Le guide : HANDITOURISME : Questions de santé

Questions de santé

Les conseils que vous trouverez dans cette rubrique sont là pour vous permettre d'anticiper les problèmes et de poser les bonnes questions à votre médecin traitant. Partir en voyage à l'étranger lorsque l'on est en situation de handicap ou accompagnant valide, c'est d'abord réfléchir à ses propres besoins, à leur adaptation nécessaire suivant la destination et ne pas ignorer les conseils généraux destinés à tous les voyageurs. Voyager en situation de handicap, c'est accepter de perdre en autonomie : votre organisation santé et vos repères vont se modifier. Vous circulez en fauteuil électrique ? Il vous faudra peut-être envisager d'y renoncer le temps du voyage et repasser en fauteuil manuel et donc faire confiance à ceux qui vous accompagnent (professionnels du voyage, parents et amis). Vous avez besoin de transferts lit et/ou douche ? La confiance doit également être de mise ainsi que l'expression claire de vos besoins. Partir avec une pathologie, c'est donc prendre ses responsabilités et les assumer. Prendre ses précautions aussi et être pratique en se munissant par exemple de son dossier médical, en préparant son carnet d'adresses (coordonnées de son médecin traitant et de correspondants locaux), en emportant ses médicaments habituels et en connaissant leur nom en DCI (dénomination commune internationale). Sans oublier la souscription aux assurances nécessaires, la préparation de son outillage de santé et savoir le réparer. Les risques doivent être pesés : immunisation, prévention anti-vectorielle, prophylaxie antipaludique... Il faut se préparer physiquement et personnellement : s'informer des inconvénients liés aux fuseaux horaires, se réadapter à l'effort, s'adapter aux nouveautés thérapeutiques... Il faudra anticiper attentes et contretemps.

ParticularitésHaut de page
DiabèteHaut de page

Ne vous fatiguez pas à passer votre temps à calculer ou recalculer vos horaires. Le plus simple est d'avoir deux montres ! L'une garde l'horaire du point de départ (France), l'autre indiquant l'horaire de la destination : vous gardez ainsi la notion stricte de vos écarts de contrôle et d'injections. Pensez aussi à garder en bagage à main votre traitement.

Handicap mentalHaut de page

Pas de réponse type dans le domaine. Tout traitement médicamenteux doit être strictement poursuivi ainsi que les soins physiques pour les voyageurs en fauteuil. Dans la mesure où les voyages organisés prédominent dans ce domaine, l'encadrement médicalisé ne doit poser aucun souci. Et ces séjours sont une formidable avancée vers plus d'autonomie.

ImmunodépressionsHaut de page

Pas facile de voyager lorsque l'on est immunodéprimé. Une évaluation doit être faite avant le départ. L'organisation du voyage suppose de préparer le dossier médical, de réfléchir aux moyens de respecter la chaîne du froid nécessaire à la conservation de certains médicaments et de tenir compte de l'environnement infectieux. En ce qui concerne les vaccinations, il n'y a pas de contre-indication en ce qui concerne les vaccins inactivés ; il faut aussi faire les vaccins contre la grippe, la pneumonie ou la méningite mais il faut souvent faire des schémas renforcés et titrer les anticorps après vaccination. Les vaccins vivants sont de principe contre-indiqués. La contre-indication est définitive en ce qui concerne le BCG. Les personnes séropositives pour le HIV pourront être vaccinées contre la fièvre jaune si le taux de CD4 est supérieur à 200/mm3. La vaccination peut entraîner une augmentation transitoire de la charge virale sans conséquence. Il est judicieux d'anticiper la vaccination si l'immunodépression est programmée ou de prévoir des fenêtres thérapeutiques. Il est prudent d'évaluer le degré d'immunisation résiduelle en cas de vaccination antérieure. Une corticothérapie au long cours (supérieure à 2 mg/kg/jour d'équivalent prednisone pendant plus de 14 jours) est une contre-indication aux vaccins vivants. Il faudra attendre un mois après l'arrêt du traitement. Les patients sous anti-TNF ne recevront pas de vaccin vivant sauf à l'occasion de fenêtres thérapeutiques ; les vaccins seront faits au moins trois semaines avant la mise en route du traitement. Les patients ayant bénéficié d'une transplantation d'organe solide ont une contre-indication définitive aux vaccins vivants. Pour les autres vaccins, il faut attendre trois à six mois après la greffe ou la fin du traitement anti-rejet. Les patients en traitement pour cancers (chimiothérapie ou radiothérapie) devront attendre trois mois après l'arrêt du traitement pour recevoir un vaccin vivant. Par contre, il n'y a pas de contre-indication avec l'hormonothérapie. Le paludisme revêt une gravité particulière chez les splénectomisés et le patient séropositif. La prophylaxie sera optimisée et ces voyageurs disposeront d'une antibiothérapie de réserve. Attention aussi aux tiques et aux morsures d'animaux (antibiothérapie en cas de morsure). Par contre, il ne semble pas y avoir de prévalence plus importante ou de gravité augmentée en cas de dengue chez ces mêmes patients. En ce qui concerne les patients greffés, il est prudent de commencer la chimioprophylaxie antipaludique quelques semaines avant le départ afin d'équilibrer les concentrations de ciclosporine (attention à l'interaction avec la chloroquine et la doxycline). Il est nécessaire de vérifier le taux de créatinine. Prudence avec les traitements anti-cancéreux qui entraînent des cardiotoxicités cumulatives avec les chimioprophylaxies. A noter que le vaccin Amaril (fièvre jaune) est généralement contre-indiqué en cas de déficit immunitaire congénital ou acquis, à la suite, entre autres, d'un traitement immunosuppresseur ou immuno-modulateur. La décision de vacciner ou non relève du médecin spécialiste qui vous suit et du médecin du centre des vaccinations internationales.

Insuffisances cardiaquesHaut de page

Le risque cardiovasculaire en voyage est réel. Une cause cardiaque réelle ou suspectée est à l'origine de 10 % des rapatriements sanitaires et de 56 % des décès survenant au cours d'un transport aérien (statistiques des compagnies d'assurances). Le risque cardiovasculaire est inhérent aux conditions de voyage et de séjour (stress, modifications de l'environnement, écarts de régime et de traitement) mais aussi à l'état cardiaque du voyageur (pathologie cardiaque parfois méconnue chez des sujets dépassant 65 ans). Les grands principes à respecter : les cardiopathies instables sont des contre-indications au voyage ; la déstabilisation d'une pathologie cardiovasculaire est absolument imprévisible ; le voyage entraîne un bouleversement de l'environnement très perturbateur ; une information sur la technicité des structures médicales du lieu de destination est indispensable à rechercher ; la préparation au voyage impose de prévoir le prévisible et l'imprévisible. Tout cela suppose d'anticiper avant le départ : consultation auprès de son cardiologue, vaccinations, assurance annulation, prise en charge et rapatriement, préparation du dossier médical avec explications de la pathologie en anglais, médicaments en quantité suffisante et leur correspondance en DCI. Il est également important de prévoir du repos à l'arrivée. Il n'existe pas de cadre médico-légal pour statuer sur le voyage des personnes atteintes de maladie coronaire, mais prévalent des règles de bon sens. Pour l'infarctus persiste la règle des 4-6 semaines (héritage des compagnies d'assurance). L'angor instable suppose un transport médicalisé. L'organisation du voyage suppose de tester la tolérance à l'effort. Lors du voyage et du séjour, il convient de garder la maîtrise de ses activités (surtout ne pas dépendre d'un groupe avec des activités imposées) ; conserver la trinitrine à portée de main ; consulter si vous constatez une modification de la symptomatologie. Une décompensation aiguë récente est une contre-indication au voyage. Un voyage en avion suppose une relative altitude. Il convient dès lors de renforcer le traitement diurétique et de s'assurer de la compatibilité des médicaments adjuvants avec le traitement déjà prescrit. La diététique sera rigoureuse : régime désodé en veillant au poids. Une consultation sera nécessaire en cas de modification de la symptomatologie, notamment l'apparition de dyspnée ou d'oedèmes. En l'absence de cardiopathie et d'antécédent d'arythmie, pas de bilan, mais ECG à faire en cas de traitement antipaludique (sauf Proguanil) ou d'antécédents familiaux de QT long. La prévention des torsades de pointe chez les personnes appartenant à une famille de QT long congénitaux passe par la remise d'une liste de médicaments contre-indiqués ou déconseillés. Si cardiopathie sans arythmie documentée : pas de bilan mais décompensation possible. Pour les malades porteur d'un stimulateur, emporter le dossier complet, la liste des centres habilités à vérifier le réglage ; vérifier le bon fonctionnement de l'appareil avant le départ et mettre en garde contre les champs magnétiques. Pour les malades porteur d'un défibrillateur, le séjour en zone médicalisée est indispensable et la conduite automobile est laissée à l'appréciation du médecin. Elle est néanmoins contre-indiquée dans le mois qui suit la pose. Enfin, les personnes ayant des antécédents personnels de syncope ou un cas de mort subite inexpliquée dans la famille bénéficieront d'un ECG chez un cardiologue avant le départ. Un holter sera pratiqué en cas de tracé douteux. De façon générale, il est important de vérifier que les médicaments prescrits pour le voyage ne sont pas cardiotoxiques : voir le site www.cardiogen.aphp.fr

Insuffisances rénales et dialysesHaut de page

L'insuffisant rénal rencontre trois types de problèmes au cours du voyage : l'altération de la fonction rénale : le risque de déshydratation (surveiller le poids), les troubles métaboliques, l'infection. Avant le départ, il convient d'évaluer la fonction rénale. Pour les vaccinations, il n'y a pas de contre-indication mais la fabrication des anticorps est moins forte que lorsque la fonction rénale est normale. Il convient dès lors de pratiquer des protocoles spécifiques. Attention aussi en cas d'immunosuppression forte. Le voyage est plus compliqué au stade de l'épuration extra-rénale. Le sujet dialysé porteur d'une fistule artério-veineuse peut voir celle-ci se thromboser en cas de déshydratation obligeant alors à la pose d'un cathéter central. L'hygiène doit être rigoureuse sous peine d'infection de l'anastomose vasculaire. Le transplanté rénal est à la fois un insuffisant rénal et un immunodéprimé. Les vaccins vivants sont contre-indiqués pendant les deux ans qui suivent la greffe et discutés ensuite en fonction de l'intensité du traitement. Différents types de problèmes le guettent au cours du voyage : le soleil avec induction de cancers cutanés en lien avec les immunosuppresseurs, ce qui oblige à une protection vestimentaire rigoureuse, une protection solaire avec un coefficient très élevé et bien sûr jamais d'utilisation de cabine de bronzage ; la perte des médicaments (avec risque de rejet du greffon) ; la diarrhée : risque de toxicité rénale en cas de déshydratation ; le paludisme : attention en cas de traitement par corticoïdes. Une très bonne idée pour ne pas se priver de voyage : la croisière. Vous trouverez la liste des voyagistes spécialisés à la rubrique Les spécialistes.

Insuffisances respiratoiresHaut de page

L'altitude de croisière des avions commerciaux est incompatible avec la vie. La cabine est donc pressurisée et correspond à une altitude comprise entre 1 500 m et 2 450 m. A cette altitude, la pression barométrique diminue (hypobarie). La pression partielle d'oxygène dans l'air inspiré diminue. Il s'ensuit un degré d'hypoxie de l'ordre de celui que l'on observerait avec une fraction inspirée d'oxygène de 15 % si l'on était au niveau de la mer. L'hypobarie entraîne aussi une dilatation des volumes gazeux dans les cavités closes ou semi-closes de l'organisme (cavités ORL, poumons, tube digestif). En conséquence, un pneumothorax est une contre-indication au vol pendant les 15 jours qui suivent sa résolution. La mesure de la saturation au doigt (SpO2) est intéressante. Elle doit rester au sol supérieure ou égale à 95 %. Ce chiffre n'est cependant pas une garantie absolue. Il convient dès lors d'évaluer les personnes à risque et demander un test d'hypoxie (avec un mélange à 15 % d'oxygène) ou une épreuve d'effort. Un voyageur qui aura besoin d'oxygène en vol ne pourra pas embarquer en avion avec sa propre bouteille qui, pour raison de sécurité, devra être vidée et mise en soute. La compagnie aérienne fournit des bouteilles certifiées pour le vol. Orkyn, filiale d'Air liquide, assure un service Oxygène qui vous permet d'assurer vos déplacements en France comme à l'étranger. Sous réserve de la présence d'un partenaire local (donc à vérifier avec votre agence habituelle), vous pouvez récupérer du matériel, vous faire réapprovisionner... Pour en savoir plus : www.orkyn.fr

ÉpilepsieHaut de page

C'est une maladie fréquente (500 000 personnes épileptiques en France). Il n'y a pas de contre-indication au voyage sauf si l'épilepsie est mal contrôlée (le risque de crise augmente avec le décalage horaire, la fatigue, le stress, le manque de sommeil). Les recommandations vis-à-vis d'un sujet épileptique sont les suivantes : consulter son neurologue avant un grand voyage ; éviter de voyager seul ; emporter une ordonnance avec son traitement et les noms des médicaments en DCI ; emporter un traitement en quantité plus importante que nécessaire (le double) et le garder en cabine. En cas de décalage horaire peu important, ne pas modifier son traitement. Si le voyage dure plus de 12 heures, programmer une prise dans l'avion et se recaler tout de suite à l'arrivée sur l'heure locale, quitte à être légèrement surdosé. Les antipaludiques peuvent déséquilibrer l'épilepsie (la méfloquine est contre-indiquée) ; il faut privilégier l'usage des répulsifs. En cas de vomissements survenant moins de 1h30 après la prise médicamenteuse, reprendre le traitement. Respecter les règles d'hygiène alimentaire pour diminuer le risque de turista. Prudence avec les fluroquinolones et l'azithromycine. Protection solaire impérative (les anti-épiléptiques sont photosensibilisants). Sports : la natation doit être pratiquée avec un accompagnateur et le port du gilet de sauvetage est vivement conseillé. La pratique de la plongée est contre-indiquée.

Sclérose en plaques (SEP)Haut de page

Plus de 80 000 patients en France présentent une SEP. La plupart sont des femmes. Les traitements de fond supposent généralement une administration par voie injectable. Les patients devront prévoir une mallette isotherme (certains médicaments devant être conservés à une température ne dépassant pas 8°C). Il faut aussi s'assurer qu'une infirmière pourra prodiguer les soins dans le lieu de destination ou se former à l'auto-injection. Recommandations : préciser à la réservation que le patient voyagera avec du matériel injectable. Les médicaments seront dans le bagage à main accompagnés d'une ordonnance avec la dénomination des produits en DCI et d'une attestation (en anglais) pour tout le matériel injectable. Un certificat médical pourra être demandé précisant l'absence de syndrome toxique viral ou bactérien. En cas de perte des médicaments : s'adresser au service médical de l'ambassade de France. Attention à la chaleur (phénomène d'Uhthoff) : attention au soleil, aux efforts physiques et privilégiez les espaces disposant d'air conditionné.

Maladie de ParkinsonHaut de page

Il n'y a pas de contre-indication au voyage ; il faut juste respecter les règles de bon sens et prévoir un accompagnateur. Il est conseillé de prévoir les impondérables et d'anticiper les difficultés car le stress augmente l'état clinique. En ce qui concerne le décalage horaire, il faut garder la dose unitaire et l'espacement des prises (il vaut mieux ajouter une prise qu'en enlever une). La méfloquine est contre-indiquée. Pour les patients stimulés cérébralement n'envisager le voyage que si le malade est équilibré, faire vérifier le matériel avant le départ. Si le séjour est supérieur à 6 mois, prévoir un contact avec une équipe locale capable de vérifier le matériel (habituellement tous les 4 à 6 mois). Enfin, éviter d'emprunter les portiques de sécurité (avoir sur soi sa carte de porteur de stimulateur).

Handicap visuelHaut de page

80 % des informations sur l'environnement sont d'ordre visuel. Le déficit visuel modifie donc la perception et la cognition. Voyager est une façon de refuser la diminution des activités, l'atteinte de son image et de sa confiance. En voyage, les contraintes pour le déficient visuel concernent l'orientation : difficultés liées à la signalétique, dangers vis-à-vis d'obstacles non identifiés, difficultés d'accès aux renseignements proposés par panneaux visuels. En ce qui concerne la lumière : le malvoyant a besoin de plus de lumière qu'un individu qui bénéficie d'une bonne vision mais il y est aussi plus sensible (tenir compte de l'ensoleillement, de la réverbération sur le sable, la mer, la neige). Selon les pathologies il sera nécessaire d'emmener un traitement. Attention au problème de conservation (à la chaleur, la durée de vie des collyres diminue et il y a un risque d'infection). Rappel : le chien guide peut voyager avec son maître à bord des avions, quelle que soit sa taille, dans la mesure où il est vacciné. Le maître doit pouvoir présenter un certificat de dressage. Penser aussi à des bagages à main légers. Une main doit pouvoir rester libre pour la canne, si nécessaire.

Personnes à mobilité réduiteHaut de page

Vous avez sûrement lu le récit d'Untel qui, atteinte d'une polyarthrite, a escaladé l'Everest. Mais c'est lui, et pas vous. Partir en vacances loin de chez soi provoque suffisamment de changements pour que vous n'alliez pas jouer les héros. Donc, pas de rupture dans les traitements, pas d'oubli de vos orthèses (les visites peuvent se révéler fatigantes), pas d'exposition prolongée au soleil si certains de vos médicaments sont photosensibilisants. Et, toujours sur vous, votre dossier médical, vos ordonnances (avec DCI ou sa synthèse). Attention en cas de transport de molécules qui doivent rester à température constante, prévoyez une glacière. Enfin, la Food and Drug Administration (États-Unis) exige que les médicaments soient dans les emballages d'origine. Les personnes assises sont plus que les autres soumises à des impératifs d'hygiène qui peuvent se révéler difficiles à mettre en application en voyage. Chaque cas est particulier et nous ne prétendons ni généraliser ni apporter de solution miracle. Néanmoins, si certains gestes ne concernent qu'une population réduite de vacanciers et de voyageurs, le respect de quelques règles de base associées à une bonne hygiène de vie peut éviter à tous bien des désagréments. Buvez suffisamment (eau bouillie ou capsulée, sans glaçons) : c'est le moyen le plus simple et le plus sûr de réduire le risque d'infection. Sondez-vous régulièrement : adaptez les horaires à votre consommation de liquide en prenant soin de respecter un volume urinaire par sondage. Respectez les prescriptions de votre médecin. Adoptez les bons gestes : à l'issue d'un sondage ou après passage aux toilettes, veillez à vous laver les mains, avant et après l'opération, avec de l'eau et du savon, ou grâce à des lingettes prévues à cet effet. Attention à ne pas en faire trop : on le dit souvent, " le mieux peut être l'ennemi du bien ". Alors, limitez votre toilette intime à deux fois par jour. Messieurs, sachez que la désinfection du méat n'est pas nécessaire avant sondage et qu'il est inutile d'utiliser des antiseptiques. Mesdames, prenez soin de choisir un produit doux ou d'utiliser des lingettes adaptées. Prenez garde à la chaleur et à l'humidité : rappelez-vous aussi que des vêtements trop serrés ou des sous-vêtements synthétiques favorisent frottements, transpiration et développement des microbes. La constipation comme la diarrhée du voyageur sont évidemment très désagréables. Soyez vigilants sur vos repas. Deux outils fort utiles dans vos déplacements : pour les messieurs, le Penilex ; pour les dames, les couches absorbantes anti-odeurs. Parlez-en à votre pharmacien !

Handicaps sensorielsHaut de page

Dispositifs externes : il est important de maintenir un séchage de votre appareillage lors du voyage (pastille desséchante ou trousse chauffante). Le soir, il est impératif de le mettre à sécher pour son bon fonctionnement le lendemain. Vous pouvez également vous munir de lingettes spéciales pour appareils auditifs, afin, au besoin, de le nettoyer. Si vous prenez l'avion, aucun risque particulier. De nombreuses personnes préfèrent cependant les éteindre au décollage et à l'atterrissage. Si vous êtes au bord de la mer, évitez le sable et les projections d'eau de mer. Dans ce cas il vaut mieux ne pas le porter. Implants cochléaires : le processeur de son et le processeur vocal craignent tous les deux l'humidité (transpiration, pluie, douche...). Se munir d'un boîtier ou d'un sac contenant une capsule de déshumidification. En avion, pas de règle générale (le mieux est d'appeler avant le voyage son audioprothésiste). Quant aux portiques, le champ magnétique est trop faible pour endommager les composants internes du processeur et de l'implant. Cependant ayez sur vous votre certificat d'implantation si vous préférez demander à passer à côté du portique (pas toujours évident par des temps de fièvre sécuritaire). Surtout n'oubliez pas d'acheter vos piles bouton avant votre départ (avec un stock d'avance).

Les vaccinsHaut de page
Les démarches pour se faire vacciner

Prendre rendez-vous sur place ou par téléphone. Vous devrez vous munir en vue de la consultation de votre carte Vitale et des différents documents relatifs, directement ou indirectement, à votre problème de santé : carnet de vaccinations, ordonnances, boîtes de médicaments, courriers de médecins, comptes rendus médicaux, examens biologiques, radiographies... A l'issue de votre vaccination, vous recevrez le carnet de vaccinations internationales, indispensable à votre voyage.

En FranceHaut de page

La France n'est pas réputée pour être une destination à risques. Mais que l'on voyage sur de courtes distances ou que l'on parte au bout du monde, il convient de vérifier la validité de vos vaccins avant votre départ. Nous ne traiterons ici que des vaccins obligatoires ou recommandés inscrits au calendrier vaccinal français : diphtérie, tétanos et poliomyélite. Pensez à vérifier la date de vos derniers rappels et n'oubliez pas que certains voyages à l'étranger nécessitent des vaccinations particulières. Demandez à votre médecin traitant.

Vérifiez avec votre médecin traitant vos compatibilités avec les différents vaccins nécessaires à votre voyage. Renseignez-vous aussi sur le schéma vaccinal, à savoir combien d'injections sont nécessaires et avec quel écart par rapport à votre date de départ. En clair : anticipez !

A l'ÉtrangerHaut de page

Encéphalite japonaise

La vaccination contre l'encéphalite japonaise n'est pas recommandée systématiquement à tous les voyageurs qui se rendent dans les régions où le virus circule. Sont seuls concernés : les adultes, expatriés ou devant résider plus de 30 jours dans ces régions ; les adultes se rendant dans ces régions avec une activité extérieure importante, plus particulièrement dans les zones de rizières ou de marécages, pendant la période de transmission du virus, pendant la saison des pluies, et ce quelle que soit la durée du séjour. Les activités suivantes sont considérées comme à risque : dormir à la belle étoile sans moustiquaire, camper, travailler à l'extérieur, pratiquer le cyclisme, la randonnée, en particulier dans des zones où l'irrigation par inondation est pratiquée. Le vaccin commercialisé est actuellement réservé aux plus de 18 ans.

Encéphalite à tiques

La vaccination contre l'encéphalite à tiques est recommandée pour tous les voyageurs séjournant en zone rurale ou forestière d'endémie en Europe centrale, orientale et septentrionale, du printemps à l'automne.

Fièvre jaune

La vaccination contre la fièvre jaune est indispensable pour un séjour dans une zone endémique (régions intertropicales d'Afrique et d'Amérique du Sud) même en l'absence d'obligation administrative. Ce vaccin (ou vaccin amaril) est un vaccin à virus vivant atténué disponible uniquement dans les centres agréés de vaccinations internationales.

Hépatite A

La vaccination est recommandée pour tous les voyageurs devant séjourner dans un pays à hygiène précaire, quelles que soient les conditions du séjour. Les personnes souffrant d'une maladie chronique du foie doivent particulièrement être protégées par la vaccination.

Infections invasives à méningocoques (IIM)

Les vaccins disponibles sont les suivants : le vaccin méningococcique des sérogroupes A et C ; le vaccin méningococcique du sérogroupe C conjugué ; le vaccin méningococcique des sérogroupes A, C, Y, W135, disponible uniquement dans les centres de vaccinations internationales. La vaccination contre les infections invasives à méningocoque est recommandée aux personnes se rendant dans une zone d'endémie, notamment la " ceinture de la méningite " en Afrique subsaharienne : zones de savane et Sahel, d'Ouest en Est, du Sénégal à l'Éthiopie, au moment de la saison sèche, favorable à la transmission du méningocoque (habituellement hiver et printemps).

Rougeole

La vaccination contre la rougeole est recommandée dans le calendrier vaccinal à partir de l'âge de 12 mois. Cependant, il ne s'agit pas d'une vaccination obligatoire en France mais recommandée.

Tuberculose

La vaccination par le BCG est recommandée pour les enfants dès la naissance en cas de séjours

fréquents ou prolongés dans les pays à forte incidence tuberculeuse. Chez les enfants non vaccinés, la vaccination peut être réalisée jusqu'à l'âge de 15 ans. Les zones géographiques à forte incidence tuberculeuse sont : le continent africain dans son ensemble ; le continent asiatique dans son ensemble, y compris les pays du Proche et du Moyen-Orient ; les pays d'Amérique Centrale et du Sud ; les pays d'Europe centrale et de l'Est y compris les pays de l'ex-URSS et, dans l'Union européenne, la Bulgarie, l'Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, le Portugal et la Roumanie. A cette liste déjà impressionnante, il faudra rajouter (selon les conditions de séjour, de durée et les facteurs de risques individuels) les vaccinations concernant le choléra, la fièvre typhoïde, la grippe, l'hépatite B, la rage.

Pas de vaccin mais quelques précautions

Les moustiques...

Outre que ces anophèles (féminins) présentent une rare aptitude à nous gâcher une sieste bien méritée ou une nuit qu'on voudrait reposante avant l'excursion du lendemain, les dégâts qu'ils peuvent provoquer sont particulièrement lourds : paludisme, dengue, zika et chikungunya sévissent dans de très nombreux pays à forte attractivité touristique. Citons parmi les zones à risques : les pays tropicaux d'Asie, d'Amérique, d'Océanie et d'Afrique intertropicale. Contre la dengue et le chikungunya, la meilleur protection consiste en l'application de répulsifs cutanés. Attention à ne pas oublier que la protection ne dure souvent que de quatre à huit heures, et qu'elle disparaît en cas de bain ou de douche. La nuit, une moustiquaire imprégnée d'insecticide sera recommandée. Contre le paludisme, deux moyens : la chimioprophylaxie et les répulsifs cutanés. Ne pas oublier que le traitement, quelle que soit la molécule utilisée, se prend en plusieurs temps : avant, pendant et après le séjour. C'est d'ailleurs cette troisième partie du traitement qui pose problème à bon nombre de voyageurs qui ne vont pas au bout de leur traitement au retour de leur séjour. Les futurs voyageurs ayant déjà des traitements photosensibilisants devront tenir compte des risques de photodermatose. En clair : pas de bidouillage du genre auto-médication, pas d'achat de médicaments sur place (en tout cas hors contexte hospitalier) et traitement pris jusqu'au bout même si cela paraît fastidieux.

La diarrhée du voyageur dite aussi " turista "

Si ce trouble digestif a été ainsi rebaptisé, c'est bien parce qu'il est un classique absolu du voyage. Changements d'habitudes alimentaires, chaleur, ruptures dans la chaîne alimentaire... En bref, le touriste est donc une proie toute désignée pour ce désagrément qui peut provoquer des diarrhées de quelques heures (suffisamment longues) en allant jusqu'à des formes cliniques très sévères. Quelques conseils de bon sens : éviter l'ingestion d'aliments potentiellement à risque (c'est-à-dire tout ce qui est cru ou cuit mais consommé froid), les boissons à risque (eau locale en bouteille non capsulée) et les glaçons ; se laver les mains (geste qui reste primordial vu l'importance de la transmission). L'utilisation d'un savon ou éventuellement d'un soluté hydro-alcoolique est particulièrement recommandée dans les zones aux conditions d'hygiène précaire. En clair, il est souvent moins risqué de prendre un repas sur un étal de marché que de se jeter sur le buffet autour de la piscine qui lui a subi une rupture dans la chaîne du froid. Les formes légères de l'adulte peuvent être atténuées par la prise d'un anti-diarrhéique anti-sécrétoire à emporter avec soi. L'anti-diarrhéique moteur est à réserver à des circonstances particulières quand la diarrhée est particulièrement gênante (au cours d'un déplacement par exemple) en respectant les contre-indications (tendinopathies, photosensibilisation). Légère ou plus sévères, la diarrhée nécessitera une réhydratation (eau bouillie, sels de réhydratation).

Infections sexuellement transmissibles (IST)

Aujourd'hui encore, il faut rappeler que des rapports sexuels non protégés, les transfusions sanguines, les seringues réutilisées, les matériels de tatouage et de piercing comportent des risques aux conséquences extrêmement lourdes. Avec de terrifiants souvenirs de voyage à la clé. Alors : obligation absolue de rapports protégés (préservatifs masculins ou féminins achetés en quantité suffisante dans le pays de départ). Autant que possible, évitez les transfusions à l'étranger. Préférez un rapatriement. Ne jamais oublier que le matériel utilisé à des fins médicales ou esthétiques devrait être à usage unique. Ce qui est parfois difficile à vérifier. Ne pas oublier que le tourisme sexuel fait courir un risque sanitaire aux deux partenaires et que la loi française punit tout rapport sexuel sur mineur.

Les soins en vacancesHaut de page

Si vous avez l'habitude de recevoir des soins à domicile (auxiliaire de vie, infirmier ou masseur-kinésithérapeute), n'attendez pas d'être arrivé sur votre lieu de vacances pour chercher des remplaçants. Renseignez-vous en amont dès que possible afin de vous assurer d'en trouver près de votre lieu de villégiature et de voir comment faire coïncider vos deux emplois du temps. Il vous appartient également avant votre départ de faire le point avec votre médecin traitant : votre état de santé et votre suivi médical vous permettent-ils d'entreprendre un séjour montagne, mer ou campagne ? De pratiquer des loisirs sportifs ? De partir sur une route un peu longue ? N'oubliez jamais que peu importe la destination, un déplacement s'organise.

Carte européenne d'assurance maladie : indispensable !

La carte européenne d'assurance maladie est indispensable si vous voyagez dans un pays de l'Espace Économique Européen ou en Suisse. Attention : compte tenu du délai de fabrication et de son acheminement par les services postaux, pensez à en faire la demande au moins trois semaines avant votre départ. Et si vous ne pouvez l'obtenir en temps utile, votre caisse d'assurance maladie vous délivrera à la place un certificat provisoire de remplacement. La carte est individuelle et nominative : on ne peut donc pas la prêter, même à un membre de sa famille. Si vous devez avoir des soins médicaux pendant votre séjour, présentez votre carte européenne d'assurance maladie (ou à défaut votre certificat provisoire de remplacement) : elle vous permettra d'attester de vos droits à l'assurance maladie et de bénéficier d'une prise en charge sur place. Si vous l'avez oubliée, vous devrez faire l'avance des frais : pensez alors à conserver factures et justificatifs de paiement que vous présenterez ensuite à votre caisse à votre retour en France. Renseignements : www.ameli.fr.

Prévoir une trousse d'urgenceHaut de page

Lors de vos déplacements, pensez à vous munir de vos médicaments habituels. En cas de traitement renouvelable, munissez-vous de vos ordonnances. Une trousse de premiers secours est toujours nécessaire : prévoyez un anti-diarrhéique, des antiémétiques contre les nausées et les vomissements, des comprimés de paracétamol contre la fièvre ou la douleur, des pansements, du désinfectant, une solution hydro-alcoolique pour l'hygiène des mains (important si vous devez vous sonder), des compresses stériles, des pansements adhésifs, des bandes de contention et de la pommade anti-inflammatoire. La glacière sera indispensable si vous devez transporter des traitements ne supportant pas les écarts de température ou exigeant une conservation au froid (anti-TNF).

Le bon sens doit présider. Distinguez la trousse " secondaire " que tout voyageur emmène de celle " principale " qui est la vôtre, personnalisée. Emportez vos médicaments dans leur emballage d'origine et prévoyez un approvisionnement qui pallie un délai de transport. Ayez sur vous (bagage à main) votre ordonnance et le traitement dont vous aurez besoin pendant le transport (depuis chez vous). La trousse secondaire : elle doit contenir tout ce qui vous protégera des éventuels fièvres et petits bobos (antipyrétiques, antiseptiques, pansements). Un anti diarrhéique n'est jamais de trop. Une solution hydroalcoolique (les lingettes se transportent bien) est bienvenue ainsi que des produits pour désinfecter l'eau (surtout si vous partez seul). Crème solaire indispensable pour tout déplacement en pays chaud (indice maximal et achat en pharmacie recommandé), crème répulsive anti-moustiques, votre traitement contraceptif ordinaire et préservatifs.

Voyager à l'étranger avec ses médicaments

L'article L 5111-1 du code français de la Santé définit comme médicament, toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l'égard des maladies humaines ou animales, ou pouvant leur être administrée en vue d'établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions physiologiques en exerçant une action pharmacologique, immunologique ou métabolique. Vous pouvez obtenir des informations sur les médicaments que vous transportez lors de vos déplacements auprès du Ministère du Travail et de la Santé.

Le bon sens doit présider au transport de vos traitements. Le dialogue avec votre médecin traitant d'abord. Il vous faudra faire le calcul de la durée de votre voyage (une tolérance d'une semaine supplémentaire est généralement acceptée par tous les pays). Ensuite, pas de transport de médicaments sans ordonnance. Enfin, n'oubliez jamais que le transport de produits dits "stupéfiants" est puni de peines très lourdes dans le monde entier : certains médicaments contenant des opiacés peuvent entrer dans cette catégorie. Dans le cadre d'un voyage clairement défini (notamment avec un prestataire de services), il est facile de prouver qu'on ne part que pour une durée déterminée avec date de retour fixée. Cet avertissement vaut davantage pour les voyages en solo à durée non limitée. Ne mettez jamais en danger ni votre santé ni le confort de votre voyage.

La Dénomination commune internationale (DCI)

La dénomination commune internationale (DCI) d'une substance active pharmacologique est une appellation non commerciale (c'est-à-dire distinct de tout nom de produit commercial) définie par l'Organisation Mondiale de la Santé et conçue pour être utilisable sans ambiguïté dans un grand nombre de langues. Avant votre départ, convertissez au moyen du site mentionné ci-dessous le nom commercial de vos médicaments afin que le nom de la molécule qui viendrait à vous manquer soit identifiable où que vous soyez.

http://d.c.i.free.fr/

L'hygièneHaut de page
Quelques conseils pour éviter les infections urinaires

Les personnes assises sont soumises plus que les autres à des impératifs d'hygiène qui peuvent se révéler difficiles à mettre en application lors d'un voyage. Chaque cas est particulier et nous ne prétendons ni généraliser ni apporter de solution miracle. Cependant, si certains gestes ne concernent qu'une population réduite de vacanciers et de voyageurs, le respect de quelques règles de base associées à une bonne hygiène de vie peut éviter à tous quelques désagréments.

Buvez suffisamment. C'est le moyen le plus simple et le plus sûr de réduire le risque d'infection.

Sondez-vous régulièrement. Adaptez les horaires à votre consommation de liquide en prenant soin de respecter un volume urinaire par sondage. Respectez les prescriptions de votre médecin. A l'issue d'un sondage - ou après un passage aux toilettes - veillez à vous laver les mains avant et après l'opération avec de l'eau et du savon, ou grâce à des lingettes prévues à cet effet. Attention à ne pas en faire trop : on le dit souvent " le mieux peut être l'ennemi du bien ". Limitez votre toilette intime à deux fois par jour. Messieurs, sachez que la désinfection du méat n'est pas nécessaire avant sondage et qu'il est donc inutile d'utiliser des antiseptiques. Mesdames, prenez soin de choisir un produit doux ou d'utiliser des lingettes adaptées.

Prenez garde à la chaleur et à l'humidité et rappelez-vous que des vêtements trop serrés ou des sous-vêtements synthétiques favorisent frottements, transpiration et développement des microbes.

Luttez contre la constipation. Prenez autant que possible des repas à heures fixes et adoptez un régime composé de légumes verts, de fruits et de fibres. Des massages du ventre facilitent le transit et évitent la prolifération microbienne.

Ne pratiquez pas d'automédication. En cas de suspicion d'infection urinaire, ne fouillez pas dans votre armoire à pharmacie car vos médicaments peuvent non seulement avoir une efficacité douteuse mais aussi masquer les symptômes sans pour autant faire cesser l'infection. Respectez les prescriptions de votre médecin afin de ne pas renforcer la résistance des bactéries et ne pas voir l'infection urinaire réapparaître.

Soignez votre hygiène intime. Changez régulièrement tampons et protections externes.

Easy Pee™

Trouver des toilettes réellement accessibles est parfois mission impossible surtout pour les personnes atteintes d'une déficience urinaire ou d'un handicap nécessitant des adaptations particulières. Les laboratoires Coloplast France - leader mondial de matériel médical pour les personnes souffrant de troubles physiques intimes - ont lancé une application disponible gratuitement sur Apple Store et Android Market permettant de géolocaliser les W.C. accessibles aux personnes handicapées. Une fois installée sur votre smartphone, Easy Pee™ localise sur votre écran les toilettes publiques accessibles aux fauteuils roulants les plus proches et indique le chemin à suivre sur un plan interactif. L'application permet de configurer des alertes régulières pour les personnes qui doivent pratiquer un sondage urinaire intermittent et propose aussi une série de produits adaptés aux patients atteints de rétention urinaire. Attention : Easy Pee™ facilite la vie mais ne peut pallier le nombre trop restreint de toilettes réellement accessibles.

Pour les personnes souffrant d'incontinence, effectuer un voyage peut être source de soucis supplémentaires. La dernière génération de sondes ne nécessite plus de manipulation pénible puisqu'elles sont le plus souvent conditionnées dans du sérum physiologique et donc prêtes à l'emploi. La simplicité de manipulation et le conditionnement des produits facilitant grandement le sondage doivent permettre aux usagers - et aux voyageurs en particulier - une meilleure asepsie et une réduction des risques urinaires à long terme.

Entretenir son fauteuilHaut de page

Même si la France dispose d'infrastructures suffisantes, vous ne trouverez pas forcément de concessionnaire Küschall ou Otto Bock dans le village dans lequel vous avez décidé de passer vos vacances ! Un bon conseil : avant de partir, demandez à votre revendeur de vous indiquer l'adresse des correspondants les plus proches de votre lieu de séjour puis munissez-vous, en plus du nécessaire de réparation pour vos pneus (jeu de rustines, dissolution, chambre à air, gonfleur et éventuellement bombe anti-crevaison), d'un ou deux axes de roues de rechange. De toute façon, ce sont à peu près les seuls éléments que vous serez à même de changer par vos propres moyens.

Rejoignez la communauté Petit Futé en 1 clic
Suivez-nous sur
Participez
à la communauté
Avis