Le guide : FRANCE BIO : Vivre bio

Vivre bio

Points clés pour vivre bioHaut de page

Vivre bio est en réalité bien plus simple que beaucoup ne l'imaginent. Il s'agit simplement d'adopter un mode de vie en harmonie avec l'environnement et soi-même et d'avoir les bons réflexes au bon moment ! Des petits riens qui font une grande différence... Mais attention : vivre bio est un ensemble, qui ne se limite pas à votre assiette ou à votre garde-robe ! Il faut prendre le taureau par les cornes (si, si !) et remonter à la source, à commencer par votre habitat et votre moyen de transport... Voici les 8 commandements de base pour vivre bio et futé !

Ta maison tu éco-penseras (façade orientée, récupération de l'eau de pluie, chauffage solaire, ampoules basse consommation, enduits naturels, etc. Cf dossier spécial habitat écologique)

Les transports en commun autant que possible tu privilégieras : métro, boulot, écolo ! Avec la marche à pied et le vélo tu renoueras et les sites de co-voiturages tu consulteras : covoiturage.fr, etc. Si possible, les nouvelles technologies tu adopteras : voiture électrique...

Les déchets tu limiteras (sacs en tissus réutilisables plutôt que sacs en plastique, mouchoir brodé plutôt que jetable, couches lavables) et tu trieras, car comme disait nos grand-mères : " on ne mélange pas les torchons avec les serviettes et encore moins le plastique avec le verre ! "

Les fruits et légumes de saison et locaux tu consommeras : une brusque envie de fraises, même bio, en pleine hiver, nécessite 5 litres de gasoil avant d'arriver dans notre assiette !

L'eau et l'électricité tu économiseras : fermer le robinet pendant qu'on se lave les mains ou brosse les dents, éteindre la lumière quand l'on sort d'une pièce...

Les remèdes de grand-mère tu appliqueras (cf dossier spécial)

Le recyclage tu prôneras : papier, vêtements, verre, etc.

Tes enfants tu sensibiliseras, car il n'y a pas d'âge pour voir la vie en bio !

Cantines bio dans les écoles

Il y a quelques années, le WWF France lançait une campagne d'envergure nationale pour inciter le grand public à demander un minimum de 20 % de bio dans les cantines de nos enfants dès la rentrée 2012, conformément aux recommandations du Grenelle. C'est ce qui a été le point de départ d'un sursaut dans les communes de France. Avec la crise de la vache folle et plus généralement les problèmes d'insécurité alimentaire, la restauration scolaire a souffert d'une remise en cause de la qualité des plats proposés sur le plan sanitaire et diététique. Dans ce contexte, le bio est progressivement en train de prendre de l'importance. Pourtant, il existe encore beaucoup d'obstacles à franchir. On peut distinguer deux principaux obstacles : la rareté des surfaces agricoles dédiées aux cultures biologiques d'une part, et, d'autre part, le temps que requiert la constitution de filières reliant les producteurs locaux aux restaurations municipales. Il y a donc un décalage que les maires dénoncent entre les objectifs fixés au niveau national, et les moyens disponibles pour les agriculteurs, afin de les appliquer au niveau local. Heureusement, les initiatives se multiplient partout en France. A chaque établissement, sa méthode. Il y a ceux qui font intervenir des infirmiers dans les classes. Il y a les autres qui se déplacent directement dans les fermes à la rencontre des agriculteurs et producteurs. Et puis il y a aussi ceux qui comptent sur les instituteurs pour prêcher les bonnes paroles alimentaires. Bref, tous les moyens sont bons pour faire comprendre aux petits le contenu de leur assiette. Un bon point. N'oublions pas qu'instaurer des cantines bio dans nos écoles, c'est aussi une manière de s'initier au goût, de découvrir de nouveaux aliments et ceux qui les cultivent, pour une génération future plus sensible aux questions de l'environnement. Le WWF et le syndicat national de la restauration collective préconisent une transition en douceur. Deux options : introduire progressivement des ingrédients certifiés AB, comme le pain, les légumes et les fruits, ou proposer un menu bio une fois par mois, puis une fois par semaine. Petit à petit l'oiseau fait son nid... Par exemple, depuis le lundi 5 janvier 2015, toutes les écoles de la ville de Grenoble proposent des repas bio et composés avec des produits locaux aux enfants. La Mairie écologiste annonce vouloir passer au 100 % bio au quotidien progressivement jusqu'en 2020. Outre le fait de préserver la santé de ses enfants, la ville s'engage aussi afin de réduire le gaspillage et d'aider les plus démunis. Grenoble a en effet mis en place un partenariat avec la Banque alimentaire de l'Isère pour que les aliments non consommés dans les écoles soient récupérés et redistribués aux associations caritatives. Enfin la ville lance également un programme de réduction des affiches publicitaires, et en vous promenant dans la rue vous pourrez tomber sur un photomaton à capteur solaire, proposant des photos d'identité " écolos ". Chapeau bas !

Un point sur l'actualité et la loi : en novembre 2016, un amendement avait été voté pour rendre obligatoire dès 2020 un minimum de 40 % de produits locaux et de saison et un minimum de 20 % d'aliments bio dans toutes les cantines scolaires et restaurants collectifs de France. Un avenir qui s'annonçait radieux avant le cauchemar de la navette parlementaire et le passage de la loi au Conseil constitutionnel (sur demande du groupe parlementaire Les Républicains) qui l'a tout simplement rejetée au début de l'année 2017, jugeant la loi conforme sur le fond mais pas sur la forme. Heureusement les établissements publics se montrent plus en avance que la loi et prennent des initiatives d'eux-mêmes.

Rejoignez la communauté Petit Futé en 1 clic
Suivez-nous sur
Participez
à la communauté
Avis