Le guide : France à cheval : Normandie

Normandie

S'il y a bien une région de tradition équestre, c'est la Normandie. Entre la Basse et la Haute-Normandie, ce sont 650 clubs affiliés à la FFE qui proposent aux cavaliers de pratiquer l'équitation qui leur convient, sur une terre où le cheval occupe une place de choix, une place de roi. Le Calvados est le département français présentant la plus forte densité de chevaux. Le Pays d'Auge, entre l'Orne et le Calvados, reste dans l'inconscient collectif comme la terre des chevaux par excellence. Ils y vivent de fait en parfaite harmonie et, pour s'en convaincre, il faut s'y rendre, où lire La chute de cheval, l'excellent best-seller du plus cavalier des écrivains-journalistes, Jérôme Garcin. Le Haras du Pin est le fleuron des Haras nationaux. La Normandie est la région du cheval. La tradition d'élevage, surtout en Basse-Normandie, y est très solide. La région compte en effet 100 000 chevaux, plus de 40 000 licenciés, 250 cavaliers professionnels  ; elle enregistre 15 000 naissances chaque année et produit 40 % des chevaux de courses français et 30 % des chevaux de sport (selle-français). Elle finance un établissement unique en son genre, l'institut pathologique du cheval  ; elle abrite deux haras nationaux (Saint-Lô et Pin) et pas moins de 31 hippodromes... Et si les cavaliers hexagonaux et étrangers sont convaincus par les atouts normands, la Fédération Equestre Internationale aussi, puisqu'elle a décidé d'attribuer à la Normandie l'organisation des Jeux Equestres Mondiaux de 2014. Résultats, 61 nations, 800 cavaliers et 900 chevaux se sont donné rendez-vous pour ces championnats du monde sur un seul et même site, à Caen, du 23 août au 7 septembre 2014. Grande tradition dans la région, la randonnée équestre se pratique dans tous les départements et sous toutes ses formes dans les 100 centres équestres disséminés sur le territoire. De la simple balade aux jours de randonnée dans les massifs, en calèche ou en roulotte, la passion du galop ne pourra que vous gagner.

CalvadosHaut de page

Situé entre le massif armoricain et le pays d'Auge, le département du Calvados reste le plus petit de Basse-Normandie mais aussi le plus peuplé. Sa façade maritime longue de 116 km et sa diversité de paysages attirent nombre de touristes mais aussi de cavaliers ! À l'Est, le bassin parisien s'oppose à l'Ouest au bassin armoricain avec la vallée du Bessin autour de Bayeux, faite de plateaux à bas relief modulé par les rivières. Le Sud-Ouest est pourtant lui davantage marqué par le bocage virois, prémices du socle granitique breton, alors que l'Est du département et le pays d'Auge restent largement empreints du charme normand et de paysages naturels, qui lui valent le surnom de Suisse Normande.

Huit hippodromes, 1 400 élevages et 3 600 naissances par an font de ce département un des premiers lieux de pratique de l'équitation.

Tout le Calvados vit au rythme des chevaux durant la 2e quinzaine d'octobre, lors des Equi'days. Cette manifestation, vieille déjà de plus de 20 ans, est un vrai succès  : elle regroupe toute la filière cheval et invite les curieux et les passionnés à en apprendre toujours plus sur le cheval. Visites des haras, portes ouvertes de centres équestres, ventes de pur-sang, courses, spectacles équestres... C'est tout le département qui met à l'honneur le cheval.

Pareil environnement rend la pratique de l'équitation rêvée. Il est aussi possible de monter sur la plage ou au coeur de la campagne sur les quelque 4 900 km de sentiers ouverts aux cavaliers et leur monture. 25 topo-guides sont disponibles dont 5 tours de pays, Pays d'Auge, Suisse Normande, Pays de Falaise, Bocage Virois, Bessin. Renseignements : CDT Calvados (Tél.) 02 31 27 90 43.

Le Trotteur français, fleuron de l’élevage normand

Le trotteur français est l'une des races françaises les plus célèbres au monde. Son représentant le plus illustre reste, à ce jour, celui qui a gagné quatre fois le prix d'Amérique et que l'on a surnommé le roi fainéant, Ourasi. La région d'élevage historique du trotteur français est la Basse-Normandie, surtout autour des deux haras nationaux du Pin et Saint-Lô. Pour autant cette race, très répandue et très prisée, est présente dans toute la France. L'absence de standards de la race rend l'identification des trotteurs délicate. Un oeil averti saura tout de même les reconnaître à leur tête rectiligne et à leur sternum proéminent. A ces deux traits physiques, souvent communs d'un sujet à un autre, s'ajoutent leur allure compacte et la couleur de leur robe majoritairement baie ou alezane. Enfin, un trotteur mesure 1,65 m au garrot. L'origine de cette race que l'on retrouve sur les hippodromes remonte au XIXe siècle. A Cherbourg, en 1836, eurent en effet lieu les premières courses de trot, qui donnèrent l'idée aux éleveurs de croiser des juments normandes avec des pur-sang et des trotteurs Norfolk. Un tiers des poulains qui naissent chaque année présentent les qualités requises pour courir, les autres sont orientés vers l'équitation de loisir ou les concours hippiques. En savoir plus :

Plus de 8000 licenciés eurois, pour le plus fort taux de cavaliers par habitant du pays (15,5 chevaux pour 1000 habitants). Une première place dont l'Eure n'est pas peu fière puisqu'elle s'emploie depuis quelques années déjà à valoriser la filière équine et l'équitation sur tout le territoire. La tradition de l'élevage est bien installée et de très grande qualité ; d'ailleurs, Ourasi est né dans l'Eure. La présence de grands noms de concours hippiques comme Alexandra Ledermann ou Eric Navet rend le département attractif. Et pour parfaire le tableau, l'Eure compte de belles forêts. Des idées de circuits :

Forêt de Montfort-sur-Risle. Avec 2 000 hectares, la forêt domaniale de Montfort est le plus petit mais aussi le plus vallonné et le plus varié des massifs forestiers de l'Eure. De fin septembre à février, les promeneurs peuvent venir le dimanche, car la chasse a lieu alternativement le lundi, le jeudi et le samedi. Le reste de l'année, la forêt se laisse découvrir en toute liberté à cheval. Pour éviter de vous perdre, une carte touristique, " Randonnée en forêt de Montfort " est disponible à l'office de tourisme (renseignements (Tél.)  02 35 14 20 45).

Forêt de Lyons. Avec ses 10 700 hectares, la forêt de Lyons offre naturellement de nombreuses possibilités de randonnées à cheval. Implanté au coeur de la hêtraie et à cinq kilomètres de Lyons, l'Arboretum des Bordins est un véritable jardin forestier de près de huit hectares, riche d'environ 90 espèces totalisant 13 000 arbres et issues de tous les continents. En plus de l'indispensable carte IGN Top 25 2111 qui détaille la forêt, des dépliants spécifiques sont délivrés par l'office de tourisme (Tél.)  02 32 49 31 65).

Le département est baigné par la Manche sur toute sa façade Ouest, soit près de 355 km, incluant la péninsule du Cotentin, les îles anglo-normandes ou celle de Tatihou.

Sur la côte Est, la baie des Veys, célèbre pour accueillir la plage d'Utah Beach, monument historique à elle seule, a l'image d'une côte régulière encerclée par un cordon dunaire. Au nord, les vieilles falaises affaissées rythment la zone ralliant la pointe de Barfleur à Cherbourg avant d'arriver dans la Hague. Enfin, la Manche accueille un des monuments les plus visités au monde : le Mont Saint-Michel, dont la baie est un lieu mythique pour tous les cavaliers du monde qui caressent le rêve de la parcourir au galop car, dit-on, la marée remonte ici à la même vitesse. Aussi, sans prendre de risque immodéré, la traversée pour des raisons de sécurité doit se faire au pas et accompagné par un ATE. La Baie du Mont Saint-Michel à marée basse est probablement le site immanquable pour tout cavalier d'extérieur qui se respecte...

Avec un réseau de chemins balisés de 4 500 km dont 250 km de voies vertes, les possibilités sont très nombreuses. Ces anciennes voies de chemins de fer sont réhabilitées en sentiers de randonnée et sont accessibles aux randonneurs à pied, à cheval et en attelage, à bicyclette, ainsi qu'aux personnes à mobilité réduite. Il y a entres autres la voie de Vire à Pontaubault sur 70 km (par Sourdeval, Mortain, Saint-Hilaire-du-Harcouët, Ducey) ou la voie de Domfront de Mortain, 25 km à parcourir (départ dans l'Orne).

Enfin le département renferme le site historique de l'élevage normand de chevaux de sports : le Haras de Saint-Lô, qui se visite tous les jours en semaine. Quelques idées de circuits :

Le Pays du Mont-Saint-Michel. Inscrit au Patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO, le Mont-Saint-Michel est l'un des sites les plus visités en France, et pour cause : pour reprendre les mots de Victor Hugo, il a tout d'une " pyramide merveilleuse ". Mais le Mont-Saint-Michel, c'est aussi sa baie − Avranches et tous ces petits villages des alentours. La baie forme une frontière naturelle entre Bretagne et Normandie. Ecrin somptueux abritant le Mont-Saint-Michel, elle en est indissociable et contribue à sa mise en valeur. De nombreuses randonnées sont possibles aux alentours, offrant de multiples points de vue sur le mont. Les particularités de la baie, la richesse des différents milieux, prés salés et marais, ainsi que sa position sur la voie de migration atlantique en font une réserve ornithologique exceptionnelle. C'est également un lieu de passage important pour les saumons et une zone de développement favorable pour un grand nombre de poissons plats. Mais soyez vigilant, la baie peut être particulièrement dangereuse. Pour une visite en toute sécurité, laissez-vous accompagner par un guide agréé, un ATE.

Le Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin. Le Parc couvre 120 000 hectares. Quatre cours d'eau convergent vers la baie des Veys : la Douve, la Taute, la Vire et la Sèves constituent les fameux marais du Cotentin. L'habitat rural est particulièrement intéressant. On recense environ 3 500 vieilles bâtisses d'argile aux nuances rouge et or. Leur architecture et les matériaux de construction donnent à la zone des marais, ses couleurs chaudes. Les marais ont largement contribué au façonnement du département. On visite également les Ponts d'Ouve, espace de découverte du Parc, et de sa réserve ornithologique. Le parc s'ouvre sur la mer à l'ouest comme à l'est, notamment sur la célébrissime plage de Utah Beach. Un guide intitulé Les plus belles balades dans les marais du Cotentin et du Bessin édité par le Parc est disponible au prix de 12,80 € à l'Accueil touristique des Ponts d'Ouve (Tél.)  02 33 71 65 30 : il présente 27 circuits pédestres de 7 à 30 km, presque tous accessibles par les cavaliers. www.parc-cotentin-bessin.fr

La Vallée de la Vire. La Vallée de la Vire peut faire l'objet d'une randonnée de quelques heures ou d'une grande journée. Il existe en effet trois boucles de niveau facile ouvertes aux cavaliers, allant de 8,5 km à 41 km (compter 8h). Plusieurs lieux de départ sont envisageables mais il faudra passer par les plus beaux lieux de la vallée et du bocage normand, les Roches de Ham et le village fleuri de Domjean (départ possible). Entre Thorigni et Tessy, en plein coeur de la vallée de la Vire, les roches de Ham (GR22©) sont un site exceptionnel que les cavaliers adorent. Les roches culminent à plus de 105 m d'altitude, d'où des points de vue superbes sur la Vire. Constituées essentiellement de schiste, elles prennent des reflets bleutés, gris et violets qui se transforment en or au coucher du soleil. C'est saisissant de beauté. A cet endroit, par l'érosion des roches, la vallée de la Vire est profonde, calme et solitaire, offrant une campagne accueillante, un bocage aux couleurs verdoyantes, un chemin de halage préservé et des rochers impressionnants. En contrebas, sur la rive gauche de la Vire au lieu-dit " Le Grand Val de Vire ", on peut admirer la belle vue d'ensemble des versants abrupts couverts de verdure. Le chemin de halage, se situant sur cette même rive, conduit à de petits endroits merveilleux... Ce chemin de halage est sur son tronçon Saint-Lô/Pont-Farcy recouvert d'herbage et accessible au cavalier. Un beau prétexte de rando qui permet de découvrir la Vallée de la Vire et un des hauts-lieux du cheval normand, le Haras de Saint-Lô.

Boucle équestre du Cap de la Hague. Distance 41 km, durée : 8 heures. Il faut être bien à l'aise à cheval pour envisager cette randonnée. Départ possible depuis le parking de Jobourg, Gréville-Hague, Sainte-Croix-Hague et Vauville. Ce circuit invite le randonneur sur des chemins d'exception où le littoral est unique, fait de falaises, de criques et de landes de bruyère. Un gîte d'étape à Gréville-Hague (Adrien et Thérèse Dumoncel - Hameau aux Fèvres (Tél.)  02 33 52 75 80) est ouvert aux cavaliers qui souhaiteraient faire le chemin en deux jours. Il faudra près de Joburg s'arrêter à Omonville-La-Petite, à la Maison de Jacques Prévert ((Tél.)  02 33 52 72 38) qui a été conservée telle quelle à la mort du poète, qui repose dans le cimetière du petit village. A Gévrille-Hague, au hameau de Gruchy, une autre étape culturelle attend le randonneur  : la maison natale du peintre Jean-François Millet. On découvre la vie du peintre attaché à son village et s'inspirant des habitants pour la réalisation de ses toiles. Sa maison natale est ouverte à la visite ((Tél.) 02 33 01 81 91) et invite à la découverte de l'enfance du peintre. C'est un lieu de mémoire meublé de mobilier traditionnel.

Voir des cobs normands

En plus du haras de Saint-Lô, fief de la race, des évènements offrent au curieux des occasions d'admirer ces traits sportifs que sont les cobs normands. A commencer mi-août par le Normandie Horse Show, réunion à laquelle ces traits participent lors de concours d'attelage d'utilisation et SHF. C'est l'élite de la race qui se retrouve au National de race pouliches et poulinières, au National mâles et au Concours d'approbation des étalons. Les cobs normands sont également présents aux deux grands salons parisiens (de l'agriculture et du cheval) et lors des routes internationales  comme la Route du Poisson.

L'emblème du département n'est autre qu'un cheval, c'est dire l'importance que cet animal occupe dans le coeur des Ornais. Le département accueille le Versailles du cheval, le Haras du Pin, qui fait la fierté de l'élevage hexagonal. Les paysages se prêtent à merveille au tourisme équestre  : à l'ouest se trouvent le Bocage normand et la forêt des Andaines, dans le centre s'allonge une plaine céréalière sur laquelle déborde le paysage enchanteur des Alpes-Mancelles, au centre nord-est le Pays d'Auge méridionale prospère, au nord-est le Pays d'Ouche se partage entre l'Eure et l'Orne, et enfin au sud-est on retrouve le Perche dont l'emblème est le trait le plus célèbre au monde, le Percheron. Cette race est adulée jusqu'au Japon, où il participe aux courses de baneï sur l'île d'Hokkaïdo.

Décidément la Normandie est plus que n'importe quelle région française la patrie du cheval, car non contente d'organiser les prestigieux Jeux Equestres mondiaux en 2014, l'Orne a accueilli en 2012 l'Equirando au Haras du Pin, la plus attendue des randonnées de l'Hexagone.

Des idées de circuits :

Le Pays d'Argentan - Pays d'Auge Ornais. Dans le Pays d'Argentan - Pays d'Auge Ornais, 15 circuits ont été élaborés pour les randonneurs équestres dont trois spécialement pensés pour les meneurs d'attelages. Pour suivre ces itinéraires thématiques, il existe un topoguide au prix de 5 € (A cheval, Pays d'Argentan Pays d'Auge Ornais), comportant 12 feuillets et des cartes au 1/25000e, à se procurer au près du Comité Départemental de Tourisme Equestre de l'Orne. Parmi les circuits, citons entre autres pour les meneurs " Attelage au Vieux Pin ", une boucle de 7,3 km autour du Haras national du Pin et pour les cavaliers la " boucle du Sap " longue de 30 km dans la région du Sap, ville apprécié pour son terroir (pomme, cidre...).

Le Parc naturel régional du Perche. Situé dans l'Orne, ce parc, créé en 1998, couvre près de 182 000 hectares sur 118 communes. Massifs forestiers, bocage et prairies, vallons et rivières, se partagent un paysage ponctué de manoirs, châteaux et villages, parmi les plus beaux de France. Les chevaux de trait sont l'emblème du parc. Il est fortement conseillé de faire appel à des clubs de la région pour randonner dans le parc en compagnie d'un Accompagnateur de Tourisme Equestre. Les cavaliers confirmés qui souhaitent sillonner le parc par eux-mêmes peuvent commander le rando-guide ou retrouvez le directement à la boutique de la Maison du Parc. / 15 € +2,40 € de Frais de Port soit 17,40 € (Envoi de la documentation à réception du règlement). La Maison du Parc suggère aux cavaliers quatre itinéraires pouvant être parcourus en une demi-journée  : un premier dans le secteur d'Authon-du-Perche, " les Terres douces ", long de 23 km à faire en 2h50  ; un second dans le même secteur mais autour de la thématique " Bois et châteaux ", long de 37 km à parcourir en 4h30 pour une difficulté moyenne ; un troisième autour de Charbonnières et du " Bois de Grandmont " long de 12 km à faire en 1h30 et enfin un quatrième plus difficile autour de Coudray-au-Perche à la découverte des " Manoirs et châteaux " en 20 km et 2h30. Pour les meneurs confirmés ou accompagnés, ce sont 6 itinéraires allant de 2 heures à la journée que la Maison du Parc présente.

Seine-MaritimeHaut de page

La Seine-Maritime est un département entre mer et terre. La côte d'Albâtre s'ouvre sur la Manche alors que les pays de Caux et de Bray regardent vers le continent. Deux vallées viennent parfaire le tableau  : la vallée de Bresle et la majestueuse vallée de la Seine. Sans oublier " La ville aux cent clochers ", chère à Victor Hugo  : Rouen, ville d'Art et d'Histoire fière de son riche patrimoine architectural et de ses coutumes. 1 000 sentiers équestres parcourent le département pour le plus grand plaisir des cavaliers qui peuvent également profiter d'un patrimoine forestier important puisque 44 000 ha de forêts (forêt d'Eu, forêt d'Eawy, forêt de Brotonne...) recouvrent le territoire. Une soixantaine de structures équestres accueille le cavalier dans les meilleures conditions. Le CDTE 76 a édité un topoguide en 1991 et en 1997 et a recensé en 2008 11 boucles de promenades à cheval qui vont faire l'objet d'un topoguide réactualisé dans les prochaines années.

La manifestation Equirando a pu avoir lieu en Seine-Maritime depuis le site de l'Abbaye de Jumièges en 1997.

La Seine-Maritime est bien quadrillée par un réseau de chemins ouverts aux cavaliers qui peuvent traverser le département du nord au sud en partant de l'estuaire de la Seine jusqu'au Tréport en longeant la côte d'Albâtre ou en longeant la Seine jusqu'à Gournay-en-Bray. Il est également possible de traverser dans la largeur le département et de passer avec facilité côté terre en partant du côté mer.

Des idées de parcours :

Sur les traces du chasse-marée (Clères). Des parcours aménagés, comme le GR© (chemin de grande randonnée) ou les PR© (promenades randonnées), proposent des balades plus ou moins longues. Clères se trouve en fait sur le chemin qu'empruntaient les chasse-marées pour descendre en une nuit le poisson frais de Dieppe à Paris. Les mareyeurs le livraient boulevard Poissonnière dès 9h. Les chasse-marées désignent les voitures attelées de quatre cobs avec lesquelles ils filaient toute la nuit jusqu'à la capitale. Ce chemin a été parcouru du Moyen Age au XIXe siècle. Le tronçon entre Dieppe et Rouen a été restauré. La distance de 80 kilomètres se fait aujourd'hui en plusieurs étapes. En chemin avant de rejoindre Rouen, il faudra voir les halles et le château de Clères et les colombiers du pays de Caux. Depuis Clères, une boucle jusqu'à La Bocasse (13 km) est envisageable. Renseignements à l'Office de Tourisme du Canton de Clères.

Forêt d'Eu. Ancienne forêt royale, la forêt d'Eu s'étend sur plus de 9 300 hectares et s'épanouit entre deux vallées, celle de la Bresle et celle de l'Yères, d'Eu jusqu'à Aumale. La forêt d'Eu a plusieurs visages, qui s'allient pour faire d'une randonnée en sous-bois un grand bol de bonheur. Royale, elle porte d'abord en elle les marques de son histoire  : les poteaux aux carrefours des routes forestières sont en fonte, rappelant les glorieuses chasses des rois. A vocation industrielle, c'est grâce aux bois issus de cette forêt, utilisés pour chauffer les fours, que l'industrie verrière a pu se développer dans la vallée. Touristique, enfin, elle est sillonnée par des dizaines de circuits de randonnée, les plus célèbres étant celui du chemin vert du Petit Caux, qui suit l'ancienne voie ferrée, et celui du chemin des Etangs, qui serpente le long de la Bresle. Le lieu regorge aussi de curiosités locales, arbres porteurs de légendes ou chemins aux noms évocateurs, invitations sans cesse renouvelées à venir se perdre en forêt...

Forêt d'Eawy. Eawy se dit " E-a-vi ", tout simplement. Ce nom d'origine germanique signifie " prairie humide ". Cette forêt est l'une des plus majestueuses de la Seine-Maritime, avec plus de 7 000 hectares de hêtraie. De Saint-Saëns, on peut s'y enfoncer à partir du nord de la ville en suivant le sentier de grande randonnée du pays de Bray (prendre la rue Pierre Brossolette puis le chemin aux galets).

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