Le guide thématique Petit Futé TOUR DU MONDE : SANTÉ

SANTÉ

Se blesser ou tomber malade en voyage peut devenir très vite source de problèmes. Pour éviter de vous retrouver en mauvaise position, voici deux règles d'or : prenez soin de vous et contractez une bonne assurance.

Cette rubrique met l'accent sur les bons gestes à adopter ; quant aux assurances, reportez-vous à la rubrique " Formalités ".

Pour vous informer sur l'état sanitaire du pays et recevoir des conseils, n'hésitez pas à vous adresser au Centre médical de l'Institut Pasteur 213 bis rue de Vaugirard, 75015 Paris, tél. 01 45 68 80 88 (www.pasteur.fr/fr/centre-medical) ou vous rendre sur le site du ministère des Affaires étrangères à la rubrique " Conseils aux voyageurs " (www.diplomatie.gouv.fr/voyageurs) ou de l'Institut de veille sanitaire (invs.santepubliquefrance.fr).

En cas de maladie, il faut contacter le consulat français. Il se chargera de vous aider, de vous accompagner et vous fournira la liste des médecins francophones. En cas de problème grave, c'est aussi lui qui prévient la famille et qui décide du rapatriement.

Avant de partir, vous pouvez contacter le service Santé Voyages ✆ 05 56 79 58 17 (Bordeaux) • ✆ 04 91 69 11 07 (Marseille) • ✆ 01 40 25 88 86 (Paris).

Avant de partirHaut de page

C'est plusieurs mois avant le départ qu'il faut commencer à se préoccuper de cette question. D'abord, prenez rendez-vous avec votre médecin traitant pour un check-up complet et pour déterminer quels types de vaccins il vous faudra en fonction de votre trajet. Consultez un médecin spécialisé dans les maladies tropicales, si votre voyage vous amène à rencontrer ces risques.

Un contrôle dentaire est aussi indispensable, vous ne voulez pas d'une carie furieuse pendant votre trek dans le désert de Gobi. Sachez aussi que la pression, en avion ou lors d'une plongée sous-marine, peut faire sauter vos plombages ; vérifiez donc leur solidité. Ensuite, il vous faut contracter une assurance et un contrat d'assistance. Enfin, préparez-vous une pharmacie de secours, avec des produits de premiers soins, vos médicaments habituels si vous en avez, les ordonnances correspondantes et votre carnet international de vaccination si besoin est. N'oubliez pas les coordonnées de votre assurance, ainsi que celles de votre médecin.

Les indispensables

Quelque soit votre itinéraire, et quelque soit votre temps de voyage, voici des indispensables à prévoir en grand nombre dans votre trousse à pharmacie :

des pansements de toutes tailles,

de la bétadine,

une crème antibiotique cicatrisante,

de l'antimoustique,

des compresses stériles.

En fonction de votre parcours, il vous faudra sûrement plusieurs vaccins. Renseignez-vous sur le site de l'Institut Pasteur pour connaître ceux qui correspondent à votre trajet. Planifiez vos piqûres six mois à l'avance, car certains vaccins ne peuvent pas être faits en même temps. Pour savoir s'il faut se faire vacciner, vous devez répondre à ces deux questions : quelles sont les obligations administratives des pays traversés (protection contre d'éventuels risques infectieux venus de l'extérieur) et quels sont les risques réels encourus par le voyageur (maladies sur place, comme le paludisme) ?

Parlez-en également avec votre médecin traitant, qui pourra vous indiquer si vous êtes à jour dans vos vaccins courants : tétanos, diphtérie, poliomyélite, hépatite A/B, PPD tuberculose, rougeole-rubéole, typhoïde, encéphalite japonaise et grippe.

MaladiesHaut de page
BilharzioseHaut de page

La bilharziose est la maladie tropicale entraînant le plus haut taux de mortalité après le paludisme (200 millions de personnes atteintes dans le monde). Après une période d'incubation allant de trois semaines à six mois, la maladie se manifeste par de fortes fièvres, du sang dans les urines ou des réactions allergiques cutanées. La meilleure prévention est de limiter tout contact avec les eaux stagnantes non salées. La bilharziose se soigne très bien une fois détectée.

ChikungunyaHaut de page

En zone urbaine, où est décrite la majorité des épidémies de chikungunya, la transmission se fait d'homme à homme par l'intermédiaire de moustiques. Après une incubation de quatre à sept jours en moyenne, une fièvre élevée apparaît brutalement accompagnée de douleurs articulaires. Une protection contre les moustiques est nécessaire. L'évolution de la maladie est le plus souvent favorable et sans séquelles.

CholéraHaut de page

Cette infection contagieuse provoque des diarrhées brutales et très abondantes, entraînant la déshydratation. En l'absence de traitement, une infection majeure est fatale dans la moitié des cas. L'efficacité du vaccin n'est pas absolue : il ne protège que la moitié des sujets vaccinés. La prévention contre cette maladie est semblable à celle contre les autres maladies diarrhéiques.

Diarrhée du voyageur (tourista)Haut de page

Il y a de bonnes précautions à prendre, comme boire de l'eau minérale en bouteille (on en trouve partout dans le pays, plate ou gazeuse) ou encore manger des aliments sains et bien préparés et nettoyés, pour donner moins de chance à la tourista. En Ouzbékistan et au Turkménistan, de nombreuses tchaïkhanas font encore la cuisine à l'huile de coton, plus ou moins digeste...

Ce virus assez courant dans les pays tropicaux est transmis par les moustiques Aedes aegypti, le même vecteur du virus Zika et de la chikungunya. La dengue se traduit par un syndrome grippal (fièvre, maux de tête, fortes douleurs articulaires et musculaires). Il n'existe pas de traitement préventif. Ne prenez jamais d'aspirine. Cette maladie pouvant être mortelle, il est fortement recommandé de consulter un médecin en cas de fièvre et de boire de l'eau régulièrement.

Encéphalite japonaiseHaut de page

L'encéphalite japonaise est transmise par un moustique à activité nocturne (pics au crépuscule et à l'aube), principalement en milieu rural. Selon les régions, la transmission est pérenne, ou limitée à la saison des pluies ou à la saison chaude. La maladie, initialement limitée à l'Asie de l'Est, du Sud-Est et au sous-continent indien, s'étend maintenant à la Papouasie-Nouvelle-Guinée et à l'extrême nord de l'Australie. La plupart des formes de la maladie sont sans symptômes, mais elle peut aussi entraîner des séquelles neurologiques, et même la mort. Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) ne préconise pas de se faire vacciner systématiquement mais, depuis septembre 2013, le recommande vivement pour les personnes âgées de 2 mois et plus en cas d'expatriation ou de séjour avec exposition en milieu extérieur en zones rurales (ex : camping, randonnée, cyclisme, rizières et zones d'irrigation par inondation, travail en extérieur).

Le vaccin est disponible en France, dans les centres de vaccination sous le nom de Ixiaro® (2 injections à 28 jours d'intervalle avec rappel 12 à 24 mois après la première injection). Cette vaccination s'effectue uniquement sur rendez-vous. Contactez le centre médical de l'Institut Pasteur au ✆ 01 45 68 80 88.

Fièvre jauneHaut de page

La fièvre jaune est une maladie virale, transmise à l'homme par les moustiques. Elle est surtout présente dans les régions tropicales. Après une semaine d'incubation, la maladie provoque fièvres, frissons et maux de tête. Pour les cas les plus graves, après plusieurs jours apparaît un syndrome hémorragique caractérisé par des vomissements de sang noirâtre, un ictère et des troubles rénaux. Il n'existe aucun traitement spécifique pour soigner la fièvre jaune, si ce n'est le repos au lit accompagné de médicaments permettant de lutter contre les symptômes.

Fièvre du NilHaut de page

Transmise par les piqûres de moustiques, la fièvre du Nil peut entraîner la mort des personnes souffrant d'immunodéficience (enfants en bas âge, personnes âgées ou séropositifs). Elle se caractérise par un syndrome de type pseudo-grippal, après deux à quinze jours d'incubation. La seule mesure de prévention est la protection contre les piqûres d'insectes (le port de vêtements couvrant les bras et les jambes, utilisation de diffuseurs d'insecticides et de répulsifs).

Grippe aviaireHaut de page

La grippe aviaire touche habituellement les volatiles. Toutefois, le virus peut se transmettre occasionnellement à l'homme. Cette transmission ne concerne en principe que des personnes en contact direct avec les animaux atteints, mais certains cas ont pu suggérer une exceptionnelle transmission de personne à personne. Pour prévenir la transmission :

Évitez les endroits à risque élevé, comme les fermes d'élevage de volailles et les marchés d'animaux vivants.

Évitez tout contact direct avec les oiseaux, notamment les poules, les canards et les oiseaux sauvages.

Évitez les surfaces contaminées par des excréments ou des sécrétions d'oiseaux.

Observez les règles d'hygiène des mains et d'hygiène alimentaire.

Il n'y a pas de vaccin disponible.

Info' Grippe Aviaire au ✆ 0 825 302 302 (0,15 € la minute).

Hépatite AHaut de page

Pour l'hépatite A, l'existence d'une immunité antérieure rend la vaccination inutile. Elle est fréquente lorsque vous avez des antécédents de jaunisse, de séjour prolongé à l'étranger ou êtes âgé de plus de 45 ans. L'hépatite A est le plus souvent bénigne mais elle peut se révéler grave, notamment au-delà de 45 ans et en cas de maladie hépatique préexistante. Elle s'attrape par l'eau ou les aliments mal lavés. Si vous êtes porteur d'une maladie du foie, la vaccination contre l'hépatite A est hautement recommandée avant tout type de voyage où l'hygiène est précaire. Elle doit être effectuée en deux fois mais la première injection, un mois avant le départ, suffit à assurer une protection pour un voyage de courte durée. La deuxième (six mois à un an plus tard) renforce la durée de l'immunité pour des dizaines d'années.

Hépatite BHaut de page

Risque élevé dans le pays. L'hépatite B est plus grave que l'hépatite A. Elle se contracte lors de rapports sexuels ou par le sang. Le vaccin contre l'hépatite B est à faire en deux fois à un mois d'intervalle (mais il existe des vaccinations accélérées en un mois pour les voyageurs pressés), puis un rappel six mois plus tard pour renforcer la durée de la protection.

La période d'incubation silencieuse de cette infection est extrêmement longue. Après deux à huit ans d'incubation, le sujet voit apparaître des lésions cutanées indolores, parfois accompagnées de picotements. Il existe trois sortes de lèpre. Seules les sécrétions nasales et la salive des sujets atteints de la forme " lépromateuse " sont contagieuses. Un traitement par polychimiothérapie assure une rémission totale de la maladie en six à douze mois.

Leishmaniose ou lèpre des montagnesHaut de page

La leishmaniose est transmise (rarement) par les moustiques dans les régions reculées où la végétation est luxuriante. Elle a quatre variantes dont la plus sérieuse peut entraîner la mort en deux ans, faute de traitement adapté. Les symptômes classiques sont des plaies cutanées, des ulcères chroniques, des nodules au visage, de la fièvre ou encore une anémie. Un traitement médicamenteux entrepris à temps permet aux sujets de recouvrer la santé.

LeptospiroseHaut de page

La leptospirose est une maladie bactérienne transmissible de l'animal à l'homme. Ses principaux réservoirs sont les eaux douces stagnantes et les rongeurs. Après une à deux semaines d'incubation, des symptômes peu spécifiques apparaissent : fièvre, frissons, douleurs musculaires, articulaires et maux de tête. Bien que souvent bénigne chez l'homme, la maladie peut conduire à l'insuffisance rénale, voire à la mort dans 5 à 20 % des cas. Evitez la baignade en eau douce.

Maladie de LymeHaut de page

Présentes dans les sous-bois, fourrés et hautes herbes, les tiques peuvent être porteuses d'agents pathogènes et transmettre la maladie de Lyme en cas de morsure. Il n'existe pas de vaccin contre cette pathologie. Elle se caractérise par des signes dermatologiques (des cercles rouges autour de la piqûre qui apparaissent dans la semaine) pouvant aller jusqu'à des complications nerveuses, articulaires et cardiaques. Un simple traitement antibiotique suffit pour faire disparaître les symptômes.

Maladie de ChagasHaut de page

La phase aiguë de cette maladie parasitaire se traduit par des conjonctivites ou des oedèmes périorbitaires. Après plusieurs années, la phase chronique de la maladie intervient en attaquant le système nerveux, le tube digestif et le coeur. Il n'existe pas de vaccin contre la maladie de Chagas, mais un traitement efficace peut être pris pendant la phase aiguë.

Méningite à méningocoquesHaut de page

Cette maladie se transmet par contact étroit ou par les sécrétions nasopharyngées. Fièvre, maux de tête, vomissements, raideur de la nuque, léthargie en sont les symptômes les plus courants. La mise en place rapide d'un traitement antibiotique en intraveineuse, pendant une dizaine de jours, est le seul moyen pour lutter contre la méningite à méningocoques. La vaccination est recommandée en période d'épidémie et pour les individus de moins de 30 ans.

PaludismeHaut de page

Le paludisme est également appelé malaria. Si vous passez par un pays qui est une zone de transmission de paludisme (en Afrique surtout mais aussi dans toutes les zones humides et/ou équatoriales), consultez votre médecin pour connaître le traitement préventif adapté : il diffère selon la région, la période du voyage et la personne concernée. Eviter le traitement est possible si votre séjour est inférieur à sept jours (et sous réserve de pouvoir consulter un médecin en cas de fièvre dans le mois qui suit le retour.) En plus des cachets, réduisez les risques de contraction du palu en évitant les piqûres de moustiques (répulsif et vêtements couvrants). Entre le coucher et le lever du soleil, près des points d'eau stagnante et des espaces ombragés, les risques de se faire piquer sont les plus élevés.

Dans les pays touchés par la rage (en Asie notamment), il faut éviter tout contact avec les chiens, les chats et autres mammifères pouvant être porteurs du virus. L'apparition des premiers symptômes (phobie de l'air et de l'eau) varie entre 30 et 45 jours après la morsure. Une fois ces symptômes constatés, le décès intervient en quelques jours, dans 100 % des cas. En cas de doute, suite à une morsure, il faut donc absolument consulter un médecin, qui vous administrera un vaccin antirabique associé à un traitement adapté. Le vaccin préventif ne dispense pas du traitement curatif en cas de morsure.

TuberculoseHaut de page

La tuberculose est une maladie infectieuse contagieuse. Elle attaque généralement les poumons, mais d'autres organes peuvent être atteints. Ses symptômes sont la fièvre, une toux grasse, une perte de poids et d'énergie. La tuberculose est traitable efficacement par une association de médicaments.

TyphoïdeHaut de page

La fièvre typhoïde est une infection bactérienne qui se traduit par de fortes fièvres, une diarrhée fébrile et des troubles de la conscience. Les formes les plus graves peuvent engendrer des complications digestives, neurologiques ou cardiaques. La période d'incubation de la maladie varie entre dix et quinze jours. La contamination se fait par les selles ou la salive, de manière directe (contact avec une personne malade ou un porteur sain) ou indirecte (ingestion d'aliments contaminés : crudités, fruits de mer, eau et glaçons). Le vaccin, actif au bout de deux à trois semaines, vous protège pour trois ans. En cas de contamination et de non-vaccination préventive, un traitement par les fluoroquinolones sera préconisé.

Virus HantaHaut de page

Considéré comme endémique et très rare, ce virus peut être mortel dans un délai très court : 50 % des personnes infectées y succombent. Transmise par contact avec la salive ou les excréments infectés mais aussi par voie aérienne, cette maladie se caractérise par un syndrome grippal, accompagné de fièvres, vomissements, douleurs lombaires et abdominales. La période d'incubation est de 45 jours. La prise en charge et le traitement doivent se faire très rapidement après l'apparition des premiers symptômes.

Virus du Nil occidental (VNO)Haut de page

Cette maladie se contracte par la piqûre de maringouin infecté et se caractérise par un état fébrile pseudo-grippal associé à des symptômes comme la nausée, le malaise ou l'anorexie. La majorité des cas reste bénigne, mais certains peuvent entraîner une encéphalite ou une méningite. Il n'existe aucun traitement spécifique.

Quelles précautions prendre ?Haut de page

Sur place, et particulièrement dans les pays à risques, il vous faudra respecter quelques précautions, pour éviter des problèmes de santé courants en voyage. D'ailleurs, n'hésitez pas à discuter avec les locaux pour connaître les dangers potentiels de la région.

Premier point, l'hygiène. Même si vous bougez beaucoup, prenez le temps de conserver une bonne hygiène générale. Notamment, lavez-vous souvent les mains, avant le repas, après être allé aux toilettes. Cela préviendra les risques de diarrhée du voyageur et autres désagréments de ce type. Des bactéries peuvent se cacher partout et notamment des bactéries que votre organisme n'est pas habitué à combattre. Ne dormez pas à même le sol, ne marchez pas pieds nus, ne séchez pas votre linge par terre, évitez de vous baigner dans les lacs et ne touchez pas les animaux errants.

Concernant l'alimentation, ne buvez que de l'eau en bouteille, pelez les fruits et faites bouillir 10 min le lait avant de le consommer. Evitez coquillages, aliments crus, aliments cuits mais froids (conservés au frigo), glaçons, glaces, d'une manière générale tout ce qui contient de l'eau locale. Si vous êtes pêcheur ou cueilleur, renseignez-vous auprès des locaux sur les produits non comestibles. Comme le risque de tourista reste malgré tout très présent, partez avec des médicaments prescrits par votre médecin pour vous soigner le cas échéant.

Attention aussi au soleil. Certaines zones du monde, comme l'Océanie par exemple, sont caractérisées par un trou dans la couche d'ozone, on peut alors prendre un coup de soleil en seulement 10 minutes. Evitez donc de vous exposer entre 11h et 17h, protégez-vous au moyen de vêtements longs, crèmes solaires indice 50 au minimum, chapeau et lunettes de soleil.

Ensuite, le paludisme est l'un des risques les plus souvent rencontrés dans les pays tropicaux. Notez que dans plusieurs langues, paludisme se dit "malaria". A ce jour, il n'y a pas de vaccin contre cette maladie transmise par les moustiques et qui peut être mortelle. Sachez que plusieurs types de paludisme existent, renseignez-vous donc sur le site de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) - www.who.int/fr - pour connaître la zone dans laquelle vous prévoyez de partir. Les principales régions touchées sont l'Afrique tropicale, l'Amérique et l'Asie forestière. Pour se prémunir contre le paludisme, il faut allier plusieurs protections. Le traitement chimioprophylactique est la première phase. Ce médicament préventif est à prendre avant, pendant et après le voyage, mais on considèrera que les traitements préventifs sont inutiles en cas de longue exposition. D'où l'importance de prévoir à l'avance ce traitement, avec votre médecin traitant, qui saura déterminer quel type de traitement est adapté à votre condition physique. L'autre protection sera bien sûr un anti-moustique efficace, à utiliser constamment une fois sur place, ainsi que des vêtements longs à porter notamment pendant les pics de moustiques, au coucher et au lever du soleil. Le mieux, en cas d'exposition prolongée au risque de malaria, est de se doter de Malarone® qui pourra, dans le cas où vous seriez infecté, calmer la crise le temps de trouver un centre médical compétent.

D'une manière générale, protégez-vous des piqûres et morsures d'animaux, notamment les tiques et les mouches, en plus des moustiques. Un bon répulsif est donc à glisser impérativement dans ses bagages. Quant aux scorpions, fourmis et autres sympathiques serpents, le bon sens vous dictera votre conduite : portez des chaussures montantes et fermées, des pantalons longs. N'oubliez pas de secouer votre sac de couchage ou vos vêtements avant de les passer et ne marchez pas pieds nus sur la plage - des poissons tels que les vives peuvent s'y cacher. Sachez aussi que le bruit éloigne les serpents.

Dans les pays aux structures sanitaires insuffisantes, évitez tatouages, piercings et acupuncture. Egalement, refusez tout soin sans matériel neuf à usage unique, car les risques d'infection, voire de transmission de virus tels que l'hépatite B et C, ainsi que le sida, sont présents. De même pour les soins dentaires et les transfusions sanguines.

Dernier conseil, soyez prudents sur les routes et portez un casque si vous voyagez à deux-roues. Plus de 30 % des rapatriements médicaux sont liés à des accidents de la route. Piqûre de rappel : contractez bien une assurance ou un contrat d'assistance !

Précautions pour les personnes à risque

Les femmes enceintes et enfants sont plus exposés que la moyenne aux risques de paludisme et autres infections rencontrées dans les zones tropicales. Renseignez-vous auprès de votre médecin pour les protéger efficacement, si vous ne pouvez pas différer le voyage. Certains vaccins ne sont pas permis chez les très jeunes enfants ou pendant la grossesse. D'autres, comme celui contre la fièvre jaune, sont déconseillés mais peuvent être réalisés en cas de force majeure. Côté hygiène, il faut bien sûr redoubler de vigilance. Stérilisez les biberons, utilisez uniquement de l'eau minérale pour les repas et les biberons, lavez-vous régulièrement les mains car vous pouvez contaminer l'enfant, favorisez l'allaitement au sein. Mieux vaut s'être renseigné auprès d'un pédiatre sur ce qu'il faut faire en cas de diarrhée, notamment quel régime adopter et quel médicament administrer. Si l'enfant devient fiévreux, il faut absolument consulter un médecin. Quant aux autres précautions, elles sont identiques à celles détaillées ci-dessus, pas d'exposition au soleil, vêtements légers, pas de promenade pieds nus, etc.

Trousse à pharmacieHaut de page

Demander conseil à son médecin peut être d'une grande aide pour constituer une trousse à pharmacie personnalisée et adaptée aux pays traversés. Nous indiquons ici des produits à avoir sur soi quoi qu'il arrive.

Pour repousser les bactéries et les insectes : savon de Marseille, savonnettes, gel hydro-alcoolique, lingettes pré-imprégnées ; désinfectant chimique des boissons, des pastilles d'iode par exemple à laisser agir de 15 minutes à 2 heures selon le produit. Vous pouvez, si vous en avez la possibilité, faire bouillir l'eau. Sinon, il existe des filtres à bactéries, assez efficaces également ; matériel et produits anti-arthropodes ; répulsif anti-moustiques cutané puissant ; anti-paludique à titre préventif.

Contre les maux quotidiens : anti-douleur ou fièvre (paracétamol ou aspirine), le paracétamol se conservant mieux dans les pays chauds ; antiseptique cutané ; anti-diarrhéique ; anti-maux d'estomac ; antibiotique contre les infections intestinales (sur prescription) ; anti-allergique ; anti-spasmodique ; anti-mal des transports.

Le matériel de soin : thermomètre ; crème anti-brûlures type Biafine® ; liquide physiologique pour les yeux ; pansements stériles, bandes de gaze et sutures adhésives ; bandes de contention ;

épingles à nourrice ; crème solaire ; préservatifs.

En complément : éventuellement des seringues à usage unique ; masque de sommeil et boules Quies® ; bas de contention si vous prenez régulièrement l'avion ; lunettes protégeant des UV et large chapeau ; petits ciseaux et pince à épiler ; pilule ou autre moyen de contraception pour les femmes.

Et bien sûr vos médicaments habituels, à prendre en plusieurs exemplaires, avec l'ordonnance. Attention, dans certains pays des contrefaçons de médicaments circulent. Soyez vigilants.

Si vous ne prenez pas les boîtes, par souci de place, emportez toujours les notices de vos médicaments. Si vous partez avec un enfant, ajoutez-y des doses médicamenteuses adaptés et des sachets de réhydratation.

Mal des transportsHaut de page

Pour certains, le voyage tourne au calvaire lorsqu'il s'agit de prendre les transports, quels qu'ils soient. Voici quelques conseils généraux pour survivre à un trajet qui s'annonce mouvementé... Voici quelques principes de base, si vous craignez les transports.

Pensez à manger des aliments neutres avant le voyage (pâtes, riz).

Passez aux toilettes avant de monter à bord.

Essayez de concentrer votre attention sur autre chose, écoutez de la musique ou regardez un film par exemple.

Evitez de bouger rapidement, restez plutôt semi-allongé et placez-vous dans le sens de la marche.

Fixez des objets immobiles (l'horizon par exemple) ou mieux, fermez les yeux. Ne lisez pas !

Essayez de boire de l'eau régulièrement et couvrez-vous bien, le froid accentue le malaise.

Si, malgré ces précautions, vous êtes malade, n'oubliez pas que cela passe, même si sur le coup on a l'impression d'y rester... Et ne vous retenez pas de vomir (n'oubliez donc pas de prévoir un sac plastique dans cette éventualité), cela ne fera qu'empirer les choses.

Autre option pour éviter de finir la tête dans un sac en papier, des médicaments sont à prendre avant l'apparition des symptômes, en prévention. Cela dit, sachez qu'ils ont tous l'effet secondaire de rendre somnolent, il vous sera donc impossible de conduire ou de barrer après la prise. Renseignez-vous auprès de votre médecin pour connaître la liste de tous les anti-naupathiques, nous recommandons Mercalm et Nautamine, pour les avoir essayés.

Enfin, évitez l'alcool, qui risque de provoquer des nausées et surtout pour les risques d'interaction avec les médicaments, notamment les anxiolytiques.

Le mal de l'air est en partie provoqué par la peur irrationnelle de l'avion, sur ce plan, à vous de trouver comment vous détendre. D'un point de vue pratique, placez-vous au centre de la cabine et surtout pas en queue, où l'appareil remue beaucoup plus. Vérifiez la présence de sacs en papier dans le dossier du siège avant.

Mieux vaut rester à l'air libre et bien couvert que descendre en cabine. L'intérieur des bateaux nous fait perdre tous nos repères ; à l'extérieur, il est plus facile de fixer son regard sur l'horizon qui, lui, ne bouge jamais. Barrer détourne l'attention, sinon dormir est une autre option. Comme en avion, placez-vous au centre du navire, où les mouvements sont atténués.

En bus, train ou voiture, placez-vous dans le sens de la marche. Ne lisez surtout pas et concentrez-vous sur le paysage extérieur.

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