Le guide touristique LOZÈRE du Petit Futé : Nature

Nature

Sur un petit périmètre, la Lozère possède quatre régions naturelles : l'Aubrac, les Cévennes, la Margeride, les Causses. Gorges du Tarn et Vallée du Lot ont, elles aussi, leur identité bien marquée, par les rivières qui les traversent. Sur ces terres de moyenne montagne - c'est le département qui a la plus haute altitude moyenne de France - faune et flore sont riches et variées. Le département, caractérisé par la diversité de ses paysages naturels, aux températures fraîches, mais ensoleillé, possède deux climats : continental au nord et méditerranéen tempéré au sud. Enfin, il existe ici une importante relation entre la nature des rivières et la géologie, souterraine ou non. Il suffit de parcourir très peu de kilomètres, du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest, pour se dépayser complètement et découvrir un nouveau monde !

Présentation des paysHaut de page
L'AubracHaut de page
L'Aubrac
L'Aubrac

Cette région est célèbre dans toute l'Europe pour la variété de sa flore ; l'Aubrac aux mille facettes est un plateau d'altitude qui s'étend sur trois départements. C'est un espace de pâturages rudes et de burons, de vaches et de tomme. Ses paysages magnifiques, quasi-désertiques, sont un enchantement sous la neige comme dans l'air clair du printemps. Au nord-ouest de la Lozère, il existe un épais entassement de nappes basaltiques recouvrant le sol cristallin, suite des grands ensembles volcaniques auvergnats. Des formes particulières marquent le paysage, pitons ou murs de basalte comme au roc de Peyre ou à la Fare de Chirac, étendues prismatiques comme au pont des Nègres... Ciselé par les glaciations du Quaternaire, qui y ont laissé des lacs scintillants et des tourbières grisâtres, animé par le murmure des ruisseaux, il s'étend paisiblement, couvert de landes et de prairies. Mais ses contreforts sont faits de pentes difficilement accessibles : en Lozère, l'Aubrac culmine au Signal de Malhebiau, à 1 471 m. Après un sommeil de parfois six mois sous un épais manteau neigeux, la nature explose au printemps : jonquilles, narcisses, genêts, gentianes... Ce plateau d'origine volcanique, assis sur le basalte, est une terre jugée austère en raison de son paysage atypique et de son climat rude en hiver, mais attachante.

Les CévennesHaut de page
Les Cévennes
Les Cévennes

Les Cévennes, au sud-est de la Lozère, sont le domaine du schiste. Le cours inférieur du Tarn les sépare en deux grands massifs au sommet desquels le socle granitique affleure  : le mont Lozère (1 699 m à Finiels) et le mont Aigoual (1 565 m), à l'extrême sud du département. Au centre, la montagne du Bougès est une zone de transition entre Cévennes du nord, où dominent les landes, et Cévennes du sud, couvertes de forêts. De part et d'autre, les "  serres  " marquent le paysage de leurs crêtes schisteuses comme taillées au couteau, séparées par des vallées profondes, aux versants raides et tourmentés qui portent d'épaisses forêts de résineux, de hêtres ou de châtaigniers. Les trois plus importantes sont la vallée Longue, la vallée Française et la vallée Borgne, chacune parcourue par un gardon, petit torrent tumultueux. Durant des siècles, cette région était la plus riche de la Lozère. La place étant restreinte, les hommes ont construit des terrasses, remonté la terre, aménagé un réseau de canaux d'irrigation (les béals)... Les paysages sont encore marqués par les terrasses ou bancels, signes de l'acharnement des hommes à mettre en valeur une terre pauvre, et par le châtaignier, "  l'arbre à pain  ", qui flamboie en automne. Le protestantisme et les violentes luttes qu'il a engendrées ont largement contribué à forger l'unité et l'identité des Cévennes, qui tiennent une place à part au sein de la Lozère. Les Cévennes sont tempérées par les influences de la Méditerranée, toute proche. Le climat est chaud, la végétation prend un air du Sud, mais une pluviométrie parfois exceptionnelle est ici le phénomène climatique majeur. Les masses d'eau chargées d'humidité viennent buter sur la barrière cévenole, provoquant des précipitations qui ravinent les versants et rendent furieux les gardons, qui dévastent la vallée.

Les causses et les gorges du Tarn et de la JonteHaut de page

La vallée du Tarn est une région particulière, composée de fraîches forêts et d'herbe rase. Au sud-ouest, tout change. A l'ère secondaire, la mer s'est avancée sur le massif ancien et, pendant 60 millions d'années, calcaire et marnes se sont déposés en couches alternées sur des milliers de mètres de hauteur. Les rivières, au débit plus important que de nos jours, ont creusé d'imposantes gorges dont la profondeur atteint parfois plus de 500 m, qui séparent des plateaux dénudés et arides : les causses. Le plus vaste est le causse de Sauveterre, entre le Lot et le Tarn. Légèrement vallonné, il conserve quelques maigres forêts. Entre Tarn et Jonte s'étend le causse Méjean. C'est un immense plateau calcaire du Jurassique, vaste vaisseau coupé du reste du département par des falaises qui développent une longueur de plus de 120 km. Son seul lien avec la "  terre ferme  " est l'isthme, large de moins d'un kilomètre, qui le rattache au massif de l'Aigoual au col de Pérjuret. Enfin, tout au sud, la Lozère ne compte qu'un petit bout du causse Noir, qu'elle partage avec le Gard.

Causses et Cévennes, un univers à découvrir

Inscrits en 2011 sur la liste du patrimoine mondial par l'Unesco, le territoire des " Causses et Cévennes " recouvre pas moins de 3 000 km², sur 4 départements : Aveyron, Gard, Hérault et bien sûr Lozère qui représente plus de la moitié de la superficie de cet espace naturel façonné par les hommes. C'est en effet l'agropastoralisme, l'interaction entre les contraintes climatiques, géologiques, et l'adaptation des activités humaines qui ont créé au fil du temps les paysages fabuleux que l'on parcourt aujourd'hui et donné naissance à des architectures particulières. C'est l'ensemble des traditions ancestrales, du mode de vie particulier de cette région qui est mis à l'honneur, un patrimoine naturel et culturel unique. Afin de le promouvoir, le valoriser et le partager, un réseau d'ambassadeurs Causses et Cévennes a été créé. Hommes et femmes de terrain, prestataires d'activités culturelles et de loisirs, hébergeurs, producteurs, ils ont la passion de leur territoire chevillée au corps et s'attachent à le faire connaître sous toutes ses facettes.

Pour en savoir plus, les Offices de Tourisme du Massegros, Mende, Meyrueis, Pont de Montvert, Florac, Villefort, La Canourgue, ainsi que le Parc National des Cévennes seront aussi de bonnes ressources.

La MargerideHaut de page

Au nord-est, le socle cristallin affleure sur l'ensemble de la Margeride, l'un des plus vastes massifs granitiques d'Europe. Hauts plateaux couverts de pâturages où subsistent des petites forêts de pins sylvestres et de hêtres, ils dépassent les 1 000 m d'altitude en moyenne et sont entaillés sur leur pourtour de vallées profondes aux versants arrondis et aux cours d'eau tumultueux. Au centre, ce n'est que moutonnement de croupes harmonieuses. Le Signal de Randon domine de peu l'ensemble de ses 1 565 m. La décomposition du granit a laissé de grands blocs qui parsèment les landes ou parfois s'amoncellent en chaos. Le sud de la Margeride est constitué par la montagne du Goulet, massif schisteux qui repose sur le socle cristallin. Il isole une petite région très insolite en ces lieux  : la plaine de Monbel, petit causse d'altitude. Souvent en Margeride, la terre est pauvre, le climat rude ; le seigle est la seule céréale que les hommes ont pu cultiver dans ces contrées austères. La lande à genêts prédomine, se couvrant au printemps d'une infinité de tâches d'un jaune éblouissant... Il s'agit de la région la moins peuplée d'Europe. Cette chaîne montagneuse peu élevée forme pourtant une barrière nord-sud qui ne s'abaisse que très peu au passage des cols : de la vallée de l'Alagnon à celle du Lot, elle sépare depuis toujours les eaux qui coulent vers la Garonne de celles qui rejoignent la Loire. Sur ses contreforts, vers l'ouest, coule la Truyère  ; elle traverse cette région et trace une frontière avec le Cantal, où elle est enjambée par le viaduc de Garabit, oeuvre d'Eiffel. Descendant de la Margeride, grossissant les eaux du Triboulin, la Truyère s'est fait une vallée au pied de l'Aubrac, où villes et villages ont profité pour se développer, sur les premiers contreforts.

Sorties nature en Margeride

Représentant la plus grande région naturelle du département, la Margeride est cependant la moins connue ! Et c'est bien dommage : de grands espaces, une biodiversité incroyable, un patrimoine culturel très riche, elle mérite d'être bien plus reconnue !

Fort heureusement, les Offices de Tourisme de Langogne, Grandrieu, Rieutort de Randon, Châteauneuf de Randon et Le Malzieu proposent tout au long de la saison estivale des sorties nature accompagnées de guides naturalistes. Découvrir les habitants discrets des tourbières, les herbes comestibles et médicinales, les oiseaux du lac de Naussac, la richesse et la biodiversité du lac de Charpal, la nature en ville (eh oui !), des veillées d'observation des étoiles... Les propositions sont nombreuses et les balades toujours enthousiasmantes, notamment en compagnie de Grégory Chamming's. N'hésitez pas à vous renseigner auprès des Offices de Tourisme ou de Grégory ! Et venez découvrir la Margeride, vous ne le regretterez pas !

Office de Tourisme de Langogne : ✆ 04 66 69 01 38

Office de Tourisme de Grandrieu : ✆ 04 66 46 34 51

Bureau d'information touristique de Châteauneuf de Randon : ✆ 04 66 47 99 52

Office de Tourisme de Rieutort de Randon : ✆ 04 66 32 71 84

Office de Tourisme du Malzieu : ✆ 04 66 31 82 73

Grégory Chamming's : ✆ 06 16 99 65 90

La vallée du LotHaut de page

Eh oui, le Lot aussi prend sa source en Lozère ! Dévalant de la montagne du Goulet, il coule dans une vallée qui, dès le Bleymard, prend la direction de l'ouest, coupant le département de part en part. Une grande partie de l'activité, surtout commerciale, s'y est établie, avec, dans un élargissement, Mende, la préfecture et le passage de la N88 qui permet le débouché vers la N9 et maintenant l'autoroute A75. Un peu au nord, on peut y rattacher Marvejols, petite cité historique, véritable porte vers la Lozère du nord, l'Aubrac et la Margeride. Frontière d'eau entre les Cévennes et les causses d'un côté, la Margeride et l'Aubrac de l'autre, la vallée du Lot est une zone géographique centrale aux accents méditerranéens. Sa situation protégée, entre les Grands Causses au sud-ouest et les hauts plateaux de la Margeride au nord-ouest, en fait sans conteste la région la plus peuplée de la Lozère : elle a su, au cours des siècles, tirer parti de sa position géographique, ainsi que des atouts naturels que lui offre son environnement. Mende, ville préfectorale, est devenue une cité essentiellement commerciale et administrative, très animée l'été, grâce à l'afflux de touristes. Elle s'ouvre largement sur son environnement, la haute vallée du Lot, vers la station thermale de Bagnols-les-Bains jusqu'au pied du mont Lozère, la basse vallée, vers La Canourgue, à la rencontre du Lot et de l'Urugne.

GéographieHaut de page

La Lozère est certes une région de moyenne montagne, mais le terme définit peu toute la diversité et la richesse de ses paysages. Elle fait partie de cet ancien et vaste massif aux contours parfois imprécis et aux aspect variés, le Massif Central, dont le nom évocateur suffit à la qualifier.

Alors, c'est où  ?

Comme aucun capitaine au long cours n'aura jamais l'occasion de s'échouer sur un rivage lozérien, Petit Futé dira simplement que le département se situe entre 44°6'29'' et 44°58'16'' de latitude Nord et entre 0°38'40'' et 1°39'48'' de longitude Est. A vos compas et boussoles  !

Le saviez-vous  ?

Sans sommets vertigineux qui chatouillent les nuages ou basses plaines qui flirtent avec la mer, la Lozère est le département qui possède l'altitude moyenne la plus élevée de France (environ 1 000 m).

Températures moyennes : elles oscillent entre -10 °C au plus fort du mois de janvier au nord du département et 25 °C en plein mois d'août.

Ensoleillement : le département est ensoleillé en moyenne 2 090 heures par an, durée similaire à ses voisins côtiers.

Précipitations : le taux annuel moyen de précipitations en Lozère se situe entre 1 100 et 1 800 mm.

Phénomènes naturels : par la particularité de sa géographie au relief écorché, la Lozère dispose d'un climat continental au nord, tempéré au sud.

GéologieHaut de page

En Lozère plus que nulle part ailleurs, la terre et les hommes ont été influencés par la nature du sous-sol. Basalte, granit, calcaire, schiste  : cette tétralogie explique à elle seule les caractères si imposants, parfois si mystérieux des paysages lozériens.

Au nord-ouest, l'Aubrac est un épais entassement de nappes basaltiques recouvrant le socle cristallin, suite des grands ensembles volcaniques auvergnats. Des formes particulières marquent le paysage, pitons ou murs de basalte comme au roc de Peyre ou à la Fare de Chirac, étendues prismatiques comme au pont des Nègres... Ciselé par les glaciations du quaternaire qui y ont laissé des lacs scintillants et des tourbières grisâtres, animé par le murmure des ruisseaux, il s'étend paisiblement, couvert de landes et de prairies. Il culmine au Signal de Malhebiau à 1 471 m, son point le plus haut en Lozère.

Au nord-est, le socle cristallin effleure sur l'ensemble de la Margeride, l'un des plus vastes massifs granitiques d'Europe. Hauts plateaux couverts de pâturages, mais où subsistent des lambeaux de forêts de pins sylvestres et de hêtres, ils dépassent 1 000 m en moyenne, mais sont entaillés sur leur pourtour de vallées profondes, aux versants arrondis. Au centre, ce n'est que moutonnement de croupes harmonieuses. Le Signal de Randon domine de peu l'ensemble de ses 1 565 m. La décomposition du granit a laissé de grands blocs qui parsèment les landes ou parfois s'amoncellent en chaos rocheux. Le sud de la Margeride est constitué par la montagne du Goulet, massif schisteux qui repose sur le socle cristallin. Il isole une petite région très insolite en ces lieux : la plaine de Montbel, petit causse d'altitude dont on se demande comment il a pu se retrouver là. Souvent, en Margeride, la terre est pauvre, le climat rude et le seigle est la seule céréale que les hommes aient pu cultiver sur ces contrées austères. La lande à genêts domine, se couvrant au printemps d'une infinité de tâches d'un jaune éblouissant. Autrefois, c'était plus de 300 000 moutons qui venaient passer là leurs vacances d'été.

Les Cévennes au sud-est sont le domaine du schiste. Le cours supérieur du Tarn les sépare en deux grands massifs au sommet desquels le socle granitique affleure  : le mont Lozère (1 699 m à Finiels) et le mont Aigoual (1 565 m) à l'extrême sud du département. Au centre, la montagne du Bougès est une zone de transition entre Cévennes du nord, où dominent les landes, et Cévennes du sud couvertes de forêts. De part et d'autre, les "  serres  " marquent le paysage de leurs crêtes schisteuses comme taillées au couteau, séparées par des vallées profondes, aux versants raides et tourmentés qui portent d'épaisses forêts de résineux, de hêtres ou de châtaigniers. Les trois plus importantes sont la vallée Longue, la vallée Française et la vallée Borgne, chacune parcourue par son gardon. Durant des siècles, cette région était la plus riche de la Lozère. La place étant restreinte, les hommes ont construit des terrasses, remonté la terre, aménagé un réseau de canaux d'irrigation (les béals). Ils ont planté vignes, arbres fruitiers, légumes et surtout "  l'arbre de vie  ", le châtaignier. Le paysage cévenol garde profondément les traces de cette intense humanisation malgré la dépopulation qui le touche depuis un siècle.

Au sud-ouest, tout change. A l'ère secondaire, la mer s'est avancée sur le massif ancien et, pendant 60 millions d'années, calcaires et marnes se sont déposés en couches alternées sur des milliers de mètre de hauteur. Au fait, c'est l'époque des dinosaures et vous pouvez voir les traces de certains de ces animaux près de Florac, à Saint-Laurent-de-Trêves. Les rivières, aux débits plus importants que de nos jours ont creusé d'imposantes gorges dont la profondeur atteint parfois plus de 500 mètres et qui séparent des plateaux de nos jours dénudés et arides  : les causses. L'activité humaine se concentre dans quelques hameaux ou dans des fermes isolées, toujours situées près de petites dépressions au fond argileux, seuls lieux permettant quelques cultures. Si l'aridité semble régner sur les causses, alors qu'il pleut en moyenne deux fois plus qu'à Paris, l'eau est là, sous la surface. Elle ruisselle, pénètre dans le sol par les fissures de la roche, dissout le calcaire pour le transporter en profondeur où elle le dépose sous forme de joyaux de calcite dans des cavités souterraines. Deux d'entre elles, explorées à la fin du siècle dernier, ont été aménagées et constituent un des points forts du tourisme lozérien  : l'aven Armand, sur le causse Méjean, et la grotte de Dargilan sur le causse Noir. Parfois en surface, dans les massifs de dolomie (roche proche du calcaire) naissent des formes étranges, animaux, piliers, arcs monumentaux, comme à Montpellier-le-Vieux, Nîmes-le-Vieux ou aux Arcs-de-Saint-Pierre.

Avec ses milliers de sources et de ruisseaux qui serpentent dans les prés, la Lozère est un peu le château d'eau de la France  ; et elle le prouve en alimentant trois bassins  : celui de la Loire par l'Allier, celui du Rhône par le Luech et les gardons, celui de la Garonne par la Truyère, le Lot et le Tarn. Parions qu'il y a bien quelque ruisselet, sur l'Aigoual qui file directement vers l'Hérault et la Méditerranée. Mais on ne peut parler des rivières de Lozère sans s'étendre sur le Tarn et ses fameuses gorges, entièrement lozériennes, n'en déplaise à ceux qui, il y a quelques années, dans la région voisine, ont voulu se les approprier... D'Ispagnac au Rozier, sur 50 km, elles sont une des merveilles naturelles de France. La profondeur moyenne varie de 400 à 500 m, et au cirque des Baumes l'écartement entre les causses se réduit à 1 000 m. Grâce à un tracé sinueux, à la variété de leurs parois, tantôt rocheuses, tantôt couvertes de végétation, leur aspect change sans cesse, alternant couloirs sombres et amphithéâtres qui brillent de mille feux.

Gorges du Tarn
Gorges du Tarn

L'Allier : principal affluent de la Loire, il prend sa source en Lozère et sépare cette dernière, sur une cinquantaine de kilomètres, du département voisin de l'Ardèche. Le débit de cette rivière, très renommée au niveau halieutique pour ses truites et ses ombres communs, est régulé par le lac de Naussac, la plus importante retenue d'eau du département, qui est devenu au fil des ans un pôle touristique majeur avec de nombreuses activités nautiques, et même un golf.

Le Chapeauroux : affluent de l'Allier, né au coeur de la Margeride, est l'un des rares cours d'eau français à avoir abrité les trois espèces de salmonidés que sont le saumon, la truite et l'ombre. Mais les aménagements de la Loire et de l'Allier ont provoqué la disparition du premier dans les frayères du Chapeauroux.

La Truyère : les eaux de cette rivière sont mondialement connues puisqu'elles figurent sur toutes les photos du viaduc de Garabit, chef-d'oeuvre de l'architecture métallique de la fin du XIXe siècle, construit par Gustave Eiffel lui-même. Avant de se jeter dans le lac qui baigne les piles du pont, la Truyère a parcouru la Margeride, dans un paysage de jonquilles, de collines boisées et de maisons de granit, traversant le Malzieu-Ville et son plan d'eau aménagé.

Le Bès : autre rivière du nord de la Lozère, affluent de la Truyère, elle parcourt le plateau volcanique de l'Aubrac, séparant le département de son voisin, le Cantal. Fortement colorées par la traversée des tourbières, ses eaux serpentent au milieu de pâturages verdoyants et fleuris. A admirer parfois de mini Chaussées de Géants lorsqu'il franchit des coulées basaltiques cristallisées en prismes.

Le Lot : avant de gagner le Sud-Ouest et les eaux de l'Atlantique, cette rivière prend naissance en Lozère, qu'elle coupe de part en part sur 95 km, à 1 200 m d'altitude et plus précisément sur la montagne du Goulet. Traversant les quatre principales roches constituant le substrat du département (calcaire, schiste, granit, basalte), ses eaux sont riches en éléments minéraux qui favorisent la croissance et la diversité des espèces piscicoles (truites, ombres, barbeaux, chevesnes, vandoises et aubours...). Le Lot coule à Mende, chef-lieu du département. Plusieurs plans d'eau aménagés y sont propices à la baignade et aux activités aquatiques comme, par exemple, celui de Booz (canoë-kayak, rafting, planche à voile...).

Le Tarn : une célébrité locale qui est devenue le symbole de l'activité touristique de la Lozère. Ses gorges, situées dans leur totalité dans le département, sont un site spectaculaire, connu des premiers touristes dès la deuxième moitié du XIXe siècle. En été, le Tarn est une rivière tranquille, parcourue par des milliers de canoës-kayaks d'où les occupants peuvent admirer les hautes falaises, les chaos rocheux et les petits villages accrochés aux pentes. Jusqu'en 1905, les gorges n'étaient accessibles qu'en barques à fond plat, semblables à celles qui promènent les touristes de nos jours (voir à La Malène) et il fallut les volontés d'E.-A. Martel et de Jean Monastier, député lozérien de l'époque, pour obtenir le percement de la route actuelle, en surplomb de la rivière, et de ses quatorze tunnels.

La Jonte : mes gorges de la Jonte, affluent du Tarn, sont elles aussi parcourues par une route touristique. Mais, malgré les hautes falaises qui délimitent le causse Noir du causse Méjean, elles ne connaissent pas la même renommée. Le parcours vaut cependant le détour, pour la traversée de Meyrueis, verdoyante station de vacances et surtout pour l'observation des vautours fauves qui sillonnent le ciel de la vallée. Il faut absolument s'arrêter au centre d'observation qui leur est consacré, une belle halte aussi instructive que ludique. Les amateurs se tourneront vers ses eaux qui sont parmi les plus poissonneuses du département, en particulier en truites fario.

Faune et floreHaut de page
Festival nature du parc national des Cévennes

Trois programmations suivent le fil des saisons sur le thème " Métiers et savoir-faire d'hier et d'aujourd'hui " et proposent, dans divers lieux du parc, des animations pour tous les types de public. Si on est curieux de nature, les randonnées en compagnie de moniteurs ou techniciens du parc sont toutes indiquées. Si on est sensible à la vie des hommes, les ateliers autour des savoir-faire, du tressage de saule sauvage au travail de la laine, à la fabrication du pain gardent les sens et l'envie d'apprendre en éveil. Mais on peut aussi apprécier les expositions, balades contées, conférences et rencontres ou encore la musique et ainsi avoir le versant culturel de la région. Les plus jeunes ont leurs activités dédiées et se régalent comme les plus grands. Pour profiter des nombreuses animations gratuites proposées, il est impératif de s'inscrire auprès des maisons du PNC ou des offices de tourisme relais du Parc !

Bouquetin
Bouquetin

En Lozère, au milieu d'une nature on ne peut plus généreuse et préservée, la faune est particulièrement riche. Certaines espèces se sont réinstallées à la suite de l'exode rural des années cinquante, d'autres ont été réintroduites par l'homme. On compte à l'heure actuelle 89 espèces de mammifères, 208 d'oiseaux, et ce, uniquement dans la zone du Parc national des Cévennes  ; sans oublier, les reptiles, les amphibiens et les poissons qui se font plus discrets mais qui sont tout de même présents. Au hasard des sentiers et des randonnées, on pourra se trouver nez à museau ou nez à bec avec des biches, des renards, des lièvres, des chevreuils, des sangliers, des castors, des loutres, des mouflons, des chouettes de Tengmaln... Mais on peut aussi rendre visite aux plus impressionnants d'entre eux.

Les loups du Gévaudan (Sainte-Lucie)

Une petite société de 130 loups de Mongolie, d'Europe et du Canada est regroupée dans la réserve de Sainte-Lucie, en Margeride. Ces loups, réintroduits en Lozère, vivent en semi-liberté dans un parc de 20 ha. Sur ces terres de légendes du Gévaudan, le loup traîne derrière lui une fort mauvaise réputation. En réalité, il n'en est rien  : c'est un animal craintif, qui vit en meute et ne tue que pour manger. Sa vue perçante et son odorat très fin font de lui un très bon prédateur. L'hiver, en période maigre, les loups se regroupent en meutes de 6 à 12 individus pour s'attaquer à des proies plus importantes. Ultime trait de caractère  : les loups sont des animaux fidèles, où le couple est scellé pour la vie.

Le bison d'Europe (Sainte-Eulalie-en-Margeride)

Absents des terres de Margeride depuis 1 500 ans, les bisons bonasus (ou bisons d'Europe) ont été réintroduits et coulent aujourd'hui des jours tranquilles dans la réserve de Sainte-Eulalie, au sud-ouest de la Margeride. Venus de la forêt de Bialowieza, en Pologne, où il a miraculeusement résisté au temps, cet animal trapu et lourd est l'un des derniers représentants d'une faune primitive, un voisin de l'aurochs avec lequel on l'a souvent confondu. Commencée en 1991, leur acclimatation en Margeride a si bien réussi que les premières naissances au parc ont eu lieu en 1993. Placide, joueur et même cabotin, il vit en famille dans un milieu forestier où il trouve l'essentiel de sa nourriture. Très résistant au grand froid, capable de se déplacer dans un mètre de neige sans difficulté, il peut faire des bonds impressionnants, preuve de sa remarquable adaptation à toutes les conditions du terrain.

Les rapaces (Gorges de la Jonte et Cévennes)

Parmi les volatiles et rapaces en tout genre qui évoluent dans les parages, évoquons le grand tétras. On ne peut ignorer cet oiseau de 5 kg pour 1,30 m d'envergure, habillé d'un plumage gris ardoise sur le corps, brun foncé sur les ailes, avec des reflets métalliques et un plastron vert mordoré. Ainsi vêtu, à la période des parades nuptiales, il se lance dans des mélopées sentimentales dans les arbres (tétras proviendrait du russe "  téterev  ", onomatopée de son chant), ou danse une valse sur le sol. Et si un adversaire se met en lice pour conquérir sa belle (d'un brun roux et plus petite), il le défie d'une attitude fort belliqueuse. Le grand tétras a été réintroduit dans le Parc des Cévennes notamment pour sauvegarder cette population d'oiseaux à l'avenir problématique en Europe  ; une trentaine d'individus sont généralement recensés à la fin de l'hiver.

Deux espèces de vautours ont également été réintroduites dans la région : le vautour fauve et le vautour moine. Décimé en France jusqu'au milieu du XXe siècle, le vautour fauve (ou bouldras, en cévenol) a été réintroduit dans la région en 1981. Aujourd'hui, ce grand rapace de 8 kg et 2,70 m d'envergure, en colonie de 200 individus, plane à nouveau au-dessus des gorges du Tarn et des causses. Totalement inoffensif, il ne s'attaque jamais à des proies vivantes, mais s'avère être un charognard remarquable, véritable "  nettoyeur  " des pâturages. Fidèles pour la vie, les vautours s'offrent, dès décembre, des noces très enviables : un duo amoureux et aérien, aile contre aile... Le vautour moine ou percnoptère, est quant à lui une espèce méditerranéenne qui a cependant toujours survécu dans les parages. Réintroduit en 1992, il s'est aussi bien acclimaté aux gorges que son cousin. Ils ne sont encore qu'une trentaine d'individus, mais quelques petits sont déjà nés sur le site. Sensiblement de la même taille que le vautour fauve, l'arrian (son nom local) est un solitaire qui peut voyager jusqu'en Espagne avant de revenir former un couple sur son lieu d'origine. Quant aux aigles royaux, on en compte 5 à 6 couples qui semblent également se plaire dans cet environnement.

Le cheval de Przewalski (causse Méjean)

Il y a des milliers d'années, les chevaux de Przewalski peuplaient l'Asie centrale. Des peintures rupestres attestent de sa présence en France à la préhistoire mais, depuis 1960, aucun d'eux ne vit à l'état sauvage. Pour contribuer à la sauvegarde de l'espèce, des chevaux de Przewlaski vivent, depuis quelques années, sur le causse Méjean, particulièrement bien adapté à leur mode de vie. Le look Przewalski : petite taille, des rayures sur les pattes, comme de grandes chaussettes zébrées, et la crinière dressée, sans petite mèche retombant sur le front. Indémodable...

Au Nord, on trouve une belle variété de fleurs et plantes culinaires, aromatiques ou médicinales. On y ramasse toujours pour la parfumerie de luxe des jonquilles et narcisses qui couvrent les prés humides en mai juin. Le Gaillet-jaune, petite plante très courante en Margeride a, quant à lui, la propriété de faire cailler le lait, et c'est lui qu'on utilisait, bien avant la présure qui n'a été inventée qu'au XIXe siècle ! La fleur jaune de l'arnica des montagnes se ramasse durant les mêmes mois, mais sur la lande. C'est une plante médicinale connue pour soigner les contusions. La grande gentiane jaune, dont la racine tonique a une vertu apéritive, fleurit, elle aussi, sur les pâturages et la lande en juillet. L'épilobe en épi, ou laurier de saint Antoine, se démarque par sa floraison sur le bord des routes et dans les clairières, durant les deux mois de plein été. La digitale pourpre, quant à elle, est une très belle dame, amoureuse des talus et des clairières, dont les fleurs ont la forme d'un doigt de gant. L'érithrone, aussi appelée dent-de-chien, pousse sur la lande entre avril et mai, mais soyez rassurés, elle ne mord pas ! La pinguicule vulgaire, ou grassette, festoie de petits insectes grâce à ses feuilles carnivores et fleurit de mai à juillet. Le calament à grandes fleurs (ou thé d'Aubrac) fleurit en juillet et août ; l'anémone des bois, ou Sylvie, apparaît de mars à mai, et enfin la fameuse myrtille (ou airelle) porte ses fleurs d'avril à juin et vous régale de ses fruits en août. Dans les tourbières, la droséra, minuscule plante carnivore, s'épanouit en milieu acide. Toujours en zone humide, le comaret des marais, de la famille des potentilles, a une floraison pourpre, et la reine des prés, à la royale floraison en épis blancs, au parfum de miel, donne une infusion efficace contre les états grippaux, grâce à sa richesse en acide salycilique.

Les prairies naturelles accueillent de nombreuses variétés d'oeillets sauvages, les achillées millefeuilles aux propriétés hémostatiques, le millepertuis aux délicates inflorescences jaunes... La lande se recouvre en août de la floraison améthyste des callunes... En montagne, la période de végétation y est courte mais intense !

La flore des Cévennes est un peu moins riche, mais on compte tout de même cinq variétés remarquables. Le dryoptéris de l'Ardèche est une fougère récemment découverte que l'on trouve notamment sur la bordure est, siliceuse, des Cévennes. On distingue les petites corolles jaunes de la gagée de Bohême au mois de février, sur les pelouses rases des sommets schisteux, sur le pourtour sud/sud-ouest du mont Lozère et du Bougès. Le sabot-de-Vénus est une variété assez courante d'orchidée dont les fleurs spectaculaires s'observent dans les clairières et les bois humides. La saponaire à feuilles de pâquerette, très rare en France, pousse dans les pelouses rocailleuses du causse Méjean. L'aster de Saint Michel fleurit de septembre à octobre sur les versants anciennement cultivés des gorges du Tarn et de la Jonte. Enfin n'oublions pas la cardabelle ou carline à feuille d'acanthe, espèce protégée de chardon qui pousse à ras du sol, l'emblème du Causse, que l'on trouve souvent cloué aux vieilles portes et qui a la propriété d'indiquer la météo !

Le versant méditerranéen du département, quant à lui, se distingue uniquement par deux plantes en particulier : la spirante d'été, une orchidée discrète qui pousse en dessous de 700 m, près des ruisseaux ou sous le suintement des roches ; et l'isoète de Durieu, découvert au début du siècle, qui se plaît à basse altitude, sur des suintements temporaires et schisteux.

Le droséra des tourbières

Parmi ses nombreux hôtes, la Lozère en compte un bien particulier : le droséra à feuilles rondes. En fleur de juin à août, cette plante carnivore déploie des feuilles hérissées et de nombreux tentacules terminés par une goutte de glue brillante. Son baiser collant est fatal aux insectes qui s'y font piéger. La plante dissout les tissus mous de ses proies grâce aux sucs digestifs de cette sécrétion. Les raisons de ses moeurs carnivores viennent de ce qu'elle se procure ainsi l'azote qu'elle ne peut extraire de son habitat au sol maigre.

Parcs et réserves naturellesHaut de page

La Lozère, par ses grands espaces naturels peu peuplés et faiblement urbanisés, abrite une biodiversité exceptionnelle, dont quelques espèces animales ou végétales, rares ou fragiles, méritant d'être préservées. Cette richesse naturelle est protégée à travers le réseau Natura 2000 ou par la mise en place des parcs naturels régionaux, en phase de préfiguration actuellement, sur l'Aubrac et le Haut-Allier.

Sur 39 % de la surface du département, le réseau Natura 2000 représente 20 sites (17 correspondent à la directive "habitats et 3 concernent la directive "oiseaux"). Moins contraignants que les parcs nationaux, les sites Natura 2000 font cohabiter protection des milieux et présence humaine à travers des actions de restauration ou de conservation du milieu naturel (ouverture de clairières, création de lisières, restauration de châtaigneraies, restauration de mares forestières...), de sensibilisation et d'information du public et de contractualisation de mesures agri-environnementales avec les agriculteurs se trouvant sur leur zone.

Les sites Natura 2000 concernent le vallon de l'Urugne, près de la Canourgue, les falaises de Barjac, le Causse des Blanquets, le Mont Lozère et le Valdonnez, les bords du Tarn du Tarnon et de la Mimente, Cèze et Luech, Galeizon, Gardons de Mialet et de Saint Jean, gorges du Tarn et de la Jonte, Aubrac, autour de Nasbinals, Margeride dans sa partie septentrionale de Sainte Eulalie à Paulhac et sur le plateau de Charpal, ainsi que le Haut Val d'Allier. Des sites à haute valeur environnementale que vous traverserez forcément à l'occasion de balades ou de randonnées !

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La Charte européenne du tourisme durable

Cette charte reprend à son compte les douze principes du développement durable appliqués au tourisme dans les espaces protégés et déclinés dans trois domaines (environnemental, socio-culturel et économique) avec, comme stratégie globale, l'implication de tous les acteurs du tourisme dans le cadre de multipartenariat :

1) reconnaître que les Parcs d'Europe font partie de notre patrimoine et qu'ils doivent être préservés pour les générations présentes et futures ;

2) développer et gérer le tourisme de façon durable tout en considérant les besoins de l'environnement, des résidents, des opérateurs touristiques et des visiteurs ;

3) faire participer tous ceux qui sont directement concernés par le tourisme ;

4) rédiger un plan d'action et mettre en place une stratégie pour le tourisme durable ;

5) offrir aux visiteurs une expérience de haute qualité pendant leur visite ;

6) créer des produits touristiques spécifiques pour la découverte de l'espace protégé ;

7) informer efficacement les visiteurs de la valeur spécifique du territoire ;

8) diffuser la connaissance de l'espace protégé parmi les opérateurs touristiques ;

9) faire en sorte que le tourisme n'affecte pas la qualité de vie des résidents ;

10) protéger et valoriser le patrimoine naturel et culturel, au bénéfice et grâce au tourisme ;

11) apporter des bénéfices à l'économie locale grâce au tourisme ;

12) gérer les flux touristiques de manière à réduire les impacts négatifs.

Plus de 80 structures adhèrent à la charte.

Renseignements : Cévennes Eco-Tourisme 04 66 45 12 44.

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