Guide de MADRID : Mode de vie

Vie sociale

L'Espagne a vécu depuis les années 1970 des bouleversements politiques et sociaux qui ont radicalement transformé la configuration du pays. De la Movida des années 1980 aux années 2000, l'Espagne s'est métamorphosée ; elle est passée d'une société figée par quarante ans de dictature à une société en mouvement. Animée par une force vitale longtemps retenue, l'Espagne bouillonne encore et doit faire face aux nouvelles mutations et aux défis qui se présentent à elle.

La vie madrilène

Le mot d'ordre à Madrid est " vivre et survivre ", soit profiter au maximum et le reste est superflu. La capitale est sûrement la ville qui abrite le plus de bars par habitant. En effet, les amis n'ont pas l'habitude de s'inviter les uns les autres, ils se donnent rendez-vous dans leur bar de toda la vida, jamais avant 22 heures. Commence alors l'art du tapeo : piquer quelques patatas bravas, un morceau de jamón serrano, un poivron farci au bacalao... tout ceci arrosé par plusieurs cañas, et la bonne ambiance est assurée. Il est vrai que bien manger est l'une de priorités des Madrilènes et des Espagnols en général. Mais sortir avec ses amis l'est peut-être encore plus : il n'est pas rare de voir un groupe de personnes en costume un mardi soir qui, à la sortie du bureau, prennent un verre et un autre et un autre... et rentrent chez eux à 4 heures du matin.

Le grand souci : l'immobilier

Même si les Espagnols sont réputés pour ne pas être très inquiets, et plutôt tranquilles, l'immobilier est un sujet qui préoccupe tout le monde. En effet, les prix des appartements (à louer ou à l'achat) ont d'abord atteint des niveaux sans précédent avant de connaître une chute vertigineuse depuis 2008. Avant la crise, un appartement de 100 m², par exemple, ne se vendait pas à moins de 500 000 € et ne se loue pas à moins de 1 500 € par mois à Madrid. Les banques espagnoles offrant même des prêts immobiliers sur 55 ans ! D'où l'habitude pour les moins de 30 ans, dont les salaires dépassent rarement les 1 000 € par mois, d'avoir recours à la colocation. Mais la crise économique espagnole est passée par là et s'est accompagnée d'une crise du bâtiment : des constructions à outrance, des chantiers arrêtés, des zones entières dévastées. Sur l'ensemble du territoire, les prix s'effondrent donc depuis 2008, car les logements ne trouvent plus d'acquéreurs. Et si la capitale a longtemps sorti la tête de l'eau, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Si les prix des logements ont baissé de près de 30 % entre 2012 et 2016, les prix commencent à remonter dans la capitale. En octobre 2018, un appartement de 100 m² à Lavapiés, se vendait autour entre 350 000 € et 400 000 €...

Mœurs et faits de société
Le football est roi

S'il y a un sujet qui réunit tous les Espagnols, c'est bien le football. On a d'ailleurs vu que malgré la forte crise qui a frappé l'Espagne, tout le pays s'est mis d'accord pour célébrer la victoire au mondial en juillet 2010, ou à l'Euro en 2008 et 2012. Et les mêmes vécurent comme une tragédie la triste sortie de la Roja (l'équipe nationale) lors de l'Euro 2016 en France ou lors de la Coupe du monde russe en 2018. Les Espagnols ont souvent tendance à se chamailler, à être en désaccord rien que pour le plaisir de débattre, mais les événements footballistiques réunissent le pays.

Des moments rares, car si ce sport est sûrement le sujet le plus souvent évoqué dans les journaux ou dans les bars, cette unanimité n'est pas souvent observée. En effet il existe un forte rivalité entre les supporters de chaque équipe, notamment entre les grands du Real Madrid et de Barcelone. Une vraie guerre existe entre les deux équipes et leurs admirateurs. Les deux journaux sportifs principaux, As (pro-Catalans) et Marca (pro-Madrilènes) ont d'ailleurs chacun leur équipe préférée. C'est un vrai mouvement national. Les supporters des autres clubs de première division soutiennent leur équipe mais choisissent aussi un des deux clubs principaux pour participer au plus grand dilemme national.

A Madrid, le cas se répète, car la ville possède 2 clubs : le Real Madrid et l'Atlético de Madrid. Et la concurrence est ardue. Le premier, club du roi, serait le club des riches, quant à l'Atlético, on dit qu'il est celui des pauvres, son stade étant dans un quartier excentré de la capitale. Une chose est sûre, aucune discussion madrilène possible sans que le sujet ne s'invite à la table ! Et le fait que ces dernières années, l'Atlético Madrid se soit incliné deux fois en finale de la Ligue des Champions face au Real (en 2014 et 2016) et une fois en demi-finale (2017) n'a fait que relancer un (éternel) débat. Et confirmer la supériorité madrilène sur l'Europe du football, d'autant qu'en 2018 l'Atlético s'est offert la Ligue Europa pendant que le Real signait une 3e victoire de rang en Ligue des Champions.

La sieste : une réelle institution

Si vous devez appeler quelqu'un chez lui l'après-midi, hors de question de le faire avant 17 heures... il fait la sieste ! Ce rituel est très répandu et très respecté sur tout le territoire ibérique. Les Espagnols dorment moins la nuit que le reste des Européens, ils doivent bien se reposer à un moment ou à un autre. Et quand on dit sieste, c'est au lit, avec le pyjama, et elle dure au moins une heure !

Beaucoup d'entreprises espagnoles se sont d'ailleurs adaptées à ce rythme et ont instauré un horaire pour que leurs employés puissent dormir tranquillement après le déjeuner.

Religion
Vendredi Saint.
Vendredi Saint.

Bien que la Constitution de 1978 soit laïque et ne reconnaisse par conséquent aucune religion officielle, l'Espagne demeure un pays encore fortement marqué par la tradition chrétienne catholique.

La Constitution reconnaît, en revanche, " un lien spécial avec la religion catholique ", ce qui permet à l'Eglise de recevoir des aides financières de l'Etat dépassant la centaine de millions d'euros. Les statistiques estiment de 80 à 94 % selon les régions la proportion d'individus de tradition catholique. Cependant, la religion très présente et très pratiquée jusqu'aux années 1970 est actuellement en perte de vitesse, notamment chez les jeunes des villes.

Cependant, la venue du pape Benoit XVI en août 2011 à Madrid a animé à nouveau les jeunes Espagnols à retrouver la foi. La JMJ a en effet réuni plus de 1,5 million de jeunes venant du monde entier, dont plus de la moitié étaient espagnols. Ce grand nombre est dû au fait que beaucoup d'Espagnols athées ont assisté à l'évènement, simplement pour voir de près ou de loin le pape. Le 2 juillet 2014, le pape François a reçu au Vatican le nouveau roi d'Espagne Felipe VI et son épouse Letizia au Vatican pour une audience privée.

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