Guide

Née officiellement le 28 septembre 2016, la région Occitanie redessine les contours de ce qui est désormais le troisième plus vaste territoire de France. Pour cette nouvelle édition de votre guide, nous vous proposons le panorama d'un territoire touristique resserré autour du Midi toulousain ". Cet ensemble cohérent autour de la ville de Toulouse représente :

six départements : l'Ariège (09), la Haute-Garonne (31), le Gers (32), les Hautes-Pyrénées (65), le Tarn (81) et le Tarn-et-Garonne (82) ;

une population s'élevant à plus de deux millions et demi d'habitants ;

une démographie en très forte croissance mais inégalement répartie puisque même si l'espace étant fortement ruralisé, trois habitants sur quatre vivent dans un milieu urbain de grande densité ;

un ensemble de 2 364 communes, très inégalement distribuées sur l'ensemble des départements ;

un point culminant à 3 298 mètres situé dans les Hautes-Pyrénées, le Vignemale ;

un cours d'eau principal, la Garonne, alimenté par cinq affluents (le Gers, l'Ariège, le Lot, la Save et le Tarn).

Le massacre de Katyń

Staline estimait que la Pologne constituait un obstacle à l'avancée du communisme en Europe et qu'il fallait plier le pays à tout prix. Le 5 mars 1940, les membres du Politburo soviétique donnent l'ordre de tuer les 25 700 polonais qui avaient été fait prisonniers par l'Armée soviétique lors de l'invasion de la Pologne (1939). Il s'agissait d'officiers et de sous-officiers, de fonctionnaires, d'étudiants, de médecins, de la fleur de l'intelligentsia polonaise. Chaque nuit, environ 200 personnes étaient tuées par une balle dans la nuque. Le 13 avril 1943, la presse allemande relate la découverte, par les militaires allemands, des corps de milliers d'officiers polonais, fusillés, d'après les allemands, par le NKVD soviétique et cachés dans le charnier de Katyń, près de Smolensk. Les Soviétiques nièrent toujours leur culpabilité. Ce n'est que le 14 octobre 1992 que Boris Eltsine reconnut publiquement les faits devant Lech Wałęsa. Ces événements dramatiques sont à la base du film Katyń d'Andrej Wajda (2007). Les faits de Katyń sont emblématiques des crimes commis par l'URSS contre la nation polonaise.

Les lieux incontournables du Midi-Toulousain

Organiser son voyage dans le Midi-Toulousain

Photos du Midi-Toulousain

Découvrir le Midi-Toulousain

Les immanquables

De par son histoire, ses richesses naturelles et son patrimoine, le Midi toulousain abrite de nombreuses merveilles et des lieux splendides, à visiter impérativement, que l'on s'installe définitivement dans le territoire ou que l'on soit simplement de passage. Les nouveaux arrivants et les touristes, chaque année toujours plus nombreux à vouloir visiter cette magnifique région, pourront grâce au guide étancher leur soif de découverte !

Ariège
Ariège
Ariège
Les grands sites touristiques d'Ariège

Imaginez un peu : 14 000 ans d'histoire résumés en un seul et même département ! La visite de ces grands sites historiques vous invite à un véritable voyage dans le temps. Plongez au temps des hommes qui peignaient la grotte de Niaux, rencontrez les tribus magdaléniennes qui vivaient dans la grotte du Mas d'Azil, découvrez les cathares de Montségur, les évêques de Saint-Lizier et le château de Gaston Phébus... Sans oublier, bien sûr, ces hommes qui ont fait l'Ariège en frappant le fer aux forges de Pyrène. Le succès de ces grands sites est dû en large partie au travail de mise en valeur du Service d'Exploitation des Sites touristiques de l'Ariège (SESTA), une structure qui dépend du Conseil général du département.

Le château de Foix
Le château de Montségur
La grotte de Niaux
Aveyron
<p>Maison consulaire, actuelle Mairie de Mur-de-Barrez.</p>

Maison consulaire, actuelle Mairie de Mur-de-Barrez.

L'Aubrac

Au nord de l'Aveyron, les paysages de l'Aubrac laissent un sentiment d'infini et de plénitude. Ce massif volcanique qui précède ceux de l'Auvergne est constitué de reliefs émoussés et de plateaux. Les pâturages et les forêts alternent, l'Aubrac est parcouru des drailhes, ces chemins en creux, délimités par des murets de pierre, qu'empruntaient les troupeaux en transhumance. De ses hauteurs dévalent les boraldes, les ruisseaux qui se jettent dans la vallée du Lot. Au blanc de l'hiver succèdent l'éclat du printemps et la lumière de l'été. L'Aubrac est le pays des burons, les maisons de bergers, et des troupeaux de vache Aubrac, cette belle bête à la robe couleur miel et aux yeux ourlés de noir. Ponctuant ces terres arides mais riches d'une flore unique, quelques villages de montagne et le bourg de Laguiole.

La ville, au centre de laquelle trône la statue immense d'un taureau de bronze, revit par la réputation qu'ont acquise ses couteaux à cran forcé, héritiers des couteaux de berger. Laguiole est maintenant presque aussi renommée pour son savoir-faire que pour sa gastronomie, la viande de boeuf Aubrac est classée en Label Rouge, la tomme de Laguiole et l'aligot parfument les tables les plus réputées, sans parler du chantre cuisinier de ce pays, le triplement étoilé Michel Bras. Mais si vous demandez votre chemin, sachez que la prononciation locale a fini par "  manger  " le "  g  " de Laguiole, qui se prononce donc "  Laïole  ".

Conques et le vallon de Marcillac 

Au nord de Rodez, la route longe la vallée du Dourdou, s'élargit et bifurque à l'assaut des hauteurs qui dominent les gorges de l'Ouche. Construite entre le XIe et le XIVe siècle, l'abbatiale romane de Conques doit sa beauté particulière à l'utilisation harmonieuse du calcaire jaune, du grès rose et du schiste bleu gris. En perspective cavalière, les toits de l'abside et des absidioles forment un dessin régulier, de face, on aborde une partie majeure de l'abbatiale, un tympan sculpté où cent vingt-quatre personnages composent la scène du Jugement dernier autour du Christ. L'intérieur est élancé et dépouillé, mis en valeur par des vitraux qui suscitèrent bon nombre de commentaires. En 1987, l'Etat en a confié la réalisation au peintre Pierre Soulages. L'artiste connu pour ses tableaux noirs a conçu, avec le maître verrier Jean-Dominique Fleury, des surfaces de verre blanc, dépolies et translucides qui rendent un éclairage diffus convenant parfaitement à la sobriété des lieux. Cette ambiance épurée contraste avec la richesse du trésor de Conques. Les reliques de sainte Foy, sur le chemin de Saint-Jacques deCompostelle, ont été vénérées avec ardeur et firent l'objet de dons. Les moines les employèrent à la constitution d'un reliquaire somptueux, d'or et de pierres précieuses, représentant la sainte en majesté - assise sur un trône. C'est la pièce majeure de ce Trésor constitué d'objets précieux, de tapisseries et de pierres sculptées.

La Couvertoirade

A l'extrême sud-est du département, au coeur d'un paysage minéral en plein Causse du Larzac, La Couvertoirade s'impose comme un impressionnant exemple d'architecture défensive, resté dans un parfait état de conservation. Le village passa aux mains des Templiers au XIIe siècle. Il dépendait de la commanderie de Sainte-Eulalie-de-Cernon et fut fortifié au milieu du XVe siècle. L'ensemble médiéval semble avoir été préservé de toute évolution récente par ses murailles intactes. Vous pénétrez dans l'enceinte par l'ancienne porte fortifiée, les ruelles se croisent et passent parmi les maisons des XIVe et XVe siècles, devant les beaux hôtels du XVIIe siècle. On a une belle vue d'ensemble depuis les courtines des remparts, le village est dominé par l'ancien château, en partie détruit, et par l'église du XIVe siècle, à laquelle on accède par un escalier taillé dans la roche. Bien que ce site ne soit pas la commanderie des lieux des Templiers qui occupaient le Larzac, il reste probablement celui qui en a conservé toute sa force.

Espalion et la vallée d’Olt 

Au nord-est de Rodez, avant de s'enfoncer dans les gorges qu'il a creusées entre Estaing et Entraygues, le Lot coule dans une vallée bien ensoleillée au climat doux. En amont entre Saint-Laurent et Espalion, la rivière porte toujours son ancien nom d'Olt - on retrouve curieusement ce nom en Roumanie où il est porté par le deuxième plus grand fleuve du pays, affluent du Danube - dont on présume de l'origine celte. Les températures clémentes, la végétation abondante - il s'y cultive vergers et champs de fraises qui, jusque vers les années soixante, étaient parmi les plus réputées de France - contrastent avec la rudesse du plateau de l'Aubrac, dont cette vallée marque la limite.

Micropolis, la cité des insectes
Millau et son viaduc 

Au confluent du Tarn et de la Dourbie, Millau est une ville méditerranéenne où il fait bon vivre. Seule ville d'Europe de plus de 20 000 habitants à se trouver dans un parc naturel régional et sous-préfecture du département, Millau draine une population importante venue des alentours pour travailler dans la ville. En été, elle augmente de façon très sensible sa population vu sa situation ouvrant sur les gorges du Tarn et de la Dourbie. Millau est agréable, les platanes bordent le boulevard qui ceinture la vieille ville à l'emplacement exact des anciens remparts aujourd'hui disparus. Ils protègent d'une ombre douce les terrasses de cafés.

Ce viaduc du Millau représente l'aboutissement d'une formidable histoire. Des premières ébauches de tracés réalisées en 1987 à la fin du chantier en décembre 2004, 17 années d'études et de travaux ont été nécessaires pour que le chaînon manquant de l'A75 voit enfin le jour. Le viaduc de Millau, que certains n'hésitent pas à appeler le pont du Gard du XXIe siècle, constitue l'aboutissement d'une multitude d'étapes. Pour chacune d'elle, rigueur, précision et professionnalisme ont été les maîtres mots.

Autant de conditions indispensables pour faire entrer cet ouvrage d'exception dans le livre des records. De sa conception à sa réalisation, plusieurs centaines d'hommes ont uni leur énergie et leur ingéniosité pour participer à cette oeuvre unique. Au plus fort des travaux, près de 600 compagnons ont travaillé sur le chantier. Ils ont maîtrisé les technologies de pointe pour piloter au millimètre près la construction de ce géant d'acier et de béton. Pour cela, il n'aura fallu que 3 ans, de décembre 2001 à décembre 2004. Record mondial de hauteur, avec des pylônes culminant à 340 mètres (plus hauts que la tour Eiffel) et long de 2 460 mètres, le viaduc multi-haubané de Millau - à 2 fois 2 voies - effleure la vallée du Tarn en 9 points seulement. Son inscription très discrète dans le paysage a imposé le recours à des solutions techniques avancées  : un tablier métallique au dessin très fin, supporté par des haubans et reposant sur 7 piles, très élancées et réalisées en béton à haute performance. Le profil de l'ouvrage est lui aussi original puisque l'on monte en pente très douce (3 %) du nord vers le sud, en décrivant une légère courbe. Pendant sa construction des milliers de visiteurs ont pu mesurer l'ampleur du chantier et à ce jour des souvenirs peuvent être achetés à la boutique  : des T-shirts, sacs à dos, porte-clé, etc.

Montpellier-le-Vieux et le Causse noir 

Une ville d'eau et de vent, une ville imaginaire est née des roches dolomitiques du Causse noir. Ce causse de 22 400 hectares est le plus petit de ceux qui forment l'ensemble des Grands Causses mais aussi le plus sauvage. Les rivières - Tarn, Jonte, Dourbie - et l'Aigoual en marquent des limites profondes, autrefois difficiles à franchir. Les forêts sombres, qui ont valu son nom au causse, se trouent parfois d'un champ de roches. L'exemple le plus spectaculaire en est le chaos de Montpellier-le-Vieux, qui couvre 120 hectares sur la commune de La Roque-Sainte-Marguerite, à l'est de Millau. Là, les formes étranges contournées des rochers font penser aux ruines de constructions humaines dans lesquelles on a voulu voir un sphinx, la porte de Mycènes, un arc de triomphe. La promenade conduit au coeur de ces paysages de pierres grises en plusieurs itinéraires ou à bord d'un petit train vert. Il y a plus d'un siècle, on disait de ce lieu, composé d'un assemblage de roches dolomitiques, qu'il était le royaume des loups et des fées. Le nom de Montpellier-le-Vieux proviendrait des bouches de bergers qui le dénommèrent ainsi par rapprochement avec l'amas de pierres associées du chef-lieu de l'Hérault.

Najac 

Un site, une forteresse, une bastide. A l'extrême ouest aveyronnais, Najac réunit les trois à la fois. Un joyau de l'art militaire, une forteresse au système de défense complexe qui intègre également l'église Saint-Jean - XIIIe et XIVe siècles - construite par les Dominicains. La longue rue principale du village situé sur une crête domine largement la vallée et les méandres de l'Aveyron. De là, la vue porte sur les corniches de grès des rougiers et les arêtes rocheuses du Ségala. Le village s'étire entre le château et la place du marché. A l'ouest, le château royal, XIIe et XIIIe siècles, se visite. A l'est, le bourg et la bastide s'étendent jusqu'à la place sur l'arête rocheuse. Au milieu, quelques jolies maisons médiévales bien restaurées - XIVe et XVe siècles -, une fontaine monolithe.

Gers
<p>La tour d'Armagnac et la cathédrale d'Auch</p>

La tour d'Armagnac et la cathédrale d'Auch

L'abbaye de Flaran
Les chemins de Saint-Jacques

Au cours des années 830, une nouvelle se répand dans toute l'Europe  : on a découvert, à Santiago de Compostelle, en Galice, le tombeau de l'apôtre Jacques ! Décapité en Palestine, le saint patron de l'Espagne a été le protecteur de la reconquête catholique sur l'Europe musulmane. Dès lors, et durant tout le Moyen Âge, le pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle attirera des milliers de pèlerins.

 

Après une éclipse de plusieurs siècles, ce pèlerinage reprend de la vigueur à partir de 1989, grâce aux Journées Mondiales de la Jeunesse organisées par le pape Jean-Paul II à Compostelle. L'année 1999 en particulier a marqué une forte mobilisation car elle était " année jacquaire  ", c'est-à-dire une année durant laquelle le 25 juillet, jour de la Saint Jacques, tombe un dimanche. La prochaine sera l'année 2021.

 

Les deux chemins qui traversent le Gers, le chemin du Puy et le chemin d'Arles, ont largement contribué à la construction de la région. Ainsi en témoignent les villes au riche patrimoine qui jalonnent ces deux itinéraires. De nombreux monuments étaient bâtis pour offrir un écrin digne de leur renommée aux reliques des grands saints les plus vénérés. Elles enrichissent ainsi les trésors des centres de prière et reçoivent la visite des pèlerins en route pour Compostelle.

 

Le chemin du Puy pénètre dans le Gers à Saint-Antoine-de-Pont-d'Arratz, dont la ravissante petite église abrite un reliquaire conservant un bras du saint. On y retrouve également l'empreinte des Antonins et de leurs efforts pour nourrir les pèlerins, grâce au moulin sur l'Arratz. Un logement était aménagé dans la commanderie. En poursuivant l'itinéraire, on traverse Lectoure, Condom, Eauze et Nogaro. Autant d'étapes sur un parcours jalonné de cathédrales, de modestes églises, de vestiges d'hôpitaux, de ponts et même d'antiques chemins aujourd'hui devenus routes.

 

Le chemin d'Arles arrive à Pujaudran où se trouve le pont de Saint-Antoine, autre vestige légué par les Antonins, tout comme le pont de Monlezun, quelques dizaines de kilomètres plus loin. L'itinéraire traverse ensuite L'Isle-Jourdain, Gimont, Auch, Montesquiou et Marciac avant de rejoindre le Béarn.

 

L'Unesco a classé au patrimoine mondial certains tronçons du chemin du Puy, dont celui qui relie Lectoure à Condom, fort des nombreux monuments qui le jalonnent : la collégiale Saint-Pierre de La Romieu, le pont d'Artigue, ainsi que la cathédrale Sainte-Marie d'Auch, située sur le chemin d'Arles.

On estime à environ 35 000 le nombre de personnes qui marchent sur ces itinéraires. Avant de partir, n'hésitez pas à prendre des renseignements auprès de l'Association de Coopération Interrégionale Les Chemins de Saint-Jacques, située à Toulouse.

La cathédrale Sainte-Marie-d'Auch
La villa gallo-romaine de Séviac
Haute-Garonne
La basilique Saint-Sernin
Le Capitole de Toulouse
Le canal du Midi
Saint-Bertrand-de-Comminges

Suspendu sur un mamelon, là où s'annoncent les contreforts des Pyrénées, Saint-Bertrand-de-Comminges est riche de plus de deux mille ans d'histoire ! Initialement cité romaine, puis village médiéval, c'est un site exceptionnel perché dans un cadre majestueux. Les témoignages des temps passés y sont admirablement mis en valeur. Gageons que la saisissante beauté des lieux vous en laissera un souvenir émerveillé.

Saint-Gaudens

Capitale du Comminges postée au pied des Pyrénées, la sous-préfecture de la Haute-Garonne s'étale entre plaine, rivière et coteaux. Si la ville moderne présente peu d'attraits touristiques, il subsiste néanmoins quelques intéressants vestiges architecturaux qui méritent incontestablement une pause attentive. À ce titre, les visiteurs ne manqueront pas d'admirer la somptueuse collégiale romane érigée entre le XIe et le XIIIe siècle, ainsi que son cloître, littéralement ressuscité en 1987.

Le site archéologique Valentine
La villa gallo-romaine de Montmaurin
Hautes-Pyrénées
Hautes-Pyrénées
Hautes-Pyrénées
Le cirque de Gavarnie
Lourdes
<p>La basilique de l'Immaculée Conception - Lourdes</p>

La basilique de l'Immaculée Conception - Lourdes

Cité mariale et centre mondial de pèlerinage, Lourdes est la deuxième ville hôtelière de France, avec une offre exceptionnelle : 280 établissements pour 15 800 habitants ! Les logements proposés vont de l'hôtel familial aux maisons 4 étoiles, et sont complétés par de nombreux campings et par des locations meublées. Bien sûr, restaurants et cafés sont à l'avenant.

 

Culminant à 420 mètres d'altitude, le site de Lourdes a été façonné par le glissement d'un glacier descendu des sommets du Vignemale, qui a ainsi creusé le lac et dont les moraines ont dessiné le pourtour de la ville. Les premières traces d'habitation sont très anciennes. En témoignent des trésors de l'art paléolithique retrouvés sur le site, telle une statuette de cheval taillée dans de l'ivoire de mammouth, et dont le moulage est exposé au Musée Pyrénéen.

 

Mais ce sont bien entendu les dix-huit apparitions de la Vierge à Bernadette Soubirous, alors âgée de quatorze ans, en 1858, qui conférèrent aux lieux une renommée dépassant largement les frontières hexagonales. Une ligne de chemin de fer y fut établie dès 1866, favorisant les visites des fidèles. Le pèlerinage devint alors un phénomène de masse. De nombreux monuments religieux furent érigés  : les sanctuaires bâtis selon des architectures d'inspirations diverses, la gigantesque basilique souterraine Saint-Pie X (elle peut accueillir 20 000 personnes sur 1,2 hectare), la byzantine basilique du Rosaire flanquée de ses quinze chapelles dédiées aux mystères du rosaire, ou encore la basilique supérieure néogothique qui domine la grotte. À ces édifices sacrés s'ajoutèrent des piscines et des hôpitaux.

 

Lourdes reçoit désormais 6 millions de pèlerins par an, venus se recueillir sur les bords du gave de Pau. Aujourd'hui encore, devant la si modeste grotte miraculeuse, ornée de multiples plaques de remerciements, l'émotion est grande  : pèlerins et visiteurs en provenance du monde entier se recueillent et défilent pieusement devant la statue de la Vierge avant de recueillir un peu d'eau bénite. De très nombreux bénévoles donnent chaque année de leur temps pour se mettre au service des personnes malades et handicapées.

 

Ainsi, depuis plus d'un siècle, les sanctuaires remplissent leur mission  : accueillir et soutenir ceux qui veulent vivre pleinement leur pèlerinage. Chaque jour, plus de vingt lieux de culte permettent de célébrer les messes dans toutes les langues. Grandes messes, bénédictions, processions mariales aux flambeaux, toutes les célébrations rassemblent pèlerins valides et malades. Pour les groupes, il est possible de réserver certains lieux de culte. Lourdes est également une ville pyrénéenne pleine de charme. Lors de vos promenades, vous découvrirez un patrimoine historique et naturel très riche.

Le parc national des Pyrénées
Le Pic du Midi de Bigorre
Tarn
<p>Le château de Brassac</p>

Le château de Brassac

La cathédrale Sainte-Cécile
Cordes-sur-Ciel
<p>Vue générale de Cordes-sur-Ciel</p>

Vue générale de Cordes-sur-Ciel

Nid d'aigle médiéval posé sur son piton rocheux, Cordes semble tutoyer les domaines célestes. Poser le pied dans ce village fortifié, dont les toits se découpent sur leur fond de ciel, est assurément saisissant. Cette bastide du XIIIe siècle, pôle touristique majeur dans la région, jouit d'une renommée internationale.

 

Même si la ville haute est accessible en voiture (ou en navette payante) et même si les rues pentues du vieux Cordes sont raides, c'est à pied que l'on découvre le mieux Cordes. Vous pourrez faire autant de haltes que la cité compte de richesses architecturales : vestiges des enceintes successives, portes remarquables (des Ormeaux, de la Jane, du Vainqueur, de l'Horloge) et superbes façades de maisons gothiques rehaussées de sculptures d'étranges personnages.

 

Mais la cité n'a pas encore livré tous ses mystères et de nombreuses questions subsistent quant au sens ou aux origines de certains de ses éléments : à quoi servit le puits de la halle, profond de 113 mètres ? Et que signifient sur certaines façades ces gargouilles qui n'en sont pas ? À quoi se réfèrent certains noms des rues du village ? Pour peu que les rues ne soient pas trop envahies de monde, la visite promet d'être inoubliable dans cette bastide peuplée de très nombreux artistes et artisans d'art. Plus qu'une ascension de la ville basse vers la ville haute, vous allez effectuer une remontée dans le temps, surtout en juillet, lors des fêtes du Grand Fauconnier, qui retracent la vie médiévale.

 

Conseils futés : pour garder un excellent souvenir de Cordes, les escarpins ou autres petites chaussures sont à proscrire pour marcher sur les pavés. De même, promener bébé dans un sac à dos vous sera beaucoup plus facile que dans une poussette.

Le musée Toulouse-Lautrec d'Albi
Tarn-et-Garonne
L'abbaye Saint-Pierre-de-Moissac
Le canal de Garonne (1838-1856)

Si le Tarn et son affluent l'Aveyron sont propices à des randonnées en canoë-kayak, la Garonne invite plutôt au tourisme fluvial. Le canal des Deux-Mers est constitué en réalité de deux ouvrages : le célèbre canal du Midi (1666-1681) entre Toulouse et Sète, classé au patrimoine mondial de l'Unesco, et le canal de Garonne (1838-1856) qui relie Toulouse à Bordeaux et qui traverse donc le Tarn-et-Garonne. Ces kilomètres de canaux sont l'occasion de découvrir trois ouvrages atypiques :

La pente d'eau de Montech. Mis en service en 1974, cet ouvrage expérimental est unique au monde car l'eau et le bateau sont poussés par une automotrice dans le sens de la pente. S'étendant sur une distance inférieure à 3 km, elle permet le franchissement d'un seuil de 13,30 mètres, en évitant les cinq écluses de Montech, des Peyrets, de Pellaborie, d'Escudiès et de Pommiès.

Le pont-canal du Cacor à Moissac. Construit en 1867, il permet au canal de Garonne de faire passer la navigation au-dessus du Tarn.

Le pont tournant Saint-Jacques à Moissac. Construit en 1845 en brique de Toulouse et en pierre du Quercy, il enjambe le Tarn. C'est aussi l'une des plus importantes curiosités du département.

Les gorges de l’Aveyron

Situées dans la partie nord-est du Tarn-et-Garonne, les gorges de l'Aveyron sont un véritable écrin de beautés architecturales et géographiques. Entre Saint-Antonin-Noble-Val et Bruniquel, ce sont quinze kilomètres de paradis pour tous ceux qui aiment bouger, marcher, grimper, escalader... Vous vous envolerez pour une virée en deltaplane, ou descendrez l'Aveyron en canoë-kayak, vous vous équiperez pour une sortie spéléo, ou préférerez-vous immerger dans l'eau très fraîche, mais résolument calme de cette rivière... Appréciez ces paysages escarpés, cette nature sauvage et préservée, ponctuée de vestiges de châteaux, tel celui de Bruniquel, désigné comme l'un des plus beaux villages de France. Ne manquez pas de découvrir Saint-Antonin-Noble-Val, ses ruelles étroites, ses maisons médiévales et son marché haut en couleurs, Caylus et sa vallée verdoyante, l'abbaye de Beaulieu-en-Rouergue et son centre d'art contemporain.

Montauban, Ville d'Art et d'Histoire
<p>Terrasses au coeur de Montauban</p>

Terrasses au coeur de Montauban

La cité de briques roses offre au promeneur sa place Nationale aux splendides arcades, ses vieilles rues piétonnes et ses hôtels particuliers, sa vue sur l'ancien palais épiscopal depuis le Pont-Vieux et sa roseraie François-Mitterrand. Elle a su conserver son identité et rénover ses monuments, témoins d'une histoire riche et mouvementée : la place Nationale du XVIIe siècle, l'église Saint-Jacques, le musée Ingres, abrité dans le magnifique palais épiscopal du XVIIe siècle, le pont-vieux du XIVe siècle, la cathédrale Notre-Dame ou encore les sculptures d'Antoine Bourdelle qui parsèment la ville...

Reportages & actualités du Midi-Toulousain

Avis