Le guide : Vacances seniors : PARTIR EN TOUTE SÉRÉNITÉ

PARTIR EN TOUTE SÉRÉNITÉ

Partir en toute sérénitéHaut de page

Partir en vacances, quels que soient son âge et la destination, est toujours un réel moment de plaisir, de dépaysement. Mais il ne faut pas oublier les risques quand on prend de l'âge. Les jeunes retraités qui ont les moyens partent plus souvent et plus longtemps que les autres Français. Pour profiter pleinement des vacances en toute sérénité, quelques conseils sont à suivre et quelques précautions sont à prendre.

Aucune limite d'âge n'est imposée ni par les compagnies aériennes, ni par le transport ferroviaire. La seule condition : être raisonnable. Passé 65 ans, mieux vaut penser le voyage en termes de bénéfice santé. C'est-à-dire que si partir en voyage met votre vie en péril, mieux vaut penser à votre santé et rester chez vous. Les risques liés spécifiquement à l'âge se résument ainsi, dans le contexte du voyage :

La diminution des capacités d'adaptation physiologique à une situation aiguë (stress ou fatigue importants).

Les difficultés de récupération après un effort ou un accident de santé grave.

La sensibilité à la déshydratation. D'autre part, le type, le nombre de pathologies et le risque de décompensation de plusieurs maladies simultanées sont beaucoup plus menaçants pour les personnes âgées. Une consultation médicale avant le départ est donc indispensable pour faire le point sur :

Les pathologies chroniques qui peuvent nécessiter une consultation avec le médecin référent de la pathologie.

Les traitements chroniques qui doivent être recensés. La prescription de nouveaux traitements pour le voyage doit tenir compte du terrain et des interactions médicamenteuses toujours possibles.

Les vaccinations nécessaires, avec en particulier la mise à jour des vaccinations contre la grippe et le tétanos.

Vérifiez bien que le choix et l'organisation du voyage sont compatibles avec vos capacités : en relevant les difficultés d'organisation (mémoire, orientation) qui pourraient s'aggraver et vous mettre en danger lors du voyage. Si l'organisation du voyage n'est pas compatible avec vos capacités, choisissez une autre destination ou changez de saison.

Constituez un dossier médical à emporter pour le voyage, pour toute personne atteinte d'une ou plusieurs maladies chroniques, si possible traduit dans une langue compréhensible dans le pays de destination. Indiquez les médicaments prescrits par leur DCI (dénomination commune internationale).

Vérifiez la trousse de pharmacie à emporter : avec les traitements en cours, en quantité suffisante, et les traitements liés au voyage. Si un matériel d'injection est nécessaire (diabétiques), faites établir un certificat médical afin d'éviter des ennuis aux contrôles.

Les remèdes miracles sur Internet, attention danger !

L'Afssaps s'inquiète de la vente en ligne de médicaments. Beaucoup d'internautes s'informant par exemple sur le risque de contamination de la grippe A tombent sur des sites ou des annonces leur proposant d'acheter du Tamiflu ou d'autres produits destinés à renforcer leur immunité. Les spams et autres courriels publicitaires se multiplient également dans les boîtes mail pour vanter telle ou telle potion magique... Les plus anxieux risquant de succomber à la tentation, rappelons qu'une telle pratique est illégale en France et que, par précaution, le Tamiflu (comme le Viagra) ne peut être délivré que dans les pharmacies et sur ordonnance.

Les principaux risques signalés par l'Afssaps

Les contrefaçons : il s'agit de fausses copies de médicaments, de plus en plus fréquentes dans le monde et même dans certains pays d'Europe. Le plus souvent ces faux ne contiennent que peu de substances actives (ou même pas du tout) ou encore un principe actif différent de celui indiqué. Il n'est pas rare qu'ils renferment des impuretés et d'autres substances dangereuses pour la santé.

Les médicaments achetés sur Internet ne sont pas forcément adaptés à votre cas en particulier. Ils peuvent même être contre-indiqués ou entraîner des interactions médicamenteuses dangereuses pour la santé de l'utilisateur. Ce risque est d'autant plus élevé que les informations fournies sur ces sites Internet sont le plus souvent incomplètes, ne mentionnant que rarement l'ensemble des indications, contre-indications et précautions d'emploi.

Ni la qualité, ni les conditions de conservation des médicaments achetés sur Internet ne peuvent être garanties car ces circuits de distribution de médicaments ne font pas partie, en règle générale, de la chaîne pharmaceutique régulièrement contrôlée par les autorités sanitaires.

Traitement longue durée ou maladie pendant le séjourHaut de page

En France, il faut consulter un médecin sur place. Même s'il ne s'agit pas du médecin traitant habituel, le patient ne subira pas la baisse de remboursement prévue en pareil cas, si ce praticien prend la peine de cocher une case spécifique, indiquant le voyage, sur la feuille de soins. Avant de partir pour un lieu connu situé en France, il est souhaitable de chercher l'adresse d'un professionnel de santé, connaître les tarifs qu'il pratique et savoir s'il accepte la carte Vitale (site www.ameli.fr). Si vous êtes à court d'un médicament habituel, les pharmaciens sont autorisés à en renouveler exceptionnellement la délivrance aux patients dont les traitements chroniques risquent d'être interrompus (sauf certains médicaments à réglementation particulière, comme les stupéfiants, anxiolytiques, psychotropes...). Mais attention, il faut être en possession de votre dernière ordonnance renouvelable, prescrivant un traitement d'au moins trois mois.

Le dossier pharmaceutique (DP) permet une meilleure qualité des soins par une prise en charge personnalisée. Ce dossier informatique enregistre l'ensemble des médicaments (sur ordonnance ou en vente libre) acquis par chacun au cours des quatre derniers mois dans n'importe quelle pharmacie, à condition de présenter chaque fois sa carte Vitale. Grâce à lui, n'importe quelle pharmacie de France (adhérente à ce dispositif) pourra, avec l'accord du patient, connaître le détail des traitements sur les quatre derniers mois en identifiant la personne grâce à sa carte Vitale. Cela peut permettre au pharmacien de repérer un éventuel risque d'erreur de dosage, de surdosage (par prise de médicaments faisant double emploi) ou d'interaction dangereuse... C'est encore plus utile en vacances dans une pharmacie où le client n'est pas connu. Hautement sécurisé, et accessible uniquement par le pharmacien, le DP garantit une confidentialité totale.

Important : chaque année, en France, les interactions médicamenteuses dangereuses sont responsables de 130 000 hospitalisations et 10 000 décès, selon la Caisse nationale de l'assurance maladie (Cnam). Celles-ci peuvent être provoquées par des médicaments en vente libre que l'on croit anodins comme une tisane laxative ou des comprimés pour soigner un rhume. Ce contrôle n'est donc pas superflu. Pour obtenir gratuitement l'ouverture d'un dossier pharmaceutique, il vous suffit de le demander dans une pharmacie adhérente au dispositif et de lui présenter votre carte Vitale. En 2010, 10 millions de Français en ont ouvert un, selon l'ordre des pharmaciens, dont 22 % des patients âgés de plus de 60 ans. Il est judicieux d'en demander une copie sur papier, qui peut être utile à présenter à un médecin ou lors d'une hospitalisation.

Conseil : présenter votre carte Vitale, même en cas d'achat d'un médicament non prescrit, pour qu'il figure dans le dossier.

À emporter par précaution

Avant de partir, prenez vos ordonnances en cours (dans tous les cas), vos cartes de Sécurité sociale et de complémentaire santé (pour la France) ou éventuellement votre Carte européenne d'assurance maladie.

Les diabétiquesHaut de page

En général les diabétiques sont bien informés des précautions qu'ils doivent prendre lors des voyages :

Garder sur soi le traitement nécessaire pour le séjour pendant tout le voyage.

Lors des déplacements, porter une attention toute particulière à l'hygiène, au confort et aux soins éventuels de vos pieds.

En cas de franchissement de plus de trois fuseaux horaires consécutifs, adapter avec son médecin traitant le type d'insuline et le rythme des injections. L'insuline se conserve bien, à température ambiante, pendant la durée du voyage. Eviter toutefois de l'exposer aux fortes chaleurs ou aux grands froids. Elle ne doit jamais être congelée.

En cas d'activité physique inhabituelle au cours du voyage, veiller à bien adapter le traitement.

Emporter des sucres ou des solutions glucosées d'action rapide pour corriger d'éventuelles hypoglycémies et emmener quelques collations en cas de retard sur les horaires de repas.

Un « Guide du diabète » à l’aéroport

Alertée en 2007 par des voyageurs diabétiques ayant rencontré des difficultés lors de l'embarquement (dose d'insuline non acceptée en cabine, type de certificat médical à présenter...), l'Association française des diabétiques (AFD) a saisi la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) début 2008, afin que les droits et les obligations du voyageur diabétique soient clairement définis et respectés par tous. Pour toutes ces raisons, il a été publié un Guide du diabète à l'aéroport qui permet de voyager en toute tranquillité et qui donne des conseils pratiques pour bien gérer son diabète lors des départs en avion, notamment concernant le transport de l'insuline.

En EuropeHaut de page

La carte européenne d'assurance maladie, valable un an pour les pays de l'Union européenne (ainsi qu'en Islande, au Liechtenstein, en Norvège et en Suisse), facilite les remboursements. Que ce soit dans un hôpital public, chez un médecin ou dans une pharmacie du pays concerné, les frais médicaux sont pris en charge selon la législation sociale propre à ce pays. Dans certains pays, vous n'êtes pas tenu de faire l'avance, dans d'autres vous pouvez vous faire rembourser sur place. Dans tous les autres cas, comme en cas de soins dans le secteur privé, le patient se fait rembourser par sa caisse primaire d'assurance maladie (Cpam) dès son retour et sur présentation des factures acquittées. Pour obtenir la carte européenne d'assurance maladie, il vous suffit de téléphoner à votre Cpam (36 46) ou d'aller sur Internet (www.ameli.fr) en remplissant un formulaire de demande. Il faut compter au moins 15 jours avant de la recevoir par la poste. Pour des délais plus courts, allez à la Cpam pour obtenir la délivrance immédiate d'un certificat provisoire de remplacement valable trois mois.

Ailleurs dans le mondeHaut de page

Avant le départ, faites le point avec votre médecin traitant. Informez-le de la destination de votre voyage. Demandez-lui de prescrire les médicaments nécessaires éventuellement sur place. Informez-vous sur les vaccinations nécessaires. Sur le site de France Diplomatie (www.diplomatie.gouv.fr), dans la rubrique " Conseils aux voyageurs ", en recherchant la fiche concernant le pays de destination, vous trouverez des informations actualisées sur les risques spécifiques à ce pays, comme les épidémies.

Il est indispensable de souscrire une assurance santé et une assurance rapatriement, bien adaptées pour les pays situés hors de la zone couverte par la carte européenne d'assurance maladie. À défaut, en cas de problèmes de santé, vous pouvez avoir à supporter des frais très élevés, voire même un refus de soins.

Emportez avec vous tous les documents qui pourraient être utiles en cas d'accident ou de maladie (par exemple : attestations d'assurance et coordonnées téléphoniques de l'assistance, ordonnances des traitements en cours...).

AltitudeHaut de page

À partir de 1 800 m, prenez le temps de vous acclimater à l'altitude, comme à la différence de température et au décalage horaire. Les voyages, excursions ou randonnées en altitude supérieure à 3 000 m, doivent faire l'objet d'un avis médical spécialisé avant le départ. Dans tous les cas, la règle de base à respecter est de ne pas monter trop vite, trop haut, car les troubles observés à haute altitude, liés à une oxygénation insuffisante du sang, surviennent d'autant plus fréquemment que l'élévation est rapide. Si la destination se situe dans les Andes (Pérou, Bolivie...) ou le Tibet (Népal, Bouthan...) il faut laisser quelques jours à l'organisme pour s'adapter à ces conditions environnementales particulières. À défaut, vous risquez de subir le mal aigu des montagnes, qui se manifeste par des maux de tête, de l'insomnie, une perte d'appétit, des nausées, des oedèmes situés principalement aux extrémités du corps. Non soigné rapidement, cet état peut entraîner des complications graves au niveau du cerveau et des poumons allant jusqu'à mettre en jeu le pronostic vital. Selon l'état de santé et les médications, le médecin peut prescrire un traitement préventif à base d'acétazolamide (un diurétique puissant) à commencer deux jours avant l'arrivée en haute altitude et à poursuivre deux jours après.

Au-delà de 70 ans, pour des vols de plus de huit heures, et pour peu que l'on souffre d'affections cardio-vasculaires ou respiratoires, on risque aussi de mal supporter la pressurisation des cabines. De ce fait, environ 30 % des voyageurs seraient sujets à des crampes et à des douleurs d'oreille. Notez qu'il est fortement conseillé à ceux qui viennent de subir une intervention chirurgicale (coeur ou poumon) d'attendre deux semaines avant de prendre l'avion. D'une part, l'âge des passagers a tendance à croître chaque année, et, d'autre part, la durée des vols s'allonge avec la mise en service de nouveaux appareils (tels que l'Airbus A380 ou le Boeing 777 LR) qui peuvent voler sans escale pendant une vingtaine d'heures.

Il est nécessaire de prendre un avis médical spécialisé avant le départ pour les personnes porteuses d'un pacemaker cardiaque, d'une prothèse auditive, souffrant d'affection ORL ou de drépanocytose. De même, les personnes atteintes de diabète, glaucome, épilepsie, troubles psychiatriques, asthme, insuffisance respiratoire ou ayant eu une greffe d'organe doivent recueillir un avis médical au préalable et ne pas oublier d'emporter les médicaments correspondant à leur traitement. De nombreux incidents de santé - heureusement, le plus souvent mineurs - peuvent survenir au cours des vols long-courriers, surtout chez les personnes atteintes de problèmes cardiaques, pulmonaires ou vasculaires. Il ne s'agit pas d'être alarmiste, mais d'être simplement conscient des risques chez certaines personnes plus fragiles que d'autres... Plusieurs facteurs concourent à augmenter la fréquence de ces risques. Pour éviter les phlébites, il faut marcher régulièrement et garder tout au long du trajet des bas, collants ou chaussettes de contention. Il peut arriver qu'au bout de dix heures de vol, un passager qui avait pris un somnifère pour dormir se lève et fasse un malaise en descendant de l'avion. La cause ? Une embolie pulmonaire consécutive à une thrombose veineuse profonde, appelée plus communément phlébite. Elle est due à la formation d'un caillot dans les veines des membres inférieurs. En se levant, le passager mobilise le caillot sanguin et l'envoie dans les poumons. Enfin, un nombre croissant d'individus voyage avec des problèmes médicaux déjà existants et connus.

Rappelons que les porteurs de pacemakers doivent impérativement se faire connaître avant de passer au contrôle à l'embarquement. En cas de maladie chronique, pensez à vous munir de toutes les ordonnances de médicaments emportés en cabine, et à tenir compte du décalage horaire pour la prise de certains médicaments (anticoagulants, insuline...).

D'une manière générale, le décalage horaire, le dessèchement de l'air provoqué par la climatisation et le confinement d'un nombre important de voyageurs (jusqu'à 800 pour l'A380) peuvent aussi affecter la santé des voyageurs et faciliter la propagation de maladies infectieuses comme les épidémies de grippes. Toutefois, nombre d'avions disposent de kits médicaux, leurs équipages sont formés et entraînés pour faire face à certains problèmes de santé et la plupart des appareils disposent d'un défibrillateur. Pour conclure sur une note plus optimiste et objective, rappelons que l'avion demeure le moyen de transport le plus sûr par rapport au nombre de passagers transportés.

Syndrome de la classe économiqueHaut de page

Lors d'un voyage long-courrier en classe économique, le voyageur est immobilisé en position assise pendant des heures, sans pouvoir trop bouger ni étendre les jambes, ce qui ralentit le retour veineux et épaissit anormalement le sang au niveau de certaines portions du réseau veineux des membres inférieurs. Un caillot risque alors de se former, provoquant une thrombose veineuse, ou phlébite. Toute position assise prolongée augmentant le risque de thrombose, il s'agit d'une pathologie qui touche également les voyageurs qui font de longs trajets en train, en bus ou en voiture.

Symptômes. Ce caillot peut entraîner deux types de manifestations : une douleur, comme une crampe musculaire tenace, souvent située au niveau du mollet, et la formation d'un oedème, c'est-à-dire un gonflement du membre. Dans la majeure partie des cas, les symptômes ne sont pas aussi manifestes et plus d'un cas sur deux reste complètement invisible. Le risque de thrombose veineuse est accentué par le croisement des jambes, une chaleur excessive, le tabagisme, l'absorption d'alcool, la déshydratation, un poids excessif, la prise d'un contraceptif oral...

Quel est le risque ? Si vous pensez souffrir d'une phlébite, il faut consulter rapidement un médecin. En effet, une fois sur deux elle se complique d'une embolie pulmonaire. Dans ce cas, le malade se plaint d'une douleur dans la poitrine semblable à un point de côté. Il a des difficultés à respirer, tousse et crache du sang, a de la fièvre et le rythme cardiaque qui s'accélère. Ce dysfonctionnement du coeur peut entraîner un arrêt cardiaque, et la mort.

Mesures de prévention. Dès que possible, levez-vous pour faire quelques pas (au moins, 5 minutes toutes les deux heures). Faites de petits exercices de gymnastique afin d'activer la circulation : flexions, extensions des pieds, étirements des jambes. Portez des vêtements amples (pantalons et chaussettes ne serrant pas). Évitez les ceintures, les gaines et les chaussures serrées qui risquent de faire enfler les pieds et les mollets pendant le voyage. Enfin, hydratez-vous correctement, ce qui nécessite de boire régulièrement un litre de liquide (non alcoolisé) toutes les 4 à 5 heures. D'autre part, évitez de boire de l'alcool, du café ou d'autres boissons diurétiques. Votre médecin traitant pèsera l'intérêt, au cas par cas, d'un traitement préventif (aspirine, héparine ou veinotoniques).

Certaines compagnies aériennes conseillent d'utiliser ces veinotoniques (par ailleurs sans danger), 24 heures avant le vol. Si le futur passager a déjà été victime d'une phlébite ou souffre d'une insuffisance veineuse (jambes lourdes et gonflées) ou de varices, il doit consulter un médecin avant le départ et portez des bas ou collants de contention lors du trajet.

A l'arrivée. Dès l'arrivée, une bonne douche froide sur les jambes et le repos, jambes surélevées, devrait permettre de récupérer rapidement.

Décalage horaireHaut de page

Le décalage horaire (jet lag) est une perturbation de l'horloge interne du corps, lié à des déplacements rapides à travers plusieurs fuseaux horaires. Trois voyageurs sur quatre environ subissent ses effets négatifs, plus ou moins importants, on peut citer principalement : troubles du sommeil (insomnies nocturnes ou somnolence diurne), fatigue accrue, accès de mauvaise humeur. Ce syndrome est plus marqué pour les vols en direction de l'est (Asie, Australie...) que vers l'ouest (Antilles, Amérique...). Habituellement les effets du décalage horaire durent autant de jours que d'heures de décalage subies. Pour éviter ou atténuer les symptômes :

Durant le trajet, essayez de bien dormir à bord de l'avion et aidez-vous, si nécessaire, d'un masque pour les yeux, d'un coussin pour la nuque ainsi que des bouchons auriculaires. Buvez abondamment de l'eau afin de limiter la déshydratation, et en évitant la caféine ainsi que les boissons alcoolisées. Mangez mais légèrement. Dès l'arrivée à bord de l'avion, réglez votre montre sur l'heure de destination.

A l'arrivée, vivez à l'heure du pays, sauf dans le cas où le séjour est de très courte durée (3 jours maximum), en adoptant les horaires locaux de repas et de sommeil. Faites en sorte de bien dormir, de vous relaxer et de pratiquer un peu d'exercice. Évitez les siestes, qui risquent de dérégler le cycle éveil-sommeil. En voyageant vers l'ouest, vous retardez le cycle de sommeil.

Canicule et coup de chaleurHaut de page
Comment conserver et transporter les médicaments en cas de canicule ?

L'exposition à des températures élevées, pour des périodes plus ou moins prolongées, peut avoir une incidence sur la conservation des médicaments. Vérifiez sur l'emballage avant de partir les éventuelles précautions particulières de stockage et de conservation. Procurez-vous si nécessaire des trousses isothermes, avec ou sans réfrigérant, prévues à cet effet. N'hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien. Sans indication de condition de conservation sur sa boîte, un médicament est considéré comme stable et ne nécessite aucune précaution particulière de stockage. S'il est indiqué de le conserver en dessous de 25 °C ou 30 °C, il est possible de le stocker à l'intérieur quelques jours dans son rangement habituel. Pour ceux dont l'indication de conservation se situe entre 2 °C et 8 °C, direction le réfrigérateur. Une fois que les médicaments en seront sortis, il vaudra mieux les utiliser rapidement. Dans tous les cas, évitez de les exposer en plein soleil ou de les laisser plusieurs heures dans un véhicule stationné au soleil.

Risques courus par fortes chaleursHaut de page

Une trop longue exposition comme une trop forte chaleur peuvent entraîner des risques. Parmi les plus graves, déshydratation, coup de chaleur ou aggravation d'une maladie existante.

Comment réagit le corps pour s’adapter ?Haut de page

Pour diminuer la température corporelle, il se refroidit essentiellement par l'évaporation de la transpiration. En cas d'humidité extérieure élevée ou en l'absence de ventilation, cette évaporation est ralentie. En revanche, une transpiration trop abondante peut entraîner une déshydratation, si les pertes d'eau et de sel ne sont pas compensées par une prise de boisson suffisante.

Le coup de chaleur, quand se produit-il et comment le reconnaître ?Haut de page

Lorsque le corps n'arrive plus à contrôler sa température, elle grimpe rapidement. Une température corporelle excessive peut endommager le cerveau et les organes vitaux. Chez les nourrissons et les personnes âgées en période de grosse chaleur, mais aussi chez les sportifs qui ne compenseraient pas les pertes d'eau dues à leur transpiration, le coup de chaleur peut survenir très rapidement. La victime souffre d'une forte fièvre et de pertes de conscience. Elle est sujette à des vomissements, des nausées, des maux de tête, voire au délire ou à des convulsions. Sa peau est chaude, rouge et sèche (elle ne transpire pas). S'il n'est pas soigné rapidement, le coup de chaleur peut laisser des séquelles neurologiques ou même s'avérer mortel.

Quels médicaments peuvent représenter un risque ?Haut de page

Les principaux médicaments concernés traitent des affections cardio-vasculaires, des troubles mentaux, de l'épilepsie et de la migraine. Il faut leur ajouter certains antibiotiques, l'aspirine à une dose supérieure à 500 mg par jour ainsi que quelques antidépresseurs, antiparkinsoniens, antiallergiques ou traitements de l'incontinence qui peuvent gêner la transpiration. Pour en connaître le détail et les mécanismes d'action, interrogez le médecin ou le pharmacien ou encore consultez le site (www.afssaps.fr) de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

Le médicament est-il le seul facteur de risque ?Haut de page

Dans la plupart des cas, un médicament ne représente pas à lui seul un risque, surtout s'il est bien utilisé. D'autres facteurs de risque, comme la maladie, un surpoids, une perte d'autonomie ou le grand âge, doivent être pris en considération.

Que faut-il faire pour vous préparer à de fortes chaleurs ou en cas de canicule ?Haut de page

Veillez à boire régulièrement.

Protégez-vous du soleil et de la chaleur et rafraîchissez-vous par les moyens appropriés (douche, bain, serviettes humides appliquées sur la peau ou atmosphère climatisée aux heures les plus chaudes...).

Evitez de prendre des médicaments sans avis médical, même lorsqu'ils sont vendus sans ordonnance.

Consultez votre médecin, lorsque le suivi médical n'est pas assuré régulièrement, pour un examen complet et une réadaptation éventuelle de votre traitement.

Pensez à bien informer les organisateurs ou vos compagnons de tous les médicaments pris habituellement ou épisodiquement, qu'ils soient ou non sur ordonnance.

N'interrompez pas un traitement, risquant ainsi des complications dues soit à l'arrêt brutal du traitement soit à la maladie non traitée.

Evitez de consommer des boissons alcoolisées car l'alcool aggrave la déshydratation.

En cas de forte chaleur, d'inhabituelles douleurs ou de fièvre, il est déconseillé de prendre de l'aspirine ou du paracétamol. En effet, la première peut gêner l'adaptation de l'organisme à la chaleur et l'autre est inefficace pour traiter le coup de chaleur.

Diarrhée du voyageurHaut de page

Elle est très fréquente chez les voyageurs (environ 1 sur 2), en épisodes aigus généralement bénins, qui guérissent spontanément au bout de 1 à 3 jours, mais qui sont particulièrement inconfortables en voyage. Le plus souvent due à la consommation d'aliments solides, plutôt que de boissons, la diarrhée du voyageur ou turista est due en général à des toxi-infections bactériennes.

Mesures préventives primordiales : évitez de manger tout aliment cru et, s'il est cuit, ne le consommez pas froid plus tard. Ne buvez pas d'eau locale en bouteille non capsulée et évitez les glaçons. Lavez-vous les mains le plus souvent possible et avant toute alimentation ou boisson.

Dans les formes cliniques légères de l'adulte, un antidiarrhéique antisécrétoire (type Tiorfan) diminuera l'inconfort et facilitera le retour à un transit normal. Un antidiarrhéique moteur (type lopéramide) est à réserver au cas où la diarrhée est particulièrement gênante, par exemple pendant un déplacement, mais en respectant strictement les contre-indications.

Dans les formes cliniques moyennes ou sévères, fébriles avec ou sans selles glaireuses et sanguinolentes, une antibiothérapie est nécessaire. N'utilisez que celle prescrite par votre médecin. Attention aux fluoroquinolones avec leurs risques de photosensibilisation au soleil et de tendinopathie (risque de rupture du tendon d'Achille...) et leurs autres contre-indications... Pour les personnes âgées et les jeunes enfants en particulier, il est aussi important de prévenir ou corriger une déshydratation, en buvant abondamment (des liquides salés et sucrés) et en utilisant une solution de réhydratation orale (préparée à partir de sachets à diluer) à administrer par petites doses successives. Si les symptômes persistent au-delà de 48 heures, une consultation médicale est recommandée.

Mal de merHaut de page

Le mal de mer peut toucher n'importe quel voyageur en mouvement et gâcher une partie de son voyage. Plus fréquent chez les femmes et les enfants de plus de 3 ans, ce mal de mer, ou mal des transports, est une réaction normale du corps à la perception d'un mouvement régulier et prolongé. Il peut survenir en bateau, petit ou grand, mais aussi en avion, en voiture, en car, ou même à dos de chameau ! La faim ou au contraire un repas excessif, le froid, la fatigue ou le stress favoriseraient son apparition. Nausée, vomissements, salivation intense, abattement... ses symptômes sont plus ou moins invalidants selon les personnes et la durée du trajet. Pour l'éviter ou en atténuer les effets, prenez quelque temps avant le départ, un médicament antinauséeux conseillé par le pharmacien ou prescrit par le médecin. Ce type de médicament a souvent comme effet secondaire de provoquer une certaine somnolence, ce qui, selon l'état du passager, pourra paraître plus un avantage qu'un inconvénient. Faites attention toutefois aux interactions néfastes possibles avec d'autres traitements en cours (à vérifier avec votre médecin ou votre pharmacien). Certains préféreront utiliser l'homéopathie.

PaludismeHaut de page

Largement répandu à la surface du globe le paludisme (malaria chez les anglo-saxons) est responsable, chaque année, d'environ 4 000 cas d'importation en France métropolitaine.

Traitement préventifHaut de page

Il n'existe pas encore de vaccin contre le paludisme. Il faut insister sur la nécessité d'associer une protection contre les piqûres de moustiques et un traitement préventif médicamenteux (chimio-prophylaxie) pour obtenir une protection efficace. N'oubliez pas que tout accès de fièvre persistant au retour des tropiques a des chances d'être d'origine palustre et nécessite une consultation d'urgence. Environ 3 % des cas de paludismes à Plasmodium falciparum s'observent plus de deux mois après le retour.

L'antipaludéen prescrit par le médecin dépendra de la destination choisie et de la capacité de tolérance à ce médicament. Il existe diverses sortes de Plasmodium (parasite sanguin transmis par un moustique et déclenchant le paludisme) et des résistances de degrés variables de ceux-ci aux divers traitements, selon les régions. D'autre part, ces traitements préventifs sont plus ou moins bien tolérés selon les personnes. Le recours à votre médecin, qui connaît bien votre état et vos traitements éventuels, est donc vivement recommandé. Attention, cette prophylaxie doit commencer avant le départ et être poursuivie, environ 4 à 6 semaines, après la sortie de la zone d'endémie, les durées variant avec les produits.

Cas particulier des courts séjours en zone de faible risque et des séjours en altitudeHaut de page

Aucun produit n'étant toujours parfaitement toléré, pour un séjour de moins de 7 jours (temps minimum d'incubation du paludisme à Plasmodium falciparum) et en zone de faible risque d'impaludation, vous pouvez vous passer de la chimio-prophylaxie à condition de vous protéger efficacement contre les piqûres de moustiques et de consulter immédiatement en cas de fièvre, même plusieurs mois après le retour en signalant votre voyage en zone à risque palustre. À noter que la climatisation dans la chambre diminue très fortement la probabilité de la présence de moustiques. Au-dessus de 1 500 mètres d'altitude en Afrique et de 2 500 mètres en Amérique ou en Asie, il n'y a habituellement aucun risque de paludisme.

Piqûres et morsuresHaut de page

Les risques liés aux insectes et autres animaux varient selon la destination et les conditions du séjour.

Horaires des piqûresHaut de page

Rappelons que, selon les pays, les moustiques femelles piquent surtout la nuit. Parmi eux, les anophèles peuvent transmettre le paludisme et le culex est vecteur de l'encéphalite japonaise, la fièvre du virus du Nil ou certaines filarioses... D'autres espèces piquent plutôt le jour (les aedes par exemple), véhiculant le chikungunya, la dengue et d'autres filarioses. Les phlébotomes, moucherons vecteurs de leishmanioses piquent en début et en fin de journée. Les simulies, transmettant l'onchocercose, et les glossines (mouche tsé-tsé), vecteurs de la maladie du sommeil, piquent aussi le jour. Enfin, les punaises, pouvant transmettre la maladie de Chagas en Amérique du Sud, piquent la nuit à l'intérieur des habitations rurales.

Pendant la journée, se protéger contre les piqûres d'insectes avec des répulsifs efficaces sur la peau et les vêtements.

En soirée, porter des vêtements légers mais couvrants (avec manches longues, pantalons longs, chaussures fermées), amples (1 piqûre sur 5 se ferait à travers les vêtements) et imprégnés de répulsifs.

La nuit, dormir protégé par une moustiquaire imprégnée de répulsif insecticide.

A l'intérieur, utiliser soit une moustiquaire imprégnée, soit des insecticides en aérosol ou des diffuseurs répulsifs et insecticides (les appareils à ultrason n'ont qu'un périmètre d'action trop limité).

A l'extérieur, installer des serpentins, les torches aux pyréthrines et à la perméthrine n'offrant qu'une relative protection complémentaire.

Répulsifs contre les insectesHaut de page

Le soir et la nuit, la meilleure protection contre les piqûres de moustiques et d'autres insectes nocturnes est assurée par la moustiquaire imprégnée de répulsif, grâce à ses effets à la fois d'insecticide, d'insectifuge et de barrière. A vous procurer en pharmacie ou dans des magasins spécialisés. La moustiquaire est soit prête à l'emploi, soit à traiter avec des kits d'imprégnation également vendus en pharmacie (utilisez des solutions à base de deltaméthrine et perméthrine). En cas d'auto-imprégnation, l'activité répulsive persiste environ 2 mois même après plusieurs lavages durant cette période. Les moustiquaires imprégnées industriellement offrent une efficacité de plus longue durée. Les toiles de tente peuvent également être imprégnées de la même façon.

Pour vous protéger des moustiques pendant la journée, il faut utiliser des répulsifs cutanés. Ces lotions, vaporisateurs et crèmes, contiennent des produits qui éloignent les insectes sans les tuer (l'Afssaps recommande l'usage des principes actifs suivants : DEET, IR 3535, KBR 3023 et citridiol). Lorsqu'elles sont appliquées sur toutes les parties découvertes du corps, leur durée de protection varie de 4 à 8 heures selon les produits, leur concentration et les conditions d'utilisation (transpiration, baignade, application simultanée d'autres produits comme une crème solaire...). A noter que ces lotions ne peuvent être utilisées qu'avec précaution (concentration inférieure, quantité appliquée, durée d'application) chez le jeune enfant en dessous de 12 ans et surtout en dessous de 30 mois : lisez bien les notices et demandez conseil à votre pharmacien. Chez la femme enceinte, seul l'IR 3535 est autorisé. Evitez le contact avec les yeux et les muqueuses. Les acariens microscopiques (aoûtats) peuvent infester la peau lors de promenades dans les herbes, en particulier en zone tropicale, et être responsables de fortes démangeaisons. Ils sont repoussés également par les répulsifs cutanés. Pour renforcer cette protection contre les moustiques le jour et vous protéger d'autres insectes comme les phlébotomes ou les mouches qui piquent, mieux vaut également imprégner les vêtements de solutions insecticides et insectifuges à base de perméthrine, soit avec les mêmes kits que pour les moustiquaires, soit avec des vaporisateurs spécifiques.

Serpent : morsure avec ou sans envenimationHaut de page

En cas d'envenimation, il n'y a pas de raison de paniquer car elle n'est qu'exceptionnellement mortelle dans les minutes qui suivent la morsure. Seul un choc anaphylactique dû à une réaction allergique très grave au venin (et non à sa toxicité propre) peut entraîner une mort immédiate comme cela peut se produire après une simple piqûre de guêpe. D'autre part, la toxicité du venin est fonction de la dose injectée. Celle-ci est souvent faible, voire inexistante (glande à venin non pleine au moment de la morsure, période de l'année où le venin est moins actif comme l'automne pour les vipères en France, ou évacuation imparfaite par les canaux à venin). La douleur qui peut être forte n'est pas un signe de gravité.

Conseils en cas de morsureHaut de page

Il faut ralentir au maximum la diffusion du venin dans l'attente d'une prise en charge médicalisée. Il faut donc vous efforcer de ralentir si possible le rythme cardiaque ou tout au moins d'empêcher qu'il ne s'accélère. Voici donc quelques mesures simples à prendre.

Ne vous affolez pas et restez calme. En cas de forte anxiété, donnez à la victime un anxiolytique. L'urgence est relative car il faut des heures au venin pour se diffuser et agir.

La victime doit éviter de courir : cela augmenterait la fréquence cardiaque. Au contraire elle doit s'allonger et se mettre au repos. Pour les mêmes raisons, ne lui faites pas boire d'alcool (vasodilatateur) ni de café ou de thé (la caféine accélère le coeur).

La pose d'un garrot est inutile et dangereuse.

Essayer d'aspirer le venin avec la bouche est inutile pour le blessé, cela risque de l'infecter et peut être dangereux pour le sauveteur. Le venin est injecté profondément : l'Aspivenin est donc inefficace en cas de morsure de serpent, mais il n'est pas dangereux. Il peut, éventuellement, rassurer la victime.

L'application d'une source de forte chaleur (cigarette) à proximité de la plaie ne détruit pas les venins de serpent.

N'incisez pas la plaie, ce qui favoriserait la diffusion du venin, mais nettoyez-la avec du savon et désinfectez-la avec un antiseptique type Bétadine, chlorhexidine ou Dakin.

Aux membres supérieurs, enlevez tout ce qui pourrait gêner la circulation lorsque l'oedème se développe (bagues, bracelets...), puis immobilisez le bras contre la poitrine avec une écharpe.

Si c'est la jambe qui est atteinte, immobilisez-la avec une attelle de fortune.

Pour calmer la douleur si elle est importante, utilisez un antalgique à base de paracétamol. L'aspirine et les anti-inflammatoires majorent le risque hémorragique. Il faut donc les éviter. Par contre, si vous avez de la glace, vous pouvez l'appliquer sur la morsure, après l'avoir mise dans un sac en plastique. Le froid calme la douleur et diminue l'inflammation. Il ralentit la circulation superficielle et le développement de l'oedème.

N'injectez pas vous-même de sérum antivenimeux, car il existe un risque grave de choc anaphylactique (allergique). C'est pourquoi il vaut mieux l'utiliser exclusivement en milieu hospitalier. De même, la corticothérapie ou les anticoagulants ne sont pas conseillés en dehors d'un cadre médical. Ainsi, il est préférable de procéder à l'évacuation du malade vers une structure hospitalière, en ayant, si possible et sans danger, identifié au préalable le serpent. Cela facilitera la mise en place rapide d'un traitement adapté.

Prévention, précautions de bon sensHaut de page

En vous promenant dans la campagne, faites des vibrations en frappant le sol à l'aide d'un bâton ou de vos pieds pour éloigner l'animal.

Portez des bottes ou des chaussures hautes fermées, des chaussettes épaisses et des pantalons longs.

Ne partez pas seul, ni sans téléphone portable s'il capte là où vous randonnez.

Regardez bien avant de poser les pieds, de vous asseoir ou de vous allonger.

En camping ou en brousse, vérifiez le sac de couchage, les vêtements et les chaussures avant de les utiliser...

Ne mettez pas les mains dans des endroits non visibles (sous les pierres ou dans des anfractuosités sombres). Évitez de retourner les tas de feuilles, d'herbes sèches ou de grosses pierres.

De mai à septembre, en Europe, faites attention aux tiques, il y en a partout, surtout en campagne ! Ces parasites peuvent transmettre plusieurs maladies graves comme la maladie de Lyme (en Europe et en Amérique du Nord), les fièvres récurrentes et les rickettsioses. Un vaccin existe contre la méningo-encéphalite à tiques, mais la seule prévention contre les autres infections transmises par les tiques reste le port de vêtements couvrants et l'application de répulsifs cutanés au niveau des voies d'entrée possibles sur le corps, tels les poignets, les chevilles, la base du cou, la tête (le DEET semble actif, les autres répulsifs ont été moins étudiés). Les tiques s'accrochent sur un hôte animal, ou sur l'être humain, lorsque celui-ci se déplace, particulièrement en zones forestières. En rentrant, ainsi que les deux jours suivants, soyez attentif à toute sensation d'irritation et vérifiez-en la cause. Si c'est une tique, vous devez l'enlever délicatement, le plus tôt possible, avec une simple pince à épiler, sans écraser le corps et sans effectuer de rotation pour ne pas casser son appareil buccal qui resterait alors dans la plaie, augmentant le risque d'infection. Puis il faut bien désinfecter la zone de la piqûre. Cette opération sera, par prudence, suivie d'une consultation rapprochée chez un médecin qui pourra vous prescrire un traitement antibiotique.

Autres vénimeux et plantes vénéneusesHaut de page

D'autres insectes piqueurs comme les araignées, les scolopendres et les scorpions, peuvent injecter du venin. Au cas où leur piqûre entraînerait des troubles importants (fièvre, nausées, douleur importante, oedème anormalement volumineux, etc.), consultez un service hospitalier des urgences le plus proche. Si le déplacement n'est pas possible, adressez-vous aux secours. En prévention, vous avez tout intérêt, en cas de bivouac, à protéger vos vêtements, chaussures (etc.) dans un sac ou un bidon en plastique étanche et bien fermé, contenant des produits insecticides. En dehors des serpents, d'autres reptiles (lézards), certains poissons (vive...) et même certaines plantes vénéneuses peuvent inoculer des substances toxiques irritantes ou provoquer des intoxications par l'ingestion de toxines qu'ils contiennent. En voyage ou randonnée, évitez de toucher tout animal ou plante que vous ne connaissez pas.

Risques liés au contact avec d’autres animauxHaut de page

Quelques animaux peuvent transmettre à l'homme des maladies graves, dont certaines sont mortelles.

Le chien est le principal réservoir du virus dans les pays en voie de développement, mais tous les mammifères (y compris : chats, bovins, renards, chauves-souris, singes...) peuvent en être atteints. La salive de l'animal est le vecteur du virus. Celui-ci est présent bien avant l'apparition de la maladie, l'animal étant contagieux sans encore présenter les symptômes. Évitez, donc, dans les zones où la rage est endémique, d'approcher tout animal, même familier, même jeune, de le caresser et de vous faire lécher. D'autre part, en cas de morsure, de griffure ou de léchage sur une plaie ou une muqueuse, consultez rapidement.

La Fièvre de la vallée du RiftHaut de page

Présente dans plusieurs pays d'Afrique et dans des îles de l'océan Indien, dont les Comores et Mayotte, cette maladie se transmet par contact avec du sang de ruminants infectés et donc parfois par piqûres de moustiques. Dans ces zones, ne touchez pas d'animaux malades ou de viande fraîche. Les personnes infectées ne présentent aucun symptôme ou développent une forme bénigne se caractérisant par un syndrome grippal avec installation brutale de fièvre, de myalgies, d'arthralgies et de céphalées.

La grippe aviaireHaut de page

Dans un pays touché par la grippe aviaire (Vietnam, Chine, Cambodge, Thaïlande, Indonésie, Egypte, Turquie...) il faut prendre quelques précautions.

Evitez tout contact avec les volailles et oiseaux, vivants ou morts (non cuits) ainsi qu'avec des surfaces souillées par des fientes ou d'autres déjections d'animaux.

Evitez les élevages familiaux ou industriels, et les marchés aux volailles et aux oiseaux.

Lavez-vous souvent les mains (à l'eau et au savon ou bien avec des lingettes ou un gel hydro-alcoolique désinfectant).

Consommez seulement des aliments bien cuits et des boissons capsulées. Notamment les produits à base d'oeufs et les volailles (cuisinez uniquement du poulet prêt à la cuisson c'est-à-dire déjà plumé et vidé).

Respectez scrupuleusement les recommandations des autorités sanitaires locales, vous pouvez en prendre connaissance auprès du consulat local.

N'oubliez pas que l'importation sur le territoire français de volatiles issus de pays touchés par la grippe aviaire est strictement interdite.

En revenant d’un pays touché par la grippe aviaireHaut de page

Pour tout individu ayant été en contact avec des personnes atteintes de la grippe ou avec des volatiles vivants ou morts (non cuits), et, dans le même temps, présentant dans les 10 jours suivant le retour les symptômes de la grippe (fièvre, douleurs musculaires et articulaires, difficultés respiratoires, toux...), contactez au plus tôt un service spécialisé (par l'intermédiaire du 15), en lui précisant votre récent séjour dans un pays touché par la grippe aviaire. Si ces symptômes surviennent durant le vol de retour en France, signalez-le immédiatement auprès d'un membre de l'équipage afin qu'une prise en charge médicale adaptée soit assurée dès l'arrivée.

Vaccins et vaccinationHaut de page

Les risques réels courus par le voyageur sont variables selon :

La situation géographique et l'état sanitaire du pays visité (les pays tropicaux et subtropicaux sont en général ceux qui nécessitent des attentions particulières) ;

Les conditions, la saison et la durée du séjour (pleine campagne ou hôtels climatisés) ;

L'âge, les antécédents médicaux et aussi le statut vaccinal antérieur du voyageur.

Tenez compte de l'obligation administrative qu'impose chaque pays d'accueil pour protéger sa propre population contre des risques infectieux venant de l'extérieur.

À partir de ces éléments et des vaccins disponibles en France, vous pourrez établir un programme personnalisé de vaccinations. Avant de partir à l'étranger, le médecin traitant est en général compétent afin de donner toutes les informations nécessaires et pratiquer la plupart des vaccins obligatoires ou conseillés en fonction de la destination (sauf pour la fièvre jaune par exemple).

Pour plus d'informations, adressez-vous au service de vaccination de l'Institut Pasteur (209-211, rue de Vaugirard 75015 Paris & 0 890 71 08 11 - www.pasteur.fr) ou, en province, aux services de Maladies infectieuses et tropicales des CHU et CHR. Pour une information exhaustive et mise à jour, consultez le site de la Société française d'infectiologie (www.infectiologie.com/site/documents_officiels.php) puis sélectionnez la rubrique " Calendrier vaccinal en 2012 " ou la rubrique " Recommandations sanitaires pour les voyageurs de 2012 ".

Important. Certains vaccins ne pouvant être associés, ils doivent être administrés l'un après l'autre, aussi est-il bon de vous renseigner et de les prévoir suffisamment à l'avance.

Attention, certains pays exigent la possession d'un carnet de vaccination international, à jour.

Fièvre jauneHaut de page

La vaccination contre la fièvre jaune réservée aux centres agréés de vaccinations internationales est indispensable pour un séjour dans une zone endémique (régions intertropicales d'Afrique et d'Amérique du Sud) même en l'absence d'obligation administrative. En 2009 ont été confirmés les effets indésirables, parfois graves, de la vaccination contre la fièvre jaune. Les voyageurs doivent en être informés. Le vaccin de la fièvre jaune (ou vaccin amaril) est un vaccin à virus vivant inactivé. Il est contre-indiqué au cours de toutes les maladies ou traitements entraînant une baisse des défenses immunitaires. Les voyages en zone d'endémicité amarile sont donc déconseillés en pareilles
situations.

Pour recevoir la liste des centres de vaccination contre la fièvre jaune, ainsi que leurs coordonnées, adressez-vous au Bureau des risques infectieux et de la politique vaccinale, Direction générale de la santé (14 avenue Duquesne, 75350 Paris 07 SP). Les coordonnées de ces centres de vaccination antiamaril sont également consultables et téléchargeables sur le site Internet du ministère en charge de la Santé (www.sante-sports.gouv.fr), rubrique " Les dossiers de la santé de A à Z " puis sélectionnez " Vaccinations/Informations sur les vaccins " et " Où se faire vacciner " ?

Encéphalite japonaiseHaut de page

La vaccination n'est pas nécessaire pour tous les voyageurs qui se rendent dans les régions où le virus est endémique. Sont concernés les adultes devant y résider plus de 30 jours avec une activité extérieure importante, surtout dans les zones de rizières ou de marécages et pendant la saison des pluies (la période de transmission du virus), quelle que soit la durée du séjour. Les activités à risque sont principalement : dormir à la belle étoile ou sous la tente sans moustiquaire, le travail à l'extérieur, le cyclisme, les randonnées.

C'est également un vaccin à virus inactivé, et donc contre-indiqué dans et au cours de toutes les maladies ou traitements entraînant une baisse des défenses immunitaires. Notez que le nouveau vaccin est mieux toléré et plus facile à administrer.

Trousse de santéHaut de page

Il peut être très utile, selon votre destination, d'emporter une trousse de premiers secours. Sa composition est à adapter en fonction de chaque mode de voyage et d'activités prévues. Elle doit cependant comporter dans tous les cas au moins la liste ci-dessous.

MédicamentsHaut de page

Un médicament contre la douleur et la fièvre (un paracétamol de préférence, évitez l'aspirine).

Un antispasmodique type phospho-glucinol.

Un antidiarrhéique antisécrétoire comme le Tiorfan et non pas un ralentisseur du transit comme le Lopéramide.

Des pansements digestifs à base d'argile.

Un produit contre les vomissements dus au mal de mer ou des transports.

Des sachets de réhydratation formule OMS.

Un sédatif léger et un anxiolytique (contre la peur du trajet).

Un collyre apaisant et antiseptique en mono-doses.

Un antiseptique cutané en mono-doses (à base de chlorexidine de préférence).

Une crème contre les brûlures (avec un antiseptique).

Une crème antiprurigineuse pour les piqûres d'insecte.

Sérum physiologique en dosettes.

Comprimés de prednisolone et d'antihistaminique ainsi qu'un kit d'adrénaline auto-injectable en cas d'allergie connue aux piqûres de guêpes, abeilles ou autres.

Quelques sucres.

Accessoires et pansementsHaut de page

Compresses de gaze et pansements stériles.

Bandes de gaze, sparadraps, sutures adhésives et 2 ou 3 sutures stériles à usage unique.

Bandes de contention extensibles et autoadhésives.

Pansements compressifs.

Couverture de survie.

Ciseaux et pince à épiler.

Thermomètre médical incassable.

Kit Aspivenin (peu efficace contre les piqûres de serpents, mais utile pour les piqûres d'autres animaux).

Produits d’hygièneHaut de page

Une crème de protection solaire (écran total).

Lotion ou crème répulsive contre les moustiques, ainsi que produits pour imprégner moustiquaires ou vêtements.

Gel hydro-alcoolique antiseptique pour l'hygiène des mains.

Comprimés pour désinfection de l'eau de boisson et filtres.

La découverte de cultures et d'horizons différents fait partie des joies des voyages à l'étranger. Toutefois le voyage peut aussi impliquer des normes de sécurité et d'hygiène différentes de celles auxquelles on est habitué. De nombreux pays européens appliquent des normes très strictes mais beaucoup de destinations au tourisme naissant fournissent un niveau de qualité de transport, d'hébergement et de service loin de celui que l'on considère comme élémentaire.

HygièneHaut de page

En voyage, rien n'est aussi vrai que le vieil adage " Mieux vaut prévenir que guérir ". Afin de ne pas se retrouver au fond d'un lit ou hopitalisé en urgence, il est important de tenir compte de l'hygiène et d'être très rigoureux dans certains pays dits " à risques ".

Quelques conseils de base

Evitez les glaçons, les glaces, le lait frais (qui doit être bouilli ou pasteurisé). Epluchez les fruits, et évitez de consommer crudités et coquillages. Faites bien cuire les oeufs, la viande, le poisson ou les crustacés. Renseignez-vous sur place sur les risques de toxicité locale de certains poissons de mer (rendus toxiques par l'ingestion d'une microalgue présente dans les récifs coralliens, la Ciguatera).

Grippe A/H1N1, transmission et précautions à prendreHaut de page

Le virus de la grippe A/H1N1 peut survivre dans l'environnement de quelques heures à quelques jours. Ses modes de transmission semblent similaires à ceux de la grippe saisonnière, par voie aérienne (toux, éternuement, postillons), par contact direct avec une personne malade (en lui serrant la main ou en l'embrassant) et en touchant des objets contaminés par une personne porteuse du virus (poignée de porte, rampe...), lesquels sont souvent des objets fréquents dans les lieux publics, comme dans les transports en commun par exemple. Deux mesures d'hygiène pour réduire la transmission de la maladie en milieux contaminés sont essentielles : le lavage des mains et le port de masques.

Désinfection des mainsHaut de page

L'Afssaps recommande de privilégier le lavage des mains lorsqu'un point d'eau potable est disponible. Il doit être systématiquement réalisé avec un savon, de préférence liquide, en respectant un temps de lavage minimum de trente secondes. Pensez à bien vous rincer les mains et à les sécher avec des essuie-mains ou des serviettes propres.

En l'absence de point d'eau disponible, utilisez des solutions et gels hydro-alcooliques (norme NF) après en avoir vérifié leur indication explicite sur l'étiquetage. Ces produits sont à utiliser sur des mains visiblement non souillées. Il est important de respecter un temps de friction d'au moins trente secondes jusqu'à l'obtention de mains sèches.

L'Afssaps rappelle que le lavage ou la désinfection des mains est nécessaire plusieurs fois par jour et notamment dans les cas suivants : après vous être mouché, avoir éternué ou toussé, si vous êtes passé dans un environnement collectif (transport en commun, lieu de rassemblement ou de vie en collectivité...) et si vous avez été en contact avec des surfaces ou des objets potentiellement contaminés par une ou des personnes atteintes ou susceptibles d'être atteintes par la grippe A.

Port de masquesHaut de page

Le masque chirurgical est destiné à éviter la projection de sécrétions des voies aériennes supérieures ou de gouttelettes de salive pouvant contenir des agents infectieux. Il doit être porté par un patient contagieux, particulièrement en cas de pandémie de grippe, pour prévenir la contamination de son entourage et de son environnement. Des fabricants ont conçu des masques " dual use ", à la fois destinés à l'usage chirurgical et à la protection respiratoire. Ces masques protègent du milieu extérieur, mais les personnes qui les portent peuvent ressentir une gêne respiratoire. Pour les enfants, s'ils sont trop petits ou immatures, le maintien du masque (en cas de contagion) sur leur visage doit être réalisé par l'accompagnant, notamment pendant les transports. Il existe des masques chirurgicaux de taille adaptée aux enfants de 3 ans et plus.

Hygiène alimentaireHaut de page

Elle est nécessaire pour éviter plusieurs pathologies fréquentes lors de voyages à l'étranger, telles que la diarrhée des voyageurs, l'hépatite A, l'amibiase... En premier lieu, lavez-vous souvent les mains, avant chaque repas et toute manipulation d'aliments, après le passage aux toilettes... Ne consommez que de l'eau en bouteille capsulée et ouverte devant vous ou bien une eau claire ayant bouilli au moins 1 minute à gros bouillons, ou encore une eau filtrée avec un filtre spécial microporeux portatif ou enfin une eau désinfectée, pendant le temps indiqué, par des produits comme Micropur ou Hydrochlonazone que vous pouvez trouver en pharmacie. Ces désinfectants permettent de boire en traitant l'eau du réseau de distribution, de sources ou de puits. Dans les comprimés de Micropur Forte, la présence d'ions argent associés au chlore évite toute prolifération bactérienne pour une période allant jusqu'à 6 mois. Ils sont à utiliser en complément d'un filtre pour des eaux sales. Un comprimé suffit pour un litre, à boire après une heure d'attente. Attention à bien refermer le récipient, à ne pas souiller le bouchon et à consommer le liquide rapidement. Le produit est vendu en pharmacie et dans certains magasins de sport (16 € les 4 plaquettes de 25 comprimés).

Hygiène corporelleHaut de page

Ne laissez pas sécher votre linge à l'extérieur ou sur le sol (risque de myiase).

En marchant pieds nus sur les plages ou en s'allongeant directement sur le sable, vous risquez d'attraper le larbish, une dermatose provoquée par la migration sous la peau d'une larve d'un parasite du chien.

Portez des chaussures fermées sur les sols boueux ou humides dans tous les pays chauds (risque d'anguillulose et d'ankylostome, parasitoses graves).

Concernant les pays chaudsHaut de page

Ne marchez pas, et ne vous baignez pas dans des eaux douces en dehors des piscines (risque de bilharziose...).

Evitez de vous exposer longtemps au plus fort du soleil. Protégez-vous (vêtements, crèmes, ombre).

Infections sexuellement transmissiblesHaut de page

Particulièrement répandues dans certains pays dont le niveau sanitaire est peu développé, les infections sexuellement transmissibles (Hépatite B, VIH, gonococcie, syphilis, chlamydiose...) engagent pour certaines le pronostic vital (VIH, hépatite B) et ne se guérissent pas à ce jour. D'autres comme les gonococcies et la syphilis sont très contagieuses. Les chlamydioses ou l'herpès, très contagieux également, peuvent entraîner des complications surtout chez la femme. Le meilleur moyen de vous protéger est d'utiliser systématiquement des préservatifs, masculin ou féminin, et d'éviter les conduites sexuelles à risque.

SécuritéHaut de page

La sécurité n'est pas la même dans tous les pays du monde. Pour contacter les services d'urgence dans n'importe quel pays de l'Union européenne (UE), sauf dans certaines parties de la Bulgarie pour le moment, composez gratuitement le 112 à partir d'un téléphone fixe ou mobile.

Affaires personnellesHaut de page

Lors des déplacements, surveillez de près appareils photo, caméscopes et sacs... N'emportez sur vous que l'argent liquide nécessaire pour la journée, laissez vos objets de valeur, si possible, dans un coffre-fort d'hôtel. Verrouillez votre porte pendant la nuit et dans la journée en cas de sortie, comme pour votre domicile.

Appareils électriquesHaut de page

Pour des appareils électriques emportés à l'étranger, utilisez impérativement un adaptateur de tension locale.

AscenseursHaut de page

Certains ascenseurs d'hôtels ne possèdent pas de porte intérieure. Tenez-vous bien à l'écart de l'ouverture. En outre, évitez de bloquer les portes d'un ascenseur à la fermeture.

Zones à risque d'accident grave, en particulier les premiers jours, tant que vous n'êtes pas familiarisé avec votre nouvel environnement.

Risques de chute en particulier après consommation d'alcool.

Les enfants sont souvent curieux de tout. Les balcons, les ascenseurs, les aires de jeu et les piscines représentent des zones à risque. Gardez vos petits-enfants sous surveillance constante.

Si l'hébergement est équipé pour la cuisson au gaz, vérifiez toujours que les boutons soient bien en position de fermeture. Fermez également la vanne de la bouteille de gaz lorsqu'elle n'est pas utilisée.

IncendieHaut de page

Dès l'arrivée dans un hôtel, repérez les éléments suivants :

Les consignes en cas d'incendie affichées dans votre chambre ou appartement, et lisez-les.

La sortie de secours la plus proche.

Le point de rendez-vous en cas d'évacuation.

Comment donner l'alarme, en présence de fumée ou de flammes.

Législation et usages locauxHaut de page

Dans le pays de destination, il est essentiel de respecter les usages locaux et les religions pratiquées, ainsi que les attitudes et les règles vestimentaires ou alimentaires qu'ils peuvent entraîner. Faites très attention aux lois locales, en particulier celles concernant l'usage de l'alcool (consommation, notamment au volant, importation, achat, etc.), les moeurs, et l'usage des stupéfiants. Les peines encourues peuvent être très lourdes : la réclusion à perpétuité voire la peine de mort.

Si vous partez en solo, mieux vaut vous renseigner sur la météo. Sur le site www.meteo-consult.com, vous trouvez les prévisions météorologiques pour le monde entier.

Lorsqu'il fait chaud, rien de tel qu'une bonne baignade pour vous rafraîchir, que ce soit en mer, en rivière ou en piscine. Toutefois il convient d'être prudent à tout âge, que ce soit pour les enfants ou, au vu des chiffres publiés, pour les seniors. En effet, selon l'Institut de veille sanitaire (InVS), durant l'été 2009 en France, 657 cas de noyades ont entraîné 217 décès. D'autre part, le même InVS a publié en mai 2008 une enquête sur les noyades accidentelles, d'où il ressortait que 59 % des décès par noyade concernent des adultes de plus de 45 ans alors qu'ils ne représentent que 41 % de la population. Le taux augmente encore pour les plus de 65 ans. Les quinquagénaires et plus ne doivent donc pas surestimer leurs forces. C'est bien sûr la mer qui reste la plus dangereuse, 51 % des cas, suivie des piscines à 21 % des cas.

La prévention restant le premier moyen de protection contre ces noyades accidentelles, l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) édite une brochure sur les différentes précautions à adopter : Mode d'emploi de la baignade, pour un été en toute sécurité, à se procurer dans les préfectures, les offices de tourisme, auprès des CRS, pompiers, sauveteurs en mer ainsi qu'aux péages d'autoroute. Elle est également téléchargeable (www.inpes.sante.fr).

Avant de vous baigner dans la mer, renseignez-vous sur la nature des vagues, des courants et des marées du secteur où vous vous trouvez. Choisissez les zones de baignades surveillées où des professionnels se tiennent prêts à porter rapidement secours. Respectez les consignes de sécurité signalées : le drapeau vert signifie baignade surveillée et absence de danger particulier ; le drapeau jaune signifie baignade dangereuse mais surveillée ; le drapeau rouge signifie baignade interdite.

Entrez progressivement dans l'eau en prenant garde aux vagues, surtout dans la zone d'entrée dans l'eau (c'est là qu'elles sont les plus dangereuses). En cas de danger, ne cherchez pas à lutter contre le courant et les vagues : vous risquez l'épuisement. En cas de fatigue, allongez-vous sur le dos pour reprendre des forces.

Pour les baignades en piscine, laissez toujours à côté du bassin une perche et une bouée afin de pouvoir intervenir rapidement en cas de danger et un téléphone afin de pouvoir alerter les secours rapidement.

Enfin, quel que soit le lieu de baignade, tenez compte de votre forme physique : un repas copieux, la consommation d'alcool ou encore une exposition préalable prolongée au soleil ne sont pas toujours sans risque. En cas de trouble, abstenez-vous. De même, ne surestimez pas votre capacité de natation. Il est moins facile de nager en milieu naturel (mer, lac ou rivière) qu'en piscine. Une bonne précaution consiste à prévenir l'un de vos proches avant d'entrer dans l'eau pour vous baigner.

Portes ou baies vitréesHaut de page

Attention, de nuit ou par grand soleil, il n'est pas facile de déterminer si une porte vitrée est fermée. Selon le pays, les hôtels ne sont pas tenus d'utiliser du verre trempé ou de sécurité.

Salles de bainsHaut de page

A l'étranger, les sols des salles de bains sont souvent carrelés. Attention de ne pas glisser. Demandez à l'établissement de vous fournir, s'il en dispose, des sorties de bain antidérapantes. À défaut, utilisez des serviettes.

Sécurité routière et des piétonsHaut de page

Les règles de circulation peuvent être très différentes d'un pays à l'autre. Il est prudent de vous informer sur les règles du code de la route local.

Ne conduisez en aucun cas en état d'ivresse. L'utilisation de motos ou de cyclomoteurs est à éviter dans beaucoup de pays, car trop dangereuse.

N'oubliez pas de vous munir des documents suivants : carte grise, carte internationale d'assurance (vérifiez sa validité pour le pays de destination ou le pays traversé), permis de conduire international (vous vous le procurerez à la préfecture), carnet de passage en douane (distribué par les automobiles clubs) s'il est demandé.

Piétons seniors en villeHaut de page

Les chiffres récents montrent qu'ils sont, avec les cyclistes, les principales victimes des accidents urbains. Soyez très prudent avant toute traversée de rue. Utilisez les passages piétons et regardez soigneusement à gauche et à droite avant de traverser. Faites plus particulièrement attention aux gros véhicules ainsi qu'à ceux qui reculent. Vigilance : la priorité aux passages piétons n'existe pas dans tous les pays. La somnolence au volant, plus particulièrement sur autoroute (première cause d'accident) est responsable d'un accident sur trois. Sa fréquence augmente avec l'âge et notamment chez les plus de 50 ans. En cas d'apnée du sommeil, syndrome touchant environ 7 % des seniors sans qu'ils le sachent le plus souvent, le risque d'endormissement soudain au volant est très important. Si vous vous réveillez très fatigué le matin et que vous somnolez souvent dans la journée, il faut en parler à votre médecin avant d'effectuer de longs trajets. D'autre part, n'oubliez pas d'effectuer une pause de quelques minutes toutes les heures.

Séjour dans une zone à risque social ou militaireHaut de page

A l'étranger, n'acceptez jamais de prendre en charge le colis d'un inconnu. Ce paquet peut en effet contenir des stupéfiants ou des explosifs.

En vacances, n'emportez qu'un minimum d'argent liquide, d'objets de valeur ou de bijoux. Utilisez les coffres-forts des hôtels pour entreposer vos objets de valeurs, documents, bijoux et devises.

Dans un véhicule en stationnement, ne laissez aucun objet de valeur à la vue du public. Les parkings privés et surveillés sont à privilégier car ils sont plus sûrs que les aires de stationnement désertes et isolées, à éviter.

Si des inconnus offrent leurs services gratuitement (notamment lors d'un accident de voiture), attention à l'abus.

N'acceptez aucune boisson ni aucun mets offerts par un inconnu.

AssurancesHaut de page

Les galères en vacances, cela n'arrive pas qu'aux autres ! Avion qui décolle sous votre nez parce que vous êtes coincé dans les embouteillages, bagages que vous ne retrouvez plus à l'arrivée, vol de votre véhicule, sous vos yeux pendant quelques secondes d'inattention, avec papiers et bagages à l'intérieur, unique chauffeur du groupe qui glisse malencontreusement et se retrouve avec une jambe dans le plâtre, besoin de rapatriement (amis randonneurs, pensez-y !)... Simples touristes, étudiants, expatriés ou professionnels, il est possible de vous assurer selon vos besoins et pour une durée correspondant à votre séjour. De la simple couverture temporaire s'adressant aux baroudeurs occasionnels à la garantie annuelle, très avantageuse pour les grands voyageurs, chacun pourra trouver le bon compromis. À condition toutefois de savoir lire entre les lignes.

Choisir son assureurHaut de page

Voyagistes, assureurs, secteur bancaire et même employeurs : les prestataires sont aujourd'hui très nombreux et la qualité des produits proposés varie considérablement d'une enseigne à une autre. Pour bénéficier de la meilleure protection au prix le plus attractif, demandez des devis et faites jouer la concurrence. Quelques sites Internet peuvent être utiles dans ces démarches comme celui de la Fédération française des sociétés d'assurances (www.ffsa.fr), qui saura vous aiguiller selon vos besoins ou le portail officiel de l'Administration française (www.service-public.fr) pour toute question relative aux démarches à entreprendre.

AssureursHaut de page

Les contrats souscrits à l'année comme l'assurance responsabilité civile couvrent parfois les risques liés au voyage. Il est important de connaître la portée de cette protection qui évitera peut-être de devoir souscrire à un nouvel engagement. Dans le cas contraire, des produits spécifiques sont proposés à un coût généralement moindre. Les mutuelles couvrent également quelques risques liés au voyage. Il en est ainsi de certaines couvertures maladie qui incluent une protection concernant par exemple tout ce qui touche à des prestations médicales.

EmployeursHaut de page

Si vous êtes jeune senior encore en activité, sachez que c'est une piste largement méconnue mais qui peut s'avérer payante. Les plus généreux accordent en effet à leurs employés quelques garanties applicables à l'étranger. Pensez à vérifier votre contrat de travail ou la convention collective en vigueur dans votre entreprise. Certains avantages non négligeables peuvent s'y cacher.

VoyagistesHaut de page

Ils ont développé leurs propres gammes d'assurances et ne manqueront pas de vous les proposer. Le premier avantage est celui de la simplicité. Pas besoin de courir après une police d'assurance. L'offre est faite pour s'adapter à la destination choisie et prend normalement en compte toutes les spécificités de celle-ci. Mais ces formules sont habituellement plus onéreuses que les prestations équivalentes proposées par des assureurs privés. C'est pourquoi il est plus judicieux de faire appel à votre apériteur habituel si vous disposez de temps et que vous recherchez le meilleur prix.

Cartes bancairesHaut de page

Même si ce n'est pas le moyen de paiement privilégié des seniors, notamment des plus âgés, la carte bancaire (CB) permet à ses détenteurs de bénéficier d'une assurance plus ou moins étendue. Visa, MasterCard, American Express, toutes incluent une couverture spécifique qui varie selon le modèle de carte possédée. Responsabilité civile à l'étranger, aide juridique, avance des fonds, remboursement des frais médicaux : les prestations couvrent aussi bien les volets assurance (garanties contractuelles) qu'assistance (aide technique, juridique, etc.). Les cartes bancaires haut de gamme de type Gold ou Visa Premier permettent aisément de vous passer d'assurance complémentaire. Ces services attachés à la carte peuvent donc se révéler d'un grand secours, l'étendue des prestations ne dépendant que de l'abonnement choisi. Il est néanmoins impératif de vérifier la liste des pays couverts, tous ne donnant pas droit aux mêmes services. De plus, certaines cartes bancaires assurent non seulement leurs titulaires mais aussi leurs proches parents lorsqu'ils voyagent ensemble, voire séparément. Pensez cependant à vérifier la date de validité de votre carte car l'expiration de celle-ci vous laisserait sans recours.

Précision utile avec la CBHaut de page

Beaucoup pensent qu'il est nécessaire de régler son billet d'avion à l'aide de la carte bancaire pour bénéficier de l'ensemble de ces avantages. Cette règle ne s'applique en fait qu'à la garantie annulation du billet de transport, si elle est prévue dans le contrat, et elle concerne l'assurance, mais en aucun cas l'assistance. Les autres services, indépendants les uns des autres, ne nécessitent pas de répondre à cette condition pour pouvoir être actionnés.

Garantie annulationHaut de page

Elle reste l'une des prestations les plus utiles et offre la possibilité à un voyageur défaillant d'annuler tout ou partie de son voyage pour les raisons mentionnées au contrat. Ce type de garantie peut couvrir toute sorte d'annulation : billet d'avion, séjour, location... Cela évite ainsi d'avoir à pâtir d'un événement imprévu en devant régler des pénalités bien souvent exorbitantes. Le remboursement est la plupart du temps conditionné à la survenance d'une maladie ou d'un accident grave, au décès du voyageur ayant contracté l'assurance ou à celui d'un membre de sa famille. L'attestation d'un médecin assermenté doit alors être fournie. Elle s'étend aussi à d'autres cas comme un licenciement économique, des dommages graves liés à l'habitation et au véhicule ou encore à un refus de visa des autorités locales. Moyennant une surtaxe, il est également possible d'élargir sa couverture à d'autres motifs comme la modification de ses congés ou en raison d'examens de rattrapage pour les étudiants. Les prix pouvant atteindre 5 % du montant global du séjour, il est donc important de bien vérifier les conditions de mise en oeuvre qui peuvent réserver quelques surprises. Dernier conseil : assurez-vous que l'indemnité prévue en cas d'annulation couvre bien l'intégralité du coût du voyage.

Solution Annulation SpectacleHaut de page

Les assureurs ne manquent pas d'imagination quand il s'agit de faire rentrer de l'argent dans les caisses. Certains proposent des assurances annulation spectacle pour des raisons comme le décès d'un membre de votre famille, l'accident ou la panne de votre moyen de transport ou encore les dommages liés à votre habitation. La garantie de base est de 5% du billet, la prime minimale est de 3 € par billet et maximale de 5 €.

Prestataires et prestationsHaut de page

Mondial Assistance, Voyagez-tranquille (Europ Assistance) ou APRIL Mobilité font partie des prestataires d'assistance aux voyageurs les plus connus. La gamme de prestations proposées couvre la plupart des risques, des aides et des durées envisageables : avant le départ, pendant le séjour sur place pour les déplacements, l'hébergement, les problèmes de santé, les incidents et accidents de la vie courante ou d'éventuels sinistres à votre domicile duquel vous pouvez avoir été provisoirement très éloigné. Le choix peut se faire soit à la carte, soit par le biais de forfaits adaptés au type de séjour. En fonction du type de voyages, vous pouvez souscrire : une couverture temporaire, une couverture longue durée (entre 3 mois et 3 ans), une couverture annuelle ou une couverture groupe. Les garanties multirisques couvrent l'ensemble des risques avec des remboursements plus ou moins élevés de frais.

Quelques exemples de prestations proposées en 2011 par le groupe Mondial Assistance : l'assurance et l'assistance pour des situations telles que l'annulation de voyage, les interruptions de séjour, la perte de bagages, l'assistance médicale, les services d'informations, la coordination d'interventions médicales d'urgence, les rapatriements et suivis, l'assistance en cas de sinistres à domicile (inondations, feux ou orages), les centres d'appel pour information grand public concernant de nouvelles lois ou tout autre sujet d'ordre public, le retour anticipé pour un décès ou l'hospitalisation qui engendre le pronostic vital d'un membre de la famille resté en France.

Les plus d’une assurance internationaleHaut de page

Avec une assurance internationale, la couverture est supérieure à celle offerte par les cartes bancaires.

Le bénéficiaire est assuré pour les séjours de plus de 3 mois. Il dispose d'une véritable couverture santé avec des plafonds plus élevés (150 000 à 500 000 € par an) et des franchises plus basses (30 €) voire inexistantes, et il est couvert pour la responsabilité civile.

En souscrivant une garantie annulation, le bénéficiaire est couvert pour un plus grand nombre de cas d'annulation de voyage et les plafonds de garanties sont beaucoup plus élevés. De même, l'environnement familial et accompagnant couvert est plus large.

En souscrivant la garantie d'assurance bagages, le bénéficiaire est garanti en cas de vol, perte ou destruction pour des montants plus élevés et sans franchise.

Assurance habitationHaut de page

Certaines polices d'assurance habitation peuvent comporter certaines clauses restrictives concernant les absences prolongées. Il est prudent de vous renseigner auprès de votre assureur afin d'éviter de mauvaises surprises en cas de sinistre pendant votre absence.

Perte et volHaut de page

Les prestataires proposent la plupart du temps des formules dites " complètes " et y intègrent des services tels que des assurances contre le vol ou une assistance juridique et technique. Mais il est parfois recommandé de souscrire à des offres plus spécifiques afin d'être paré contre toute éventualité. L'assurance contre le vol en est un bon exemple. Les plafonds pour ce type d'incident se révèlent généralement trop faibles pour couvrir les biens perdus et les franchises peuvent finir par décourager un grand nombre d'entre nous. Pour tout ce qui est matériel photo ou vidéo, il peut donc être intéressant de choisir une couverture spécifique garantissant un remboursement à hauteur des frais engagés.

Perte et vol de bagagesHaut de page

En moyenne, 16 passagers sur 1 000 ne retrouvent pas leurs bagages sur le tapis à l'arrivée. Pour les malchanceux, rendez-vous au comptoir de la compagnie pour déclarer l'absence des bagages. Pour qu'une demande soit recevable, il faut réagir dans les 21 jours suivant la perte. La compagnie remet un formulaire à renvoyer en lettre recommandée avec accusé de réception à son service clientèle ou litiges bagages. Pas de panique, le plus souvent vous récupérerez vos valises au bout de quelques jours. Dans tous les cas, la compagnie est seule responsable et devra indemniser le voyageur s'il ne revoit pas la couleur de ses biens (ou si certains manquent à l'intérieur des bagages). Le plafond de remboursement est fixé à 20 € par kg ou à une indemnisation forfaitaire de 1 200 €. Si la valeur des affaires dépasse ces plafonds, il est fortement conseillé de le préciser à la compagnie au moment de l'enregistrement (le plafond sera augmenté moyennant finance) ou de souscrire à une assurance bagages. A noter, les bagages à main sont sous l'entière responsabilité du passager.

Vol de téléphone portableHaut de page

En cas de vol de téléphone mobile, la première chose à faire est de prévenir le service client de l'opérateur pour lui signaler le vol. Il suspendra la ligne en bloquant la carte SIM de l'appareil. Il peut également rendre le téléphone inutilisable et invendable, en lui indiquant le code IMEI (inscrit sous la batterie et que vous aurez pris soin de noter à la suite de votre achat). Une fois la ligne suspendue, il est toujours possible de consulter votre répondeur, à condition de connaître les codes d'accès. Ensuite, vous devez déclarer le vol auprès de la police locale. Connaître la marque et le modèle du téléphone mobile, c'est mieux (pour l'assurance ou pour le retrouver, on peut rêver !). Puis envoyez au plus vite le procès-verbal établi à l'opérateur pour lui demander une solution de remplacement. En cas de souscription d'assurance, prévenez rapidement la compagnie. Dans certains cas, les appels frauduleux, s'il y en a eu avant que la ligne ne soit suspendue, seront pris en charge. Enfin, le service d'assurance vous indiquera dans quelles conditions obtenir un nouvel appareil et une nouvelle carte. En conclusion, mieux vaut ne pas laisser traîner son téléphone portable !

FormalitésHaut de page

Il est recommandé de faire des photocopies de tous les documents administratifs ainsi que du permis de conduire et de les ranger dans un bagage différent ou de les confier à un ami qui voyage avec vous. En cas de perte ou de vol, cela facilite les démarches auprès des ambassades ou des autorités locales. Il est également très utile d'avoir sur vous les coordonnées des ambassades ou des consulats en cas de problèmes importants. De même, et plus particulièrement si vous partez seul, il est conseillé de vous renseigner auprès du ministère des Affaires étrangères sur le pays choisi, notamment en ce qui concerne la situation politique. Enfin les agences de tourisme locales sont d'excellentes sources d'informations concernant la vie sur place, les pièges à touristes à éviter, les coins peu connus mais sûrs, etc. Le seul problème reste la barrière de la langue et il est préférable d'avoir une bonne maîtrise de l'anglais.

Carte d’identité, passeport et visaHaut de page

Selon les pays où l'on se rend, il faut posséder soit la carte d'identité, soit un passeport, soit un passeport plus un visa. Il est souvent recommandé d'acheter son visa avant de partir. En général, si l'on passe par un tour-opérateur, il se charge des formalités. Sinon il faut contacter l'ambassade du pays concerné qui indiquera les démarches à suivre.

Selon le site officiel de l'Union européenne, grâce à l'accord de Schengen, il n'y a plus de contrôles frontaliers entre 27 pays de l'UE. L'accord supprime tous les contrôles aux frontières intérieures, mais instaure des contrôles aux frontières extérieures de l'Union et une politique commune en matière de visas. Les pays suivants sont membres à part entière de l'espace Schengen : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, l'Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Italie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la Slovaquie, la Slovénie, la République tchèque et la Suède (l'Irlande et le Royaume-Uni n'en font pas partie), auxquels s'ajoutent l'Islande, la Norvège et la Suisse (qui ne sont pas membres de l'Union). La Suisse, avant-dernier membre en date de l'espace Schengen, a ouvert ses frontières terrestres à la fin 2008 et ses frontières aériennes à la fin mars 2009. Le Lichstenstein depuis le 19 décembre 2011 est devenu le 26e pays adhérant (dont 4 ne font pas partie de l'UE) d'un espace comptant 400 millions d'habitants. Chypre, qui a rejoint l'UE en 2004, ainsi que la Bulgarie et la Roumanie, qui ont adhéré en 2007, ne participent pas encore pleinement à l'accord de Schengen. Passeport ou carte d'identité en cours de validité est donc obligatoire pour se rendre dans ces pays, tout comme en Irlande et au Royaume-Uni. Pour entrer et sortir de l'UE, un passeport ou une carte d'identité en cours de validité est nécessaire.

Il est important d'avoir toujours sur vous l'un ou l'autre de ces documents lors de déplacements en Europe, afin de prouver votre identité en cas de contrôle. Des contrôles aux frontières intérieures peuvent être effectués à titre temporaire pour des raisons d'ordre public ou de sécurité nationale. Enfin, sachez que vous n'avez pas besoin de visa pour voyager dans l'UE.

Ailleurs dans le mondeHaut de page

Suivant la destination, il y a quelques formalités à accomplir, parfois assez longtemps à l'avance. La carte d'identité suffit pour certains pays mais le plus souvent c'est le passeport qui est demandé. Il faut vérifier la date de validité sachant qu'il doit être impérativement valable six mois après la date de retour. De nombreux pays exigent qu'un visa soit apposé sur le passeport du voyageur. Le visa est un document apportant la preuve qu'une autorisation d'entrer dans le pays a été donnée au demandeur. Il se présente sous la forme d'un tampon ou d'une vignette autocollante apposés sur le passeport en cours de validité.

Avant toute démarche, le demandeur doit s'adresser au consulat ou à défaut au service consulaire de l'ambassade du pays où il souhaite se rendre afin d'obtenir la liste des pièces à fournir et les modalités de la demande qu'il effectuera sur place ou par correspondance. Dans tous les cas, il doit être en possession d'un passeport en cours de validité. Le coût et la validité du visa - généralement mentionnée sur le visa lui-même - varient selon la législation du pays d'accueil. Dans le cas d'un voyage itinérant entre deux ou trois pays, il est important de bien vous renseigner sur les visas à multiples entrées et leurs conditions d'obtention. Il faut compter entre une et quatre semaines pour retirer les visas. Certains pays proposent de prendre le visa à l'aéroport, c'est souvent moins cher et l'attente est moins longue. Les agences de voyages proposent parfois de s'occuper des formalités, certaines sociétés multiservices peuvent également faire ces démarches à votre place, moyennant finances...

Depuis juin 2009, 2 000 mairies en France sont équipées pour délivrer le nouveau passeport, dit biométrique. Le document contient une photo numérisée et les empreintes de deux doigts du titulaire, également numérisées dans une puce électronique et conservées par le ministère de l'Intérieur pendant quinze ans. La procédure quant à elle ne change pas mais le coût est plus élevé : 89 € pour un adulte, 45 € pour les 15-18 ans, 20 € pour les moins de 15 ans. Validité : 5 ans pour les mineurs, 10 ans pour les adultes. Les enfants de moins de 12 ans seront dispensés de laisser leurs empreintes digitales pour obtenir un passeport biométrique. En revanche, ils ne pourront plus être inscrits sur le passeport de leurs parents mais devront disposer de leur propre document. Délai d'obtention : environ 3 semaines. En cas d'urgence, vous pouvez demander un passeport de dépannage (non biométrique), valable 1 an.

Les nouvelles formalités pour les États-UnisHaut de page

Pour un séjour de moins de 90 jours, un Français désireux de se rendre aux Etats-Unis sans visa doit être en possession soit d'un passeport optique délivré avant le 26 octobre 2005, soit d'un passeport électronique ou biométrique. Sans ces types de passeport, il est impératif de faire une demande de visa auprès de l'ambassade. De plus, l'ESTA (Electronic System for Travel Authorization) est un questionnaire identique au formulaire I94W actuellement rempli dans l'avion. Obligatoire depuis janvier 2009, l'ESTA est devenu payant depuis le 8 septembre 2010 à hauteur de 14 US$ par personne. Tous les voyageurs souhaitant se rendre aux USA par voie aérienne ou maritime, ou effectuant un transit par les Etats-Unis, doivent impérativement remplir ce formulaire par Internet sur le site officiel indiqué ci-dessous afin de recevoir une autorisation de voyage dans le cadre du Programme d'Exemption de Visa. Cette autorisation est valable 2 ans ou jusqu'à expiration du passeport. Adultes et enfants (quel que soit leur âge) sont soumis à cette procédure. Le formulaire peut être rempli au plus tard 72 heures avant le départ mais il est recommandé de le faire aussitôt le voyage planifié. Si l'autorisation est refusée, vous devrez alors solliciter un visa auprès des services consulaires américains. Renseignements sur le site de l'Ambassade des Etats-Unis à Paris (http : //french.france.usembassy.gov/) et sur le site de l'autorisation ESTA (https : //esta.cbp.dhs.gov)

Les ressortissants de 35 pays peuvent se rendre aux Etats-Unis sans visa pour un voyage limité à 90 jours. Les pays concernés : Allemagne, Andorre, Australie, Autriche, Belgique, Bruneï, Corée du sud, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Japon, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Monaco, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Portugal, République Tchèque, Royaume-Uni, San Marin, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse.

Perte et vol des papiersHaut de page

La première chose à faire, en cas de vol ou de perte de passeport, est de déclarer l'incident à la police locale, puis au consulat français le plus proche. Cela dégage la responsabilité de l'intéressé en cas d'utilisation frauduleuse. Un récépissé de perte ou de vol lui sera remis, à conserver soigneusement et permettant également de faire renouveler ses papiers.

Le remplacement du passeport, et des autres documents administratifs, peut prendre un certain temps. En cas d'urgence, vous pouvez faire une demande de passeport provisoire ou demander un laissez-passer pour le retour. Si un visa est nécessaire, pour circuler dans un autre pays avant la fin du voyage, il faudra le redemander auprès des autorités du pays concerné.

Permis de conduire internationalHaut de page

Le permis de conduire français est reconnu par convention dans tous les Etats membres de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen. Vous pouvez donc circuler dans ces pays avec votre seul permis de conduire français et ce, quelle que soit la durée du séjour. Hors de l'Union européenne, il est conseillé de vous procurer le permis de conduire international. La procédure pour l'obtenir est relativement simple, il suffit de vous rendre à la préfecture ou sous-préfecture de votre domicile, muni du permis de conduire français, de deux photos d'identité, d'une pièce d'identité et d'un justificatif de domicile. Il est valable trois ans et est délivré gratuitement. N'attendez pas toutefois la dernière minute pour faire les démarches. Conservez le permis français car sans ce document officiel, le permis international n'a aucune valeur.

Attention : le permis de conduire international n'est délivré qu'aux personnes pouvant justifier d'un domicile ou d'une résidence en France. Pour toute information, allez sur le site www.service-public.fr, rubrique " papiers " ou le site www.diplomatie.gouv.fr, rubrique " les Français à l'étranger ".

Conseil futé : il est impératif de vous renseigner avant le départ de France auprès de l'ambassade ou du consulat du pays d'accueil.

Pour les produits interdits d'entrée sur certains territoires (produits alimentaires comme d'équipement), renseignez-vous auprès des services consulaires ou de l'office du tourisme du pays de destination. L'importation et l'exportation de produits de contrefaçon constituent un délit douanier. L'acheteur risque pour la détention d'un seul produit de contrefaçon une amende pouvant s'élever jusqu'à 300 000 € et un emprisonnement pouvant aller jusqu'à 3 ans. Cet achat peut compromettre sa santé (faux alcools, parfums et cosmétiques), porter atteinte au patrimoine industriel et au savoir-faire français mais aussi financer les réseaux criminels. (Source Air France)

Combien peut-on emporter d’argent à l’étranger ?Haut de page

Lors d'un voyage plus ou moins long à l'étranger, vérifiez bien que vous disposez de moyens de paiement suffisants (liquidité, chèques de voyage, carte de crédit...) pour couvrir les frais de séjour et de retour. L'euro a indubitablement facilité la vie des touristes européens. Toutefois, sachez que pour lutter contre le blanchiment d'argent et les trafics illicites, les mouvements de capitaux sont contrôlés. Vous ne pouvez donc emporter avec vous n'importe quelle somme. Tout montant transporté, dans un pays membre de l'Union européenne, égal ou supérieur à 10 000 € doit être déclaré au bureau des douanes. De même, si vous sortez de l'UE avec cette même somme d'argent, il vous faudra obligatoirement passer par une déclaration.

A retenir : le seuil de 10 000 € recouvre les espèces mais aussi les chèques au porteur, les chèques de voyage, les mandats et les devises, soit toute somme transférée vers un autre pays sans l'intermédiaire d'une banque ou autre établissement de crédit. Par ailleurs, si vous voyagez en couple, avec enfant, ce seuil est applicable à l'ensemble, même si chacun transporte personnellement un montant inférieur au seuil autorisé. Par contre, si l'enfant est indépendant de ses parents sur le plan financier, il devra effectuer sa propre déclaration en cas de dépassement. Il en va de même pour toutes personnes voyageant ensemble, sans liens de mariage ou de concubinage. Pour vous procurer le formulaire, il suffit de vous adresser (plusieurs jours avant le départ) au bureau de la Direction régionale des douanes et des droits indirects de son domicile ou encore de télécharger le document sur le site, www.douane.gouv.fr.

Gare aux amendes ! En cas de contrôle et si les formalités nécessaires ne sont pas effectuées, l'addition est lourde : amende égale au quart de la somme sur laquelle a porté l'infraction. Pire encore, le montant non déclaré peut être consigné en totalité ! C'est ce qu'on appelle des vacances qui tournent au cauchemar ! Enfin, le montant des retraits par carte bancaire est limité à une certaine somme par semaine. Mieux vaut vous renseigner auprès de la banque avant le départ.

Bienvenue PabloHaut de page

Les aéroports de Paris et la direction générale des douanes ont lancé les bornes de détaxe libre-service pour les passagers de Paris-Charles-de-Gaulle. Ce nouveau service est mis en place pour faciliter et accélérer les opérations de détaxe des voyageurs avant leur départ. Il est désigné sous un patronyme facile à prononcer et à retenir : PABLO (Programme d'Apurement des Bordereaux de détaxe par Lecture Optique). Il est constitué de bornes automatisées qui offrent aux passagers un traitement plus rapide de leurs bordereaux de vente en détaxe et la possibilité de se faire rembourser la TVA avant de quitter la France.

Duty Free, ses limitesHaut de page

Seules les boutiques situées sous douane proposent des produits à des prix exonérés de taxes. En voyageant à l'intérieur de l'Union européenne, vous n'y avez donc pas accès. Par contre, en vous rendant dans un pays hors UE, vous pourrez profiter du Duty Free. Attention de bien présenter votre carte d'embarquement pour pouvoir effectuer un achat. En mesure de sécurité, les produits achetés en Duty Free doivent être placés en avion dans un sac en plastique scellé. Le ticket ou la facture d'achat des produits détaxés est demandé lors des contrôles de sécurité.

Les quantités de produits achetés hors taxe sont limitées pour le tabac, les alcools, les parfums hors Union européenne. Ils doivent être déclarés aux contrôles douaniers. Au-delà les droits de douane s'appliquent à nouveau. Mieux vaut vous renseigner au préalable pour savoir ce qui est autorisé selon votre destination. Le processus est le même au retour. De même, le montant total des achats, pour ne pas payer de droits de douane ou autres taxes, est limité à 430 euros pour les plus de 15 ans, voyageant par voie aérienne et maritime, 300 euros pour les plus de 15 ans voyageant autrement et 150 € pour les plus jeunes.

À retenir dans tous les casHaut de page
Droits et recoursHaut de page

Une agence est en mesure d'annuler un voyage en cas d'insuffisance de participants. Toutefois, cette éventualité doit être préalablement mentionnée sur le contrat avec date limite d'information du client (à plus de 21 jours du départ). L'agence rembourse alors la totalité des sommes versées après avoir envoyé une lettre recommandée avec accusé de réception stipulant l'annulation. En cas de non-clause de résiliation pour le même objet, l'agence est tenue de rembourser les sommes déjà réglées et de verser une indemnité équivalente à la pénalité qui aurait dû être payée si l'annulation était intervenue de votre fait à cette date.

En cas de non-respect du programme prévu. Lorsqu'une agence vend un voyage avec programme, elle engage sa responsabilité contractuelle. Chaque prestation non exécutée doit être remplacée. Si celle-ci est plus chère que celle prévue, aucun supplément ne sera à régler. Toutefois, si elle est moins chère, l'agence est tenue de régler la différence. Si la prestation de remplacement ne convient pas, l'agence doit assurer le retour du voyageur.

Le passager aérien dispose de certains droits en ce qui concerne l'information sur les vols et les réservations, les dommages causés aux bagages, les retards et les annulations, le refus d'embarquement, l'indemnisation en cas d'accident ou de problèmes avec un forfait vacances. Ces droits s'appliquent aux vols réguliers et affrétés, nationaux et internationaux, au départ d'un aéroport de l'UE ou à destination d'un aéroport de l'UE en provenance d'un pays tiers, sur tout vol effectué par une compagnie européenne. Pour formuler une plainte ou une réclamation, il faut contacter la compagnie aérienne ou l'organisateur du forfait vacances.

Si le vol au départ ou à l'arrivée d'un pays européen est annulé ou en cas de refus à l'embarquement faute de place, une indemnité de 250 € est obligatoire pour les vols jusqu'à 1 500 km, 400 € pour les vols intracommunautaires de 1 500 à 3 500 km et 600 € pour les autres vols, sauf cas de force majeure (par exemple, intempéries imprévisibles). À ce montant s'ajoute le remboursement du billet ou le transfert sur un autre vol. Vous avez également droit à une prise en charge pendant le temps d'attente (boissons, appels téléphoniques, hébergement...).

Les droits des passagers ferroviaires ont également été renforcés et améliorés grâce à de nouvelles règles qui sont entrées en vigueur depuis décembre 2009. Celles-ci permettent aux voyageurs d'être mieux informés. Elles leur garantissent des droits en cas de retard, de correspondance manquée et d'annulation, et prévoient une assistance aux personnes handicapées ou âgées. L'achat d'un abonnement de train international permet de partir à la découverte de l'Europe et des lieux et pays de son choix. Sept opérateurs de trains à grande vitesse se sont associés pour créer le réseau Railteam qui a pour vocation de faciliter les voyages sur le réseau ferroviaire européen.

Comment dépanner un proche à l’étranger ?Haut de page

Le manque d'argent, ça n'arrive pas qu'aux autres ! Que faire si vous vous retrouvez à l'autre bout du monde sans le sou ? Plusieurs formules existent pour transférer de l'argent depuis la France à une personne où qu'elle soit. Rappelons toutefois que selon la solution choisie, le transfert a un coût plus ou moins important (en général plus l'argent arrive rapidement, plus le coût est élevé). Dans tous les cas, il est conseillé par la Fédération bancaire française de " choisir un organisme officiel ou une entreprise régulièrement inscrite au registre du commerce et de vérifier la stabilité et l'ancienneté de l'opérateur plutôt que de confier l'argent à une officine qui peut disparaître du jour au lendemain ". Les solutions envisageables : le transfert de banque à banque, encore faut-il posséder un compte dans le pays où vous vous trouvez (plutôt rare !). Le plus rapide est de vous adresser à un opérateur spécialisé comme la Western Union qui compte quelque 3 000 bureaux en France. Munie de sa pièce d'identité, la personne mandatée pour envoyer l'argent apporte la somme en liquide au guichet de l'opérateur que le bénéficiaire récupérera dans un autre guichet Western Union local, équipé lui aussi d'une pièce d'identité. L'opération ne prend que quelques minutes et la somme envoyée peut monter jusqu'à 8 000 € avec possibilité de transfert dans quelque 200 pays (245 000 agences). Le Maroc occupe une place de choix pour la société puisqu'il fait partie des cinq premiers pays receveurs et abrite ses bureaux régionaux. Le transfert d'argent peut également se faire via Internet (carte MasterCard ou Visa) mais l'opération est plus longue en temps et le montant est de 500 € ou 999 € tous les 30 jours.

Autre opérateur, MoneyGram utilise quasiment le même système avec cependant des frais de transfert nettement plus bas. De surcroît, le versement en ligne peut se faire aussi bien par carte de crédit que par virement bancaire, avec un montant maximal de 500 $ pour la première méthode et de moins de 900 $ pour la seconde. Le déplacement à l'agence est toutefois obligatoire, ce qui veut aussi dire temps perdu, horaires à respecter et file d'attente en perspective.

Dernière possibilité, Flouss, une carte payante. Cette carte de retrait internationale crée l'innovation en offrant au bénéficiaire la possibilité de retirer l'argent à tout moment via un simple distributeur automatique de billets. Une méthode simple, efficace et transparente ; le client se procure la carte et la livre à la personne de son choix. Il peut ensuite effectuer le transfert d'argent, via Internet uniquement, par sa carte de crédit. Les frais de transfert rattachés à ce système ont l'avantage d'être dégressifs (intéressant lorsque les sommes sont importantes !).

Enfin, vous pouvez procéder par la Poste, c'est ici que vous trouverez le transfert d'argent le plus économique vers 150 pays. Cependant il faudra faire preuve de patience, la transaction peut prendre de 4 à 5 jours pour l'Europe. Vous avez une possibilité d'envoi jusqu'à 3 500 € par mandat ordinaire international. Plus onéreux mais plus rapide, le mandat express international (montant variant selon la destination) se fait sous deux jours.

Rejoignez la communauté Petit Futé en 1 clic
Suivez-nous sur
Participez
à la communauté
Avis