Le guide : Guide de l'Ecotourisme : Sénégal

Sénégal

Parcs et réserves
Parcs et réserves
Pêcheurs à Saint-Louis.
Pêcheurs à Saint-Louis.
Village de brousse peul.
Village de brousse peul.
Femmes du parc national du Djoudj.
Femmes du parc national du Djoudj.
Petites filles dans la région de Darou Mousty.
Petites filles dans la région de Darou Mousty.
Baobab de la presqu'île du Cap vert.
Baobab de la presqu'île du Cap vert.
Jeune pêcheur à Kayar.
Jeune pêcheur à Kayar.
Femme en habit traditionnel.
Femme en habit traditionnel.
Le storyteller Ibrahim Diabaté.
Le storyteller Ibrahim Diabaté.
Garçons jouant sur la plage de Yoff.
Garçons jouant sur la plage de Yoff.
Enorme portrait de Wade durant les élections présidentielles de 2012.
Enorme portrait de Wade durant les élections présidentielles de 2012.
Garçon souriant sur la plage de Yoff.
Garçon souriant sur la plage de Yoff.
Concert de jazz.
Concert de jazz.
Ecolière.
Ecolière.
Transport en commun.
Transport en commun.
S
S

Situé entre la Mauritanie au nord, le Mali à l'est, la Guinée et la Guinée-Bissau au sud, le Sénégal est le pays le plus à l'ouest du continent africain. Il appartient à l'Afrique sub-saharienne.

Le pays s'étend sur 196 190 km² dont 192 000 km² de terres et 4 190 km² de mer, il est bordé par l'océan Atlantique sur 700 km de côtes. Le Sénégal doit son nom au fleuve venu de Guinée, où il prend sa source avant de s'étirer sur 1 700 km traversant également le Mali et la Mauritanie. Pays plat au sol sablonneux, sa topologie est marquée par l'absence de reliefs montagneux. Le point culminant se trouve à 581 m avec le massif du Fouta Djalon au sud-est. Le relief des plaines est à peine creusé par les dépressions que forment le désert du Ferlo, au centre, et le bassin du fleuve Sénégal, au nord. Sa capitale, Dakar, est une presqu'île située à l'extrême ouest. L'enclave gambienne pénétrant à plus de 300 km à l'intérieur des terres et s'étendant sur 20 km de large, sépare du reste du pays la région de la Casamance.

Le climat est tropical et sec avec deux saisons, la saison sèche et la saison des pluies, entre juin et juillet et d'octobre à novembre.

Joueur de tambour sur la plage de Yoff.
Joueur de tambour sur la plage de Yoff.
L'île merveilleuse de Gorée.
L'île merveilleuse de Gorée.
Port de Dakar.
Port de Dakar.
Sénégal
Sénégal
Sénégal
Sénégal
Le centre de Dakar
Le centre de Dakar
Environs de Dakar
Environs de Dakar
Région centre-ouest
Région centre-ouest
Saint-Louis
Saint-Louis
Fouta et Toro
Fouta et Toro
Dakar
Dakar
Lac Rose.
Lac Rose.
Repas sénégalais.
Repas sénégalais.
Vue sur Dakar.
Vue sur Dakar.
Vue aérienne de Dakar.
Vue aérienne de Dakar.
Paysage des Iles de la Madeleine.
Paysage des Iles de la Madeleine.
Fiche techniqueHaut de page
Le Sénégal en brefHaut de page

Nom officiel : République du Sénégal.

Régime : présidentiel multipartite.

Capitale : Dakar.

Autres villes principales : Thiès, Kaolack, Ziguinchor, Saint-Louis.

Fête nationale : 4 avril.

Superficie : 196 722 km².

Langue officielle : français

Autres langues parlées : wolof, peul, sérère, diola, etc.

Population (2013) : 14,13 millions d'habitants.

PIB (2013) : 14,8 milliards de dollars.

Indice de développement humain (classement ONU 2013 sur 187 pays) : 154.

Empreinte écologique (2011) en ha/habitant : 1,4 (France : 4,9).

Monnaie : Franc CFA d'Afrique de l'Ouest.

Taux de change : 1 € = 655,95 FCFA - 1 000 FCFA = 1,52 €.

Représentations diplomatiquesHaut de page
Avant de partirHaut de page

Décalage horaire (par rapport à Paris). En été : -2 heures, en hiver : -1 heure.

Santé. Aucun vaccin obligatoire. Les vaccins contre le tétanos, la poliomyélite, la diphtérie, la méningococcie, la fièvre typhoïde, l'hépatite A et l'hépatite B sont recommandés ainsi que le traitement antipaludéen.

Formalités. Passeport en cours de validité, et visa biométrique.

TéléphoneHaut de page

Indicatif téléphonique : +221.

Pour appeler le Sénégal. Depuis le 7 octobre 2007 : 00 + 221 + numéro à neuf chiffres.

PopulationHaut de page

En 2013, la population est estimée à environ 14,13 millions d'habitants avec une croissance démographique annuelle d'environ 2,34 %.

Le Sénégal est un mélange de cultures, de croyances mais aussi d'ethnies. Le Sénégal en compte une vingtaine : Wolofs (46,3 %), Peuls (21,8 %) Sérères (14,7 %), Diolas (3,7%), Toucouleurs, Mandingues, Bassaris, formant un peuple sénégalais aux mille facettes. L'ethnie majoritaire est celle des Wolofs avec presque 6,5 millions de représentants soit 46,3 % de la population, elle joue le rôle le plus important dans l'organisation du pays. Le français a été officiellement reconnu langue officielle en 2001, lors de l'adoption de la constitution du 7 juillet 2001. Mais d'autres langues vernaculaires sont parlées telles que le wolof, qui est la langue comprise par une grande majorité de personnes, et le pular.

TourismeHaut de page

Le Sénégal est la première destination touristique de l'Afrique francophone. Le tourisme est essentiellement développé sur le littoral avec des grands complexes hôteliers internationaux et des hôtels locaux.

Lors de l'accession au pouvoir d'Abdoulaye Wade en 2000, le Sénégal s'était lancé l'ambitieux défi d'attirer 1,5 million de touristes en 2010. L'objectif était de passer la capacité d'accueil de 19 000 à 50 000 lits, et de miser sur l'écotourisme, le culturel, la chasse, le golf...
Mais nous en sommes bien loin actuellement. En effet, depuis 2007 le nombre de visiteurs ne cesse de diminuer : 491 000 en 2008, 366 000 en 2009. " Le Sénégal a longtemps misé sur le balnéaire, mais nous voulons vendre aujourd'hui ce qui suscite la curiosité  : notre culture, nos pratiques religieuses et nos sites naturels ", expliquait Thierno Lô. La crise d'Ebola en Guinée, pays frontalier, n'a pas arrangé les choses, alors qu'un seul cas avait été recensé au Sénégal en août 2014 et que le pays a ensuite été déclaré " Ebola-free " par l'OMS. Mais tout n'est pas morose. Un nouvel aéroport international devrait ouvrir dans les prochains mois entre Dakar et Saly Portudal. Et le désormais ex-président Wade a beaucoup misé sur l'attrait de la statue de la Renaissance Africaine inaugurée en avril 2010. Du haut de ses 52 mètres, elle s'élève en effet plus haut que les 46,5 m de la statue de la Liberté...

Principales menaces écologiquesHaut de page

L'environnement sénégalais est menacé par la déforestation, l'érosion du sol, la désertification, la pêche intensive, la surproduction agricole et l'extension de l'occupation humaine par l'urbanisation et l'aménagement touristique. Les populations animales subissent une modification de leur aire de répartition et sont touchées par le braconnage, par conséquent la faune sauvage est essentiellement localisée dans les aires protégées.

ÉcologieHaut de page

Le pays est découpé du Nord au Sud par différents écosystèmes, trois types principaux de végétation peuvent être mentionnés : la steppe au Nord vers la frontière avec le Mali (domaine sahélien), la savane (domaine soudanien) au centre et la forêt (domaine sub-guinéen) au sud du pays. Au fur et à mesure que l'on descend vers le Sud, les arbres apparaissent, puis se diversifient.

Au Nord, les grandes steppes sahéliennes abritent quelques épineux, acacias et baobabs. Puis en continuant son chemin vers le Sud, on découvre les savanes avec les magnifiques bougainvilliers, les fromagers avec leurs étonnantes racines et avec lesquels on fait les meilleures pirogues, les manguiers, les bananiers, les avocatiers, les papayers et les palmiers (à huile, cocotiers rosniers, dattiers). Enfin au sud du pays, la savane laisse place à la forêt tropicale. Sur les côtes sud, s'étendent des centaines de kilomètres de plages de sable fin, et on rencontre la mangrove dans le Saloum et la Casamance. Sans être aussi riche que celle du Kenya, de la Tanzanie ou de l'Afrique du Sud, la faune présente au Sénégal est très intéressante, tant sur le plan maritime que terrestre. 169 espèces de mammifères et plus de 600 espèces d'oiseaux ont été inventoriées sur l'ensemble du territoire.

Espaces naturels et aires protégéesHaut de page

Le Sénégal a la chance d'avoir eu un gouvernement sensible à la préservation de son biotope et conscient de la nécessité d'enrayer le braconnage galopant qui ronge le panorama du reste de l'Afrique. Ainsi, ont été créés les parcs nationaux occupant une surface de plus d'un million d'hectares soit environ 8 % du territoire.

Le Sénégal possède six parcs nationaux et une trentaine de réserves naturelles de plus petite taille. Le réseau d'aires protégées regroupe les deux grands ensembles : les zones humides du littoral et les zones de savanes.

PETITE COTEHaut de page
Pêcheurs sur la plage de Saly-Portudal.
Pêcheurs sur la plage de Saly-Portudal.
Djembé, un instrument de musique fabriqué artisanalement.
Djembé, un instrument de musique fabriqué artisanalement.
Petite Côte
Petite Côte
Plage de Toubab Dialaw.
Plage de Toubab Dialaw.
Plage de Saly-Portudal.
Plage de Saly-Portudal.
RÉSERVE NATURELLE DE POPENGUINEHaut de page
SINE-SALOUMHaut de page
Écoliers du village de Thiadiaye.
Écoliers du village de Thiadiaye.
Delta du Sine-Saloum, région de Fatick.
Delta du Sine-Saloum, région de Fatick.
Marché au sel à Kaolack.
Marché au sel à Kaolack.

La région des deux fleuves fossiles Siné et Saloum se situe au sud de la Petite Côte. La région du Sine-Saloum se sépare en deux pour se rejoindre à l'embouchure. Du côté ouest, vous trouverez la mangrove avec ses mystères. La partie sud du côté de Missira et la forêt classée de Fatala valent aussi le détour.

Maquillage coloré pour un mariage.
Maquillage coloré pour un mariage.
Le Sine-Saloum
Le Sine-Saloum
Le Sine-Saloum
Le Sine-Saloum
FADIOUTHHaut de page
Village sur l'île de Fadiouth.
Village sur l'île de Fadiouth.
Artisanat de Joal-Fadiouth.
Artisanat de Joal-Fadiouth.
PARC NATIONAL DU DELTA DU SALOUMHaut de page

Le parc couvre une superficie de 73 000 ha répartis entre un espace terrestre de 8 000 ha et une partie maritime beaucoup plus vaste. La partie terrestre inclut essentiellement la forêt de Fatala, l'une des dernières du Sénégal. Au hasard de la balade, il est possible d'y croiser des phacochères, plusieurs espèces de singes, des gibbs (sortes d'antilopes), des pintades, des mangoustes, et surtout de nombreux oiseaux. Certains ornithologues considèrent que ce parc est l'un des plus beaux d'Afrique de l'Ouest en matière de diversité de l'avifaune.

Peut-être parce qu'il n'est pas vraiment exploité. 427 espèces d'oiseaux y vivent de façon quasi-permanente. Le parc diffère du Djoudj où les oiseaux arrivent en masse en saison.

Ici, comme ailleurs, il vous faudra sortir au petit matin ou en fin d'après-midi pour observer la faune. Pas besoin d'être ornithologue pour apprécier pleinement le contact avec la nature. Des sentiers et des routes mènent vers des thans (ces parties plates et salées en bordure de mangrove, recouvertes pendant les grandes marées, mais pas de façon permanente). Les thans s'ouvrent sur la mangrove profonde, l'orée des bolongs, et déjà vous apercevrez des huîtres de palétuviers par centaines.

Autre particularité : les galeries forestières (restes de forêts autour d'anciens lits de rivières). Ainsi en va-t-il de l'ancien lit de la Fatala ou de la rivière Bading, et la mare aux dragons (ancien trou à hyènes).

Du côté maritime, les choses ne sont pas mal non plus. Les bolongs offrent une nature exceptionnellement dense. Ne manquez pas de vous aventurer dans ces mini-canaux, parfois à peine assez larges pour qu'une pirogue passe. Les grands bolongs sont prétextes aux guets d'oiseaux comme les hérons ou les aigles pêcheurs.

A partir du printemps, le spectacle est ailleurs. Beaucoup plus loin vers l'embouchure, l'île aux oiseaux devient un grand lieu de fraye. La grande féria commence à partir d'avril. Sternes, caspiennes royales, mouettes à tête grise, goélands railleurs paradent et pondent. Fin mai et début juin, les oisillons se mettent à percer leur coquille. Des oiseaux par centaines volent autour de vous, parfois à moins d'un mètre, et piaillent sans relâche.

Attention tout de même ! Pendant la période de nidification, les oeufs sont sur la plage (par centaines). Mieux vaut éviter d'approcher ces zones. D'abord parce que vous risqueriez d'en écraser, et surtout, il faut savoir que votre présence éloignera les mères couveuses, et qu'un oeuf exposé aux rayons du soleil de la mi-journée pendant deux minutes suffit à faire mourir l'oisillon qui s'y trouve.

CASAMANCEHaut de page
Jeune garçon de Casamance.
Jeune garçon de Casamance.
Femmes portant des paniers.
Femmes portant des paniers.
La Casamance
La Casamance
Musicien dans un campement de style traditionnel.
Musicien dans un campement de style traditionnel.

Cette province sénégalaise coincée entre la Gambie et la Guinée-Bissau possède une culture teintée de créolité de par ses influences guinéennes et une nature magique.

Huttes sur une plage de Casamance.
Huttes sur une plage de Casamance.
Casamance
Casamance
Femme préparant le repas, Ziguinchor.
Femme préparant le repas, Ziguinchor.
ENAMPOREHaut de page

Les deux villages d'Enampore et de Séléki, à un peu plus d'une vingtaine de kilomètres de Ziguinchor, se visitent moins qu'ils ne se découvrent. En fait, vous trouverez bien une ou deux cases à impluvium à " touristiser ". Ces cases peuvent accueillir plus d'une trentaine de personnes. Elles servaient de fortins et permettaient jadis de protéger les familles lors d'éventuelles attaques. Certaines sont encore pourvues de greniers et d'étables.

Cependant, la meilleure des façons de s'imprégner de ces villages est sûrement de se rapprocher des gens, une démarche ou un coup à prendre. Un bon point de départ est le campement touristique. Là, toujours (ou presque), quelqu'un vous accueille et peut vous concocter une excursion vers un des villages voisins, à pied, à vélo ou en pirogue. Ces intermédiaires sont importants pour mieux sentir la région.

De fil en aiguille, vous tisserez toujours des liens : éphémères, fort différents d'une conversation mondaine d'un dîner du VIIe arrondissement parisien, mais le système de valeurs est autre, souvent plus simple et beaucoup plus humain. Vous compatirez certainement, regrettant de façon certaine que la saison des pluies ne soit plus ce qu'elle était. Plus les années avancent, plus l'eau qui tombe du ciel arrive tardivement et s'en va rapidement. Ah ! La nostalgie du bon temps où il faisait six mois de pluie... Les cultures s'en ressentent, et avant tout celle du sacro-saint riz, du mil, qui supporte mieux la sécheresse, tout comme l'arachide, le café ou le tabac, qu'on plante de plus en plus aux abords de la grande ville.

À voir – À faireHaut de page
OUSSOUYEHaut de page

Oussouye, à 40 km de Ziguinchor, est le noeud de la sous-région, l'embranchement entre les routes venant de Ziguinchor, Elinkine et du Cap Skirring. Pas de problème pour trouver une place dans un transport où que vous alliez, du moment que vous vous y prenez avant la nuit. Il y a toujours quelqu'un qui y descend. Environ 5 000 âmes y vivent, avec sûrement encore une majorité d'animistes-catholiques par rapport aux musulmans. A Oussouye comme partout ailleurs en Casamance, la lutte tient une place importante dans le quotidien, à tel point que chaque personne possède souvent trois noms : un lié à la religion, un nom diola et un nom de lutteur.

Les femmes ne sont pas en marge de cette tradition, et ici encore moins qu'ailleurs. Les femmes d'Oussouye avaient gagné, au printemps 1998, une épreuve du championnat d'Afrique qui se déroulait au Maroc.

Sports – Détente – LoisirsHaut de page
SÉLÉKIHaut de page

Depuis la chute de Djinabo, Séléki a-t-elle vraiment tout perdu ? Au niveau du rayonnement, peut-être, mais elle est tout de même encore capable de faire un peu d'ombre au pouvoir central de Ziguinchor. Comme une province pour sa capitale, comme une royauté vis-à-vis d'une autre, les sentiments identitaires liés aux royaumes existent encore, et ici on est fier de cette école primaire qui a évité ainsi à tous les enfants du royaume d'avoir à aller jusqu'à Ziguinchor. On ne manque pas non plus de préciser qu'à leur arrivée dans la région, les Diolas colonisèrent Ziguinchor et le peuple baïnouk qui y vivait. Les Portugais ayant assimilé les deux peuples aux Diolas sans les différencier, les Baïnouks se sont aujourd'hui quasi totalement fondus dans l'ethnie diola, dont ils parlent la langue.

PARC NATIONAL DE LA BASSE CASAMANCEHaut de page

C'est la dernière grande forêt du pays de la savane et de la steppe. De gros mammifères (hippopotames, singes, crocodiles, hyènes, panthères) y ont élu domicile, ainsi qu'un grand nombre d'espèces d'oiseaux. Il est resté inaccessible pendant plus d'une décennie en raison du conflit dans la région. N'est pas ouvert aux touristes pour l'instant. A moins d'une quarantaine de kilomètres, est située la réserve ornithologique de Kalissaye (16 ha), aux côtes et aux îlots sableux abritant notamment des colonies de sternes et de pélicans ainsi que des tortues marines. Visitable toute l'année, selon l'Agence nationale de promotion touristique (ANPT).

SENEGAL ORIENTALHaut de page
Initiation en pays Bassari.
Initiation en pays Bassari.
Sénégal Oriental
Sénégal Oriental
PARC NATIONAL DU NIOKOLO KOBAHaut de page

Ce parc animalier fait aujourd'hui partie d'un complexe, renommé le complexe du Niokolo-Badiar, qui s'étale jusqu'à la Guinée. Il comprend le parc transfrontalier de 950 000 ha et les forêts classées de N'Dama et du Badiar Sud. Depuis 1954, une partie de cet ensemble, l'ancien parc du Nikolo-Koba, a été classée patrimoine mondial et réserve de la biosphère par l'Unesco. C'est aujourd'hui au complexe entier qu'a été élargi le classement de l'Unesco. Territoire au relief contrasté, ce parc est traversé par le fleuve Gambie et deux de ses affluents, le Niokolo-Koba et la Koulountou. Véritable sanctuaire végéral, il abrite une flore de 1 500 espèces. Plusieurs espèces de mammifères aperçus ici sont menacées : le colobe bai, l'éléphant ou l'élan de Derby, sont menacés. Certains disent même que le fameux pachyderme aurait déjà disparu. Le ballet des animaux suit toujours le même rythme : avec la saison sèche qui avance, l'eau devenue rare dans le parc, de grandes concentrations se forment autour des quelques points d'eau où les animaux peuvent s'abreuver, notamment la mare de Simenti. C'est le moment idéal pour les observer. Puis l'eau se met à tomber, les surfaces se couvrent d'une couche de verdure. Une fois les points d'eau réalimentés, les animaux s'éparpillent, n'ayant plus de difficultés à trouver à boire jusqu'en octobre ou novembre. La frénésie des grands mammifères de la saison sèche ne se vit pas de la même façon que le plongeon dans le vert et la nature de l'hivernage. Mammifères, amphibiens, reptiles, oiseaux, poissons, le règne animal semble être tout entier représenté dans le parc, à commencer par Sa Majesté le lion, le plus gros d'Afrique malgré sa crinière réduite. Rarissimes sont les chimpanzés et les lycaons. Quant aux guépards, ils ont disparu depuis plusieurs années. Cela dit, dans la liste des espèces, nombreuses sont celles que l'on voit régulièrement : oie de Gambie, hippopotame, cobe rédunca, aigle bateleur, tortue d'eau, martin-pêcheur, guib harnaché, moucherolle du paradis, aigle pêcheur, cobe de buffon, cobe defassa, babouins, bubale, ibis sacré, phacochère, hippotrague, hyène tachetée, grue couronnée, vautour, jaribu, céphalophe, patas, pintade, sylvicapre de grimm, ourébi, grand calao d'Abyssinie, élan de derby, crocodile, buffle, mangouste, éléphant, oryctérope, grue couronnée, singe vert, chacal...

Le parc est malheureusement extrêmement prisé des braconniers issus principalement de Côte d'Ivoire ou de Guinée. Dans certains cas, ils n'hésitent pas à mettre le feu pour dégager le terrain. La viande, la peau, voire certains morceaux du lion pour fabriquer des gris-gris constituent l'essentiel de leurs recherches. Les gardes armés du parc ont beaucoup de mal à faire face à la cupidité de ces hommes, principalement par manque de moyens et donc un sous-effectif flagrant.

Parc National du Niokolo Koba.
Parc National du Niokolo Koba.
Antilopes sing-sing, parc National du Niokolo Koba.
Antilopes sing-sing, parc National du Niokolo Koba.
Parc National du Niokolo Koba.
Parc National du Niokolo Koba.
Pont suspendu dans le parc National du Niokolo Koba.
Pont suspendu dans le parc National du Niokolo Koba.
Hippopotame dans le parc National du Niokolo Koba.
Hippopotame dans le parc National du Niokolo Koba.
À voir – À faireHaut de page
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