un chemin sur la gauche qui longe la côte, on passe devant un aqueduc en ruine. Ce chemin débouche sur le Paseo de Ulía, une piste goudronnée qui parcours le mont Ulía et une zone boisée qui s'étend jusqu'à San Sebastián/ Donostia, que nous apercevons au loin. La fin de l'étape est proche. On emprunte la Calle Zemoria puis l'Avenida de Navarra. On se dirige vers la plage de Zurriola et on longe la promenade en passant devant le Kursaal. On traverse le pont de Zurriola qui passe au-dessus de la rivière Urumea et on continue tout droit jusqu'à la Plaza de l'Ayuntamiento.

27 km : Arrivée à San Sebastián/ Donostia.

Carnet de route

Une première étape qui mettra le pèlerin à rude épreuve, d'abord avec la montée vers le sanctuaire de Guadalupe (dénivelé de 155 m), puis la montée des escaliers vers le Faro de la Plata, et enfin la descente abrupte vers Saint-Sébastien.

Jour 1 - 27 km.

Profil de l'étape : difficile.

Durée : 8 heures de marche.

La pensée du jour

Le bon sens et la nature joueront beaucoup à rendre plus facile le pèlerinage de la vie.

Somerset Maugham (dramaturge et romancier britannique)

SUR LE CHEMINHaut de page

Contrairement à l'idée reçue, Irún n'est pas qu'une simple ville frontalière sans intérêt. Sa situation au coeur d'un axe stratégique de transports lui permet d'assurer des liaisons multiples avec la France et l'Espagne. Au cours du temps, Irún a oeuvré à la mise en valeur de son patrimoine et de son rôle dans l'histoire. En effet, Irún avait été choisie par les Romains pour installer leur activité minière et leur port commercial stratégique, Oiasso. Les vestiges de ce port ont été portés à la connaissance du public, après de nombreuses années d'études et de travaux, grâce à l'ouverture, en 2006, du musée romain Oiasso. C'est aussi à Irún, sur l'île aux Faisans, que fut signé le traité des Pyrénées, en 1659, scellant la paix entre la France et l'Espagne par le mariage de Louis XIV avec la fille de Felipe IV d'Espagne, union célébrée par la suite non loin de là, à Saint-Jean-de-Luz. Plus trivialement, Irún est également la ville du shopping, et comme on dit ici " todo lo que buscas, lo encuentras en Irún " (" tout ce que tu cherches, tu le trouves à Irún ").

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A voir / A visiterHaut de page
Le couvertHaut de page

Pour faire la tournée des bars à tapas, direction la Calle Mayor ou la Plaza del Ensanche, où se concentrent les meilleurs établissements.

FUENTERRABIA – HONDARRIBIAHaut de page

Fuenterrabía (16 000 habitants) est une charmante petite ville, très appréciée en été par une clientèle madrilène fidèle. Ce fut, pendant plusieurs siècles, une place forte et une cité de tradition en même temps qu'une ville de pêcheurs. Le vieux quartier aux ruelles tortueuses est très bien conservé, ainsi que le quartier de la Marina, très pittoresque avec ses petites maisons et ses petits balcons fleuris et colorés. La population locale du Pays basque français mais aussi de Gipuzkoa apprécie beaucoup d'aller manger quelques tapas en flânant du bord de la Bidasoa vers le sauvage cap du Figuier.

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Principal port du Guipúzcoa, Pasaia réunit quatre villages-quartiers établis autour d'un des seuls fjords naturels de la côte basque : Pasaia Donibane, où se trouvent la vieille ville et les restaurants, Pasaia San Pedro, qui regroupe les activités marines, et les moins touristiques Trintxerpe et Pasaia Antxo. Perçus comme une seule et même ville, ces villages ne possèdent qu'une seule mairie et s'enorgueillissent d'une identité commune liée à la mer et à leur métier de pêcheurs. Cette enclave naturelle se révèle d'une très grande beauté, et l'on découvre vite que son atmosphère romantique a également séduit l'écrivain Victor Hugo, dont on peut visiter la maison de villégiature.

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Patrimoine religieuxHaut de page
SAN SEBASTIÁN – DONOSTIAHaut de page
San Sebastián-Donostia
San Sebastián-Donostia
Église Saint-Vincent.
Église Saint-Vincent.
La côte de San Sebastian.
La côte de San Sebastian.
Vue sur San Sebastian.
Vue sur San Sebastian.
San Sebastian.
San Sebastian.
Saint-Sébastien au Pays Basque.
Saint-Sébastien au Pays Basque.
Session de surf à Saint-Sébastien.
Session de surf à Saint-Sébastien.
San Sebastián-Donostia
San Sebastián-Donostia

Ancien lieu de villégiature de la monarchie espagnole, cette ville de 180 000 habitants a conservé son charme Belle Epoque, dont le Paseo de la Concha est l'image la plus visible. Cette agréable promenade qui longe la fameuse plage en forme de coquille, est aussi le théâtre des tempêtes et des marées qui offrent à la capitale du Gipuzkoa ses paysages les plus époustouflants.

Ville de fête au moment de la Semana Grande, capitale du cinéma espagnol pendant son célèbre festival, Saint-Sébastien est aussi une destination prisée des bons vivants qui se régalent de pintxos dans les bars de la vieille ville et des fins gourmets qui s'offrent les meilleures tables du Pays basque dans ses restaurants étoilés.

Dès la moitié du XIXe siècle, Isabelle II d'Espagne fréquentait régulièrement Saint-Sébastien. Sujette à des infections de la peau, ses médecins lui avaient recommandé un traitement à base de bains d'eau de mer. L'aristocratie se laisse rapidement séduire par les charmes du Pays basque, si bien que Saint-Sébastien devient la station balnéaire à la mode.

L'étroite relation entre Saint-Sébastien et la monarchie se consolide à la fin du XIXe siècle lorsque la régente Maria Cristina fait construire le palais Miramar pour y passer ses étés. Edifié en 1893, ce palais de style anglais se dresse sur un promontoire face à la baie. En se promenant dans ses jardins, un parfum de nostalgie nous transporte à cette Belle Epoque où la reine fit construire les lieux de divertissements de la Cour : le casino, qui abrite désormais l'hôtel de ville, et le théâtre Victoria Eugenia. Durant la Première Guerre mondiale, Saint-Sébastien devient le refuge de nombreuses personnalités et gagne ses galons de ville cosmopolite. Dans son casino, on croise aussi bien Maurice Ravel, Mata Hari et Léon Trotski que les grands noms de la tauromachie ou de la finance.

Aujourd'hui, les divertissements de la Cour et les mondanités du casino ne sont plus, laissant la place à une nouvelle élite qui continue à faire rayonner Saint-Sébastien au-delà de ses frontières : les stars de cinéma, qui fréquentent la ville au mois de septembre lors de son prestigieux festival de cinéma. Mais c'est tout au long de l'année qu'il fait bon vivre à Saint-Sébastien. A l'origine de cette qualité de vie, l'océan et les trois belles plages qui le bordent : Gros, la Concha et Ondarreta, limitées par les monts Urgull et Igueldo. Les habitants de Saint-Sébastien sont des gens qui aiment sortir, profiter de leur gastronomie et faire la fête. Dans le vieux quartier, les bars à tapas se succèdent pour le plus grand plaisir des touristes. Tous les week-ends, ils sont nombreux les vacanciers ou les Basques français, de Saint-Jean-de-Luz à Bayonne, qui grimpent dans le Topo pour rejoindre les rues étriquées de la Parte Vieja et faire la tournée des bars à tapas.

Plage de La Concha à Saint-Sébastien.
Plage de La Concha à Saint-Sébastien.
Mairie de San Sebastián.
Mairie de San Sebastián.
Okendo plaza à Saint-Sébastien.
Okendo plaza à Saint-Sébastien.
Plage de Saint-Sébastien.
Plage de Saint-Sébastien.
Parte Vieja
Parte Vieja
Centro et Gros
Centro et Gros
El Antiguo et Igueldo
El Antiguo et Igueldo
Mairie de San Sebastian.
Mairie de San Sebastian.
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