Le guide : VACANCES AVEC OU SANS SON ANIMAL : Conseils « santé »

Conseils « santé »

Trouver un bon vétérinaireHaut de page
DISPENSAIRES ET ÉCOLES VÉTÉRINAIRES

Attention, certains de ces établissements sont accessibles sous condition de ressources. Renseignez-vous auparavant.

En France, les candidats à ce métier mythique ont le choix entre quatre écoles vétérinaires : à Maisons-Alfort, Lyon, Nantes et Toulouse. La sélection est rigoureuse et la formation de haut niveau. En cas de besoin, vous pouvez tout à fait amener votre animal malade à la consultation d'un des dispensaires de ces écoles vétérinaires. Il y sera soigné comme on le fait des patients humains dans un hôpital universitaire ! Votre protégé aura accès aux moyens d'investigation sophistiqués (radio, scanner, IRM, laboratoire d'analyses...) et les soins seront administrés par des étudiants vétérinaires, sous la tutelle d'un professeur.

Comme c'est le cas pour les médecins, selon la déontologie de leur ordre, les vétérinaires ne sont pas autorisés à faire de publicité. Il n'est donc pas toujours facile de trouver un vétérinaire, surtout si vous êtes en vacances et que vous ne connaissez personne sur place. Vous trouverez les coordonnées des vétérinaires de votre lieu de villégiature sur les pages jaunes de l'annuaire ou en consultant le site de l'Ordre national des vétérinaires (www.veterinaire.fr). Si vous recherchez plus précisément un vétérinaire spécialisé dans les troubles du comportement, vous pouvez consulter le site www.zoopsy.com qui propose une carte de France de ces spécialistes. Vous pouvez également vous renseigner auprès d'un toiletteur ou d'un marchand d'accessoires pour animaux. Généralement, ceux-ci se font un plaisir de vous conseiller et de vous communiquer leur liste de professionnels sérieux (ou/et amis !). Quoi qu'il en soit, la meilleure attitude, du moins la plus prévoyante, consiste à vous renseigner avant votre départ et à noter les coordonnées du vétérinaire le plus proche de votre lieu de villégiature.

Premiers soinsHaut de page

Comme vous avez une boîte à pharmacie de famille chez vous, dans votre voiture, dans votre valise ou votre sac à dos... pensez à quelques médicaments spécifiques pour votre compagnon à quatre pattes. A la maison ou en voyage, il convient de prévoir une trousse d'urgence dont la composition peut être établie avec l'aide de votre vétérinaire, voire de votre pharmacien. Sachez toutefois qu'un antiseptique de famille vaut aussi pour votre chien ou votre chat.

La trousse de soinsHaut de page

Pour des raisons évidentes d'hygiène et de sécurité, il est préférable toutefois de dissocier la trousse d'urgence de votre animal de votre propre pharmacie. Certains médicaments sont communs aux chiens, aux chats et aux humains mais d'autres sont vraiment différents. Ainsi, les chiens et les chats sont très sensibles au paracétamol, qui peut provoquer de graves intoxications, voire entraîner la mort. Les chiens supportent bien l'aspirine, mais pas les chats. Même une faible dose peut leur être fatale ! De même avec l'ibuprofène. N'administrez donc jamais un médicament à votre animal sans avoir vérifié si celui-ci est adapté à sa pathologie, son espèce, sa taille. Au moindre doute, demandez conseil à un vétérinaire.

TROUSSE DE SECOURS DE VOTRE ANIMAL

En plus des médicaments éventuels spécifiques à votre animal, sa trousse de secours doit contenir :

compresses stériles

bande de coton

bande autofixante

sparadrap

coton

désinfectant

ciseaux

pinces

gants jetables

muselière pour le chien

serviette ou linge pour contenir le chat

antalgique

antidiarrhéique

pommade cicatrisante

tire-tique

seringue pour aspirer le venin.

Quelques urgencesHaut de page

Si vous savez reconnaître les symptômes des principales urgences chez votre animal, vous pouvez lui sauver la vie. Ces symptômes doivent vous alerter, chez le chien comme chez le chat. Ils sont signes d'un problème de santé et justifient une consultation chez le vétérinaire :

vomissements

diarrhée

consommation excessive d'eau ou de nourriture

refus de boisson ou de nourriture

urine excessive ou très fréquente

constipation

tentatives fréquentes d'éliminer sans succès

sang dans les urines ou les selles

écoulement des yeux, des oreilles ou des parties génitales

perte de poils

léchage ou mordillage compulsif entrainant des blessures

lésions ou rugosités cutanées au long cours

odeur nauséabonde et/ou écoulements sur des plaies ou grosseurs

absences : le chien ou le chat regarde dans le vague, sans être conscient de son environnement

perte de connaissance.

Chez le chatHaut de page

L'apparition de la troisième paupière, appelée membrane nictitante, est assez souvent un signe de maladie. Elle se trouve dans le coin interne de l'oeil. Quand un chat est affaibli, la graisse autour de ses yeux, qui forme des coussinets protecteurs, se dissout. Les yeux s'enfoncent alors un peu dans les orbites et sont alors partiellement recouverts par la membrane nictitante.

Chez le chienHaut de page

La torsion d'estomac est une urgence absolue : de la rapidité d'intervention dépend la survie du chien. Contrairement à la croyance généralement répandue, elle ne touche pas que les grands chiens. La torsion d'estomac menace tous les chiens en cas de :

repas unique et volumineux

consommation trop rapide de la ration

exercice violent ou stress juste avant ou juste après le repas.

la torsion d'estomac est une urgence vétérinaire, les signes suivant doivent vous alerter : le chien est inquiet, ne tient pas en place, se plaint ; il éructe, a des spasmes abdominaux ; il tente de vomir mais n'y parvient pas ; son abdomen est volumineux et tendu, dur.

Les gestes qui sauventHaut de page

Votre animal a été blessé ? Première chose : restez calme ! La vie de votre chien ou de votre chat est peut-être en jeu et dépend alors de votre sang-froid et de votre capacité à réagir efficacement. Commencez par vous protéger : un animal accidenté peut mordre ou griffer et vous empêcher ainsi de le soigner. Pour un chien, confectionnez une muselière de fortune en entourant son museau deux fois avec une bande de tissu que vous nouez ensuite derrière les oreilles. Pour un chat, enveloppez-le, les pattes le long du corps, dans un drap ou une serviette. Si votre petit chien est inanimé, faites glisser sous lui un plateau ou une planche. Si c'est un grand chien, glissez sous lui une couverture dont vous vous servirez comme d'un brancard, avec l'aide d'une autre personne. Pour un chat, s'il est conscient et coopératif, prenez-le d'une main par la peau du cou et soutenez son derrière de l'autre. S'il est inconscient, transportez-le comme un petit chien.

En cas de saignement abondant d'une patte, appliquez une compresse sur la plaie en pressant fermement. Enroulez une bande de tissu autour du membre, pour faire un garrot entre la blessure et le coeur. Faites un noeud et insérez un crayon dedans. Serrez doucement pour faire un tourniquet, sans le laisser en place plus de 10 minutes.

En cas de noyade, mettez brièvement le chien ou le chat tête en bas pour évacuer l'eau des poumons. Couchez-le sur le côté droit, tête et cou tendus vers l'avant, sortez la langue et libérez la gueule de ce qui pourrait l'encombrer. Placez votre main autour de son museau et soufflez dans sa truffe, inspirez à côté et recommencez.

En cas d'arrêt cardiaque, placez le chien ou le chat dans la même position que pour la respiration artificielle. Posez la main gauche bien à plat sur son côté, juste derrière son coude, votre pouce au-dessus de sa patte. Appuyez rapidement sur la poitrine trois fois de suite, soufflez dans sa truffe et reprenez le massage. Procédez ainsi 15 à 20 fois par minute.

Dès que votre animal est stabilisé, conduisez-le chez le vétérinaire. Même s'il semble en bonne forme, faites-le examiner, il peut présenter des lésions internes.

Principales maladiesHaut de page
Principales maladies chez le chienHaut de page
La leishmaniose canine : une maladie grave

Maladie infectieuse, la leishmaniose est une zoonose c'est-à-dire une maladie commune à l'Homme et à l'animal, qui sévit sur tous les continents. En Europe, elle se concentre autour du bassin méditerranéen : Portugal, Espagne, Sud de la France, Italie, Grèce, où plus de 2/3 des chiens sont exposés à l'infection. Il est donc important lorsque vous voyager avec votre chien d'en tenir compte d'autant plus qu'il s'agit d'une maladie mortelle. La leishmaniose canine est, en effet, une maladie très grave, traumatisante pour le chien comme pour son maître. Il faut savoir qu'en Europe, 2,5 millions de chiens sont infectés par le parasite Leishmania infantum. Toutes les races de chiens peuvent être infectées. Les chiens mâles et femelles présentent le même risque face à la leishmaniose. Les changements climatiques et l'augmentation du nombre de personnes voyageant avec leurs chiens contribueraient également au déplacement de la maladie vers le nord. Elle peut-être transmise par l'intermédiaire d'un insecte qui ressemble au moucheron (le phlébotome). En France même la maladie se développe par le sud du pays.

Chez le chien, la leishmaniose est une maladie chronique, incurable, mortelle et invalidante. Les principaux symptômes sont : perte de poids, problèmes de peau, saignements de nez, griffes anormalement longues, boiteries, insuffisance rénale sévère.

La prévention primaire consiste à éviter les piqûres d'insectes en suivant ces conseils : Traiter le chien avec un insecticide topique rémanent, à action répulsive sur les phlébotomes. Actuellement, seules les molécules de la famille des pyréthroïdes (ex. perméthrine, deltaméthrine) présentent ces propriétés. Par exemple, les colliers imprégnés de deltaméthrine comme Scalibor® (site Internet www.scalibor.fr) possèdent une action répulsive contre les phlébotomes à partir d'une semaine après la pose, et pendant 5 mois ; Garder le chien à l'intérieur dès le crépuscule et la nuit pendant la saison à risque ; Réduire les micro-habitats propices aux phlébotomes, autour de la maison et dans les lieux fréquentés par le chien ; Utiliser un traitement insecticide domestique (type " anti-moustiques ") dans votre habitat.

Depuis 2011, il existe un vaccin qui limite le développement de la maladie (Canileish). La vaccination va stimuler le système immunitaire de l'animal afin de renforcer sa résistance à la maladie. Pour toute question sur la leishmaniose canine et sa prévention demandez conseil à votre vétérinaire.

La maladie de CarréHaut de page

Elle est le plus souvent caractérisée par de la fièvre, une conjonctivite, des troubles digestifs (vomissements, diarrhées), éventuellement accompagnés de problèmes respiratoires (bronchite, pneumonie) et de troubles nerveux (épilepsie, paralysie). Le traitement de cette maladie n'est pas toujours efficace et même après guérison, il peut demeurer des séquelles nerveuses, dont l'épilepsie. Heureusement, la vaccination est très efficace et permet de protéger les chiots de manière sûre.

La maladie de RubarthHaut de page

Aussi appelée hépatite contagieuse, cette maladie attaque le foie. Elle se manifeste généralement par une amygdalite, une gastro-entérite aiguë et parfois des problèmes oculaires. Son évolution est souvent mortelle chez les chiots. Là aussi, la vaccination est très efficace. Cette maladie semble aujourd'hui en voie de régression grâce au respect des consignes de vaccination.

La parvoviroseHaut de page

C'est une gastro-entérite hémorragique qui s'accompagne d'une diminution de l'immunité. Elle touche généralement les chiots âgés de quatre à huit semaines. Les chiots sont très abattus et déshydratés. Ils vomissent et ont des diarrhées hémorragiques. Malgré l'administration d'un traitement et la pratique de la réhydratation, l'évolution de la maladie est souvent mortelle. La prévention de la parvovirose passe par une bonne hygiène des élevages et la pratique systématique de la vaccination. Mais celle-ci n'étant efficace qu'à partir de trois mois, le chiot devra être tenu à l'écart du milieu contaminé jusqu'à ce qu'il soit protégé.

La leptospiroseHaut de page

Il existe en fait trois formes différentes de cette maladie : une forme digestive (gastro-entérite hémorragique), une forme hépatique et une forme rénale (insuffisance rénale aigüe). Ce sont des maladies bactériennes transmises par le léchage d'objets, par l'absorption de nourriture ou d'eau contaminés par de l'urine de rats infectés. Ces maladies sont très souvent mortelles. Elles touchent les chiens qui sont en contact avec un milieu à risque, tel les marais, les canaux ou rivières.

Principales maladies chez le chatHaut de page
La leucoseHaut de page

C'est une infection due à un rétrovirus. Elle se transmet par contact, léchage ou utilisation de la même litière par des chats sains et malades. Les chats qui peuvent aller à l'extérieur sont les plus touchés par la maladie. Tous les chats ne développent pas la leucose. Chez certains animaux, le virus est combattu, mais reste latent : le chat est alors porteur sain. Chez les autres, la maladie atteint le système immunitaire. Les symptômes peuvent donc être très variés. En général, on constate un amaigrissement, de la fièvre et l'apparition de différentes affections bactériennes et virales. Il n'existe aucun traitement efficace contre le virus de la leucose. Des médicaments peuvent soulager l'animal, mais ne peuvent le guérir. La seule prévention efficace est donc la vaccination. Ajoutons toutefois la stérilisation, qui limite les contacts entre chats.

Le virus de l’immunodéficience féline (F.I.V)Haut de page

Ce virus se transmet la plupart du temps par morsure. Les mâles non castrés qui peuvent aller à l'extérieur sont les plus touchés. Un chat infecté par le virus du F.I.V développe la maladie en cinq stades : la primo-infection (fièvre modérée, ganglions), une phase de séropositivité sans symptômes, une phase clinique débutante (perte de poids, accès de fièvre), une phase clinique de consolidation (infections à répétition) et un stade terminal (l'animal est sensible à tous les germes et meurt en 1 à 6 mois). Il n'existe aucun vaccin ni traitement contre le virus de l'immunodéficience féline. Seule la prévention permet d'éviter la maladie : les chats qui sortent doivent être stérilisés pour éviter les bagarres et les accouplements, principales causes d'infection par la maladie.

Péritonite infectieuse féline (P.I.F)Haut de page

Cette maladie est due à un coronavirus. Elle est extrêmement contagieuse, et se contracte par le léchage ou l'ingestion d'excréments de chats contaminés. Elle touche surtout les jeunes. Les symptômes de la péritonite infectieuse sont la fièvre, la fatigue, le manque d'appétit, des diarrhées. Un liquide gagne l'abdomen puis les autres organes. Il n'existe ni vaccin ni traitement efficace contre cette maladie. Un traitement à base de cortisone et d'antibiotiques peut soulager le chat, mais l'issue de la maladie est toujours fatale.

Le typhusHaut de page

Également appelé panleucopénie infectieuse féline, cette affection est due à un parvovirus très résistant. Le chat peut être contaminé au contact d'un animal malade (léchage, morsure, contact avec les excréments) ou au contact de son environnement : le virus est très résistant et peut donc être transporté par les humains sur leurs vêtements, chaussures... Les symptômes de la maladie se caractérisent par une fièvre élevée, un extrême abattement, un refus de s'alimenter et de boire, des vomissements et une diarrhée. Il existe une forme suraiguë de la maladie, qui provoque un décès subit, en moins de 12 heures. Le taux de mortalité de cette maladie est de 50 % à 60 %, certains animaux conservant à vie des séquelles. Le traitement passe par une réhydratation de l'animal grâce à une perfusion et l'administration d'antibiotiques. Le vaccin est le moyen le plus efficace d'éviter la maladie.

La rhinotrachéite infectieuse féline (Coryza)Haut de page

Cette maladie est causée par un herpès virus. Un animal malade présente, après une incubation de 2 à 4 jours, des éternuements à répétition, un écoulement nasal et oculaire purulent, de la fièvre, des ulcères de la bouche. Si la maladie est prise à temps, le traitement, à base d'antibiotiques, d'anti-inflammatoires et de vitamines peut sauver le chat. La mortalité est très élevée chez les chatons et les chats adultes affaiblis ou immuno-déprimés. 80 % des chats guéris restent porteurs de la maladie, qui peut se réveiller à l'occasion d'un stress. La vaccination est la meilleure prévention contre cette maladie.

Parasites externes chez le chien et le chatHaut de page

Des parasites externes comme des parasites internes peuvent infester les animaux. Il est important de bien les connaître, c'est-à-dire d'identifier à la fois leur mode d'infestation et les symptômes qu'ils provoquent, afin de pouvoir les combattre !

La puce est un minuscule insecte de 2 mm, qui mord pour s'abreuver du sang des chiens, chats, lapins... tel un véritable petit vampire ! Les animaux supportent généralement bien la présence de puces dans leur pelage. Mais il est possible qu'ils développent une dermite par allergie aux morsures de puces (DAPP). Dans ce cas, les démangeaisons deviennent intolérables : les animaux se grattent frénétiquement, au risque de s'écorcher jusqu'au sang. Un prurit important peut même entraîner dépilations et larges plaies.

Les tiquesHaut de page

Les tiques peuvent mesurer jusqu'à 1 cm et vivent en parasite en s'accrochant aux animaux. Fixées par leur rostre à la peau de l'animal, elles en pompent le sang, puis tombent lorsqu'elles sont repues et gonflées de sang, en ne provoquant qu'une petite irritation locale. Toutefois attention ! Les tiques sont susceptibles de transmettre des maladies graves : piroplasmose, ehrlichiose, maladie de Lyme... C'est pourquoi il faut absolument surveiller leur présence après les longues promenades et les ôter avec un tire-tique.

Le phlébotomeHaut de page

Le phlébotome est un moustique présent dans le Sud de la France, que l'on rencontre rarement au nord de Lyon. Il est responsable d'une grave maladie, la leishmaniose, qui peut être transmissible à l'homme. Le phlébotome est actif à la tombée du jour, quand il fait chaud et humide.

Le sarcopte de la galeHaut de page

Le sarcopte de la gale est sans doute le plus dangereux des parasites externes. Il pond dans des galeries qu'il creuse sous la peau de l'animal, causant des démangeaisons intenses et des lésions suppurantes, avec pelade.

Le démodexHaut de page

Cet acarien provoque des dépilations bien localisées, en plaques rondes. Normalement, le chien le tolère sans aucun problème (le demodex est aussi naturellement présent chez les humains). Mais en cas d'infection (rare et chez les chiens de plus de 4 ans), le pelage se recouvre de pustules blanches ou violacées, accompagnées d'un affaiblissement général pouvant entraîner de graves conséquences. Cependant, il existe des traitements préventifs à base de métrophène, amitraz ou fipronil. Avant tout traitement, parlez-en à votre vétérinaire. Chez les chats, le demodex, également présent, déviant en maladie est rarissime. Elle se traduit par une alopécie très localisée au niveau des paupières et autour de l'oeil.

Les aoûtatsHaut de page

Les aoûtats sont de microscopiques larves de couleur orange. Elles attaquent de leur salive corrosive la peau fine des oreilles, des pattes ou du ventre. Les aoûtats meurent au bout de quatre jours, mais l'inflammation provoquée par leur morsure persiste bien plus longtemps.

Parasites internes chez le chien et le chatHaut de page

En dépit de toutes les précautions que vous pouvez prendre, il se peut que votre animal soit infecté par des vers, à un moment ou à un autre de son existence. Suivant le type de vers et la gravité de l'infestation, cela peut être tout à fait bénin ou très sérieux. Pensez à bien respecter le protocole pour vermifuger le jeune animal, puis l'adulte, et restez attentif.

Les ascarisHaut de page

Les ascaris ressemblent à de fins spaghettis, longs de 8 à 10 cm. S'ils pullulent dans l'appareil digestif, ils peuvent causer des occlusions digestives mortelles. Même sans complications, un animal infesté par les ascaris est affaibli.

Les ankylostomes et les trichuresHaut de page

Les ankylostomes et les trichures infestent la plupart du temps les parois de l'intestin grêle. Ils provoquent des anémies et des diarrhées chroniques avec un écoulement de sang.

Les téniasHaut de page

Les ténias sont transmis à votre compagnon par la viande de certains animaux (porc, mouton, lapin...) et par les puces. Ils provoquent essentiellement des démangeaisons importantes au niveau de la région anale.

Maladies provoquées par les parasitesHaut de page
La piroplasmoseHaut de page

Elle est causée par un parasite, transmis par les tiques, qui détruit les globules rouges. Cette maladie est très fréquente en France. Elle se caractérise par de la fièvre, des urines de couleur foncée, une anémie et parfois une jaunisse. Les complications hépatiques et rénales sont fréquentes. Le traitement consiste en l'injection de médicaments spécifiques qui débarrassent l'organisme des parasites.

L’ehrlichioseHaut de page

L'ehrlichiose est également transmise par les tiques. Elle se développe surtout dans les régions méditerranéennes. Le parasite responsable attaque les globules blancs. Les animaux touchés présentent de la fièvre, une grande fatigue, des hémorragies nasales ou cutanées, accompagnées parfois d'oedèmes et d'anorexie. Cette maladie se soigne par l'administration d'un antibiotique parfois complétée par une transfusion pour les animaux très anémiés.

La maladie de LymeHaut de page

C'est la troisième maladie couramment transmise par les tiques, une des plus connues mais pas toujours facile à diagnostiquer. Elle se manifeste généralement entre les mois de mai et octobre. Ses symptômes les plus courants sont une perte d'appétit, des douleurs articulaires et musculaires et de la fièvre. Elle se soigne avec un traitement antibiotique de 2 à 3 semaines.

La leishmanioseHaut de page

Transmise par un insecte voisin du moustique appelé phlébotome, cette maladie se manifeste généralement par une affection cutanée : les zones autour des yeux, du nez, des oreilles et du cou perdent leurs poils, la peau est épaisse, sèche et fendillée. Des ulcères se forment sur la peau et les griffes poussent anormalement. Le traitement de la leishmaniose ne guérit jamais complètement l'animal, mais le transforme en porteur du parasite. Les symptômes de la maladie disparaissent, mais les rechutes sont fréquentes et imposent la reprise du traitement. Les chiens et chats atteints de leishmaniose meurent souvent d'urémie car les lésions rénales sont fréquentes au cours de la maladie.

Très contagieuse (transmise par le sarcopte de la gale), cette maladie s'attrape par simple contact et peut être transmise à l'homme. Il en existe deux formes : la gale des oreilles et la gale du corps. La gale des oreilles, bénigne, se caractérise par une otite, c'est-à-dire une inflammation du conduit auditif. De petites croûtes apparaissent, dont se nourrit le parasite. C'est une maladie très facile à soigner par application de gouttes auriculaires. Cette gale des oreilles ne peut pas se transmettre à l'homme. En revanche, la gale dite corporelle est une maladie grave et contagieuse qui se manifeste par des boutons, une inflammation et une perte de poils. Elle peut se compliquer d'une infection bactérienne. Cette maladie est difficile à soigner malgré l'existence de traitements appropriés. Le traitement d'une gale non surinfectée se fait par des shampooings antiséborrhéiques, des bains antiparasitaires et l'administration d'anti-inflammatoires. En cas d'infection, des antibiotiques sont, en outre, nécessaires.

La démodécieHaut de page

Elle est transmise par un acarien, le démodex. Cette maladie peut être mortelle dans certains cas. Mais seuls les animaux très faibles ou immunodéficients développent la démodécie. Elle est caractérisée par des plaques d'érythème, une chute des poils et la présence de pellicules. La face, le tour des yeux, les babines sont des localisations fréquentes, mais les membres ou le tronc peuvent aussi être touchés. La maladie peut se généraliser et se surinfecter. Dans ce cas, elle devient grave et difficile à soigner. Son traitement consiste en bains d'acaricides et éventuellement administration d'un antibiotique en cas de surinfection.

Traitements antiparasitairesHaut de page

La meilleure prévention contre l'infestation de parasites externes (puces et tiques) est de protéger les chiens et chats par des antiparasitaires. Ceux-ci sont commercialisés sous forme de colliers, sprays, gouttes ou encore poudre. Les sprays et gouttes, à appliquer entre les omoplates, sont assez pratiques, car ils ne nécessitent qu'une application mensuelle. Mais, quel que soit le mode d'application de l'antiparasitaire choisi, il ne faut surtout pas oublier de traiter l'environnement ! En effet, si vous traitez le chien ou le chat, mais pas sa litière, cela ne sert à rien ! Idéalement, il convient de traiter toute la maison, en insistant sur les endroits où les animaux se tiennent régulièrement. Il existe pour cela des sprays et des diffuseurs (Tiquanis®) qui traitent l'environnement. Ils peuvent traiter jusqu'à 80 m2 en une seule fois !

Un vaccin existe contre la leishmaniose, mais il n'exclut pas l'utilisation d'un antiparasitaire. Le collier Scalibor® a une durée d'efficacité de cinq mois : il faut le mettre au chien à partir du mois de mars jusqu'en octobre. Il y a aussi Frontline®, un traitement qui tue les puces et les tiques par contact du parasite avec le médicament déposé sur la peau de votre animal. Quant aux pipettes insectifuges Demavic®, elles protègent contre tiques, puces, phlébotomes et moustiques grâce à un mélange d'huiles essentielles, procédé totalement naturel. Il existe également les pipettes commercialisées par Véthéo® à l'extrait de Chrysanthème.

Même les chats d'appartement peuvent être infectés par des parasites. Un chat qui se frotte contre vos jambes, un visiteur qui a un chat lui-même parasité, un pigeon qui se pose sur le rebord de la fenêtre sont autant d'occasions pour votre matou d'être en contact avec une foule de petites bêtes ! Restez vigilant, même si votre chat n'a pas de maison de campagne et ne se balade pas en extérieur...

Si, en dépit du traitement antiparasitaire, vous observez une tique sur votre chien ou votre chat, il faut absolument la lui enlever et pour cela procéder avec méthode afin d'éviter une inflammation. L'idéal est l'emploi d'un crochet tire-tique (vendu en pharmacie, en animalerie ou chez les vétérinaires). Il faut saisir la tique au plus près de la peau à l'aide du crochet puis tourner lentement sans tirer jusqu'à ce que la tique se décroche.

Attention : tous les antiparasitaires utilisés pour le chien dont la fin du nom de la molécule contient " thrine " (bioalléthrine, perméthrine, cyhalothrine, bifenthrine, cyfluthrine, cyperméthrine, téfluthrine, deltaméthrine, tétraméthrine...) appartiennent à la famille des pyréthrinoïdes et tous ces produits sont extrêmement toxiques pour les chats. Ne jamais traiter un chat contre les puces ou les tiques avec un produit pour chien ! En outre et en règle générale, il faut être très prudent dans l'utilisation des antiparasitaires et bien respecter les doses prescrites et le mode d'administration.

N'oubliez pas les huiles essentielles. L'essence de lavande, notamment, est connue pour repousser les parasites.

Enfin, les oiseaux et rongeurs doivent également être traités contre les parasites. Les laboratoires Demavic® proposent des poudres spécifiques pour eux.

Contre les parasites internes votre chien ou à votre chat doivent être traités régulièrement par un vermifuge, et tout particulièrement aux femelles 15 jours avant la mise bas et à leurs petits. Les animaux adultes doivent être vermifugés deux fois par an. Il est également conseillé de pratiquer la vermifugation très régulièrement si vous avez plusieurs animaux à la maison, car ils se contaminent mutuellement. Le vermifuge peut se présenter sous la forme de comprimés, de pâte ou encore de gouttes à appliquer entre les omoplates. Attention, il est déconseillé de vermifuger un chien ou un chat par forte chaleur, cela peut lui causer un abattement passager ainsi que des diarrhées.

Soigner son animalHaut de page

Votre animal est malade ? Il y a de fortes chances que votre vétérinaire lui prescrive un traitement médicamenteux. Dommage, les animaux n'ont pas vraiment conscience de l'intérêt d'ingurgiter sagement le traitement. C'est le début du rodéo ! Restez zen, amorcez la chose de la façon la plus anodine... Dans la mesure du possible, faites les préparatifs hors de sa vue et prenez une allure dégagée pour vous approcher. Essayez de vous faire assister si vous le pouvez, de façon à ce que la personne immobilise la bête pendant que vous lui donnerez son traitement. Un comprimé peut être caché dans une bouchée de friandise que votre animal avalera sans s'en rendre compte.

Comprimés et liquidesHaut de page

Il n'est pas toujours facile d'administrer un traitement à un animal ! Pour ouvrir la gueule d'un chien, glissez votre pouce gauche derrière le croc de la mâchoire supérieure. De la main droite, abaissez la mâchoire inférieure et jetez rapidement le comprimé le plus loin possible dans la gueule de votre chien (ou de votre chat), à la base de la langue. Le médicament ne doit pas tomber sur le côté car l'animal aurait le réflexe de le mâcher et de le rejeter. Le cachet administré au fond de la gueule doit provoquer un réflexe de déglutition. Maintenez ensuite la gueule de votre chien ou de votre chat fermée, mais pas en position verticale, ce qui inhiberait son réflexe de déglutition. Ne poussez jamais avec votre doigt, car il aurait le réflexe de le mâcher. Employez éventuellement, si c'est nécessaire, un crayon pour pousser le cachet au fond de la gueule. Pour les chiens gloutons, dissimuler un comprimé dans un petit bout de viande ou de pâte de fromage peut être une bonne solution, mais attention au chien glouton ET malin qui mangera l'appât et vous laissera soigneusement le comprimé...

Pour un chat, vous pouvez " emballer " l'animal récalcitrant dans une grande serviette de toilette, ce qui lui immobilisera les pattes le long du corps et vous protégera de coups de griffes intempestifs. Vous pouvez également écraser les comprimés dans la pâtée de votre chat, mais il faut être sûr qu'il mange la totalité de son repas. Vous pouvez également dissimuler les cachets dans une friandise qu'il apprécie tout particulièrement. Le thon ayant un goût assez fort, il est possible que le chat ne détecte pas le comprimé et le mange sans problème. Autre solution : faire fondre les comprimés dans quelques gouttes d'eau et administrer dans la gueule au moyen d'une seringue (en ayant bien sûr enlevé l'aiguille). Dans ce cas, immobilisez le chat et glissez le bout de la seringue dans le coin de sa gueule et pressez rapidement. Pour les minets les plus récalcitrants, il est possible d'écraser le comprimé dans du beurre ou de la pâte de fromage. Appliquez ensuite ce mélange sur une des babines : il ne pourra résister et se léchera consciencieusement, cherchant à enlever cette chose grasse sur son poil lustré ! Enfin, dans les cas désespérés, vous pouvez utiliser un lance pilule (vendu en animalerie) qui projette le médicament directement vers le fond de la gorge.

L'administration d'un liquide est plus simple : il vous suffit de soulever la babine supérieure de votre animal et de faire couler le médicament dans sa gueule. Si votre chien ou votre chat bouge trop et que vous en renversez beaucoup, vous pouvez, là encore, utiliser une seringue dont vous aurez enlevé l'aiguille.

PiqûresHaut de page

Dans certains cas très précis, vous pouvez être amené à faire des piqûres à votre animal. Votre vétérinaire vous conseillera certainement le modèle de seringue et d'aiguilles à employer. Seules les injections sous-cutanées peuvent être pratiquées par des mains inexpérimentées. Le tissu sous-cutané du chien et du chat est très lâche : on peut donc facilement y injecter un médicament sans le blesser. L'emplacement le plus facile est le dessus du dos, entre les deux omoplates. Nettoyez bien la zone à l'alcool ou à l'antiseptique, puis pincez entre vos doigts un morceau de peau. Faites pénétrer l'aiguille en prenant bien garde de ne pas transpercer les deux épaisseurs de peau. Injectez lentement le produit et retirez l'aiguille d'un geste bref.

Pour faire des instillations dans le nez, il convient de placer le museau du chien ou du chat à la verticale. Il est recommandé de prévoir la quantité de gouttes en fonction de l'éternuement inévitable qui suivra. Il est par conséquent conseillé de pratiquer cette opération dans un lieu qui ne craint pas trop les projections et de s'équiper d'une tenue vestimentaire adéquate... Ce conseil vaut aussi pour les gouttes dans les yeux et les oreilles : le chien ou le chat se secoue TOUJOURS après. Pour les gouttes dans les oreilles, il faut instiller le produit dans la partie verticale du conduit auditif et masser ensuite la base de l'oreille pour favoriser la pénétration du liquide. Pour mettre du collyre, maintenez fermement la gueule de l'animal pour qu'il ne bouge pas trop et abaissez la paupière inférieure.

Principaux dangersHaut de page
Coup de chaleurHaut de page

Le coup de chaleur est une cause malheureusement trop fréquente de décès de chiens en été. Les chiens à face écrasée sont encore plus fragiles que les autres (Bouledogue français, Bulldog, Boxer, Carlin...). Les chats peuvent également être victimes d'un coup de chaleur. Quand il fait chaud, ne JAMAIS laisser un animal dans une voiture, même à l'ombre. Il n'y a aucune dérogation, aucune exception, aucun prétexte : cela pourrait le tuer. On pourrait penser qu'en laissant la voiture à l'ombre, la fenêtre un peu entrouverte, il n'y aura pas de problème. Mais attention ! Le soleil tourne, les courses durent plus longtemps que prévu et le drame arrive : la température peut rapidement atteindre 50 °C dans l'habitacle. Si vous êtes témoin de ce type d'accident, alertez immédiatement la police qui cassera une fenêtre pour sortir l'animal, ou le cas échéant, faites-le vous-même. Le coup de chaleur se manifeste chez le chien et le chat par une forte température, il halète, a la bave aux lèvres et peut perdre connaissance. Dans ce cas, il faut immédiatement faire baisser sa température en trempant l'animal dans un bain d'eau froide ou en appliquant sur lui des linges mouillés. Il ne faut pas lui donner à boire tout de suite, il pourrait s'étouffer. Une fois que le chien ou le chat a repris connaissance, le laisser tranquille dans un endroit à l'ombre et bien aéré, avec de l'eau à volonté. Dans tous les cas, le faire examiner par un vétérinaire pour être s'assurer de son rétablissement complet.

IntoxicationsHaut de page

Les chiens sont particulièrement exposés aux risques d'intoxications domestiques. En effet, jusqu'à six mois un chiot peut avaler sans distinction tout et n'importe quoi : il risque donc d'ingérer des substances toxiques pour lui. À l'âge adulte, la plupart des chiens se montrent moins gloutons ! Mais même devenus raisonnables, ils ne sont pas à l'abri d'une ingestion de produits toxiques. Les chats, pour leur part, sont plus circonspects, mais peuvent également être victimes de graves intoxications.

À FAIRE OU NE PAS FAIRE EN CAS D'INTOXICATION

Lorsqu'une intoxication est constatée, il faut tenter d'identifier au plus vite le produit toxique incriminé.

Téléphoner à l'un des deux centres anti-poison vétérinaire (ouvert 24h/24) pour connaître la conduite à tenir :

CAPAEOUEST : 02 40 68 77 40 (www.centre-antipoison-animal.com) ou CNITV : 04 78 87 10 40

Prendre contact avec son vétérinaire ou le vétérinaire de garde (en dehors des heures ouvrables, tous les vétérinaires enregistrent sur leur répondeur les coordonnées téléphoniques du vétérinaire de garde).

Ne jamais donner de l'eau, du lait, du purgatif ou des pansements gastriques tant que l'on ne sait pas quel produit est à l'origine de l'intoxication, car cela pourrait aggraver les lésions en favorisant l'absorption digestive.

Ne jamais tenter de faire vomir le chien en cas d'ingestion de produits corrosifs, de pétrole et ses dérivés, en cas de coma, de convulsions ou de troubles respiratoires graves. Ce geste risquerait d'aggraver ou d'étendre les lésions à d'autres organes (poumons en particulier) par fausse déglutition.

Ne jamais nettoyer le pelage d'un chien souillé de mazout, de goudron ou de pétrole avec un solvant : celui-ci favoriserait l'absorption. Dans ce cas, il faut employer de l'eau savonneuse ou une matière grasse (huile, beurre) et rincer abondamment.

Rincer abondamment la peau et la gueule de l'animal à l'eau claire, rincer les yeux au sérum physiologique dans le cas d'une intoxication avec une plante ou d'un contact avec un crapaud provoquant des irritations cutanées ou une salivation anormale.

Les plantesHaut de page

Une quarantaine de plantes d'appartement ou de jardin peuvent être à l'origine d'intoxications graves chez le chien ou le chat. Seules quelques-unes mettent vraiment en danger la vie de votre compagnon. Les plantes listées ci-dessous sont dangereuses à la fois pour les chiens et pour les chats, sauf information contraire. Parmi les plus dangereuses, on trouve notamment :

Amaryllis : toute la plante est toxique, surtout le bulbe ou le rhizome. Les symptômes sont vomissements, salivation, diarrhée, prostration.

Arum, anthurium et spathiphyllum : toute la plante est toxique, même les racines. Les symptômes sont vomissements, salivation, diarrhée, bouche et yeux enflammés, difficultés respiratoires.

Croton : toute la plante est toxique, y compris les écorces et la racine. Les symptômes sont vomissements, salivation, diarrhée, bouche et yeux enflammés, irritation de la peau.

Dieffenbachia : toute la plante est toxique, et plus encore la tige. Les symptômes sont vomissements, salivation, diarrhée, bouche et yeux enflammés, difficultés respiratoires, irritation de la peau. L'intoxication est souvent plus grave chez le chat que chez le chien.

Ficus d'appartement : toute la plante est toxique. Les symptômes sont vomissements, salivation, diarrhée, yeux enflammés, irritation de la peau.

Gui : les chiens peuvent ingérer, par jeu, les baies. Les symptômes sont vomissements, salivation, diarrhée, troubles nerveux, dilatation des pupilles. C'est une intoxication qui peut être mortelle.

Houx : comme pour le gui, le risque principal est l'ingestion des baies. Les symptômes sont vomissements, salivation, diarrhée. C'est une intoxication grave, mais a priori pas mortelle.

If : les feuilles sont les éléments les plus toxiques de la plante. La toxicité est plus élevée en hiver. Les symptômes sont vomissements, salivation, diarrhée, difficultés respiratoires, tremblements, convulsions, coma. Cette intoxication ne touche que le chien.

Laurier-cerise : les feuilles sont les parties les plus toxiques de la plante. Les symptômes sont vomissements, salivation, diarrhée, difficultés respiratoires, convulsions, muqueuses rouges. Cette intoxication ne touche que le chien.

Laurier-rose : toute la plante est toxique, même les fleurs ou les feuilles sèches. Les symptômes sont vomissements, salivation, diarrhée, convulsions, coma. Cette intoxication est souvent mortelle.

Lis : toute la plante est toxique. Les symptômes sont vomissements, salivation, difficulté à uriner. Cette intoxication peut être mortelle pour le chat, elle ne touche pas le chien.

Muguet : toute la plante est toxique, mais plus particulièrement les fleurs. Les symptômes sont vomissements, diarrhée, convulsions. Cette intoxication est souvent mortelle.

Poinsettia : toute la plante est toxique. Les symptômes sont vomissements, salivation, diarrhée, bouche et yeux enflammés, irritation de la peau.

Pommier d'amour : toute la plante est toxique et les fruits verts sont les plus dangereux. Les symptômes sont vomissements, salivation, diarrhée.

Ricin : ce n'est pas la plante qui est toxique, mais ses graines, et le tourteau, utilisés comme engrais. Les symptômes sont vomissements, diarrhée, difficulté à uriner, tremblements, convulsions. Cette intoxication ne touche que le chien et est souvent mortelle.

Tulipe : toute la plante est toxique, surtout le bulbe. Les symptômes sont vomissements, salivation, diarrhée, prostration.

Yucca : toute la plante est toxique. Les symptômes sont vomissements, salivation, diarrhée, paralysie, coma.

Produits utilisés dans le jardinHaut de page

Les produits de destruction des animaux nuisibles (rats, mulots, campagnols, corbeaux, limaces...) arrivent largement en tête des intoxications domestiques. Ces produits provoquent la plupart du temps des troubles digestifs hémorragiques et des convulsions.

Les engrais et herbicides peuvent être également très dangereux. On peut lire sur l'emballage de certains produits qu'ils contiennent un répulsif ou sont inoffensifs pour les animaux de compagnie : restez tout de même prudent. Attention : des intoxications mortelles ont été observées chez le chien après ingestion de coques de cacao utilisées comme engrais dans le jardin.

Produits alimentairesHaut de page

Certains produits couramment utilisés dans la cuisine peuvent être dangereux, voire mortels pour les chiens et les chats.

Cacao : le chien est très sensible à théobromine, l'un des composants du cacao. Tous les produits en contenant peuvent donc être toxiques (cacao en poudre, chocolat, aliments chocolatés...) La dose toxique est de 3 à 30 g de chocolat par kilo (en fonction du pourcentage en cacao du produit). Quelques carrés de chocolat à 70 % de cacao peuvent donc tuer un petit chien ! L'animal présente des troubles digestifs et respiratoires. Les chiens, très gourmands (voire voraces et/ou voleurs !), sont souvent victimes de ce type d'intoxication, mortelle si elle n'est pas prise à temps. Les chats sont moins enclins à manger du chocolat, mais ils peuvent s'intoxiquer en buvant du lait chocolaté.

Oignon et ail : les chiens comme les chats y sont très sensibles, qu'ils soient crus ou cuits. La dose toxique n'est que de 5 à 10 g d'oignon ou d'ail frais par kilo, soit, pour un chat de 5 kg, de 25 à 50 g seulement. L'animal est fatigué, fait de la tachycardie et ses urines deviennent foncées.

Persil : il peut être toxique par sa graine. Il peut provoquer des hémorragies et des troubles urinaires.

Pomme de terre crue : elle contient un alcaloïde toxique : la solanine, qui disparaît à la cuisson. Une seule pomme de terre crue peut tuer un chien (les chats ne risquent pas trop l'intoxication, peu intéressés par ce genre d'aliment).

Raisin : frais ou sec, il est extrêmement toxique pour le chien. 150 g suffisent à provoquer des lésions irréversibles entraînant la mort.

Produits ménagersHaut de page

Hydrocarbures (white-spirit, térébenthine) : ce sont des poisons extrêmement violents pour les chiens et les chats. Ne nettoyez donc jamais un animal accidentellement taché de peinture avec ces produits, cela peut le tuer. En revanche vous pouvez le laver à grande eau au savon de Marseille, rincez bien et courez chez le vétérinaire (pas pour une toute petite tache de peinture, bien entendu !).

Carburants (diesel, fioul, gazole, mazout) et les combustibles : ils peuvent être dangereux par contact ou par ingestion. Si un animal a ingéré l'une de ces substances, il risque d'avoir des vomissements, des diarrhées, de faire de l'hypersalivation, etc. Les intoxications les plus graves touchent les chats qui tombent dans les cuves à fioul. Mais les chiens ou les chats peuvent aussi marcher dans du carburant dans le garage ou dans une station-service. Là encore, la plus grande prudence s'impose car le pronostic vital est engagé. Couper les poils souillés est le premier geste à faire avant de se rendre chez le vétérinaire.

Détergents (lessives) : ils ne sont généralement pas très dangereux. Ils peuvent provoquer une irritation de la bouche et du tube digestif, des vomissements et des diarrhées. Comme ces produits moussent généralement beaucoup, il faut éviter de faire vomir ou de donner à boire à l'animal, car il risquerait de s'étouffer.

Éthylène-glycol (antigel) : ce produit est très dangereux. On le trouve dans les radiateurs des bâtiments et des voitures, le lave-glace des voitures, les circuits de refroidissement. C'est une intoxication fréquente, car ce produit a un goût sucré qui plaît beaucoup aux chiens. Il provoque généralement d'abord des vomissements puis une insuffisance rénale grave pouvant entraîner la mort. Attention : 10 ml peuvent suffire à tuer un petit chien !

Morsures d'autres animauxHaut de page

Les bagarres entre chiens peuvent entraîner des morsures dont la gravité varie selon le type et la taille du chien. Il est évident qu'une morsure de Yorkshire fera moins de dégâts que celle d'un Rottweiler ! Les morsures de chiens doivent systématiquement être désinfectées. Selon leur profondeur, il peut être indispensable d'aller chez le vétérinaire pour effectuer des points de suture et s'assurer qu'il n'y a pas de lésions internes.

Les morsures de chats nécessitent une attention toute particulière. Les félins ont de petites dents bien affûtées : les morsures sont souvent très profondes. De petites tailles, celles-ci cicatrisent rapidement, mais si la plaie n'a pas été désinfectée, le risque d'infection reste important. En effet, les chats diffusent fréquemment leurs germes buccaux par morsure. Dans ce cas, un abcès se forme. L'inspection régulière des chats qui ont accès à l'extérieur permet de remarquer à temps un gonflement. Il convient alors de mener l'animal chez le vétérinaire qui fera généralement une incision pour nettoyer l'abcès et administrera des antibiotiques.

Les piqûres d'insectes ne sont généralement pas graves, à moins d'être situées dans la gorge ou de provoquer un choc anaphylactique. Si votre animal a l'habitude de courser les insectes volants, soyez attentif aux gonflements des babines et de difficultés respiratoires. Dans ce cas, emmenez-le immédiatement chez le vétérinaire.

En cas de morsure par un serpent, appliquez une poche de glace et gardez le chien au calme pour éviter la propagation trop rapide du venin dans l'organisme. Portez-le (il ne doit pas marcher) chez le vétérinaire le plus proche.

Il ne s'agit pas véritablement d'une morsure, mais l'envenimation par les poils urticants de la chenille processionnaire du pin est une urgence vétérinaire, car il y a un risque de nécrose de la peau. Si le chien mord une chenille ou est en contact avec ses poils urticants, cela peut être très grave, car les muqueuses de la bouche sont attaquées et il risque d'être amputé d'une partie de la langue. Si toute la langue est nécrosée, le chien ne peut plus s'alimenter et doit être euthanasié. Le signe le plus évident de ce type d'accident est une salivation importante et des vomissements lors de promenades dans des forêts de conifères. Il faut emmener votre chien le plus vite possible chez le vétérinaire : une injection de cortisone peut stopper l'évolution de la nécrose.

Le dernier voyage de votre compagnon

La disparition de son animal n'est pas une chose plaisante à évoquer. Mais comme la mort fait partie de la vie et que se retrouver face à la disparition de son compagnon n'est pas chose facile, Le Petit Futé a décidé d'y consacrer un encart.

En cas de maladie s'avérant douloureuse pour votre animal et malgré les protocoles de soins envisagés, il est courant de l'amener chez son vétérinaire afin de le faire euthanasier pour abréger ses souffrances. Il appartient à chacun d'appliquer cette décision et de s'y préparer. L'euthanasie de votre compagnon est un simple endormissement obtenu à partir d'une piqûre exécutée par le vétérinaire. Bien entendu, ce professionnel de santé animale se doit d'agir avec douceur et tact, autant vis-à-vis du maître que de l'animal. Généralement, il attend votre signal pour procéder au grand sommeil définitif de Mimi ou Médor. Après un dernier adieu, c'est en votre présence et dans vos bras, que votre compagnon quittera cette terre.

Incinération ou inhumation ? Contrairement à ce que l'on pourrait penser, il est interdit d'enterrer librement le corps de son animal décédé dans le jardin familial ou dans tout autre lieu non spécifique à cet usage. Ces processus d'inhumation doivent se faire dans les règles.

L'incinération est devenue le mode d'élimination du corps des animaux domestiques le plus fréquemment choisi par 1 maître sur 4. Les cendres restantes sont soient conservées dans une urne, soit à disperser dans l'endroit de votre choix. Mais il arrive que les maîtres refusent toute restitution funéraire. Dans ce cas, les cendres seront prises en charges par des services funéraires privés qui se chargent de répandre les cendres sur des terres agricoles ou dans un centre d'enfouissement agréé. Avant cette procédure, il faudra que votre vétérinaire établisse avec vous une Convention d'incinération. Vous pouvez procéder vous-même au transfert du corps de votre animal du cabinet vétérinaire au lieu de crémation ou bien confier cette tâche aux services funéraires pour animaux de compagnie.

Des compagnies privées de Pompes funèbres animalières proposent notamment un service crématoire (www.incineris.fr, www.dignami.fr). Par ailleurs, il existe dans toute la France une trentaine de centres d'incinération dont on trouve les adresses soit dans les pages jaunes, soit sur des sites comme www.zanimaux.com ou sur www.30millionsdamis.fr. Vous aurez le choix entre l'incinération individuelle (soit uniquement le corps de votre animal) ou collective (plusieurs animaux de compagnie dans un même four crématoire) ; il convient donc de décider en fonction de l'importance que vous accordez au corps de votre compagnon. Si vous avez choisi la restitution des cendres, vous avez le droit de les garder chez vous dans l'urne, de les enterrer ou bien de les disperser pour honorer la mémoire de votre cher disparu. A savoir qu'outre chat et chien, rongeurs, lapins, oiseaux et même reptiles (tortues comprises), peuvent être incinérés. Chevaux ou ânes sont également acceptés à la crémation, mais leur poids excédant 40 kg requiert un traitement spécifique.

Non seulement vous pouvez faire incinérer votre compagnon défunt, mais vous pourrez aussi bénéficier d'un véritable mode d'assistance comme pour les humains : cercueil, dernier moment de recueillement en tête à tête avec la dépouille de votre animal, accompagnement par une hôtesse pendant la durée de la crémation, urne, plaque funéraire, dispersion dans le Jardin du Souvenir si vous le souhaitez. Une incinération pour chien ou chat coûte de 50 € à 150 € passés selon le poids de l'animal et les options choisies.

La seconde option quant à la destinée du corps de votre animal est l'inhumation dans un cimetière uniquement consacré aux animaux de compagnie, le cimetière humain étant interdit à cet usage. Seules les cendres contenues dans une urne sont tolérées à être inhumées dans votre caveau familial ou dans votre cercueil. Il en existe seulement une vingtaine de cimetières animaliers en France. Le plus connu, celui d'Asnières-sur-Seine en Île-de-France, dont les sépultures sont autant des objets de curiosité que d'émouvants témoignages d'amour. Renseignements des lieux de sépulture sur www.deuil-animaux.com. Une concession avec tombe coûte environ 200 € dans un cimetière animalier, sans compter les frais annuels d'entretien. La fosse commune avoisine les 70 €. Comptez au moins 1 000 € pour un caveau bétonné.

Enfin, la troisième option peut être aussi l'inhumation de votre animal dans votre jardin ou dans votre terrain à condition que vous en soyez propriétaire et que l'animal pèse moins de 40 kg. Dans ce cas, il vous est possible d'enterrer les cendres de votre animal placées dans une urne. Si vous enterrez son corps, celui-ci peut être placé dans un cercueil, dans une boîte en carton ou enroulé dans un linge, puis il doit être recouvert de chaux vive ainsi que l'oblige le code rural en vigueur. Ne le placez jamais dans un sac plastique, matière qui ne respire pas et qui entraîne une putréfaction des chairs. La réglementation exige que l'inhumation soit à 35 mètres des habitations, des sources ou des puits et à 1,20 mètre de profondeur minimum.

Outre l'inhumation et l'incinération, l'équarrissage est aussi proposé. Cette alternative d'élimination du cadavre des animaux domestiques ou errants morts sur la voie publique et non identifiés, fait rarement des adeptes auprès des maîtres pour des raisons affectives évidentes. Comme tout service, l'équarrissage pour l'animal d'un particulier est payant.

Oser la taxidermie. Tombée en désuétude, cette pratique consistant à immortaliser un animal domestique ou sauvage dans sa posture la plus représentative et la plus avantageuse de son vivant, a encore ses adeptes. D'autant plus que l'on constate une recrudescence des bestiaires chez les décorateurs comme chez les artistes contemporains, ces cabinets de curiosités où l'on expose des animaux empaillés façon tableau de chasse, le tout mâtiné d'un esprit chic ou kitsch assumés. Bien que cette profession soit en voie de disparition (environ 350 naturalistes actuellement contre 800 il y a 30 ans), on trouve encore des taxidermistes en France. Titulaire d'un CAP ou d'un concours dit pour professions singulières, le taxidermiste est souvent un passionné de dessin, d'anatomie, d'animaux ou d'Histoire Naturelle. Les meilleurs sont pourvus d'un véritable sens artistique et d'une sensibilité accrue. On est loin de l'image d'un Gargamel ésotérique et repoussant.

Pour vous aider à choisir votre futur taxidermiste, renseignements sur http://taxidermistes.fr, le site du Syndicat des Naturalistes Taxidermistes de France.

Loin de consister à un vulgaire empaillage, la taxidermie, si elle est du moins pratiquée avec le sérieux requis, est un art funéraire à part entière se devant de respecter l'animal défunt. Le maître choisira donc la pose préférée du vivant de Mimi ou Médor, souvent à partir de photos pour aider le travail du professionnel, donnera ses habitudes, ses manies afin de coller au plus près de ce qu'était son compagnon. Après un travail d'embaumement minutieux et respectueux, le taxidermiste restituera à son maître la dépouille immortalisée de l'animal. A savoir qu'une bonne taxidermie est coûteuse : de l'ordre de 300 € à plus de 800 €.

Attention, la taxidermie doit s'effectuer au plus près du décès de l'animal afin de pouvoir être réalisée dans des conditions optimales. Pour cela, il faudra vous renseigner préalablement auprès d'un taxidermiste et aussi mettre votre vétérinaire dans la confidence.

Le Petit Futé ne vous cachera pas que la taxidermie est objet de controverses quant à la philosophie de cette immortalisation. Certains y voient une pratique morbide et inquiétante, d'autres un hommage appuyé au défunt ou bien l'exercice d'un art à part entière, d'autres encore un sujet de moqueries ou un objet furieusement kitsch. A vous de juger !

Taxidermophiles : pour la petite histoire des grands romans, sachez que dans Le Guépard de Lampedusa, chef-d'oeuvre de la littérature italienne, le Prince Salina vénère Svelto son chien domestique (un Braque majestueux) au point de faire empailler sa dépouille. A la fin du roman, empoussiérée et mitée, l'immortelle statue de poils finit défenestrée sans ménagement par ses héritiers...

Parmi les rares passionnés de taxidermie au cinéma, on citera Norman Bates dans Psychose d'Alfred Hitchcock (1960), personnage névrosé aux pulsions assassines dont le passe-temps favori est l'empaillage des oiseaux (et aussi de sa propre mère, mais ça, c'est une autre histoire !)... passion remise au goût du jour dans la série dérivée du film. Diffusée et produite depuis 2013, Bates Motel, met en lumière l'adolescence du jeune Norman ici incarné par le brillant acteur Freddie Highmore. On y voit son personnage pratiquer allégrement la taxidermie à ses heures perdues... brrr...

Bons baisers de l'au-delà. Vous voulez honorer la mémoire de Mimi ou de Médor ? A l'heure d'internet, il est possible d'ériger une tribune virtuelle à la mémoire de votre compagnon défunt. Vous pourrez y mettre des photos, raconter son histoire et les bons moments passés ensemble, y poster des messages ou des prières et même, pourquoi pas, inviter vos connaissances à intervenir. Vous pouvez ériger votre tribune à partir d'un blog personnel comme over-blog ou WordPress, mais surtout à partir de sites spécialisés comme www.lecimetiere-animalier.net, www.souvenir.animaux.voila.net, www.cimetierepourchien.com, http://amonami.30millionsdamis.fr, www.cimetierepourchat.com, www.cimetiere-animaux.fr, www.lecimetierevirtuel.com, dont l'usage est gratuit.

Auprès de moi toujours. Si rien ne remplacera la présence physique de votre compagnon bien-aimé, vous pouvez vous rappeler sa mémoire grâce à divers objets. Sans tomber dans le fétichisme, nuisible au processus de deuil, il est possible de faire fabriquer des reliquaires : du bijou cinéraire (pendentif, médaillon, bracelet...) contenant les cendres ou les poils de votre cher disparu, de la boîte à bonbons avec photo, du pendentif gravé à son effigie à l'urne design, en bois noble ou à motifs, quelques sites internet et sociétés de pompes funèbres animalières proposent ces services. Discrets ou criards, il y en a pour tout le monde ! Attention toutefois à ce que l'émotion du moment ne vous fasse pas verser dans le kitsch. La sobriété est toujours garante de bon goût.

AlimentationHaut de page
Alimentation du chienHaut de page

Les chiens ont besoin d'une alimentation particulière, qui varie en fonction de leur activité physique et de leurs besoins spécifiques : croissance, gestation, lactation, grand âge, activité intense... Il existe deux possibilités : la ration ménagère et l'alimentation industrielle, chacune présente ses avantages et ses inconvénients.

La ration ménagèreHaut de page

Vous souhaitez nourrir votre compagnon avec de petits plats maison ? Sachez que son alimentation doit être adaptée et calculée avec précision. On ne s'improvise pas nutritionniste canin ! Il convient de bien se renseigner afin d'éviter les carences, surtout pour le chiot en croissance. Le choix de la viande est très important : ce qui est généralement vendu comme viande pour chiens dans les supermarchés convient tout à fait. Vous pouvez aussi vous mettre d'accord avec votre boucher pour qu'il vous garde des déchets. Attention, ceux-ci ne doivent pas être trop gras. Il convient de même d'éviter les os qui forment des esquilles comme ceux de la dinde ou du lapin. Eviter aussi le poisson cru. En matière de féculents, le riz (les brisures de riz sont moins onéreuses) est ce qu'il y a de mieux. En tout état de cause ne préparez pas de pâtée avec des pommes de terre ou des haricots car leur fécule est mal digérée par le chien. Et n'oubliez pas que la ration ménagère doit être complémentée en calcium, levure et huile.

L’alimentation industrielleHaut de page

La gamme des produits disponibles en alimentation industrielle est très large, variant largement en qualité et en prix. Ce type de nourriture, conçu par des vétérinaires nutritionnistes présente l'avantage de respecter au mieux les besoins de l'animal. L'alimentation industrielle est très appétente et parfaitement équilibrée. Celle-ci est proposée sous différentes formes : les aliments complets et les complémentaires, les aliments secs et les aliments humides. Les aliments secs se présentent généralement sous la forme de croquettes. Ce sont des aliments complets, fabriqués à partir de viande, de légumes et de céréales déshydratées. Les marques de " pet food " ont développé des gammes de produits adaptés aux différentes morphologies de chiens. L'alimentation humide se présente sous la forme de pâtée, qui contient essentiellement des protéines animales. Une bonne solution peut être de la mélanger avec quelques compléments " faits maison ", riz ou légumes cuits. La quantité à donner peut varier d'une marque à l'autre, il faut donc bien lire l'étiquette pour connaître le poids d'aliment quotidien correct à donner à votre chien. Enfin n'hésitez pas à investir dans des os à ronger spécifiquement étudiés pour éliminer la plaque dentaire. Souvent à base d'algues et à texture rugueuse, ces produits s'avèrent être une première approche pour éviter la mauvaise haleine et les caries chez l'animal.

L’alimentation aux différents âges de la vieHaut de page

Bien entendu, comme c'est le cas pour leurs maîtres, les chiens n'ont pas les mêmes besoins alimentaires selon qu'ils sont en pleine croissance, adultes ou âgés, en gestation ou malades. Votre vétérinaire peut vous conseiller sur le régime le mieux adapté. L'alimentation du chiot requiert une attention toute particulière. En effet, des carences alimentaires durant sa croissance pourraient avoir des conséquences désastreuses sur son développement futur. Il lui faut donc une alimentation adaptée, complémentée si nécessaire en sels minéraux, pour l'obtention d'un squelette et d'une musculature harmonieux. Pour éviter toute carence, il est conseillé de donner au chiot une alimentation industrielle, sèche ou humide, spécialement étudiée pour lui apporter tous les nutriments nécessaires à son développement.

L'alimentation du chien adulte ne nécessite pas de mesures particulières, sauf pour les grands sportifs. Si votre chien est un chien de chasse ou de sport, vous devrez veiller à lui fournir une alimentation plus riche en protéines et en sucres lents pour une meilleure résistance à l'effort.

Le chien âgé, dont l'activité physique est réduite, réclame une ration moins importante. Pour prévenir les insuffisances rénales et cardiaques, il faut diminuer l'apport protéique, diminuer les sels de sodium, mais complémenter en calcium et augmenter l'apport de fibres pour stimuler l'intestin.

La femelle gestanteHaut de page

Les éleveurs le savent bien, une femelle gestante requiert un régime approprié. Il lui faut une ration à haute teneur énergétique, préparée à partir de matières premières très digestes. Il est indispensable de limiter au maximum l'apport de cellulose, d'éviter les excès en sels minéraux, d'incorporer une forte proportion de matières grasses, qui sont très énergétiques et appétentes et enfin de maintenir une teneur en protéines élevée. Pendant le deuxième mois de gestation, les besoins nutritionnels augmentent de 20 % à 50 % par rapport à la ration d'entretien, selon le nombre de chiots attendus. Durant la lactation, les besoins augmentent encore, ils correspondent à deux à trois fois la ration d'entretien. La femelle gestante ou allaitante doit recevoir ses repas en deux ou trois fois.

Les chiotsHaut de page

Les chiots étant dotés d'un tout petit estomac, il convient de fractionner leurs rations afin de ne pas surcharger leur appareil digestif. Commencer par donner quatre repas par jour, jusqu'à ce que le chiot ait atteint la moitié de son poids d'adulte, puis deux repas. Une fois adulte, un ou deux repas conviennent. Certains éleveurs conseillent de nourrir à volonté, le chiot se régulera de lui-même.

Variété ?Haut de page

Nous avons tendance, à tort, à penser que le chien a besoin de menus variés. C'est pur anthropomorphisme ! Le chien n'est pas à notre image, il n'éprouve aucune lassitude à manger tous les jours la même chose, et il est même conseillé de prendre des précautions avant de le changer d'alimentation, car son système digestif pourrait en souffrir...

RégimesHaut de page

De nombreux fournisseurs d'alimentation se sont engouffrés dans la mode des régimes (anthropomorphisme encore ?). Sauf indication vétérinaire, il est généralement inutile, voire contre-indiqué, de mettre votre chien au régime.

Alimentation du chatHaut de page

Le chat est un gourmet : pas question, pour lui, de se jeter sur la nourriture et de l'engouffrer. Ses repas semblent obéir à un sorte de cérémonial. Le chat a la réputation d'être un animal qui fait un peu de chichis ! Mais attention, le "problème" est parfois à chercher dans l'attitude de son maître. Quoi qu'il en soit, le chat ne mange pas à la manière gloutonne et joyeuse du chien ! Il est plus délicat. Alors qu'un chien engouffre tout ce qui lui tombe sous la dent, le chat renifle, goûte, hésite, mange, s'en va, revient... Ces manières n'indiquent pas forcément que le chat est difficile. C'est sa façon de manger, voilà tout !

Une habitude ancestraleHaut de page

Le chat adulte a pour habitude de manger en plusieurs fois et en petites quantités. Un héritage de ses ancêtres qui, vivant dans le désert, devaient se contenter de petites proies et de peu d'eau. Le chat boit donc peu et mange, s'il le peut, plusieurs fois dans la journée, par petites quantités. C'est par conséquent un adepte du self-service : des croquettes laissées à disposition et un peu d'eau lui permettent de revenir à sa gamelle autant de fois qu'il le souhaite. Comme il sait généralement bien réguler sa prise alimentaire, il y a peu de risques qu'il en profite pour faire bombance et devienne obèse. Mais il arrive aussi que des chats n'arrivent pas à se réguler. Dans ce cas, lui donner en 2 ou 3 fois sa ration quotidienne (matin, midi et soir ou matin, soir et petite collation avant de vous coucher). N'hésitez pas à peser chaque portion de repas pour éviter de lui en donner trop ou pas assez ! Mettez toujours à sa portée un grand bol d'eau fraîche, les croquettes étant étudiées pour faire boire votre félin.

Un animal difficile ?Haut de page

Votre chat chipote ? Il est quasiment impossible de lui faire manger quelque chose qui ne lui plaît pas. Il se laisserait plutôt mourir de faim ! D'un point de vue strictement physiologique, le chat n'a pas besoin d'avoir une nourriture variée. Il peut fort bien manger toute sa vie la même chose, sans que cela le gêne. Pour éviter d'avoir un chat trop difficile, ce qui peut être pénible, il suffit de proposer au chaton, dès qu'il est sevré, une nourriture variée, l'habituant ainsi à manger de tout. Cela évitera les "caprices" et les maîtres "esclaves" de leur matou !

La ration ménagèreHaut de page

Tout comme pour le chien, s'improviser nutritionniste pour chat peut s'avérer risqué. L'équilibre nutritionnel des félins est assez délicat, car ce sont des animaux qui peuvent assez facilement avoir des problèmes rénaux. Toutefois, vous pouvez sans problème donner une fois de temps en temps des restes de poisson ou de poulet à votre chat pour lui faire un petit plaisir ! Mais s'il n'est pas du tout habitué à cela, ne vous vexez pas, il dédaignera peut-être le saumon le plus frais !

L’alimentation industrielleHaut de page

L'alimentation industrielle pour chats se présente, comme pour les chiens, sous forme de pâtée (terrine, mousse, pâté...) ou croquettes. Il existe de nombreuses variétés de croquettes. La composition des croquettes varie essentiellement sur les protéines (de 25 % à 42 %) et les matières grasses (de 10 % à 25 %). Les croquettes les plus chères sont le fruit de plusieurs années de recherche de grandes marques. Les croquettes de hard-discount, quant à elles, ne détaillent pas leur composition : attention, vous risquez alors de donner des croquettes inadaptées à votre chat et nuisible pour leurs reins à long ou à court terme. Désormais vous trouvez des croquettes et aliments en version bio. Plus chers mais la santé de votre animal est précieuse, l'environnement de la planète aussi... Certaines marques ont tendance à mettre des substances à forte appétence pour rendre l'animal très dépendant d'un type de croquettes. Essayez plutôt de prendre de la nourriture vétérinaire ou industrielle haut de gamme, certes moins attractives, mais dont les ingrédients sont plus adéquats pour la santé de votre animal. Evitez le lait " spécial chat " industriel, la plupart ayant du sucre rajouté. Enfin n'hésitez pas à investir dans des croquettes ou dans des os à ronger spécifiquement étudiés pour éliminer la plaque dentaire et la mauvaise haleine.

Les chatonsHaut de page

La chatte allaite ses petits pendant quatre semaines. A partir de la quatrième semaine, commence la période de transition conduisant au sevrage. Pendant deux semaines, la production de lait diminue et les petits connaîtront un ralentissement de leur croissance, jusqu'à ce qu'ils s'alimentent complètement en nourriture solide. Si les chatons sont orphelins, s'ils sont trop nombreux ou si le lait maternel n'est pas consommable, il peut être nécessaire de nourrir les chatons au biberon. Lorsque vous passerez à l'alimentation solide, veillez à prendre des croquettes pour chaton, grasses et riches en protéines, idéales pour leur croissance. Mais une fois votre jeune chat castré, il faudra passer à des croquettes spéciales chat stérilisé, celles pour chaton, très nourrissantes, n'étant plus adaptées et risquant de le faire grossir inutilement.

Pas de lait, beaucoup d’eauHaut de page

Fi des clichés ! Le chat et le lait ne font pas toujours bon ménage. Et même si votre matou aime le lait, il est déconseillé de lui en donner régulièrement, car il le digère mal. Le mieux est de couper le lait avec de l'eau afin de le rendre plus digeste. Il existe du lait spécial pour les chats, sans lactose, vendu au rayon alimentation pour chat des supermarchés, mais attention de ne pas trop en abuser, car il contient souvent du sucre rajouté. Si vous donnez des croquettes à votre chat, pensez à laisser à sa disposition de l'eau en abondance. Les croquettes étant un aliment sec, le chat a besoin de boire beaucoup au fil de la journée, pour son hydratation. S'il ne boit pas en quantité suffisante, il risque de graves problèmes rénaux. Vous pouvez stimuler les chats qui ne sont pas gros buveurs avec une fontaine pour chat. Un moteur entraîne l'eau qui est versée par un petit tuyau. Régulièrement renouvelée, celle-ci imite l'eau du robinet, toujours très tentante pour les félins. Enfin, il reste la solution du distributeur d'eau ne nécessitant aucune mécanique particulière, que l'on trouve facilement au rayon animalerie dans les magasins de jardinage.

Activités et bien-êtreHaut de page
Bien-êtreHaut de page
Le doga : une technique venue d'Amérique

Connaissez-vous le doga ? C'est un condensé de yoga et de dog qui désigne une nouvelle pratique née aux USA, en Floride plus précisément et particulièrement développée au Canada. Il s'agit d'un yoga que l'on pratique avec son chien ! Il faut donc pour commencer que vous soyez vous-même adepte de cette pratique. Votre chien viendra s'adjoindre à vos propres postures. L'exercice est bénéfique pour vous deux. On rit aussi beaucoup pendant les séances de doga en groupe, ce qui est thérapeutique en soi, non ? Une pratique particulièrement recommandée aux chiens nerveux ou/et peureux. Et à leur maître.

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