Le guide : Guide de l'Ecotourisme : Laponie

Laponie

Aller en Laponie, c'est prendre rendez-vous avec les étendues sauvages et désertes à perte de vue. Des terres, qui se devinent en Norvège, Suède, Finlande et Russie, mais dont les frontières restent mystérieuses, échappant aux définitions. Un espace où la nature règne en maître. Territoire des ours, gloutons, rennes ; des aigles ; des baleines et saumons. Les plaines, la forêt, la toundra, les fjords, les falaises et les lacs. Un décor de contes et légendes dans lequel se rencontrent trolls et père Noël. De son peuple originel, les Sames, dont l'héritage des traditions reste important, luttent encore grâce au Parlement same pour défendre et représenter leurs intérêts dans la société actuelle.

Toutes ces images qui viennent à l'esprit lorsque l'on pense à la Laponie, ce sont celles que l'on découvre en arrivant dans ces terres du Grand Nord. La diversité des paysages se mariant avec le changement des saisons. L'hiver, lorsque la neige recouvre de son manteau blanc les environs, les activités sportives telles que le ski ou les balades en traîneau battent alors leur plein. La magie de Noël résonne dans chaque village. Dans le ciel, le soleil laisse place au ballet fantastique des aurores boréales. Puis arrive l'été, et c'est un cadre totalement différent qui s'offre alors. La nature verdoyante réapparait. Les sentiers de randonnée deviennent le paradis des marcheurs, ou simples amoureux des grands espaces. Et les journées sans fin, d'un soleil qui ne se couche jamais. Terre de contrastes. Un voyage au-delà du cercle polaire arctique est une expérience fantastique et à part. Un voyage au bout du monde.

La Laponie
La Laponie
PopulationHaut de page
Les SamesHaut de page

Les Sames (qui considèrent l'ancienne appellation de Lapon comme péjorative et préfèrent à juste titre le terme de Same issu de leur langue) sont un petit groupe ethnique, comptant seulement 30 000 à 40 000 individus.

Ce souci témoigne d'un renouveau identitaire légitime. Des incertitudes planent encore sur leurs origines. D'aucuns évoquent des tribus nomades originaires d'Asie centrale. Suivant le recul de la frange glaciaire, ils se seraient dispersés jusqu'à atteindre le Nord de la Finlande et la Carélie orientale au cours du dernier millénaire av. J.-C. L'ethnie se divise en 4 groupes : les Sames des montagnes, les Sames des forêts, les Sames des lacs et des rivières et les Sames du littoral.

En Finlande, seule une minorité d'entre eux se consacre aux activités traditionnelles comme l'exploitation forestière et l'élevage des rennes, où le scooter des neiges a largement supplanté le traîneau. Géographiquement, ils sont aujourd'hui répartis sur l'ensemble de la Laponie, territoire de 260 000 km² (moins de la moitié de la France), à cheval sur quatre pays : la Norvège, la Suède, la Finlande et la Russie. Sur 135 000 Sames, 100 000 vivent en Norvège, 25 000 en Suède, 6 400 en Finlande et 2 000 sur la péninsule de Kola en Russie.

Le territoire des SamesHaut de page

Ils se sont établis dans la région la plus septentrionale de la Scandinavie, la Laponie. Les frontières de cette contrée, un royaume boréal entre steppes et forêts, perchées sur le toit de l'Europe, n'existent sur aucune carte. Ce territoire se répartit en arc de cercle, au nord du cercle polaire, entre Norvège, Suède et Finlande, débordant même sur la presqu'île de Kola en Russie. Les deux tiers environ du peuple same vivent en Norvège où ils sont éparpillés en petits groupes, depuis le Grand Nord jusqu'au lac de Femunden, déjà dans la partie sud du pays. Un squelette de type Same, trouvé à Varanger, semble prouver que ces peuplades ont vécu dans le nord du pays plusieurs siècles avant notre ère. Plus tard, ils se sont dispersés vers le sud. Ils habitaient les forêts de Namdalen, au nord de Trondheim, bien avant l'époque viking. Si l'on en croit les sagas islandaises, des Sames vivaient dans les montagnes de Dovre et plus au sud encore. Une baguette de tambour chamaniste, trouvée dans la vallée de Rendal, atteste de leur présence en ces lieux jusqu'au XVe siècle. Comme en attestent les gravures rupestres d'Alta (6 000 ans av. J.-C.), les Sames ont été les premiers habitants de la Laponie. Mais, trop dispersés et éparpillés sur un territoire trop vaste, ils n'ont jamais pu former leur propre Etat. Exclusivement chasseurs et pêcheurs, ils vivaient de façon semi-nomade. Très tôt, ils ont domestiqué le renne pour s'en servir comme bête de trait. Au même titre que le bison ou le caribou (cousin d'Amérique du renne) pour les Indiens, le renne d'Europe du Nord assurait au Same la base même de sa survie. Leur kota, tente conique, ressemble, à s'y méprendre, aux wigwams des Indiens d'Amérique. Sur les côtes de l'océan Arctique, les Sames chassaient aussi le phoque, le morse et la baleine. Les régions du nord étant riches en gibier, déjà au Moyen Age, les marchands de fourrures achetaient aux Sames des peaux de castor, de loutre, de renard et d'écureuil. Les frontières dans le nord ont été établies assez tardivement et ce n'est qu'en 1751 que la frontière entre la Norvège et la Suède a été complètement délimitée. Elle l'a été encore beaucoup plus tard, en 1826, entre la Norvège et la Russie. Au XVIIe siècle s'est produit un choc culturel : c'est l'arrivée de colons scandinaves, surtout des Norvégiens et des Finlandais, bien décidés à mettre en valeur ces régions pourtant peu propices à l'agriculture. L'installation de ces fermiers repoussait vers le nord les territoires de chasse des Sames, qui, de sédentaires, sont devenus nomades. Paradoxalement, c'est en Norvège, où la communauté de Sames est la plus importante (deux tiers de la population totale), que la reconnaissance a été la plus tardive. Il n'y a guère qu'une trentaine d'années que la scolarité en langue same est autorisée ! Seul peuple d'Europe à vivre en majorité au nord du cercle polaire, les Sames demeurent les représentants les plus occidentaux de la culture du renne, culture qui s'étend sur toute la bordure littorale arctique de l'Eurasie. Ils vivent aujourd'hui de l'arrière-pays de Trondheim à l'extrémité orientale de la presqu'île de Kola. Ils y cohabitent avec d'autres populations, généralement plus nombreuses, auxquelles ils tendent de plus en plus à s'intégrer. La plupart d'entre eux sont aujourd'hui bilingues. Ils constituent, sans aucun doute, l'une des minorités les plus menacées de toute l'Europe occidentale, risquant de disparaître. Intérieurement divisés par des dialectes assez différents pour interdire l'intercompréhension, de plus en plus minoritaires, ils doivent, en contrepartie des avantages que leur offre la civilisation moderne, s'intégrer chaque jour davantage aux Etats dont ils sont citoyens. L'abandon d'un mode de vie ancestral parfaitement adapté au milieu naturel est ressenti par certains d'entre eux comme une véritable aliénation. Des lois, visant à leur assurer ce que d'aucuns n'hésitent pas à appeler des " réserves ", ont été promulguées en Suède et sont discutées en Finlande. Les Lapons seraient-ils les Indiens de l'Europe ?

RépartitionHaut de page

On distingue trois groupes de Sames bien que le mode de vie nomade et l'occidentalisation moderne rendent difficile une délimitation aujourd'hui.

Les Sames des montagnes occupent un vaste territoire s'étirant de la péninsule de Varanger (au large de la mer de Barents) au lac de Femund (près de Røros, déjà dans le Sud). Nomades et éleveurs de rennes, ils pratiquent la transhumance à l'intérieur de la Laponie scandinave ainsi que dans les régions les plus désertiques de la Laponie finlandaise. Les rigueurs du milieu naturel les protègent le plus contre les influences extérieures ; ils constituent donc le groupe qui perpétue avec le plus de fidélité la culture et le mode de vie traditionnel.

Les Sames des forêts, dont la pêche était naguère la ressource principale, mènent encore sporadiquement une existence semi-nomade le long des rivières et des lacs. On les rencontre en Laponie suédoise, dans les paroisses finlandaises d'Inari et d'Utsjoki, dans la presqu'île de Kola. Mais l'agriculture et l'élevage se développent aux dépens des activités traditionnelles et contribuent fortement à leur sédentarisation. Ils habitent aussi la province de Finnmark, immense plateau dans le Nord. Cette région est traversée de nombreux cours d'eau. Ils vivent de chasse, de pêche, de récolte de baies, et surtout d'agriculture et d'élevage. Le groupe le plus important est formé par les Sames de la côte. Localisés dans les fjords du Nord, entre la péninsule de Varanger et le Tysfjord, ils ont adopté un mode de vie très semblable à celui des autres Norvégiens du nord du pays.

Les Lapons du littoral arctique, entièrement sédentaires, sont, pour la plupart, les descendants d'anciens éleveurs de rennes - pauvres, venus tenter leur chance parmi les populations norvégienne et finlandaise. Ils pratiquent la pêche et l'élevage. Leur niveau de vie, longtemps inférieur à celui des deux autres groupes, semble bénéficier du récent essor de la Laponie norvégienne. Si ce peuple ignore les frontières, les populations sames des divers pays ont connu une évolution différente. Paradoxalement, c'est en Finlande, où ils sont le moins nombreux, que les droits des Sames ont été reconnus le plus tôt. Dans ce pays, ils sont non seulement propriétaires de leur sol, mais aussi des richesses de leur sous-sol. C'est en Norvège que cette reconnaissance a été la plus tardive. Il n'y a guère plus de vingt ans que la langue same est admise à l'école.

La culture same

La culture des Sames est très spécifique, avec une poésie, une musique (le yaik), des légendes, des habitudes vestimentaires. Le costume reste un des éléments forts de l'identité same. Le modèle commun de départ s'est peu à peu différencié selon les groupes à tel point qu'un oeil exercé peut aisément identifier, en fonction des couleurs et de la distribution des galons qui l'ornent, la commune d'origine du porteur. Le bellinger est un pantalon en peau de renne, les skallers sont des chaussures également faites en peau de renne. Le kolt est le costume traditionnel, très spectaculaire et coloré, que portent les Sames. Il se compose d'une tunique de drap ou de feutrine de laine, couleur bleu roi, bordée de rubans et de ganses colorés. La ceinture est souvent ornée de plaques d'argent. La coiffe est soit assortie à la tunique, soit en forme de bonnet " des quatre vents ". La bande plissée, très colorée, qui orne le bas de la jupe des femmes, nécessite plus de 30 m de tissu !

TourismeHaut de page

Le tourisme est aujourd'hui un nouveau chapitre de l'économie locale. En Norvège, l'Express Côtier est une valeur sûre. Dans le reste de la région, les habitants exploitent de plus en plus la magie de leurs paysages afin de proposer une offre aux touristes. N'oublions pas que la Laponie est le repère du père Noël. Pour rencontrer Santa Claus, il faut franchir le Cercle polaire et se rendre à Rovaniemi.

Principales menaces écologiquesHaut de page

Les prédateurs comme les lynx, les aigles et les gloutons, vivent toujours au coeur des immenses forêts orientales du pays à proximité de la frontière russe. L'ours brun, jadis redouté au point qu'il était tabou de prononcer son nom (karhu), demeure le plus impressionnant. Ayant retrouvé son habitat, depuis la désertification des immenses sapinières de la Carélie russe annexée à la fin de la Seconde Guerre mondiale, il n'est désormais plus menacé d'extinction. Les loups, en revanche, ont quasiment disparu. La haine et la peur ancestrales de l'animal sont telles que dans l'est de la Finlande un loup repéré est immédiatement traqué. Le débat sur la chasse des loups réveille également des rancoeurs entre Suédois et Sames. Les loups, espèce menacée et protégée, sont chassés et tués par les Sames qui veulent protéger leurs troupeaux de rennes. Mais les directives européennes sont claires et il faut posséder un permis spécial pour avoir droit de tuer tout animal sauvage sur le sol de l'Union européenne...

Par rapport aux zones les plus polluées d'Europe, la Finlande, la Norvège et la Suède sont des exemples de préservation de l'environnement. Ils souffrent cependant de la pollution des pays voisins. La Russie figure au premier rang des pollueurs. La Pologne et l'Allemagne orientale sont également à l'origine d'importants rejets de déchets dans la Baltique. La Suède et la Finlande ont été aux premières loges de la tragédie de Tchernobyl.

Depuis plusieurs années, les défenseurs de l'environnement pointent du doigt l'élevage de saumon en Norvège. Selon eux, l'aquaculture norvégienne n'a rien à envier aux élevages de porc bretons : épandages nocifs, traitements aux antibiotiques...

Enfin, les problèmes liés à la pêche en mer Baltique, qui conduisent à un appauvrissement de la faune marine, doivent être mentionnés. La plupart des fonds marins de la Baltique sont morts ou près de l'être.

ÉcologieHaut de page
NorvègeHaut de page

La Norvège a adopté depuis longtemps le principe du recyclage sélectif où chaque habitant dispose d'une poubelle à papiers et d'une pour les autres déchets dans la mesure où ils ne sont pas en verre (des containers spéciaux pour les déchets en verre transparent et non transparent ont été disposés dans chaque quartier). La plupart des bouteilles en verre et en plastique sont consignées et peuvent être déposées dans les supermarchés.

On peut acquérir les véhicules électriques sans aucune taxe d'Etat (avantage tarifaire substantiel en Norvège puisqu'il divise le prix par 2), sans aucune vignette et sans payer les péages urbains. En d'autres termes, les véhicules électriques représentent une alternative sérieuse à étudier pour les autochtones ! Cette politique apparaît courageuse de la part d'un Etat qui vit de ses rentes pétrolières. Au demeurant, le parti écologiste norvégien réalise des scores faibles à chaque élection puisqu'une politique poussée constitue une priorité pour absolument chaque parti. Ainsi, il est déjà arrivé que des plans de construction de barrages électriques (créateurs d'emplois et d'activités pour les régions concernées) soient annulés pour préserver l'environnement naturel.

Comme la plupart des pays d'Europe du Nord, la Suède est très préoccupée par les questions environnementales. Mais plutôt que des législations répressives, elle a adopté la politique de responsabilisation de la population. Et le résultat est impressionnant, puisque les effets de ce choix se traduisent finalement par une plus grande liberté des individus face à la nature ! En effet, les Suédois disposent d'un droit coutumier, l'Allemansrätt. Grâce à la responsabilisation des individus, ces règles fonctionnent et ne nuisent finalement pas à la qualité de l'environnement.

Dans leur vie quotidienne, les Suédois ont adopté en masse le recyclage des déchets et le tri sélectif des ordures (responsabilité prise très au sérieux). Les rues des villes sont généralement propres, et la qualité de l'eau plutôt remarquable. Mais les Suédois sont conscients que leur environnement reste menacé et ils continuent de lutter pour le préserver.

Le Parlement a fixé 16 objectifs servant de base pour conduire à une Suède écologiquement propre dans le délai d'une génération. Parmi ces objectifs on compte : un air pur, une nappe phréatique de bonne qualité, des lacs et cours d'eau vivants, un urbanisme raisonné, la protection de la couche d'ozone, un impact climatique limité.

Malgré tout, l'industrie, les secteurs des transports, de l'énergie, de la forêt et de l'agriculture doivent encore faire des progrès et mieux prendre en compte les préoccupations environnementales pour atteindre tous les objectifs fixés par le Riksdag.

FinlandeHaut de page

" L'immense forêt silencieuse où l'action de l'homme laisse moins de traces encore que dans les solitudes scandinaves ou les immensités russes, où les champs ne sont que des clairières tolérées, les fermes, des îlots prouvant qu'un peu de culture s'est égarée jusque-là. " Poètes et romanciers finnois décrivent la Finlande avec une ferveur presque religieuse. Protégée par les habitants et superbement intacte, la nature a gardé ici toute son authenticité. En 1886, une loi, destinée à interdire la surexploitation des forêts, obligea tous les propriétaires forestiers à renouveler les coupes de leurs forêts. La force de l'économie forestière réside dans les soins jaloux que les particuliers prodiguent à leur bien, chaque génération voulant laisser aux suivantes des arbres en bon état. Les forêts sont donc soigneusement entretenues, poussent bien et fixent plus de gaz carbonique que le pays n'en produit. Par rapport aux zones les plus polluées d'Europe, la Finlande est un exemple de préservation de l'environnement. Elle souffre cependant de la pollution de ses voisins. La Russie figure au premier rang des pollueurs.

Allemansrätt ou le droit coutumier en Suède

Il s'agit du droit général de passage et de cueillette sur le sol d'autrui. Ce n'est pas une loi mais un droit coutumier qui prévoit que tout le monde peut se promener librement dans la nature, sauf dans les jardins des habitations. Vous pouvez cueillir des baies, des champignons et certaines fleurs sauvages, planter votre tente pour une nuit où vous voulez, à condition quand même de demander l'autorisation au propriétaire s'il se trouve à proximité. En contrepartie, il faut faire très attention à la nature et ne pas déranger les habitants de la région. La chasse n'est évidemment pas comprise dans cette liberté.

Faune et flore

Faune

Le renne est bien entendu l'animal le plus emblématique de Laponie, mais d'autres mammifères particuliers habitent cet écosystème, et principalement des prédateurs comme l'ours brun et le glouton.

Le glouton. Ce dernier est le plus grand représentant de la famille des mustélidés, qui comprend, entre autres, les fouines et les blaireaux. Ce mammifère carnassier mesure 40 cm de haut et 1 m de long et est connu pour sa faim insatiable - le nom est passé dans le langage courant -, mais aussi pour sa force et sa férocité. Chassant à l'affût, il s'attaque aux rennes et même aux élans, souvent posté sur les basses branches d'un arbre. Grand marcheur, il est extrêmement audacieux et il s'aventure jusque dans les cabanes des chasseurs et, malicieux, il visite les pièges et dévore les prises sans se faire prendre. Cet animal est l'un des plus redoutés du Grand Nord. Le glouton est la seule espèce en fort petit nombre et c'est sans doute une bonne chose pour les habitants car il pose un véritable problème. En effet, la perte de rennes due à un prédateur est toujours compensée par une indemnisation, après l'identification de l'animal, généralement portée à l'oreille. Or, la technique de chasse des gloutons fait qu'ils arrachent la tête du renne, rendant plus difficile la justification de la perte.

Le pygarque à queue blanche. Notons, parmi les animaux intéressants, un aigle de grande taille et à la silhouette massive : le pygargue à queue blanche, qui se plaît au bord des lacs et des fleuves propices à la prédation, dans la toundra et dans la forêt. Sur les côtes, il fréquente les falaises rocheuses escarpées. S'il prélève surtout le gibier d'eau et les poissons, il sait se nourrir de cadavres quand les temps sont durs. La Laponie abriterait environ 100 couples sur les 600 que possède l'Europe.

Le lièvre arctique, le renard et le lemming sont aussi des animaux emblématiques de cette région boréale.

Flore

La végétation locale est essentiellement une végétation de taïga et de toundra. Marquée par de très longs hivers de noirceur et par des étés très courts, d'une durée de moins de 3 mois, la toundra est la limite nordique de la taïga. La moyenne de la température de la période la plus chaude ne dépasse pas 10 °C. C'est pourquoi la couche supérieure du sol dégèle sur environ un mètre, alors que la couche profonde reste gelée ; c'est le pergélisol (sur plusieurs mètres). Dans un climat plutôt sec et froid, la végétation croît très lentement et demeure très basse, en partie pour échapper au dessèchement causé par le vent et le froid. Dans le Grand Nord, la toundra étale son tapis de mousses et de lichens parmi les bouleaux arctiques et les saules nains. Semblable à de la lande, souvent marécageuse, la toundra est recouverte d'une végétation de mousses, de bruyères et de myrtilles, qui s'éclaircit de plus en plus jusqu'aux neiges éternelles. Des arbustes peuvent pousser au sud mais plus au nord on ne rencontre qu'herbacées, lichens et mousses. Certains lichens pouvant avoir plus de 100 ans.

La croissance des végétaux est concentrée dans la courte période d'été alors que l'ensoleillement est presque continuel. Cette intense production végétale attire nombre d'oiseaux qui viennent s'y reproduire. De grands troupeaux migratoires, de plus petits mammifères comme les loups, les renards arctiques et les lemmings habitent également la toundra. Les insectes, les moustiques et les mouches se font facilement remarquer ! Les bouleaux et les pins composent les principales forêts dans les régions montagneuses.

Espaces naturels et aires protégéesHaut de page
NorvègeHaut de page

Parc national d'Ånderdalen. Situé sur l'île de Senja près de Tromsø (deuxième île du pays, en passe de devenir un site touristique important.), et classé parc national depuis 1970, il fait le paradis des randonneurs. Entourée d'imposantes montagnes surgies de la mer, cette vallée est couverte de marais et de bouleaux de montagnes, pour l'essentiel. Les pins, dont les formes rampantes et tourmentées s'accrochent aux falaises de la côte, ajoutent au caractère sauvage de l'endroit.

Parc national d'Øvre Pasvik. Situé à une centaine de kilomètres au sud de Kirkenes, il s'étend sur 67 km² de forêt vierge sur la calotte arctique. Créé en 1970, il a pour but de protéger la biodiversité de la forêt primaire de cette vallée. Ce petit appendice norvégien, qui descend, coincé entre la Finlande et la Russie, est une prolongation de la taïga russe avec ses pins, ses lacs, ses marais, et nombre de plantes occidentales (telles que le thé du Finnmark). Les végétations de l'est et de l'ouest se croisent et donnent un paysage unique. La grue cendrée, le cygne chanteur et la chouette harfang viennent jusqu'ici pour nidifier. C'est également l'une des plus grandes réserves d'ours bruns de la région. Et ses eaux sont riches en poissons (perches et brochets).

Parc national de Seiland. Devenue un parc national en 2006, l'île de Seiland située au large d'Hammerfest est la huitième grande île du pays, et se divise entre les communes d'Hammerfest, Alta et Kvalsund. Un seul petit port sur l'île, Hønseby, entouré de montagnes et de fjords.

Parc national d'Abisko. Etabli en 1909, à la date des premières lois sur la conservation de la nature, le parc national d'Abisko s'étire sur 80 km² et peut être traversé en 8 heures de route, jusqu'à la frontière norvégienne. Plaines, lacs, montagnes... ses paysages magnifiques sont multiples. Le parc abrite quelques espèces végétales rares comme l'orchidée lapone.

Parc national de Sarek. Etendu sur 2 000 km², le parc national de Sarek compte une centaine de glaciers, et quelques-uns des sommets les plus hauts de Suède. Terre vierge et sauvage, il offre des randonnées sublimes, mais gare à être très équipé et habitué car aucune balise ni refuge ne viennent troubler cette nature indomptée.

Parc national de Muddus. Situé entre les communes de Jokkmokk et Gällivare, le parc national de Muddus, fondé en 1946, est parcouru par plusieurs canyons, se dessinant à travers une forêt dense. De nombreux oiseaux y trouvent refuge au niveau des tourbières ; leur accès s'y voit même interdit de mi-mars à fin juillet - période de nidification. Le parc se trouve sur les régions classées au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1996.

FinlandeHaut de page

Parc national de Lemmenjoki. Créé en 1956, il est le plus grand parc national du pays. Situé au sud d'Inari, il est constitué majoritairement de pins et de marais. La célèbre rivière Lemmenjoki est le coeur historique du parc. Si l'on y croise élans, ours et aigles royaux ; il n'est pas rare en été d'y rencontrer également des chercheurs d'or !

Parc national de Pallas-Ounastunturi. Parmi les itinéraires balisés, la magnifique randonnée à pied ou à ski au coeur du parc national de Pallas-Ounastuntiru, troisième parc de Finlande par sa superficie. Entre Pallas et Enontekiö, ou l'inverse, vous traversez sur 55 km un plateau de montagnes dont les sommets respectifs, l'Outakka (Ounastunturi) et le Taivaskero (Pallastunturi), culminent à 723 m et 807 m. A mi-chemin, les conifères cèdent la place à des bouleaux rabougris, dont les fourrés rouges embrasent la nature lors de la ruska, l'automne lapon. Côté faune : élans, ours, lynx et gloutons ont élu domicile dans la zone. En été, bon nombre d'oiseaux migrateurs nidifient également dans le parc.

Parc national de Kevo. A une trentaine de kilomètres au sud d'Utsjoki, en direction d'Inari, le parc naturel de Kevo mérite le détour pour parcourir une partie de son grand canyon, long de 40 km, qui constitue la plus grande attraction naturelle de Laponie du Nord. Il faut le visiter par le nord, près de l'étroite rivière Kevojoki, afin de profiter du plus beau panorama de Kevo.

LAPONIE NORVEGIENNEHaut de page
Le spectacle des aurores boréales

Véritable phénomène lumineux, les aurores polaires fascinent depuis très longtemps. Si l'on retrouve des symboles liés aux aurores boréales sur les tambours chamaniques des Sames, les aurores australes, rares sous les latitudes méditerranéennes, ont toujours effrayé les populations du Sud. Au cours des campagnes d'Alexandre le Grand en Macédoine, Aristote dépeint " des déchirures du ciel nocturne derrière lesquelles on voit des flammes ". Et Sénèque renchérit : " c'est un gouffre par lequel le ciel entrouvert semble vomir des flammes ". En fait, l'aurore boréale commence en général par une petite lueur diffuse dans la direction du pôle. Puis une bande verdâtre apparaît au-dessus de l'horizon, ondule et scintille, en évolution constante vers le zénith. D'autres arcs suivent pour se déformer en des bandes mouvantes constituant de grandes draperies. Les pinceaux lumineux de l'aurore plongent dans une palette plus étincelante encore faite de verts, d'infrarouges et d'ultraviolets qui peignent la voûte céleste de couleurs transparentes et givrées. Ce sont des particules électriques qui entrent en collision avec l'atmosphère au-dessus du pôle magnétique, en émettant des rayons lumineux. Pendant les heures du minuit magnétique, entre 18h et 22h, cet éclairage naturel peut être si puissant qu'il permet de lire un journal. Elles sont plus fréquentes à la fin de l'automne, et jusqu'au début du printemps. Il est préférable d'éviter les nuits de pleine lune, et d'aller loin des lumières des villes pour admirer pleinement la danse des aurores boréales.

Bateaux de pêche à Reine, Lofoten.
Bateaux de pêche à Reine, Lofoten.
Kayak à Reine.
Kayak à Reine.
Northern Lights at Kvaløysletta, Kvaløya.
Northern Lights at Kvaløysletta, Kvaløya.
Sami en costume traditionnel, Comté de Finnmark.
Sami en costume traditionnel, Comté de Finnmark.
Plage de Skagsanden, Flakstad.
Plage de Skagsanden, Flakstad.
Aurore boréale, Norvège.
Aurore boréale, Norvège.
Aurore boréale près de Svolvaer.
Aurore boréale près de Svolvaer.
Sur une route des îles Lofoten.
Sur une route des îles Lofoten.
Spot de surf de Unstadt aux îles Lofoten.
Spot de surf de Unstadt aux îles Lofoten.
Le relief montagneux de la région nord.
Le relief montagneux de la région nord.
Maison de pêcheur, vers Reine, îles Lofoten.
Maison de pêcheur, vers Reine, îles Lofoten.
Skolestua Kafe dans les îles Lofoten.
Skolestua Kafe dans les îles Lofoten.
Vue depuis le sommet du Tjedbergtinden, aux Lofoten.
Vue depuis le sommet du Tjedbergtinden, aux Lofoten.
Les voyageurs peuvent se restaurer à Klatrekafeen.
Les voyageurs peuvent se restaurer à Klatrekafeen.
Lever de soleil dans le village de Å aux Lofoten.
Lever de soleil dans le village de Å aux Lofoten.
Le Maren Anna à Sørvågen.
Le Maren Anna à Sørvågen.
Lumières du nord.
Lumières du nord.
Kayak de mer dans les Lofoten.
Kayak de mer dans les Lofoten.
Au coeur des îles Lofoten.
Au coeur des îles Lofoten.
Lumières sur Moskenes, Lofoten.
Lumières sur Moskenes, Lofoten.
Excursion à la rencontre des baleines.
Excursion à la rencontre des baleines.
Aurores boréales sur le comté de Troms.
Aurores boréales sur le comté de Troms.
Vue sur Hammerfest depuis le promontoire.
Vue sur Hammerfest depuis le promontoire.
Les îles Lofoten sous la neige.
Les îles Lofoten sous la neige.
Vestvågøy, îles Lofoten.
Vestvågøy, îles Lofoten.
Balade en traîneau dans le comté de Troms.
Balade en traîneau dans le comté de Troms.
Nombreuses sont les options de randonnées aux Lofoten.
Nombreuses sont les options de randonnées aux Lofoten.
La Norvège du Nord, paradis des sportifs !
La Norvège du Nord, paradis des sportifs !
Nord-Norge
Nord-Norge
Laponie norvégienne
Laponie norvégienne
Village traditionnel de pécheurs dans les îles Lofoten.
Village traditionnel de pécheurs dans les îles Lofoten.
La Laponie norvégienne
La Laponie norvégienne
Le port d'Andenes.
Le port d'Andenes.
Le phare d'Andenes.
Le phare d'Andenes.
La ville d'Andenes.
La ville d'Andenes.
Observation des baleines près d'Andenes.
Observation des baleines près d'Andenes.
La ville de Narvik.
La ville de Narvik.
La ville de Narvik en hiver.
La ville de Narvik en hiver.
Vue sur Reine, Les îles Lofoten.
Vue sur Reine, Les îles Lofoten.
Printemps arctic dans le sud du Spitzberg.
Printemps arctic dans le sud du Spitzberg.
Fiche techniqueHaut de page
La Laponie norvegienne en brefHaut de page

Nom officiel : Royaume de Norvège.

Régime : Monarchie constitutionnelle.

Capitale : Oslo.

Superficie : 384 822 km² (dont 61 881 km² d'îles).

Pays frontaliers : Finlande, Suède et Russie.

Langues officielles : le norvégien (comprend deux standards différents à l'écrit : le bokmål et le nynorsk). Dans certaines régions, le sámi.

Fête nationale : le 17 mai.

Population : 5 084 000 habitants (2013).

PIB : 512,6 milliards de dollars (2013).

Indice de développement humain (classement ONU 2011 sur 187 pays) : 1er.

Empreinte écologique (2012 par ha/habitant) : 4,9.

La devise norvégienne est la couronne. La couronne norvégienne (kroner, abréviation NOK) est divisée en 100 øre. Il existe des pièces de 50 øre, de 1, 5, 10 et 20 NOK ; les billets se présentent sous forme de 50, 100, 500 et 1 000 NOK.

Taux de conversion : 1 € = 8,59 NOK. 1 NOK = 0,12 € (mars 2015).


Représentations diplomatiquesHaut de page
Avant de partirHaut de page

Décalage horaire : même heure qu'en France, + 1 par rapport au méridien de Greenwich.

Formalités : pour les Français et les ressortissants de l'UE, une carte d'identité valable ou un passeport. Les Canadiens devront présenter un passeport.

TéléphoneHaut de page

Pour appeler la Norvège depuis la France, il faut composer le 00 puis le 47 et le numéro de votre correspondant sans le zéro initial.

Il n'existe pas de préfixe de ville ou de région en Norvège. Les numéros de téléphone norvégiens sont à 8 chiffres.

Autrefois Alta n'était qu'une petite place de marché pour les Sames (Lapons) qui se réunissaient ici, jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, pour leurs foires en décembre et en mars. Aujourd'hui, Alta, gros bourg étiré en longueur, où l'on continue à pratiquer le troc, est devenu la plus grande ville du Finnmark avec 19 000 habitants, avec des liaisons quotidiennes par avion pour Oslo (toutes les 2 heures).

Avec des températures moyennes de - 8,5 °C en hiver et de 13,5 °C en été, Alta, qui couvre 3 840 km², reçoit des précipitations moyennes de 394 mm, c'est à dire moins qu'au Sahara ! Un marché aux puces se crée souvent spontanément sur la place du parking du supermarché. On y voit parfois des Sames dans leurs costumes chatoyants (la boutique Husfliden, dans le supermarché, vend de l'artisanat du Nord et des objets lapons authentiques), mais surtout des Russes de Mourmansk qui viennent vendre de tout et n'importe quoi. La rivière Alta est réputée chez les étrangers fortunés pour être l'une des meilleures rivières à saumons du monde. L'idéal est de remonter la rivière Alta jusqu'au fameux canyon Sautso (le plus grand d'Europe), à bord de longs bateaux fluviaux, spécialement conçus pour les rivières du Nord. Et surtout Alta est enregistrée par l'Unesco, World Heritage : les peintures sur rochers sont visibles au musée de Hjemmeluft.

Alta
Alta
KAUTOKEINOHaut de page
Traîneau à Kautokeino.
Traîneau à Kautokeino.
KARASJOKHaut de page

Il faudra traverser les plaines désertiques du Finnmark, filer sur de longues lignes droites à travers les forêts de bouleaux et la toundra et rencontrer quelques rennes au bord de la route, avant d'arriver à Karasjok. Située à une vingtaine de kilomètres de la Finlande, la petite ville de près de 3 000 habitants est la capitale des Sames. L'activité principale reste essentiellement l'élevage des rennes.

À voir – À faireHaut de page
Le renne

Pelage long et fourni, queue et museau courts, le renne est parfaitement adapté à son habitat. Ses sabots concaves et évasés comme des mini-raquettes de neige, presque disproportionnés par rapport à ses hautes pattes, lui permettent de se déplacer facilement. Dans l'eau, il s'en sert comme de pagaies (c'est d'ailleurs un excellent nageur). L'hiver, ce sont encore ses sabots qui lui permettent de trouver sa nourriture, en dégageant la neige qui recouvre le sol. Le renne peut ensuite repérer les plantes grâce à son excellent odorat, mais sa vue passe pour être médiocre.

On a longtemps cru que le renne ne se nourrissait que de lichens, mais la profusion de plantes, qui profitent de l'intense été arctique pour éclore et semer leurs graines, lui fournit une nourriture diversifiée qui lui permet d'affronter les rigueurs de l'hiver. En effet, feuilles tendres de saule et de bouleau, tiges épaisses d'angélique, herbes et lichens pullulent dans la toundra.

Cas unique chez les cervidés, mâle et femelle arborent des bois somptueux qui leur confèrent une allure altière. Le renne est capable d'atteindre la vitesse de 80 km/h. Sa domestication reste fréquente et il accepte de tirer de lourds traîneaux. Mais il est impossible de dresser un renne comme un cheval en cherchant à le guider par exemple.

Sur le plateau du Finnmark, le renne n'est pas à l'abri des prédateurs dont le loup et surtout le glouton, à la voracité légendaire. Les lynx et les ours prélèvent aussi leur tribut sur les hardes. Les jeunes faons peuvent succomber sous les crocs des renards polaires et sous les serres des aigles.

Quelque 250 000 rennes sont domestiqués en Norvège du Nord, et 40 000 rennes sauvages paissent sur le plateau d'Hardangervidda, dans le sud du pays.

La transhumance des rennes. En Laponie, au printemps, le spectacle des rennes traversant les fjords pour regagner leurs pâturages d'été est unique. A chaque fin de nuit polaire, 64 000 rennes quittent la toundra pour rejoindre les terres verdoyantes du Grand Nord. Ils sont accompagnés par les Sames, qui ayant obtenu une reconnaissance officielle de leur statut, se voient aider par l'Etat. La Norvège met en effet en place un bateau permettant d'aider les rennes à traverser les fjords pour retrouver leurs pâturages.

GJESVAERHaut de page

Au bout d'une petite route à l'ouest du Cap Nord, Gjesvaer se présente comme une petite rangée de maisons coincées entre les rochers et le large, avec une vue magnifique sur les îlots qui se dressent face au port. C'est également un point idéal de l'île pour admirer le soleil de minuit et ses 120 habitants disent même que c'est souvent plus ensoleillé ici qu'au cap Nord.

Le village est relié avec le reste de l'île par une route, qui n'existe que depuis 1976, remplaçant ainsi les voies maritimes qui étaient le seul moyen de venir à Gjesvaer.

Se logerHaut de page
Confort ou charmeHaut de page
Visites guidéesHaut de page
CAP NORDHaut de page

La montée sur le plateau arctique de Magerøy est impressionnante. La route grimpe en lacets dans un paysage lunaire. De petits lacs de couleur verte reflètent un ciel qui ne connaît pas de nuit en été, assombri seulement par le mauvais temps (assez fréquent, il faut le dire). En haut, on a l'impression qu'une lumière étrange se libère en surgissant de l'horizon arctique qu'aucune montagne n'obstrue avant le pôle Nord. Aucun arbre ne pousse. Les troupeaux de rennes se contentent d'un peu de lichen et d'herbe courte. Tout le long de la route, des pierres sont empilées en de petits monticules. Pour signaler un passage ou pour conjurer les mauvais esprits ?

Le cap Nord est une falaise de 307 m de hauteur qui s'élève au-dessus de l'océan Arctique. Un lieu à couper le souffle. Cependant, sans vouloir briser le rêve de beaucoup de voyageurs, le cap Nord est avant tout un lieu touristique, où le parking est payant, où les hôtels et même les campings sont chers. Voici le secret : Nordkapp n'est pas le point le plus septentrional d'Europe continentale. Ce prix revient à Knivskjelodden, que l'on n'atteint qu'après une randonnée de 18 km (aller-retour) inaccessible par véhicule. Là-bas, vous serez seul au monde, à l'extrêmité du continent ! Mais attention, si le cap Nord est la fin du monde, ce n'est pas encore le bout de la Norvège. Il reste encore l'immense plateau de Finnmarksvidda et la dernière ligne droite (même si elle fait des détours sur la carte) jusqu'à la frontière russe. Cette côte exposée aux fureurs de l'océan Arctique est dépourvue de la barrière des îles qui forment une ceinture protectrice plus au sud. Ici, quand la mer se déchaîne, elle martèle directement la roche nue.

Plus d'informations : www.nordkapp.no

Soleil de minuit au Cap Nord.
Soleil de minuit au Cap Nord.
Macareux sur les falaises de Gjesvaerstappan, Nordkapp.
Macareux sur les falaises de Gjesvaerstappan, Nordkapp.
À voir – À faireHaut de page
Avertissement

Le Cap Nord étant situé dans un environnement subarctique, sa nature est très vulnérable. Les traces que laissent les activités de l'homme - la circulation automobile, les feux de camp, le camping, le prélèvement des pierres - sont ineffaçables. Les randonnées permettent une découverte agréable de l'île, mais respectez le site : suivez les balises et les sentiers.

KJØLLEFJORDHaut de page
Sports – Détente – LoisirsHaut de page
Sports – LoisirsHaut de page

La commune de Gamvik possède plusieurs comptoirs de pêche pittoresques à visiter : Mehamn, Gamvik et Skjånes. L'endroit est un haut lieu de pêche et l'on déguste dans les restaurants du poisson fraîchement sorti de la mer de Barents. On peut admirer à Gamvik un phare réaménagé en hôtel tranquille. La vue est imprenable, les lumières, évidemment somptueuses.

Sports – Détente – LoisirsHaut de page
KONGSFJORDHaut de page

Kongsjford dépend de la commune de Berlevåg, qui se trouve à une trentaine de kilomètres. Les glaciers sont superbes, la région offre des paysages qui valent tous les kilomètres parcourus.

ARCHIPEL DE SVALBARD - SPITZBERGHaut de page

L'ensemble de l'archipel appartient à la Norvège depuis la fin de la Première Guerre mondiale et le traité de Paris de 1920. Les Français nomment souvent Spitzberg un archipel que les Norvégiens appellent Svalbard (ce qui signifie " côtes froides "). Svalbard est situé en plein océan glacial Arctique, à mi-chemin entre le cap Nord et le pôle Nord (soit à plus de 650 km au nord des côtes norvégiennes, à 1 000 km du Pôle). Cinq grandes îles et de nombreux îlots forment cet archipel de 63 000 km² - presque autant que l'Irlande - à la limite de la banquise permanente.

Il dresse ses pics rocheux hauts de 1 700 m dans un décor hivernal où il fait nuit pendant 2 mois et demi consécutifs. Spitzberg " Montagnes pointues ", la plus grande des îles (39 000 km²), est coupée en son milieu par Isfjord, le fjord de glace, au fond duquel se trouve Longyearbyen, petite ville minière d'environ 2 000 habitants. Désertée de toute civilisation humaine pendant très longtemps, elle est la seule habitée aujourd'hui.

Un climat polaire. L'archipel s'étend entre 10° et 28° de longitude est et 76° et 81° de latitude nord. Svalbard est un désert arctique avec très peu de précipitations, et les deux tiers de l'île sont recouverts de glace. Cependant, il reste de grands espaces pour faire des randonnées. Aujourd'hui, plus de la moitié du territoire est protégée à travers des réserves naturelles, des parcs nationaux, des réserves ornithologiques ou des réserves botaniques. De nombreuses espèces d'animaux polaires bénéficient également de ces mesures de protection : les oiseaux comme le macareux, le goéland sénateur, la sterne arctique et les mammifères comme le renard polaire, le renne arctique, les phoques et les baleines.

Une destination touristique récente

Jusqu'à ces dernières années, il n'y avait aucune infrastructure pour accueillir les touristes au Spitzberg. Les premiers vols organisés datent de 1959, quand la petite compagnie aérienne norvégienne Braatens utilisait la toundra comme piste d'atterrissage. L'aéroport de Longyearbyen ne fut ouvert qu'en 1975. Aujourd'hui, une ligne régulière (5 à 6 vols par semaine) dessert l'aéroport (à 1 heure 45 de vol de Tromsø) et une trentaine de charters atterrissent à Longyearbyen entre mai et septembre. Il n'y a pas bien longtemps, les premiers touristes se faisaient refouler à l'aéroport par les autorités. Dans le livre d'or de l'aéroport, on peut lire cette profession de foi de 1980 : " Les touristes peuvent aller au diable ! " Il faut dire que des individus farfelus, comme ces Espagnols qui voulaient aller de Longyearbyen au pôle Nord en mobylette et traîneau bricolé maison ou encore ce photographe français qui s'est fait dévorer par un ours blanc en voulant faire une belle photo, n'ont rien fait pour améliorer la réputation des touristes aux yeux des habitants. A présent, on assiste à une demande croissante pour découvrir cette nature fascinante à l'extrême limite de la civilisation. Bien que les deux tiers de l'île soient recouverts de glace, il reste de grands espaces pour la marche. N'oubliez pas que l'île de Svalbard subit un climat arctique et qu'il faut s'habiller en conséquence : coupe-vent, chaussures de randonnée, gants, bonnet... (températures moyennes en été de 4 °C à 12 °C).

LONGYEARBYENHaut de page

Longyearbyen est situé dans une large vallée de sable, de pierre et de boue avec un torrent sinueux au milieu. Sur le port, on trouve des entrepôts et quelques rares boutiques. A droite du port, l'église et les bureaux du Sysselmann, le gouverneur de l'île. A gauche, le grand bâtiment central avec le café Busen (seule restauration sur l'île), l'école, l'hôpital et les maisons d'habitation, reliées entre elles par un réseau de grands tuyaux rouillés. Ce sont les câbles électriques et les conduites d'eau qui ne peuvent pas être enterrés en raison du sol permagel. De petits ponts en dos-d'âne passent par-dessus ces tuyaux pour que les scooters de neige puissent les franchir en hiver. Les maisons en bois sont de couleurs vives. Il n'y a guère que quelques kilomètres de route autour de Longyearbyen : l'hélicoptère, le bateau et le scooter de neige assurent tous les transports. On peut aussi louer des vélos et des chevaux islandais pour se déplacer. Des randonnées dans de grandioses paysages d'icebergs sont organisées par les agences d'hébergement. Spot propose des croisières sur les côtes, une randonnée " la plus septentrionale du monde " et des excursions à l'intérieur de la banquise.

Pour partir en randonnée individuelle, il faut prévenir les services du gouverneur, avoir une expérience de la montagne et un équipement approprié, savoir lire une carte et, surtout, être capable de manier une arme à feu. La présence permanente des ours polaires et le danger réel qu'ils représentent rend obligatoire le port d'une carabine de gros calibre que l'on peut louer sur place. Location d'une arme de gros calibre : environ 300 Kr par semaine. L'archipel compte environ 3 000 ours blancs. Bien que la banquise soit leur habitat naturel, il n'est pas rare d'en rencontrer sur la terre ferme. L'ours polaire a un odorat très développé qui lui permet de repérer la présence de l'homme à plusieurs kilomètres. Le reste de la faune est composé de renards polaires et de rennes plus petits que ceux de Norvège, ainsi que d'animaux aquatiques comme des morses et des phoques.

LAPONIE SUEDOISEHaut de page
Rennes de Laponie.
Rennes de Laponie.
La ville de Gammelstad et ses maisons colorées.
La ville de Gammelstad et ses maisons colorées.

C'est au fond du Golfe de Botnie que l'on pourrait deviner les frontières de la Laponie suédoise. Là où les habitations se font plus rares, laissant place à de sombres villes minières, et où la faune et la flore semblent contrôler les environs. Mais décrire la Laponie est bien plus complexe que cela, tant les paysages sont différents et se dessinent au fil des saisons. Des denses forêts aux montagnes, des plaines aux archipels sur la côte. Des hivers rudes sous la neige recouvrant le paysage d'un blanc étincelant, aux étés plus doux quand l'herbe revient courir dans les plaines, devenant alors le paradis des randonneurs. Un des derniers territoires sauvages d'Europe, l'UNESCO a décidé d'inscrire les lieux sur la liste du patrimoine mondial. La Laponie possède en effet des processus géologiques, biologiques et écologiques en cours (les grands cours d'eau glaciaires erratiques...), des phénomènes naturels exceptionnels (aurores boréales...) et une importante diversité biologique (flore alpine, ours bruns...).

Historiquement, le site est également intéressant. Occupées de manière continue par les Sames depuis la préhistoire, les terres lapones sont une zone de transhumance, où ont lieu les migrations de grands troupeaux de rennes. L'interaction entre l'Homme et l'environnement naturel est donc très importante et mérite d'être protégée.

Etendue sur 110 000 km², la Laponie suédoise représente le quart de la superficie du pays. La population, estimée à 123 000 habitants, est principalement concentrée dans trois agglomérations : Jokkmokk, Gällivare et Kiruna. En dehors de ces villes, la densité de population n'atteint pas un habitant au kilomètre carré.

Il vous faudra parcourir environ 500 km pour traverser la région, de Luleå aux massifs d'Abisko, en suivant l'E10 qui mène du Golfe de Botnie à la frontière norvégienne.

Rennes dans la neige de Laponie.
Rennes dans la neige de Laponie.
La Laponie suédoise
La Laponie suédoise
Fiche techniqueHaut de page
La Laponie suedoise en brefHaut de page

Nom officiel : Royaume de Suède.

Régime : Monarchie constitutionnelle.

Capitale : Stockholm.

Superficie : 449 964 km².

Pays frontaliers : Norvège et Finlande.

Langues officielles : suédois.

Fête nationale : le 6 juin.

Population : 9 593 000 habitants (estimation 2013).

PIB : 579,7 milliards de dollars (2013).

Indice de développement humain (classement ONU 2011 sur 187 pays) : 12e.

Empreinte écologique (2012 par ha/habitant) : 6,5.

La devise est la couronne suédoise, krona en suédois (abréviation SEK ou KR).

Taux de conversion : 1 € = 8,94 SEK ; 1 SEK = 0,11 € (mars 2015).


Représentations diplomatiquesHaut de page
Avant de partirHaut de page

Décalage horaire : pas de décalage horaire entre la Suède et la France. La Suède adopte les mêmes heures d'hiver et d'été.

Formalités : carte d'identité pour les ressortissants de l'UE ou passeport en cours de validité.

TéléphoneHaut de page

Pour appeler la Suède de l'étranger, faites le 00 + 46, suivi de l'indicatif local et du numéro du correspondant, sans le zéro initial. Les numéros commençant par 07 sont les portables.

Située à 68° de latitude nord au-dessus du cercle polaire, cette cité, plongée en hiver dans l'obscurité et la neige pendant plusieurs mois, porte un nom qui, en lapon, signifie " perdrix blanche ". On peut y admirer le soleil de minuit entre le 31 mai et le 14 juillet.

Kiruna fut édifiée à partir du XVIe siècle par des chasseurs lapons qui devinrent par la suite éleveurs de rennes. Elle se targue d'avoir été pendant longtemps la municipalité la plus étendue du monde avec 20 000 km² ! De nos jours, ils ne sont plus que quelques centaines de Lapons, sur une population de 18 000 habitants. C'est à partir de 1900, lorsque débuta l'exploitation du minerai de fer dans les montagnes environnantes, que Kiruna connut un véritable essor. Aujourd'hui, surplombant de sa masse orangée la plaine steppique ainsi que la petite ville, la mine de Kiirunavaara est une des plus grandes mines souterraines du monde. A ce titre, elle est ouverte aux visiteurs qui peuvent découvrir, à plusieurs centaines de mètres sous terre, les méthodes d'extraction et de traitement du minerai, opérées par LKAB.

De cette activité, Kiruna porte les stigmates : entourée à l'est et au sud d'une ceinture de petits pavillons, d'entrepôts, de garages, de voies ferrées, et bordée par un lac que traversent des complexes métallifères, la ville en elle-même est dénuée de tout charme. Néanmoins, on peut y découvrir une curieuse église en bois rouge construite en 1912 sur le modèle d'une hutte lapone. Dans un style plus moderne, son hôtel de ville est également insolite : datant de 1964, c'est une bâtisse rectangulaire de brique rouge d'où émerge une tour métallique ornée d'horloges sur ses 4 côtés. Ce clocher surréaliste se repère d'ailleurs facilement compte tenu de sa taille.

Dans les années à venir, la ville va subir d'importants changements. En effet, situé non loin du coeur de la mine, le centre-ville va devoir être déplacé car le sol s'affaisse sous les fissures provoquées par le creusement souterrain. La décision de déplacer le centre de 7 km soulève de nombreux problèmes, notamment pour l'église et l'hôtel de ville que les Suédois veulent bien évidemment conserver ! C'est une première dans l'histoire de l'urbanisme que ce déplacement de ville - le processus est d'ailleurs expliqué lors de la visite de la mine LKAB. Le processus a beau avoir déjà été engagé, l'essentiel sera fait pour... 2033. Et l'ensemble du projet prendra fin dans un siècle...

Hôtal enneigé de Kiruna.
Hôtal enneigé de Kiruna.
PratiqueHaut de page
Tourisme – CultureHaut de page
À voir – À faireHaut de page
ABISKO ÖSTRAHaut de page

Abisko Östra est située à 35 km de la frontière norvégienne et à 380 m d'altitude dans une vallée du nord de la Laponie, cette minuscule bourgade surplombe l'eau bleue métallique du lac Torne Träsk dans un paysage un peu lunaire de montagnes sombres et ventrues. Le village en lui-même est dénué de charme.

Ce ne sont que quelques maisonnettes, avec une pompe à essence, une supérette, un petit hôtel et une gare située sur la ligne de train Luleå-Narvik via Kiruna. En face de la gare, de l'autre côté des rails, l'auberge de jeunesse est franchement tristounette et ne donne vraiment pas envie de s'y arrêter pour la nuit : elle est proche d'une piste pour hélicoptères et l'environnement n'est pas du tout entretenu. Il est vrai que c'est la moins chère du coin et que sa salle à manger est bien agréable.

En poursuivant la route le long de la ligne de train, à 1 km environ d'Abisko Östra, on atteint Abisko Turiststation, où se concentre l'essentiel de l'activité touristique de la région.

Sports – Détente – LoisirsHaut de page
Sports – LoisirsHaut de page
LA PISTE ROYALE – KUNGSLEDENHaut de page
Sports – Détente – LoisirsHaut de page
Sports – LoisirsHaut de page
LAPONIE FINLANDAISEHaut de page

Si Rovaniemi est à 830 km d'Helsinki, Kilpisjarvi 1 200 km et Utsjoki 1 350 km, ce n'est qu'une petite idée des distances qu'il faut parcourir pour arriver ici en Laponie finlandaise. Cette partie du pays qui abrite plus de rennes que d'êtres humains est un endroit où la nature prédomine. En ces terres sauvages, d'une extraordinaire splendeur, les montagnes aux sommets arrondis n'atteignent pas des hauteurs considérables, à peine plus de 1 000 m. Leur énigmatique et singulière beauté donne néanmoins encore un peu plus de relief aux dernières terres sauvages d'Europe. Elles ondulent à perte de vue, couvertes de forêts de sapins, de pins et de bouleaux qui poussent sur leurs pentes. Entre les tunturis (petites montagnes aux sommets arrondis par l'érosion) miroitent des lacs sauvages nimbés d'un halo mystérieux et des rivières aux multiples méandres. Parmi ces paysages, les agglomérations sames sont étonnamment modernes. Les villages n'ont pas disparu. Ils ont été reconstruits, après avoir été systématiquement détruits par l'armée allemande en 1944. Il ne reste quasiment aucun bâtiment témoignant du passé. Seuls quelques hameaux à l'écart des grands axes ont échappé à la haine et à la furie d'une armée en déroute. La campagne de reconstruction d'après-guerre a malheureusement détruit les quelques vestiges architecturaux d'inspiration same. Si les centres urbains n'ont bien souvent aucun charme aujourd'hui, ils constituent cependant des points de chute très appréciables sur la route vers le Grand Nord. Route parsemée d'activités : prestations et parcours de ski ou de glisse en hiver, kayak, descente en rafting ou randonnées en été. La densité du réseau de pistes, aussi bien dans les montagnes et les forêts que sur les plans d'eau, offre un terrain de jeu inégalable. Région de rêve pour les pêcheurs expérimentés, la Laponie a développé ses prestations en la matière et facilité l'accès aux sites. Le saumon, la prise souvent la plus recherchée, se trouve dans les rivières de Sima, Tena, Tornio-Muonio... En Laponie du Nord, le lac Inari et la légendaire rivière de Tena demeurent des références. Avis aux amateurs... Parallèlement, les étendues septentrionales se prêtent bien à la pêche sportive dans les rapides glacés en été et aux promenades à skis dans les solitudes ouatées de l'hiver.

Paysage de montagne enneigée en Laponie.
Paysage de montagne enneigée en Laponie.
Une aurore boréale en Laponie.
Une aurore boréale en Laponie.
Traineau en Laponie.
Traineau en Laponie.
La Laponie
La Laponie
Fiche techniqueHaut de page
La Laponie finlandaise en brefHaut de page

Nom officiel : République de Finlande.

Régime : République parlementaire.

Capitale : Helsinki.

Superficie : 338 145 km², dont 10 % d'eau, 68 % de forêts et 8 % de terres cultivées.

Pays frontaliers : Norvège, Suède et Russie.

Langues officielles : finnois et suédois.

Fête nationale : le 6 décembre.

Population : 5 439 000 habitants (2013).

PIB : 267,3 milliards de dollars (2013).

Indice de développement humain (classement ONU 2013 sur 187 pays) : 24e.

Empreinte écologique (2012 par ha/habitant) : 5.

La Finlande fait partie de la zone euro. Cependant, les pièces de 1 et 2 centimes ne sont pas utilisées, les achats en liquide faisant l'objet d'arrondi au nombre supérieur ou inférieur en fonction de la somme.

Représentations diplomatiquesHaut de page
Avant de partirHaut de page

Décalage horaire : : + 1h. Lorsqu'il est 10h en France, il est déjà 11h en Finlande. L'heure d'hiver est également appliquée.

Formalités : pour les ressortissants de l'UE, une carte d'identité ou un passeport en cours de validité.

TéléphoneHaut de page

Pour appeler de France en Finlande, composer dans l'ordre : 00 358, suivi du numéro de votre correspondant sans le 0. Exemple pour Helsinki dont le code régional est (09) : 00 358 9 123 4567.

Pour appeler de Finlande en France : 00 33 suivi du numéro de votre correspondant sans le 0.

Pour appeler de Finlande en Finlande : composer le numéro de votre correspondant avec le 0.

LAPONIE DE L’OUESTHaut de page

La route remonte du golfe de Botnie vers le Grand Nord et la Norvège en longeant la frontière suédoise et en passant par Tornio (740 km d'Helsinki), Kittilä, Enontekiö (Hetta), Kilpisjärvi (1 200 km d'Helsinki).

Tornio, au nord du golfe de Botnie, à 15 km de Kemi, est un bon point de départ pour la découverte de l'Ouest de la Laponie. La route (E8-21) longe la frontière suédoise et traverse une vallée fertile avant d'atteindre Ylitornio, à 70 km au nord, dominée par la colline Aavasaksa.

Le sommet constitue le point le plus au sud pour admirer le soleil de minuit. A la Saint-Jean, les locaux s'y rassemblent pour admirer l'astre solaire. Quelques kilomètres supplémentaires sont cependant nécessaires pour franchir le cercle polaire.

AAVASAKSAHaut de page

La route 21 part de Tornio vers Kilpisjärvi et longe la rivière Tornio. En chemin, elle offre de nombreuses haltes agréables. Le seul point d'intérêt d'Aavasaksa est sa colline, la " colline du Soleil " qui attire chaque année de nombreux visiteurs venus ici admirer le soleil de minuit, au niveau du cercle polaire. En été, de nombreux chemins de randonnées permettent de longer la rivière et de traverser la forêt. En hiver, pistes de skis et randonnées en chiens de traîneaux, rennes... En haut de la colline, on trouve une tour d'observation, une maison construite pour un tsar et un pavillon faisant office de café en été. Le parc national aux alentours est protégé.

ÄKÄSLOMPOLOHaut de page

Au nord-est de Kolari, et à l'ouest de Kittilä, le silence règne en maître, annonçant le décor austère et accidenté du Nord-Ouest. La commune d'Äkäslompolo (route 940) au bord d'un lac abrite également à proximité le mont Ylläs (le village des Sept Sommets) l'une des plus importantes stations de ski de descente du pays. La densité du réseau d'itinéraires balisés pour les randonneurs et les skieurs de fond, véritable terrain de jeux grandeur nature, rend la région particulièrement attractive. Äkäslompolo fait aussi office de points de départ pour les activités, les hébergements ou la randonnée.

Se restaurerHaut de page
Bien et pas cherHaut de page
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Sports – LoisirsHaut de page
YLLASJÄRVIHaut de page

Ylläsjarvi est un village qui s'étend au sud du mont Ylläs. La station de ski Yllas Ski Resort (qui fonctionne en partenariat avec celle d'Akaslompolo au nord, Yllas Ski) n'est qu'à 5 km. A l'inverse d'Akaslompolo, qui est un petit village animé, Ylläsjarvi est plutôt calme et l'animation se concentre autour de la station de ski.

Paysage enneigé de la Laponie finlandaise, Kittilä.
Paysage enneigé de la Laponie finlandaise, Kittilä.

Muonio (2 800 habitants), point de ravitaillement du nord-ouest de la Laponie, à la frontière de la Suède délimitée par la rivière Muonionjoki, est proche du célèbre parc national Pallas-Ounastunturi qui abrite notamment l'un des plus beaux itinéraires de randonnée de Finlande. A mi-chemin entre Enontekiö (Hetta) et Kittilä, respectivement situées à 80 km, la commune mérite donc une halte ne serait-ce que pour se renseigner sur les nombreuses activités sportives proposées autant en hiver qu'en été. L'agriculture, l'élevage des rennes et le tourisme constituent les principales sources de revenus de la région.

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Tourisme – CultureHaut de page
Se logerHaut de page
Confort ou charmeHaut de page
Se restaurerHaut de page
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LAPONIE DU NORDHaut de page

Nous voilà arrivés dans le Grand Nord finlandais, encore quelques kilomètres et la frontière norvégienne ou russe vous barre le passage. Cette région est connue pour abriter de nombreux lacs, dont le plus grand est sans doute le lac Inari, troisième plus grand de Finlande et neuvième plus grand d'Europe. Bien au-dessus du cercle polaire, ces lacs sont gelés une grande partie de l'année, généralement de novembre à avril. Les quelques mois qu'il reste, ils sont ouverts à la navigation pour de magnifiques excursions en bateau.

ENONTEKIOHaut de page

C'est ici que l'on pénètre dans le " bras finlandais " qui s'enfonce à l'extrême Nord-Ouest du pays entre la frontière suédoise et norvégienne. Enontekiö-Hetta, sur la route du Cap Nord, constitue la troisième commune de Finlande par sa superficie (8 464 km2). Aux portes septentrionales du Parc national Pallas-Yllästunturi, elle bénéficie également d'une situation idéale sur les rives de l'Ounasjärvi. Si le soleil est de la partie, les couleurs sont splendides. De belles prairies s'étendent entre le bleu des rivières et les hauteurs des Ounastunturi, dominées par le sommet arrondi d'Outakka qui culmine à 723 m. L'élevage de rennes continue par ailleurs à occuper une place non négligeable pour les Sames, qui représentent 17 % de la population de Enontekiö.

À voir – À faireHaut de page

La route qui mène d'Ivalo à Inari traverse un paysage de toute beauté épousant les échancrures du lac Inari. On accède ainsi au village d'Inari. La nature environnante et le passionnant centre culturel same (SIIDA) sont de bonnes raisons de séjourner dans la région.
En effet, cette commune concentre l'essentiel de la culture same en Finlande. 7 800 habitants (2 000 Sames) sont ainsi répartis sur une superficie de 17 231 km², même si le village lui-même n'a que 550 habitants !
Les amateurs de ski et randonnées ne seront naturellement pas en reste car cet immense espace, dont 70 % du territoire est protégé, alterne parcs nationaux, monts, réserves et marais. Son superbe lac Inarijärvi est le deuxième du pays par son étendue (1 400 km² - 3 100 îles).

Les Skolts

Les dimensions impressionnantes d'Inari, la commune la plus étendue en superficie de Finlande, induisent une très faible densité. La population y est donc très clairsemée : 2 000 Sames vivent sur place, dont 500 Skolts. De religion orthodoxe, ces derniers ont fui l'annexion soviétique de la région de Petsamo en 1944. La plupart se sont réfugiés à Nellim, à 45 km au nord-est d'Ivalo et à Sevettijärvi, où ils se distinguent encore par leurs costumes et leur dialecte mêlé de russe.

<p>Lac Inari</p>

Lac Inari

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Tourisme – CultureHaut de page
LAPONIE CENTRALE ET ORIENTALEHaut de page

L'isolement et un climat inhospitalier ont préservé la nature. Les montagnes de l'âpre Finlande septentrionale, aux sommets arrondis, n'atteignent pas des hauteurs considérables, à peine plus de 1 000 m. Leur énigmatique et singulière beauté donne néanmoins encore un peu plus de relief aux dernières terres sauvages d'Europe. Elles ondulent à perte de vue, couvertes de forêts de sapins, de pins et de bouleaux qui poussent sur leurs pentes. Entre les tunturis miroitent des lacs sauvages nimbés d'un halo mystérieux et de rivières aux multiples méandres.

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LUOSTO - PARC NATIONAL PYHATUNTURIHaut de page

Le village de Luosto, à 130 km au nord-est de Rovaniemi, est à une dizaine de kilomètres du parc national Pyhätunturi (49 km²) au nord de Kemijärvi. C'est une zone idéale pour s'imprégner de la nature arctique et profiter des infinis sentiers de randonnée. C'est à Luosto que l'on peut faire ses courses et organiser son séjour, car le parc est entièrement sauvage, on y trouve seulement des toilettes et quelques chalets à réserver à l'avance auprès du Naava Center. Les activités alternent selon les saisons. Pêche, canoë et marche à pied en été alors qu'en hiver, les pistes de descente et de fond sont ouvertes dès le mois de novembre. La forêt se prête également aux excursions en traîneau (rennes ou huskies) ou raquettes.

Région de Luosto
Région de Luosto
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Sports – Détente – LoisirsHaut de page

Située à 64 km à l'est de Kemijärvi et à 80 km au sud de Savukoski, Salla est un petit village paisible de 5 000 habitants doté d'une agréable station de ski. C'est aussi la commune lapone la plus proche de la Russie. Une partie du village a été détruit par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, tout comme la voie ferrée qui le reliait à la Russie. Comme cette voie n'a toujours pas été remise en état, seuls des bus permettent d'aller en Russie deux fois par semaine (le lundi et le jeudi) mais il faut penser à faire établir son visa russe à l'avance.

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