Le guide : Guide de l'Ecotourisme : France

France

La France métropolitaine s'étend sur une superficie de 545 000 km2 divisée en 22 régions et 96 départements. A cela, s'ajoutent les territoires d'outre-mer (5 départements et 8 collectivités) hérités du passé colonial de la France et couvrant environ 120 000 km2.

La métropole est reconnue pour sa remarquable diversité de paysages. Elle abrite des plaines, couvrant les 2/3 du territoire ; des massifs montagneux, dont les Pyrénées, le Massif central, les Vosges et les Alpes, avec le mont Blanc comme point culminant du haut de ses 4 807 m d'altitude, et des côtes, la France étant ouverte sur 4 espaces maritimes : la mer Méditerranée, l'océan Atlantique, la Manche et la mer du Nord.

La métropole connaît trois types de climat : le climat continental dans les régions centrales et à l'est ; le climat méditerranéen au sud et le climat océanique dans les régions situées à l'ouest.

Fiche techniqueHaut de page
Le pays en brefHaut de page

Nom officiel : République française.

Régime : République.

Capitale : Paris.

Autres villes principales : Lyon, Marseille, Lille.

Monnaie : euro (€).

Fête nationale : 14 juillet.

Superficie : 675 417 km2 (dont 550 000 km2 pour la France métropolitaine).

Langue officielle : français.

Population (2013) : 66 030 000 millions d'habitants (dont 63 375 971 millions pour la France métropolitaine).

PIB (2013) : 2806 milliards d'euros.

Indice de développement humain (classement ONU 2013 sur 187 pays) : 20e.

Empreinte écologique (2012 par ha/habitant) : 4,4.

TéléphoneHaut de page

Indicatif téléphonique : +33.

PopulationHaut de page

Selon les estimations de 2013, la population française (tous territoires inclus) s'élèverait à un peu plus de 66 millions d'habitants. Actuellement, près de 80 % de la population vit en ville. Les principaux départements possédant une population à dominante rurale sont la Creuse, la Lozère ou encore le Lot.

TourismeHaut de page

La France est le pays le plus visité au monde. Son patrimoine culturel et naturel attire chaque année environ 84 millions de touristes étrangers, soit environ 11 % du total mondial.

Principales menaces écologiquesHaut de page

L'environnement français est principalement menacé par la pollution atmosphérique et la pollution des cours d'eau due aux rejets des déchets industriels.

On peut noter également une fragmentation des habitats écologiques qui incombe à l'extension du réseau routier.

ÉcologieHaut de page

La France est dotée d'un patrimoine naturel très riche. Parmi les 6 067 espèces de plantes recensées sur le territoire métropolitain, on compte 136 espèces d'arbres.

Contrairement aux pays touchés par la déforestation, la couverture forestière progresse en Europe en général et plus particulièrement en France. En 200 ans, la superficie de la forêt française a quasiment doublé et couvre aujourd'hui près de 30 % du territoire. La flore comprend 451 espèces protégées, 97 espèces menacées et 70 espèces rares.

La diversité des milieux naturels permet à l'Hexagone d'abriter une faune riche et variée. La faune métropolitaine est constituée d'environ 1 000 espèces de vertébrés et de 40 650 espèces d'invertébrés. Elle compte 121 espèces de mammifères, dont 68 espèces protégées et 9 espèces en danger de disparition.

La population de quelques grands mammifères croît, notamment celle des cerfs et des chevreuils. Plus de 375 espèces d'oiseaux ont été identifiées sur le territoire dont 364 sont protégées sur le plan national. Les groupes des amphibiens et des reptiles comptent pour chacun 40 espèces recensées.

Charte européenne du tourisme durable

En France, plusieurs espaces protégés se sont engagés dans le tourisme durable en adoptant la Charte européenne de tourisme durable.

Cette charte, inspirée par les recommandations du Sommet de la Terre de Rio de 1992, reprend à son compte les douze principes du développement durable appliqués au tourisme dans les espaces protégés et déclinés dans trois domaines environnemental, socioculturel et économique, avec comme stratégie globale, l'implication de tous les acteurs du tourisme dans le cadre de multipartenariats.

1- Reconnaître que les parcs d'Europe font partie de notre patrimoine et qu'ils doivent être préservés pour les générations présentes et futures.

2- Développer et gérer le tourisme de façon durable, tout en considérant les besoins de l'environnement, des résidants, des opérateurs touristiques et des visiteurs.

3- Faire participer tous ceux qui sont directement concernés par le tourisme.

4- Rédiger et mettre en place une stratégie et un plan d'action pour le tourisme durable.

5- Offrir aux visiteurs une expérience de haute qualité pendant leur visite.

6- Créer des produits touristiques spécifiques pour la découverte de l'espace protégé.

7- Informer efficacement les visiteurs de la valeur spécifique du territoire.

8- Diffuser la connaissance de l'espace protégé parmi les opérateurs touristiques.

9- Faire en sorte que le tourisme n'affecte pas la qualité de vie des résidents.

10- Protéger et valoriser le patrimoine naturel et culturel, au bénéfice et grâce au tourisme.

11- Apporter des bénéfices à l'économie locale grâce au tourisme.

12- Gérer les flux touristiques de manière à réduire les impacts négatifs.

Espaces naturels et aires protégéesHaut de page

Le premier parc national français, la Vanoise, fut créé en 1963 pour tenter de sauver une espèce en voie de disparition : le bouquetin. Depuis, le réseau d'aires protégées français s'est étendu et compte 10 parcs nationaux, 51 parcs naturels régionaux couvrant plus de 8 500 000 ha, 310 réserves naturelles et 600 sites protégés par le Conservatoire du littoral. De plus, la France possède 13 Réserves de biosphère classées au patrimoine de l'Unesco.

Les parcs nationaux français sont : la Vanoise, Port-Cros, les Calanques, les Pyrénées, les Cévennes, les Ecrins, le Mercantour, la Guyane, la Réunion et la Guadeloupe. Tous ont pour vocation la protection des espaces naturels et culturels et leur administration relève de l'Etat. En mars 2006, une loi a été votée pour la création d'une commission parcs nationaux de France, pour une plus grande coopération entre les parcs.

Les parcs naturels régionaux, eux, sont gérés par les collectivités locales qui s'associent pour préserver le patrimoine naturel, culturel et les paysages. Les parcs naturels régionaux sont des territoires ouverts aux activités humaines, et leur classement est prononcé par décret pour une durée de dix ans renouvelables.

Dans un grand nombre de parcs nationaux ou naturels régionaux, il est possible d'être hébergé dans des Gîtes Panda, structures d'hébergement écocertifiées engagées dans un programme de préservation de l'environnement.

LE VERCORSHaut de page

Le massif du Vercors, culminant à 2 341 m d'altitude, se situe dans le sud-est du pays, à cheval sur les départements de l'Isère et de la Drôme.

PARC NATUREL REGIONAL DU VERCORSHaut de page

Créé en 1960 au coeur du Dauphiné, le parc naturel du Vercors s'étend sur 186 000 ha, dont 100 000 ha de forêt, et couvre 85 communes des départements de l'Isère et de la Drome. Il comprend la réserve naturelle des Hauts Plateaux d'une superficie de 16 600 ha. Le patrimoine naturel du parc est riche de 1 800 espèces végétales dont 80 espèces protégées et abrite 65 espèces de mammifères et 135 espèces d'oiseaux nicheurs.

Le parc collabore avec un grand nombre de prestataires dans le cadre du développement d'un tourisme durable et respectueux de l'environnement. Ainsi, plusieurs structures d'hébergement ont reçu la marque " Accueil du Parc " assurant leurs engagements dans le respect du cahier des charges établi par le parc.

La liste des prestataires agissant dans le parc est disponible sur le site Internet - www.parc-du-vercors.fr -

LES CEVENNESHaut de page

Les Cévennes forment une chaîne de montagne appartenant au Massif central, située à cheval sur les départements du Gard et de la Lozère. Elles sont tempérées par l'influence de la Méditerranée, et la végétation prend ici un air du sud. La création de l'Association Cévennes Ecotourisme a permis de révéler de nombreux projets écotouristiques initiés dans le parc national des Cévennes.

Le réseau IPAMAC

L'association IPAMAC (Inter Parcs du Massif central) regroupe les parcs naturels régionaux du Massif central (Causses du Quercy, Grands Causses, Haut-Languedoc, Livradois-Forez, Millevaches en Limousin, Monts d'Ardèche, Pilat, Morvan, Volcans d'Auvergne) et le parc national des Cévennes. Parmi les objectifs communs aux parcs du réseau, citons la valorisation du patrimoine naturel et culturel du Massif central et le développement d'un tourisme durable en étroite collaboration avec les acteurs locaux. Les dix parcs de l'association ont été les pionniers dans la mise en oeuvre de la Charte européenne du tourisme durable pour les prestataires touristiques locaux.

Informations : www.parcs-massif-central.com

PARC NATIONAL DES CEVENNESHaut de page

Quatrième parc national créé en France en 1970, ce territoire se situe en majeure partie en Lozère et s'étend sur cinq zones différentes : le Causse Méjean, le mont Lozère, la montagne du Bougès, les vallées du Gardon et le massif de l'Aigoual. Soit un total de 321 000 ha, sur il faut veiller pour préserver une richesse naturelle qui résulte de plusieurs facteurs. Parmi lesquels figurent une diversité de climats (océanique, continental, méditerranéen), de sols (granit, calcaire, schiste) et d'altitudes, allant de 378 m à 1 699 m. La qualité remarquable de cette Réserve mondiale de biosphère, reconnue depuis 1985 par l'Unesco, a favorisé l'un des enrichissements biologiques les plus forts d'Europe de ces vingt dernières années. A force de soins, le parc national des Cévennes a obtenu la recolonisation naturelle d'espèces animales qui l'avaient déserté.

Ainsi en va-t-il du pic noir et de la chouette de Tengmaln, du vautour percnoptère, de la grenouille rieuse, de la loutre et de l'aigle royal. L'amélioration de leur habitat a fait un succès de la réintroduction d'autres animaux : cerfs, chevreuils, mouflons, castors, vautours fauves et moines, grands tétras. On compte à l'heure actuelle 89 espèces de mammifères et 208 d'oiseaux dans la zone du parc. Sans oublier les reptiles, amphibiens et poissons, plus discrets mais tout aussi présents. Aussi est-ce le parc de France qui dénombre le plus d'espèces animales et végétales. La flore est à la fois riche et abondante, contrastée selon des zones chaudes et sèches ou, au contraire, froides et humides. Près de 50 de ces espèces sont endémiques et n'ont jamais disparu, d'autres sont rares et remarquables comme certaines variétés d'orchidées ou le très élégant lys martagon. Dans le sud du département, il existe quatre ou cinq espèces de type tropical, et au nord du mont Lozère, des espèces subarctiques. Mais la grande particularité de ce parc, est qu'il est habité jusque dans sa zone centrale, qui représente 91 000 ha. La mission du parc est donc de concilier hommes et nature, soit un éco-développement rentable, et la protection du patrimoine. Il semble que le parc national des Cévennes et ses habitants soient arrivés à une entente cordiale, dans laquelle les activités rurales, bien gérées (élevage, agriculture, exploitation forestière) sont un garant de la sauvegarde des paysages, dans lesquels hommes et bêtes respectent l'habitat de chacun. La chasse reste un sujet de discorde, sur laquelle il faut parvenir à s'entendre. Pour faire face à la prolifération de certaines espèces dépourvues de prédateurs et génératrices de dégâts comme les cervidés et les sangliers, habitants et propriétaires disposent d'un droit de chasse réglementée. Enfin, la mission du parc est d'en faire découvrir la beauté et la richesse à tous. Il a sa part dans le développement touristique, au côté des professionnels du tourisme. Le parc a adhéré à la charte européenne du Tourisme durable et dispose d'outils adaptés : réseau d'écomusées, aménagement de sentiers éducatifs et de découvertes et points d'informations répartis sur l'ensemble du territoire couvert par le parc.

Pour plus d'informations : www.cevennes-parcnational.fr

L'écotourisme dans les Cévennes

Par Virginie Boucher de l'association Cévennes Ecotourisme

L'association Cévennes Ecotourisme est un groupement de professionnels du tourisme hébergeurs (chambres d'hôte, gîtes, campings, hôtels...), des gestionnaires de sites touristiques ainsi que des accompagnateurs et des animateurs de pleine nature qualifiés, soit quatre vingt professionnels qui ont la volonté commune de promouvoir un tourisme de qualité respectueux de l'environnement et du patrimoine cévenol.

L'association milite également pour que : " Le tourisme contribue de manière positive au développement économique local, notamment par la promotion de l'emploi, l'utilisation des produits de terroir et la valorisation des savoir-faire locaux. "

Créée en juin 2001, Cévennes Ecotourisme regroupe aujourd'hui plus de 80 adhérents engagés ou désireux de s'engager dans la Charte européenne du tourisme durable dans les espaces protégés, véritable démarche de progrès aux côtés du parc national des Cévennes, partenaire privilégié de l'association.

L'écotourisme est basé sur les principes du tourisme durable appliqué aux spécificités du territoire des Cévennes et de ses habitants :

Soit un engagement à offrir à leurs hôtes :

Un accueil personnalisé et un accompagnement à la carte ;

Une rencontre avec les hommes, les saveurs, les savoirs et les savoir-faire du territoire ;

Une sensibilisation à la richesse et la fragilité de notre environnement à travers des supports ludiques.

Un exemple concret de protection de la nature à travers leurs installations ou leur gestion quotidienne de l'eau, des déchets, des économies d'énergie ;

Un accès facilité à leur structure pour les publics défavorisés ou en difficulté.

Pour plus de renseignements : CEVENNES ECOTOURISME - 1, place Paul Comte, Florac - Tél 04 66 45 12 44 - info@cevennes-ecotourisme.com - www.cevennes-ecotourisme.com

LA CAMARGUEHaut de page

Située sur la côte méditerranéenne, cette région est localisée entre les deux bras du Rhône et la mer méditerranéenne. La Camargue est l'espace marécageux formé par le delta du Rhône.

MARAIS DU VIGUEIRATHaut de page

Cette réserve naturelle de 1 029 ha appartient au Conservatoire du littoral. Sa gestion a été confiée à l'association des Amis du marais du Vigueirat qui s'est associée au WWF pour remplir cette mission. Les marais du Vigueirat sont reconnus ZPS (Zone de protection spéciale), ZNIEFF (Zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique) et ZICO (Zone d'intérêt communautaire pour les oiseaux). En effet, la mosaïque d'habitats, constitués par une variation de la salinité, accueille de nombreuses espèces animales et végétales. Plus de 600 espèces végétales ont été identifiées, parmi elles, on trouve 5 espèces protégées au niveau national et 18 au niveau régional. Plus de 1 100 espèces de vertébrés et 360 espèces de vertébrés y ont été recensées. L'avifaune est le groupe le plus largement représenté des vertébrés avec 283 espèces d'oiseaux soit plus de 60 % de la population d'oiseaux française.

Le projet européen Life Promesse, lancé en 2003, a pour objectif de diminuer les pressions anthropiques sur les marais du Vigueirat, milieu vulnérable mais préservé, dans le cadre d'un projet écotouristique. Pour ce faire, le projet comporte trois volets. Le premier porte sur la diminution de l'empreinte écologique en minimisant les impacts sur l'environnement des infrastructures d'accueil par la mise en place de mesures écologiques au niveau des transports, de la consommation en eau et électricité et de la gestion des déchets. Le second volet porte sur la participation des populations locales dans la démarche de développement durable. Enfin, le troisième volet porte sur la sensibilisation et l'éducation du grand public. Ce projet pilote a pour ambition de démontrer qu'un espace protégé peut être le moteur du développement local grâce à l'écotourisme afin que cette approche soit étendue à d'autres sites protégés européens.

Un sentier balisé, le sentier de l'Etourneau, a été aménagé pour découvrir la réserve. Des visites guidées et des activités de découverte sont également organisées, et des guides naturalistes sont présents pour l'observation de la riche avifaune qui peuple les lieux (sur réservation, tarif : visite à pied, 1 heure, 5 € par personne, visite en calèche, 2 heures, 15 € par personne).

Renseignements : à Mas-Thibert : tél 04 90 98 70 91 - fax : 04 90 98 79 80 - www.marais-vigueirat.reserves-naturelles.org - visites.mdv@espaces-naturels.fr

Ouvert du 15 janvier au 30 novembre, d'octobre à fin mars : de 9h30 à 17h, d'avril à fin septembre : de 9h30 à 17h30.

LES ALPESHaut de page

Le massif des Ecrins est un grand massif montagneux situé dans les Alpes françaises. Il comprend une trentaine de sommets culminant à plus de 3 000 m d'altitude.

PARC NATIONAL DES ÉCRINSHaut de page

Situé dans les Alpes, le parc national des Ecrins couvre une superficie de 270 000 ha dont 91 800 ha de zone protégée, englobant une grande partie du massif des Ecrins et 61 communes. Entre Gap, Grenoble et Briançon, le parc national des Ecrins est délimité par la Romanche au nord, la Guisane et la Durance à l'est et au sud, le Drac à l'ouest. Créé en mars 1973, ce parc est le cinquième parc national français. Depuis 1995, le parc couvre également la première réserve intégrale de France : la réserve intégrale du Lauvitel d'une superficie de 700 ha.

Le parc s'étage sur une altitude comprise entre 800 et 4 102 m avec comme point culminant la Barre des Ecrins. Les paysages sont constitués d'une succession de vallées et de sommets montagneux, et on y trouve de nombreux glaciers couvrant 17 000 ha. La faune du parc, caractéristique de la faune alpine, compte 320 espèces de vertébrés recensées dont 210 espèces d'oiseaux et de nombreux mammifères : bouquetin, marmotte, écureuil...

Une population de 12 000 chamois peuple les reliefs du parc. Ce territoire sert de refuge à 200 espèces animales protégées en France dont 80 espèces protégées au niveau européen. Côté flore, plus de 1 800 espèces végétales ont été identifiées dans le parc dont 800 espèces sont protégées au niveau régional, national ou européen et 35 espèces endémiques. Un chiffre rendu possible par la mosaïque d'habitats naturels qui constituent le parc : de la forêt de mélézin à la chênaie pubescente en passant par la forêt de pins, les prairies et les alpages. 740 km de sentiers ont été balisés et 7 maisons du parc accueillent les touristes toute l'année. Le parc a élaboré une charte d'environnement et de développement durable en partenariat avec les acteurs locaux des communes incluses dans le parc et réparties sur les départements de l'Isère et des Hautes-Alpes.


LES PYRÉNÉESHaut de page
PARC NATIONAL DES PYRENEESHaut de page

Créé en 1967, à cheval sur les départements des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Atlantiques, et adossé à la frontière espagnole sur une centaine de kilomètres, c'est l'un des sept parcs nationaux français. La zone centrale, qui constitue le parc proprement dit, a une superficie de 45 700 hectares. Elle englobe les six hautes vallées d'Aspe, Ossau, Azun, Cauterets, Luz et Aure. Ce territoire est totalement inhabité. Les missions du parc consistent avant tout dans la préservation d'un milieu naturel exceptionnel et fragile en protégeant intégralement la flore et la faune, en maintenant la biodiversité, en mettant en valeur les paysages. L'activité de recherche, dans cet objectif, est importante  : observer l'évolution et le comportement des populations animales, recenser la flore, analyser les microclimats... Elle permet d'élaborer une gestion de l'environnement adaptée aux conditions locales. Son accès est libre et gratuit. Des règlements très stricts incitent les visiteurs à s'en tenir à un code de bonne conduite (pas de cueillette, pas de chien, pas de feu, pas de camping, pas de déchets, pas de véhicules...). Gardes moniteurs et accompagnateurs sont prêts à les informer et à les aider. Les maisons du parc, ouvertes dans chaque vallée pendant les vacances, proposent des compléments d'information, organisent des randonnées guidées et reçoivent des classes vertes ou de découverte. A 7 km de Cauterets, dans le parc national des Pyrénées, le pont d'Espagne (1 500 m) est un site immanquable. La route des cascades amène à la découverte de ce site exceptionnel, détenteur de tous les secrets d'une nature préservée. Lors de la balade, il faut profiter de l'observation de cette faune sauvage et d'une flore unique en Europe avec plus de 160 espèces répertoriées. Lancé sur le Gave, ce pont est un lieu magnifique à la confluence des vallées du Marcadau et de Gaube. Classé "  grand site  ", il est très fréquenté, environ un million de personnes chaque année, mais désormais, il est seulement accessible à pied, par des sentiers balisés ou par des remontées mécaniques (télésiège ou télécabine). Un parking de 1 500 places a été aménagé, un bâtiment d'accueil et des navettes sont à votre disposition. Les mordus d'escalade peuvent se lancer à l'assaut des falaises naturelles ou, plus haut, découvrir l'univers de la haute montagne. Depuis le pont d'Espagne on accède aux vertes vallées du Clot et du Marcadau et au légendaire lac de Gaube. En une heure de marche à travers pins ou par télésiège, puis 20 minutes de marche, le magnifique lac étend sa nappe bleue sur une superficie de 19 hectares avec plus de 2 km de berges. En franchissant une des crêtes orientales du site du pont d'Espagne, le paysage verdoyant devient subitement rocailleux. Vous pourrez y pêcher des truites fario, des saumons de fontaine et quelques vairons. C'est un des plus beaux lacs des Pyrénées, suspendu à 1 725 m, facile d'accès et qui attire beaucoup de monde.

LA RÉUNIONHaut de page

Loin du cliché de l'île tropicale avec son lagon, ses cocotiers, sa nonchalance et ses séduisantes métisses, La Réunion est un continent à elle seule. Emergée des flots il y a près de 3 millions d'années, La Réunion est un véritable paradis pour les randonneurs. Sur une surface équivalente à un petit département français, l'île offre la diversité d'un continent. Forêts primaires, plaines désertiques, routes de lave... La Réunion séduit les amateurs de paysages intenses et purs, quels que soient leur niveau, leur motivation et leur temps de séjour.

De la forêt primaire au volcan, des cirques aux vallées, du battant des lames au sommet des montagnes, la nature intense de La Réunion est à vos pieds.

Principales menaces écologiquesHaut de page

Globalement, la politique écologique suit celle de la métropole, selon le même processus et les mêmes étapes, malgré des spécificités réunionnaises. La Réunion doit faire face aux problématiques spécifiques de son insularité. Les déchets représentent un enjeu important : il faut les exporter, les enfouir ou les brûler, ce qui revient très cher. Un problème qui est devenu crucial avec l'apparition du chikungunya, la présence de déchets favorisant la prolifération des moustiques et représentant donc un risque sanitaire majeur. Par ailleurs, la richesse et la diversité des paysages représentent un patrimoine inestimable à préserver du bétonnage. Mais s'il est hors de question de toucher à la surface cannière, une ressource économique d'importance pour l'île, les lois de protection du littoral, interdisant la construction au bord du rivage, peinent à être appliquées.

La surpopulation est le principal enjeu écologique : la population atteindra 1 million d'habitants en 2027 (d'après l'INSEE) contre 705 000 en 2000. Il y aura 500 000 voitures dès 2020, contre 300 000 aujourd'hui. Il faudra construire d'ici vingt ans 250 000 logements et créer 300 000 emplois, tout en préservant l'espace pour les cultures de canne à sucre, qui doivent augmenter leurs surfaces pour rester rentables, et fournir ainsi les emplois de demain. Il faudra par ailleurs préserver les paysages pour le tourisme, et éviter les erreurs d'urbanisme, tout en construisant des bâtiments de plus en plus hauts. On sait déjà que La Réunion est deux fois moins bétonnée... qu'elle ne le sera en 2030. Un véritable casse-tête. La " solution " à court terme, loin d'être idéale, reste l'émigration. Depuis longtemps les jeunes Réunionnais, bien formés, sont encouragés à partir travailler en métropole : 200 000 à 500 000 Réunionnais vivraient actuellement en métropole.

ÉcologieHaut de page

Les pouvoirs publics  semblent avoir pris conscience de l'importance de l'environnement depuis plusieurs années (du moins, tant que cela n'affecte pas le facteur économique, toujours dominant). La diversité végétale et animalière de l'île est répertoriée et mise en valeur dans des musées qui sauvegardent les espèces protégées. Une réserve marine a été créée le 21 février 2007 pour protéger le lagon, tandis que le parc national des Hauts, englobant le volcan et les cirques, préserve désormais le coeur de l'île. Qui plus est, avec le classement de 40% du territoire à l'Unesco en 2010, un nouvel engouement politique et populaire semble avoir pris naissance autour du patrimoine naturel de l'île, désormais " officiellement " précieux.

Très portée sur l'écotourisme, La Réunion a mieux compris ces enjeux-là que certaines de ses voisines de l'océan Indien : Maurice en premier lieu, dont le patrimoine architectural et le lagon sont profondément dégradés.

Faune et floreHaut de page

Malgré sa jeunesse géologique et son éloignement des continents, La Réunion présente une faune rare, mais surtout une flore très riche et diversifiée. Verte, verte, verte, la végétation exubérante de l'île est principalement due à son climat idéal, généreux en eau et ensoleillement. Vieille de trois petits millions d'années, La Réunion n'arrive pas à la cheville de l'Afrique ou de Madagascar en termes de faune terrestre  : aucun grand mammifère n'y est présent naturellement. Par contre, la flore a bénéficié des apports de ses voisins (Madagascar et l'Afrique du Sud), dont les graines des végétaux se sont frayé un chemin jusqu'à La Réunion au fil des millénaires, grâce aux courants marins, aux vents, ou encore aux oiseaux ; certaines plantes ont même fait le voyage depuis l'Asie du Sud-Est, avec l'aide des alizés. Aussi réunionnaise que les Réunionnais, la nature de l'île réunit les apports de différents continents, et exprime sa diversité par celle de sa géographie  : les différents climats de l'île forment ainsi des écosystèmes variés, dotés d'une faune et flore caractéristiques. Ils se déclinent d'abord suivant l'altitude, en commençant par l'océan et en finissant au sommet des montagnes, avant de se diviser en plusieurs sous-écosystèmes.

Faune terrestreHaut de page

Tout d'abord, l'île ne compte aucun animal dangereux ou venimeux. Les forêts abritent quelques espèces de petits mammifères, comme le tangue. Il s'agit d'une espèce malgache semblable au hérisson. Certains créoles le mangent encore en cari (il revient d'ailleurs à la mode à une vitesse folle), mais aucun restaurateur (ou presque) ne le sert. La chasse au tangue, légale et illégale, est devenue la plus répandue sur l'île. Braconniers et chasseurs s'arrachent ces petits animaux (les plus prolifiques au monde devant le rat, avec des portées de douze petits en moyenne !) qui valent une petite fortune : en 2011, le paquet de 3 à 4 tangues se vendrait en effet à environ 50 euros. Les forêts abritent aussi en semi-liberté du gibier introduit dans l'île par les navigateurs  : lièvres, lapins et cerfs de Java. Et des rats et des souris ! Côté reptiles, on retrouve le gecko, emblème de l'île. Marqué de taches rouges sur le dos et la tête, il habite les forêts des Hauts (entre 300 et 1 000 m d'altitude). Le caméléon est ici appelé "  l'endormi  ", et il a été introduit de Madagascar au XIXe siècle.

Faune aviaireHaut de page

La faune aviaire réunionnaise se compose d'oiseaux indigènes, souvent en voie de disparition, et d'oiseaux importés, volontairement ou non. Le dodo était un gros dindon, très convoité sur l'île Maurice, qui ne pouvait voler et donc facile à chasser. Les hommes l'ont exterminé. Devenu l'emblème de Maurice, on le retrouve sur toutes les bières de la brasserie Bourbon, bien que son existence à La Réunion n'ait jamais été prouvée. Parmi les oiseaux qui luttent pour leur survie, figure le paille-en-queue (en créole "  paille-en-cul  "), le papangue, un petit rapace endémique de l'île. Il domine les cieux, dans les forêts des Hauts en bordure des cirques, jusqu'à 2 850 m d'altitude. Disparu sur l'île Maurice, il resterait environ 200 couples à La Réunion. Le tuit-tuit a une célèbre histoire à raconter, il annonce la venue de Granmèr Kalle. D'après cette légende, entendre le bruit du tuit-tuit (Coracina newtoni de son nom scientifique) porte malheur, mais cela ne risque pas d'arriver puisque l'espèce est en voie de disparition. Il ne reste que quelques couples de cet oiseau forestier endémique de La Réunion. Il ne survit que dans les plateaux du massif de la Roche Ecrite, dans les plaines des Chicots et d'Affouches.

Faune maritimeHaut de page

Au large de La Réunion rôdent les grandes espèces prédatrices, qui font notamment le bonheur des amateurs de pêche au gros  : marlins, thons, espadons, barracudas, daurades coryphènes... et aussi les requins. Inutile de s'effrayer, ils ne restent qu'au large des côtes.

La tortue marine, qui pond sur les plages, est de plus en plus rare. Originaire des côtes malgaches, elle a été importée au XIXe siècle. En voie de disparition à La Réunion, elle ne l'est pourtant pas dans le reste de la région (vous en verrez notamment beaucoup à Madagascar et aux Comores). Elle a tout simplement déserté les côtes de l'île. Explication  : la tortue est un animal qui revient pondre sur la plage où elle est née, tout au long de sa vie. Et quand la plage devient éclairée et bruyante à cause des hommes, elle ne vient plus. Ce qui est le cas de la majorité des rares plages réunionnaises, où la tortue n'a plus sa place. Ou presque. On en croise malgré tout encore quelques-unes au-delà de la barrière de corail.

À l'intérieur du lagon, le principal animal présent est, bien entendu, le corail  ! C'est le squelette du petit animal qui se tasse au fur et à mesure des années pour former les barrières de corail. Le lagon est habité par une foule multicolore de poissons tropicaux  : mérous et bagnards, poissons-clowns et poissons-trompettes, balistes arc-en-ciel, et la liste est loin d'être exhaustive. Certains sont sournois, comme la méchante murène qu'il ne faut pas déranger, l'effrayant ptéroïs qui peut vous piquer, ou le poisson-pierre, qui joue de son mimétisme pour qu'on lui marche dessus  ! Les pêcheurs y attraperont poulpes et langoustes qui se cachent dans les creux, mais c'est interdit, et les langoustes sont d'ailleurs de plus en plus rares. Le fond du lagon est également tapissé d'anémones et d'éponges.

La flore réunionnaise est beaucoup plus endémique que sa faune, somme toute assez limitée. Vivant en vase clos depuis des millions d'années, l'île a développé une flore unique, à laquelle s'est ajoutée toute la diversité d'une flore importée : fleurs, fruits, légumes, épices, plantes à parfum... du monde entier, au point que certaines régions sont de véritables jardins botaniques. La flore originelle compte environ 550 espèces de plantes à fleurs dont 160 endémiques. Partout, les couleurs explosent et les senteurs embaument l'air, notamment dans le Sud Sauvage et dans l'Est, où des cascades de fleurs multicolores dévalent les falaises. Les forêts de fougères des Hauts, parées de toutes les nuances de vert et noyées dans le brouillard, obligent au mysticisme. Tandis que l'abondance des vergers de fruits exotiques, de cocotiers, de filaos veillant sur les vaguelettes du lagon, incitent à la volupté...

Requin : pas de psychose !

Sur les quelque 400 espèces de requins présentes sur Terre (ou plutôt sous l'eau), 40 ont été observées à La Réunion. A l'exception de quelques-uns, la plupart des requins sont inoffensifs. Depuis 2011, La Réunion a malheureusement connu plusieurs attaques, comme dernièrement en novembre 2014 et au début 2015. La peur du squale a donc refait surface. Pour certains scientifiques, les requins ne sont pas plus agressifs qu'avant, c'est l'homme qui est à l'origine du problème, c'est lui qui a changé son comportement. L'augmentation du nombre d'attaques depuis les années 1990 serait directement liée à l'augmentation de la fréquentation du bord de mer par les touristes et notamment par les surfeurs. La probabilité de rencontre entre l'homme et le requin a donc augmenté. De plus, la surpêche pratiquée par l'homme prive les prédateurs de leurs proies. Les requins doivent trouver de nouveaux territoires de chasse. Dans certains pays, comme en Egypte, les clubs de plongée pratiquent le shark feeding (nourrissage de requins). Avides de sensations fortes, les touristes souhaitent approcher les requins. Habitués à cette pratique, les squales suivent désormais les bateaux et attendent qu'on leur jette de la viande. Notez toutefois, que le shark feeding n'est pas pratiqué à la Réunion.

Chaque année, l'homme tue environ 100 millions de requins par an. Il a donc beaucoup plus à craindre de nous que nous de lui  ! Ses ailerons sont recherchés pour leurs qualités aphrodisiaques, son cartilage pour en faire des médicaments, sa peau, sa mâchoire et ses dents pour des tambours et des trophées...

A chacun de prendre ses responsabilités, d'éviter les spots interdits et de respecter certaines règles basiques :

N'allez pas dans l'eau après de fortes pluies, lorsque la mer est trouble. C'est en effet le terrain de prédilection des requins en quête de nourriture.

Evitez de vous baigner à l'aube et à la tombée de la nuit, c'est le moment où les requins sortent chasser.

Ne restez pas dans l'eau si vous vous êtes blessé sur du corail et que vous saignez, même modérément.

Ne surfez jamais seul.

PARC NATIONAL DES HAUTSHaut de page

Le 9e parc national régional a été créé en 2007. Ses 105 400 ha englobent une partie des 23 communes sur 24 que compte l'île (seul le Port en est exclu). Il a été fondé pour assurer la préservation tant humaine qu'écologique du coeur de l'île, tout en dopant les diverses potentialités de cette zone. La faune et la flore, la forêt, le volcan, les cirques, les paysages, les traditions et les racines identitaires de La Réunion sont autant de richesses à protéger. Environ 400 000 personnes visitent chaque année l'intérieur de l'île ; en ce sens, ce parc créé le 5 mars 2007, qui enserre désormais 42 % du territoire, constitue un véritable laboratoire pour le développement durable. Répondant à la nécessité de s'adapter aux réalités réunionnaises (surpopulation du littoral, fragilité du patrimoine culturel des Hauts, diversité naturelle vulnérable, importance économique du tourisme...) il vise en effet à concilier la protection de la nature et un développement durable exemplaire.
Avec un taux d'endémisme record, l'archipel des Mascareignes, et La Réunion en premier lieu, constitue un des 25 " points chauds " de la biodiversité mondiale. Des paysages volcaniques et érosifs de la Fournaise, un des volcans les plus actifs du monde, aux remparts vertigineux de ses trois cirques, dressés autour du piton des Neiges, en passant par les forêts primaires de Bébour et Bélouve : la diversité et la richesse naturelles de La Réunion représentent un patrimoine exceptionnel. Mais c'est aussi un paysage culturel qu'il faut préserver, celui des îlets (hameaux) de Mafate, Cilaos et Salazie, qui devrait lui aussi être protégé tant bien que mal, au moment où le tourisme devient omniprésent dans la vie locale. Le parc tente ainsi de répondre aux enjeux futurs de l'île, les buts sont tant écologiques que sociaux, il s'agit de gérer la fréquentation croissante des milieux naturels et d'assurer une éducation écologique pour préserver le patrimoine naturel.
Outre sa contribution à la préservation et à la valorisation de ces richesses réunionnaises, le parc national et son expertise pourraient aussi constituer un point d'appui reconnu dans l'océan Indien sur le plan scientifique et technique.

En août 2010, trois ans après sa création, il reçut d'ailleurs sans doute l'une de ses plus belles récompenses : son accession au rang de patrimoine mondial de l'Humanité de l'UNESCO.

Renseignements : www.parcsnationaux.fr

Les différents écosystèmes

Le milieu océanique : au large de l'île, au-dessus des profondeurs abyssales de l'océan (4 000 m), c'est le domaine des grands prédateurs et des mammifères marins. Marlins, espadons, voiliers, daurades, carangues, requins croisent et permettent aux pêcheurs de s'y donner à coeur joie. Les baleines sont présentes de juillet à octobre, tandis que les dauphins jouent autour des côtes réunionnaises toute l'année. Les tortues, quant à elles, sont en voie de disparition  : on en voit plus du côté de Madagascar et des Comores.

Le milieu lagunaire : de faible étendue, le lagon est riche mais fragile. Formé par l'accumulation pendant des millions d'années du squelette d'un petit animal, le polype, le corail forme une barrière au large, protégeant un lagon calme à 27 °C où la vie est exubérante. Plusieurs sites de plongée de toute beauté n'ont rien à envier aux récifs coralliens les plus célèbres du monde, vous en saurez plus dans la partie "  Plongée  ". Les poissons tropicaux multicolores habitent les fonds lagunaires et sont nombreux près des passes et le long du tombant.

Les régions littorales : avec une température variant entre 23 °C et 35 °C tout au long de l'année, il se forme deux écosystèmes bien distincts suivant que l'on se trouve sur la côte sous le vent (Ouest) ou la côte au vent (Est). A l'ouest, sec car protégé des montagnes, la plage est couverte de filaos, bien plus présents que les cocotiers. Au sud, ce sont plutôt les vacoas qui investissent les côtes rocheuses. En montant, c'est le territoire des forêts de bois de couleur, mais les activités humaines se consacrent principalement à la culture de la canne à sucre et aux vergers de fruits tropicaux (mangues, bananes, papayes...). De nombreux oiseaux rares habitent ces forêts qui se réduisent de plus en plus. A l'est, elles atteignent 1 200 m d'altitude, à l'ouest environ 800 m.

Les régions de moyenne altitude : au-dessus de cette altitude, les forêts sont plus nombreuses et les cultures plus éparses et plus petites. Les forêts se parent de bois de couleur, de tamarins, de cryptomerias, de palmistes, puis de fougères arborescentes aux différentes teintes vertes, sur un fond de mousses parfois très denses et spongieuses. C'est aussi la région des plantes à parfums  ; le géranium, le vétiver y sont cultivés puis distillés. Là encore, suivant l'exposition aux alizés et l'altitude, la forêt est plus ou moins touffue. Dans les hautes plaines, on y élève des vaches  ; dans les cirques, les pêches, les poires et la vigne y poussent.

La haute montagne : au fur et à mesure que l'on grimpe, la végétation se fait plus chétive. A partir de 2 000 m, les forêts laissent place à des pelouses de montagne, quelques fougères, ajoncs, bruyères. Plus haut, l'univers devient carrément minéral, la roche est à nu... et pas de sapins enneigés à l'horizon.

Les terres volcaniques : le territoire du volcan est principalement encadré par les remparts de l'enclos Fouqué qui délimite la région, vaste d'une centaine de kilomètres carrés, où coulent les laves. Il faut plusieurs dizaines d'années avant que la végétation ne commence à conquérir les coulées desséchées. Ce sont d'abord des lichens qui croissent sur les jeunes laves, constituant ainsi peu à peu des réserves d'humus, qui seront le terreau d'une future forêt. L'eau, la terre et le végétal forment encore un mélange imprécis au début, mais le processus est le même partout, tout dépend ensuite des précipitations. Du côté de Sainte-Rose, le volcan est particulièrement arrosé, tandis que du côté de La Plaine-des-Sables, un paysage désertique domine.

Grande Randonnée - GR

Il existe trois sentiers de Grande Randonnée à La Réunion. Le GR R1 fait le tour du piton des Neiges en passant par les trois cirques (Salazie, Cilaos, Mafate). Le GR R2 entreprend une grande traversée de l'île, du nord au Sud Sauvage, en passant par Mafate et Cilaos, et le volcan du piton de la Fournaise. Le GR R3 fait le tour de Mafate. Sachez qu'il n'est pas obligatoire de parcourir tout l'itinéraire d'un sentier de Grande Randonnée. Découpés en étapes, ils peuvent être empruntés sur quelques kilomètres seulement, et dans le sens que l'on veut. Des bus relient même certaines étapes entre elles.

De nombreux autres sentiers, moins empruntés bien que balisés et répertoriés, valent aussi le détour. Munissez-vous alors des guides fournis par l'ONF et la Maison de la montagne.

Fermeture des sentiers. Avant de partir, pensez à consulter le site Internet ou le répondeur de l'Office national des forêts - www.onf.fr/lareunion - Allô sentiers, tél : 0262 37 38 39 - pour vérifier que les sentiers que vous comptez emprunter sont bien ouverts et pratiquables. En effet, l'ONF ferme régulièrement certaines pistes selon les conditions climatiques, les humeurs du volcan, l'état des chemins, les travaux d'aménagement en cours, etc.

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