Le guide : GUIDE DE L'EXPATRIATION : Les mutations

Les mutations

L'entreprise dans laquelle vous travaillez peut vous proposer une mutation dans l'une de ses filiales à l'étranger. Cela peut être une excellente opportunité de partir découvrir le monde, dans un cadre pas complètement inconnu. Toutefois, il convient de bien cadrer ce départ, souvent entre trois et cinq ans, afin de bien le vivre. Notez en préambule qu'il existe des cas spécifiques, comme celui du détachement des enseignants à l'étranger. Voici les grands sujets à aborder.

Bien négocier les termes de son contratHaut de page

Dans la majeure partie des cas, si vous partez travailler dans une filiale à l'étranger, votre contrat français n'a plus lieu d'être. Il peut être suspendu ou terminé en fonction des cas. Il convient donc de bien négocier votre nouveau contrat, lié par les règles du pays d'accueil. Sachez que si vous vous installez dans un des pays de l'UE (ou si vous conservez votre contrat français), la réglementation européenne impose que figurent notamment dans le contrat la composition du salaire (et la devise retenue pour son paiement), les primes d'expatriation et les avantages en nature.

Les spécialistes en mobilité internationale conseillent désormais de ne pas être trop gourmand auprès de son employeur. Désormais, les entreprises tendent à maintenir une continuité entre le niveau de vie en France et à l'étranger. Ainsi, il y a peu de chances que l'on double votre salaire ! Soyez raisonnable.

En cas de perte d'emploi. Une fois à l'étranger, votre employeur n'est pas tenu de vous affilier au régime chômage des expatriés. S'il ne le fait pas, vous avez la possibilité de cotiser volontairement à ce régime.

Retour en France. Généralement, l'entreprise vous assure de retrouver un poste équivalent à votre retour. Souvent, l'ancienneté et l'expérience acquises à l'étranger ne sont pas prises en compte au retour, ce qui peut être ressenti comme une frustration. D'autant plus lorsque les collègues restés en France sont, eux, montés en grade.

Maintenir son niveau de vieHaut de page

Expatriation n'est pas toujours synonyme d'augmentation du niveau de vie. Si votre salaire brut vous paraît plus élevé, n'oubliez pas de prendre en compte plusieurs facteurs : en quelle devises êtes-vous payé ? Les primes sont-elles maintenues ? Quels sont les taux d'imposition sur le revenu dans le pays d'accueil ? Dans quel pays allez-vous payer vos impôts ?

Fiscalité. Sachez que si vous restez domicilié fiscalement en France, l'ensemble de vos revenus de source française et de source étrangère devrait être imposé dans l'Hexagone. Toutefois, la France a conclu des conventions bilatérales avec de nombreux Etats pour éviter les doubles impositions. Ces accords prévoient généralement que la rémunération perçue à l'étranger n'est imposable qu'à l'étranger.

Protection sociale. Les expatriés sont affiliés au régime de Sécurité sociale du pays d'accueil, ce qui est souvent peu intéressant en comparaison du système français. Consultez le Centre des liaisons européennes et internationales de la Sécurité sociale pour connaître la réglementation de la destination visée. Pour conserver un bon niveau de couverture sociale, il faut cotiser à la Caisse des Français de l'étranger (CFE), une caisse distincte de la Sécurité sociale, réservée aux expatriés.

Avantages en nature. C'est un bon moyen d'améliorer votre niveau de vie sur place. Négociez avec votre entreprise une voiture ou un logement de fonction. Des allocations logement ou des remboursements de frais d'installation peuvent être demandés. De même, pour faciliter l'intégration de votre famille dans le pays d'accueil, certaines entreprises prennent en charge les frais de scolarité des enfants. Votre conjoint peut également bénéficier d'aides.

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