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Les lieux incontournables de la Côte Aquitaine

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Photos de la Côte Aquitaine

Découvrir la Côte Aquitaine

Les immanquables

La Côte Aquitaine désigne le littoral de la plus vaste région de France, la Nouvelle Aquitaine. Ce littoral qui s'étend sur 350 kilomètres vous offre des paysages à couper le souffle dans chacun des départements qu'il traverse. Que vous soyez campagne, montagne, plage, vignoble, ville... la Côte Aquitaine offre une diversité incroyable en matière de géographie. Quel territoire peut se vanter de posséder plusieurs des vignobles les plus prestigieux au monde, d'être bordée par des centaines de kilomètres de côtes océanes et traversée par la chaîne de Pyrénées ? La Côte Aquitaine est un bout de France au patrimoine naturel d'une rare richesse, mais pas seulement. Sa riche histoire en fait un territoire au patrimoine historique tout aussi passionnant avec des identités locales bien ancrées. Les traditions y résonnent fort et une multitude de trésors bien locaux se livreront à vous. Parce qu'il est impossible d'établir une liste exhaustive de toutes les découvertes à faire sur la Côte Aquitaine, nous nous concentrerons sur les incontournables !

Carte d'identité

La Côte Aquitaine désigne le littoral de la Nouvelle-Aquitaine. Elle s'étend sur plus de 300 kilomètres, de l'Île d'Oléron à Anglet. La Côte Aquitaine comprend la Côte sauvage de l'île d'Oléron et la Côte sauvage de la presqu'île d'Arvert, la Côte de Beauté, ainsi que - et il s'agit du secteur privilégié pour cette édition du Petit Futé - : la Côte d'Argent (Arcachon) et la Côte Landaise, ainsi que la Côte Basque.

Population (Gironde, Landes et Pays Basque) : 2 223 812 habitants.

Départements : Gironde, Landes, Pyrénées-Atlantiques.

Point culminant : pic Palas, 2 974 mètres.

Cours d'eau principal : la Garonne et la Dordogne.

Gironde

La Gironde est le plus étendu des départements français. C'est un territoire aussi vaste que riche, qui allie sans complexe beauté architecturale et paysages naturels majestueux ! La Dordogne et la Garonne sont les deux principaux cours d'eau qui parcourent le département arrosant les contrées qu'ils traversent de leurs bienfaits. Ces fleuves se rejoignent et s'ouvrent sur l'océan Atlantique, formant ainsi le plus grand estuaire d'Europe, l'estuaire de la Gironde. Les plages se succèdent le long de la façade Atlantique mais ne se ressemblent pas forcément. La Gironde peut être découpée en plusieurs secteurs :

Le Médoc et ses plages de sable fin prises d'assaut en période estivale, Lacanau, Montalivet, ses châteaux et vins réputés...

Le Bassin d'Arcachon : sa dune immense, ses marées qui modifient perpétuellement les paysages, son île aux oiseaux, ses huîtres, ses domaines protégés, ses maisons d'époque dans le centre-ville...

Le Sud Gironde : ses vins de Graves, profonds et intenses, le Sauterne, ses châteaux médiévaux, sa forêt, ses produits locaux et son terroir...

L'Entre-Deux-Mers : ses vins à nouveau, son patrimoine historique...

Le Libournais : Saint-Emilion cité médiévale, son vignoble classé au patrimoine mondial de l'Unesco...

La Haute Gironde : ses vins (côtes de Blaye, côtes de Bourg), ses témoignages du passé (la citadelle de Blaye, son estuaire...).

Puis la belle endormie désormais bien réveillée, Bordeaux, qui rayonne aujourd'hui sur son département : son Pont de Pierre, sa place des Quinconces, son Grand Théâtre, son pont Chaban-Delmas, ses quais, son désormais très célèbre miroir d'eau...

La dune du Pyla
Le Grand Théâtre de Bordeaux
Le Phare de Cordouan
Parc ornithologique du Teich
Bassin d'Arcachon

Le bassin d'Arcachon est une vaste baie de 174 km2, presque fermée par la presqu'île du Cap Ferret. La Leyre, fleuve landais et girondin s'y jette dans un magnifique delta préservé et protégé. De nombreux chenaux drainent ce vaste bassin offert au jeu des marées. L'île aux Oiseaux trône au milieu de ce paysage changeant, flanquée de deux cabanes tchanquées, sentinelles symboliques de ce lieu d'exception. La Petite Mer de Buche, son ancien nom avant la création d'Arcachon, il y a un peu plus de cent ans, s'ouvre sur l'océan au niveau des très redoutées Passes Nord et Sud du bassin d'Arcachon. Dangereuses à franchir, elles protègent néanmoins du large deux trésors naturels : la haute dune du Pilat, géant de sable remarquable et exceptionnel de plus de 100 m de haut et le Banc d'Arguin, île sableuse aux airs de lagon du Pacifique, qui se forme et se déforme au gré des vents et des vagues. Ce sont deux sites merveilleux mais aussi fragiles. Le bassin d'Arcachon est un pays à découvrir au gré de ses 80 km de côtes, des dunes, des forêts et des prés salés ou en bateau, d'un banc de sable à l'autre, d'une plage à l'autre... Le bassin d'Arcachon possède des paysages magiques qui inspirent un grand nombre d'artistes, toutes disciplines confondues. Très prisé en saison estivale, période très animée durant laquelle les multiples campings et hôtels font le plein, il peut être très agréable de découvrir ce territoire hors saison pour en apprécier pleinement toutes ses richesses, parfois insoupçonnées... Découvrez toute la palette de couleurs de ce petit coin de paradis situé à une petite cinquantaine de kilomètres de Bordeaux.

Saint-Emilion

Cette magnifique cité médiévale fut fondée au VIIIe siècle par un moine breton, Emilian. Né dans le Morbihan, ce boulanger, fort croyant, oeuvrait au service d'un puissant seigneur. Ce dernier lui reprocha un jour de faire des aumônes trop généreuses. Dieu intervint alors pour transformer les pains qu'il cachait sous son manteau en morceau de bois ! Ce miracle le rendit célèbre et Emilian choisit de fuir la notoriété. Il se rendit à Royan où il devint moine bénédictin. Il vint ensuite s'installer sur la route de la Dordogne, dans une grotte où il vécut 17 ans. D'autres hommes se joignirent à lui, ils fondèrent l'actuelle cité. Ainsi, les bénédictins ont entrepris de construire au VIIe siècle l'église monolithique, une oeuvre monumentale qui demanda un siècle de travail. Au XIIe siècle, Saint-Emilion est devenue une puissante cité, défendue par deux kilomètres de remparts, six portes et un donjon-citadelle qui porte toujours le nom de tour du Roy. A cette époque, déjà, ses vins connaissaient une belle renommée, notamment auprès de la couronne d'Angleterre. Les guerres franco-anglaises, puis de religion, n'ont pas épargné les monuments de la ville. La Révolution a marqué la fin de la domination religieuse, très forte à Saint-Emilion. Aujourd'hui, l'architecture de ce bourg fortifié, construit en amphithéâtre dans une combe calcaire, reste tout à fait exceptionnelle. Vous pourrez le constater depuis la terrasse de la tour Saint-Georges qui domine la cité et le vignoble. L'inscription de la juridiction de Saint-Emilion et de ses huit communes voisines au patrimoine mondial de l'Unesco est exceptionnelle. C'est en effet la première fois que cet organisme classe un territoire viticole. Une preuve supplémentaire du remarquable ensemble que forment les paysages viticoles et monuments historiques du site de Saint-Emilion.

Landes

Le département des Landes, avec ses 331 communes, est le deuxième département français en superficie. Baigné par l'océan Atlantique, la Côte d'Argent : 106 km de plages océanes bordées de dunes et protégées par une forêt de pins.

Jusqu'au milieu du XIXe siècle, l'extrême pauvreté des sols et les marécages contraignaient les habitants des Landes à vivre d'un système agro-pastoral. Ils élevaient des moutons pour fertiliser les terres, et cultivaient essentiellement du seigle et du millet, base de leur maigre alimentation. A cette époque, le berger landais observait ses troupeaux sur des échasses, seul moyen de locomotion pour se déplacer. Les sols sablonneux et détrempés ne permettaient pas aux cultures de se développer et les épidémies de paludisme décimaient les populations. Le Second Empire fut une période faste, Napoléon III chargea Chambrelent d'un vaste plan d'assainissement, de reboisement et d'aménagement du département. Le pin va alors devenir l' " arbre-roi " des Landes de Gascogne. L'empereur et l'impératrice Eugénie lancèrent quant à eux la vogue de certaines stations touristiques, et en 1861 l'impératrice participe à la création de la commune d'Eugénie-les-Bains dans laquelle elle aimait séjourner. Mais c'est au XXe siècle que la Côte d'Argent et ses vastes plages océanes acquirent leur notoriété. L'autre atout du département : la gastronomie. Elle occupe une place non négligeable dans l'art de vivre landais. Les produits du terroir landais sont nombreux : les canards gras, les poulets fermiers landais, le boeuf de Chalosse, les asperges, sans oublier l'armagnac. Autant de produits utilisés à merveille par la généreuse cuisine landaise. Côté sport, les Landes ne sont pas en reste. Le département possède les plus beaux spots de France, les meilleurs surfeurs vous le confirmeront : Hossegor, Capbreton, Seignosse et la plage de la Gravière. Avis aux amateurs et aux spectacteurs, chaque année les Landes accueillent au mois de septembre la seule étape française du Championnat du monde.

Dax, première ville thermale de France

Aquae, Acqs, d'Acqs et Dax : ces noms successifs ne peuvent masquer la spécificité de cette ville d'eau et de thermalisme. La célèbre source de la fontaine chaude à 64 °C débite 2 600 000 litres d'eau par jour. Ces eaux chaudes, sulfatées, calciques et sulfatées magnésiques sont mélangées à Terdax, la boue de Dax alimentant l'ensemble des établissements thermaux de la ville. C'est en 1894 qu'est construit le premier complexe thermal. Clemenceau, Sarah Bernardt, Sacha Guitry, les personnalités de tous horizons contribueront à donner au thermalisme dacquois tout son prestige.

La particularité de Dax est d'offrir aux curistes une grande diversité d'établissements thermaux avec quinze établissements dont les valeurs thérapeutiques sont reconnues, notamment en matière de rhumatologie, phlébologie et gynécologie, ils accueillent chaque année plus de 50 000 curistes.

Les boues dénommées " péloïdes " s'élaboraient par la lente maturation d'un complexe biochimique formé dans les limons de l'Adour au contact des eaux thermales. Depuis 2001, la Régie municipale a ouvert une installation moderne permettant, dans des cuves de 20 000 l, de préparer les boues en six semaines sous un strict contrôle, algues et bactéries faisant l'objet d'une culture particulière avant d'être mêlées aux limons pour " maturation ". Ces boues sont livrées aux établissements thermaux de Dax et de Saint-Paul-lès-Dax en sacs de 10 kg, la production est de 1 000 mètres cubes par an, et les boues qui ont servi sont recyclées. Les eaux thermales jaillissent entre 54 °C et 62 °C, cinq forages sont nécessaires pour capter 6 000 mètres cubes par jour et les distribuer aux établissements thermaux.

Capbreton

Capbreton semble être le port le plus ancien des Landes. Au Moyen Age, les Capbretonnais harponnaient la baleine dans le golfe de Gascogne, mais ils la poursuivaient jusqu'à Terre-Neuve. On dit qu'un marin de Capbreton, Cabarrus, aurait conduit le premier navire ayant accosté en Amérique bien avant Christophe Colomb et aurait baptisé l'île Capbreton.

Cette île porterait le nom européen le plus ancien de toute la géographie américaine. Henri IV, alors roi de Navarre vint plusieurs fois dans la station : une de ses lettres, conservées à la mairie, l'atteste. Napoléon III, de passage à Capbreton, se rendit compte de la difficulté d'accoster et créa l'estacade  : la jetée. A 300 m du rivage, une curiosité géologique, la faille du Gouf est une fosse marine, qui pourrait atteindre 3 400 m et se rattacherait à un important réseau de failles marines de formation tectonique. Le Gouf aurait joué un rôle d'attraction pour les cours d'eau  : pour preuve, l'embouchure de l'Adour à Capbreton. Mais il a aussi la propriété de diminuer le mouvement des vagues à la surface, ce qui explique l'apaisement des flots dans cette zone qui est une aire de repos pour les bateaux en difficulté. La ville est le seul port des Landes à proposer quelques 1 000 emplacements aux plaisanciers et aux marins pêcheurs. Son église, l'estacade, la Maison du Rey, les ponts qui traversent le canal... Capbreton vaut le détour !

Pays Basque

Ce département au caractère fort, bordé à l'ouest par l'Atlantique et le golfe de Gascogne, au sud par la chaîne des Pyrénées est frontalier de l'Espagne. Il compte deux terres aux noms évocateurs, le Béarn (qui occupe les trois cinquièmes du territoire) et une partie du Pays basque, ce qui lui confère ce caractère si particulier. La gastronomie occupe une grande place, ainsi les amateurs peuvent mettre en concurrence la célèbre poule au pot du bon roi Henri (Béarn) et le non moins célèbre poulet basquaise... Le Béarn, blotti au pied des Pyrénées, est un pays au relief appuyé où les arribères (terrasses alluviales des gaves ou cours d'eau pour les Occitans) servent de plaines. Au nord se dessinent des collines qui prennent de l'altitude vers le sud, en approchant de la chaîne des Pyrénées. Dans ce décor haut perché, quatre vallées prennent leurs aises, la vallée d'Ossau, la vallée d'Aspe, la vallée du Barétous et la vallée de l'Ouzoum, donnant au Béarn sa couleur verte aux mille nuances. Trait physique qu'il partage avec le Pays basque, très verdoyant également. Les trois provinces basques ont chacune leurs particularités. La Basse-Navarre est la plus étendue à travers des collines ondulées mais aussi les montagnes pyrénéennes toutes proches. De Saint-Jean-Pied-de-Port avec sa culture historique et ses fortifications à Saint-Palais, beaucoup plus moderne, cette province a su conserver une culture et une tradition pastorales. Le Labourd, limité au nord par l'Adour, s'est édifié historiquement et géographiquement en lien avec la mer. De Bayonne, capitale économique et dynamique du pays, à Ustaritz, capitale historique, ce sont autant de magnifiques paysages de nature préservée, bercés par l'océan. Le département des Pyrénées-Atlantiques ne manque donc pas de caractère et les fortes identités locales animent le territoire au fil des saisons. Ainsi les démonstrations de force basque, de danse ou de pelote vont bon train en période estivale, tout comme les fameuses fêtes basques. Les traditions sont bien vivantes dans les Pyrénées-Atlantiques ! Le département est aujourd'hui aussi une terre où le sport a pris toute sa place. Avec le ballon ovale bien sûr, les Pyrénées-Atlantiques compte trois grands clubs de rugby, l'Aviron bayonnais, le Biarritz olympique et la Section paloise. Mais le 64, c'est aussi le basket, le handball, le ski, le hockey sur glace avec le club professionnel Hormadi à Anglet, le surf avec des spots qui n'ont rien à envier à ceux de la Californie, d'Hawaï, et le canoë grâce aux performances de Tony Estanguet, originaire de Pau, triple champion olympique à Sydney en 2000, à Athènes en 2004 et à Londres en 2012. C'est aussi de multiples randonnées sur les crêtes, pédestres, à vélo (et VAE), à cheval et pottok (race de poneys vivant principalement à l'ouest du Pays basque)...

La cité de l'Océan et du surf
Biarritz Océan: Musée de la mer et Cité de l'Océan
Le Rocher de la Vierge
Les Grottes de Bétharram
Aïnhoa

A 25 km de Bayonne et tout juste 3 km de l'Espagne, Aïnhoa est l'un des plus typiques et charmants villages du Pays basque. Le vert de ses collines se marie aux rouge et blanc des façades de ses maisons labourdines ou navarraises. Fondée au XIIIe siècle par les Prémontés, la bastide servait d'étape aux pèlerins de Saint-Jacques.

On ne se lasse pas d'admirer les trésors simples et colorés de cette cité miniature  : la rue principale est bordée de vieilles maisons à toits de tuiles débordants de façades reblanchies chaque année à la chaux, elles-mêmes égayées de colombages et de volets peints en vert ou en rouge sang de boeuf. Un incendie causé en 1629 par l'envahisseur espagnol les brûla toutes sauf une. Elles datent donc, pour la plupart, des XVIIe et XVIIIe siècles. A part cela, rien ne manque, ni le fronton communal de pelote basque, ni l'église typique avec ses deux étages de galeries intérieures, réservées aux hommes. Édifiée au XIVe siècle, elle a fait l'objet de transformations successives aux XVIe et XVIIe siècles. Elle est remarquable par son choeur en boiseries dorées ainsi que par son beau retable. Tout autour, le cimetière donne l'exemple des sépultures traditionnelles du Pays basque et de ses stèles discoïdales ou tabulaires. Pour ne pas partir seul à la découverte de ce village classé, l'office de tourisme d'Ainhoa propose des visites accompagnées tout au long de la période estivale et toute l'année pour les groupes (réservations obligatoires).

Château de Pau
Izadia, Parc écologique à Anglet

Sur la côte basque, à l'embouchure du fleuve Adour qui sert de frontière naturelle entre les départements des Landes et des Pyrénées-Atlantiques, au bord de l'océan Atlantique, le parc écologique d'Anglet, Izadia, est une nouvelle destination de balade pour les amoureux d'air pur et de nature préservée.

Ce site de 14 hectares recèle les derniers vestiges de ce que les scientifiques appellent les " milieux dunaires " du littoral de la côte basque, milieu propice au développement d'espèces endémiques, végétales ou animales. A l'entrée du parc, la Maison de l'environnement présente les divers phénomènes écologiques du lieu  : migrations d'oiseaux, de poissons, espèces animales et végétales qui peuplent le parc.

Dans le parc, un parcours organisé en 10 étapes permet d'observer une faune et une flore riches et diversifiées grâce à la situation unique d'Izadia entre fleuve, lacs et océan. Des visites commentées sont organisées (uniquement en français pour l'instant). On peut aussi, à l'aide d'un lecteur audio-vidéo interactif (l'écran tactile est guidé par GPS), à louer sur place, découvrir le parc de façon ludique et instructive (en français, anglais, espagnol).

Saint-Jean-Pied-de-Port

Saint-Jean-Pied-de-Port tient son nom de sa situation, car cette ville est au pied du port ou col de Roncevaux au confluent des trois " nives ", les rivières d'Arnéguy, de Laurhibar et de Béhorléguy. La ville a été édifiée au XIIe siècle. Depuis dix siècles, et encore aujourd'hui, elle a été pour les pèlerins une halte sur le chemin de Compostelle avant de franchir les Pyrénées et de rejoindre, 800 km plus loin, Santiago de Compostela en Espagne. Au Moyen Age, le pèlerin était équipé du bourdon (bâton à crosse), de la coquille et de la calebasse, il entrait dans la vieille ville par la porte Saint-Jacques.

Plus de 20 000 pèlerins de soixante nationalités différentes passent chaque année à Saint-Jean-Pied-de-Port et franchissent les Pyrénées par le col de Roncevaux ou le col du Somport en traversant le vignoble du Jurançon, les coteaux béarnais et les montagnes basques.

Du Pont-Neuf, au coeur de la ville, vous apercevrez les maisons anciennes baignant dans la Nive avec leurs balcons de bois, le vieux pont Notre-Dame et les contreforts de l'église se détachant sur le rideau de verdure qui couvre la colline escarpée de la citadelle.

Vous découvrirez également des joyaux historiques, la porte Notre-Dame, au-dessus de laquelle est nichée une copie de la Vierge à l'Enfant qui, lors des guerres de religion, trouva refuge en Haute-Navarre et ne fut jamais restituée. Grâce aux noms des maisons et leur date de construction, l'histoire de certaines familles peut encore s'y lire, la maison Mansart, majestueux hôtel de style Louis XIV en pierre de taille, située sur la place du marché, la rue d'Espagne qu'empruntaient les pèlerins pour repartir, les auvents richement sculptés, les linteaux portent encore des inscriptions originales et même des enseignes de métiers d'autrefois.

Côté gastronomie, Saint-Jean-Pied-de-Port, dit Donibane Garazi en basque, offre aux plus fins gourmets tout un éventail de produits locaux et de recettes traditionnelles toutes plus alléchantes les unes que les autres : salmis de palombe, axoa (émincé de viande de boeuf ou de veau relevé avec des épices, des piments et des oignons), poulet basquaise, truitelles, piperade, etc.

Reportages & actualités de la Côte Aquitaine

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