Guide des Châteaux de la Loire : Nature

Géographie
La Loire
La Loire

Le Val de Loire : la renommée du Val de Loire a été renforcée par son classement au Patrimoine mondial de l'Unesco en l'an 2000, même si elle était déjà acquise grâce à la richesse de ses paysages, de ses sites historiques et de ses musées. Classé depuis Chalonnes-sur-Loire (en Maine-et-Loire) et jusqu'à Sully-sur-Loire (dans le Loiret), il a été un temps question de prolonger ce périmètre, en amont de Gien, notamment en raison du remarquable pont-canal de Briare.

De Blois à Gien par le val orléanais et de Gien au Bec-d'Allier, par le val berrichon : le paysage agricole se caractérise par une alternance de vignes, de pépinières et de cultures maraîchères ou fruitières. Au sud de la Loire, la Sologne - lieu idéal pour les chasseurs, les pêcheurs et les promeneurs - alternent bois, clairières et étangs. La Sologne du Loiret bénéficie de meilleures terres grâce à sa position géographique, entre le Val de Loire et la vallée du Cosson.

Le Maine-et-Loire - Anjou : le paysage présente trois tendances très marquées. A l'est, les coteaux du Baugeois sont ombrés par les grandes forêts jusqu'aux limites de la Touraine et les sols occupés par les céréales. Plus au sud, le val d'Authion concentre l'essentiel de l'activité maraîchère et horticole de l'Anjou jusqu'aux remparts d'Angers. Au sud-est, on trouve des maisons troglodytes de tuffeau sur les bords de Loire, des coteaux boisés, les principaux châteaux et de la vigne du saumurois à perte de vue. Au nord-ouest, les bocages agraires du Segréen et le plateau des Mauges, au sud-ouest représentent l'agriculture (paysage agraire, bocage et vergers), ainsi que la diversité industrielle du Choletais. Le Centre, enfin, entre Loire et layon, le vaste vignoble d'Anjou et ses 31 appellations.

L'Indre-et-Loire : le relief de l'Indre-et-Loire se compose de plateaux peu élevés entrecoupés de nombreuses et vastes vallées. Le panorama arbore les couleurs du drapeau italien  : le vert des vallées, le blanc des coteaux de tuffeau et le rouge du vin que produisent les vignes. Les vignobles s'étendent le long de la vallée de la Loire entre Bourgueil, Vouvray et Montlouis et dans le Chinonais, le long de la Vienne. Les vergers sont installés sur les pentes bien exposées des vallées de l'Indre et du Cher. Loches et Chinon détiennent des forêts domaniales, anciens lieux de chasses à courre royales.

Le Loir-et-Cher doit son nom à deux rivières importantes qui le traversent, le Loir au nord-ouest et le Cher au sud. Coupé en son centre par la Loire, il se caractérise par la diversité de ses paysages, composés de bocages, de plaines, de vallées et de forêts. Au nord se dessine le Perche, à l'est, la Beauce, au sud, la Sologne, sans oublier les vallées du Loir, du Cher et de la Loire.

Le Loiret : la Beauce et la Sologne sont marquées par un relief modéré composé de bas plateaux, de collines et de vallées. Au nord-ouest se trouvent les plateaux calcaires de la Beauce limoneuse et ses grandes exploitations agricoles qui lui valent le surnom de " grenier à blé de la France ". Les régions de Beauce, de Champagne berrichonne et du Gâtinais dominent largement le palmarès français par leurs grandes cultures céréalières  : le blé tendre, le blé dur, l'orge et le maïs. Parmi les oléagineux, le colza domine tandis que la culture du tournesol diminue et que les jolies fleurs bleues du lin se font rares. Les betteraves à sucre figurent en haut de ce palmarès. On note également la culture de pois protéagineux de pommes de terre, quelques cultures maraîchères, ainsi qu'une plante inattendue  : le pavot médicinal.

Situation hydrographique

La région se divise en deux bassins, l'un versant vers la Loire, l'autre vers la Seine. Parmi les principaux affluents de la Seine qui parcourent la région Centre, citons l'Eure, qui passe en Eure-et-Loir, ainsi que l'Essonne, née dans le Loiret, et qui rejoint la Seine vers Corbeil. La majeure partie des autres cours d'eau de la région Centre sont des affluents et sous-affluents de la Loire.

En Maine-et-Loire, le réseau hydrographique est particulièrement dense, puisque le plus vaste de France. Le département compte plus de 2 500 km de cours d'eau. Une des particularités de ce département vient de la rivière qui lui a donné son nom avec la Loire. En effet, la Maine, longue de 12 km et se jetant dans la Loire à Bouchemaine, n'a pas de source. Comme la Gironde plus au sud, la rivière naît de la confluence de trois autres rivières : la Mayenne, le Loir et la Sarthe. Si on avait choisi la logique en conservant le nom de la rivière la plus longue, elle aurait dû garder celui de la Sarthe ou plutôt du Loir, son affluent qui est avec ses 317 km le plus long des trois cours d'eau. Lors des hautes eaux, les eaux de la Loire remontent la Maine, causant des inondations parfois de longue durée.

La Loire est inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco à partir de Sully-sur-Loire (Loiret) et jusqu'à Chalonne-sur-Loire (Maine-et-Loire). Elle prend sa source en Ardèche, au mont Gerbier-de-Jonc à quelque 1 430 mètres d'altitude. En même temps, elle pose sa première énigme, car on dénombre trois sources : la source géographique, la source véritable et la source authentique. Personne n'est capable de s'entendre pour déterminer où se trouve le point de départ de la véritable Loire. Quelques kilomètres plus bas, tout rentre dans l'ordre, et la Loire entreprend sa course vertigineuse. En moins de 35 kilomètres, le plus long fleuve français (1 012 kilomètres) accueille ses trois principaux affluents de la rive gauche  : le Cher à Villandry, l'Indre à Avoine et la Vienne à Candes. Les eaux en provenance de Montluçon, de Limoges, de Poitiers et de Romorantin se rejoignent en Touraine pour se jeter dans la Loire reliée par des canaux à la Seine (Briare, Nivernais), à la Saône (Centre) et au Cher (Berry).

Son débit : le plus long fleuve de France ne connaît pas la demi-mesure... Son débit irrégulier peut provoquer des crues spectaculaires, comme celle de 1856, mais aussi celle de 1866, toutes deux meurtrières. En 1856, la crue avait été générale sur l'ensemble du bassin de la Loire tandis que le Cher et le Loiret réunis formaient alors un grand lac. Ces étiages extrêmes (alors qu'il est déjà arrivé que l'on traverse pour ainsi dire à pied le fleuve à Tours, notamment en 1933) font de la Loire un fleuve imprévisible. En flânant sur les bords du fleuve, vous lirez les dates mémorables de ces coups de folie ligériens, gravés sur les murs de certaines maisons, sur les quais à Orléans ou au niveau du pont Wilson, à Tours, par exemple, ou encore à Gien. Très tôt, des levées furent construites afin de séparer la terre des eaux, de renforcer la partie navigable et d'enrichir l'agriculture. Des barrages furent construits afin de réguler les eaux du fleuve royal, puis des centrales s'accrochèrent à ses rives. Les grèves au sable fin et doré apparaissent ou disparaissent au gré des humeurs de la météo. Les sables sont en mouvance perpétuelle, créant des tourbillons (d'où il est impossible de se sortir), ainsi que des sables mouvants. Des îles jalonnent la Loire, peuplées d'arbres qui disparaissent pendant les crues et refont surface, une fois le fleuve royal apaisé. Pour plus de renseignement sur la Loire, ses aménagements et la sécurité des personnes, il est possible de consulter www.plan-loire.fr (Plan Loire grandeur nature, lancé depuis 1994).

Climat
Potager des jardins du château de Valmer
Potager des jardins du château de Valmer

Très étendue, la région Centre-Val de Loire présente des différences climatiques sensibles : tempérée presque océanique, en Touraine et déjà plus continentale à l'est, dans le Cher et le Loiret. La Loire constitue une frontière climatique naturelle : au sud, la pluviosité est plus faible et les températures plus élevées. D'ailleurs, on entend encore dire que, passée la Loire, le temps est meilleur et cela se vérifie toujours. La Beauce, protégée par les collines de Normandie, se révèle relativement peu arrosée. Plus à l'ouest, le Maine-et-Loire est en prise quasi directe avec les perturbations atlantiques : les précipitations y sont supérieures. La Sologne bénéficie quant à elle d'un climat plus généreux en pluie, assorti d'hivers plus rudes qui font crépiter le feu des cheminées dans les hôtels et les gîtes des petits villages typiques de cette région.

Le Maine-et-Loire-Anjou : le département du Maine-et-Loire bénéficie d'un climat tempéré, océanique avec une amplitude thermique faible et des précipitations moyennes. Ne parle-t-on pas de la douceur angevine ? Sur ce département, en 2014, Météo France a enregistré 1684 heures d'ensoleillement (1 664 heures de moyenne en France) pour des températures moyennes de 4,2 °C (minimale) et 26 °C (maximale). Les vents sont aussi plus faibles que ceux du reste du pays.

L'Indre-et-Loire et le Loir-et-Cher : encore sous influence océanique, surtout l'hiver, le climat y reste relativement doux alors que l'été est assez chaud. Les précipitations sont assez faibles et l'ensoleillement agréable. Surnommée le " Jardin de la France " par Rabelais (une appellation qui depuis lui est restée), la Touraine semble privilégiée et dans les vallées, les vignobles s'en trouvent préservés.

Le Loiret : sans être continental, le climat du Loiret se montre plus rude en hiver par rapport à ce que l'on observe en Touraine ou dans le Loir-et-Cher, pourtant voisins : Météo France cite des écarts d'un degré en moins, hiver comme été. L'été est moins chaud qu'à Tours et l'ensoleillement y est également légèrement inférieur, avec 1 710 heures en moyenne.

La Sologne est la seule région naturelle de France ayant fait l'objet d'une délimitation administrative. Sur les 5 000 km² qu'elle recouvre, la Sologne rassemble une grande biodiversité, ce qui vaut à une bonne partie du territoire de faire partie du réseau Natura 2000. Composante majeure du paysage solognot, la forêt couvre près des trois quarts du territoire. La lande solognote, terrain particulièrement pauvre et acide, voit le développement des bruyères et genêts. Mais la Sologne ne se résume pas à la campagne. Délimitée au nord par la Loire et au sud par le Cher, cette région naturelle est émaillée de quelques villes  : Romorantin-Lanthenay, Lamotte-Beuvron et Salbris (Loir-et-Cher), La Ferté-Saint-Aubin (Loiret), et Aubigny-sur-Nère (Cher). Voir le site www.sologne-nature.org

Relief

Paysages caractéristiques. un fleuve et ses affluents dans une large vallée bordée par des coteaux, des " fronts bâtis " ouverts sur la Loire encadrés par des espaces agricoles et forestiers, de grands espaces avec des vues d'une rive à l'autre du fleuve, d'un coteau à l'autre du val, tels sont les paysages que l'on pourra croiser au fil de la visite des châteaux, le tout nimbé de cette lumière si caractéristique qui baigne le fleuve et ses alentours toute l'année. Ce n'est pas pour rien si de nombreux poètes et autres peintres ont été durablement influencés par le Val de Loire !

Cours d'eau et vallées. Entre Orléans et Angers, la vallée est souvent bordée de petites falaises de tuffeau et de calcaire. La Loire reçoit sur cette partie de son tracé de nombreux affluents, parmi lesquels on compte notamment le Cher, l'Indre et la Vienne. Le lit du fleuve est parsemé d'îlots et autres bancs de sables. La réputation d'imprévisibilité du fleuve n'est pas usurpée, sa largeur et sa profondeur pouvant considérablement varier selon les saison, mais aussi d'une année sur l'autre. Les crues sont monnaie courante, tant et si bien que le fleuve est bordé de digues (levées) sur la plus grande partie de son cours. Elles ont donc moins de conséquences la plupart du temps. Certaines de ces crues ont cependant laissé des traces aussi spectaculaires que catastrophiques, conservées de place en place grâce à des indications de hauteurs et d'années sur les digues ou les bâtiments (échelle de crue).

Géologie. La géologie est grandement diversifiée sur l'ensemble des Pays-de-Loire. En Touraine, on trouvera les sols typiques du bassin parisien, sol argilo-calcaire, mais aussi de l'argile à silex et bien sûr, la craie tuffeau qui a fait la renommée du bâti local. Les bords de Loire sont, quant à eux, essentiellement constitués de sable et de gravier. L'Anjou est lui partagé en deux, entre les sols calcaires du bassin parisien à l'est et les schistes essentiellement ardoisiers du massif armoricain.

Faune et flore
Faune
Cerf élaphe.
Cerf élaphe.

Mammifères. On en dénombre 29 espèces, parmi lesquelles on peut citer notamment le castor et la loutre d'Europe peuplant les bords de Loire, le rat musqué d'Amérique du Nord et le ragondin d'Amérique du Sud, ou le mystérieux blaireau, présent mais très difficile à observer, et pas moins de 13 espèces de chauves-souris.

Reptiles. On en dénombre 7 spécifiques, parmi lesquels le lézard des murailles et son homologue, le lézard des souches.

Oiseaux. Ils s'imposent en seigneurs de la faune du Val-de-Loire, avec pas moins de 226 espèces représentées. Pour la fine bouche, on compte parmi celles-ci 65 nicheurs, 190 migrants et 103 hivernants. Pour l'essentiel, ils tirent leur subside du fleuve eux-aussi, ainsi que des innombrables étangs de Sologne.

Poissons. De par la diversité de sa faune piscicole, la Loire est réputée chez les gastronomes pour son poisson. Parmi eux, on pourra citer le plus surprenant : le mulet, poisson de mer à l'origine, mais que l'on peut pêcher en Loire jusqu'à 400 kilomètres en amont de l'estuaire ! On trouvera également des brochets, perches, brèmes, lamproies et truites pour une cinquantaine d'espèces au total naviguant dans le courant du fleuve, dont le saumon qui reconstitue lentement ses populations.

Flore
Les champs de tournesols de Pouligny-Saint-Pierre à Fontgombault.
Les champs de tournesols de Pouligny-Saint-Pierre à Fontgombault.
Les forêts

Le Centre-Val de Loire est une région particulièrement boisée. Sur le seul département du Loir-et-Cher, la forêt couvre 2100 km², soit un tiers du département. Les forêts de Russy, de Boulogne (40 km²), de Blois, de Frèteval et de Marchenoir en Loir-et-Cher ; de Loches, d'Amboise et de Chinon, en Indre-et-Loire ; celui d'Orléans dans le Loiret ne sont que quelques massifs forestiers dont la région du Centre peut s'enorgueillir.

La forêt d'Orléans, avec ses 34 500 hectares, est la plus grande forêt domaniale de France. On peut y adjoindre les 10 000 hectares de bois particuliers pour avoir toute l'étendue de ce massif forestier de 45 000 hectares environ. Historiquement, elle s'appela d'abord Leodica Sylva (avant l'an 1000), puis forêt Legium, au Moyen Age, avant de prendre le nom de forêt des Loges, qu'on utilise encore parfois aujourd'hui. Elle se compose de trois massifs : massif d'Orléans, massif d'Ingrannes, et massif de Lorris (le plus vaste). Les routes forestières représentent de nos jours 200 kilomètres de réseaux, auxquels s'ajoutent 1 000 kilomètres de chemins pour les randonneurs, les cavaliers et ceux qui circulent à bicyclette (nombreux itinéraires balisés). Outre la marche ou la simple promenade, de nombreux autres loisirs sont pratiqués dans la forêt : pêche et loisirs nautiques sur les étangs et sur le canal d'Orléans ; pique-nique sur les aires aménagées ; visite de sites comme par exemple l'Arboretum des Grandes Bruyères, à Ingrannes (voir au chapitre Orléans) ou le carrefour de la Résistance (entre Lorris et Ouzouer-sur-Loire), où se trouvait le plus important maquis du Loiret. A cela vient s'ajouter la chasse, avec la présence d'équipages de chasse à courre en pleine saison cynégétique.

Trois massifs composent la forêt d'Orléans

Le massif de Lorris (à l'est de la forêt d'Orléans) est le plus vaste des trois massifs composant cette forêt domaniale. Quelques beaux étangs, comme celui du Ravoir, ont permis la réimplantation du balbuzard pêcheur, grand rapace migrateur, devenu symbole de cette forêt. Non loin de cet étang, un mémorial rappelle que ce massif abrita un important foyer maquisard qui essuya de graves répressions au moment où se dessinait la libération (voir à ce sujet au chapitre consacré à Lorris et ses environs).

Le massif d'Ingrannes, au centre de la forêt d'Orléans, abrite aussi le point culminant de cette forêt : la butte de Foulaubin, haute de 174 mètres. Ce même massif d'Ingrannes connaît aussi le point le plus bas de la forêt d'Orléans (107 mètres), situé près de la maison forestière du Gué Girault.

Le massif d'Orléans se situe à l'ouest de la forêt domaniale. Partout évoluent cerfs, biches, chevreuils et sangliers. L'ONF organise à l'automne des sorties pour écouter le brame du cerf, à la tombée de la nuit. Au sujet de la forêt d'Orléans, voir notamment le remarquable site des Naturalistes orléanais et de la Loire moyenne : www.loiret-nature-environnement.org

Une multitude d'essences : chênes sessiles et chênes pédonculés règnent en maîtres sur ces lieux. Mais on voit encore bon nombre de pins sylvestres, essence bénie au XIXe siècle en raison de la rapidité de sa croissance, tout comme le pin laricio, autrefois très utilisé pour le reboisement. Mais là-dessus les points de vue (mais aussi les besoins) ont changé  : désormais, place à la diversité  ! Une cinquantaine d'espèces (trembles, cormiers, charmes, néfliers, pommiers sauvages, etc.) habillent bois et sous-bois. Cette forêt domaniale comporte bon nombre de sentiers fort bien aménagés et balisés, pour le plus grand bonheur des promeneurs, randonneurs et cyclistes, qui devront néanmoins penser qu'à l'automne, il leur faudra cohabiter avec les chasseurs, parfois même avec des équipages de chasse à courre...

Parcs et réserves naturelles
Héron cendré
Héron cendré

Un parc naturel régional est un territoire rural vivant mais fragile, qui allie la volonté de se développer économiquement tout en sauvegardant son patrimoine naturel et culturel. Lieu de vie qui entreprend pour l'avenir, ce n'est pas une réserve naturelle ni un parc national, encore moins un zoo. La France dénombre 52 parcs naturels régionaux, dont une charte définit les orientations pour dix années (gestion adaptée des milieux naturels, protection du patrimoine, aménagement du territoire, contribution au développement économique social et culturel, accueil information et éducation des publics, réalisation d'actions expérimentales).

Créé en 1996 et situé à cheval sur la région Centre (Indre-et-Loire) et les Pays de la Loire (Maine-et-Loire), le parc naturel Loire-Anjou-Touraine couvre une superficie de 270 800 hectares et s'étend sur 141 communes. La Loire a largement contribué à rendre ces terres fertiles, le fleuve façonnant vallées, prairies et îles, tandis que l'homme dessinait les contours du bocage, des vignes et des forêts. Au sud, une succession de plateaux parsemés de noyers et entrecoupés de petites vallées humides forment un paysage voué aux exploitations céréalières. Les massifs forestiers (Chinon, Saumur, Fontevraud) ainsi que les landes qui occupent des terres plus ingrates abritent le cerf, l'engoulevent et le busard Saint-Martin. Grâce au savoir-faire des hommes qui ont su tirer parti des terroirs et d'un ensoleillement exceptionnel, des crus réputés comme le chinon, le bourgueil et le saumur font partie de ce patrimoine. Dans une telle diversité de milieux naturels, espèces végétales et animales peuvent s'épanouir. Le castor a été réimplanté dans les années 1970 et entretient activement les saulaies, tout en ménageant les grands arbres qui sont autant de reposoirs pour le grand cormoran et le balbuzard pêcheur. La sterne pierregarin, la sterne naine et le petit gravelot nichent également en été sur les îlots, au moment de la nidification. Plus de 200 espèces d'oiseaux sont inventoriées (héron cendré, aigrette garzette...). La Maison du Parc vous permettra d'organiser pleinement votre visite.

Réserves naturelles

Couvrant une superficie de près de 300 hectares, la réserve naturelle nationale de Grand-Pierre et Vitain est située à une dizaine de kilomètres de Blois. En plus de son attrait pour sa diversité faunistique et floristique, elle recèle une nécropole protohistorique (de 2 400 à 1 200 avant notre ère), sans doute la plus grande de la région Centre. Constituée de forêts, de zones humides et de pelouses sur calcaire ayant servi de pâturages aux moutons, la réserve domine la vallée de la Cisse, petit affluent de la Loire. Environ 2 800 groupes faunistiques et floristiques y ont été recensés parmi lesquelles de nombreuses espèces d'orchidées, d'araignées, de papillons et de libellules. Située dans le bourg de Marolles, à l'entrée de la réserve, la Maison de la Nature et de la Réserve constitue une introduction essentielle à sa découverte, grâce à une muséographie ludique. Elle est ouverte tous les jours durant les vacances scolaires (sauf à Noël) et se situe entre Averdon et Marolles (Loir-et-Cher).

Tout près d'Orléans, la réserve naturelle nationale de Saint-Mesmin fait figure de petite nouvelle dans le paysage. En effet, le décret ministériel actant sa création ne date que de 2006. Mais cette protection se faisait sur la base d'un périmètre déjà existant, bien que plus restreint, puisqu'il portait, depuis 1975, sur l'île de Saint-Pryvé-Saint-Mesmin, îlot au milieu de cette verdure. Le périmètre de protection s'est donc étendu sur huit kilomètres de berges du fleuve royal, englobant désormais la Pointe de Courpain - là où la rivière Loiret rejoint la Loire - et les îles de Mareau-aux-Prés, en plus du périmètre initial. La zone de protection s'étend donc sur cinq communes du sud-ouest d'Orléans : Saint-Pryvé-Saint-Mesmin, Mareau-aux-Prés, La-Chapelle-Saint-Mesmin, Chaingy et Saint-Ay. Au titre de la flore, on compte des espèces protégées du point de vue national (pulicaire vulgaire, gagée des prés ainsi que des tulipes sauvages) et quelques espèces protégées au niveau régional, notamment la corydale à bulbe plein ou les scilles d'automne. En fonction de la saison, vous aurez peut-être l'occasion de voir fleurir les renoncules flottantes, qui ne sont pas sans évoquer la chevelure de quelques créatures aquatiques tout droit sorties des contes racontés autrefois lors des veillées. Du point de vue de la faune, cet espace est le temple des oiseaux, avec une forte population de grands cormorans, de mouettes rieuses, de sternes naines et de sternes pierregarins. Les observateurs plus pointus pourront aussi observer des aigrettes garzettes et des grèbes castagneux. Plus discrets dans ce paysage, rousserolles effarvattes, fauvettes et bruants des roseaux côtoient le lumineux martin-pêcheur, tandis que sur les berges s'affaire le castor d'Europe, lui aussi protégé. La faune halieutique mêle chabots - des curieux poissons aux allures préhistoriques -, anguilles et bouvières - des poissons ligériens - mais aussi des truites de mer, saumons et aloses, sur la route de leur migration.

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