Quatrième département touristique français, étendu sur plus de 6200 km2 de surface, l'Hérault est un trésor de nature et de découvertes. Chaque année ce sont des centaines de milliers de vacanciers qui se précipitent dans le sud afin de découvrir cette terre aux multiples facettes.

Véritable amphithéâtre face à la Méditerranée, le littoral du département est composé d'un ensemble de plages et de marais, riches en faune, flore et lieux pour se relaxer. Tous les ans les plages du Cap d'Agde, de Palavas-les-Flots et de Sète accueillent des touristes venus des quatre coins du Monde. Chacun y trouve son bonheur entre sports nautiques, détente au soleil et promenades en bateau. La côte propose une gamme d'activités qui conviendra autant aux actifs qu'aux touristes à la recherche d'un havre de paix.

Grâce aux nombreux monts et montagnes qui règnent sur l'Hérault il vous sera vite possible d'admirer des panoramas exceptionnels. C'est une véritable fenêtre sur un territoire hors du commun qui n'attend qu'à être découvert.

Les reliefs cévenols - véritables portes du territoire - conviendront notamment aux sportifs à la recherche de spots montagneux pour le VTT, l'escalade ou encore la randonnées. Cette partie du département est d'ailleurs bien équipée en gîte d'étape et en sentiers balisés, un plus certain. Plusieurs cours d'eau et sources viennent accompagner ces reliefs et se perdre sur le territoire. Il n'est pas rare d'apercevoir sur leurs berges des vacanciers qui cultivent leur bronzage et de croiser sur ses courants des aventuriers en canoë-kayak. Sur le littoral, les baigneurs pourront tester des sorties plongées, du parachute ascensionnel ou encore du kite-surf, un sport extrême né au sein même du département à La Grande Motte.

On y découvre aussi, au détour de quelques secrets chuchotés au creux de l'oreille, des sites insolites, véritables trésors de ce département mystérieux : l'étang de Montady, au pied de la colline d'Ensérune, les écluses de Fonserannes, le temple bouddhiste Lérab Ling, à Roqueredonde, les Causses et les Cévennes, récemment inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco, les " Fesses de Madame ", la manufacture de la savonnerie ou encore le musée des Arts modestes.

Toutes ces activités sont accompagnées de nombreux événements culturels liés, ou non, à la tradition de ces contrées. Qu'il s'agisse des férias, de la joute languedocienne, des festivals culinaires ou musicaux, l'Hérault dispose d'un agenda riche et varié.

Au cours de leurs séjours les vacanciers auront également l'occasion de découvrir la richesse de son patrimoine gastronomique : sel de Camargue, tielle sétoise, pélardon des Cévennes, huîtres de Bouzigues, sans compter les dizaines de vignobles qui occupent ces terres.

C'est un régal à tous les étages et un département qui mérite bien qu'on s'y attarde. Alors voici quelques...

Les lieux incontournables de l'Hérault

Comment partir dans l'Hérault ? Nos conseils & astuces

Photos de l'Hérault

Découvrir l'Hérault

Les immanquables

Des contreforts du sud du Massif central jusqu'à la mer Méditerranée en passant par les espaces de garrigues et la basse plaine du Languedoc viticole, le département de l'Hérault est marqué par la diversité de ses paysages et son climat typiquement méditerranéen. Plusieurs sites sont à découvrir absolument, classés par l'UNESCO, façonnés par la nature ou par l'homme. Parmi eux : le canal du Midi et les écluses de Fonserannes, l'étang de Thau, le pic Saint-Loup, l'oppidum d'Ensérune, Minerve, la source de l'Avy et les célèbres " Fesses de Madame ", le temple bouddhiste Lérab Ling, l'un des plus grands temples tibétains traditionnels d'Europe, le cirque de Mourèze et l'étang de Montady. Autant d'adresses insolites et surprenantes, uniques, originales, qui font de l'Hérault une terre mystérieuse.

Hérault
Grand Site Saint-Guilhem-le-Désert – Gorges de l'Hérault
Le village de Saint-Guilhem-Le-Désert situé sur l'un des chemins historiques de Saint-Jacques de Compostelle
Le village de Saint-Guilhem-Le-Désert situé sur l'un des chemins historiques de Saint-Jacques de Compostelle

A quelques de kilomètres de Montpellier, Le Petit Futé vous suggère une journée exceptionnelle et dépaysante dans l'un des plus beaux coins de l'Hérault. Ici le fleuve a creusé des gorges puissantes, étroites, où vous pourrez admirer le travail de l'érosion à travers les marmites de géant qui parsèment son lit. Au débouché, vous profiterez d'une immense plage de galets, abritée et ensoleillée, lieu de rendez-vous de tous ceux qui aiment la pureté et la fraîcheur de l'eau douce des rivières, mais qui veulent fuir aussi le bruit et la cohue des plages du littoral. Mais les gorges de l'Hérault sont aussi l'occasion de visites extraordinaires , comme Saint-Guilhem et la grotte de Clamouse. Voilà sans aucun doute un des plus jolis villages de la région, mais il est victime de son succès et surpeuplé en haute saison. Son inscription au patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco (en même temps que le pont du Diable, tous deux sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle), prouve son intérêt majeur. Cité médiévale fondée par Guilhem, duc d'Aquitaine, au confluent de l'Hérault et du Verdus, elle fut ensuite une étape très fréquentée par les pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle présente de nombreuses maisons d'architecture romane ou Renaissance, serrées les unes contre les autres dans l'étroit vallon. On a une très jolie vue de Saint-Guilhem depuis les ruines du château du Géant qui se dressent dans le cirque de l'Infernet, que l'on aperçoit en montant en haut du village. On le rejoint en empruntant le GR74, qui mène à Notre-Dame-de-l'Hermitage, puis en bifurquant sur un sentier escarpé, où la prudence est de rigueur. Depuis le village, le chemin de croix passe devant l'une d'entre elles qui a fêté son centenaire  ; rapportée de Terre Sainte, de pieux pèlerins en ont fait don à Saint-Guilhem le 30 octobre 1899. Au-dessus des falaises, la végétation se compose d'yeuses et de chênes, et d'érables de Montpellier  ; plus loin, on entre dans la forêt relique de pins de Salzmann (plans disponibles à l'office de tourisme). Chaque été, l'abbaye prête son cadre à un festival de musique baroque réputé. Quoi de plus agréable que de se perdre dans les petites rues pavées de ce village plein de charme et d'histoire.

L'Aménagement du Grand Site " Saint-Guilhem - Gorges de l'Hérault ". Ce projet, qui a été réfléchi depuis près de 20 ans, a été entrepris afin de répondre aux impératifs d'accueil, de circulation, de stationnement et de sécurité lors des pics de fréquentation estivaux, sans être disproportionnés pendant les autres périodes de l'année. L'aménagement du site comprend notamment la Maison du Site, où l'on trouve un point d'information touristique, un espace d'interprétation, une boutique de produits dérivés, un espace promotion et de vente des produits du terroir, et même un restaurant-brasserie du terroir. A proximité, une aire de stationnement a une capacité de 440 places (voitures), 14 places (camping-cars) et 6 places pour les bus. Un système de navettes gratuites (toutes les 40 minutes environ) permet d'accéder à Saint-Guilhem. Les différents sites (Maison du Site, plage, pont du Diable, parking) sont reliés entre eux par des circulations douces et des cheminements piétons. Le sentier principal qui mène à la Maison puis au pont du Diable traverse un talweg, grâce à une passerelle de 72 m de long construite en béton fibré ultra-haute performance, fruit d'une technologie de pointe unique en Europe.

Abbaye de Gellone
Canal du Midi
Les neuf écluses de Fonserannes, Béziers.
Les neuf écluses de Fonserannes, Béziers.

Même si les Romains avaient déjà pensé à joindre la Méditerranée à l'Atlantique, il faudra attendre 1666 pour que Louis XIV signe un édit " pour la construction d'un canal de communication des eaux des deux mers Océane et Méditerranée ". C'est le Biterrois Pierre-Paul Riquet, instigateur de l'idée auprès de Colbert, qui sera chargé de sa réalisation. Les travaux commencèrent en 1667 et se terminèrent en 1681. Douze mille ouvriers réaliseront les 254 km de tranchées, 80 km de rigoles, 150 ouvrages d'art et plus de 60 écluses nécessaires pour venir à bout de ce que Vauban considérera comme " le plus beau et le plus noble ouvrage de cette espèce jamais entrepris ". C'est d'ailleurs Vauban qui termina l'ouvrage. En effet, si la grande histoire, l'officielle, l'a oublié, la petite (et c'est souvent la véritable) apprend que, pressé par les délais, les problèmes d'argent et l'usure du temps, Riquet (mort en 1680, un an avant l'inauguration) livra en réalité un canal présentant de nombreux défauts, en particulier au niveau des croisements avec les rivières. Aussi, deux ou trois ans après sa mort, l'ouvrage, dont certaines portions étaient obstruées par les graviers et boues amenés par les crues torrentielles venues de la Montagne noire, faillit être abandonnée. Ce fut alors Vauban qui mit son génie d'architecte militaire au service du canal, créant ponts-canaux et autres épanchoirs, qui sauvèrent l'entreprise. Le canal connut alors une période de prospérité et de nombreuses fortunes s'y firent et s'y défirent, mais le temps passa et le chemin de fer supplanta la navigation fluviale.
Au XIXe siècle, la concession d'exploitation fut même donnée à la Compagnie des Chemins de Fer du Midi, qui s'empressa de le laisser péricliter afin d'éliminer une concurrence aux trajets sur rails. Aujourd'hui, les écluses n'attendent plus que les bateaux des promeneurs et des touristes, et sur les berges, on marche, on court, on roule à vélo, juste pour le plaisir. Depuis de nombreuses années, les canaux historiques mettent en valeur leur patrimoine européen  : des aménagements de quais, des animateurs de site, de nombreux points d'accueil fluviaux sont mis à disposition du grand public et des navigants.
Les 240 kilomètres ainsi couverts sont toujours navigables et offrent de multiples occasions de promenade  : à pied ou à vélo, sous les berges ombragées par de grands platanes (ou de pins sur certains secteurs) ou encore en bateau pour une croisière paisible. Autrefois " canal royal des deux mers ", le canal du Midi vient finir sa course à Sète et se poursuit par le canal du Rhône à Sète.
Le tourisme fluvial appartient à une nouvelle forme de vacances, à classer parmi les plus reposantes. Tout le long de son parcours, des loueurs de bateaux (voir liste dans " la Région Pratique ") se sont installés dans les ports fluviaux et disposent d'un parc de bateaux et de pénichettes, sur lesquels on embarque pour quelques heures, une journée, un week-end, une semaine... La formule la plus ouverte consiste à louer un bateau sans permis  : le loueur délivre une carte de plaisance, explique les règles de navigation et le fonctionnement de l'embarcation. Les pénichettes les plus grandes sont conçues pour l'hébergement et la vie à bord d'une dizaine de personnes.
Selon l'itinéraire choisi, il faut vérifier les heures de passage des écluses, et ne reste alors qu'à se laisser voguer, en profitant de l'ombre des grands arbres et des paysages traversés. Certaines formules de location prévoient les étapes, d'autres ont mis des vélos sur les bateaux, car les rives du canal sont souvent transformées en piste cyclable. Et au-delà, les visites les plus proches peuvent aussi se faire par ce moyen. Cet ouvrage d'art, classé au patrimoine mondial de l'Unesco, se visite de manière bien agréable. Avant que son tracé ne se perde dans l'étang de Thau, on admirera en aval le tunnel de Malpas ou, plus récent, le pont-canal au-dessus de l'Orb.

S'il fallait choisir deux ouvrages remarquables du canal, à visiter absolument lors d'une visite en Languedoc-Roussillon, Petit Futé vous conseille sans hésitation les écluses de Fontserrane à Béziers et les ouvrages du Libron à Vias. Les premières sont la réalisation la plus spectaculaire conçue par Paul Riquet. Avec huit bassins et neuf portes, elles permettent aux bateaux de franchir une dénivellation de 21,50 m sur une longueur de plus de 300 m. Véritable escalier d'eau, prouesse technique pour l'époque, les écluses sont une attraction permanente, encore en activité malgré la construction d'un ouvrage novateur, la pente d'eau, tout à côté (souvent en panne). Inventée par Léonard de Vinci, l'écluse à porte mobile a encore de beaux jours devant elle  ! Les seconds sont quant à eux une autre réalisation des plus ingénieuses. Améliorés au XIXe siècle sur le canal du Midi, les ouvrages du Libron sont uniques au monde. Constitué d'un enchevêtrement de vannes, de couronnes crantées et de chaînes, le système permet aux eaux du Libron en crue de passer au travers du canal du Midi sur un lit artificiel mobile formé de deux caissons métalliques (en cuir à l'origine) qui obstruent alors le passage sur le canal. Un lieu de balade aussi instructif que paisible dans ce coin de nature préservée.

Minerve
La Cesse à Minerve.
La Cesse à Minerve.

Perchée sur un éperon rocheux, entre les Cévennes et la Montagne noire, la cité de Minerve, haut lieu de la résistance cathare, domine les gorges de la Cesse et du Brian. Les ponts naturels de la vallée de la Cesse en font un site géologique d'exception. Porteuse de l'empreinte des chasseurs-cueilleurs de la Préhistoire, Minerve figure sur la liste des Plus Beaux Villages de France, et est l'un des plus marqués par l'Histoire. En effet, cette cité a été témoin du drame cathare, ce qui fait d'elle un lieu fantastique et mystérieux. En 1210, après le massacre de Béziers, la région, largement convertie à l'hérésie albigeoise, fait de Minerve sa citadelle et les Cathares s'y réfugient. Dans la plus pure tradition féodale, le seigneur de Minerve leur donne asile et les protège. Après un siège de sept semaines, résistant à l'armée de Simon de Montfort mais vaincue par la soif, la ville capitule et 140 Cathares, refusant de renier leur foi, iront d'eux-mêmes au bûcher. Ce fragment d'histoire médiévale est retracé au musée Hurepel. Cette cité, qui regorge de curiosités, se visite à pied. Tout commence au centre du village : empruntez la porte des Templiers et descendez jusqu'aux remparts, vestiges de l'ancienne cité. Attardez-vous au puits Saint-Rustique qui décida jadis du sort des assiégés, ainsi qu'au château, dont les restes ne permettent hélas pas d'envisager les fortifications à l'époque du Moyen Âge, et qui présente surtout les modifications apportées lors de la période royale de la cité. Michel Roquebert et Christian Soula décrivent Minerve, dans leur ouvrage "Citadelles de Vertige", comme "un morceau de Castille à deux pas du canal du Midi".

Pézenas

Classée Ville d'Art depuis 1950, Pézenas est une halte indispensable pour qui veut connaître le Languedoc. La ville, bâtie sur une plaine fertile où s'étendent les vignobles, a hérité de son passé un riche patrimoine. Ville de foire, ville d'États, elle fut un lieu de séjour de prédilection pour Molière et son illustre théâtre. La richesse patrimoniale et architecturale de cette petite ville ne peut que séduire. De nombreuses maisons bourgeoises du XVIe siècle, ainsi que de vastes hôtels particuliers de l'époque classique (XVIIe et XVIIIe siècles) servent d'écrin à la Maison Consulaire, ancien siège du pouvoir municipal. Là se sont tenues, jusqu'au milieu du XVIIe siècle, les réunions des États du Languedoc. En flânant dans le coeur de ville, vous découvrirez ces bijoux architecturaux, les cours intérieures, les tourelles d'escaliers, les façades ornées, les rues restaurées où abondent les échoppes d'artisans et les magasins d'antiquaires... Le patrimoine religieux mérite également que l'on s'y attarde. Au détour des rues se dresse l'ancienne Chapelle des Pénitents Noirs transformée en théâtre au XIXe siècle, l'ancienne chapelle du couvent des Ursulines au mobilier d'un très grand intérêt, et la collégiale Saint-Jean, et son trésor composé d'objets provenant des églises de la ville. En été, la ville natale de Boby Lapointe, dont les oeuvres originales sont toujours d'actualité, s'anime au rythme des artisans, acteurs, musiciens et artistes. Le métissage culturel bat son plein pendant la Mirondela dels Arts ; Pézenas y vit à l'heure du passé, comme à l'époque de Molière. Si les séjours de ce dernier sont célèbres, d'autres personnalités ont émaillé l'histoire locale, parmi lesquelles Paul Vidal de la Blache, un des pionniers de la géographie moderne, et le chimiste Venel, qui inventa l'eau de Seltz. Pour découvrir Pézenas, procurez-vous les plans détaillés qui vous ouvriront toutes les beautés de la ville. Ils sont disponibles à l'office de tourisme, situé dans l'ancienne échoppe du barbier Gély, où Molière aimait entendre les conversations - certaines de ses célèbres répliques sont peut-être nées ici  !

Sète
Les joutes Sétoises.
Les joutes Sétoises.

Lovée au pied du mont Saint-Clair, entre les bleus de l'étang de Thau et de la Méditerranée, reliée à la terre par deux étroites langues de sable, Sète, l'île singulière, la Venise du Languedoc comme certains l'appellent, porte fièrement le titre de premier port de pêche du littoral. Ici, les couleurs et les accents ont le parfum de l'Italie, et les chalutiers apportent le goût du large. Née au XVIIe siècle sous l'impulsion de Colbert, Sète doit à Paul Riquet, père du canal du Midi, la construction de deux jetées de l'avant-port et le creusement du canal qui porte son nom, entre l'étang de Thau et la mer. Creuset de cultures et de traditions, où cohabitent dans un joyeux tohu-bohu des Génois, des Maltais, des Catalans et une forte communauté pied-noir, l'île singulière est la patrie de personnages célèbres : Paul Valéry, Georges Brassens, Jean Vilar, Agnès Varda... Deuxième port de pêche français en Méditerranée, Sète offre tous les matins un joyeux spectacle à la criée. La pêche au chalut des poissons blancs, bleus et des thons côtoie la pêche au lamparo, saisonnière et nocturne, et la pêche artisanale dans l'étang de Thau pour les loups, daurades et anguilles, sans oublier la conchyliculture. En découle une vraie richesse gastronomique, avec des recettes succulentes, à forte personnalité  : bourride de baudroie, rouille de seiche, moules et encornets farcis, tielles ou encore macaronade, bien mijotées dans les fourneaux des grands-mères. Sur cette palette de plaisirs visuels et gustatifs, qui inspirèrent en leur temps nombre d'artistes (dès les années 1920, Dufy, Manguin, Marquet), la dimension culturelle n'est pas absente  : après la guerre, sous l'impulsion de Desnoyer, la première école Sète-Montpellier vit le jour. Au début des années 1980, le mouvement de la figuration libre trouve une résonance particulière grâce à Combas, aux frères Di Rosa... Sète est devenue depuis 1958 l'atelier d'élection de Soulages ; et depuis 1989, l'école des Beaux-Arts accueille à la villa Saint-Clair des artistes en résidence d'été. Le musée Paul Valéry surplombant le cimetière marin est l'un des plus visités de la région. L'espace Georges Brassens est un point de rencontre tendre et chantant, un p'tit coin de paradis. Le théâtre de Sète, créé en 1904 et conçu à l'italienne, a été promu scène nationale en 1993, avec pour mission de coproduire des créations contemporaines. Chaque année, un million de vacanciers vient fouler cette terre privilégiée  : tourisme balnéaire grâce aux 14 km de sable fin, tourisme fluvial également (le port Saint-Clair est à la fois un port maritime et une station de location de vedettes fluviales), tourisme de croisières enfin, avec à chaque escale des paquebots de 200 à 800 passagers. Parler de Sète, c'est évoquer ses quartiers de caractère, la Pointe courte et le Quartier haut, représentés lors des traditionnelles joutes nautiques de la Saint-Louis avec les barques bleues et les barques rouges des chevaliers des temps modernes, armés de lances et de pavois, qui s'affrontent dans les canaux sous le regard de 15 000 spectateurs... Plus qu'un rite, c'est une véritable institution, transmise de père en fils. Les activités du port de commerce sont axées autour des produits forestiers, des conteneurs, des lignes régulières vers le Maroc, des vracs solides et liquides (céréales, grains, huiles, vins, etc.). Pour découvrir Sète autrement, l'office de tourisme organise de nombreuses visites guidées. Celle du Vieux Sète mène au Quartier haut et son architecture si particulière, au cimetière marin ainsi qu'au théâtre de la Mer ou au môle Saint-Louis. La criée aux poissons révélera les secrets des métiers de pêche durant le débarquement des chaluts. Enfin, on plonge dans l'univers créatif de Sète à travers une balade découverte des ateliers d'artistes sétois. Petits Futés que vous êtes, vous n'oublierez pas de vous munir d'un élément indispensable à Sète  : le Sète à dire, le dico du parler sétois. Vous y trouverez tous les mots dont les Sétois ponctuent volontiers leurs conversations.

Grottes aménagées : Clamouse, les Demoiselles, Labeil, la Devèze

À l'intérieur des plateaux calcaires, l'action de l'eau va être aussi spectaculaire. Creusant, sculptant, créant des formes défiant les lois de la pesanteur, jouant au peintre avec toute la palette des oxydes minéraux, elle a conçu des chefs-d'oeuvre de variété, de splendeur qui ont pour nom les Demoiselles, Clamouse, Labeil et la Devèze, quatre grottes aménagées pour le tourisme. Les mers de l'ère secondaire ont été, pendant des millions d'années, le lieu de dépôt en couches superposées de sédiments, notamment le calcaire, formé à partir des débris de coquilles et de squelettes d'animaux marins. Puis, portés en hauteur, fracturés, plissés, ces grands ensembles ont été soumis à l'action de l'eau. Les rivières et leurs flots tumultueux ont creusé des vallées profondes où transparaît toute la puissance des forces naturelles. Si aujourd'hui, des rivières comme la Vis, l'Hérault, l'Orb semblent tranquilles, elles coulent souvent dans des gorges impressionnantes par leur ampleur ou au contraire par leur étroitesse. Mais l'eau, par une action chimique, a effectué un long travail de dissolution. En surface, des sites ruiniformes, aux rochers sculptés évoquant temples, personnages de légendes ou animaux, sont célèbres, comme le cirque de Mourèze dans l'Hérault. S'infiltrant dans les fractures de la roche, chargée d'acide carbonique, l'eau va dissoudre le carbonate de chaux contenu dans le calcaire, élargissant les fissures, créant des puits ou avens. Peu à peu, les avens s'agrandissent, se prolongent par des galeries souterraines, souvent réunies en un réseau complexe. Les élargissements, amplifiés par les chutes des strates de voûte, vont donner naissances à des grottes dont les dimensions sont parfois gigantesques. Mais l'eau n'a pas uniquement un rôle destructeur. Circulant sous terre, suintant des plafonds et des parois, se chargeant en colorants minéraux, l'eau va déposer le carbonate qu'elle transporte. Et là, la nature magique va créer des concrétions aux formes fantastiques, défiant souvent les lois de l'équilibre  : gours, stalactites, fistuleuses, excentriques, stalagmites, draperies... Toutes les formes, toutes les tailles, toutes les couleurs se retrouvent dans les grottes aménagées de l'Hérault. Monde des formes figées dans le minéral, lent travail de l'eau, cristaux de toutes natures, et témoignage d'une lointaine occupation de nos ancêtres, chaque cavité, par sa diversité, vous entraîne dans la connaissance d'un milieu où l'homme a souvent trouvé son premier refuge.

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