Le guide : PECHE : AUVERGNE – Le barrage de Saint-Étienne-Cantalès (15)

AUVERGNE – Le barrage de Saint-Étienne-Cantalès (15)

A l'écart des autoroutes, le Cantal offre des belles routes pittoresques et montagnardes. Aurillac est desservi par le train (TER). Le lac de Saint-Étienne-Cantalès est à une vingtaine de kilomètres d'Aurillac.

LES DIFFÉRENTS SPOTSHaut de page

La majorité du domaine piscicole du département est formée par les cours d'eau de première catégorie avec 6 300 km de ruisseaux et rivières. La deuxième catégorie est essentiellement composée de plans d'eau de barrages hydroélectriques, au total 2 500 ha de retenue peuvent être pêchés.

Lac de Saint-Étienne-CantalèsHaut de page

Ce lac de 562 ha, situé à un peu plus de 500 m d'altitude, est établi sur la Cère. Également alimenté par l'Authre, il s'étend sur 13 km. Berges boisées d'accès facile. Présence d'îles et de presqu'îles. Ce lac dont les eaux sont de seconde catégorie est géré par les AAPPMA d'Aurillac, de Maurs et de Laroquebrou. Sa réputation piscicole n'est plus à faire et la fréquentation par les pêcheurs y demeure importante. Comme la plupart des retenues du Massif central, ce barrage est un haut lieu de la pêche aux carnassiers, en particulier pour le sandre qui fait l'objet de nombreux alevinages. Le barrage compte aussi une bonne population de carpes et de poissons blancs avec une mention spéciale pour les gardons et les brèmes. Enfin, il existe dans ce lac une variété de truites d'origine inconnue, dont l'aspect est proche de celui de la truite de mer. Au total, le lac présente la particularité rare d'abriter les cinq espèces de carnassiers : brochet, sandre, perche, black-bass et silure. Ces poissons peuvent atteindre des dimensions très appréciables. Les pêcheurs de cyprinidés y trouveront aussi leur compte avec des carpes pouvant dépasser quinze kilos. Globalement, l'accès à ce lac est facile, que ce soit du bord ou en bateau (plusieurs sites de mises à l'eau).

Depuis la vidange du lac en 1999, la fédération de pêche du Cantal et les AAPPMA gestionnaires ont mis en place un plan d'alevinage annuel servant à palier en partie le déficit de reproduction naturelle dû aux marnages importants. Parallèlement, ont été mis en place : des réserves temporaires balisées protégeant les zones de reproduction, un quota de carnassiers fixé à trois poissons par jour et par pêcheur et des zones réservées à la pêche de la carpe de nuit.

Ici, pêcheurs et baigneurs cohabitent sans problème, étant donné la quantité de spots. Pour la pêche du bord, le site de Renac regorge de possibilités sur tout le pourtour de la presqu'île généreusement couverte de feuillus et de sapins et parcourue de sentiers ombrageux. La pêche au coup sera fructueuse en face de la mise à l'eau, très appréciée des brèmes, gardons et tanches. Il est inutile d'affiner à l'extrême les montages : un hameçon numéro 18 ou 16 monté sur une pointe en 10 ou 12 centièmes fera parfaitement l'affaire. A la fin du printemps, on réalise de très belles pêches avec des asticots ou de minuscules vers de vase. La partie de l'île donnant sur la baie d'Espinet, à l'opposé du barrage, est aussi un excellent coin à poissons blancs, dont l'intérêt est renforcé par la présence de nombreuses carpes très peu sollicitées. Devant cette étendue immense, la pêche aux bouillettes sera rentable à condition de bien choisir son poste et d'entretenir un amorçage massif et constant. Les carnassiers sont à rechercher sur la pointe aval de la presqu'île, en face du barrage, ou au passage de la Carrière, qui relie la baie d'Espinet avec le lac proprement dit. Les pêcheurs locaux utilisent le plus souvent un vif, avec un flotteur coulissant de taille relativement modeste (plombé de 6 à 8 grammes). Mais l'idéal reste la barque, qui permet de prospecter les postes les plus encombrés au mort manié, à la tirette ou aux leurres souples. Les montures simplifiées, armées d'un seul triple moyen ou de deux tout petits, sont les meilleures pour ces techniques itinérantes. L'animation est lente, sans brutalité et, au moindre doute, après avoir rendu la main de quelques centimètres, ne ferrer que si ce geste est suivi d'une autre manifestation. On évite ainsi les accrochages intempestifs.

La CèreHaut de page

Elle prend sa source au pied du Plomb du Cantal (1 858 m), c'est un torrent de montagne avec cascades jusqu'à Vic-Sur-Cère. Ensuite, elle s'élargit et s'approfondit jusqu'aux lacs de retenue de Saint-Etienne-Cantalès et de Nèpes, puis poursuit son cours dans les départements de la Corrèze et du Lot. Elle recèle de belles truites sauvages pouvant atteindre 35 cm. En aval du barrage de Nèpes, jusqu'à la sortie du département, beaux parcours " mouche " (gorges en aval de la prise d'eau de Montvert). Espèces présentes : truites farios, ombres communs, goujons, vairons, chevesnes, barbeaux, écrevisses signal. A savoir : pour des raisons de sauvegarde de la truite fario de nombreuses réserves de pêche ont été instaurées en amont de Thiézac. Cette rivière est de première catégorie.

Lac de Garabit-GrandvalHaut de page

C'est l'un des joyaux de l'Auvergne. Ce lac de seconde catégorie piscicole, situé au sud-est du département, à 742 mètres d'altitude, s'étend sur 1 100 ha et 26 km de longeur. Sa profondeur atteint jusqu'à 79 mètres. Premier réservoir sur le bassin de la Truyère à 20 km au nord de Saint-Flour, cette majestueuse retenue ponctuée de deux chef-d'oeuvres, l'un moyenâgeux, le château d'Alleuze, l'autre moderne, le viaduc ferroviaire de Garabit, signé Gustave Eiffel, vous permettra au travers des grandes vallées s'éclatant en étoile, de remonter sur l'Aubrac via la vallée du Bes, de prospecter en direction de la Planèze et de Saint-Flour sur le bras du l'Ander, également de pêcher jusqu'aux portes de la Lozère en remontant la tête du lac après être passé sous le célèbre viaduc. La beauté du site ainsi que sa forte population en carnassiers (brochet, sandre, perche) en font une destination pêche très prisée, déjà sélectionnée par deux fois pour la coupe de France des carnassiers.

SE RENSEIGNER / SE FAIRE GUIDERHaut de page
Le barrage de la résistance

La construction du barrage de Saint-Étienne-Cantalès, aménagé sur la rivière Cère, affluent rive gauche de la Dordogne, se fit en plusieurs temps. 1933 : construction du batardeau amont, communément appelé barrage de Pradel. 1940/1945 : construction du Grand Barrage. L'entreprise de travaux publics Borie assura le génie civil tandis que les sociétés Alsthom, Charmilles, Schneider, Neyret, entre autres, participèrent à l'équipement électromécanique de l'usine électrique construite aux pieds de ce barrage qui mesure 70 m de haut et arbore une longueur en crête de 270 m. Le bourg de La Roquebrou fut particulièrement concerné par cette construction aménagée à 4 km en amont. Nombre d'ouvriers, autochtones ou non, habitaient la localité. La pénurie de personnel due à la mobilisation sous les drapeaux amena, en effet, l'entreprise Borie à faire appel, au cours de l'automne 1940, aux républicains espagnols venus chercher refuge en France lors de la prise de pouvoir par Franco et cantonnés dans le camp de Rivesaltes. Le barrage fut inauguré le 1er juillet 1945 par le Général de Gaulle accompagné du sultan du Maroc Mohamed V et de son fils Moulay Hassan et d'une foule de personnalités. Lors de son discours le Général fit remarquer avec une pointe d'humour : si on parle souvent de la résistance du barrage, on peut parler aujourd'hui du barrage de la Résistance...

SE RESTAURERHaut de page

Vous êtes ici au paradis du pique-nique ! Avec la qualité des charcuteries et la richesse quant au choix des fromages, il ne reste qu'à trouver un bon boulanger, pour préparer un panier royal et bien garni. Cela ajoute au plaisir de la pêche. Non ?

Recette : sandre au chou et croûte de cantal

Dans le Cantal difficile d'échapper au... cantal ! Le poisson ne fait exception à la règle. Alors on l'accommode à la sauce cantal ! Filets de saumon en brick au cantal, filets de daurade au cantal (avec poireau et vin blanc), papillote de cabillaud au cantal... Le sandre du lac de Saint-Etienne-Calarès aussi a sa version cantal. Le sandre est un poisson d'eau douce proche de la perche ou du brochet. C'est un poisson maigre, pauvre en lipides et en calories, mais riche en magnésium et en phosphore. Il se cuisine au four, en papillote, en croûte de sel, grillé, en filet...

Ingrédients pour 2 personnes : 2 filets de sandre sans peau, 200 g de chou à choucroute cuit, 10 cl de bon vin rouge, 1 pincée de sucre, fécule de pomme de terre, fleur de sel, poivre, 2 fines tranches de cantal " entre deux ", mie de pain, 6 petites pommes de terre Charlotte.

Préparation : saisir les filets avec du beurre sur les deux faces, réserver sur un plat à four, mixer au robot le cantal et la mie de pain et déposer sur chaque filet de poisson une grosse cuillère de mélange. Pour la sauce : faire réduire le vin rouge (avec la pincée de sucre) de moitié dans une casserole inox,

lier avec de la fécule, monter à feu très doux avec le beurre, réserver. Cuire les pommes de terre, réchauffer le chou dans une casserole. Mettre les filets de poisson au four (10 min a 170°C) et chauffer le chou en casserole. Servir dans une assiette creuse : napper de la sauce, puis disposer les filets grillés, les pommes de terre et le chou. Décorer avec de la ciboulette ou du persil. On peut accompagner d'endives braisées.

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