Le guide : Guide de l'Ecotourisme : Madagascar

Madagascar

D'une superficie de 587 040 km², Madagascar est la quatrième plus grande île au monde. Les autres îles malgaches principales sont Nosy Be (360 km²) et Nosy Bohara (200 km²). Située dans la partie occidentale de l'océan Indien, l'île est séparée de l'Afrique par le canal du Mozambique. Les hauts plateaux centraux couvrent 60 % de l'île et ne sont pas uniquement composés de plateaux, mais aussi de volcans éteints, de pics, de collines, de vallons et de rivières. S'étendant du sud au nord, les hauts plateaux sont traversés par une longue chaîne rocheuse de 1 200 km avec une altitude oscillant entre 700 m (lac Alaotra) et 2 886 m (Tsaratanana). Les roches cristallines qui constituent l'île affleurent régulièrement à la surface de cette sorte de grande cordillère malgache. Quant aux côtes, leur diversité n'est pas moins remarquable, entre les côtes couvertes de forêts, celles où commencent le désert et les deltas fertiles qui s'achèvent dans l'océan. A l'est, la côte abrite les vestiges de la grande forêt qui recouvrait toute l'île (savoka). Celle-ci s'étend depuis Taolagnaro, au sud, jusqu'au nord de Sambava. De l'autre côté de l'île, à l'ouest, de grandes terrasses et de longues plaines glissent jusqu'au canal du Mozambique. Cette côte est extrêmement variée : les deltas des fleuves s'alignent en plaines fertiles, et les vallées des rivières Mahajamba, Mahavavy et Maevarano creusent de profonds sillons qui s'étendent jusqu'à la mer. Tandis qu'au nord-ouest se déploie la savane, le bush s'étend au sud-ouest. Fertile au nord, aride au sud, la côte Ouest ne présente pas un ensemble homogène.

Le Sud est la terre du bush et des grandes étendues semi-désertiques parsemées de baobabs, d'épineux, de cactées ou encore de steppes aux herbes hautes. C'est la région du pays qui reçoit le moins de précipitations.

Enfin au nord, s'étend un grand massif volcanique, le Tsaratanana, qui atteint les plus hautes altitudes de Madagascar avec les 2 880 m du Maromokotra. Du Tsaratanana dévalent le Sambirano et la Mahavavy, deux rivières qui irriguent terres, champs et cultures depuis les plaines jusqu'aux deltas. L'extrême nord de Madagascar s'achève en beauté par une succession de cratères et de lacs, une montagne et un cap d'ambre, Tanjona Bobaomby.

Madagascar
Madagascar
Fiche techniqueHaut de page
Madagascar en brefHaut de page

Nom officiel : République de Madagascar.

Régime : République semi-présidentielle.

Capitale : Tananarive ou Antananarivo.

Autres villes principales : Fianarantsoa, Antsiranana, Toamasina.

Fête nationale : 26 juin.

Superficie : 587 040 km².

Langue officielle : malagasy, français.

Population (2013) : 22 920 000 habitants dont des Français, des Franco-Malgaches, des Comoriens et des Indo-Pakistanais.

PIB (2013) : 10,61 milliards d'euros.

Indice de développement humain (classement ONU 2013 sur 187 pays) : 155e.

Empreinte écologique (2008) en ha/habitant : 1,1 (France : 4,9).

Monnaie : Ariary (A.)

Taux de change : 1 € = 3 170 Ar.

Avant de partirHaut de page

Décalage horaire (par rapport à Paris). En été : +1 heure, en hiver : +2 heures.

Santé. Aucun vaccin n'est exigé ; vaccin contre la fièvre jaune exigé en cas de séjour dans un pays infecté. La prévention médicamenteuse contre le paludisme est fortement conseillée.

Formalités. Passeport en cours de validité, pour les séjours de moins de trois mois visa d'entrée et de séjour obligatoires.

TéléphoneHaut de page

Indicatif téléphonique : +261.

PopulationHaut de page

Madagascar offre un visage bigarré de toute beauté. Dix-huit peuples cohabitent sur la Grande Ile, entre les Betsileo (environ 12 % de la population) et les Merina (environ 27 %) des hauts plateaux, les Sakalava et les Mahafaly à l'ouest, les Antemoro, les Antaisaka, les Tanala et les Tsimihety à l'est, et les Antandroy et les Bara au sud.

Chaque peuple de l'île a ses traditions, une identité de groupe, mais tous se considèrent comme Malagasy et ont en commun une même langue parlée dans tout le pays.

TourismeHaut de page

Madagascar pourrait être une destination majeure du tourisme international. L'île bénéficie d'une nature superbe et de ressources permettant les formules les plus diverses : tourisme culturel, sportif, de découverte, ou encore d'aventure. Mais les crises politiques de 2002 et 2009, et la crise économique internationale, ont mis un coup de frein brutal à l'émergence du pays sur la scène internationale. Aujourd'hui, ce secteur est redevenu très dynamique, le nombre de touristes recensé étant de 256 000 personnes en 2012. Mais les performances de 2008 n'ont toujours pas été égalées, le pays ayant alors recensé 380 000 touristes durant l'année.

Dès le début de 2010, le gouvernement manifestait sa volonté de redresser cette situation. Le ministère du Tourisme annonçait des programmes pour assurer la sécurité des touristes, et la création de nouveaux parcs et aires protégées pour préserver la flore et la faune. Des mesures contre le tourisme sexuel étaient également annoncées. D'autre part, doté d'un budget conséquent de plusieurs millions d'euros, le ministère du Tourisme est chargé de stimuler ce secteur d'activités, et investit dans la création de nouveaux établissements hôteliers depuis la sortie de crise.

Le tourisme est actuellement le second pourvoyeur de devises dans le pays après la pêche.
Les touristes français sont largement majoritaires. Ils représentent 70 % des touristes de la Grande Ile, loin devant les Italiens (12 %) et les Allemands (3 %).

Principales menaces écologiquesHaut de page

Le patrimoine naturel malgache est constamment menacé. La grande forêt qui recouvrait l'île représente aujourd'hui moins de 15 % des terres, et elle continue à disparaître à raison de 200 000 ha à 300 000 ha par an. Les menaces qui pèsent sur la forêt sont multiples : les paysans pratiquent l'agriculture sur brûlis et sacrifient des hectares de forêt pour en faire temporairement des rizières ; les charbonniers transforment les arbres centenaires en charbon de bois et en font commerce toute l'année ; les trafiquants d'essences rares défient les lois et les gendarmes. En outre, l'exploitation industrielle intensive et les feux de brousse volontairement déclenchés par les éleveurs sont néfastes. Quand la forêt disparaît, grandes pluies et cyclones ont des effets redoutables : des eaux torrentielles emportent les terres fertiles, la latérite apparaît, les sols deviennent arides, et plus aucun arbre ne pousse. L'agriculture est alors impossible. Les principaux écosystèmes côtiers, incluant les mangroves, les récifs coralliens, les lagunes... sont également menacés de destruction par les pêches sauvages, la pollution, l'érosion côtière, et même le tourisme. Quant aux espèces animales rares, en plus de la perte de leurs habitats, elles sont également traquées par les collectionneurs et les trafiquants malgré les interdictions d'exportation.

ÉcologieHaut de page

La Grande Ile est reconnue sa biodiversité. En effet, plus de 90 % des espèces animales et végétales malgaches sont endémiques.

A titre indicatif, 98 % des amphibiens, plus de 90 % des reptiles, 55 % des oiseaux, plus de 97 % des mammifères, 80 % des angiospermes et 45 % des fougères ne se trouvent qu'à Madagascar, et parmi les 64 espèces de lémuriens 95 % sont endémiques.

La flore. Les naturalistes ont répertorié plus de 19 000 espèces végétales, dont - c'est un record mondial - plus de 1 000 variétés d'orchidées, aux formes et aux couleurs variées. Les amateurs de botaniques observeront aussi des hibiscus et des bougainvillées, l'ylang-ylang dont le parfum rend amoureux, des flamboyants et des jacarandas, des frangipaniers et des euphorbes, des nénuphars et des népenthès des marais, ces fleurs carnivores qui absorbent mouches et moustiques. La très jolie pervenche malgache, toute violette, rappelle que Madagascar abrite de nombreuses plantes médicinales endémiques. Les instituts de recherche et l'Organisation mondiale de la santé effectuent ici un travail de premier plan dans le domaine de la pharmacopée. Les baobabs et les ravenalas affichent une majesté inégalable, ainsi que les fromagers et les banians, les arbres à pain et les lauriers à fleurs, les cocotiers et les palmiers satrana, les bambous et le sisal... Les fruits et les épices tropicaux sont omniprésents le long des routes, sur les marchés et dans les plantations : litchis, mangues, vanille, cannelle, cacao, café, poivre et girofle. Enfin, tout autour de la Grande Ile, une merveilleuse flore océane s'épanouit.

Sous l'eau, il suffit d'un masque et d'un tuba pour s'immerger dans des paysages de rêve, le long des lagons et des barrières de corail. Les fonds marins sont superbes. Les mangroves occupent une superficie d'environ 330 000 ha, principalement sur la côte occidentale (près de 97 %). Implantées dans des bassins sédimentaires, elles forment de vastes forêts presque impénétrables, à l'ouest et au nord notamment. Huit petites espèces florales différentes ont été recensées, appartenant à six familles répandues sur les côtes d'Afrique de l'Est. De grands palétuviers se dressent dans les régions où la pluviométrie est importante, plantant leur racine bien profondément pour lutter contre les marées. Enfin d'autres essences peuplent ce biotope remarquable bien que limité, comme l'Acrostichum aureum, les Typha ou l'Hibiscus tuliaceus.

La faune. Côté faune, les plus célèbres de tous les animaux de Madagascar sont incontestablement les lémuriens. Ce groupe fascinant de primates est également appelé babakoto (petits grands-pères), peut-être parce qu'ils représentent les plus proches descendants de nos ancêtres lointains. C'est à Madagascar que l'on rencontre les variétés les plus diverses de ce mammifère qui a disparu partout ailleurs, à quelques rares exceptions : seuls le Brésil et la République démocratique du Congo en comptent davantage.

Il en existe de différentes couleurs, de différentes tailles, depuis le microcèbe, qui a la taille d'un écureuil (pas plus de 30 g) jusqu'à l'Indri indri, qui est grand comme un enfant (son poids peut dépasser les 7 kg). Une trentaine d'espèces sont présentes sur la Grande Ile. Cependant, entre le nord et le sud, une même espèce peut se révéler complètement différente, si bien qu'il est peut-être plus juste de parler de populations. A ce titre, on en compte une cinquantaine dans le pays.

D'autres mammifères peuvent également être observés : les tenrecs, les mangoustes, ou encore, avec beaucoup de chance, le fosa, l'espèce la plus imposante qui ressemble à un gros félin. Concernant les reptiles, une soixantaine d'espèces de serpents, tous inoffensifs, ont été recensées, ainsi que de nombreuses espèces de caméléons, en effet les deux tiers des espèces existantes sur notre planète habitent Madagascar. Il est possible de rencontrer la tortue radiée (Geochelone radiata), superbe avec sa carapace noire et ses décorations jaune vif ou encore le crocodile du Nil. L'avifaune est, d'une manière générale, beaucoup moins bien représentée qu'en Afrique tropicale. Beaucoup d'oiseaux de la Grande Ile ont disparu à cause de la déforestation, mais certains peuvent encore être admirés dans les parcs nationaux : diverses variétés de grèbes, de hérons, d'aigrettes, des ibis huppés de Madagascar (Akohon'ala), des dendrocygnes veufs (tsiriry), des aigles serpentaires (fisarabes), des mésites unicolores (roatelo), des râles de Madagascar (kiky) ou encore des grands perroquets de Vasa (boloky). Et cette liste est loin d'être exhaustive ! Pour finir, l'embranchement des invertébrés est largement représenté. Scorpions, mille-pattes, iules, papillons (près de 4 500 espèces dans le pays), sangsues, araignées (400 espèces recensées), crabes... abondent, et leurs activités quotidiennes peuvent constituer, pour l'amateur, un spectacle édifiant.

Madagascar et les baobabs

Madagascar possède sept variétés de baobabs, plus surprenantes les unes que les autres, alors qu'il n'y en a qu'une seule pour l'Afrique tout entière : l'Adansonia digitata (également présente sur le sol malgache). Ces six espèces endémiques ont pour nom Adansonia fony (ou Rubrostipa, il croit jusqu'à 5 m de haut environ, près de Morondava), l'Adansonia grandidieri (beaucoup plus imposant, il peut atteindre 40 m de haut, c'est celui de la fameuse allée des Baobabs près de Morondava), l'Adansonia madagascariensis (dans l'extrême sud ou près de Diego), l'Adansonia perrieri (plus rare, dans le Nord), l'Adansonia suarenzis (il peut culminer à 25 m de haut) et l'Adansonia za (entre 5 m et 30 m de haut). On utilise les baobabs de diverses manières : feuilles et fruits servent à l'élaboration d'une huile, l'écorce fournit un bon cordage et facilite la construction d'une maison, et la sève est précieuse pour la fabrication du papier.

Espaces naturels et aires protégéesHaut de page

Les aires protégées, bien que plus nombreuses aujourd'hui en raison de l'essor du tourisme, représentent à peine 2 % de l'ensemble du pays. Ce réseau constitué de 46 aires protégées est géré par l'ANGAP (Association nationale pour la gestion des aires protégées), instituée depuis 1927 dans le but de préserver la biodiversité des territoires concernés. Ces aires sont répertoriées selon une classification officielle de la façon suivante :

Réserve naturelle intégrale (RNI) : il en existe 5 sur l'ensemble du territoire dans lesquelles il est strictement interdit de pénétrer, de circuler ou de camper.

Parc national (PN) : ouverts au public, il est possible de visiter les 18 PN en s'acquittant d'un ticket d'entrée (un permis obligatoire délivré par l'ANGAP). La présence d'un guide agréé est obligatoire lors des excursions dans les parcs nationaux.

Réserve spéciale (RS) : au nombre de 23, elles abritent des espèces animales et végétales menacées d'extinction, il est parfois possible d'y accéder mais l'accès est alors réglementé. Les populations riveraines y conservent leurs droits d'usage.

Pour s'acquitter des droits d'entrée, on peut acheter les tickets à l'entrée des parcs nationaux, ou alors à l'agence Océane Aventures à Tana.

Pour plus d'informations : www.parcs-madagascar.com

HAUTES TERRES CENTRALESHaut de page
La majesté du parc naturel d'Isalo
La majesté du parc naturel d'Isalo
Antoetra, pays Zafimaniry.
Antoetra, pays Zafimaniry.
Sobikas sur le marché de Betafo.
Sobikas sur le marché de Betafo.
Antsirabe
Antsirabe
Fianarantsoa
Fianarantsoa
<p>Route du Sud - CV</p>

Route du Sud - CV

Paysage typique des Hautes Terres.
Paysage typique des Hautes Terres.

S'étendant sur plusieurs centaines de kilomètres autour d'Antananarivo - elle-même située à mi-chemin entre le nord et le sud de l'île - au centre d'une région essentiellement agricole, les Hautes Terres constituent le foyer économique, historique et culturel du pays. C'est ici que la densité de population est la plus forte. Il n'existe ni continuité ni uniformité dans les paysages des Hautes Terres, région aux reliefs morcelés et très variés qui passent de 700 m à 2 800 m. Ainsi se succèdent les vastes étendues incultes et dénudées de Tampoketsa (au nord) jusqu'à Maevatanana, les collines (tanety) entrecoupées de gorges profondes (sakova), creusées par une désolante érosion, les lacs sacrés nichés dans les montagnes verdoyantes de l'Imerina ; les rizières en terrasses de grande beauté du côté de Fianarantsoa, qui évoquent le Sud-Est asiatique et les crêtes sombres de l'Ankaratra, dans le sud.

Massif montagneux au Nord d'Ihosy
Massif montagneux au Nord d'Ihosy
A la recherche de saphirs dans les mines d'Ilakaka.
A la recherche de saphirs dans les mines d'Ilakaka.
AMBOSITRAHaut de page
Montagnes au nord d'Ambositra.
Montagnes au nord d'Ambositra.
Travail de marquetterie.
Travail de marquetterie.
Se logerHaut de page

Vous pourrez loger chez l'habitant grâce au projet écotouristique mené par l'association Feedback. Pour plus de renseignements, consultez l'article dans " visite guidée " ou rendez-vous sur le site Internet de l'ONG : www.feedbackmadagascar.or/

Bien et pas cherHaut de page
Se restaurerHaut de page
Bien et pas cherHaut de page
PARC NATIONAL DE L’ANDRINGITRAHaut de page

Situé à 47 km au sud d'Ambalavao, le parc s'étend sur une superficie de 31 160 ha. Créé en 1999, il s'étage de 650 m à 2 658 m ; ainsi, le climat est de type tropical, typique des hautes altitudes. Les températures varient de -7 °C à 25 °C. La pluviométrie annuelle est d'environ de 2 400 mm. La période la plus froide s'étire entre juillet et août. Le mois de février est quant à lui le plus pluvieux.

Le parc national est situé sur un plateau cristallin très élevé. Il est bordé à l'ouest par le gneiss d'Amborompotsy (un gneiss est une roche métamorphique constituée d'alternances de lits de mica et de lits de quartz et de feldspath), à l'est par le granite migmatique. Aussi possède-t-il une grande richesse géologique, et un relief qui fascine les randonneurs.

De très nombreux pics saillent de la chaîne de rochers aux arêtes aiguisées, comme le pic Boby (Imarivolanitra), le plus haut sommet accessible à Madagascar, à 2 658 m d'altitude, ou le pic Bory qui ne rend qu'une trentaine de mètres à ce dernier. L'étagement du parc lui assure une grande diversité au niveau des écosystèmes : de la forêt pluviale de l'est aux grandes étendues herbeuses des montagnes de l'Ouest. Quinze espèces de lémuriens y batifolent, tout comme cent six espèces d'oiseaux, onze espèces de rongeurs, cinquante-sept espèces d'amphibiens (dont Anodonthyla montana, spécifique au parc, qui se pare aisément de la couleur grise du massif) et trente-cinq espèces de reptiles. Le parc abrite environ 50 % des mammifères non volants recensés à Madagascar. En ce qui concerne la flore, elle est superbe : près de mille espèces de plantes ont été inventoriées, dont de nombreuses ptéridophytes endémiques.

<p>Rizière en terrasses du parc national d'Andringitra.</p>

Rizière en terrasses du parc national d'Andringitra.

Le parc national d'Andringitra.
Le parc national d'Andringitra.
TransportsHaut de page

Deux pistes permettent d'accéder au parc. L'une part d'Ambalavao vers Antanifotsy (Namoly). L'autre quitte la RN7, 37 km après Ambalavao, au niveau du village de Tanambao (ou Antanambao) : une pancarte vous indique l'entrée (les cent premiers mètres ne sont pas très bien marqués) ; cette dernière piste mène à Vohitsaoka, 10 km plus loin, puis au camp Catta, près de l'entrée ouest de Morarano. 4x4 obligatoire.

Attention : il existe une barrière de péage à Vohitsaoka. Entre Ambalavao et Namoly, quatre barrages où l'on doit payer un droit de passage en fonction du type de véhicule. Compter à chaque fois entre 3 000 Ar et 4 000 Ar pour une voiture légère ou un 4x4.

PratiqueHaut de page

Il y a deux bureaux d'accueil, à Namoly et à Morarano. Le droit d'entrée est de 10 000 Ar pour un jour, 15 000 Ar pour deux jours, 20 000 Ar pour trois jours, 25 000 Ar pour quatre jours. Les frais de guidage (à raison d'un guide pour cinq personnes maximum) sont variables selon les circuits. Pensez également aux porteurs !

À voir – À faireHaut de page
AMBALAVAOHaut de page

Le gros bourg d'Ambalavao (environ 30 000 habitants), situé à environ 57 km au sud de Fianarantsoa en direction de Tuléar, s'affirme aujourd'hui comme une étape agréable sur la route du sud, surtout si vous ne prenez pas le train vers Manakara. La ville est fameuse pour ses superbes maisons à varangue. De très nombreux famadihana ont lieu dans les environs ; si vous visitez Madagascar en août-septembre, vous pourrez peut-être y assister. On y produit aussi du papier antemoro (ou antaimoro), ainsi qu'un grand nombre d'étoffes de soie ou lambalandy (Centre de sériciculture d'Ankazondandy, à la sortie sud de la ville, que vous pouvez visiter). Cette région produit aussi du vin, à la qualité pour le moins discutable. Enfin, le marché au zébu du mercredi (et du jeudi matin), sur une petite colline au sud de la ville, est plus grand du pays devant celui de Tsiroanomandidy.

Sinon, pour certains voyageurs, c'est la porte d'entrée du parc de l'Andringitra.

Sur la route d'Ambalavao.
Sur la route d'Ambalavao.
Lémuriens de la Forêt d'Anja.
Lémuriens de la Forêt d'Anja.
PARC NATIONAL DE RANOMAFANAHaut de page

Accès à 60 km à l'est de Fianarantsoa. Ce parc est un lieu où se rencontrent des écosystèmes variés : forêt dense et humide de moyenne altitude avec quelques forêts ombrophiles. Des décors très verts en général (caractéristiques des zones tropicales humides) où les orchidées abondent. La culture sur brûlis (ou tavy) a considérablement endommagé la forêt des Basses Terres. Le parc d'une superficie de 41 000 ha est divisé en trois parcelles :

Parcelle I, située au nord du parc, sur 25 260 ha. C'est la zone la mieux préservée du parc (car la plus éloignée des habitations), abrite deux types de forêt primaire. Abondance des orchidées. Marécages couverts de pandanus et de joncs vers le sud.

Parcelle II, à l'ouest du parc, sur 1 613 ha. Située sur le haut plateau, elle présente une forêt ombrophile de haute altitude.

Parcelle III, au sud du parc, sur 13 740 ha. C'est la zone la plus exploitée, où la plupart des recherches scientifiques sont menées. Forêt secondaire. L'abondance des goyaves et des bambous doit en théorie assurer l'observation des lémuriens, très friands. Au sud-est de cette zone, il est possible d'admirer le lémurien Varijatsy (Varecia variegata variegata). Le parc abrite 114 espèces d'oiseaux (la moitié environ de toutes les espèces présentes sur le sol malgache !), des reptiles, des papillons, des rongeurs, et des insectes à foison. Par beau temps, les lémuriens (plus de douze espèces différentes) descendent dans la forêt.

Deux espèces rares ont été recensées : l'Hapalémur simus et l'Hapalémur doré (découverte en 1987). Au niveau de la flore, citons : plantes médicinales, orchidées épiphytes, etc. Il faut absolument avoir en tête que les précipitations annuelles atteignent ici 2 600 mm (taux d'humidité supérieur à 90 %) : vous risquez d'être surpris (surtout en juillet et en août) par la persistance de la pluie, qui peut gâcher votre séjour si vous n'y êtes pas préparé (toutefois, il faut savoir que les précipitations sont extrêmement variables dans la région d'une année sur l'autre). Apportez donc tout l'équipement nécessaire pour marcher dans la boue et vous protéger des intempéries. Autre chose : le mauvais temps n'incite pas les animaux à s'exhiber devant les caméras.

COTE DU CAPRICORNEHaut de page
Partout, l'accueil souriant des Malgaches, Tsiandamba
Partout, l'accueil souriant des Malgaches, Tsiandamba
Dans le village d'Ambatomilo
Dans le village d'Ambatomilo
Sur le lagon d'Ambatomilo
Sur le lagon d'Ambatomilo
Contrastes de la côte du Capricorne, près du village d'Ambolimailaka
Contrastes de la côte du Capricorne, près du village d'Ambolimailaka
<p>Rencontre, Côte du Capricorne.</p>

Rencontre, Côte du Capricorne.

Beautés Vezo !
Beautés Vezo !
Côte du Capricorne.
Côte du Capricorne.
Côte du Capricorne.
Côte du Capricorne.
Côte du Capricorne.
Côte du Capricorne.
<p>Côte du Capricorne.</p>

Côte du Capricorne.

La côte du Capricorne se situe dans la zone sud-ouest de la Grande Ile. Elle est constituée de paysages très contrastés avec d'immenses étendues ponctuées de grands amas rocheux.

Session de Flyboard sur la côte Saphir.
Session de Flyboard sur la côte Saphir.
Tuléar.
Tuléar.
Tropique du Capricorne.
Tropique du Capricorne.
Tuléar, quand la révolution du vélo devient sportive.
Tuléar, quand la révolution du vélo devient sportive.
Briqueterie artisanale dans la région de Saint Augustin.
Briqueterie artisanale dans la région de Saint Augustin.
<p>La côte du Capricorne - CV</p>

La côte du Capricorne - CV

Ankasy.
Ankasy.
Sur la côte Vezo on pêche en famille.
Sur la côte Vezo on pêche en famille.
Être Vezo c'est aimer la mer.
Être Vezo c'est aimer la mer.
Intensité de couleurs à marée basse.
Intensité de couleurs à marée basse.
Pêcheur Vezo.
Pêcheur Vezo.
La pêche est un sport complet ici.
La pêche est un sport complet ici.
Dégradé de couleur sur les pêcheurs.
Dégradé de couleur sur les pêcheurs.
Village Vezo.
Village Vezo.
Le bonheur de vivre.
Le bonheur de vivre.
Charrette personnalisée.
Charrette personnalisée.
Pause café sur la piste.
Pause café sur la piste.
Entraide sur la piste.
Entraide sur la piste.
Traversée du fleuve Mangoky.
Traversée du fleuve Mangoky.
Rencontre dans la rue principale.
Rencontre dans la rue principale.
Scène de vie locale à Manja.
Scène de vie locale à Manja.
Manja city.
Manja city.
RESERVE NATURELLE DE RENIALAHaut de page

Située à 800 m de la mer, dans une forêt de baobabs et de Didieréacées, à la sortie du village de Mangily, cette réserve, qui regroupe un sentier botanique, une réserve ornithologique et un centre de conservation et de protection des lémuriens, s'étend sur 65 ha. Le sentier serpente à travers la flore du sud (chaque plante est identifiée par une plaquette) : Delonix, Pachypodium, multiples baobabs - dont l'un, géant, de 12,50 m de circonférence ! - Givotia...
L'hébergement est prévu dans deux bungalows doubles, il peut accueillir 10 à 12 personnes : quatre chambres d'un côté (une au rez-de-chaussée et trois en mezzanine), et cinq dans l'autre bungalow (pour les étudiants et les chercheurs). Chaque chambre est équipée d'un lit double et un lit simple peut être ajouté. Pour la restauration, il est possible de commander un repas à l'avance (réservation impérative). Ici, on chauffe l'eau à l'énergie solaire.

Conservation et éducation. Gérée par l'association franco-malgache Reniala, cette réserve ornithologique a pour but de protéger la biodiversité locale, de sensibiliser les touristes et la population aux problématiques environnementales : déforestation, protection des espèces... Depuis peu, Réniala a créé un centre de conservation et de protection pour les lémuriens saisis par les autorités malgaches. C'est le seul centre de ce genre dans le sud-ouest du pays.

Population locale. Cette réserve génère des emplois pour les villageois : une dizaine de personnes y travaillent à temps plein et une équipe de maçons, menuisiers... assurent les différentes constructions et l'entretien du lieu en sous-traitance.

ROUTE DE L’ESTHaut de page
Plage de la région de Toamasina
Plage de la région de Toamasina
Au marché de bambous de Tamatave
Au marché de bambous de Tamatave
Paysage près de Tamatave.
Paysage près de Tamatave.
Canal des Pangalanes.
Canal des Pangalanes.
Canal des Pangalanes.
Canal des Pangalanes.
<p>Mahavelona.</p>

Mahavelona.

Mahanoro.
Mahanoro.

Cette longue et étroite chaîne de falaises forestières contenue entre les Hautes Terres et l'océan Indien enthousiasmera le naturaliste et séduira l'amateur de randonnées dans les fabuleuses forêts primaires (du moins celles qui restent !) qui servent de manteau chaud et humide à une nature encore vierge (ou presque).

Sur le marché de Mahanoro.
Sur le marché de Mahanoro.
Dans la baie de Mahavelona.
Dans la baie de Mahavelona.
Sur la plage de Tamatave.
Sur la plage de Tamatave.
Sur le marché de Brickaville.
Sur le marché de Brickaville.
Snack bar à Mahanoro.
Snack bar à Mahanoro.
Près du port de Tamatave.
Près du port de Tamatave.
Partie de football sur la plage de Vatomandry.
Partie de football sur la plage de Vatomandry.
<p>La côte du Palissandre - CV</p>

La côte du Palissandre - CV

LAC ALAOTRAHaut de page

Le plus grand lac de Madagascar se situe à 250 km au nord-est d'Antananarivo et à 2-3 heures de la ville de Moramanga en empruntant une très mauvaise piste. Le lac Alaotra se trouve dans la cuvette Sihanaka dans la plus grande région rizicole de Madagascar, entre la forêt humide orientale et les hauts plateaux. Cette étendue d'eau de 20 000 ha est entourée par des rizières aménagées et 23 000 ha de marécages à papyrus. Cet écosystème vulnérable est le lieu de vie de nombreuses espèces animales et végétales dont certaines sont menacées. Plus de 50 espèces d'oiseaux d'eau y ont été recensées dont 8 endémiques.

Se logerHaut de page
Bien et pas cherHaut de page
PARC NATIONAL D’ANDASIBE-MANTADIAHaut de page

Parc national le plus proche de la capitale et de fait, l'un des plus visités de Madagascar. Il abrite un écosytème varié : 11 variétés de lémuriens, des grands caméléons et de nombreux oiseaux (perroquets, faucons...). Le parc possède une flore luxuriante où s'épanouissent orchidées épiphytes, fougères arborescentes, lianes sacrées, ainsi que de nombreuses plantes médicinales. La forêt est principalement composée de ravenalas et d'eucalyptus. Cette aire protégée se divise en deux zones : le parc national Mantadia et la réserve spéciale d'Anlamazaotra, où l'on trouve babakoto ou Indri indri. L'altitude, 1 000 m en moyenne, explique la présence d'un lémurien étonnant : l'indri, le plus grand des lémuriens (un mètre en moyenne). Ses prouesses vocales envoûtantes permettent de le localiser. La réserve spéciale (à ne pas confondre avec le parc) en compte environ deux cents. Pour les voir, mieux vaut arriver très tôt le matin. Précisons qu'il pleut beaucoup : les précipitations annuelles moyennes sont de l'ordre de 1 700 mm (le taux d'humidité est supérieur à 90 %). La seule saison la plus sèche s'étend de septembre à mi-novembre. Le reste de l'année, les pluies, brouillards, crachins rythmeront votre visite. Depuis 1999, le parc national contribue à l'amélioration du cadre de vie de la population de la zone périphérique par le financement (à hauteur de 5 % des recettes sur les droits d'entrée) d'infrastructures de base et d'activités génératrices de revenus.

<p>Parc national d'Andasibe</p>

Parc national d'Andasibe

Sports – Détente – LoisirsHaut de page
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VOHIMANAHaut de page

Au sud de Mantadia. Ce site abrite une forêt humide de moyenne altitude, où s'ébat une riche faune comprenant de nombreux oiseaux endémiques, des lémuriens dont les fameux indri et syfaka à diadème. Côté flore, la forêt protège de nombreuses espèces d'orchidées et de plantes médicinales. Elle appartient au corridor biologique reliant le parc de Mantadia aux forêts situées plus au sud. Malheureusement, la biodiversité est ici menacée par de fortes pressions anthropiques. Un jardin botanique et 20 km de sentiers balisés y ont été aménagés.

CÔTE DE LA VANILLEHaut de page
<p>Ruelle principale du village Maroantsetra</p>

Ruelle principale du village Maroantsetra

Silence et volupté dans la baie de Moromba, côte nord-ouest
Silence et volupté dans la baie de Moromba, côte nord-ouest
Girofles.
Girofles.
Sur la plage de Maroantsetra.
Sur la plage de Maroantsetra.
<p>La côte de la vanille - CV</p>

La côte de la vanille - CV

Repos au sommet du parc national de Marojejy.
Repos au sommet du parc national de Marojejy.
Préparation du coprah.
Préparation du coprah.
RESERVE DE NOSY MANGABEHaut de page

" L'île très bleue " abrite une réserve spéciale de 520 ha, située à 5 km au sud de la ville de Maroantsetra. Il faut compter environ 25 min en bateau pour s'y rendre. Cette réserve est recouverte d'une dense forêt secondaire ; la présence de manguiers ou de ravenalas, atteste d'une ingérence humaine plus ou moins lointaine (on parle du Ve siècle apr. J.-C.). Cinq espèces de lémuriens dont l'étonnant lémurien aye-aye (introduit en 1967) batifolent dans les arbres. Des tenrecs (hérissons), des uroplates, des caméléons, des serpents (un bolidae serait endémique à l'île), ainsi que des chauves-souris roussettes habitent les lieux. Les amateurs d'insectes pourront effectuer un intéressant parcours pour étudier leur sujet de prédilection.

Trente-neuf espèces d'oiseaux ont été répertoriées sur l'île, parmi lesquelles la glaréole de Madagascar qui se reproduit sur les rochers granitiques du bord de mer. À noter également l'existence d'une héronnière abritant sept espèces d'Ardéidés, parmi lesquels le crabier blanc.

PARC NATIONAL MASOALAHaut de page
PratiqueHaut de page

Le droit d'entrée peut être retiré dans les bureaux du parc national Masoala, à Maroantsetra, près du marché. Comptez 10 000 Ar pour une journée, 15 000 Ar pour deux jours, 20 000 Ar pour trois jours et 25 000 Ar pour quatre jours. Un guide est obligatoire pour pouvoir emprunter l'un des circuits de randonnée par groupe : entre 18 000 Ar et 30 000 Ar par jour (moins cher avec un guide stagiaire). Il est possible de dormir au campement d'Antanambazaha, sous un abri-tente. Il faut bien sûr tout emmener avec soi. Comptez 5 000 Ar par emplacement.

COTE DES ILES VIERGESHaut de page
Tsingy rouges d’Irodo, près de Antsiranana
Tsingy rouges d’Irodo, près de Antsiranana
Arrivée au débarcadère d'Ankify.
Arrivée au débarcadère d'Ankify.
<p>Palette de verts au coeur des rizières sur la route de Diego.</p>

Palette de verts au coeur des rizières sur la route de Diego.

Au coeur des rizières sur la route de Diego.
Au coeur des rizières sur la route de Diego.
Préparation du Kola, boisson énergisante naturelle.
Préparation du Kola, boisson énergisante naturelle.
La Pain de Sucre - Baie de Diego.
La Pain de Sucre - Baie de Diego.
Marché de Diego.
Marché de Diego.
Parc et montagne d'Ambre, Joffreville.
Parc et montagne d'Ambre, Joffreville.
Le pain de sucre de Diego.
Le pain de sucre de Diego.
Baie de Sakalava, spot de kitesurf.
Baie de Sakalava, spot de kitesurf.

Située à l'extrémité de Madagascar, bordée par le canal du Mozambique à l'ouest et par l'océan Indien à l'est, la région Nord connaît un climat tropical partagé en deux saisons bien distinctes : la saison sèche (de mai à octobre) et la saison des pluies (de novembre à avril). Cependant, le climat change selon les reliefs. C'est une région extrême où la nature et la végétation varient brusquement d'un endroit à un autre. Véritable terre de contrastes. La région Nord est particulièrement montagneuse puisqu'elle comprend la montagne d'Ankarana, la montagne d'Ambre et la réserve d'Analamera.

Dans les rues de Diego-Suarez.
Dans les rues de Diego-Suarez.
Baie des dunes.
Baie des dunes.
Les tsingys rouges.
Les tsingys rouges.
Lémurien couronné.
Lémurien couronné.
Plantation d'ylang-ylang à Ambanja.
Plantation d'ylang-ylang à Ambanja.
Kitesurf dans la Baie de Sakalava.
Kitesurf dans la Baie de Sakalava.
Dégustation de crabe dans une gargote - Plage de Ramena.
Dégustation de crabe dans une gargote - Plage de Ramena.
Barques de pêcheurs sur la plage de Ramena.
Barques de pêcheurs sur la plage de Ramena.
Bambins pêcheurs sur la plage de Ramena.
Bambins pêcheurs sur la plage de Ramena.
Piroguier à Ramena.
Piroguier à Ramena.
Sur la plage de Ramena.
Sur la plage de Ramena.
Vendeuse de poissons frits sur la plage de Ramena.
Vendeuse de poissons frits sur la plage de Ramena.
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Confort ou charmeHaut de page
NOSY KOMBAHaut de page

Pour aller de Nosy Be/Hell-Ville à Nosy Komba, il est conseillé d'aller au port le matin et de négocier la traversée (environ 5 000 Ar) ; celle-ci dure environ une demi-heure.

L'île est un havre de paix, et mérite bien plus qu'une courte demi-journée de visite. Au programme : plage, plongée, farniente et balades bucoliques. Le temps semble comme suspendu. En outre, les tarifs sont bien plus attractifs que sur Nosy Be.

Sinon, on s'y rend pour voir les lémuriens, tellement domestiqués qu'ils viendront manger dans votre main les bananes que vous leur tendrez. Quand les touristes de Nosy Be se rassemblent à la même heure au village d'Ampangorinana, celui-ci ressemble parfois davantage à une mascarade de village malgache : pas très réjouissant, d'autant qu'il faut payer pour nourrir les lémuriens ! Certains risquent de grincer des dents, tout cela sent pas mal le réchauffé... Les femmes s'étant mises à l'heure du tourisme, on pourra faire partout ses emplettes de souvenirs. Têtes sculptées et pirogues en ébène, nappes de coton brodées, maquettes de pirogues, coquillages, etc. L'étendard de l'île, ce sont les célèbres rideaux " Résélé " (déformation du " point de Richelieu "), élaborés en coton naturel (appelé gora ou soga). À noter que l'euro n'a plus de secret pour personne par ici. Bon, malgré la frénésie du " tourism business ", la population préserve quand même certains éléments essentiels de son identité. Nosy Komba demeure un sanctuaire sakalava ; des cérémonies y ont lieu chaque année. Et puis, le syndrome " deuxième effet croisières " (des croisières longue durée y font effectivement relâche) se cantonne au village touristique ; de l'autre côté de l'île, on retrouve un calme et une sérénité qui donnent des ailes au bonheur.

L'île possède de très belles plages, de délicieuses petites criques caressées par le vent. Si vous avez le courage de les quitter, vous découvrirez une végétation superbe. Il sera particulièrement intéressant de faire l'ascension de l'Antaninaomby d'où le panorama sur la région est remarquable.

Plage de Nosy Komba.
Plage de Nosy Komba.
Couturière Sakalava, Ampangorina.
Couturière Sakalava, Ampangorina.
Nappes ajourées au point Richelieu.
Nappes ajourées au point Richelieu.
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TSINGY DE L’ANKARANAHaut de page

Situé à une trentaine de kilomètres au nord d'Ambilobe (soit à environ 110 km au sud de Diego), ce parc national s'étend sur une superficie de 18 255 ha. Sa principale attraction est son ensemble géologique spectaculaire, au milieu de rivières, canyons (dolines) et autre forêt tropicale sèche ou verte. Un monde minéral et végétal de toute première beauté ! Munissez-vous de chaussures solides car les roches sont coupantes, d'une bonne lampe de poche et de produits anti-moustiques. Et ne jamais marcher pieds nus : le parc est en effet infesté de scorpions. Autant être prévenus.

Ce massif a émergé de la mer il y plus de cent millions d'années (activités volcaniques quaternaires). Depuis, l'érosion a creusé un incroyable réseau (des réseaux, devrait-on dire) de grottes souterraines aquatiques (plus de 110 km !). Un mouvement tellurique plus récent est à l'origine de la présence de roches basaltiques et de cendres éruptives. Pendant ce temps, la pluie, en érodant le sommet calcaire du massif, a formé à la longue ces étranges crêtes aiguisées, comme un chaos d'orgues discordants, que l'on nomme " Tsingy ".

Onze espèces de lémuriens sont présents dans le parc. Ajoutez à cela une centaine d'espèces d'oiseaux, dont le mésire varié (Mesitornis variegata), l'un des plus rares au monde, des chauves-souris, des caméléons et des crocodiles.

Ce site est un lieu de culte des ancêtres pour le peuple Antakarana. Chaque année ont lieu des cérémonies rituelles dites " Fidirana an-davaka " en hommage aux ancêtres.

PratiqueHaut de page
Tourisme – CultureHaut de page
PARC NATIONAL DE LA MONTAGNE D’AMBREHaut de page

Premier parc de Madagascar, créé en 1958, le parc national de la Montagne d'Ambre surprend par son aspect verdoyant et tropical. Il culmine à 1 475 m d'altitude et s'étire sur 18 200 ha (réserve spéciale et forêt classée non comprises). La pluviométrie annuelle s'élève à 3 500 mm, ce qui est beaucoup à Madagascar (comparable à la région Nord-Est, près de Maroantsetra). Pour exemple, les précipitations sont de 300 mm par an autour de Diego ! Plusieurs lacs de cratères (cinq en tout) et quelques cascades témoignent encore de l'abondance de l'eau dans la région, et du passé tellurique de celle-ci. Sept espèces de lémuriens pourront être observés : le lémur couronné et le lémur de Sanfor, tout comme le microcèbe roux. Il est plus difficile d'entrevoir l'aye-aye. Les randonneurs pourront espérer voir un autre animal sympathique et spécifique à la montagne d'Ambre : la galidie élégante, un petit carnivore de la famille des Viverridés. Tenrecs, oiseaux (dont 35 endémiques, comme le pygargue, d'une envergure de 2 m), reptiles, de nombreux batraciens habitent ce territoire. Les amateurs de botanique se pencheront sur les nombreuses plantes épiphytes, le ramy (Canarium madagascariensis) ou le famelona (Chrysophyllum), qui est utilisé comme plante médicinale. A noter aussi : le rotra, dont les fruits conviennent à l'appétit des lémuriens. D'une manière générale, il faut savoir qu'une partie seulement de cette immense forêt a été étudiée, et que de nombreuses espèces restent à découvrir, notamment en ce qui concerne les plantes médicinales.

Cascade d'Antomboka
Cascade d'Antomboka
PratiqueHaut de page

Il faut s'acquitter d'une somme de 10 000 Ar pour un jour, 15 000 Ar pour deux jours, 20 000 Ar pour trois jours, etc. pour pénétrer dans ce sanctuaire naturel. Le bureau d'accueil du parc se trouve à 3 Km environ du village de Joffreville. Vous pourrez acheter le droit d'entrée sur place ou même à Diego. La présence d'un guide est obligatoire si vous venez sans passer par une agence. Dans ce cas-là, les frais de guidage sont variables selon les circuits : de 20 000 à 30 000 Ar pour une promenade de 2 heures environ, et dans les 50 000 Ar pour un trek.

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