Le guide : TOUR DU MONDE : CHOISIR SON PARCOURS

CHOISIR SON PARCOURS

Gymnastique matinale.
Gymnastique matinale.

C'est l'un des pas les plus déterminants de votre voyage. Le parcours est la structure, l'ossature de votre périple. Il faut le construire avec soin, précision, en prenant son temps. Cette rubrique a pour but de vous donner des idées de voyages, thématiques, classiques, mythiques, qui orienteront peut-être vos choix. Laissez-vous guider par vos envies, renseignez-vous, faites des concessions et vous aboutirez à un parcours réussi.

Les parcours
Les parcours
Vue aérienne du Golden Gate Bridge.
Vue aérienne du Golden Gate Bridge.
Les itinéraires classiquesHaut de page

Les itinéraires dits classiques sont les trajets les plus demandés par les voyageurs et donc les plus communs. Ils seront faciles d'accès dans les agences et empruntent généralement les grands axes aériens dont nous parlons dans la rubrique " Se déplacer ". Les connaître vous aidera à construire votre tour du monde, quitte à y rajouter vos propres destinations.

Nous présentons ici cinq trajets parmi les plus courants, d'après les offres des voyagistes. Nous partons du principe que vous décollez de Paris et que les itinéraires peuvent se lire dans les deux sens.

NB : l'Afrique, à l'exception notable de Cape Town et Johannesburg en Afrique du Sud, est pratiquement toujours exclue des voyages dits classiques. Il vous faudra bien souvent passer par des agences spécialisées ou vous débrouiller par vos propres moyens pour accéder à ce continent.

Anti-horaireHaut de page

C'est peut-être le tour du monde le plus prisé. A croire que tous les chemins mènent à l'île de Pâques, où de merveilleuses statues de pierre, colossales et mutiques, se dressent en un élan protecteur.

Amériques. Votre première étape sera généralement Buenos Aires en Argentine, Rio de Janeiro au Brésil en Amérique du Sud, New York ou Los Angeles en Amérique du Nord (plus rarement), puis direction Santiago au Chili et la découverte d'Ushuaïa (en Patagonie), une terre époustouflante.

Océan pacifique. L'île de Pâques, coeur du voyage, vient ensuite, puis c'est vers Papeete, en Polynésie française que vous volerez. Un détour par la Nouvelle-Zélande, à Auckland notamment, s'imposera régulièrement. Puis, départ pour Sydney, vibrante mégapole australienne.

Asie. Vient ensuite la merveilleuse Thaïlande, avec parfois une étape en chemin à Jakarta ou Bali. L'Asie vous livrera quelques-uns de ses mystères, notamment à Hong Kong ou Singapour, autres villes trépidantes et surprenantes.

Sous-continent indien. Après tant d'émotions, ressourcez-vous en Inde, en passant par Delhi ou Mumbai, parfois Kathmandou (Népal).

Moyen-Orient. Le dernier stop se fera régulièrement à Amman, en Jordanie, l'une des plus vieilles villes du monde.

Notez que cet itinéraire est parfois rallongé, soit en Amérique latine, avec un passage également par les Galapagos et l'Equateur, soit en Asie avec une escale à Tokyo, soit en Australie, avec un détour vers Brisbane, Cairns et Alice Springs.

Aux antipodesHaut de page

L'Océanie, par ses multiples aspects, fascine les voyageurs. Parce qu'il n'y a rien de plus grisant que de s'envoler vers les antipodes, surtout lorsqu'elles offrent des eaux bleu turquoise, un climat idéalement chaud et qu'il fait gris en Europe ! Notez que ces trajets excluent finalement assez souvent les Etats-Unis, ce qui pourrait plaire à ceux qui souhaitent éviter le géant américain.

Amérique du Nord ou Asie. Toutefois, un stop-over à New York, puis en Californie (San Francisco ou Los Angeles) peut être une belle occasion de découvrir une ou deux villes parmi les plus fascinantes des Etats-Unis. A vous de voir donc ! Si vous ne passez pas par les Etats-Unis, votre premier stop se fera à Tokyo au Japon, ou Bangkok en Thaïlande, deux capitales à l'agitation parfois forcenée, où l'on pourra profiter de la richesse culturelle.

Océanie. Envol pour la Micronésie et Honolulu, qui englobe parfois Majuro, Truk, Kosrae, Guam et Palau, autant d'archipels dont l'exotisme résonne jusque dans le nom. Le voyage se poursuit en Polynésie, avec les Samoa, Fiji et la Nouvelle-Calédonie. Il est désormais temps de poser vos valises en Australie, à Sydney d'abord, puis à Darwin, Alice Springs, d'où vous partirez en expédition pour Ayers Rock, le rocher du " Coeur rouge " du centre de l'Australie, et Cairns. On ne manquera pas le détour par la Nouvelle-Zélande, l'île du sud à Christchurch et l'île du nord à Auckland.

Asie ou Amérique du Sud. Atterrissage à Santiago du Chili, Buenos Aires ou Rio de Janeiro pour une escale sud-américaine. Une autre option consiste à passer par l'Asie, pour rentrer en Europe, notamment par Delhi ou Singapour.

Les cinq continentsHaut de page

Ne vous leurrez pas : à moins de partir plus de trois-quatre mois, ce trajet implique que vous fassiez des sauts rapides dans le monde entier pour quelques jours ou semaines à chaque fois. Vous verrez au final surtout des grandes métropoles, ce qui peut décevoir les amoureux de la nature. L'itinéraire intéressera sûrement ceux qui voudraient un avant-goût de ce que peut offrir un voyage plus long ou spécifique.

Départ d'Europe. On s'envole souvent de Londres pour le reste du monde, mais avant ça, les détours par Rome, Prague ou encore Séville sont courants. Pour un aperçu des plus belles villes européennes donc.

Afrique. De Paris, direction Le Cap et Johannesburg en Afrique du Sud.

Asie. Envolez-vous ensuite pour Mumbai ou Delhi pour une escale indienne. Rendez-vous à Bangkok en Thaïlande, avant de buller quelques jours à Jakarta. Votre voyage prendra ensuite une allure encore plus urbaine, avec une escale à Tokyo, la capitale japonaise.

Océanie. Embarquez ensuite pour le sud et Sydney, en Australie, puis posez-vous quelque temps en Nouvelle-Zélande ou aux Fidji.

Amériques. Los Angeles ou San Francisco vous ramènent dans l'hémisphère nord par le grand Ouest. De là, l'Amérique du Sud se révèlera par une escale à Mexico, un stop à Lima au Pérou et une dernière étape à Buenos Aires en Argentine.

Fillette lors de la fête nationale.
Fillette lors de la fête nationale.
Amériques et AsieHaut de page

Tendance d'aujourd'hui, beaucoup de tour du monde se focalisent essentiellement sur ces deux continents riches de civilisations ancestrales et de merveilles archéologiques : les Amériques et l'Asie. Les pays les plus souvent programmés dans ce type de voyage sont l'Inde, la Thaïlande, le Japon, les Etats-Unis et le Mexique. En voici un exemple.

Amériques. Survolez d'abord l'Atlantique pour New York ou Miami, avant de découvrir l'Equateur et sa capitale Quito, ou le Pérou avec une visite de Lima, ou Mexico. Repassez aux Etats-Unis pour apprécier la rivale de New York, Los Angeles.

Asie. L'Asie vous ouvre ses portes par le Japon, Tokyo ou Osaka. Puis vient le temps de la détente et de la plage avec Bali avant une étape à Hanoi, au Vietnam, qui peut être remplacée par Singapour. Les voyagistes proposent parfois un arrêt à Yangoon dans la méconnue Birmanie, avant de vous programmer une escale à Bangkok, en Thaïlande. Un dernier stop à Delhi vous convaincra finalement que l'Asie est multiple et fascinante.

Ganesh.
Ganesh.
Les routes mythiquesHaut de page

Le tour du monde est un mythe qui s'est construit au travers de grandes légendes internationales, véhiculées par les explorateurs, les historiens et les écrivains voyageurs. Nous vous présentons ici quelques-unes de ces grandes routes, qui en ont fait rêver plus d'un. Point d'exhaustivité bien sûr, car nous verrons tout au long de ce guide que le monde regorge de lieux et de chemins fascinants. L'évocation de ces routes vous donnera avant tout l'irrépressible envie d'aller voir par vous-même de quoi il retourne... Quant aux écrivains mythiques, qui se sont passionnés toute leur vie pour la découverte de l'autre, ils constituent une excellente base bibliographique pour le voyageur en préparation que vous êtes.

Le tour du monde de MagellanHaut de page

Parler de l'épopée de Magellan nous donne l'opportunité d'utiliser un terme plutôt rare : la circumnavigation. Ce mot un peu barbare désigne le fait de naviguer autour d'un territoire, d'une île, d'un continent, du monde pour les plus intrépides ! L'expédition du Portugais Fernand de Magellan au début du XVIe siècle est connue comme la première tentative de ce type autour du monde. Au début du XVIe siècle, le Portugal envahit les Moluques, un archipel de l'est de l'Indonésie, pour profiter de la culture des clous de girofle. L'Europe s'est en effet prise de passion pour les épices, ce qui provoquera le désir de Magellan. Il formule le projet de rejoindre un ami installé dans les Moluques et qui a fait fortune sur place. Il trouvera des financements auprès de plusieurs armateurs, ce qui lui permettra de réunir une flotte d'expédition. Le projet parvient aux oreilles de Charles Quint, qui décide de le soutenir. En 1519, il quitte donc le port de Sanlucar avec 275 hommes répartis sur cinq navires. Quelques mois plus tard, il atteint le Rio de la Plata, frontière naturelle entre l'Argentine et l'Uruguay. Voguant vers le sud, il parvient en octobre 1520 au détroit auquel il donnera son nom, à la pointe sud du Chili. Un mois plus tard, il est dans le Pacifique, faisant route vers Guam et les îles Mariannes. En 1521, il atteint les Phillipines où il meurt dans une embuscade sur l'île de Mactan. Malgré de nombreux massacres, épidémies et mutineries au sein de l'équipage, la flotte parvient jusqu'aux Moluques et le but officiel (rapporter des clous de girofle par quintaux) est atteint. Le navigateur basque Juan Sebastian Elcano reprendra la barre de la Victoria pour la ramener à Séville en 1522. 86 000 kilomètres auront été parcourus en 1 080 jours. Sur l'expédition de départ, seuls 18 hommes et un navire reviendront à bon port.

Le tour du monde en 80 joursHaut de page

Magellan, Drake et compagnie ont inspiré l'un des plus grands romans d'aventure de la littérature française, Le Tour du monde en 80 jours, écrit par Jules Verne, publié par Pierre-Jules Hetzel à Paris, en 1873, et réédité des dizaines de fois depuis. Il est d'abord paru en 1872 comme un feuilleton dans Le Temps. Ce mythe du tour du monde parcourt déjà la littérature européenne à la fin du XIXe siècle et Jules Verne ne serait pas l'inventeur de l'expression. Toutefois, c'est bien son oeuvre qui a marqué les esprits. Mélange de roman d'aventures et de photographies de cette fin de siècle, Le Tour du Monde en 80 jours marque l'entrée de l'Europe dans l'ère moderne, où les transports se multiplient à l'instar des possibilités de découvertes et de commerce. L'histoire débute à Londres, dans un salon de gentlemen anglais. Phileas Fogg, le plus excentrique d'entre eux, leur parie 20 000 livres qu'il parviendra à faire le tour du monde en 80 jours. Il part alors vers l'est, empruntant le train, le paquebot, la voiture, le yacht, le traîneau et même l'éléphant pour gagner son pari. Véritable course contre la montre, le roman marque également l'entrée de notre monde dans un univers de l'instantané, où gagner du temps c'est, littéralement, gagner de l'argent. Phileas Fogg remportera son pari grâce au décalage horaire ! Le roman a fait l'objet de nombreuses adaptations cinématographiques, télévisées et théâtrales. Le Trophée Jules Verne, course de voilier autour du monde et sans escale, est aussi directement inspiré de ce livre.

Route de la soieHaut de page

Du IIIe siècle av. J.-C. au XVIe siècle, des routes commerciales se sont créées entre la Chine centrale et l'Orient méditerranéen. Le terme " route de la soie " ne date toutefois que du XIXe siècle et Ferdinand von Richthofen, un savant allemand, en assume la paternité. Il désigne en réalité plusieurs voies (on devrait donc parler de routes de la soie), empruntées par des caravanes, par lesquelles transitaient la soie chinoise mais aussi les épices, les pierres précieuses ou encore les céramiques. Elles traversaient la Chine, au départ de X'ian - alors capitale du pays - en se dirigeant vers l'ouest et le corridor de Gansu, passaient notammant par les actuels Kirghizistan, Tadjikistan, Ouzbékistan, Turkménistan, Kazakhstan, Iran, Irak, Syrie, et finissaient à Istanbul en Turquie, avant de passer en Europe. Ainsi, la route de la soie résonne de noms mystérieux et exotiques, de villes autrefois prospères telles que Samarkand ou Bukhara. De ce réseau, des voies annexes s'étendaient vers l'Inde et la Russie.

L'histoire de la route de la soie est aussi celle de la naissance du commerce international, celle d'un axe où se mariaient les cultures, où s'échangeaient et se volaient les technologies, où se mêlaient les religions. Après le XVIe siècle, les routes maritimes ont commencé à détrôner la route de la soie, qui a été laissée à l'abandon pendant plusieurs siècles. Ce n'est que depuis quelques décennies qu'elle renaît grâce aux infrastructures touristiques et notamment aux agences, qui programment des voyages organisés sur les traces de l'ancienne route. Une manière de découvrir les républiques d'Asie centrale et le Moyen-Orient.

La PanaméricaineHaut de page

D'un bout à l'autre du continent, la Route panaméricaine s'étire du nord de l'Alaska, Prudhoe Bay, au sud de l'Argentine à Ushuaïa, sur presque 26 000 km ! Certains lui accordent 48 000 km en y ajoutant ses axes secondaires. Une route à la démesure de ce continent majestueux, où défilent de multiples paysages, climats et populations. Composée de plusieurs tronçons de routes et autoroutes, la Panaméricaine est construite à partir de 1923, par les différents pays participant au projet. La première portion, nommée Grande Route d'Alaska, relie l'Etat américain à la Colombie-Britannique (Canada), en passant par le Yukon (Canada). Aux Etats-Unis, un tracé non-officiel est établi de l'Etat de Washington au Texas, en passant par l'Oregon, la Californie et l'Arizona. De Laredo au Texas à Panama Ciudad, on l'appelle l'Interaméricaine. A nouveau, la route se perd en conjectures, avant de reprendre son tracé en Colombie et devenir la route Simon Bolivar, pour traverser le Venezuela et relier le Chili. Ici, les routes divergent, certaines rejoignant Buenos Aires puis Ushuaïa, d'autres poussant jusqu'à la très sauvage Carretera Austral, de Puerto Montt (Chili) à Villa O'Higgins.

Écrivains voyageursHaut de page

L'art d'écrire (de décrire ?) le voyage, pendant son périple ou après le retour, se pratique depuis longtemps déjà. Le nomadisme littéraire naît à l'époque de la Grèce antique, lorsque les premiers explorateurs, tels que Xénophon et Hérodote, rapportent leurs récits de voyage. Xénophon, d'ailleurs, retiendra de son voyage dans l'empire perse une certaine aversion pour ces " barbares " que sont les " autres ". Le terme " xénophobe " naîtra de sa haine avérée. On retrouve également, quelques siècles plus tard, la trace du passage de Ibn Fâdlan, explorateur irakien, en Bulgarie, qui ne dira pas non plus grand bien des autochtones rencontrés. C'est à partir du XIXe siècle que ce genre littéraire va se développer. Inspirés par l'esprit des Lumières, éclairé, curieux, avide de connaissance et de nouveauté, les écrivains voyageurs décrivent un monde toujours plus dépaysant. Les profils se multiplient parmi eux ; les écrivains en voyage, les aventuriers qui écrivent, ceux qui s'installent sur place, ceux qui ne font que passer. De tous ces hommes et femmes, on en retiendra quelques-uns parmi les plus célèbres.

Alexandre Dumas (père) (1802-1870)Haut de page

L'auteur du Comte de Monte-Cristo s'est également illustré à maintes reprises par ses récits de voyage. Né à Villers-Cotterêts, Alexandre Davy de la Pailleterie perd son père, premier général ayant des origines afro-antillaises, à l'âge de 4 ans. Oubliant les études supérieures, il travaille dès son plus jeune âge comme clerc de notaire. A 20 ans, sa plume est remarquée et il commence à publier quelques papiers dans la presse. Après quelques vaudevilles ignorés, il s'essaie à la poésie et rencontre plusieurs artistes et écrivains. En 1829, sa pièce Henri III et sa cour, un drame historique créé à la Comédie-Française, lui vaut une belle reconnaissance et un certain niveau de vie. Il écrira ensuite plusieurs autres pièces de théâtre, dont Caligula (1837). S'il délaisse le théâtre pendant quelques temps, il se consacre également à ses souvenirs de voyage et à des romans. C'est de sa rencontre avec le professeur d'histoire Auguste Maquet que naîtront ses premiers romans. Le début d'une grande production, qui atteindra les quatre-vingts romans à la fin de sa vie. Dans les années 1840, il écrira notamment les grands romans historiques qui l'ont rendu si célèbre : Les Trois Mousquetaires (1844), Vingt ans après (1845), Le Vicomte de Bragelonne (1848), le cycle de La Reine Margot (1847), et le Comte de Monte-Cristo (1845). Dumas multiplie les voyages, s'essaye à la politique en 1848, rejoint Garibaldi en Italie en 1860, édite des journaux. Ses multiples envies lui coûtent cher et Dumas s'illustre aussi par ses nombreuses faillites. Il meurt en 1870 à Dieppe chez son fils, Alexandre Dumas fils, qui sera l'auteur notamment de La Dame aux camélias.

Robert Louis Stevenson (1850-1894)Haut de page

Né en Ecosse dans une famille d'ingénieurs, il s'illustre auprès du grand public dans le roman d'aventures, empreint d'imagination et d'une rationalité toute scientifique. Il fut toutefois également poète et essayiste, marquant tout particulièrement son aversion pour une Ecosse qu'il juge bien trop puritaine. Après un diplôme de Droit obtenu à l'université d'Edimbourg et vite oublié, Stevenson se tourne résolument vers les Lettres, contre l'avis parental. C'est sa nature tuberculeuse qui le poussera d'abord à quitter le climat humide et froid de son Ecosse natale pour des contrées plus chaudes comme la Polynésie ou les Amériques. Plusieurs récits naissent de ses rencontres, notamment Un voyage dans les terres (1878). Il se marie en 1880 et continue de voyager avec sa femme avant de rencontrer le succès avec L'Ile au trésor. Il dérive vers le fantastique avec L'Etrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde, avant d'emprunter un ton plus dramatique pour son Maître de Ballantrae. A partir de 1889, il ne quitte plus le Pacifique Sud. Les Polynésiens le surnomment d'ailleurs Tusitala, " le conteur d'histoires ". Il décède dans les Samoa en 1894.

Pierre Loti (1850-1923)Haut de page

Ce Français, né Julien Viaud, a marqué le paysage littéraire francophone de son oeuvre autobiographique. Il débute sa vie professionnelle à l'âge de 16 ans, en s'engageant dans la Marine pour subvenir aux besoins de sa famille. Dès 1870, il sillonne donc les mers, revenant régulièrement dans le cocon familial à Rochefort. Alors officier de marine, son statut lui impose une certaine réserve qu'il observera jusqu'en 1879, année de parution d'Aziyadé, qui raconte son voyage en Turquie et la passion qu'il vécut avec une jeune femme turque. Devenu Pierre Loti - un pseudonyme fleuri qui lui a été attribué lors de son voyage à Tahiti, quelques années auparavant, par la reine de Pomaré -, il multiplie les récits. Il raconte sa découverte du Sénégal dans Le Roman d'un spahi. Le Japon lui évoquera Madame Chrysanthème, qui inspirera à Puccini Madame Butterfly. Voyageur au long cours, il parcourt l'Egypte, l'Inde, mais ne se désintéresse pas pour autant de l'Europe et de la France ; Ramuntcho se situe ainsi au Pays basque, où il terminera d'ailleurs sa vie, à Hendaye. Ses écrits lui apportent richesse et célébrité, si bien qu'il est élu, à 42 ans, à l'Académie française - ôtant sa place à Emile Zola. Il meurt en 1923 et obtient des funérailles nationales, avant d'être enterré selon ses souhaits dans le jardin de son enfance, sur l'île d'Oléron.

Joseph Conrad (1857-1924)Haut de page

Né à Berditchev dans l'empire russe (une ville située dans l'Ukraine actuelle), Teodor Jozef Konrad Korzeniowski h. Nalecz grandit dans une famille polonaise, dont le père est envoyé en exil après avoir participé à la résistance polonaise. Sa famille le suit dans cet exil, mais Conrad perd sa mère puis son père et se retrouve orphelin à l'âge de 11 ans. C'est son oncle qui l'élèvera à Cracovie. En 1874, Conrad embarque comme mousse sur un voilier en direction de Marseille. Il intègre ensuite la marine marchande britannique, où il restera seize ans. Nommé capitaine au long cours en 1886, il devient la même année britannique et prend le nom de Joseph Conrad. Polyglotte, il maîtrise le polonais, l'allemand, le français et l'anglais. C'est sa langue d'adoption qu'il choisit pour écrire son premier roman, La Folie Almayer, en 1896. Sa production est riche, mais il n'est pas tout de suite reconnu. Malgré Le Nègre du Narcisse, Lord Jim ou Jeunesse, il lui faut attendre 1913 et Chance pour connaître le succès. Il meurt en 1924, dans le Kent en Angleterre.

Alexandra David-Néel (1868-1969)Haut de page

Louise Eugénie Alexandrine Marie David est la fille d'un franc-maçon huguenot et d'une belge catholique pratiquante, d'origine scandinave et sibérienne. Dans son enfance, elle côtoie Elisée Reclus, ami de son père et anarchiste convaincu, dont les idées influenceront Alexandra David et la pousseront à creuser la question politique, notamment vers le féminisme. Elle sera toutefois souvent en désaccord avec les luttes féministes de l'époque, considérant l'émancipation économique plus importante que l'émancipation politique, prônée par ces femmes issues de la bourgeoisie. A partir de 1888, elle devient franc-maçon. Eclectique, elle s'illustrera quelques années plus tard comme chanteuse d'opéra, ce qui l'amène à voyager pour ses représentations. Après s'être mariée, elle part en 1911 pour un voyage d'études qui durera quatorze ans. En Inde, dans la région du Sikkim particulièrement, elle se passionne pour le bouddhisme, adopte un jeune Indien et vit dans une grotte à 4 000 m d'altitude. Elle a l'occasion de rencontrer le 13e dalaï-lama, qui la pousse à apprendre le tibétain. Pénétrant à plusieurs reprises la frontière tibétaine, elle finit par être expulsée du Sikkim. Commence alors un périple en Asie, avec son fils adoptif. Japon, Corée, Chine, Mongolie... A la fin des années 1920, Alexandra David-Néel revient en France, s'installe à Digne-les-Bains et écrit ses aventures. Elle tourne en France et participe à de nombreuses conférences. A 69 ans, elle décide de repartir en Chine, en pleine guerre sino-japonaise, ce qui la marquera profondément. A la même époque, elle perd son mari, ce qui provoque des années d'errance jusqu'en Inde en 1946. Elle rentrera à nouveau en France pour écrire et s'éteindra à quelques jours de ses 101 ans, six mois après avoir fait renouveler son passeport... Plusieurs films et prix sont dédiés à la vie d'exploratrice et d'orientaliste.

Jack London (1876-1916)Haut de page

Né John Griffith Chaney, l'écrivain américain voit le jour à San Francisco, dans une maison qui sera détruite lors du grand tremblement de terre de 1906. Avant sa naissance, sa mère fut chassée par son père présumé, l'astrologue William Chaney, et juste après l'accouchement elle tombe malade et ne peut s'occuper de son enfant. Jack London est donc élevé par une nourrice, qu'il aimera tout particulièrement. La même année, sa mère se remarie avec John London, surnommé " Jack ". Le pseudonyme de l'écrivain rend hommage à cet homme. La famille déménagera à plusieurs reprises en Californie, les parents devenant respectivement professeur de musique et fermier. La vie n'est pas facile, et Jack London vit une enfance assez pauvre. Toutefois, à l'âge de 9 ans, il rencontre une bibliothécaire qui lui insuffle le goût de la lecture. Lorsque son père se blesse au travail, Jack London se voit obligé de subvenir à ses besoins. Dès l'âge de 15 ans, il prend donc la route d'une usine de saumons et opèrera ensuite dans plusieurs corps de métiers, souvent éreintants (balayeur, éleveur, chercheur d'or). Lassé de cette vie de galère, il achète un bateau et devient pilleur d'huîtres, une expérience que l'on retrouvera dans plusieurs de ses romans, notamment John Barleycorn. Il sombre peu à peu dans l'alcool. En 1892, il échappe de peu à l'incendie de son bateau et se reprend. Il passe alors du côté de la police et pourchasse les braconniers avec la California Fish Patrol. En 1893, il embarque sur un goélette et part en mer, jusqu'au Japon. A son retour, il est embauché au San Francisco Morning Call pour publier ses aventures. Toutefois, il revient très vite à sa vie d'ouvrier, travaillant toujours plus, et s'engage peu à peu politiquement (auprès du socialisme). En 1894, il reprend la route, errant à travers le pays. Devenu vagabond professionnel, il racontera son expérience dans La Route, notamment son arrestation et son enfermement d'un mois pour vagabondage. A 19 ans, il retourne finalement au lycée et étudie les grands penseurs. Il publie des articles dans le journal du lycée, notamment sur ses tendances socialistes. Après deux ans d'université, il s'engage au parti socialiste d'Oakland. Il passera par l'université de Berkeley, mais n'y restera pas, par manque d'argent. Vient ensuite la ruée vers l'or du Klondike (dans le Grand Nord canadien), qui donnera lieu à A l'homme sur la piste, une histoire du Klondike. Il écrit ensuite Le Fils du loup, puis le succès frappe avec L'Appel de la forêt en 1903. Croc-Blanc vient ensuite. Il voyage d'abord comme correspondant de guerre, puis simplement pour la découverte, en Corée, en Europe, en Australie, entamant son tour du monde. Durant toute sa vie, il maintiendra ses liens avec le parti socialiste américain et son engagement politique sera présent dans son oeuvre. Dans Le Talon de fer, en 1903, il imagine une révolution socialiste aux Etats-Unis, qui serait réprimée par un régime fasciste, allié au système capitaliste. Pourtant en 1916, il sera remercié du parti socialiste, qui le considèrera trop tenté par la réforme. Il meurt, la même année, d'un empoisonnement du sang lié à une maladie contractée pendant ses voyages dans le Pacifique.

Henry de Monfreid (1879-1974)Haut de page

Cet aventurier et écrivain français est né à La Franqui, dans l'Aude. Il mena une existence controversée, marquée de brusques changements de vie. Son père était peintre et collectionneur d'art, il a donc rencontré depuis son enfance des artistes comme Henri Matisse et Paul Gauguin, ami intime de son père. Sous la pression parentale, il débute des études d'ingénieur mais échoue rapidement. Après quelques années de petits boulots, il tombe gravement malade et décide de changer de vie. Une fois sa convalescence passée, il part à l'aventure à Djibouti, embauché pour le commerce du café. Là-bas, il construit ses propres bateaux, des boutres, voiliers typiques de la mer Rouge, et navigue le long des côtes. Ses compétences maritimes seront utilisées pendant la Première Guerre mondiale, on lui demandera notamment d'espionner les positions turques dans la mer Rouge. Suite à la guerre, il rejoindra l'organisation des Croix-de-feu, association d'anciens combattants nationalistes. Toujours en quête de renouveau, il se lance ensuite dans la contrebande, puis se convertit à l'islam et prend le nom d'Abd el-Haï (l'esclave du vivant). Ses trafics d'armes, perles et haschisch l'envoient régulièrement en prison. Il rencontre Paul Vaillant-Couturier puis Joseph Kessel. Les deux hommes, fascinés par cet homme controversé, lui conseillent d'écrire ses aventures dans la mer Rouge, la corne de l'Afrique et le détroit de Bab el-Mandeb. Ses romans se caractérisent par des observations maritimes et ethnologiques précises (Les Secrets de la mer Rouge). C'est avec un ton cynique qu'il décrit ses " exploits " de contrebande. Dans les années 1930, il remporte un certain succès et devient correspondant de guerre. Juste avant la Seconde Guerre mondiale, il se range du côté italien et cherche à rencontrer Mussolini. Il participera à la conquête de l'Ethiopie, sera ensuite capturé par les Britanniques puis déporté au Kenya (Du Harrar au Kenya). Son séjour au Kenya, il le racontera également dans Karembo. En 1947, il rentre en France et s'installe dans l'Indre, à la grande surprise des villageois. Il va en effet couper son opium à l'épicerie du coin, sans complexe aucun. Joueur jusqu'à la fin, on se rendra compte après sa mort que les tableaux de maître qu'il disait tenir de son père (et qu'il avait hypothéqués) étaient en réalité des faux - sans doute peints par lui-même.

Albert Londres (1884-1932)Haut de page

Ce très grand journaliste français, qui donnera son nom à un prix très célèbre, est né à Vichy en 1884. Son père était chaudronnier. Après ses études secondaires, Albert Londres travaille comme comptable, puis se rend à Paris et y publie un premier recueil de poèmes en 1904. Il écrit régulièrement pour des journaux régionaux et devient correspondant parisien pour Le Salut Public (basé à Lyon). Par la suite journaliste parlementaire pour Le Matin, il est réformé lorsque la Première Guerre mondiale éclate et prend un poste de correspondant militaire au ministère de la Guerre. En 1915, il débute une collaboration avec Le Petit Journal et voyage en Europe, narrant les combats qui s'y déroulent. En 1919, il est licencié sur ordre de Clemenceau, suite à ses reportages en Italie. Le journal L'Excelsior l'embauche par la suite et l'envoie en Union soviétique décrire le régime bolchevique, ce qui marquera profondément le journaliste. En 1922, il est en Asie, au Japon, en Chine et en Inde. Ses reportages remportent toujours plus de succès et sont publiés sous forme de recueils. En 1923, ses chroniques sur les bagnes de Guyane suscitent de vives réactions. Albert Londres est un journaliste engagé, il racontera également la vie de prostituées en Argentine dans Le Chemin de Buenos Aires (La Traite des Blanches) en 1927. Il travaille pendant quelques années pour le Petit Parisien qui l'envoie en Afrique, en Palestine et dans les Balkans. Il meurt en 1932, sur le terrain, lors d'un reportage à bord du Georges Philippar, un paquebot qui le ramenait de Chine en France.

Blaise Cendrars (1887-1961)Haut de page

On le croit français, Frédéric Louis Sauser est en réalité né de l'autre côté des Alpes, en Suisse, dans le canton de Neuchâtel. Sa famille est d'origine bernoise et francophone. Il ne sera naturalisé français que bien plus tard. Les voyages d'affaires de son père provoquent de nombreux déménagements et il attrape vite le virus du voyage. Il sera envoyé en pension en Allemagne, puis reviendra à Neuchâtel pour l'université et enfin à Saint-Pétersbourg en apprentissage d'horloger. Sur les conseils du bibliothécaire de la Bibliothèque impériale, il commence à écrire ses pensées. En 1907, il rentre en Suisse pour étudier la médecine et se passionne pour le psychisme de l'homme. Séquences sera sa première parution officielle. Il s'envole ensuite vers New York avec sa jeune femme. Frédéric Louis Sauser prend le pseudonyme de Blaise Cendrars, en référence aux braises et aux cendres à l'origine de la renaissance du phénix et signe en 1912 Les Pâques à New York, puis Prose du Transsibérien et de la petite Jeanne de France. De retour à Paris, il se lie d'amitié avec de nombreuses personnalités artistiques de l'époque (Chagall, Modigliani, Apollinaire) et fonde la revue Les Hommes nouveaux pour publier ses oeuvres. Engagé volontaire dans la Légion étrangère, il y perd son bras droit en 1915 à la guerre. 1916 marque sa naturalisation française. Devenu le " poète de la main gauche ", il traverse une phase de profond désespoir, avant de retrouver une immense créativité, avec notamment J'ai tué en 1918, illustré par Fernand Léger. Il s'essaie sans succès au cinéma, puis s'envole pour le Brésil en 1924. Il rencontre là-bas de grands poètes, avec qui il se lie rapidement. Un an plus tard, il publie son premier roman, L'Or, qui lui vaudra une belle reconnaissance populaire, confirmée par Moravagine en 1926. Les années 1930 le voient devenir grand reporter, notamment pour Paris-Soir, puis correspondant de guerre dans l'armée anglaise. 1939 le ramène en France, mais il ne publiera pas avant 1943. Viennent ensuite L'Homme foudroyé, La Main coupée, Bourlinguer. Il travaillera par la suite pour la radio à Paris. Il y succombe d'une congestion cérébrale en 1961.

Lawrence d'Arabie (1888-1935)Haut de page

Né Thomas Edward Lawrence au pays de Galles, celui que l'on appellera Lawrence d'Arabie s'est illustré par ses diverses activités d'officier, archéologue, aventurier au long cours et bien sûr écrivain. Il étudie à Oxford et commence très tôt à voyager, d'abord en France, puis en Syrie et au Liban. Vers 1910, il décroche un poste d'archéologue et part au Liban apprendre l'arabe. Il mènera ainsi des fouilles dans tout le Moyen-Orient, jusqu'au début de la Première Guerre mondiale. Il devient alors agent de liaison pour l'armée britannique qui souhaite utiliser sa grande connaissance du monde arabe. Il accède très tôt à la notoriété, grâce à son action en tant qu'officier entre 1916 et 1918 pendant la Grande Révolte arabe. Le journaliste Lowell Thomas, qui rapporta ses exploits, contribua grandement à sa célébrité. On retrouve cette histoire dans le film de David Lean, Lawrence d'Arabie, sorti en 1962 et qui remporta sept oscars. Après-guerre, il s'engage dans divers corps de l'armée, notamment la Royal Air Force, en tant que simple soldat. Il racontera son expérience dans The Mint. Il est aussi l'auteur des Sept Piliers de la sagesse, ainsi que d'une grande correspondance épistolaire avec notamment George Bernard Shaw et Winston Churchill.

Joseph Kessel (1898-1979)Haut de page

Né en 1898 à Clara en Argentine, Joseph Kessel vient d'une famille d'émigrés lituaniens d'origine juive - à l'époque la Lituanie est située en Russie impériale. Son père, qui a passé son doctorat à Montpellier, est médecin dans une colonie agricole argentine. Ces origines cosmopolites le pousseront à parcourir le monde. Etudes de Lettres en Russie, puis en France, théâtre et art dramatique l'attirent, mais il laisse tout en suspens lorsque la Première Guerre mondiale éclate pour s'engager dans l'aviation. On retrouve cette partie de sa vie dans plusieurs de ses romans (L'Equipage, 1923 ; Vents de sable, 1934 ; Le Bataillon du ciel, 1938). Envoyé par la suite en Sibérie, il y sera lors de l'armistice. Après un court emploi en temps que chef de gare à Vladivostok, il rentre en France en passant par la Chine et l'Inde. Débute alors sa carrière de journaliste, qu'il mènera pendant cinquante ans, au Journal des Débats, à La Liberté ou encore au Figaro. Il travaillera également avec Pierre Lazareff à la création du quotidien France Soir. Son travail sera publié sous forme de recueil en 1969, sous le titre Joseph Kessel, témoin parmi les hommes. Il fera plusieurs fois le tour du monde, pour le compte de nombreux journaux, couvrant les sujets les plus divers. Entre autres, il soutiendra les débuts du sionisme et recevra, lors de la création de l'Etat d'Israël, le visa numéro un pour se rendre dans le nouvel Etat. Observateur sans cesse aux aguets, il suit les premiers pas de l'Aéropostale avec Mermoz et Saint-Exupéry au-dessus du Sahara, navigue sur la mer Rouge en compagnie d'Henri de Monfreid sur les derniers négriers. Il rencontre Hitler, qu'il dépeint comme " un homme quelconque, triste et assez vulgaire ". Parallèlement, il publie son premier roman, Le Lion, qui lui vaudra un grand succès populaire et son élection à l'Académie française. Il enchaîne avec Tous n'étaient pas des anges, en 1963, où l'écrivain évoque la Seconde Guerre mondiale ou encore à Terre d'amour et de feu, publié en 1966, qui revient sur la naissance de l'Etat d'Israël. Ses romans évoquent un âge d'or du grand reportage, alimenté par un goût pour les terres inconnues et les grandes épopées. Son oeuvre littéraire sera toujours doublement alimentée par ses voyages journalistiques et son ton romanesque. Il décrira le journalisme comme " l'école du romancier ". Joseph Kessel meurt le 23 juillet 1979, à Avernes, dans le Val-d'Oise.

Ernest Hemingway (1899-1961)Haut de page

Ernest Miller Hemingway est né à Oak Park, près de Chicago, dans une famille de six enfants. Son père est dentiste, sa mère musicienne. Elle lui enseignera d'ailleurs la musique, un peu malgré lui. Le week-end, la famille se rend dans sa maison de campagne, près du détroit de Michigan, et Hemingway apprend à chasser avec son père. Une activité qui jouera sur sa passion future pour l'aventure. Il se démarque au lycée et produit plusieurs nouvelles qui seront publiées dans le journal de l'école. Une fois diplômé, il entre comme journaliste au Kansas City Star. Le Première Guerre mondiale débute et les Etats-Unis s'y engagent. Hemingway s'engage avec la Croix-Rouge et débarque en 1918 en France. Au front, il sera grièvement blessé et restera trois mois en convalescence à Milan, ce qui lui inspirera L'Adieu aux armes. Dans les années 1930, il se rend en Espagne comme correspondant et témoigne de l'horreur de la guerre (Pour qui sonne le glas). L'importance d'aller à l'essentiel se révèle à lui et il travaille son écriture pour la rendre plus directe, " plus vraie ". Il observe la Seconde Guerre mondiale, toujours comme correspondant de guerre, bien qu'on rapportera à plusieurs reprises qu'il participait à l'organisation des actions et des combats. Hemingway est l'un des emblèmes de la " génération perdue ", surnommée ainsi par la collectionneuse américaine Gertrude Stein, qui fut presque éradiquée pendant la Première Guerre mondiale et dont les survivants en sortirent désespérés. Hemingway recevra le prix Nobel de littérature en 1954, juste après la parution du Vieil Homme et la Mer. La fin de sa vie le plonge dans le désespoir, puisqu'il devient aveugle et sombre dans la folie. Il se suicide en 1961, dans sa maison de l'Idaho.

Théodore André Monod (1902-2000)Haut de page

Fils d'un pasteur théologien, Théodore Monod grandit dans un milieu culturel et spirituel exigeant qui forgera sa personnalité. A 20 ans, il entre comme assistant au musée d'Histoire naturelle et se passionne pour les sciences. Il sera ainsi connu toute sa vie pour ses recherches sur le continent africain et deviendra notamment un expert du désert du Sahara. Bien que pacifiste, il est appelé pour son service militaire, mais l'effectue au Sahara. En 1938, il s'installe à Dakar et prend très vite des positions antiracistes devant la montée du nazisme en Europe. La famille de sa femme sera déportée. Dans les années 1950-1960, il parcourt à pied à plusieurs reprises le désert, relevant toujours plus d'informations et d'échantillons. Il se lie d'amitié avec plusieurs humanistes, dont Louis Massignon. Farouchement pacifiste, il milite contre la guerre d'Algérie. Il consacrera la fin de sa vie à défendre ses convictions antiguerre et humanistes dans le monde entier. Il est l'auteur de nombreux ouvrages scientifiques et de plus d'une dizaine de romans, dont Méharées, exploration au vrai Sahara (1937) et L'Emeraude des Garamantes, souvenir d'un Saharien (1984).

Jack Kerouac (1922-1969)Haut de page

Jean-Louis Kerouac est né dans le Massachusetts, dans une famille québécoise - ses parents étaient originaires de Bretagne. L'anglais est sa langue d'adoption et il parlera le français, sa langue maternelle, toute son enfance. C'est en devenant anglophone qu'il prend le nom de Jack. Son père imprimeur lui ouvre très vite les portes du milieu culturel et littéraire américain. Ainsi, Kerouac apprend très tôt à taper à la machine à écrire, ce qui influera grandement sur son style si rapide et direct. Très précoce, l'écrivain produit très vite de petites nouvelles et des bandes dessinées, qui seront repérées par ses professeurs. La famille de Kerouac, dépendante des affaires paternelles, déménagera à plusieurs reprises, lui insufflant dès son plus jeune âge le goût du changement. Doué en sport, il aspire un temps à faire une carrière, mais l'écriture le rattrape et il entre à l'université de Columbia à New York grâce à ses prouesses sportives. A New York, il fréquente de nombreux artistes, dont les musiciens Dizzy Gillepsie et Charlie Parker. Sa passion pour le jazz l'amène à créer une rubrique musicale pour le journal de l'université. Sa vie d'étudiant libéré le plonge peu à peu dans la fête, la drogue, l'alcool et la prostitution. Une blessure l'empêche de continuer sa carrière sportive et l'incite à prendre la route sur le continent américain (en bus Greyhound). Quelque temps pigiste pour un journal local, il s'engage finalement dans la marine marchande en 1942. Il échappe, en simulant la folie, à l'engagement militaire et rentre à New York dépenser son argent dans les bars et la drogue. Cette vie dévergondée lui permettra de rencontrer d'autres acteurs phare de la Beat Generation, dont il deviendra l'emblème. Il reprendra par la suite plusieurs fois la mer, car ses origines bretonnes l'intriguent. Ami de Lucien Carr, il se rend complice d'un meurtre en dissimulant le corps et se retrouve en prison. Les parents d'Edie Parker, la jeune femme qu'il fréquente alors, paient la caution à la condition qu'il épouse leur fille, ce qu'il fait. Mais cette vie d'homme marié le déçoit vite et il part retrouver ses amis de longue date, William Burroughs et Allen Ginsberg, à New York. C'est à cette période qu'il commence l'écriture de Sur la route. Stimulé par une vie culturelle riche, il s'essaie à de nouveaux styles d'écriture et pratique ce qu'il nommera " la prose spontanée " caractéristique de Sur la route. En 1947, il part enfin sur les routes américaines, en stop, à bus et à pied, sillonnant tout le pays. Il se rendra plus tard au Mexique (Mexico City Blues). Une expérience de garde forestier en Caroline du Nord plus tard, il publie Le Vagabond solitaire et enfin Sur la route en 1957. Le livre est un succès immédiat et l'impose comme porte-parole de la Beat Generation. Sur la route est surnommée " la Bible du mouvement ". Cette célébrité subite lui apporte également de nombreux désagréments, ses amis écrivains s'éloignent de lui, des groupes de morale l'accusent de saper les bases de la civilisation, Kerouac s'enfonce peu à peu dans la solitude, malgré sa récente fortune et son triomphe. Alors que les mouvements de gauche tentent de se rapprocher de lui, il les repousse, ce qui nuit à son image. Il publiera ensuite Les Clochards célestes (1958), pamphlet contre la société de consommation, écrit dans un style plus conventionnel, et la critique l'accuse de répondre à une commande des éditeurs. Kerouac part en Californie, retrouve San Francisco et écrit Big Sur. Puis il se prononcera en faveur de la guerre du Vietnam, pour se démarquer des mouvements hippies, et écorne ainsi encore son image. Il meurt en Floride à l'âge de 47 ans.

Mon tour du monde en…Haut de page

Tour d'horizon de quelques moyens de transport à envisager pour votre voyage. Les informations pratiques seront à retrouver dans la rubrique " Se déplacer ". Nous faisons ici l'impasse sur les transports plus spécifiques tels que le ski, le kayak, le canoë, le cheval ou encore le parapente, qui concernent une minorité éclairée. Enfin, n'oubliez pas que le voyage le plus classique, celui du backpacker, combine finalement plusieurs modes de transport, avec une arrivée en avion, des déplacements intérieurs en bus ou en train, des séjours en B&B ou auberges, des petits restaurants... Le voyageur butine d'une zone touristique à l'autre, notamment dans des pays où le coût de la vie est peu élevé.

Pour pallier vos angoisses d'ordre environnemental, tout en gardant un certain confort, optez pour le train, qui compte parmi les moyens de transport les moins polluants. Il dessert de nombreuses destinations, même lointaines, existe dans presque tous les pays continentaux, franchit les frontières et coûte souvent peu cher. En plus, pour ceux qui voudraient se la couler douce, le train permet aussi une transition progressive d'une région à l'autre, à l'inverse de l'avion qui " téléporte " ses voyageurs. Enfin, le train possède un charme inégalé, que l'on retrouve partout dans le monde, mais tout particulièrement à bord de cette trentaine de trains mythiques qui, à eux seuls, motivent un voyage.

Chez les amateurs de grands espaces, les projets de voyage à vélo sont finalement assez courants. C'est l'un des moyens les plus simples, les moins chers et les plus conviviaux pour vadrouiller. La vitesse de progression est aussi avancée par les adeptes du concept. Ni trop rapide, ni trop lente. En plus, grâce au vélo on peut parcourir des milliers de kilomètres même avec peu d'expérience sportive. Une bonne remise en forme avant le départ suffit. Et puis, la route forme le cycliste, progressivement. Les rencontres sont souvent de mise à vélo, car le moyen est plutôt sympathique et attirant. Enfin, on peut toujours accrocher une remorque à son vélo afin d'emporter un peu plus d'affaires qu'à pied et prévoir ainsi d'autres activités sportives. Il existe une variante que l'on croise de plus en plus souvent : le vélo couché, où comment découvrir le monde dans un fauteuil ! Autres types de vélos : le tricycle couché, même principe avec trois roues donc plus d'équilibre ; le tandem pour ceux qui ne veulent pas se séparer et le tandem mixte (position couchée à l'avant et droite à l'arrière).

Vélos et plage
Vélos et plage
Vélos et canaux sont indissociables à Amsterdam.
Vélos et canaux sont indissociables à Amsterdam.

Pour ceux qui ont vu Easy Rider et n'en sont pas revenus. Les motards connaissent cette sensation d'extrême liberté qui parcourt leur échine de cuir. On optera pour ce mode de transport partout si on le souhaite, et souvent dans les pays montagneux, où les tournants font la joie des bikers ! Un moyen de transport à privilégier quand on le maîtrise et quand on part avec un peu d'argent - il faudra payer l'essence ! Pas mal si on veut transporter un peu de matériel. Au final, la moto est la version allégée de la voiture : plus rapide et plus flexible. Les plus téméraires tenteront l'aventure en Solex ! Moins d'entretien (mais il faut savoir bricoler) et plus de bavardage, avec les locaux.

La moto, moyen de transport courant dans la steppe mongole.
La moto, moyen de transport courant dans la steppe mongole.
Bateaux dans le lagon de Moorea.
Bateaux dans le lagon de Moorea.

Le rêve total, directement inspiré des grands explorateurs du XVe siècle. Se déplacer sur les mers et océans de notre belle planète peut se faire de plusieurs manières : en croisière, pour un voyage très organisé, confortable et touristique ; à la voile, pour les initiés au pied vraiment marin ; en cargo, pour les contemplatifs pour qui le voyage compte plus que tout ; à bord de son propre bateau, avis aux plus expérimentés. N'oubliez pas que le bateau ne vous exempte pas de toutes les démarches administratives et que les mers sont elles aussi très contrôlées. Soyez prudents et préparés.

Bateau mouche à Strasbourg.
Bateau mouche à Strasbourg.
Bâteau à voile naviguant sur Victoria Harbour.
Bâteau à voile naviguant sur Victoria Harbour.
Aventure, nature et sportHaut de page

Pour certains d'entre nous, voyage rime avec sensations. C'est pour sortir des activités du quotidien que l'on se lance sur les routes du monde et c'est guidé par une envie (ou plusieurs) que l'on dessine son trajet. Dans cette rubrique, vous saurez où se déroule la plus belle vague d'Hawaï, quels organismes contacter pour pratiquer l'écotourisme ou encore où nagent les plus beaux poissons tropicaux. En route pour l'aventure...

Tour d'horizon des stades les plus mythiques

Entre culture et sport, notre coeur balance. Nombre d'entre vous connaissent de nom ces stades mythiques, connus pour les événements sportifs qu'ils ont accueillis, mais aussi pour leurs équipes nationales, souvent footballistiques. Alors, si vous passez par ces villes, ne manquez pas de vous renseigner sur l'activité du stade, l'événement sera autant culturel que sportif !

Wembley Stadium - Londres, Royaume-Uni. Terrain de foot national depuis 1923. Héberge les finales de Cup, une coupe du monde et plusieurs coupes d'Europe.

Old Trafford - Manchester, Royaume-Uni. Résidence de Manchester United, Old Trafford a notamment vu passer la coupe du monde de 1966 sur sa pelouse. Ce qui ne l'empêche pas d'accueillir également des matches de rugby, sans perdre son identité.

San Siro - Milan, Italie. Officiellement Stade Giuseppe-Meazza, ce stade est le lieu de résidence de deux équipes mythiques, l'Inter de Milan et le Milan AC. De quoi attirer les amateurs qui apprécient particulièrement les tribunes plus proches du terrain qu'à l'accoutumée. Trois finales de Ligue des Champions 1965, 1970 et 2001 (plus celle à venir de 2016).

Stadio Olimpico - Rome, Italie. L'AS Roma et le Lazio y sont nés. Les Jeux olympiques de 1960 s'y sont déroulés, ainsi que la coupe du monde 1990. Plus mythique, impossible.

Westfalenstadion - Dortmund, Allemagne. Imprononçable mais connu de tous les amateurs. La coupe du monde 2006 s'est jouée ici.

Santiago Bernabéu - Madrid, Espagne. Une finale de coupe du monde en 1982, plusieurs ligues des champions et bien sûr le Real Madrid, surnommé Galacticos pour son prix démentiel.

Camp Nou - Barcelone, Espagne. Avec presque 100 000 places, c'est le plus grand stade d'Europe. C'est le temple du FC Barcelona. Deux finales de Ligue des Champions 1989 et 1999.

El Monumental ou River Plate Stadium - Buenos Aires, Argentine. Au pays de Maradona, ce stade est légendaire. Maison du Club Atletico River Plate, inauguré en 1938.

Estadio do Maracaña - Rio de Janeiro, Brésil. Faut-il vraiment ajouter quelque chose au sujet du football brésilien ? L'engouement est tel qu'il possède une capacité de 100 000 places. Coupe du monde de 1950 et de 2014.

A cette liste, on ajoutera quelques petits nouveaux, qui ne se démarquent pas forcément par leurs prouesses mais font tout de même parler d'eux.

Estadio Azteca - Mexico, Mexique. L'un des plus grands stades du monde avec 114 600 places. Il a vu se dérouler " le but du siècle " de Maradona contre l'Angleterre en 1986.

Soccer City Stadium - Johannesburg, Afrique du Sud. Il a accueilli la coupe du monde 2010. Son architecture, en forme de calebasse, est splendide. La folie du football s'y exprime constamment.

Rungrado May Day Stadium - Pyongyang, Corée du Nord. Il y a peu de chance que vous visitiez celui-ci, d'autant plus que le foot ne s'y joue pas vraiment, au profit du catch et des exécutions. Sachez tout de même que ce stade est le plus grand du monde avec 190 000 places.

Stade national de Pékin - Pékin, Chine. Plus connue sous le nom de " Nid d'oiseau ", cette extraordinaire structure a été construite à l'occasion des JO de 2008.

Sydney Football Stadium - Sydney, Australie. Un stade multifonction, que l'on ajoute ici pour sa superbe structure ondulée.

Spartak Stadium - Moscou, Russie. Depuis 2012, il accueille notamment les matchs du Spartak de Moscou.

Sports extrêmesHaut de page

Qu'entend-on par sport extrême ? Les avis divergent. Selon Ernest Hemingway, " Il y a seulement trois sports : la tauromachie, la course automobile et l'alpinisme ; tous les autres ne sont rien que des jeux d'enfants. " L'auteur Joe Tomlinson a lui déterminé un classement, que nous détaillons ci-dessous. Selon lui, le sport extrême implique que la vie soit engagée lors de la pratique.

Dix sports aériens : le ballet aérien, le base jumping, le saut à l'élastique, le vol à voile, le deltaplane, le funambulisme, le saut à ski, le parachutisme, le skysurfing et le skyflying ;

Dix-neuf sports terrestres : l'escalade en salle, le raid nature, le roller agressif, le bicycle moto-cross (BMX), la spéléologie (appellation rejetée par la Fédération française de spéléologie), le moto-cross extrême, le ski extrême, le ski acrobatique, le char à voile et le char à glace (voile sur glace), le mountain biking, le mountain board, l'escalade en extérieur, le sandboard, le skateboard, le snowboard, la motoneige, le speed biking, le ski de vitesse et la streetluge ;

Quatorze sports aquatiques : le barefoot, le plongeon de (très) haut vol (high-dive ou cliff-dive), l'apnée, la motomarine, la nage en eau libre, offshore powerboat racing, la course autour du monde, la plongée sous-marine, la plongée libre, le speed sailing, le surf, le wakeboard, le kayak de rivière, la planche à voile.

La notion de sport extrême reste subjective ; elle comprend un ensemble d'activités plus ou moins dangereuses. Voici quelques exemples d'autres sports parfois dits " extrêmes " : le speed riding, le kitesurf, le snowkite, le VTT de descente, le parapente, l'alpinisme, le pogo stick, le bodyboard, le freeride VTT, les échasses urbaines, la trottinette (freestyle), le buggy rolling, le skimboard.

Pour les novices, le voyage peut être une occasion de tenter quelques-unes de ces activités nées dans certaines parties du globe. Pour les amateurs, pensez toujours que pratiquer votre sport en terrain inconnu, même si vous le maîtrisez bien, est toujours plus risqué. Vous ne connaissez pas le terrain, les conditions climatiques, il faut donc redoubler de prudence et bien se renseigner auprès des locaux également amateurs. N'hésitez pas à contacter les écoles sur place pour obtenir des informations sur les sites.

Nous ne présentons ici que trois sports, parmi les plus pratiqués par les voyageurs : le parapente, le mountain bike et le saut à l'élastique. Encore une fois, la liste des sites réputés n'est pas exhaustive mais peut vous orienter dans vos choix de destinations. Vous retrouverez les sports nautiques et la plongée dans les rubriques correspondantes.

ParapenteHaut de page

Talloires et Montmin, au-dessus du lac d'Annecy, France. La Mecque du parapente ! Facilité d'accès, aérologie et panorama sont au rendez-vous. Premier spot de parapente en Europe.

Cape Town, Afrique du Sud. Considéré comme l'un des meilleurs endroits au monde pour le parapente. Départ depuis Lion's Head, avec vue sur la Montagne de la Table, la ville de Cape Town et la plage de Camps Bay.

Queenstown et Wanaka, Nouvelle-Zélande. Vol au-dessus du lac de Wanaka, dans les montagnes de l'île du Sud. Une vue époustouflante sur la nature néo-zélandaise et des conditions climatiques constantes.

Mont Yamaska, en Montérégie, Québec, Canada. On y croise en vol près de la moitié des pilotes du Québec.

Jarabacoa, République dominicaine. Les paysages montagneux de la région attirent les parapentistes, mais également les amateurs de rafting, canyoning et randonnée pédestre.

Mountain bikeHaut de page

Chemin de Saint-Jacques de Compostelle, Espagne. Une route séculaire, dont la portion galicienne (espagnole) est la préférée des aficionados.

Triglav National Park, Slovénie. Montées et descentes interminables.

L'Ecosse, Royaume-Uni. Pédalez entre les lochs et sur les sentiers. Les plus aventureux opteront pour les 400 km de route côtière qui part d'Aberdeen et passe sur les falaises de l'Atlantique.

Sapa et Lao Cai, Vietnam. Une destination montante pour le mountain bike.

Collines de Californie, Etats-Unis. Là où ce sport est né.

Pérou, Argentine, Chili. Les routes des Andes attirent les amateurs comme un aimant.

Saut à l'élastiqueHaut de page

Royal Gorge Suspension Bridge, Cañon City, Colorado. Le plus haut pont suspendu du monde (321 m).

Nevis Highwire Bungy, Queenstown, Nouvelle-Zélande. Entre deux collines, un saut de 134 m.

Colorado River Bridge, Costa Rica. Sautez dans la forêt tropicale de 81 m de haut.

Verzasca Dam, Val Verzasca, Suisse. 220 m de chute au-dessus du lac Vogorno. James Bond y saute dans Goldeneye.

Volcano Bungee, Pucon, Chili. Se jeter d'un hélico dans un volcan actif, ça vous tente ?

Blue Thunder Bungee, Centre of Gravity, Edmonton, Alberta, Canada. Le plus haut saut à l'élastique en intérieur du monde (seulement 32 m finalement) se trouve au Canada.

Bloukrans Bridge, Afrique du Sud. Un saut de 216 m dans un magnifique parc national.

Ledge Urban Bungy, Queenstown, Nouvelle-Zélande. Possibilité de sauter de nuit !

Bhote Kosi River, Himalaya, Népal. Un pont suspendu en métal reliant les deux flancs d'une vallée offre un superbe spot pour un saut de 160 m.

Victoria Falls Bridge, Zimbabwe/Zambie. Les plus grandes chutes d'eau du monde sont face à vous, affrontez-les sur 152 m de chute.

Parapente dans la vallée de Chamonix
Parapente dans la vallée de Chamonix
Randonnées et balades dans la natureHaut de page
Les 10 meilleures randonnées du monde selon National Geographic

Le classement de l'auteur et randonneur expérimenté, Peter Potterfield, est à retrouver sur : www.nationalgeographic.com

Grand Canyon Hike, Arizona, Etats-Unis.

Everest Base Camp Trek, Népal.

Fitz Roy Trek, Patagonie, Argentine.

Kalalau Trail, Kauai, Hawaï, Etats-Unis.

Grindelwald, Suisse.

Mountains of the Moon, Ouganda.

Chilkoot Trail, Alaska et Territoire Yukon, Etats-Unis et Canada.

Tonkin Valley, Rocheuses Canadiennes, Alberta, Canada.

Bay of Fires, Tasmanie, Australie.

Queen Charlotte Track, Nouvelle-Zélande.

Les plus beaux parcs naturels du mondeHaut de page

Le Grand Canyon, en Arizona. Une des plus célèbres failles des Etats-Unis qui s'étend sur 446 km, large de 29 km et profonde à certains endroits de 1,6 km.

Le parc national Kruger en Afrique du Sud. 20 000 km² de nature époustouflante.

Le lac Titicaca en Bolivie. Le plus grand lac d'Amérique du Sud de long en long, traversé par la frontière avec le Pérou.

La Baie d'Along au Vietnam. 1 500 km² d'eau dans le golfe du Tonkin parsemés de 1 969 îles karstiques et de grottes, dont la " grotte de la Surprise " ou la " grotte des Merveilles ".

Les chutes d'Iguazu au Brésil. En plein coeur de la forêt tropicale, à la frontière avec l'Argentine, grondent 275 cascades.

Les glaciers de Patagonie en Argentine. D'une beauté à couper le souffle.

L'île de Pâques en Polynésie. La terre des Moais, ces monumentales statues taillées dans des monolithes, pèsent en moyenne 14 tonnes et regardent presque toutes à l'intérieur de l'île.

Ayers Rock en Australie. Lieu sacré des aborigènes d'Australie, dans les territoires nord, c'est un des emblèmes de l'Australie.

La Vallée de la Mort, en Californie/Nevada. Un désert hallucinant de canyons et rochers pourpres.

Le parc de Kakadu en Australie. Paysage naturel et culturel car il contient les vestiges des chasseurs et pêcheurs du Néolithique à nos jours. Il concentre à lui seul l'ensemble des paysages australiens.

Les chutes Victoria en Zambie. Les chutes les plus spectaculaires du monde, larges de 1 700 mètres et hautes de 108 mètres.

Panorama du Kalalau.
Panorama du Kalalau.
La Laguna de los Tres et son glacier glissent du Cerro Fitz Roy.
La Laguna de los Tres et son glacier glissent du Cerro Fitz Roy.
Grotte du Grand Canyon.
Grotte du Grand Canyon.
ÉcotourismeHaut de page

L'écotourisme travaille dans le but de faire prendre conscience de la nécessité de préserver le patrimoine naturel et le patrimoine culturel lorsqu'on voyage. Alors que cette préoccupation est née il y a trente ans, le terme d'écotourisme est né en 1991, sous la plume de la Société internationale de l'écotourisme (TIES) : " L'écotourisme est un voyage responsable dans des environnements naturels où les ressources et le bien-être des populations sont préservés ".

L'Everest.
L'Everest.
Les chutes Victoria.
Les chutes Victoria.
PlongéeHaut de page
Ballet aquatique de dauphins en mer Rouge.
Ballet aquatique de dauphins en mer Rouge.
Plongée sous-marine dans les eaux de l'île de Pag.
Plongée sous-marine dans les eaux de l'île de Pag.
Les 10 plus beaux sites de plongée du mondeHaut de page

Great Barrier Reef, Cairns, Australie. Le paysage sous-marin le plus impressionnant du monde. On partira de Cairns à la découverte d'une faune extrêmement riche, 400 espèces de coraux, plus de 1 500 espèces de poissons et 4 000 de mollusques. Certaines espèces en danger, comme le dugong et grande tortue verte, peuplent encore ce lieu magique.

Rangiroa, Polynésie française, France. Dans l'archipel des Tuamotu, cette île est le deuxième plus grand atoll du monde. On nage dans un lagon alimenté deux fois pas jour par le Pacifique.

Sulawesi, Indonésie. Une des plus grandes biodiversités marines : minuscules hippocampes, coraux et poissons sont à voir dans le parc marin national de Bunaken, un des plus écologiques du monde.

Mer Rouge. De Sharm-el-Sheikh à Eilat, en passant par Aqaba, les spots de plongée pulullent le long des côtes de la mer Rouge qui étend ses eaux tantôt teintées de rouge, tantôt cristallines, du Golfe de Suez au Détroit de Bab-El Mandeb. Si requins, murènes et raies sont parmi les animaux les plus impressionnants à voir, une multitude d'autres espèces évoluent dans ces eaux.

Les Maldives. On y voit de nombreux requins, des tortues en embarquant sur des bateaux journaliers, qui vous emmènent plonger jusqu'à 4 fois pas jour.

Cocos (Costa Rica) and Malpelo (Colombie), Pacifique Est. Seuls les plongeurs viennent jusqu'ici, pour voir des requins-marteau et des requins de récif.

The Bismarck Sea, Papouasie Nouvelle-Guinée. Le triangle fertile entre les Philippines, l'Indonésie et la Papouasie Nouvelle-Guinée est habité par de multiples coraux. Dans la mer de Bismark, les abysses donnent l'impression époustouflante d'être dans le noir total.

Sipadan Island, Bornéo, Malaysie. Barracudas et autres tortues vertes évoluent dans les eaux alentour, ainsi que le rare poisson mandarin.

Surin and Similan Islands, Thailande. Des sites déserts, entre les frontières birmanes et thaïlandaises.

Bikini Atoll, Marshall Islands. Autrefois utilisé pour des essais atomiques (1950), cet atoll est l'un des spots de plongée les moins explorés du monde, et de nombreuses épaves de navire y ont sombré. Avis aux aventuriers.

Plongée en mer Rouge.
Plongée en mer Rouge.
Sports aquatiquesHaut de page
Surfeur, Teahupoo.
Surfeur, Teahupoo.

Comme dans la rubrique " Sports extrêmes ", nous ne choisissons ici que deux sports aquatiques, parmi les plus pratiqués. Voici donc nos conseils pour surfer et kitesurfer en rythme.

Les 10 meilleurs spots de surf du mondeHaut de page

Bondi Beach, Australie. Bondi signifie "eau se brisant sur les rochers" en aborigène. Le premier club de sauvetage du monde y a été fondé en 1907, c'est dire...

Bells Beach, Australie. A une heure et demi de Melbourne, cette plage est connue comme l'une des meilleures étendues de toute la côte australienne. C'est la plage que Patrick Swayze convoite dans Point Break...

Uluwatu, Bali, Indonésie. Pour profiter d'une des meilleures gauches du monde !

Santa Cruz, California, États-Unis. Des vagues difficiles, qui défieront les confirmés. Les débutants iront plutôt au tout premier surfshop du monde (créé en 1950) par les frères O'Neill.

North Shore of Oahu, Hawaii, États-Unis. Le temple du surf, indiscutablement, avec des compétitions internationales tous les ans.

Thurso, Écosse, Royaume-Uni. Ceux qui seront assez courageux (fous) pour braver ces vagues glacées ne seront pas déçus.

Mentawai Islands, Indonésie. Une des nouvelles destinations de surf, avec des eaux claires bordant la forêt tropicale.

Jeffreys Bay, Afrique du Sud. "J-Bay" est populaire depuis les années 1960, et compte une foultitude de surfshops. Tous les ans, la baie accueille the Billabong Pro World.

Playa Naranjo, Costa Rica. Des vagues consistantes toute l'année, dans un parc national somptueux.

Hossegor, France. Une petite française pour la route, non loin des côtes espagnoles.

Les 10 meilleurs spots de kitesurf du mondeHaut de page

La Ventana, Baja Californie, États-Unis. Les vents soufflant dans le Golfe de Californie, ou mer de Cortez (classée au patrimoine mondial de l'Unesco), attirent les kitesurfers.

Nabq, Égypte. Sur la côte sud-est de la péninsule du Sinaï, un spot désert aux vents laminaires.

Tarifa, Espagne. Le détroit de Gibraltar offre un tunnel de vent parfait entre les continents européen et africain.

Isla Margarita, Venezuela. Une plage tropicale, qui attire les badauds mais aussi de nombreux locaux amateurs de kite.

Le Morne, île Maurice. Un site du patrimoine mondial de l'Unesco.

Boracay, Philippines. Malgré son aspect touristique, ce spot possède des vents parfaits.

Boca Grandi, Aruba. Malgré les bateaux de croisière, c'est une bonne option.

Cumbuco, Brésil. A l'est de Fortaleza, c'est ici que les Brésiliens viennent surfer, sur les eaux plates du lagon.

Cabarete, République dominicaine. Des vents laminaires toute l'année, des compétitions ont lieu en juin.

Maui, Hawaii, États-Unis. C'est le lieu de naissance du kitesurf moderne (1990).

Le kitesurf, un style de glisse très spectaculaire.
Le kitesurf, un style de glisse très spectaculaire.
<p>Surfeurs de la plage de Leblon.</p>

Surfeurs de la plage de Leblon.

Kitesurf sur le lac de Tibériade.
Kitesurf sur le lac de Tibériade.
Découverte culturelleHaut de page

Parce que partir à la rencontre du monde, c'est d'abord s'ouvrir à d'autres cultures que la sienne. Et les possibilités sont multiples. Des gratte-ciel de New York aux temples incas, les merveilles créées par l'homme portent sur de nombreux domaines et couvrent toutes les civilisations. Pour vous aiguiller dans vos choix, voici quelques exemples, dont la liste des sept nouvelles merveilles du monde et la dernière sélection en date du Patrimoine mondial de l'Unesco.

Tour du monde mélomane

La culture se découvre aussi en musique, voici donc un TDM des plus prestigieuses salles d'opéra du monde.

La Fenice - Venise, Italie. Considérée avec la Scala de Milan comme l'un des temples de l'opéra italien.

La Scala de Milan - Milan, Italie. L'une des salles italiennes les plus renommées internationalement.

Le Royal Opera House - Londres, Royaume-Uni. Un temple britannique accueillant ballets et opéras.

Le Staatsoper de Vienne - Vienne, Autriche. Détruit par les bombes de la Seconde Guerre mondiale, il a été reconstruit à l'identique pour pouvoir présenter principalement les oeuvres de Mozart.

Le Théâtre la Monnaie - Bruxelles, Belgique. Pour sa façade néoclassique et ses peintures intérieures.

Le Carnegie Hall - New York, Etats-Unis. La salle américaine la plus mythique nationalement et internationalement. Les plus grands s'y sont produits.

Le Metropolitan Opera de New York - New York, Etats-Unis. Une telle ville se devait d'abriter un opéra de 4 000 places, construit en fer à cheval.

Le Teatro Colon - Buenos Aires, Argentine. Un théâtre de six étages à l'acoustique parfaite.

L'Opéra de Sydney - Sydney, Australie. Avec son architecture contemporaine qui lui donne une allure de voilier.

L'Opéra de Pékin - Pékin, Chine. Une merveille d'architecture contemporaine, en forme de bulle de verre.

ArchitectureHaut de page
Les sept merveilles du mondeHaut de page

Commencons par l'inévitable, une liste à l'origine méconnue, qui recense les plus belles réalisations architecturales du monde antique, toutes situées autour du Bassin méditerranéen.

La pyramide de Khéops de Memphis (Gizeh ou Gizâ), en Egypte.

Les jardins suspendus de Babylone, en Mésopotamie (Irak actuel).

La statue chryséléphantine de Zeus en majesté dans son temple d'Olympie, en Elide (Grèce actuelle).

Le temple d'Artémis à Ephèse, appelé aussi l'Artémision, en Ionie, Asie Mineure (Turquie actuelle).

Le tombeau de Mausole, dit le Mausolée, à Halicarnasse, en Carie, Asie Mineure (Turquie actuelle).

La statue de bronze d'Hélios, dite le Colosse de Rhodes, en Grèce.

La tour-fanal de Pharos, dite le phare d'Alexandrie, en Egypte.

Une liste à compléter désormais avec les sept nouvelles merveilles du monde, élues en 2007 à l'initiative d'un homme d'affaires suisse, Bernard Weber, avec l'aide de six éminents architectes :

Le Christ Rédempteur de Rio, Brésil. Dressé majestueusement sur son Pain de Sucre et symbole d'une des villes les plus fascinantes du Brésil.

Le Machu Picchu de Cusco, Pérou. Une ancienne cité inca située au Pérou, sur un promontoire rocheux impressionnant.

Chichen Itza à Cancun, Mexique. Une antique ville maya dans la péninsule du Yucatan au Mexique.

La Grande Muraille de Chine à Pékin, Chine. La structure architecturale la plus importante jamais construite par l'homme en longueur (6 700 km), en surface et en masse.

Le Taj Mahal à Delhi, Inde. Sur toutes les cartes postales en Inde, ce mausolée de marbre blanc est une merveille d'harmonie et de pureté.

Pétra à Amman, Jordanie. Une ancienne cité placée dans l'actuelle Jordanie, dont les bâtiments sont taillés dans la roche, à flanc de montagne.

Le Colisée de Rome, Italie. Cet amphithéâtre est le symbole de Rome et de la fabuleuse ingéniosité de l'Empire.

Emblèmes de ce qui se fait de plus extravagant en matière d'architecture aujourd'hui, les gratte-ciel fascinent les ingénieurs et servent désormais la grandeur d'une ville. La liste ci-dessous est en passe de changer en 2018 puisque de nombreux gratte-ciel sont actuellement en construction, comme le futur Centre Greenland de Wuhan (Chine) qui devrait atteindre les 636 m. La Chine s'affirme progressivement comme l'une des terres de prédilection des gratte-ciel.

Les plus hauts gratte-ciel du mondeHaut de page

1. Burj Khalifa, Dubai, Emirats arabes unis. 828 m (2010).

2. Shanghai Tower, Shanghai, Chine. 632 m (2015).

3. Makkah Clock Royal Tower, La Mecque, Arabie Saoudite. 601 m (2012).

4. One World Trade Center, New York, Etats-Unis. 541,3 m (2014).

5. Chow Tai Fook Centre, Guangzhou, Chine. 530 m (2016).

6. Taipei 101, Taipei, Taïwan. 508 m (2004).

7. Shanghai World Financial Centre, Shanghai, Chine. 492 m (2008).

8. International Commerce Center, Hong Kong, Chine. 484 m (2010).

9. Tours Petronas, Kuala Lumpur, Malaisie. 452 m (1998).

10. Zifeng Building, Nankin, Chine. 450 m (2010).

Le Taj Mahal est un des immanquables de l'Inde.
Le Taj Mahal est un des immanquables de l'Inde.
La Grande muraille.
La Grande muraille.
Vue générale du site de Machu Picchu.
Vue générale du site de Machu Picchu.
Sites historiquesHaut de page

Lourde tâche que de sélectionner certains monuments plutôt que d'autres, voici une compilation des 15 plus beaux sites historiques du monde, selon divers classements, dont celui du magazine américain Forbes. Cette liste n'est bien sûr pas figée, nous n'avons pas voulu classer les monuments par importance, d'où l'ordre alphabétique et vous y retrouverez plusieurs merveilles du monde.

L'Acropole - Grèce. Ce témoignage de la Grèce antique, avec le Parthénon, à Athènes, est le plus célèbre temple du monde.

L'Alhambra - Espagne. Tant de grâce et de subtilité sont réunies dans ce palais construit par les Arabes au XIVe siècle, à Grenade

Angkor - Cambodge. Un des plus beaux sites archéologiques de l'Asie du Sud-Est, Angkor est l'ensemble fort bien conservé des empires khmers du IXe au XVe siècle.

Chichen Itza - Mexique. Le plus grand site archélogique témoin de la civilisation pré-colombienne maya.

Le Christ Rédempteur - Brésil. Un immense Christ étendant des bras protecteurs sur la ville de Rio.

La Cité du Vatican. Un condensé d'histoire et d'art occidentaux, niché au coeur de Rome, et symbole de toute la communauté catholique.

Le Colisée - Italie. Des siècles nous séparent de la construction de cette arène qui accueillait autrefois les jeux du cirque, dans la Rome antique.

La Grande Pyramide de Gizeh - Égypte. Symbole du pays et de sa civilisation. C"est la plus ancienne des 7 merveilles du monde.

L'île de Pâques - Chili. Célèbre pour ses colosses de pierre tournés vers le centre de l'île.

Machu Picchu - Pérou. La cité perdue des Incas.

Notre Dame de Paris - France. Symbole de Paris, elle est l'un des meilleurs exemples d'architecture gothique française.

Persepolis - Iran. Une citadelle construite en 515 avant J.-C., emblème de l'empire persan.

Petra - Jordanie. Une ville entière sculptée dans la roche.

Stonehenge - Royaume-Uni. Un des grands mystères encore non élucidés, peut-être vieux de cinq mille ans.

Tikal - Guatemala. Un des plus beaux sites mayas connus.

La Vieille Ville de Jerusalem et ses murs - Israël. Elle contient à elle seule 220 monuments classés au Patrimoine mondial de l'Unesco.

Les 10 places les plus mythiques du monde

Place Tian'Anmen, Pékin, Chine. Pour l'histoire contemporaine de la Chine et pour sa taille, la plus grande du monde : 40 hectares !

Place Saint-Pierre, Rome, Italie. Le lieu de recueil de la communauté catholique mondiale, au coeur du Vatican. Pour voir la splendide basilique Saint-Pierre.

Times Square, New York, États-Unis. Le symbole de la folie new-yorkaise, bouillonnante à vous en donner le tournis.

El Zocalo, Mexico, Mexique. C'est par là qu'on commence une visite dans l'incroyable capitale mexicaine.

La Place Rouge, Moscou. L'emblème de la révolution bolchévique et des années soviétiques.

Piccadilly Circus, Londres, Royaume-Uni. Une foule ininterrompue de badauds viennent s'aveugler devant les panneaux publicitaires.

Jamaa El Fna, Marrakech, Maroc. Pour ses souks hallucinants.

La Place Stanislas, Nancy, France. Inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco et dotée de proportions parfaites.

La Plaza de Mayo, Buenos Aires, Argentine. Témoin de l'histoire coloniale espagnole.

La Grande-Place, Bruxelles, Belgique. Une place au charme indéniable, la préférée de Victor Hugo.

Le rocher sacré de l'Acropole et le Parthénon.
Le rocher sacré de l'Acropole et le Parthénon.
<p>Temple I du site précolombien de Tikal.</p>

Temple I du site précolombien de Tikal.

Végétation de la porte est d'Angkor Thom.
Végétation de la porte est d'Angkor Thom.
Les sites du patrimoine de l’UnescoHaut de page

La Liste du patrimoine mondial de l'Unesco est un excellent repère pour construire son voyage autour de découvertes culturelles. Elle comporte aujourd'hui 1007 biens constituant le patrimoine culturel et naturel que le Comité du patrimoine mondial considère comme ayant une valeur universelle exceptionnelle. Cette liste comprend aujourd'hui 779 biens culturels, 197 naturels et 31 mixtes répartis dans 161 Etats parties, c'est-à-dire qui ont ratifié la Convention du patrimoine mondial. Voici les critères de sélection extraits du site Internet :

Représenter un chef-d'oeuvre du génie créateur humain ;

Témoigner d'un échange d'influences considérable pendant une période donnée ou dans une aire culturelle déterminée, sur le développement de l'architecture ou de la technologie, des arts monumentaux, de la planification des villes ou de la création de paysages ;

Apporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue ;

Offrir un exemple éminent d'un type de construction ou d'ensemble architectural ou technologique ou de paysage illustrant une ou des périodes significative(s) de l'histoire humaine ;

Être un exemple éminent d'établissement humain traditionnel, de l'utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer, qui soit représentatif d'une culture (ou de cultures), ou de l'interaction humaine avec l'environnement, spécialement quand celui-ci est devenu vulnérable sous l'impact d'une mutation irréversible ;

Être directement ou matériellement associé à des événements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des oeuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle. (Le Comité considère que ce critère doit préférablement être utilisé en conjonction avec d'autres critères) ;

Représenter des phénomènes naturels ou des aires d'une beauté naturelle et d'une importance esthétique exceptionnelles ;

Être des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l'histoire de la terre, y compris le témoignage de la vie, de processus géologiques en cours dans le développement des formes terrestres ou d'éléments géomorphiques ou physiographiques ayant une grande signification ;

Être des exemples éminemment représentatifs de processus écologiques et biologiques en cours dans l'évolution et le développement des écosystèmes et communautés de plantes et d'animaux terrestres, aquatiques, côtiers et marins ;

Contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique, y compris ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation.

En plus de ces critères, le comité de sélection considère également la protection, la gestion, l'authenticité et l'intégrité des biens.

Farniente et funHaut de page

Le voyage est avant tout un plaisir. Et si certains préfèrent gravir l'Himalaya, d'autres se voient plutôt bronzer sur une plage déserte des Seychelles ou se déhancher dans les boîtes branchées de Manhattan. N'oubliez pas vos tongs... ni vos escarpins.

Les plus belles plagesHaut de page
Vue de Bora Bora et ses chapelets de motus.
Vue de Bora Bora et ses chapelets de motus.

Soyez rassuré, des plages paradisiaques vous attendent aux quatre coins du monde. Tour d'horizon des cinq continents...

L'Anse Source d'Argent, Les Seychelles. Parmi les plages les plus photographiées du monde, l'Anse Source d'Argent sur l'île de la Digue est bordée d'eaux turquoise et calmes, protégées de l'océan par une barrière de corail.

Long Beach, Le Cap, Afrique du Sud. A l'ouest du parc national, le village de Scarborough possède cette magnifique plage de sable agrémentée de piscines naturelles.

Maputo, archipel de Bazaruto, Mozambique. Une île tropicale idyllique, bordée de coraux roses, idéale pour la plongée et le farniente. L'archipel de Bazaruto est un parc national protégé.

Nungwi, Zanzibar, Tanzanie. L'île de Zanzibar est le joyau de la côte est africaine, le sable est si fin qu'il glisse littéralement entre les orteils.

AmériqueHaut de page

The Hamptons, New York, Etats-Unis. Une des plus jolies plages de Long Island, qui s'étend de Southampton jusqu'à Montauk, bordée de dunes et d'herbes folles.

Lanikai Beach, Hawaï, Etats-Unis. Les palmiers bordent cette plage de sable blanc, accompagnés de plantes tropicales baignées de soleil. Avec ses eaux vert émeraude, la plage de Lanikai est d'une beauté époustouflante.

Kauna'oa Bay, Hawaï, Etats-Unis. Sur la Kohala Coast de Big Island, Kauna'oa Bay est l'archétype de la plage de rêve, avec ses palmiers, ses eaux claires et bleues et ses nombreux plongeurs.

Nantucket Island, Massachusetts, Etats-Unis. De nombreuses plages familiales sont à découvrir sur l'île de Nantucket.

Saint-Barthélemy, France. Parmi les îles les plus chic des Caraïbes, la petite St Bart's possède de magnifiques plages exotiques et attire une clientèle jet-set.

Anakena Beach, île de Pâques, Chili. Cette île intrigante possède une plage purement polynésienne, bordée de cocotiers et baignée par les eaux chaudes du Pacifique. C'est l'une des rares plages de sable de l'île, principalement rocheuse.

Copacabana, Rio de Janeiro, Brésil. Qui ne connaît pas cette plage mythique, que l'on voit sur toutes les cartes postales ? Plus de quatre kilomètres sont dévolus au football, au bronzage et aux défilés de jeunes gens se pavanant en groupe. Un concentré du Brésil !

Fortaleza, Brésil. Bien plus sauvage, cette plage est l'une des plus belles du Brésil, avec ses dunes de sable et ses villages de pêcheurs. Authentique.

Tayrona National Park, Colombie. Cette plage splendide se mérite, car on y accède par un trek de 40 minutes. Mais elle vaut l'effort, presque déserte et si calme.

Porto da Barra, Salvador, Brésil. La plage de la plus ancienne ville du Brésil, nichée dans la Bahia de Todos os Santos, marquée par un vieux fort colonial blanc.

Les Maldives. Partout dans ces îles, vous trouverez votre bonheur. Les Maldives forment vingt-six atolls à la beauté paisible, frangés de cocotiers. Langkawi, Malaysie. Langkawi signifie "terre de tous les souhaits", de quoi présager de magnifiques vacances, surtout si vous espérez trouver des plages de sable blanc bordées par la forêt tropicale.

Arambol, Goa, Inde. Goa évoque l'hédonisme hippie pour certains, l'horreur du tourisme effréné pour d'autres. Toujours est-il qu'Arambol ne déçoit jamais et séduit même les plus cyniques.

Koh Phi Phi, Thaïlande. Difficile de faire plus carte postale. L'île de Koh Phi Phi attire des milliers de voyageurs en quête de sable soyeux et de vues paradisiaques.

Boracay, Philippines. Des eaux transparentes et des plages de sable blanc. Que demander de plus ? Aux Phillipines, ne ratez pasl'immense plage de Borocay, où les Philippins se pressent pour profiter de sa beauté et de ses eaux chaudes. En plus, depuis quelques années, tous els abords de la plage ont été nettoyés.

Las Islas Cíes, Galice, Espagne. La côte sauvage de Galice présente de superbes plages, éloignées des sentiers touristiques. Les Galiciens eux-mêmes se rendent dans les îles Cíes pour un week-end farniente. Ils les nomment leurs " Caraïbes personnelles " !

Shell Beach, Isle of Purbeck, Dorset, Royaume-Uni. A priori, on ne va pas au Royaume-Uni pour se baigner mais, si l'envie vous prend, sachez que le Dorset possède ce petit joyau protégé.

Sinclair's Bay, Caithness, Ecosse, Royaume-Uni. Les terres sauvages écossaises n'ont pas fini de nous surprendre. Sinclair's Bay nous transporte dans les Caraïbes en un clin d'oeil.

OcéanieHaut de page

Bora Bora, Tahiti, France. Une des îles qui a contribué à la réputation de la Polynésie française. L'île " romantique " possède encore des petites plages isolées et une atmosphère propice au délassement, malgré les hordes de touristes.

Fraser Island, Australie. Sur la côte du Queensland, au nord de Brisbane, c'est la plus grande plage de sable du monde, 1 664 km2 de pur paradis protégé par l'Unesco.

Archipel des Whitesundays, Australie. Soixante-quatorze îles merveilleuses, localisées au coeur de la Grande Barrière de corail, toujours du côté du Queensland. Whitehaven Beach compte parmi les plus belles plages de l'archipel, peut-être la plus belle plage d'Australie, avec son sable ultra-fin, ses eaux chaudes et sa forêt tropicale comme décor.

Île des Pins, Nouméa, Nouvelle-Calédonie. Des eaux turquoise, de nombreuses infrastructures et une faune très riche.

Les îles Fidji. Une destination idéale pour les amoureux de la plage, Viti Levu, et Pacific Harbour notamment, séduit les plus difficiles.

Abel Tasman National Park, Nouvelle-Zélande. Un superbe parc national, traversé par un sentier de randonnée. Un avant-goût de paradis.

Aroa, Aitutaki, One Foot Island, Iles Cook. L'accès n'est pas aisé, mais se baigner dans un atoll se mérite après tout. Une des plus belles plages du Pacifique.

Barque et bungalows sur pilotis.
Barque et bungalows sur pilotis.
<p>Plage de Copacabana.</p>

Plage de Copacabana.

Les meilleurs endroits où faire la fêteHaut de page
Tango argentin.
Tango argentin.

Quels sont les endroits qui bougent le plus dans le monde ? Où peut-on passer d'un club à l'autre, sans jamais se préoccuper de la fermeture des bars ? Où la fête bat-elle son plein all night long et parfois même de jour aussi ? Exploration des dix villes les plus festives du monde, un verre de champ' à la main...

Les 10 villes les plus funHaut de page

1. New York. Of course ! Peut-être la reine d'entre toutes. On dit que cette ville ne dort jamais et cette réputation n'est pas usurpée. Les clubs se multiplient, les quartiers branchés sont sans cesse en mouvement, se déplaçant dans New York comme au rythme de la foule hétéroclite qui l'habite. Une ville fascinante, où tout grand événement se doit d'être célébré.

2. Londres. Notre chère swinging London ne faillit pas. L'Europe possède sa capitale de la fête et de la vie nocturne. Les musiciens du monde entier, en particulier les DJs, se disputent les scènes londoniennes, où nombre de genres musicaux sont nés. La multitude de quartiers nocturnes offre la possibilité de clubber tous les soirs pendant des mois...

3. Los Angeles. Deux populations à L.A : ceux qui ont réussi et ceux qui tentent de réussir, les seconds essayant sans cesse de côtoyer les premiers, qui mettent un point d'honneur à ne sortir que dans des endroits VIP, novateurs et bien sûr inaccessibles au commun des mortels. En résulte une vie nocturne très changeante, où les rois d'hier sont déchus par les princes d'aujourd'hui. Un cycle fascinant à observer un martini en main.

4. Miami. Ah Miami Beach ! La ville où le rose est une couleur classique, où rouler des mécaniques est simplement un art de vivre et où en fumer un cigare est le résultat du marché du matin ! Comment ne pas aimer l'atmosphère de cette ville cosmopolite, peuplée de Cubains, de Français, de Russes et d'Américains, qui tous participent à l'ambiance nocturne. Ici, on se déhanche avec style, pas toujours avec goût, mais jusqu'au matin, pour petit-déjeuner dans le club de la nuit !

5. Montréal. On n'y pense pas toujours, mais la discrète Québécoise n'est pas en reste côté festivals et clubs. Ici, les ambiances sont plus décontractées, moins show-off qu'aux Etats-Unis, mais tout autant de bonne musique. Pour ceux qui aiment clubber sans se prendre la tête donc.

6. Berlin. Parce que depuis la chute du Mur, Berlin, autrefois exclue, a réussi le tour de passe-passe de devenir la ville la plus branchée d'Europe, plus underground que Londres, plus détendue que Paris, plus festive que Madrid. Ici, les réputations se font et s'exportent, on peut d'ailleurs tester les bars les plus en vogue de toute l'Europe.

7. Barcelone. Barcelona ! Elle nous donne envie de chanter son nom tellement elle nous enthousiasme. L'Espagnole secoue le Sud de l'Europe à grands renforts de bonne humeur. Une règle ici, avant 2 h du matin, restez chez vous, pour ne pas passer pour un touriste, et préparez-vous à carburer jusqu'à midi !

8. Belgrade. La Serbie rouvre ses portes depuis quelques années, l'occasion de découvrir que sa capitale rocks ! Une foultitude de restaurants et de bars s'illumine à la nuit tombée, dans une ambiance pas snob pour un sou et pourtant résolument branchée.

9. Buenos Aires. La capitale argentine secoue l'Amérique du Sud de son ambiance multiculturelle, sud-américaine et européenne. Un mélange détonnant de salons de tango et de jazz clubs, où une atmosphère toujours très chaude emplit les salles.

10. Dubaï. Elle ne cesse décidément pas de faire parler d'elle, cette ville/émirat, toujours plus dans la démesure. Et elle réussit à attirer les regards occidentaux vers ses buildings et ses îles artificielles. Ici, vous avez deux options : pour la première, il vous faut de l'argent et des contacts, et vous entrerez dans les clubs les plus luxueux du monde, sur la terrasse d'un immeuble de 80 étages, autour d'une piscine à débordement, le tout dans une ambiance ultra jet-set ; pour la seconde, vous n'avez pas besoin de beaucoup d'argent ni d'aucun contact, il suffit juste de vous mêler à la foule hétéroclite dans les multiples bars accessibles de la ville la plus décadente du désert.

Et parce que, quand on est au sommet, le plus difficile est d'y rester, voici cinq villes qui pourraient bien perturber la suprématie de leurs aînées. Avis aux initiés, curieux de nouvelles atmosphères.

Les nouvelles tendancesHaut de page

1. Le Cap. L'Afrique du Sud est présente sur tous les terrains, économiquement, culturellement, il fallait qu'elle attire également sur le plan festif. C'est chose fête puisque la deuxième ville d'Afrique du Sud ouvre ses superbes plages à des bars à cocktails bien agréables, ou d'excellents bars à vins (car l'Afrique du Sud n'est pas en reste sur le plan viticole).

2. Tel Aviv. Israël n'est pas qu'une terre sacrée ou de conflits, c'est aussi une terre de fiesta et de déhanchements. Elle suit et dépasse d'autres villes du bassin méditerranéen et secoue un sous-continent toujours un peu sur ses gardes. Particulièrement gay-friendly, Tel Aviv apporte un vent de fraîcheur au Moyen-Orient.

3. Thessalonique. Malgré les atermoiements économiques de la Grèce, sa deuxième plus grande ville ne se laisse pas abattre et son coeur nocturne bat toujours intensément. Les voyageurs avec un peu de moyens sauront trouver les bons clubs discos.

4. Auckland. La plus grande ville de Nouvelle-Zélande vous surprendra par ses bars branchés et son ambiance laid-back (relax) si typiques des Néo-Zélandais. Plusieurs quartiers, comme Parnell, Ponsonby ou encore Mt Eden s'animent de nuit, attirant les fêtards de tous poils.

5. La Paz. Qu'y a-t-il de plus chic que de boire un martini à 3 000 mètres d'altitude ? D'autant que vous n'aurez besoin que d'un verre ou deux pour vous sentir guilleret, les fameux 3 000 mètres aidant... On aime l'ambiance sympa et les locaux accueillants.

Trois destinations où la fête l’emporte sur (presque) tout !

Il est des endroits où le tourisme a tout changé, de l'atmosphère à la physionomie, en passant par les habitants eux-mêmes. Vous êtes prévenu !

Las Vegas. Vegas ne plaira pas à tout le monde. Certains y détesteront sa personnalité schizophrène, éteinte et déserte de jour, enragée jusqu'à la folie de nuit. Les autres sauront voir l'extraordinaire dynamisme de cette ville née au milieu du désert pour concentrer les fêtards et joueurs américains en un seul endroit. Fou ? Oui, sans aucun doute. A voir ? Certainement.

Cancun. On pourra regretter le village qu'était Cancun avant de devenir cette gigantesque station balnéaire très prisée des Américains, mais si vous recherchez une ambiance chaude, où l'alcool coule à flots, c'est ici qu'il faut venir.

Ibiza. Inévitablement citée dans une liste de lieux de fête, la petite île des Baléares a depuis longtemps oublié son passé de village endormi. Depuis des décennies, elle tressaille en rythme, aimantant tous les fêtards du Sud de l'Europe grâce à ses beach-clubs et ses boîtes de nuit jet-set.

GastronomieHaut de page

Savourez un merveilleux chenin blanc en Afrique du Sud, puis sautez dans un avion pour Tokyo et découvrez les derniers sushi à la mode, ou filez en Thaïlande pour goûter aux arômes sucré-salé de cette gastronomie raffinée. Le monde regorge de plaisirs gustatifs, il ne tient qu'à vous de centrer votre périple sur eux...

Dix grandes régions viticoles à travers le mondeHaut de page

La France bien sûr pourrait à elle seule offrir dix régions viticoles, mais le but d'un tour du monde n'est pas de rester chez soi !

Toscane, Italie. Située au coeur de l'Italie, cette région splendide produit de remarquables chianti, brunello et sangiovese.

Jerez, Espagne. Cette région se spécialise dans le sherry, un apéritif liquoreux, à déguster avec du fromage et des olives.

Adélaïde, Australie. C'est la capitale du vin australien, ici, le vin acheté se goûte dans les restaurants BYO (bring your own), littéralement " apportez le vôtre ".

Santiago, Chili. Pour boire du cabernet sauvignon, du merlot et du carmenere, près de la Cordillère des Andes. Santiago est le 5e exportateur mondial de vins.

Napa Valley, Californie, Etats-Unis. L'Etat de Californie possède un grand nombre de vignobles de qualité, avec une belle réussite sur le merlot et le cabernet sauvignon.

Mendoza, Argentine. Cabernet sauvignon, chardonnay, tempranillo sont plantés près des Andes, à de très hautes altitudes et sont à déguster dans l'ambiance festive de Mendoza.

Vallée de la Moselle, en Allemagne. On ira pour le riesling, ce vin de dessert sucré, dont les raisins poussent sur des sols en ardoise.

Vallée du Douro, au Portugal. Des vignobles cultivés en terrasse produisent le meilleur porto du monde.

Le Cap, Afrique du Sud. Si la star est le chenin blanc, les alentours du Cap produisent de nombreux vins délicieux, et notamment quelques rouges précieux, grâce à une grande variété de sols.

Central Otago, Nouvelle-Zélande. La plus méridionale des régions viticoles produit notamment un excellent pinot noir.

Vignoble de Calistoga, Napa Valley.
Vignoble de Calistoga, Napa Valley.
Cuisines raffinéesHaut de page

1. Cuisine française. Des riches banquets du Moyen Age à la révolution française, la France a développé des techniques aujourd'hui surnommées " haute cuisine ". Les pâtisseries sont une grande part de la cuisine française. Egalement, les fromages et les vins sont particulièrement reconnus. Un repas français compte une entrée, un plat principal, des fromages et un dessert. C'est en revanche une des cuisines les plus onéreuses du monde.

2. Cuisine italienne. Une des plus anciennes cuisines du monde, dont on trouve les origines au IVe siècle avant J.-C. La découverte du Nouveau Monde a joué un grand rôle dans le développement de cette cuisine, notamment grâce aux pommes de terre, aux tomates et au poivre. Un dîner italien est structuré de la sorte : antipasto, pour se mettre en appétit, primo, un plat de pâtes, secondo, un plat de viande, dolce, le dessert. L'Italie revendique également 400 fromages différents et 300 types de saucisses.

3. Cuisine chinoise. Originaire de plusieurs régions de Chine, et désormais répandue partout dans le monde, la cuisine chinoise nourrit un tiers de la population mondiale de nos jours. Cette cuisine est facile à préparer, économique et goûteuse, en plus d'être très équilibrée. La plupart des aliments sont préparés en bouchées, car les Chinois mangent avec des baguettes (fourchettes et couteaux sont considérés comme des armes). Normalement, chaque personne reçoit un bol de riz et le reste des plats est partagé à table. Certains plats sont cuisinés à base d'espèces en danger (le requin par exemple) et d'autres à base de viandes que vous voudriez peut-être éviter (chien, singe, serpent etc.).

4. Cuisine indienne. Une des cuisines les plus sophistiquées et les plus variées au monde. Pourtant, en Occident, on n'en connaît qu'une infime partie. La cuisine répandue dans le monde est issue du nord du pays, dénommé Mughlai ou Punjabi. Il existe en plus trois autres catégories de cuisine indienne : sud, est et ouest. Les plats sont souvent végétariens, mais on peut toujours y ajouter de l'agneau, de la chèvre, du poulet ou du poisson. En théorie, la cuisine indienne est très épicée. A l'origine, on mangeait sans couverts, mais les habitudes changent, notamment à cause de l'expansion en Europe et aux Etats-Unis.

5. Cuisine thaïlandaise. La cuisine thaï, avec ses mélanges épicés, sucrés-salés, est une raison qui, elle seule justifie une visite du pays ; la gastronomie est caractérisée par l'utilisation d'herbes fraîches et de saveurs comme le jus de citron vert, les feuilles de citronnier ou la coriandre fraîche. Comme dans de nombreuses cuisines asiatiques, le riz est une composante inévitable du repas. Le poisson, les sauces crevette, le boeuf cru fermenté dans une pâte au poisson et les larves d'insectes frites sont quelques-uns des aliments courants.

6. Cuisine mexicaine. Connue pour ses saveurs et ses épices, la cuisine mexicaine est le résultat de l'interaction entre les conquistadors espagnols et la culture aztèque. La majorité de la cuisine que nous connaissons aujourd'hui est un mélange de traditions anciennes, aztèque, maya et espagnole. Les Français y ont participé, ajoutant aux ingrédients des aliments comme le pain. Des choix plus exotiques, comme l'iguane, les insectes ou encore le serpent permettent de varier les plaisirs.

7. Cuisine japonaise. On apprécie la saisonnalité de ses ingrédients, ainsi que le soin apporté à la présentation des plats. C'est l'une des cuisines les plus à la mode en ce moment. Le riz blanc et le soja sont les ingrédients courants. Le Guide Michelin a classé Tokyo comme la ville la plus gastronome du monde, avec 150 restaurants de haute cuisine (contre 148 pour Paris et Londres).

8. Cuisine espagnole. La cuisine espagnole emploie une grande variété de viandes, de poissons et de légumes. Les fruits de mer sont très présents dans les régions en bord de mer. L'huile d'olive est utilisée dans presque tous les plats, plus que partout ailleurs en Europe. Une des boissons les plus populaires d'Espagne, que l'on connaît bien à l'étranger, est la sangria, un mélange de vin rouge et de fruits.

9. Cuisine grecque. Les influences italiennes et turques marquent la cuisine grecque, centrée sur l'huile d'olive, les légumes et les herbes de la région méditerranéenne. Ce que l'on croit grec à l'étranger est généralement très différent de ce que l'on mange dans le pays. Privilégiez les restaurants traditionnels.

10. Cuisine perse. L'Iran présente une grande diversité de cultures et de gastronomies. D'une région à l'autre, les aliments varient, les assaisonnements aussi. Non pimentée, la nourriture perse se caractérise par une grande utilisation de l'ail, des herbes et des fruits. La base est généralement composée de riz et de viande (poulet ou agneau) ou de poisson. Les plats sont accompagnés de différents pains et soupes. Différente de la cuisine méditerranéenne, la cuisine perse possède une très grande variété de saveurs et de couleurs.

Fromages d'Auvergne.
Fromages d'Auvergne.
Pho vietnamien.
Pho vietnamien.
Les meilleures tables du mondeHaut de page

Le comité très sélect des San Pellegrino Awards, qui choisit chaque année les cinquante meilleurs restaurants du monde, a créé une section spécialement dédiée à l'élection d'un restaurant par zone géographique. The Acqua Panna Continental Restaurant Awards récompensent ainsi les cinq meilleurs restaurants du monde chaque année, un par catégorie, Europe, Asie, Australasie, Amérique du Nord et Amérique du Sud. Retrouvez ci-dessous le palmarès 2017.

Pour en savoir plus, consultez le site de l'événement : www.theworlds50best.com.

MétéocentréHaut de page
Les climats du mondeHaut de page

Il existe huit grands climats dans le monde, dotés chacun de caractéristiques particulières.

Le climat équatorial s'étend au niveau de l'équateur, au centre de l'Afrique, au nord de l'Amérique latine, en Indonésie. Il n'y a pas de saison froide dans ces régions marquées par la jungle. On distingue plutôt une saison des pluies abondantes - même s'il pleut en moyenne toute l'année - de fin août à début novembre. Les températures sont presque identiques tout au long de l'année et tournent autour de 25 °C.

Le climat tropical concerne l'Amérique centrale et du Sud, le sud de l'Afrique, le sud de l'Asie et la partie sud-est de l'Océanie. La mousson rythme les saisons tropicales. En été, ce vent vient de la mer et s'avance dans les terres, portant avec lui une saison plus chaude et humide, du mois de novembre au mois d'avril. Puis la mousson s'inverse et souffle vers la mer. La saison devient alors sèche et la température baisse (20 °C contre 25 °C en hiver tropical). C'est au moment de l'inversion que les risques d'ouragan augmentent.

Le climat désertique enveloppe le sud-ouest de l'Amérique du Nord, l'Afrique du Nord et la Corne de l'Afrique, le Moyen-Orient, quelques zones en Asie centrale, en Inde, en Chine et au Moyen-Orient, et le coeur de l'Australie. Un temps très sec, où peu de végétation et d'animaux survivent, et particulièrement chaud le jour (jusqu'à 50 °C). La nuit, la température baisse fortement. En janvier, la température moyenne de ces régions est de 28 °C et de 11 °C en juillet.

Le climat méditerranéen s'étend aux abords d'une grande partie des pays méditerranéens, de l'Europe du Sud au Maghreb, en passant par la Turquie. Il ne touche cependant pas les pays du Moyen-Orient, plus en retrait vers le sud et le désert. On retrouve aussi ce type de climat à la pointe sud de l'Afrique du Sud, sur le versant ouest de l'Australie et du Chili. Ce climat très recherché connaît des étés secs et chauds et des hivers doux et humides. En janvier, la température moyenne est de 6 °C ; en juillet, elle grimpe à 22 °C.

Le climat océanique, que nous connaissons en France, se retrouve, en Europe de l'Ouest, sur la côte ouest américaine, à la pointe sud-ouest de l'Amérique latine et en Nouvelle-Zélande. C'est l'océan qui rythme les saisons. Les étés sont frais, les hivers doux et tempérés. L'océan réchauffe l'atmosphère en hiver, transformant la neige en pluie. En janvier, la température moyenne est de 3 °C ; en juillet, elle est de 18 °C.

Le climat continental caractérise le territoire nord-américain et la majorité de l'Eurasie, de l'Europe centrale à la Chine. Le contraste définit le climat continental. Les étés sont plutôt chauds et courts, les hivers durent longtemps et sont particulièrement froids. Les précipitations sont, pendant cette période, très abondantes. En janvier, on rencontre une température moyenne de - 9 °C ; en juillet, elle tourne autour de 18 °C.

Le climat polaire touche le nord du continent américain - c'est-à-dire le nord du Canada, l'Alaska -, le nord de la Russie et bien sûr le pôle Nord (Arctique) et l'Antarctique. Un climat bien hostile, où l'hiver est interminable et glacé, et l'été plutôt froid. Le sol reste constamment gelé. Le blizzard souffle continuellement sur ces déserts de glace, apportant son lot de neige. En janvier, on note en moyenne - 34 °C, en juillet 4 °C.

Enfin, le climat de montagne se retrouve le long des Rocheuses canadiennes et américaines, le long des Andes latines, dans les Alpes européennes, par touches en Eurasie et notamment au nord du sous-continent indien dans l'Himalaya et dans les îles indonésiennes. L'altitude joue un rôle prépondérant sur le climat montagnard, tout varie en fonction d'elle. La température, les précipitations sont différentes au pied de la montagne et à son sommet. En janvier, on notera - 7 °C, et 22 °C en juillet.

Hémisphères nord et sudHaut de page

Le globe planétaire est divisé en deux, par un grand cercle, nommé l'équateur. Au nord de ce trait imaginaire, l'hémisphère nord ou boréal prend pour centre le pôle Nord. Au sud de l'équateur, l'hémisphère sud ou austral, prend pour centre le pôle Sud. On sait notamment que lorsqu'il fait nuit dans l'un des deux hémisphères, il fait jour dans l'autre. De même, les saisons sont inversées. C'est l'été de novembre à mai dans l'hémisphère sud, alors que nous connaissons l'hiver à cette période ; et inversement.

L'hémisphère nord concentre la plus grande partie de la population et le plus de terres émergées. Dans l'hémisphère sud, on retrouvera l'Océanie, l'Amérique du Sud et l'Afrique australe.

Un an d’étéHaut de page

Pour rester au chaud toute l'année, il faudra suivre le principe des hémisphères nord et sud, tout en tenant compte des climats de chaque zone. Ainsi, on partira de novembre à avril en Amérique latine, en Afrique australe et en Océanie afin de profiter de l'été austral. Cela dit, le climat désertique du coeur australien et de l'ouest de la pointe de l'Afrique risque d'être difficile à supporter en plein été. Pensez à aborder ces zones à la mi-saison, printemps ou automne. En avril-mai, il sera temps de repasser au nord de l'équateur. Vous pourrez vous rendre en Asie, juste après le passage de la mousson, qui aura laissé place à une saison sèche aux températures modérées. Si vous progressez par l'intérieur des terres, traverser l'Asie centrale vers l'ouest en mai-juin est une bonne option. Après, en juillet-août, il risque de faire très chaud. Idem pour l'Amérique du Nord, dont le coeur continental sera plutôt très chaud. Pour ceux qui voudraient respirer, rendez-vous au Canada ou en Europe de l'Ouest, pour un climat océanique, ou bien en Europe du Sud, pour profiter du climat méditerranéen jusqu'au mois d'octobre.

Un an d’hiverHaut de page

Nous entendons par un an d'hiver, un an de neige. Donc, en plus de suivre les saisons et les hémisphères, il faudra rechercher particulièrement les climats continental, montagnard et polaire. Même principe pour les hémisphères, le sud d'avril à octobre et le nord de novembre à mars sont plus susceptibles d'apporter des températures basses. Cela dit, l'hiver et la neige viennent surtout au coeur de ces saisons, juillet et août pour l'hémisphère sud, décembre et janvier pour l'hémisphère nord. En outre, tous les hivers n'apportent pas leur lot de neige, essayez donc d'en trouver aux Caraïbes ! Alors rendez-vous en Amérique du Nord et en Eurasie pour avoir de la neige en hiver, car le climat continental la favorise. Egalement, les zones montagnardes, Rocheuses, Andes, Himalaya attirent souvent les voyageurs à la recherche de neige et de froid. Aux sommets de ces chaînes de montagne, la neige tient toute l'année, mais elle est souvent meilleure en hiver, boréal ou austral en fonction du continent. Bien sûr, Arctique et Antarctique font exception à toutes les règles, puisque le sol y reste glacé toute l'année, et les températures sont toujours très basses. Ce sont les terres idéales pour passer un an d'hiver.

Rencontre humaineHaut de page

Le point commun à tous les parcours et lieux proposés ci-dessus est sans nul doute l'humain. Car partout où vous irez, vous rencontrerez d'autres hommes et femmes, vivant des conditions plus ou moins similaires aux vôtres, selon leur histoire et leur culture. Axer son trajet sur les grandes civilisations qui ont marqué notre monde peut être un moyen de toucher au plus près les plus grandes réalisations humaines. Une autre option consistera à vous rendre là où personne, ou presque, ne va : dans le désert, aux pôles Nord et Sud. Une expérience absolument inoubliable que peu d'entre nous connaissent. Et puis la rencontre humaine se fait aussi dans le pas vers l'autre, pour apporter son aide, ses compétences, tout en étant prêt à recevoir en échange.

Grandes civilisationsHaut de page

Qu'est-ce qu'une civilisation ? C'est l' " état de développement économique, social, politique, culturel auquel sont parvenues certaines sociétés et qui est considéré comme un idéal à atteindre par les autres " selon la définition du Larousse. Dans notre monde, certaines civilisations ont profondément marqué l'histoire de leur empreinte. Nous les nommons alors " Grandes Civilisations ". Leurs réalisations, leurs us et coutumes, leur mythologie sont encore, pour certaines, accessibles et motivent à elles seules un voyage. Petit tour du monde de quelques grandes civilisations.

Les GrecsHaut de page

L'une des civilisations que l'on connaît le mieux en France. Dans l'Antiquité, cette civilisation a connu de grandes victoires guerrières et culturelles sur tout le Bassin méditerranéen et en Orient. Elle prend ses origines dès le IXe siècle av. J.-C., influençant les territoires alentour, s'étendant dans de nombreuses régions. Après les conquêtes d'Alexandre le Grand, cette culture s'est mêlée aux civilisations orientales, donnant naissances aux " royaumes hellénistiques ". A Rome, comme dans le monde arabo-musulman, la langue grecque est la langue du savoir et de l'organisation politique. Aujourd'hui, nous vivons encore sous des principes grecs (la démocratie ou la république par exemple). L'art grec est considéré comme l'équilibre classique le plus abouti. Et bien sûr la Grèce est la terre de la philosophie et de la logique, avec des penseurs comme les présocratiques, Socrate, Platon, Aristote.

Les EgyptiensHaut de page

C'est peut-être l'une des civilisations dont on a le plus de notions. Dès 7000 av. J.-C., les premiers habitants peuplent la région, mais c'est le roi Ménès qui parviendra à unir tous ces peuples et à créer ainsi le début d'une culture commune. Si l'on connaît si bien l'Egypte, c'est parce que pendant les 27 dynasties qui s'étaleront sur 2 700 ans, l'écriture sera le premier instrument de conservation de la culture. On inventera donc ici deux formes d'écriture, les hiéroglyphes et la cursive, également appelée hiératique (et utilisée sur du papyrus). L'autre caractéristique de la civilisation égyptienne réside dans sa religion, plus puissante que partout ailleurs dans le monde antique. Les religieux s'impliquent fortement dans la vie de la société égyptienne, la soutenant financièrement, prenant en charge l'éducation. Le clergé assure aussi les fonctions bureaucratiques de l'Etat. De cette puissance organisationnelle naîtront de grands projets, inégalés dans le monde antique. On pense bien sûr aux grandes pyramides de Gizeh dont, 3 000 ans plus tard, on ne parvient toujours pas à déterminer le mode de construction. C'est, encore aujourd'hui, l'une des prouesses d'ingénierie et de logistique les plus impressionnantes au monde.

Les MayasHaut de page

La civilisation maya est l'une des plus anciennes civilisations des Amériques. Elle s'est étendue sur plusieurs siècles. On lui prête des origines vers 2600 av. J.-C. et elle atteint son apogée vers le IIIe siècle apr. J.-C., mais elle continuera à perdurer jusqu'à l'arrivée des colons espagnols au XVIe siècle. Les Mayas ne fonctionnaient pas sous la coupe d'un empire mais plutôt en territoires gouvernés localement. Leur population totale est estimée à environ 20 millions d'individus. Tikal, l'une des plus grandes villes mayas, comptait 70 000 habitants. A l'instar des Incas, la société maya était divisée en trois castes : le clergé, la noblesse et le peuple. L'économie était basée sur l'agriculture, on cultivait notamment le maïs, le coton et le cacao, qui servait aussi de monnaie.

Les PersesHaut de page

La Perse est une région du sud de l'Iran, habitée par un peuple nomade indo-européen qui avait émigré dans cette région vers 1000 av. J.-C., remplaçant les Assyriens et les Chaldéens. L'empire perse sera fondé par Cyrus le Grand, chef de Mésopotamie. Vers 550 av. J.-C., il réunit les Perses et les Mèdes sous son autorité et étend sa domination du plateau iranien vers l'ouest, en Asie mineure. Quelques années plus tard, c'est Babylone, la plus grande ville du monde antique, qui est conquise par les Perses. La dynastie de Cyrus règnera sur l'Iran pendant deux siècles, pendant lesquelles elle construira des routes, pour relier les territoires conquis. C'est le descendant de Cyrus, Darios Ier, qui fonde la capitale de Perse, connue des Grecs sous le nom de Persépolis (" la ville des Perses "). Il poursuit les conquêtes de son prédécesseur, multiplie les armées, dont sa garde personnelle nommée les Immortels. Il réforme le pays, juridiquement, administrativement et économiquement. Par exemple, la monnaie, les poids et les mesures sont normalisés tandis que de nouvelles routes maritimes et terrestres sont découvertes et établies. Le fils de Darios Ier, Xerxès, continuera la volonté d'expansion de ses aïeuls, il parviendra jusqu'en Grèce, mais ne réussira pas à la soumettre. De retour à Persépolis, il dilapidera les richesses amassées les décennies précédentes et, à sa mort, le pouvoir perse est définitivement affaibli.

Les AztèquesHaut de page

Les Aztèques seraient à l'origine des tribus de chasseurs-cueilleurs, venues du nord du Mexique. Leur nom serait dérivé de Aztlan, littéralement " Terre blanche ". Cette civilisation est caractérisée par son système agricole, doté d'une culture intensive de toutes les terres disponibles, de systèmes élaborés d'irrigation et d'assèchement des marécages. Grâce à ces techniques, la population aztèque s'est enrichie et a cru rapidement. La domination des Aztèques s'est étendue sur presque tout le Mexique actuel. L'empire grandit grâce au commerce et la conquête des territoires. La capitale Tenochtitlan s'est même retrouvée à la tête de 5 à 6 millions de personnes réparties sur plus de 207 000 km², au XVIe siècle. L'empire aztèque, qui s'étend alors jusqu'au Honduras et au Nicaragua, se serait construit en un siècle. Premier facteur de cette réussite : la grande habilité tactique des armées aztèques. Etre un guerrier, un " Jaguar ", est particulièrement valorisant dans la société aztèque, qui comporte plusieurs classes. Tout en haut, les bureaucrates participent au fonctionnement de l'administration ; en bas de l'échelle, les esclaves sont asservis. La religion et les infrastructures commerciales ont également joué un grand rôle dans cette suprématie. L'arrivée des colons espagnols mettra fin à cette grande civilisation.

Les IncasHaut de page

La civilisation inca naît au début du XIIIe siècle dans le bassin de Cusco de l'actuel Pérou. Elle se répandra jusqu'à l'océan Pacifique et à la Cordillère des Andes, notamment en Colombie, en Argentine et au Chili. L'empire inca était constitué de trois classes : la classe dirigeante de souche inca, la classe dite de " gouvernance locale " et la classe laborieuse. Ces castes étaient en général figées et l'on ne changeait pas de statut social, sauf en cas d'exploit militaire ou autre. Les Incas étaient connus pour intégrer à leur société les peuples conquis ou vaincus et privilégier ainsi une société multiculturelle. A l'instar des Aztèques, la dominance inca prendra fin avec l'arrivée des conquistadors espagnols, sous les ordres de Francisco Pizarro en 1532.

Les MongolsHaut de page

Au début du XIIIe siècle, un homme, Temüdjin, entreprend d'unifier les tribus nomades mongoles, y parvient et devient le " chef suprême " ou encore Genghis Khan. Fort de sa réussite, il marche sur la Chine dès 1211, alors divisée en trois royaumes. Pendant deux décennies, il développe, avec ses troupes, des techniques de combat avancées et parvient à soumettre les trois royaumes. Les Mongols vont aussi conquérir l'actuelle Russie et les autres villes situées sur la route de la Soie, avançant inexorablement vers l'ouest. Pologne, Silésie et Hongrie passent sous leur coupe. Ils auraient pénétré l'Europe si le chef suprême n'était pas mort. Le monde musulman n'aura pas cette chance et l'actuel Irak sera dévasté par l'armée mongole. Après la mort de Temüdjin, en 1227, cinq autres khans sont élus, et notamment Kubilay Khan, qui parviendra à unifier toute la Chine. Sa mort, en 1294, sonne la fin de l'ère des conquêtes mongoles. En moins d'un siècle, les Mongols ont réussi à conquérir l'empire le plus vaste jamais connu et ont semé la peur partout en Europe et en Asie. Pourquoi tant de suprématie sur les autres peuples ? Les enfants mongols apprennent à monter à cheval dès l'âge de 3 ans, à chasser avec arcs et flèches dès 5 ans. Autre avantage, un cavalier mongol sait dormir sur son cheval, en selle. Les armées mongoles étaient capables d'avancer plusieurs jours durant sans se ravitailler, ce qui engendrait une progression très rapide. Nouveaux spartiates, les Mongols vivaient de manière austère, dans des conditions que personne d'autre en Occident n'aurait acceptées. Les soldats mongols étaient même capables de boire le sang de leurs chevaux pour éviter de perdre du temps à cuisiner... Autre point fort de l'armée mongole, ses archers à cheval, appelés Keshiks, tiraient à grande vitesse avec une précision remarquable.

Avant-goût de ces civilisations disparues

Le Machu Picchu à Cuzco au Pérou : La cité perdue des Incas.

Tikal au Guatemala : l'Etat maya.

Les pyramides de Gizeh en Egypte : la fierté des Pharaons.

Le Parthénon à Athènes en Grèce : symbole de puissance de la civilisation grecque.

Le paysage culturel de la vallée d'Orkhon en Mongolie : ou l'ancienne capitale du puissant empire mongol.

AuthenticitéHaut de page
Les déserts du mondeHaut de page

Rien ne vaut un voyage dans le désert. Epoustouflant, fabuleux, grisant, saisissant, les mots manquent pour décrire une telle beauté, si pure, si authentique. L'impression d'être seul au monde, en communion avec la nature, y est puissante et envoûtante. Nous ne saurions trop vous recommander cette découverte incroyable. Voici donc un tour du monde de quelques-uns des plus beaux déserts du monde.

Sahara. Ce désert recouvre plus de dix pays : le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, la Libye, l'Égypte, le Soudan, le Tchad, le Niger, le Mali, la Mauritanie et le territoire contesté du Sahara-occidental, sur plus de neuf millions de km2. C'est le plus vaste de tous les déserts et le seul au sens propre car il compte des régions hyperarides, arides, semi-arides et sub-humides sèches.

Mongolie. Le fameux désert de Gobi, cerné par les montagnes de l'Altaï, la steppe de Mongolie, le plateau tibétain et la plaine nord de la Chine. En mongol, " gobi " signifie tout simplement désert. Il est connu notamment parce qu'il est situé sur la Route de la Soie.

Chine. Le désert de Taklamakan est surnommé " la mer de la Mort ". Il se situe dans la province du Xinjiang, dans le grand Ouest chinois. Il est difficile d'accès mais si vous souhaitez tout de même vous y aventurer, sachez que c'est l'un des plus anciens déserts du monde.

Ouzbékistan. Partagé en réalité avec le Kazakhstan et le Turkménistan, le désert de Kyzil Koum, littéralement " sable rouge ", couvre près de 300 000 km². Son sol sableux contient notamment de l'or et du gaz naturel.

Iran. Il ne pleut jamais ou presque jamais dans le désert de Dasht-e Kavir et, comme il est né de marais salants, son sol présente de nombreux blocs de sel séchés.

Dubai (Emirats Arabes Unis). C'est l'une des destinations phare pour les excursions dans le désert. On y découvre les us et coutumes arabes, traditionnelles et modernes, ainsi qu'une cuisine parfumée à savourer en regardant le soleil se coucher.

Oman. Pour appréhender la culture des Bédouins, les habitants du désert. On y verra également de nombreux animaux, dont les étranges oryx, gazelles du désert. C'est le plus grand désert de la péninsule arabe.

Botswana. Le désert du Kalahari s'étend entre les fleuves Zambèze et Orange. Il abrite des peuples nomades et, lors de la saison des pluies, ses zones broussailleuses se transforment en pâturages.

Éthiopie. Saisissant de beauté, le désert de Danakil ne ressemble à aucun autre et pour cause, en lieu et place du sable, vous y trouverez du sel.

Namibie. Le désert du Namib est connu comme étant le plus vieux désert du monde (environ 55 millions d'années). Il est situé au sud-est du pays.

Chili. Le pays présente plusieurs paysages somptueux, comme le désert d'Atacama, caractérisé hyperaride. Des volcans, des lagons turquoise et des vallées inhabitées marquent ce décor étrange et hostile, dans lequel furent testés les premiers véhicules prévus pour explorer la planète Mars.

Bolivie. Le Salar de Uyuni, ce vaste désert de sel, le plus grand au monde, est posté sur les hauts plateaux, à 3 658 mètres d'altitude, au sud-ouest du pays.

Californie (Etats-Unis). Le désert des Mojaves, nommé d'après un peuple amérindien, les Mohaves. Les plaines rocailleuses et les montagnes de ce paysage sont peuplées presque uniquement de yuccas. A quelques centaines de kilomètres de là, dans le Nevada, s'étend la célébrissime Vallée de la Mort, avec ses paysages lunaires, sa température insupportable en journée et son Zabriskie Point immortalisé par Michelangelo Antonioni en 1970.

Australie. Le désert rouge ou "coeur rouge" de l'Australie, cette terre brûlante, est pourtant habitée par les Aborigènes. Ayers Rock en est l'emblème. On y croise de nombreux kangourous, des émeus et des chameaux sauvages.

Le pôle nord ou ArctiqueHaut de page

Une autre destination prisée des voyageurs à l'esprit aventurier sera l'Arctique (pôle nord), pour toucher aux confins du monde.

Une terre d'expéditions. Au XVIe siècle, le commerce s'est étendu en Europe et on cherche un moyen de parvenir plus vite en Orient. C'est ainsi que débutèrent les premières expéditions dans les eaux nordiques. Parmi les premiers explorateurs qui tentèrent l'aventure du Grand Nord, on retient d'abord Jacques Cartier. Le navigateur parvient en 1534 à Terre Neuve et découvre ainsi le Canada. Il ouvre alors la voie à de nombreuses expéditions, dont beaucoup resteront infructueuses.

Hugh Willoughby se lancera en 1553 en quête d'un nouveau passage vers l'Est. Sous l'impulsion de la couronne britannique, une expédition est montée pour explorer les eaux arctiques. Sir Willoughby en prendra les commandes. Trois bateaux mettent les voiles vers le Nord, mais se retrouvent bien vite coincés dans les glaces qui entourent les côtes de Laponie. Malgré des tentatives répétées d'établir un campement sur la terre ferme, l'équipe reste coincée pendant des mois. Un an plus tard, on retrouvera les corps des victimes et un seul survivant, Richard Chancellor, qui aura réussi à atteindre la Russie en luge. L'expédition n'aboutira jamais.

En 1560, un autre Britannique, Martin Frobisher, se lance à nouveau à l'assaut de ce passage du Grand Nord. Frobisher avait comme motivation première de découvrir de l'or et de devenir riche. Il explora pour cela une grande partie du Canada, dont notamment la baie de Frobisher, qu'il convoitait tout particulièrement. Malheureusement pour lui, il ne trouva que de la pyrite et tomba en disgrâce auprès de ses investisseurs.

Après ces deux hommes, d'autres expéditions furent lancées, mais le territoire restera impénétrable jusqu'au début du XXe siècle. Sur la conquête du pôle nord, une polémique demeure, sans que l'on puisse la démêler. En effet, deux hommes clament être les découvreurs du territoire, Robert Peary d'un côté, Frederick Cook de l'autre. Peary lance son projet en 1891-1892. Avec son épouse, il quitte les Etats-Unis dont il est originaire et part vivre chez les Inuits du Canada et apprend à vivre dans des conditions de froid extrême. En 1893, il s'établit au Groenland. Pendant plusieurs années, il s'entraîne avec différents bateaux, mais le lancement de l'expédition ultime sera finalement décidé en 1906, lorsqu'il apprend que l'un de ses anciens collaborateurs, qui a lui aussi participé à ses expéditions, Frederick Cook, vient de lancer sa propre exploration. Parti de New York en juillet 1908, il atteint la côte nord-ouest de la terre de Grant et embauche des familles esquimaudes dans son équipe. Au moyen de 19 traîneaux de chiens, il part à l'assaut du pôle nord en février 1909. Le 6 avril 1909, à 18h, il réalise enfin le rêve de toute sa vie. Le pôle nord est sous ses pieds. L'expédition prouvera entre autre que le pôle nord est situé au milieu d'un océan glacé dont on ne pourra déterminer la profondeur (plus de 3 km en tout cas). Peary devra attendre toutefois plusieurs mois (septembre) pour prévenir les Etats-Unis que son but est atteint. Et c'est là que débute la polémique. La nouvelle arrive cinq jours après un télégramme de Cook, qui affirme avoir atteint le pôle nord le 21 avril 1908, soit un an avant Peary. Les faits ne seront pas entièrement vérifiés. La presse se divise, le New York Times, la National Geographic Society soutiennent que seul Peary a pu aboutir ; le New Herald Tribune et l'Explorer Club, ainsi que des spécialistes de la zone arctique, assurent que la victoire revient à Cook. Pendant deux ans, l'affaire n'aboutit pas et c'est finalement le Congrès américain qui tranche, en 1911, accordant à Peary la paternité de la découverte. Dans le courant du XXe siècle, le pôle nord sera également exploré en avion, par plusieurs aventuriers/pilotes. Un autre explorateur marquera l'histoire du pôle nord et celle du pôle Sud. Roald Amundsen (1872-1928) est le premier à ouvrir le passage du Nord-Ouest en 1905. Quelques années plus tard, il décide de prolonger son expédition vers le pôle nord mais l'info selon laquelle Peary aurait déjà atteint ce point lui parvient. Il décide alors de changer de cap et part vers le pôle sud, tout en gardant le projet secret. Il transforme l'essai en 1911, puis s'attaque à nouveau au pôle nord en empruntant cette fois un dirigeable. En 1926, il est le premier homme à avoir atteint les deux pôles.

Le Conseil Arctique. L'idée d'une collaboration entre les huit pays qui possèdent des territoires en Arctique a germé dans l'esprit de leurs dirigeants à partir des années 1980. Après des années de discussions, ils ont formé le Conseil arctique (Arctic Council) pour établir un meilleur dialogue entre les nations du Grand Nord. Ainsi, en septembre 1996, la Norvège, la Suède, la Finlande, la Russie, les Etats-Unis (l'Alaska), le Canada, le Danemark (Groenland) et l'Islande ont signé à Ottawa (capitale du Canada), la Déclaration de l'Etablissement du Conseil arctique (Declaration on the Establishment of the Arctic Council), plus connue sous le nom de la Déclaration d'Ottawa. On estime à 4 millions la population du Cercle arctique ; ses deux plus grandes agglomérations se trouvant en Russie, à Murmansk et Norilsk.

La voie du Nord-Ouest. Finalement, au début du XXIe siècle, on entrevoit la possibilité de naviguer dans les eaux du pôle nord et de parvenir à cette fameuse route plus courte entre Europe et Asie - qui fera gagner quelques 7 000 km aux cargos qui passent habituellement par les canaux de Panama ou de Suez. Cela, " grâce " à la fonte des glaciers provoquée par le réchauffement climatique. En 2007, on a constaté 180 jours libres de glace, contre 140 en 1930. Une aubaine pour tous ceux qui souhaitent utiliser ces voies pour s'enrichir. Le pôle est également supposé comme étant riche de gaz et de pétrole. On imagine la cohue qui se prépare pour cette ruée vers l'or blanc. Mais, emprunter ces nouvelles routes maritimes influera énormément sur l'environnement du pôle. Des questions se posent encore sur la manière de travailler sur ce territoire hostile (il faut par exemple concevoir des machines qui résistent à des températures de -50 °C), mais cela ne fait que retarder l'inévitable. Le pôle nord sera bientôt envahi. A l'heure actuelle, l'océan Arctique reste le plus méconnu de la planète. Mais toutes les données d'observation montrent que la superficie et l'épaisseur des glaces qui le recouvrent diminuent. Au rythme actuel, dans quelques décennies la banquise disparaîtra en été, ce qui aura d'importantes conséquences géopolitiques et socio-économiques. 1,5 million de touristes séjournent déjà chaque année sur la banquise.

Suggestions d'itinéraires. Plusieurs croisières et expéditions sont organisées en Arctique. En voici quelques exemples, glanés chez les agences de voyage. A partir de la Norvège du Nord, on voyagera en bateau à la fin de l'automne pour profiter des splendides couleurs de l'automne de jour et, avec un peu de chance, des aurores boréales de nuit. Autre possibilité, en Finlande ou au Canada, un voyage en raquettes, à bord d'un traîneau à chiens, en ski nordique ou de randonnée, voire même tout à la fois, pour découvrir le " Grand Blanc ", bien loin des stations touristiques de sports d'hiver. L'une des régions les plus visitées (même si cela reste tout de même très modéré) est la Laponie (Lappland en suédois). Elle s'étend sur 400 000 km² et inclut le nord de la Norvège, la Suède et la Finlande, ainsi que la péninsule de Kola, en Russie. La Laponie est la terre du peuple sami, également appelés Lapons, des nomades du nord de l'Europe, qui suivent les migrations du caribou. Ils l'appellent " Sapmi ". Les Lapons, dont la culture est restée très vivace, respectent des traditions ancestrales et vivent principalement de la chasse, de la pêche et de la vente de leur artisanat. C'est le plus grand peuple indigène d'Europe. A l'instar des Inuits au Canada, ils pratiquent le chamanisme. On peut aussi s'inspirer de les expéditions magiques de l'aventurier sud-africain Mike Horn dans les années 2000, Arktos. Il a en effet réalisé un tour du monde en suivant le cercle polaire arctique (20 000 km). Cet ancien des forces spéciales sud-africaines est habitué à survivre en terrain hostile. En 2002, il parcourt à pied, en vélo, en kayak, en voilier, à ski et à ski tracté par un cerf-volant les 20 000 km de boucle. Et ce n'est pas l'amputation de trois de ses doigts qui l'arrête. Après deux ans et trois mois d'aventure, il revient avec un film (Arktos : Le voyage intérieur) et un roman (Conquérant de l'impossible). Il remporte notamment le record de traversée du Groenland en 15 jours, devient le premier homme à réaliser le tour du Cercle arctique et à survivre à deux hivers arctiques de suite.

Le pôle sud ou AntarctiqueHaut de page

Le pôle sud ou Antarctique a été découvert bien après l'Arctique, mais les expéditions scientifiques, puis touristiques s'y sont multipliées depuis les années 1960. L'Antarctique est bordé par l'océan Austral, par la mer de Weddell et la mer de Ross. C'est le continent le plus froid (-90 °C à +15 °C), le plus sec et le plus venteux. Il est recouvert à 98 % de glace (30 millions de km3 de glace), dont l'épaisseur est en moyenne d'1,6 km. A l'inverse du pôle nord, aucun être humain ne vit en Antarctique, aucune population n'y a jamais établi de campement et les animaux sauvages y règnent en maîtres. La découverte de ce continent se fera pas à pas. Francis Drake, en 1577, découvrira par hasard la Terre de feu. Auparavant, les géographes avaient émis l'hypothèse qu'un territoire s'étendait entre cette Terre de feu et le continent australien ; l'expédition de Drake prouvera le contraire. Deux siècles plus tard, en 1739, Jean-Baptiste Bouvet de Lozier part pour le compte de la Compagnie des Indes et découvre l'Ile de Bouvet, qu'il prendra alors pour un continent. En 1773, James Cook franchit pour la première fois le cercle polaire, mais ne trouve pas les terres supposées par les cartes de Bouvet de Lozier. Il faut attendre 1820 pour que l'on découvre vraiment l'Antarctique. Trois capitaines, un russe, un américain et un britannique débarqueront sur ces champs de glace. Vingt ans plus tard, c'est le Français Dumont D'Urville qui plante le premier drapeau dans la couche glacée. Le Norvégien Amundsen, qui s'était déjà illustré dans la course au pôle Nord réalise une expédition vers le pôle Sud et est le premier homme à atteindre ce point en 1911, malgré la concurrence d'une équipe britannique menée par Robert Falcon Scott. Dans les décennies suivantes, de nombreuses expéditions sont réalisées par plusieurs pays et finalement, en 1959, douze Etats signent le traité sur l'Antarctique, renforcé en 1991 par le protocole de Madrid, faisant de l'Antarctique une terre dédiée à la science. Les activités militaires y sont interdites ainsi que l'exploitation des ressources minérales sauf celles qui sont menées à des fins scientifiques. Plus de 4 000 scientifiques de 27 pays différents se presseront alors sur ces terres glacées, devenues une gigantesque réserve naturelle. Le tourisme y est restreint, afin de préserver l'incroyable diversité de ce continent.

Quelques agences proposent toutefois des excursions, au départ de plusieurs pays. On pourra par exemple découvrir la faune magnifique des eaux antarctiques, comme les orques, les baleines à bosse, les phoques ou les manchots, au cours d'une croisière le long du cercle polaire. Des tours en avion sont aussi proposés. Parmi les lieux les plus accessibles, on retrouve l'Ile Bouvet, une île volcanique appartenant à la Norvège, les îles australiennes Heard et McDonald, seules îles subantarctiques à posséder des volcans actifs et les Terres australes et antarctiques françaises, aussi connues sous l'acronyme TAAF (Kerguelen, Crozet et îles Saint-Paul et Amsterdam, les îles Éparses et la Terre Adélie). Sachez toutefois que les interactions de l'Homme avec la nature brute mettent en danger l'équilibre naturel du territoire. Ainsi, chaque année c'est pas loin de 50 000 touristes qui débarquent sur le sixième continent, environ dix fois plus que de chercheurs. Les tours-opérateurs agréés ont signé un pacte il y a vingt ans, l'International Association of Antartica Tour Operators, qui édicte un code de conduite environnementale. Les paquebots de plus 500 passagers sont par exemple interdits.

Gaëlle, cavalière et woofeuse en Patagonie

J'ai toujours rêvé de faire du cheval en Patagonie. En 2016, j'ai eu trois mois de libres, entre deux boulots, et j'ai sauté sur l'occasion. J'avais déjà expérimenté le principe du woofing dans des centres équestres, en Nouvelle-Zélande, et je trouvais que c'était un bon moyen de voyager. J'avais un petit budget, je parlais espagnol et je savais monter à cheval. Trois bonnes raisons de retenter l'expérience en Argentine. Je suivais la page Facebook d'un ranch, qui organisait des randonnées équestres là-bas. J'ai contacté les propriétaires pour leur proposer un coup de main, en échange du gîte et du couvert. Mais, la réponse a été négative, je crois qu'ils avaient déjà leur équipe au complet. Cela ne m'a pas découragée, j'ai décidé de partir quand même et d'aviser sur place.

J'arrive donc à Buenos Aires mi-janvier - c'est l'été là-bas, et je me pose dix jours dans un Airbnb. Dans mon guide de voyage, je repère un ranch, en Patagonie, près de la ville de El Calafate. Je reprends l'avion et je débarque là-bas, au feeling. Je réserve une excursion sur place, sans faire part de mes intentions.

L'estancia (ranch) était à deux heures de voiture, perdue au milieu de nulle part. On a préparé les chevaux ensemble et puis on est partis pour une balade de 2-3 heures, sur des chemins caillouteux, en pleine nature. A la fin de la journée, j'ai commencé à discuter avec le guide. Je lui ai dit que j'avais un mois devant moi, et que j'étais prête à lui filer un coup de main à l'estancia, sur le principe du woofing. Il était tout seul à gérer son affaire et on était en haute saison, du coup, ça l'a intéressé. Le fait que je parle français, anglais et espagnol était un point en plus, car il recevait pas mal de touristes. Au début, il n'avait pas de réservations, du coup je suis partie me balader dans les environs. Une semaine plus tard, j'étais de retour au ranch et on a enchaîné sur trois semaines de collaboration. Je m'occupais des chevaux, j'accompagnais les groupes en balade, parfois sur plusieurs jours. C'était incroyable, cela m'a permis de découvrir des paysages magnifiques, de dormir dans des puestos (refuges des gauchos). Les conditions étaient assez sommaires, tout le monde mettait la main à la pâte pour la cuisine et la logistique du campement. Les normes sanitaires étaient approximatives, ça n'avait rien à voir avec ce que j'avais pu faire en France. Mais c'était ce que je recherchais, l'expérience en pleine nature.

Dans l'estancia, j'avais un logement pour le moins rudimentaire. Je dormais dans une salle remplie de selles et autres pièces de cuir, il fallait vraiment être à fond dans le délire cheval... Il y avait un poêle à bois, pas d'eau courante - j'allais au puits, pas de réseau téléphonique et les toilettes sèches étaient à l'extérieur. Bref, la communion avec la nature ! J'avais quand même négocié avec lui qu'il me redescende en voiture tous les trois jours pour que je puisse prendre une douche à l'auberge de jeunesse !

Après ces trois semaines à El Calafate, j'ai voulu remonter un peu au nord et je suis arrivée à Bariloche, une grosse station plutôt touristique. Un ami en France m'avait mise en contact avec une fille qui tenait une structure équestre, spécialisée dans l'accueil des personnes handicapées. Je l'ai contactée et j'ai proposé le même deal qu'à El Calafate. Elle me logeait chez elle et tous les jours j'accueillais les cavaliers, je m'occupais des chevaux, je partais en promenade avec eux. Cela a duré deux semaines de plus.

J'ai terminé mon voyage par un peu de tourisme et surtout une remontée épique en bus (plus de 24 heures) jusqu'à Buenos Aires. Finalement, ces trois mois en Patagonie m'ont coûté un billet d'avion et environ 500 €. Et j'ai réalisé mon rêve. J'ai pu découvrir une tradition équestre très forte, mais aussi des gens très accueillants. J'ai retrouvé en Patagonie ce que j'avais connu en Nouvelle-Zélande : une grande chaleur humaine, probablement due au fait qu'on se trouve au bout du monde. Ici, il y a de l'espace à perte de vue et les gens sont plutôt ravis qu'on soit venu leur rendre visite !

Le concept du woofing est idéal pour voyager. On rencontre du monde, on est en immersion dans le pays. Quand tu as une passion que tu peux partager, comme l'équitation, cela te permet de créer rapidement des liens avec les gens sur place. Tu as déjà un angle d'approche. Le premier woofing que j'ai fait, en Nouvelle-Zélande, je l'avais trouvé sur le site internet wwoofinternational.org Cela ne s'est pas forcément super bien passé, je pensais faire du cheval et puis je me suis retrouvée à poser du carrelage... Certaines personnes peuvent abuser du principe, te faire travailler gratuitement. Or le principe de base du woofing, c'est l'échange. Normalement tu fais 50/50, tu consacres du temps au lieu dans lequel tu es et tu en profites pour faire ce que tu aimes. Du coup, la fois suivante, j'ai visé les centres équestres et je leur ai proposé l'échange en direct. Ça a beaucoup mieux marché ! "

Humanitaire – BénévolatHaut de page

Soyons réalistes, en partant quinze jours " faire de l'humanitaire " avec une association, on soulage sa conscience mais on ne fait rien pour les populations locales. Un véritable engagement demande temps et réflexion. Pourquoi voulez-vous aider ? Quelles sont vos compétences ? A quel type de projet croyez-vous ? La première étape est de bien comprendre les difficultés rencontrées sur place. Il vous faudra ensuite partir à la chasse à la mission. Renseignez-vous bien sur l'association avec laquelle vous envisagez de partir car, dans le secteur de l'aide internationale, on trouve beaucoup d'organisations qui, même avec les meilleures intentions du monde, n'apportent finalement que peu d'aide réelle au pays. D'autres encore risquent de vous proposer une mission payante (de 2 000 à 3 000 € sans compter le billet d'avion), ne comptez donc pas sur ces organisations pour obtenir une véritable expérience, elles sont souvent rodées à ce "business" qu'est devenu l'humanitaire. Mais à côté de ces missions existent aussi des chantiers solidaires intéressants pour aller à la rencontre de la population, nettoyer une forêt, aider à la préservation d'une espèce. Ne soyez donc pas naïf et choisissez avec soin l'association dans laquelle vous souhaitez vous investir.

TDM sans visaHaut de page

Un tour du monde n'exige pas toujours de visa. Vous pouvez ainsi voyager dans de nombreuses zones sans aucune démarche administrative, tant que vous restez moins de trois mois sur place et que vous ne comptez pas travailler. L'Union européenne répond à ces conditions, ainsi que les Etats-Unis (sous certaines conditions), le Canada et de nombreux pays d'Amérique latine. Pour plus de détails, rendez-vous à la rubrique " Visas ".

Preah Neak Pean.
Preah Neak Pean.
Avec sa carte d’identitéHaut de page

Organiser un voyage qui nécessite uniquement le port d'une carte d'identité est complexe mais pas impossible : on peut bien entendu se déplacer librement dans chaque État membre de l'Union européenne ainsi que dans les pays ayant passé un accord avec elle, comme la Suisse ou l'Islande par exemple.

Mais on peut aller beaucoup plus loin également en profitant des possessions européennes, telles le Groenland (Danemark), les Antilles françaises, la Nouvelle-Calédonie, la Guyane française (France), etc.

La carte nationale d'identité est un document officiel qui permet à tout citoyen de justifier de son identité et, lorsque sa durée de validité n'est pas expirée, de sa nationalité française. Elle n'est pas obligatoire ; elle est gratuite et valable quinze ans (depuis le 1er janvier 2014). En cas de perte ou de vol, un droit de 25 € (en timbre fiscal) devra être payé pour l'obtention d'une nouvelle carte. La carte nationale d'identité sécurisée permet de se déplacer à l'étranger : dans tous les pays de l'Union européenne ; dans les pays limitrophes de la France (Andorre, Monaco, Suisse) ; et dans certains pays qui l'acceptent comme document de voyage (consultez diplomatie.gouv.fr).

Pour vous procurer une carte d'identité, vous devez vous rendre en personne à la mairie ou au consulat, si vous êtes à l'étranger, en possession de votre passeport (photocopie et original), du formulaire de demande rempli et imprimé (ou rempli sur place), de deux photographies d'identité identiques et d'un justificatif de domicile (photocopie et original). Le délai d'obtention varie en fonction des mairies (environ trois semaines).

Pour les cartes d'identité pour mineurs, l'enfant doit être présent, avec un parent, lors du dépôt de la demande et du retrait.

A savoir ! Attention, les départements et territoires d'outre-mer qui sont normalement accessibles sur simple présentation d'une carte d'identité peuvent nécessiter la possession d'un passeport : si, par exemple, on se rend en Nouvelle-Calédonie, il est probable de faire escale en Australie ou en Asie. Sans document de voyage, vous risquez de vous faire refouler à l'embarquement alors... soyez vigilant !

Avec son passeportHaut de page

En dehors de l'Union européenne, il est des pays où les accords bilatéraux entre nations permettent de voyager sans visa. Le passeport suffira, à condition qu'il soit valide pendant toute la durée du voyage et, pour certains pays, au moins six mois après la sortie du territoire. Il est donc tout à fait possible de s'accorder un tour du monde sans passeport quand on est Européen, sous réserve de bien s'informer régulièrement sur les sites des ambassades, ces législations pouvant changer sans prévenir.

Visa à l’arrivéeHaut de page

Pour ouvrir encore davantage l'amplitude de son champ des possibles, certains pays n'exigent pas de démarches préalables pour passer la frontière. Lorsque vous arrivez sur place, on vous délivre automatiquement un visa, payant ou non, mais sans autre formalité que celle de présenter votre passeport. Il peut être de 7, 15, 30 jours, voire plus, il est rarement contraignants, et il vous suffit souvent d'en prolonger la durée pour continuer votre séjour sur place. Pour plus de renseignements, rendez-vous sur la rubrique "Visas".

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