Le guide touristique NORMANDIE du Petit Futé : Nature

Nature

GéographieHaut de page
Les plages de la Hague
Les plages de la Hague

La Normandie appartient à la France de l'Ouest, au climat est océanique (temps très variable). L'humidité, la douceur des températures et la faiblesse des amplitudes saisonnières caractérisent le climat normand. Plus précisément, la Normandie est dotée d'un climat océanique tempéré. Les pluies y sont en moyenne abondantes, les températures estivales modérées et les grands gels hivernaux assez rares  : le contact maritime adoucit les hivers, mais aussi les étés grâce à un léger vent marin. Derrière cette image commune se dessinent toutefois de grandes variations locales très directement couplées avec la topographie, l'éloignement des côtes et une circulation générale des vents et des nuages venant du secteur ouest ou sud-ouest avec les perturbations océaniques. En fait, en Normandie, c'est la marée qui fait tout, ou presque, amenant quelquefois les nuages en montant ou, mieux, les emmenant avec elle lorsque la mer se retire. Ainsi, s'il fait gris et pluvieux le matin en ouvrant la fenêtre, il n'est pas rare de voir poindre le soleil en fin d'après-midi car les nuages sont allés en mer. Bien sûr, la proximité de la mer se fait davantage sentir dans des villes comme Le Havre, Étretat, Cherbourg, Granville et même Caen (située à seulement 12 km de la mer), que dans l'Orne ou l'Eure, les deux départements normands sans frontières maritimes. Il est à noter, d'ailleurs, que dans l'Orne, les gelées sont plus fortes l'hiver, avec des averses de neige régulières, et les étés toujours plus chauds de 2 ou 3 degrés en moyenne que dans le reste de la région. En 2013, la conjonction de fortes précipitations et d'un froid plus accentué qu'habituellement ont engendré d'incroyables chutes de neige sur la Normandie, avec plus de 60 centimètres sur le Cotentin. Paradoxe, l'hiver dernier n'a quasiment vu aucune gelée sur ces mêmes terres.

Vue sur les falaises et l'Aiguille d'Etretat
Vue sur les falaises et l'Aiguille d'Etretat
Paysages caractéristiquesHaut de page

À l'exclusion des paysages urbains, l'intérieur de la Normandie se partage entre deux grands types de paysages, le bocage (parcelles encloses de haies) et l'openfield (campagne découverte). Le bocage, qui couvre tout de même 3/5e de la Normandie, ne revêt pas les mêmes formes suivant les endroits où on le rencontre. Le plus souvent, le bocage est constitué de petites parcelles assez irrégulières, la plupart plantées de poiriers et de pommiers. Il abrite également des herbages, plus ou moins quadrillés de haies vives, qui donnent cette impression de paysage cloisonné. Les chemins qui sillonnent le bocage sont encaissés entre leurs talus. Le bocage n'est bien entendu pas un paysage naturel  ; il a été créé de toutes mains par l'homme exploitant une terre difficile. Les bocages diffèrent d'une région à l'autre. Le Plain et le Bessin arborent un bocage bâti sur un plan régulier, de type damier, avec des parcelles de grande taille. Le pays de Bray, le Lieuvin, le pays d'Ouche présentent quant à eux des paysages hétérogènes. Enfin, le bocage diminue au fur et à mesure que l'on avance vers l'est. Quoi qu'il en soit de cette diversité, ce monde clos par les haies est un véritable paradis pour la faune et la flore.

Cours d'eau et valléesHaut de page

Autrefois, chaque abbaye, chaque village au bord de la Seine avait son embarcadère. Au XVIIIe siècle, un chaland halé par des chevaux effectuait un service régulier entre Paris et Rouen. Aujourd'hui, ce sont les mariniers qui assurent le trafic fluvial à l'embouchure de la Seine. Il faut savoir que ce fleuve délimite la Haute et la Basse-Normandie. La rive droite (Haute-Normandie) est plus urbaine, plus peuplée et plus industrialisée que celle de gauche. D'autres fleuves et rivières forment un réseau hydraulique haut-normand assez dense.

En Seine-Maritime. La Bresle, qui se jette dans la mer au Tréport, délimite la région au nord et à l'est. La Béthune, qui finit sa course à Dieppe, marque la limite orientale du pays de Caux. Avec deux autres petits cours d'eau, l'Eaulne et la Varenne, la Béthune forme l'Arques, petit fleuve côtier assez méconnu dont le cours ne dépasse pas 7 km de long.

Il existe un autre fleuve côtier (de 13 km de long), le Valmont, qui prend naissance dans la commune du même nom. Ce petit cours d'eau étroit et vif se jette dans la Manche dans le port de Fécamp. Très poissonneux, il est fortement apprécié des pêcheurs. Un autre cours d'eau est de même propice à la pêche  : l'Yères, qui se jette dans la Manche à Criel-sur-Mer. Enfin, le plus petit fleuve de France coule en Seine-Maritime, à Veules-les-Roses  : la Veules ne mesure que 1 100 mètres  !

Dans l'Eure. Trois rivières arrosent ce département riant  : l'Andelle (paradis des pêcheurs), l'Iton (connu pour ses moulins) et la Risle, qui prend sa source dans le Perche et se jette dans l'estuaire de la Seine. Et ce sont autant de verdoyantes vallées !

Dans l'Orne. Après la Seine, l'Orne est le second grand fleuve normand. Sinueux, plus petit et plus tranquille que la Seine, il resta longtemps navigable. Malheureusement, l'ensablement a eu raison de lui et actuellement, c'est par le canal qui relie Caen à la mer que les bateaux arrivent en Basse-Normandie. L'Orne prend sa source près de Sées, arrose Argentan et Caen avant de se jeter dans la Manche à Ouistreham. D'une longueur de 152 km, il est à a donné son nom au département où il prend sa source. L'Orne est donc aussi un département et celui-ci se targue de 4 000 km de cours d'eau qui alimentent trois grands bassins versants, celui des fleuves côtiers de la Manche, celui de Seine-Normandie et celui de Loire-Bretagne. Plus justement, le département abrite cinq bassins. On peut citer entre autres cours d'eau ornois, l'Egrenne prend sa source dans la Manche, la Mayenne vient de la Loire), la Rouvre évoque un petit torrent de montagne, la Touques prend sa source à Gacé ou encore la Varenne qui arrive de la Mayenne.

Dans la Manche et le Calvados. À la limite de la Manche et du Calvados, la baie des Veys sert d'entonnoir à quatre rivières (la Vire, la Taute, la Sèves et la Douve) créant un vaste marais. Entre cet ensemble et l'Orne, c'est le système du bocage qui domine avec ses nombreux petits cours d'eau caractéristiques. De l'autre côté de Caen, la Touques coule au milieu des pâturages. Près de Pont-l'Évêque, puis de Lisieux, cette petite rivière est au nombre de ces rivières où se régalent les pêcheurs.

Forêts et boisHaut de page

Les forêts sont un refuge propice au développement de la faune et la flore. La Basse-Normandie est l'une des régions françaises les plus faiblement boisées, néanmoins celle-ci abrite de grands arbres du fait de son caractère bocager. La multitude des haies compensent ainsi la rareté des forêts, forêts abritant toutefois une faune sauvage variée. La forêt de Lyons (Eure) constituait auparavant (pas si loin que ça, puisque c'était en 1987) la plus belle et la plus vaste hêtraie de France. Malheureusement, la tempête a couché les deux tiers de ses hêtres. Ancienne forêt royale, la forêt d'Eu s'étend, elle, sur plus de 9 300 hectares et s'épanouit entre deux vallées, celle de la Bresle et celle de l'Yères, d'Eu jusqu'à Aumale. Cette forêt arbore plusieurs visages, qui s'allient pour faire d'une promenade en sous bois un grand bol de bonheur. Royale, elle porte d'abord en elle les marques de son histoire  : aux carrefours des routes forestières, les poteaux signalétiques en fonte rappellent les glorieuses chasses des rois. On peut aussi rappeler sa vocation industrielle. C'est le bois prélevé dans cette forêt qui servit à chauffer les fours permettant le développement de l'industrie verrière dans la vallée. Touristique, enfin, cette forêt est sillonnée par des kilomètres de sentiers balisés, les plus célèbres étant celui du chemin vert du Petit Caux, qui suit l'ancienne voie ferrée, et celui du chemin des Étangs, qui serpente le long de la Bresle. L'association des Infatigables de la Bonne Entente (du nom d'un lieu-dit situé dans la forêt d'Eu) propose des randonnées chaque week-end ainsi que des itinéraires (renseignements au 02 35 86 45 48). Le lieu regorge de curiosités, arbres porteurs de légendes ou chemins aux noms évocateurs, qui sont autant d'invitations à venir se perdre en forêt...

L’origine mythologique de la Seine

Une légende mythologique raconte la naissance de la Seine et de ses affluents. Cérès, déesse grecque des moissons, quitta son pays pour retrouver sa fille Proserpine, qui venait d'être enlevée par Pluton, dieu des Enfers, qui en était tombé amoureux. Cérès traversa l'Italie et arriva aux frontières de la Gaule, où un groupe de nymphes l'accueillit. L'une d'elles, nommée Sequana, fille de Bacchus, dieu du Vin, lui proposa son aide. À l'issue de recherches menées sous l'oeil bienveillant des dieux, Proserpine fut retrouvée en Normandie. Dans la joie des retrouvailles, Cérès donna la main de sa fille à Pluton. Pour remercier les nymphes gauloises, Cérès leur fit cadeau du pays où Proserpine avait été retrouvée. Alors que Sequana se promenait en compagnie de ses amies nymphes sur les rives de leur nouveau domaine, elle rencontra Neptune, dieu de la Mer qui, séduit par sa beauté, décida de l'enlever. Sequana s'enfuit en courant, traversa de nombreuses contrées et arriva au coeur de la Bourgogne. Là, juste avant que Neptune ne réussisse à s'emparer d'elle, elle appela à son secours son père Bacchus et son amie Cérès. C'est alors que la métamorphose se produisit  : Sequana prit la forme d'une rivière de la couleur de ses yeux d'émeraude. La Seine était née, et avec elle, notamment l'Aube, l'Yonne, la Marne, l'Oise, l'Eure, les nymphes gauloises, elles aussi métamorphosées.

Qu’est-ce que le mascaret  ?

Un événement touristique  ? Sans aucun doute  ! L'occasion de se faire une belle frayeur  ? Certainement  ! Mais le mascaret, également nommé "  la barre  ", est avant tout un phénomène naturel créé par la rencontre entre le flux et le reflux de la Seine lors des équinoxes avant les différents travaux d'endiguement réalisés sur le fleuve. Il se produit alors une vague, plus ou moins haute, qui remonte le cours du fleuve et dont la puissance varie en fonction de la hauteur de la marée, du débit du fleuve à ce moment et de la topographie (profondeur et largeur du lit, bancs de sables, méandres, déclivité...). Imaginez une gigantesque vague qui pouvait atteindre jusqu'à 7 mètres de haut sur les rives, et qui déferlait à plus de 35 km/h, et vous comprenez pourquoi les curieux se pressaient sur les quais (notamment à Caudebec-en-Caux) les jours de marée d'équinoxe pour admirer le spectacle  ! Malgré tout, de nombreux accidents, naufrages et noyades liés au mascaret ont endeuillés la Seine.

LittoralHaut de page
Panorama de Granville
Panorama de Granville

La Manche... Cette mer de l'Europe occidentale qui relie la France à l'Angleterre borde le littoral normand. Sa profondeur n'excède pas 100 mètres, à l'exception d'une fosse proche de l'île de Guernesey. Mer fortement fréquentée, elle possède l'un des trafics les plus denses, comme en atteste le trafic intense du port du Havre. Les courants des marées sont particulièrement forts sur les côtes françaises, un peu moins sur les côtes anglaises. En fait, c'est une histoire de force. La lune agit comme un aimant sur les océans. Le soleil aussi, mais dans une moindre force. L'attraction de la Lune est 2,17 fois supérieure à celle du soleil. L'attraction de la lune au-dessus d'un point donné sur le globe, donne lieu à une marée haute. Il en est de même sur un point opposé du globe terrestre. Et lorsque les forces du Soleil se combinent à celles de la Lune, on assiste alors à une grande marée, dite de vives-eaux, c'est-à-dire dont le coefficient dépasse les 110.

Avec environ 600 km de côtes (du Tréport au Mont-Saint-Michel), la Normandie est une région littorale qui offre de surcroît un paysage de côte d'une étonnante variété.

La côte d'Albâtre (Haute-Normandie). La côte d'Albâtre (Seine-Maritime), qui s'étend du Tréport au Havre, est connue pour ses immenses falaises crayeuses sculptées par le vent et la mer. Ces falaises bordent le pays de Caux (pays de Caux littoral et Petit Caux) et la vallée de l'Yères en un long alignement spectaculaire et unique, du Tréport jusqu'au Havre. Étretat et son Aiguille, qui constitue l'image la plus connue du département, est devenue emblématique. S'étirant sur quelque 130 km, la côte d'Albâtre affiche un paysage fascinant qu'ont façonné l'érosion, le temps et la mer. Les hautes falaises culminent en certains lieux à plus d'une centaine de mètres. Toujours plus hautes, ces falaises gagnent en moyenne 1 cm par siècle, toujours plus loin, elles reculent de plus en plus. Les marées grignotent la base de ces murailles blanches et crayeuses par la force des vagues. De grignotage en grignotage et... c'est l'effondrement ! Ainsi sont apparues l'aiguille d'Étretat et ses arches, formant de gigantesques sculptures. Entre ces vertigineux ouvrages de la nature, l'homme s'est fait une place. Les larges vallées ont permis l'installation de ports de pêche importants qui, avec le temps et l'évolution de l'économie, sont peu à peu devenus des villes et des stations balnéaires ou des ports de plaisance. Les petites vallées (ou valleuses vives) ont accueilli des villages de pêcheurs qui se sont, eux aussi, transformés en lieux de villégiature. Le Havre, Fécamp, Dieppe, Yport, Saint-Valery-en-Caux sont des entailles dans cette muraille. Les valleuses étroites comme celle de Vasterival à Varengeville-sur-mer ou celle d'Antifer au Tilleul, constituent de simples accès en chemin vers de petites plages naturelles. Les ports de la côte d'Albâtre sont également connus pour avoir été le point de départ de nombreuses conquêtes maritimes, expéditions et découvertes de terres lointaines.

La côte Fleurie (Basse-Normandie). La côte Fleurie (Calvados) s'étire de la Seine à l'Orne. Elle est aujourd'hui très urbanisée, à l'exception des ports de Dives et de Deauville. De Honfleur jusqu'à Cabourg, la Côte Fleurie étale son chapelet de stations balnéaires, réputées dans le monde entier. Les collines du pays d'Auge butent sur la mer, laissant à leurs pieds de longues étendues sableuses. À l'extrémité orientale se trouve Honfleur, magnifique belvédère sur l'estuaire de la Seine, dont la traversée fut rendue possible par l'édification du pont de Normandie. Entre Honfleur et Trouville, la route s'élève, laissant de côté de petits villages. À Trouville, les rues étroites escaladent la colline  ; en contrebas, le port toujours animé propose ses étals de poissons le long de la Touques. De l'autre côté du pont, Deauville présente un plan soigné, avec ses grandes artères, son front de mer et son hippodrome. Entre Benerville-sur-Mer et Houlgate, les stations balnéaires sont un peu moins mondaines, mais leur fréquentation reste importante, de nombreuses résidences ayant été construites à proximité. L'origine du nom de la côte Fleurie  : l'origine de cette dénomination remonterait à 1903, lors d'un discours, prononcé à Deauville devant les horticulteurs locaux par le comte Raymond Coustant d'Yanville, alors conseiller général du Calvados, maire de Grangues, mais surtout président de la société d'horticulture de l'arrondissement de Pont-l'Évêque. Dès lors, Houlgate fut surnommée la " perle de la côte fleurie ", et Deauville, la " plage fleurie ".

Les côtes de Nacre et du Bessin (Basse-Normandie). Les côtes de Nacre et du Bessin (Calvados), à l'ouest de l'Orne, forment les plages du Débarquement  : les plages Sword, Juno et Gold (secteur britannique et canadien), et celles d'Omaha et d'Utah (secteur américain) se suivent d'Ouistreham à Sainte-Marie-du-Mont. Entre Cabourg et Courseulles, la côte de Nacre est bordée de dunes sableuses. Les falaises se font rares et basses, de même entre Lion-sur-mer et Luc-sur-Mer. De Cabourg à Merville-Franceville, les pins apportent leur ombrage aux dunes, formant une barrière entre la mer et l'arrière-pays humide. L'estuaire de l'Orne est formé de marais recouverts à marée haute. De nombreux oiseaux migrateurs y font escale. De Ouistreham Riva-Bella jusqu'à Lion-sur-Mer, le front de mer rectiligne propose aux estivants sa longue plage de sable. Cet endroit, bien moins spectaculaire que la majeure partie du reste du littoral normand, est le lieu de détente privilégié d'une grande partie de la population du Calvados et de l'Orne les beaux week-ends d'été. A partir de Lion-sur-Mer, le paysage se diversifie  : petites falaises offrant de beaux points de vue sur le large, grandes plages parfois recouvertes de varech (mais les services municipaux font le nécessaire pour le retirer). Au large, le plateau du Calvados, découvert à certaines marées, est un paradis pour les pêcheurs à pied. Courseulles, avec son port et ses marinas, marque une transition dans le paysage  : plus à l'ouest, la côte devient moins habitée et les constructions sont inexistantes en-dehors des villages. Contrastant avec les longues plages de la côte de Nacre, les falaises blanches du littoral du Bessin surplombent la mer. Les mouettes jouent avec le vent et les cormorans plongent à la recherche de nourriture. Au large de Asnelles-sur-Mer, les grandes marées découvrent les rochers du Calvados. Niché dans un creux de falaise, Arromanches est connu pour avoir été un port artificiel dont les vestiges sont encore visibles au large (il permit le débarquement des troupes qui libérèrent la France en 1944). Entièrement dédié à la pêche, Port-en-Bessin est, quant à lui, un petit port pittoresque doté d'une importante flottille de chalutiers. Sur ce littoral plus encore que sur la côte de Nacre, les vestiges de la seconde guerre mondiale sont omniprésents (blockhaus, cimetières, épaves). Mais ce paysage mérite aussi une promenade pédestre sur le chemin qui longe les falaises, afin d'admirer les panoramas superbes et le vol des oiseaux marins.

Les côtes de la presqu'île du Cotentin (Basse-Normandie). La côte nord de la presqu'île du Cotentin fourmille de falaises sauvages, de grèves désolées encadrées de landes où se côtoient fougères, ajoncs et bruyères. Sauvage en diable, et faisant penser à des paysages irlandais, cette partie du littoral normand, qui comprend en son centre l'agglomération cherbourgeoise, est l'une des moins touristiques... et pourtant l'une des plus belles ! La côte ouest, longue d'une centaine de kilomètres, bénéficie quant à elle des courants chauds du Gulf Stream, et présente un profil fait de longues plages de sable fin, entrecoupées parfois de caps abrupts, comme celui de Flamanville. Ici, les marées ont la plus forte amplitude d'Europe, et les plages sont extrêmement prisées des surfeurs.

FalaisesHaut de page

Les falaises normandes, de Dieppe au Mont-Saint-Michel, ont inspiré peintres et écrivains. Monet, Boudin, Courbet, Hugo, Maupassant ont crapahuté sur ces murailles de craie ou de granite. Ornithologues, géologues et paléontologues s'y intéressent toujours de très près.

Les falaises d'Étretat. Située sur la côte d'Albâtre entre Le Havre et Fécamp, la station balnéaire d'Étretat est connue pour ses imposantes falaises dont certaines atteignent 100 m de haut. "  Arrondie en croissant de lune, la petite ville d'Étretat, avec ses falaises blanches, son galet blanc et sa mer bleue  ", écrivait Maupassant... C'est toujours vrai ! Les petites maisons collées les unes contre les autres sous leurs toits d'ardoises dressent le portrait d'une ville immuable abritée sous ses falaises. Armez-vous de bonnes chaussures et d'un peu de courage et gravissez les falaises, car c'est d'en haut qu'il convient de contempler Étretat.

La falaise d'aval est incontestablement la plus célèbre d'Étretat, mais il faut attendre la marée basse pour qu'elle nous livre ses secrets... La promenade commence par les parcs à huîtres  : ces bassins avaient été creusés à la fin du XVIIIe siècle à la demande de la reine Marie-Antoinette, qui adorait les huîtres de Cancale grandies à Étretat (la conjonction de l'eau de mer et de l'eau plus fraîche de la rivière souterraine leur confère, semble-t-il, une saveur particulièrement délicate). Après les parcs à huîtres, la falaise montre une anfractuosité  : c'est le " Trou à l'Homme ", une grotte qui aurait, selon la légende, arraché aux eaux furieuses un malheureux naufragé promis à une mort certaine. On grimpe ensuite vers la baie du petit port, d'où l'on a une belle vue sur la porte d'Aval et la fameuse aiguille Creuse, haute de 70 mètres. Presque en enfilade, la deuxième porte, appelée aussi Manneporte, atteint quant à elle 90 mètres. On continue jusqu'à la pointe de la Courtine, avant de rejoindre la valleuse d'Antifer, domaine de nombreuses espèces d'oiseaux, puis jusqu'à la plage du Tilleul. En remontant sur la falaise, on peut regagner ensuite Étretat par le GR21 et profiter ainsi de quelques beaux points de vue sur la ville. À hauteur du golf, on découvre la chambre des Demoiselles. Mais le lieu est moins romantique que son nom pourrait le laisser évoquer  : une légende étretataise raconte que le seigneur de Fréfossé aurait fait emmurer, dans cette grotte, trois soeurs qui s'étaient refusées à lui, les laissant mourir sans pitié après trois jours et trois nuits d'agonie. Depuis cette tragédie, les fantômes des trois jeunes filles reviendraient régulièrement la nuit visiter la grotte où les lettres DF (pour demoiselles de Fréfossé) sont gravées. Mieux vaut donc ne pas trop s'y attarder...

La falaise d'amont se situe à l'autre extrémité de la plage, un escalier creusé dans la falaise conduit à son sommet où se trouvent la chapelle Notre-Dame-de-la-Garde et le monument dédié aux aviateurs Nungesser et Coli. La chapelle a été élevée par les habitants à la suite d'une mission prêchée par le R.P. Michel en 1854. Dédiée à la Sainte-Vierge, celle-ci fut bénie le 6 août 1856. Détruite en 1942, elle fut reconstruite et inaugurée le 22 août 1950. Et, cette fois-ci, heureusement, les pêcheurs n'eurent pas à monter les pierres dans leurs bras ou sur leur dos comme pour la précédente construction. D'ici on bénéficie d'une vue somptueuse sur l'aiguille Creuse et la plage d'Étretat. On peut ensuite continuer à longer la falaise par le GR21, redescendre derrière la porte d'Amont par les escaliers du Chaudron (qui, dit-on, grondent par temps de tempête), puis remonter et poursuivre jusqu'au roc Vaudieu. Encore un peu de courage ? Et... trois heures de plus ! La promenade se prolonge vers l'aiguille de Belval. Pour les téméraires, il est possible de se poursuivre jusqu'à la valleuse du Curé, mais la falaise y est friable et le chemin très étroit. Alors prudence...

Les Vaches noires. Entre Houlgate et Villers-sur-Mer, le bord de mer de mer est dominé par des falaises aux reliefs tourmentés, hautes de plus de 100 m et constituées de strates marneuses et calcaires. À leur sommet, on aperçoit une épaisse couche de craie. Ces falaises où sont incrustés de nombreux fossiles (on y a même retrouvé des restes de crocodiles et de dinosaures) racontent l'histoire maritime de la région. Haut lieu du patrimoine culturel normand, ces falaises constituent une référence archéologique internationale, notamment concernant les mers du Jurassique et du Crétacé qui ont donné naissance au Bassin parisien. Par décret du 20 février 1995, la falaise des Vaches noires, située sur les communes de Villers-sur-Mer, Auberville, Gonneville et Houlgate, a été classée par le ministère de l'Environnement comme "  site d'intérêt scientifique et paysager du département du Calvados  ". Les formes étranges de ces falaises, qui évoquent pour certains un troupeau de vaches noires, peuvent se découvrir à marée basse, depuis leur pied, au cours d'une enrichissante et agréable promenade d'environ 5 kilomètres, loin des habitations et des routes, qui aboutit à Houlgate (prévoir éventuellement l'aller ou le retour en bus ou en voiture, car les marées ne permettent pas d'effectuer l'aller retour à pied). Formé d'argile, de marne et de calcaire, le sol est souvent l'objet de glissement de terrain. Il est interdit et dangereux de s'aventurer sur les pentes de ces falaises dont le sous-sol regorge de fossiles. La collecte des fossiles est autorisée seulement au pied des falaises.

Le Nez de Jobourg. Avec leur 128 m de hauteur, les falaises du Nez de Jobourg (comprendre  : le cap) sont parmi les plus hautes d'Europe. Au pied des falaises, les curieux et amateurs d'aventure pourront visiter les 4 grottes du site avec les guides de l'association "  À la découverte de la Hague  ". Le Nez de Jobourg abrite aussi une réserve ornithologique protégée par le conservatoire du littoral. Avec l'aide de jumelles, vous observerez facilement des cormorans huppés, des goélands argentés, de grands corbeaux et bien d'autres espèces encore. Depuis le Nez de Jobourg, on peut suivre le sentier des douaniers et découvrir les paysages des alentours, tout aussi saisissants.

Îles et archipelsHaut de page

Dans la Manche, à 20 km au large des côtes françaises, les îles anglo-normandes (Channel Islands) couvrent une superficie d'environ 200 m² et abritent une population de près de 170 000 habitants. Les îles anglo-normandes représentent deux bailliages dépendant de la Couronne britannique. Autrement dit, elles font partie de la Grande-Bretagne mais elles sont indépendantes du gouvernement britannique  : elles possèdent leur propre parlement et, à leur tête, un bailli qui agit comme un chef de l'État. La langue officielle est l'anglais, mais le français est pratiqué dans tous les sites touristiques. Jersey est le bailliage le plus important de ces îles. Il comprend uniquement l'île de Jersey. Deuxième bailliage, Guernesey regroupe les îles de Guernesey, Aurigny, Sercq et Hem. L'archipel anglo-normand, qui compte également plusieurs îlots (Brecqhou, Jethou) et des groupes de récifs (les Casquets, les Minquiers, les Roches Douvres), ne font pas partie de l'Union européenne. Elles sont joignables depuis de nombreux ports de la Manche, comme Diélette, Carteret ou Granville.

Jersey. Elle (118,2 km² pour près de 100 000 habitants) est la plus grande et la plus riche des îles anglo-normandes. Elle est bordée de falaises et de petits ports. Sa capitale, Saint-Hélier, est une ville moderne où règne une intense activité. On retrouve le charme des rues pavées dans la vieille ville. L'île regorge d'attractions, tant sur les côtes qu'à l'intérieur des terres (zoo très réputé pour ses primates, hôpital militaire souterrain de la dernière guerre, ferme de lavande, fabriques de poteries, forts...). Un séjour de plusieurs jours s'impose pour visiter cette superbe étendue de terre.

Guernesey. L'île, d'une superficie de 78 km² pour environ 62 000 habitants, est très peuplée mais conserve toutefois de nombreux paysages sauvages à découvrir. La côte sud est bordée de falaises spectaculaires et de petites criques sableuses. La partie nord de l'île offre de nombreuses baies idylliques, sableuses et abritées du vent. Avec ses 27 plages, il faut plusieurs jours pour découvrir la splendeur et les innombrables attraits de Guernesey, dont sa capitale, Saint-Pierre-Port, et les multiples fortifications, chapelle de coquillages, cultures florales qui jalonnent l'île.

Aurigny. Aurigny (3 km² de superficie et 2 400 habitants) est la plus britannique des îles anglo-normandes. Elle est bordée au sud par des falaises granitiques très escarpées. La partie nord comporte quelques grandes baies de sable. Une journée de marche suffit à en faire le tour. Le parcours routier du tour de l'île se déploie sur 16 km (location de bicyclette possible à Sainte-Anne). L'île des Casquets fait partie d'Aurigny, de même que l'île de Burhou, paradis des oiseaux. Les rochers " Les Ortacs " et " Les Etacs " sont connus pour leurs colonies de fous de Bassan.

Sercq (Sark). L'île de Sercq (5,5 km² pour environ 550 habitants) a tourné le dos au progrès et conservé ses traditions ancestrales : la plus sauvage des îles anglo-normandes est toujours placée sous la tutelle d'un seigneur. Elle présente une côte rocheuse très accidentée. Les criques et les plages y sont rares. Un chemin nord-sud traverse l'île de part en part et permet, via "  La Coupée  ", de joindre Petit Sercq et Grand Sercq. Il faut compter une journée pour faire le tour de l'île à pied. Le seul port de l'île est Creux Harbour. L'île de Brecqhou, privée et interdite à la visite, fait partie de l'archipel de Sercq.

Herm. Il suffit de deux heures pour en faire le tour à pied  : sa superficie ne dépasse pas 1,8 km² et sa population une soixantaine d'habitants  ! Au nord de l'île se rencontrent de longues plages de sable fin, tandis qu'au sud de l'île, des falaises surplombent la mer. À proximité du port on trouve Harbour Village et les principales boutiques de l'île. L'île de Jethou, avec les îlots de Crevichon et de la Grande Fauconnière, fait partie de l'archipel de Herm. Elle est privée et interdite à la visite.

Les îles Chausey. Ces îles, situées au large de Granville, sont, elles, bien normandes. Avec 365 îlots à marée basse et 52 à marée haute, des chiffres faciles à retenir pour qui connaît le nombre de jours d'une année non bissextile et de semaines dans une année, elles constituent le plus grand archipel d'Europe. Cet ensemble abrite l'une des plus importantes colonies de cormorans en France.

Faune et floreHaut de page
Chevaux dans la prairie au haras de la Louvière
Chevaux dans la prairie au haras de la Louvière

La Normandie se caractérise par sa grande biodiversité tant au niveau de la flore que de la faune. La variété de ses biotopes, berges, zones humides, falaises côtières, bocages, haies, forêts, abrite de très nombreuses espèces d'oiseaux, mésange, cigogne ou fou de Bassan, mais aussi une faune de grands ongulés dont les cerfs...

Mammifères. Pays des oiseaux et des biches, les forêts de Bellême (Orne) et du Perche permettent d'observer facilement (avec un peu de chance toutefois !) le renard roux ou le blaireau. On peut aussi y débusquer, très tôt le matin, évoluer en liberté des biches et des cerfs.

Oiseaux. Le bocage, ce paysage si particulier à la Normandie, offre ses haies où nichent de nombreux oiseaux  : alouettes, grives, merles et autres fauvettes. Les rapaces dont la chouette ou le faucony trouvent également refuge.Mésanges huppées et pics noirs, se partagent les résineux. Quant aux pinsons, rouges-gorges et geais, ils préfèrent les forêts d'Écouves ou celles des Andaines (Orne). Dans l'immense marais que forme l'estuaire de la Seine, on dénombre quelque 270 espèces d'oiseaux différentes  : des barges à queue noire, des spatules blanches, des avocettes, des râles de genêts. Et dans le Marais Vernier (donc sur la rive gauche cette fois-ci), certainement la plus grande tourbière de France, on rencontre des courlis cendrés, des cigognes et des balbuzards. Tout cela fait des deux rives un paradis pour les ornithologues, qui viennent ici observer de multiples espèces.

Champ de coquelicots
Champ de coquelicots

Arbres, buissons. Initialement composées de hêtres, de bouleaux, de châtaigniers, les forêts virent l'introduction de pins, de sapins et même de mélèzes de Japon. Et les sous-bois offrent une grande variété de champignons. La végétation s'étage harmonieusement dans les haies du bocage. Au ras du sol, les champignons, les primevères, les violettes, les oeillets... Ensuite, s'élancent les bosquets de chèvrefeuilles, noisetiers, prunelliers et autres églantiers Enfin, les grands arbres, hêtres, peupliers ou bouleaux coiffent la végétation.

Fleurs, champignons et plantes rares. Les forêts d'Écouves ou celles des Andaines (Orne) recèlent des parterres de champignons (bolets, cèpes, girolles...  pour de superbes fricassées  !) ou des tapis de jacinthes. Les marais permettent aussi la prolifération d'une flore assez rare. Ainsi, le Marais Vernier abrite des joncs, des roseaux ou des asters, et autres espèces adaptées au milieu aquatique salin. C'est dans les tourbières de ces marais que l'on peut admirer de fameuses "  têtes de chien  ", gigantesques fougères, ou encore ce piment royal dont on parfumait les cierges des nombreuses abbayes de la région.

Le Bocage, pays de légendes

Ce monde clos a donné naissance aux légendes. On dit que les fées, les sorcières et autres filles-varous (la version féminine du loup-garou) peuplent les haies des bocages. Ces créatures surnaturelles hantent les histoires et autres contes relatés au coin du feu. Ainsi, tous les moines du monastère de Flers ont péri noyés une nuit de Noël car ils avaient fait la fête en galante compagnie... Depuis, la cloche retentit tous les 24 décembre sous les eaux du lac, au pied du château... Sans les haies, pas de bocage. Si caractéristiques du paysage du bocage, elles servent à la fois à délimiter les propriétés, à protéger le bétail de la chaleur et les cultures du vent (et vice versa), à retenir la terre pendant les pluies et à fournir du bois pour le chauffage. Elles sont en fait ce qui subsiste de l'époque où les forêts couvraient la région et où on croyait encore aux fées... Une balade matinale dans le bocage, au lever du soleil, lorsque la faune se réveille petit à petit, est un merveille de sérénité et de beauté.

Parcs et réserves naturellesHaut de page
Qu’est-ce qu’un parc naturel régional  ?

Les parcs naturels régionaux sont créés pour protéger et mettre en valeur de grands espaces ruraux habités. Peut être classé "  Parc naturel régional  " un territoire à dominante rurale dont les paysages, les milieux naturels et le patrimoine culturel sont de grande qualité mais dont l'équilibre est fragile. Un parc naturel régional s'organise autour d'un projet concerté de développement durable, fondé sur la protection et la valorisation de son patrimoine naturel et culturel, à la différence d'un parc naturel national, dont l'objectif premier est de préserver un site naturel remarquable et fragile.

Réserves naturellesHaut de page

Bocage, boucles de la Seine, campagne du Perche, ou monts de la Suisse normande, la Normandie offre une infinité de paysages modelés par l'homme au fil du temps, marqués par les traditions agricoles et architecturales propres à chaque territoire. Les parcs naturels vous invitent à découvrir ces paysages et ce patrimoine, contribuant à leur préservation en développant l'activité touristique. Laissez-vous conter les parcs et les paysages normands !

La nature normande est riche, et nombreux sont les passionnés qui consacrent leur temps à la rendre plus riche encore à travers la création de somptueux jardins privés. À ces horticulteurs d'hier et d'aujourd'hui, nous rendons hommage en admirant de jardin et jardin, le fruit de leur travail. Chaque département comporte son lot de merveilles...

Les roseraies normandes

L'itinéraire des roseraies normandes est organisé autour de thèmes propres à chaque roseraie. Cet itinéraire fait escale en Seine-Maritime par les roseraies de Beaumont-Le Hareng, de Notre-Dame-de-Bondeville, du château de Mesnil-Geoffroy à Ermenouville, mais aussi à la roseraie du château d'Eu et au parc floral William Farcy à Offranville. Dans l'Eure, la roseraie du parc de Miserey conclut ce parcours. On trouvera des roses cultivées anciennes et contemporaines, mais aussi des roses botaniques (ou sauvages) et des roses sarmenteuses, des roses d'origine normande et des roses anglaises, des roses très parfumées ainsi que des roses sans aiguillons. Ce large éventail de formes et de couleurs, qui fait de la rose la reine des jardins, reflète aussi le rôle important qu'a joué la Normandie dans son histoire. Présentées dans des environnements très variés, ces collections de roses sont le fait de jardins publics aussi bien que privés. Pour visiter les roseraies, la meilleure période s'étend de juin à septembre.

En Seine-Maritime

ROSERAIES DE NOTRE-DAME-DE-BONDEVILLE

Mairie

NOTRE-DAME-DE-BONDEVILLE

Tél. 02 35 82 35 00

Accès libre.

ROSERAIE DU CHÂTEAU DE MESNIL-GEOFFROY

Ermenouville

Tél. 02 35 57 12 77

Ouvert du 1er mai au 30 septembre de 14h30 à 18h, tous les jours sauf mardi et mercredi. Groupes sur rendez-vous.

ROSERAIE DU CHÂTEAU D'EU

Office de tourisme

EU

Tél. 02 35 86 04 68

Ouvert tous les jours. Accès libre.

Dans l'Eure

ROSERAIE DU PARC DE MISEREY

Château de Miserey

MISEREY

Tél. 02 32 67 00 21

Ouvert du 1er avril au 15 août les week-ends, lundis et jours fériés de 14h30 à 18h30. Ouvert le dimanche du 1er septembre au 1er novembre de 14h30 à 18h30.

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