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Économie

Marais salants de l'île de Ré
Marais salants de l'île de Ré

Bordé par l'océan, la Charente-Maritime voit son économie marquée par le tourisme. Deuxième façade atlantique française, le département compte quelque 460 km de côte sur 61 communes. Fort d'un environnement océanique, avec un archipel composé de quatre îles (Oléron, Ré, Aix et Madame), il attire chaque année des milliers de touristes, au point d'être l'une des trois premières destinations touristiques de France. Le troisième département le plus attractif après les Landes et la Gironde, est aussi marqué par trois autres activités : l'agriculture, la pêche et la conchyliculture. Premier producteur français de coquillages, la Charente-Maritime compte un emploi maritime important notamment dans le Pays Royannais et Rochefortais. Il comporte également trois ports de commerce dont celui de La Rochelle, unique port en eau profonde de la façade atlantique et sixième port national. Il est le premier port français pour l'importation de produits forestiers et premier port européen pour l'importation de grumes. A cela s'ajoute la Cotinière, premier port de pêche de Charente-Maritime qui sera totalement rénové d'ici 2021.
La Charente-Maritime regroupe plus de 7 000 exploitations agricoles dont la majeure partie affiche une taille moyenne de 81 ha. Les espaces agricoles occupent 64 % du territoire mais à l'instar de ce qui se déroule au niveau national le nombre d'exploitations se réduit au fil des ans. Les principales productions sont des céréales et des oléagineux tandis que la vigne, qui s'étend sur 40 000 hectares, permet de produire la moitié des vins blancs destinés à l'élaboration du cognac. En tout, l'activité agricole ne représente que 6 % de l'emploi total du département, mais elle génère de nombreux emplois, en particulier dans l'agroalimentaire
Le secteur industriel représente 13 % de l'emploi salarié soit environ 229 000 personnes. Les entreprises sont souvent spécialisées : dans le domaine nautique (Foutaine Pajot, Dufour), l'aéronautique (Stelia Aerospace) ou le matériel de transport (Alstom).
L'artisanat tient quant à lui une place influente avec trois secteurs d'importance : le bâtiment, les transports et l'alimentation. La Charente-Maritime compte un taux de chômage de 10,7 %, le deuxième plus important après la Dordogne. Au-dessus de la moyenne nationale, il est lié à l'attractivité du département tandis que le taux de pauvreté est dans la moyenne régionale. Enfin, la Charente-Maritime est un des pôles de recherche et d'innovation de la région avec la présence d'organismes de recherche publique nationaux comme le CNRS et l'INRA.

Ressources naturelles
Marais salant de l'île de Ré
Marais salant de l'île de Ré

La viticulture. Elle occupe une place très importante dans la partie saintongeaise de la Charente-Maritime, avec le célèbre cognac et le pineau des Charentes, avec près de 5 % de la superficie du vignoble français. Le vin de pays charentais est produit essentiellement sur les terres de bois ordinaires et de bons bois (Oléron, Ré, l'Aunis et le sud du département). La viticulture charentaise produit également des vinaigres et des vins mousseux, mais aussi des cocktails au cognac, des liqueurs et d'autres apéritifs afin de diversifier la vente des produits de la vigne.

L'ostréiculture. La Charente-Maritime est le premier producteur national d'huîtres, écoulant en moyenne 40 % de la production nationale. L'ostréiculture est pratiquée en plusieurs zones géographiques dont les trois principales sont le bassin de Marennes-Oléron, le bassin de la Seudre et de la presqu'île d'Arvert, l'île de Ré et la frange côtière qui va de Châtelaillon-Plage jusqu'à l'estuaire de la Charente. Mais le plus important centre de production ostréicole, qui a largement contribué à la renommée du département, est le bassin de Marennes-Oléron. De nombreux producteurs élèvent également des gambas ou d'autres coquillages, pour diversifier leurs ventes.

La mytiliculture. Les moules constituent également une très importante source de richesse qui classe également la Charente-Maritime en tant que premier producteur national. La mytiliculture est pratiquée dans la baie de l'Aiguillon, autour de Charron, située à l'embouchure de la Sèvre niortaise, au nord de la Rochelle, entre l'Houmeau et Esnandes, ainsi que dans les presqu'îles de Fouras et dans les îles (Oléron et Ré).

La pêche. La pêche professionnelle est pratiquée principalement dans trois ports de pêche qui sont, par ordre d'importance, le Chef-de-Baie à la Rochelle, les ports de la Cotinière et de Royan. La Cotinière, premier port de pêche artisanale de Charente-Maritime, se classe au septième rang national avec un tonnage débarqué de plus de 5 000 tonnes. Ce port, caractérisé par la diversité des espèces et la polyvalence de la flotte, est au coeur d'un projet de restructuration qui vise à pérenniser la filière pêche et à maintenir l'identité et l'attractivité de Saint-Pierre d'Oléron.

Agriculture
Marais salant
Marais salant

Le secteur primaire qui regroupe environ 6 % de l'emploi départemental est encore élevé par rapport à la moyenne nationale et même régionale, ceci en raison d'une agriculture encore active et des activités maritimes diversifiées dans l'ostréiculture, la mytiliculture, l'aquaculture et la pêche (davantage artisanale qu'industrielle). L'ostréiculture fait de la Charente-Maritime le premier producteur national d'huîtres. Les prairies qui couvrent 20 % de la surface agricole sont valorisées par un élevage multiple : bovins, caprins, ovins, volailles qui sont en majorité associées aux grandes cultures. Le bois récolté en Charente-Maritime provient pour moitié de feuillus et de résineux et il est majoritairement utilisé en tant que bois d'industrie et d'énergie. La plupart des entreprises d'exploitation forestière se situent dans la Double saintongeaise (au sud du département). Le secteur agricole a perdu un grand nombre d'effectifs depuis la Seconde Guerre mondiale. Depuis dix ans, le nombre d'exploitations agricoles s'est nettement réduit, suivant le même rythme qu'au niveau national, mais leur surface moyenne n'a cessé de s'élever et atteint aujourd'hui 58 hectares. Ce secteur économique est marqué par le vieillissement accéléré de la population agricole et celle des ostréiculteurs et des mytiliculteurs. De plus, le remplacement par les nouvelles générations est assez lent et insuffisant malgré des formations en place (lycées agricoles, lycées maritimes, CFPPA) et des débouchés assurés dans ces professions.

Les activités maritimes

La Charente-Maritime a depuis toujours un lien très fort avec l'océan. Déjà au XIXe siècle, les premiers amateurs s'adonnent aux plaisirs des bains de mer dans des stations balnéaires qui accueillent encore les touristes. Avec près de 460 km de côte, le département ne pouvait faire l'impasse sur cette richesse océanique mettant en place des infrastructures de transport pour faciliter l'accès aux villes littorales. Touristes et locaux empruntent alors le train pour se rendre sur la plage. Certaines cités gardent les traces de ce passé : Royan et ses fameuses cabines de plage rayées ; d'autres se sont transformées à l'image de Fouras, ancien village de pêcheurs devenu lieu de villégiature. Il est vrai que le littoral a d'abord été le domaine quasi exclusif des pêcheurs. La pêche est variée, hauturière au large, côtière dans les pertuis charentais, fluviale le long de la Charente. Lors des grandes marées, il n'est pas rare d'apercevoir des silhouettes investissant l'estran, notamment sur les deux plus grandes îles : Oléron et Ré. Mais si cette activité millénaire est largement pratiquée, elle est tout de même soumise à réglementation. De nouvelles règles sont apparues, restreignant la quantité de coques et de palourdes, définissant la liste d'outils autorisée (grappette à main, cuillères...). Un conseil futé, ne pêchez pas plus que ce que vous consommez et replacez les pierres retournées. Certains pêcheurs n'ont pas besoin de marcher, s'installant aux commandes des fameux carrelets. Ces pontons de bois, frappés de plein fouet à chaque tempête, constituent un patrimoine fragile. Plongeant leur filet dans l'océan, ils sont particulièrement présents sur la commune de Saint-Palais-sur-Mer. Les écluses à poisson sont aussi une part de l'identité départementale. Moins visibles que les carrelets, elles se situent sur les côtes oléronaises et rétaises. Témoignage d'un art de bâtir millénaire, ces murs de pierre retiennent une eau calme où s'attardent les poissons (bars, dorades, maquereaux...) mais servaient aussi de brise-lames, atténuant l'érosion marine. Des centaines d'écluses bâties au Moyen Age, il n'en reste que quelques rares exemplaires, une dizaine tout au plus. Une autre technique de pêche traditionnelle attire à elle bien des regards : la pêche à la pibale. Oubliez les chalutiers, place ici à des navires pourvus de grandes ailes, des filets qui retiennent les alevins. Cette pêche, particulièrement réglementée, ne dure que quelques jours et se déroule dans les estuaires de la Charente et de la Gironde.
La Charente-Maritime tire pleinement profit des richesses de l'océan. L'huître en est le symbole. Véritable lien entre la mer et la terre, ce coquillage est une fierté locale. Elevé par des passionnés - qui utilisent notamment les anciens marais salants reconvertis en clairs - ce produit de caractère contribue à la biodiversité du territoire et la renommée du département. L'huître se consomme idéalement avec quelques gouttes de citron ou du vinaigre échalote mais aussi gratinée au four. En été, c'est un autre coquillage qui fait le bonheur de tous : les moules ! S'accrochant aux bouchots, ces pieux de bois plantés dans le sable et la vase, elles sont récoltées au bout d'un an. Cette technique, très ancienne, est devenue régulière surtout à partir du XVIIe siècle. Les moules se dégustent chaudes, notamment lors d'une éclade, une recette étonnante préparée avec des aiguilles de pin. Si le sel a longtemps constitué une denrée précieuse, du Moyen Age au XIXe siècle, sa culture se fait plus rare. Seuls quelques sauniers perpétuent cette activité sur l'île de Ré et un écomusée (situé à Loix) retrace l'histoire de cet or blanc qui a fait la richesse de l'île. Vous trouverez de la fleur de sel mais aussi du gros sel dans de nombreuses boutiques, de quoi parfumer votre voyage !

Industries

L'industrie en Charente-Maritime est plutôt composée de petites et moyennes entreprises, notamment main-d'oeuvre et sous-traitance. Les principales filières sont celles du bois (ameublement), les éco-industries, les emballages et le conditionnement, l'industrie agroalimentaire avec le cognac, la viande, la filière caprine et le lait, l'industrie du transport et des véhicules propres et l'industrie nautique (de plaisance et chantiers navals). De grandes entreprises sont ancrées localement comme Fountaine-Pajot, Ocqueteau et Yacht Dufour qui ont profité de l'essor de la construction de bateaux de plaisance. Et quelques grandes entreprises nationales sont également implantées comme Alstom, EADS Sogerma, etc.

Tertiaire

Le tertiaire est un secteur prédominant en Charente-Maritime ; occupant près des trois quarts de l'emploi total soit environ 73 %. Le tourisme étant le plus gros employeur du département, les domaines d'activités qui recrutent le plus sont les commerces, le transport et les services. Le département bénéficie de plusieurs atouts pour attirer les voyageurs : un environnement naturel d'exception (archipel de 4 îles, 14 Pôles-Nature, un grand site de France), un patrimoine historique d'importance dont 5 sites classés au Patrimoine mondial de l'Unesco, des produits gastronomiques et des milliers de km de sentiers et itinéraires cyclables dont quelques étapes de la Vélodysée. Offrant une grande variété de structures (hôtellerie, chambre d'hôtes, campings, résidences secondaires, meublés de tourisme), la Charente-Maritime se classe chaque année dans les trois premières destinations touristiques en France. Ce secteur économique a connu un essor rapide dès les années 1970 et s'est accéléré avec le renforcement des économies urbaines dans les principales villes du département et dans les villes secondaires. Cependant, la part occupée par les administrations publiques, l'enseignement, la santé et l'action sociale est en constante augmentation.

Tourisme

Depuis plusieurs années, le département est l'un des trois plus visités en France, se classant notamment à la première position en 2015 - devant deux départements méditerranéens - avec quelque 34 millions de nuitées. Cette position au sein de l'élite tient en partie à la grande diversité de l'offre : le littoral bien sûr mais aussi un patrimoine culturel, vert, de santé et événementiel avec notamment la frégate l'Hermione. Si plus de 80 % des voyageurs sont originaires de l'hexagone, la clientèle étrangère (Royaume-Uni pour un tiers) constitue une part non négligeable des nuitées enregistrées. Chaque année - et principalement durant la saison estivale - le département accueille un surplus de population, particulièrement attirée par le littoral (460 km de côtes, 150 km de plages) mais aussi par un environnement naturel particulièrement appréciable (pôles nature, marais poitevin) et un ensoleillement parmi les plus importants de France : près de 2.000 heures !
Inévitablement, c'est la Côte de Beauté qui attire de nombreux vacanciers ; il faut dire qu'elle compte sur son territoire des stations balnéaires de renommée comme Royan, Saint-Palais-sur-Mer, Ronce-les-Bains ou Châtelaillon. Station huppée au XIXe siècle, Royan ne cesse de charmer des visiteurs ravis de découvrir des villas Belle Epoque et de se baigner dans des conches parfois intimes. Du sud au nord de la rive droite de la Gironde, se déroule un tapis de sable qui ne demande qu'à être foulé : Meschers-sur-Gironde, Saint-Georges-de-Didonne, Royan et son quartier chic de Pontaillac, Vaux-sur-Mer, Saint-Palais-sur-Mer. Pour plus d'évasion, embarquez pour les îles ! Les deux plus grandes sont aussi les plus accessibles grâce à leur viaduc. Oléron la sauvage abrite en son coeur des petits villages, des cabanes colorées et des kilomètres de côte sur lequel veille le phare de Chassiron. Côté ouest, face à l'océan, l'île propose de nombreuses plages de sable fin, ligne de vie pour de nombreux vacanciers qui s'offrent un bain de mer vivifiant (Grand-Village-Plage, Saint-Troyan-les-Bains). L'île de Ré se joue des marées et du vent pour proposer de jolies plages : Rivedoux pour les plus pressés, Saint-Martin-de-Ré pour les familles, Les Portes pour les promeneurs et bien sûr Le Bois Plage et La Couarde pour les baigneurs.
Sur les deux rives de l'embouchure de la Seudre, deux stations se distinguent et participent activement à l'animation balnéaire du littoral charentais : Ronce-les-Bains et Marennes-plage.
Enfin, La Rochelle joue toujours autant un rôle phare avec son vieux port devenu piéton. Cité maritime, la Belle attire de nombreux touristes avides de découvrir son histoire, de flâner dans des ruelles pavées et de profiter de son atmosphère si particulière.
Mais la Charente-Maritime ne se réduit pas à son seul littoral. Le département est riche de nombreux atouts à l'image de son arrière-pays. Une escapade vers l'intérieur des terres offre des moments tout aussi agréables avec des villes inondées de lumière. Saintes et Rochefort, lovées près de la Charente, constituent des étapes incontournables pour les amateurs d'histoire. C'est d'ailleurs cette partie du territoire qui possède quelques-uns des joyaux architecturaux inscrits sur la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l'Unesco (Eglise Saint-Pierre d'Aulnay, l'Abbaye Royale de Saint-Jean-d'Angely, l'Hôpital des Pèlerins de Pons et l'église Saint-Eutrope de Saintes. La cité rétaise de Saint-Martin de Ré fait quant à elle partie des douze sites majeurs Vauban inscrits en 2008.
A ceci s'ajoutent plus d'un millier de monuments classés ou inscrits aux Monuments historiques : les églises romanes, trésors d'architecture liées au pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, les châteaux témoins des siècles passés (château de Montendre, donjon de Pons, château de Crazannes ou de la Roche-Courbon), quatre villages labellisés " Plus Beaux Villages de France " (Ars-en-Ré, La Flotte-en-Ré, Mornac-sur-Seudre, Talmont-sur-Gironde) et des " Villes et pays d'art et d'histoire ", Royan (parfaite illustration de l'évolution des bains de mer), Rochefort (un patrimoine architectural qui invite au voyage) et Saintes et ses deux mille ans d'histoire.
Enfin, la Charente-Maritime a su préserver son environnement en créant en 1995 et en étroite collaboration avec les collectivités locales le label " Pôle Nature " qui garantit la qualité de 14 espaces naturels protégés. Le département accueille également une partie du Parc interrégional du Marais poitevin, dont 26 % est situé sur le territoire départemental. Les animaux ne se retrouvent pas uniquement dans les marais ! Premier département français pour la remise en forme par l'eau, la Charente-Maritime compte trois stations thermales d'importance : Rochefort, Saujon et Jonzac. L'eau est le fil conducteur d'un département qui dispose également de l'un des plus grands aquariums d'Europe et de 60 ports de plaisance. On notera également, parmi les sites touristiques les plus visités, le Zoo de La Palmyre, l'Hermione et les grottes de Régulus.

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