Le guide : CHEMINS COMPOSTELLE - CAMINO FRANCES : Étape 31 – O Pedrouzo / Saint-Jacques de Compostelle (20 KM)

Guide
+LE CAMINO FRANCES
Étape 1 - Saint-Jean-Pied-de-Port / Roncevaux (26 km)Étape 2 - Roncevaux / Larrasoaña (27 km)Étape 3 - Larrasoaña / Pampelune (16,5 km)Étape 4 - Pampelune / Puente de la Reina (24 km)Étape 5 - Puente la Reina / Estella (22 km)Étape 6 - Estella / Los Arcos (22 km)Étape 7 – Los Arcos / Logroño (28 km)Étape 8 - Logroño – Nájera (31 km)Étape 9 - Nájera / Santo Domingo de la Calzada (21 km)Étape 10 - Santo Domingo de la Calzada / Belorado (23 km)Étape 11 - Belorado / San Juan de Ortega (24 km)Étape 12 - San Juan de Ortega / Burgos (27 km)Étape 13 - Burgos / Hontanas (31 km)Étape 14 - Hontanas / Boadilla del Camino (28 km)Étape 15 - Boadilla del Camino / Carrión de los Condes (25 km)Étape 16 - Carrión de los Condes / Terradillos de los Templarios (27 km)Étape 17 - Terradillos de los Templarios / El Burgo Ranero (30 km)Étape 18 - El Burgo Ranero / León (37 km)Étape 19 - León / Villadangos del Paramo (22 km)Étape 20 - Villadangos del Paramo / Astorga (28 km)Étape 21 - Astorga / Rabanal del Camino (20 km)Étape 22 - Rabanal del Camino / Ponferrada (32 km)Étape 23 - Ponferrada / Villafranca del Bierzo (23 km)Étape 24 - Villafranca del Bierzo / O Cebreiro (28 km)Étape 25 – O Cebreiro – Triacastela (21 km)Étape 26 – Triacastela – Sarria (21 km)Étape 27 – Sarria / Portomarin (22,5 km)Étape 28 – Portomarin / Palas de Rei (25 km)Étape 29 – Palais de Rei / Arzua (26 km)Étape 30 – Arzúa / O Pedrouzo (19 km)Étape 31 – O Pedrouzo / Saint-Jacques de Compostelle (20 KM)

Étape 31 – O Pedrouzo / Saint-Jacques de Compostelle (20 KM)

O Pedrouzo / Saint-Jacques de Compostelle
O Pedrouzo / Saint-Jacques de Compostelle
LE JOURNAL DE L’ÉTAPEHaut de page

0 km : On quitte le village de Pedrouzo en passant devant le stade de football, où démarre une piste en terre qui nous mène à travers une forêt d'eucalyptus jusqu'à San Antón. On contine jusqu'à Amenal. On traverse à nouveau la N-547 puis on passe par Cimadevila. La piste forestière continue mais nous oblige ensuite à passer par une zone industrielle. On atteint alors un rond-point, embranchement de la N-547 et la N-634. On continue sur un chemin en terre qui se dirige vers l'aéroport de Lavacolla. On traverse San Paio et Esquipa puis Lavacolla. On continue par la N-630 pour emprunter une piste qui passe au-dessus du ruisseau de Lavacolla. Une piste goudronnée légèrement en montée se dirige vers le mont do Gozo. Mais d'abord, il nous faut affronter une côte jusqu'à Vilamaior. On continue tout droit en passant par Neiro. Le chemin est plutôt agréable, entouré d'arbres. On atteint le camping de San Marcos.

14, 5 km : On traverse San Marcos en direction du monument aux pèlerins érigé sur le mont do Gozo, depuis lequel on peut admirer la vue sur Saint-Jacques-de-Compostelle. On reprend notre route en suivant la piste goudronnée qui borde le complexe touristique de Mont do Gozo. Après avoir descendu des escaliers, on traverse le pont qui passe au-dessus de l'autoroute A-9 et de la rivière Sar. On tombe ainsi sur la rúa San Lázaro. On passe devant le palais des Congrès. On prend ensuite la rúa do Valiño puis la rúa das Fontiñas et la rúa Concheiros. Enfin, on suit la rúa de San Pedro pour tomber sur la porte Do Camino.

20 km : Le pèlerinage touche à sa fin, nous voici à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Carnet de route

Cette dernière étape, courte et sans difficultés, devrait vous permettre d'arriver avant midi à la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle pour assister à la messe du Pèlerin et recevoir votre Compostela, document qui accrédite l'accomplissement du pèlerinage. Dernier moment d'émotion depuis le Monte do Gozo, à 380 m d'altitude, où s'ouvrent devant nos yeux les toits de la ville, avant de rejoindre le coeur de la cité, où prend fin notre pèlerinage.

Jour 31 - 20 km.

Cumulé : 777 km.

Profil de l'étape : facile.

Durée : 5 heures de marche.

La pensée du jour

Il y a un but, mais pas de chemin ; ce que nous nommons chemin est hésitation.

Franz Kafka

SUR LE CHEMINHaut de page
SAN MARCOSHaut de page

En chemin, vous pourrez vous arrêter à San Marcos (environ 1 000 habitants) pour faire des provisions dans l'épicerie du coin.

SAINT-JACQUES-DE-COMPOSTELLEHaut de page
Saint-Jacques de Compostelle
Saint-Jacques de Compostelle
Saint-Jacques-de-Compostelle.
Saint-Jacques-de-Compostelle.
Les coquilles Saint-Jacques, symboles du pélerinage.
Les coquilles Saint-Jacques, symboles du pélerinage.

La capitale de la Galice compte plus de 95 000 habitants. C'est également la troisième ville sainte, après Jérusalem et Rome, et le but ultime du pèlerinage. À l'origine de cette ville, une légende : celle de l'apôtre saint Jacques, disciple et ami intime de Jésus-Christ, qui serait venu en personne prêcher l'Évangile dans les lointaines provinces romaines d'Hispanie. À son retour en Palestine, il fut décapité par Hérode. Sa dépouille, déposée par un groupe de disciples dans une embarcation, aurait miraculeusement échoué à l'embouchure de l'Ulla, près d'Iria Flavia (l'actuel Padrón, à 20 km au sud de Saint-Jacques). Tombée dans l'oubli, la précieuse arche aurait été découverte par un ermite, en l'an 813, sur le Campus Stellae (champ de l'étoile) éclairé d'une lueur divine. Et c'est là que l'histoire reprend son cours : informé de la découverte, le roi Alphonse II s'empresse de faire construire une basilique - sur les lieux de l'actuelle cathédrale - et proclame saint Jacques (Santiago) patron du royaume des Asturies. Le site devient aussitôt un pôle d'attraction majeur pour le christianisme européen, alors sérieusement menacé par l'invasion musulmane. Avec l'emblème de la coquille Saint-Jacques, le monde médiéval en crise retrouve la foi et dès lors des milliers de pèlerins affluent de partout en Europe, donnant naissance à divers chemins de Saint-Jacques. La cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle est somptueuse ; son bourg médiéval, composé de palais, de demeures à arcades, d'églises romanes et baroques, dans une débauche de granit doré, est parmi les mieux conservés d'Europe. La cité de pierre a de quoi susciter des vocations. Inscrite au patrimoine mondial par l'Unesco en 1985, la très sainte Compostelle n'est pas uniquement imprégnée de mysticisme. C'est aussi un important carrefour universitaire : plus de 30 000 étudiants accourent chaque année vers la capitale de la Galice, ajoutant à la ferveur ambiante une vie culturelle et nocturne très animée.

La vieille ville, extraordinaire concentration de palais, d'églises et de monastères, est interdite aux voitures. Elle se laisse aborder par la Puerta Fajera (au sud), point de jonction entre les deux secteurs. S'enfonçant, par la calle do Franco et sa parallèle la calle del Villar, dans une succession de bars à tapas et de petites pensions, l'humble marcheur parvient en quelques minutes au pied de la cathédrale. Après une visite toujours solennelle, la tournée monumentale dans les sites environnants requiert une bonne journée, mais les distances sont très courtes. Un petit secteur commercial au parfum désuet se maintient le long des rues Preguntoiro, Calderería et Huérfanas, animées à l'heure du shopping, avec, de part et d'autre, l'honorable université, fondée en 1532 (mais logée dans un édifice XVIIIe siècle), et la calle Nova, bordée d'arcades et de fières demeures. Au-delà de la Puerta Fajera s'étend l'agréable jardin de la Herradura, suivi du vaste fief estudiantin : le campus universitaire.

La ville et la cathédrale
La ville et la cathédrale
Bâtons de pélerins.
Bâtons de pélerins.
Sur la route de Saint-Jacques de Compostelle.
Sur la route de Saint-Jacques de Compostelle.
<p>Sur le chemin de Compostelle.</p>

Sur le chemin de Compostelle.

Patrimoine religieuxHaut de page

Saint-Jacques compte plus de 40 monuments : églises, palais, monastères... Les plus significatifs se trouvent dans le périmètre de la cathédrale. Pour le reste, il ne s'agira pas ici de pèlerinage, mais plutôt de déambulation au gré des ruelles de la cité. Car les Compostellans le disent bien : " Ici, chaque pierre parle ! " En remontant derrière la cathédrale, on découvre le monasterio San Martin Pinario, qui préside la place San Martín d'une superbe façade composée d'un retable plateresque et précédée d'un escalier à double volée. En entrant dans l'église, on est frappé de l'ampleur de la nef, unique. Admirez la belle voûte à caissons, éclairée par une lanterne sans tambour caractéristique du style byzantin. Le retable du maître-autel, dessiné par l'architecte Casas y Novoa en 1730, est de style churrigueresque. La visite ne s'arrête pas là, bien au contraire : palais Gelmírez, Casa del Cabildo, églises (romanes) San Fix, Santa María Salomé...

Le couvertHaut de page

Déambulez le long de la calle do Franco, où s'alignent des tavernes aux menus économiques, proposant également des tapas de poulpe et calamar, ainsi que des coquilles... Saint-Jacques évidemment. Autres endroits très connus pour leurs cafétérias agréables et tranquilles : la plaza da Quintana, la calle Do Vilar et la calle Nova.

EmplettesHaut de page

Autour de la plaza Platerias, de nombreuses boutiques vendent des bijoux en jais ou en argent frappé, mais aussi toutes sortes d'articles où figure, apposée, la fameuse coquille.

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