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LA PLONGÉE EN IMAGES

Pierre Juin, plongeur photographe

Ça y est ! Vous savez plonger. Vous êtes aussi à l'aise dans l'élément liquide que sur la terre ferme, vous savez distinguer un poisson pierre d'un rocher, vous êtes un vidéaste où un photographe passionné, il est temps de transposer votre savoir dans la troisième dimension. Le monde sous-marin est un paradis pour les amateurs d'images fixes et animées. Pour y accéder, le ticket d'entrée est plus compliqué que de réaliser des images " terrestres ", mais vous allez découvrir des possibilités inattendues (angles de prises de vues, originalité des rencontres, etc.). Voici quelques informations pour vous guider dans vos premiers pas palmés.

Avant la plongéeHaut de page
Le matérielHaut de page

Avant, au temps de " l'argentique ", il y avait peu de choix parmi les appareils et caissons. Pour les " caméscopes ", il fallait casser sa tirelire pour un caisson énorme et lourd. Pour les photographes, le nombre d'images était limité à 36 poses. Il ne fallait pas en rater une seule ! La révolution numérique a vu la naissance de nombreux matériels de prise de vue sous-marine, et les capacités des cartes mémoires ne cessent d'augmenter.

Il faut distinguer 2 catégories de matériel : les appareils étanches et les caissons pouvant héberger le temps d'une plongée votre appareil habituel. Nous passerons rapidement sur les appareils étanches, car ils entrent soit dans la catégorie des appareils professionnels (Nikonos, etc.) ou bien ils n'offrent qu'une résistance réduite à la pression et ne permettent donc pas de dépasser quelques mètres de profondeur.

Conseil aquatique : rendre visite à un magasin spécialisé afin d'être conseillé et suivi.

Caissons pour photo et vidéoHaut de page

La solution la plus usité actuellement. Les avantages sont multiples : on en trouve dans toutes les gammes de prix. Pour débuter, il existe des sacs étanches pratiques mais ne permettant pas de dépasser les 5 m de profondeur. Il faut ensuite passer aux caissons rigides capables d'encaisser de fortes pressions.

Il faut privilégier les caissons transparents afin de bien visualiser les commandes de votre appareil. Autre avantage d'un caisson transparent, la possibilité de voir tout de suite les dégâts causés par un défaut d'étanchéité. De plus, pour certains appareils, les caissons transparents permettent de garder l'usage du flash intégré.

Conseil aquatique : devant la rapidité de l'évolution des matériels (et leur coût), envisagez de louer votre caisson et vos flashs.

Les objectifsHaut de page

Les trop longues focales sont difficiles à utiliser, et les flashs ne portent pas très loin. En cas de turbidité, cela empire. A utiliser lorsque l'eau est très claire ou pour une utilisation Macro. Les courtes focales offrent un champ d'utilisation plus étendu. Allez jusqu'au fish-eye qui permet une profondeur de champ spectaculaire.

Conseil aquatique : ne gardez pas l'oeil rivé à l'oeilleton de votre appareil, surtout avec un grand-angle, vous risquez de toucher le corail et de rayer votre hublot.

Éclairages photo et vidéoHaut de page

Entre la surface et 5 m, pas besoin de lumière artificielle, à condition de plonger en ayant le soleil au zénith. Un filtre rouge permettra de palier la perte d'une partie du spectre lumineux (pour la photo numérique, certains logiciels de traitement permettent de corriger et récupérer une plus grande plage de couleurs). Ensuite, la luminosité décroît rapidement, et il devient nécessaire d'emporter de quoi rendre aux paysages et à leurs habitants toutes leurs couleurs chatoyantes. Pour la photo, 1 ou 2 flashs et pour la vidéo, 1 ou 2 torches seront nécessaires. Bien sûr, cela impliquera d'emporter chargeurs et batteries ! Attention au poids !

Conseil aquatique : deux sources lumineuses permettent de bien gérer 2 plongées d'affilée sans pouvoir recharger les batteries. Il conviendra de ne pas utiliser systématiquement les deux sources lumineuses.

PréparationHaut de page

Il faut connaître par coeur le maniement de son matériel. N'oublions pas qu'une fois immergé, il faudra gérer, souvent simultanément, sa plongée et les réglages de ses prises de vue. La " mise en caisson " du matériel de prise de vue se fait au calme. Un endroit propre et sec sera dédié aux opérations de maintenance. Au début, une liste sera indispensable afin d'effectuer dans l'ordre les vérifications d'usage : appareil et batteries chargés, présence et graissage des joints, nettoyage du hublot (surtout de l'intérieur), vérification des connexions internes entre caisson et appareil. Une fois sous l'eau, il sera trop tard. Il faut tenir compte de l'incidence due à la flottabilité positive ou négative sur votre lestage. Un test est à effectuer au préalable.

Conseil aquatique : vraiment bien serrer les connexions au contact de l'eau, la moindre infiltration fera de graves dégâts.

Sur le bateauHaut de page

Votre matériel est fragile, sur un bateau, une annexe où tout est en mouvement, les risques d'endommager votre caisson, de rayer le hublot de l'objectif, d'arracher une connexion sont réels. Ne quittez pas votre matériel des yeux et mieux encore, tenez-le en permanence sur vos genoux ce qui permettra en plus d'amortir les chocs en cas de mer houleuse. Avertissez la personne qui vous passera et récupérera votre appareil de la meilleure façon de le tenir.

Conseil aquatique : une serviette de bain entourant en permanence votre matériel le protégera des chocs et du soleil (la température augmente rapidement surtout sous certaines latitudes).

Pendant la plongéeHaut de page
Particularités d’une plongée imageHaut de page

Ces remarques s'appliquent pour la photo et la vidéo.

La mise à l'eau. Il faut prévoir un cordon muni d'un mousqueton afin d'attacher le matériel de prise de vue à votre stab lors des opérations de surface en début et fin de plongée. Vous pourriez perdre votre appareil, et certains coulent à pic ! Ne sautez pas avec votre matériel, un câble peut s'accrocher et se rompre. Mettez-vous à l'eau et, ensuite, immergez lentement votre matériel en surveillant l'apparition de bulles, signe d'un défaut d'étanchéité. Il serait encore temps d'éviter la noyade définitive.

La descente. Profitez de ce moment pour effectuer un dernier check. Allumez l'appareil et les flashs (les torches pour les vidéastes).

Durant la plongée, soyez vigilant : une photo ne vaut pas un corail cassé ou pire la piqûre du poisson pierre que vous n'aurez pas détecté. Pour les vidéastes et les photographes aussi, ne poursuivez pas les poissons, ils sont définitivement plus rapides que vous et ne s'essouffleront pas. Le meilleur atout sera la patience et l'immobilité. Respirez doucement car le bruit des bulles équivaut à celui d'une tronçonneuse, et les populations aquatiques sont sensibles aux vibrations.

Réglez bien vos éclairages. Plus la source lumineuse sera perpendiculaire à votre sujet, moins les particules en suspension seront visibles.

Conseil aquatique : prenez exemples sur les cadrages et les sujets des magazines, cela constitue un excellent point de départ !

Après la plongéeHaut de page
NettoyageHaut de page

Un rinçage vigoureux évitera de laisser le sel cristalliser et bloquer les renvois de commandes. Séchez le matériel avant d'ouvrir. Une goutte d'eau salée sur un contact et c'est la panne assurée. Vous pourrez ensuite ouvrir votre appareil ou votre caisson et sauvegarder vos images. C'est aussi le moment de vérifier vos joints et éventuellement de les graisser.

SauvegardeHaut de page

Tout dépend du nombre d'images, films ou photos que vous réalisez lors de votre séjour. Utilisez soit plusieurs cartes mémoires et des DVD, soit un disque dur afin de transférer vos données.

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