Le guide : FRANCE BIO : Vivre bio

Vivre bio

Points clés pour vivre bioHaut de page

Vivre bio est en réalité bien plus simple que beaucoup ne l'imaginent, et surtout ludique ! Il s'agit simplement d'adopter un mode de vie en harmonie avec l'environnement et soi-même et d'avoir les bons réflexes au bon moment ! Des petits riens qui font une grande différence... Mais attention : vivre bio est un ensemble, qui ne se limite pas à votre assiette ou à votre garde-robe ! Il faut prendre le taureau par les cornes (si, si !) et remonter à la source, à commencer par votre habitat et votre moyen de transport... Voici les 10 commandements de base pour vivre bio et futé !

Ta maison tu éco-penseras (façade orientée, récupération de l'eau de pluie, chauffage solaire, ampoules basse consommation, enduits naturels, etc. Cf dossier spécial habitat écologique)

Les transports en commun autant que possible tu privilégieras : métro, boulot, écolo ! Avec la marche à pied et le vélo tu renoueras et les sites de co-voiturages tu consulteras : covoiturage.fr, blablacar.fr, etc. Si possible, les nouvelles technologies tu adopteras : voiture électrique, liseuse numérique (votre sac de voyage n'en sera que plus léger)...

Les déchets tu limiteras (sacs en tissus réutilisables plutôt que sacs en plastique, mouchoir brodé plutôt que jetable, couches lavables, cup menstruelle au lieu des multiples tampons et serviettes hygiéniques qui sont un cauchemar pour l'écologie !) et tu trieras, car comme disait nos grand-mères : " on ne mélange pas les torchons avec les serviettes et encore moins le plastique avec le verre ! ".

Apprendre à réparer les choses est aussi une bonne manière de limiter les déchets, commencez petit, et prenez le pli : pourquoi ne pas apprendre à réparer votre vélo au lieu d'en racheter un neuf ! Encore une fois vous ferez des économies !

Les fruits et légumes de saison et locaux tu consommeras : une brusque envie de fraises, même bio, en pleine hiver, nécessite 5 litres de gasoil avant d'arriver dans notre assiette !

L'eau et l'électricité tu économiseras : fermer le robinet pendant qu'on se lave les mains ou brosse les dents, éteindre la lumière quand l'on sort d'une pièce, utiliser le fond de thé ou de café froid pour arroser les plantes...

Les remèdes de grand-mère tu appliqueras (cf dossier spécial)

Le recyclage tu prôneras : papier, vêtements, verre, sans oublier l'importance du compostage, possible aujourd'hui même en ville et même en appartement !

Vers le commerce d'occasion tu te tourneras : ne sous-estimez pas la richesse des brocantes et autres marchés aux puces qui regorgent de trésors n'attendant qu'une seconde vie, et auxquels vous pouvez participer pour vider vos armoires au lieu de tout jeter ! Sans oublier les friperies, bouquinistes, et même les enseignes revendant de l'électroménager recyclé. Votre porte-monnaie vous remerciera.

Tes enfants tu sensibiliseras, car il n'y a pas d'âge pour voir la vie en bio !

Cantines bio dans les écoles

Une loi votée en avril 2018 impose aux cantines et restaurants collectifs publics d'augmenter leur part de produits issus de l'agriculture biologique à hauteur de 50 % d'ici 2022. Ils devront également intégrer des produits issus de l'écolabel " pêche " et des produits portant le label rouge pour une meilleure qualité de protéines animales. Depuis 2012 une première loi créée par le Grenelle leur imposait déjà de se fournir à 20 % en produits bio. C'est ce qui a été le point de départ d'un sursaut dans les communes de France. Avec la crise de la vache folle et plus généralement les problèmes d'insécurité alimentaire, la restauration scolaire a souffert d'une remise en cause de la qualité des plats proposés sur le plan sanitaire et diététique. Dans ce contexte, le bio est progressivement en train de prendre de l'importance. Pourtant, il existe encore beaucoup d'obstacles à franchir. On peut distinguer deux principaux obstacles : la rareté des surfaces agricoles dédiées aux cultures biologiques d'une part, et, d'autre part, le temps que requiert la constitution de filières reliant les producteurs locaux aux restaurations municipales. Il y a donc un décalage que les maires dénoncent entre les objectifs fixés au niveau national, et les moyens disponibles pour les agriculteurs, afin de les appliquer au niveau local. Heureusement, les initiatives se multiplient partout en France. A chaque établissement, sa méthode. Il y a ceux qui font intervenir des infirmiers dans les classes. Il y a les autres qui se déplacent directement dans les fermes à la rencontre des agriculteurs et producteurs. Et puis il y a aussi ceux qui comptent sur les instituteurs pour prêcher les bonnes paroles alimentaires. Bref, tous les moyens sont bons pour faire comprendre aux petits le contenu de leur assiette. Un bon point. N'oublions pas qu'instaurer des cantines bio dans nos écoles, c'est aussi une manière de s'initier au goût, de découvrir de nouveaux aliments et ceux qui les cultivent, pour une génération future plus sensible aux questions de l'environnement. Le WWF et le syndicat national de la restauration collective préconisent une transition en douceur. Deux options : introduire progressivement des ingrédients certifiés AB, comme le pain, les légumes et les fruits, ou proposer un menu bio une fois par mois, puis une fois par semaine. Petit à petit l'oiseau fait son nid... Par exemple, depuis le lundi 5 janvier 2015, toutes les écoles de la ville de Grenoble proposent des repas bio et composés avec des produits locaux aux enfants. La Mairie écologiste annonce vouloir passer au 100 % bio au quotidien progressivement jusqu'en 2020. Outre le fait de préserver la santé de ses enfants, la ville s'engage aussi afin de réduire le gaspillage et d'aider les plus démunis. Grenoble a en effet mis en place un partenariat avec la Banque alimentaire de l'Isère pour que les aliments non consommés dans les écoles soient récupérés et redistribués aux associations caritatives. Enfin la ville lance également un programme de réduction des affiches publicitaires, et en vous promenant dans la rue vous pourrez tomber sur un photomaton à capteur solaire, proposant des photos d'identité " écolos ". Chapeau bas !

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