Le guide touristique BELGIQUE du Petit Futé : La Belgique en 30 mots-clés

La Belgique en 30 mots-clés

Faire – Ne pas faire

Faire

Se régaler au moins une fois d'une casserole de  moules, accompagnée de ses célèbres frites. Le plat national belge fait toujours des heureux. D'ailleurs, ne lésinez pas en général sur les crustacés car la Mer du Nord offre de très bons produits. Le littoral est l'endroit idéal pour une petite fringale mais Bruxelles également, grâce à la place Sainte-Catherine qui reçoit son lot de poissons frais quotidiennement.

Trinquer avec des Belges autour de l'une ou l'autre bière du pays. Il y en a pour tous les goûts : élégantes et rafraîchissantes, fruitées, modérément maltées et épicées, houblonnées et plus ou moins alcoolisées,... Là aussi, les frites peuvent faire partie du jeu car la combinaison est souvent extra ! Dans tous les cas, si vous pensez que vous n'avez jamais vraiment été " bière " mais que vous êtes plutôt " vin ", c'est le moment de prendre conscience que vous vous êtes peut-être trompés. Enfin, si vraiment rien ne se passe, il vous reste les nombreux vins belges à découvrir. Mais pas question d'affonner, on prend son temps et on déguste !

Acheter votre gaufre,... nature ! Ajouter une multitude de garnitures sera considéré comme une erreur de débutant.

S'offrir des pralines fabriquées par un artisan chocolatier. Le centre-ville de Bruxelles ou de Bruges ne sont pas les meilleurs endroits pour s'en procurer. Préférez les quartiers moins prisés.

En été, faire le plein de bonne musique dans un des festivals organisés en Belgique. Le monde entier se déplace pour assister à ces événements alors profitez-en !

En Flandre, louer un vélo. C'est sans aucun doute le meilleur moyen de découvrir la région.

Penser à avoir un peu d'argent liquide sur vous. La carte bancaire (carte bleue) ne sera pas toujours acceptée dans les plus petits commerces.

Faire preuve de simplicité et montrer profil bas surtout en termes de relation professionnelle. La vantardise est particulièrement mal venue en Belgique et l'autorité ainsi que les différences hiérarchiques n'apparaissent que de façon très discrète.

Ne pas faire

Imiter l'accent belge. D'une part, les autochtones reconnaissent autant d'accents qu'il y a de villages, d'autre part, vous ne l'imiterez jamais au point de tromper qui que ce soit et ce sera très mal perçu. Mais surtout, ne commettez pas l'erreur de prononcer cette phrase : " Des frites, une fois " que tant de Français se plaisent à déclamer à tort et à travers, si vous ne voulez pas être classé définitivement dans la catégorie des Français idiots, d'où il n'est pas aisé de sortir...

En Flandre, partir du principe que les Flamands parlent français ; il est préférable de commencer par demander si la personne parle français, anglais ou allemand avant de se lancer dans une conversation. Question de politesse.

Eviter de parler des communes de Bruxelles en ne soignant pas votre prononciation. Non, on ne dit pas " Charbek " pour Schaerbeek mais " Scarbék ", et pas " Molenbek " mais bien " Molenbék ", sinon vous risquez de ne pas être pris au sérieux.

Se borner à ne pas utiliser les traditionnels 70 et 90 du pays, dits " septante " et " nonante ". Le 80 reste quatre-vingt et il n'est donc pas nécessaire de faire remarquer que vous avez toujours pensé que les Belges disaient " huitante ". Vous leur rendrez service !

Critiquer la famille royale ou l'institution de la royauté, ou commenter négativement les relations entre la Flandre, la Wallonie et Bruxelles. Il est toujours plus avisé de poser des questions à ce sujet car il est complexe et bien trop facile de réduire la situation à une belle pagaille joyeuse.

Se rendre dans un fast-food quand il y a des friteries dans le coin et manger de la mayonnaise allégée. Sacrilège, les amis, sacrilège !

AutodérisionHaut de page

La faculté de rire de soi-même est une caractéristique que l'on trouve avec plaisir chez une grande partie des Belges. Ils possèdent d'ailleurs un grand sens de l'humour en général et les plus doués le pratiquent à travers différents arts comme la Bande Dessinée ou le Cinéma.

Bandes dessinéesHaut de page

La fierté du peuple belge ! Si je vous dis : un reporter aux cheveux roux accompagné d'un chien qui pense ; un employé de bureau génialement paresseux qui cumule les bêtises avec sa mouette et son chat ; ou une troupe de joyeux lilliputiens bleus qui " schtroumpfent un schtroumpf qui crache du schtroumpf ". Eh oui, notre enfance (mais pas seulement) est marquée par la bande dessinée belge, au point de se demander à quel point la Belgique a pu influencer la culture française. Le royaume compte près de 700 auteurs de bandes dessinées aux univers tous différents. Hergé ouvre le bal avec Tintin et Milou en 1929. Puis André Franquin, qui dessine Spirou pendant des années, donne naissance au Marsupilami en 1952, et à Gaston Lagaffe en 1957. Peyo imagine les Schtroumpfs en 1954. Il serait trop long de faire une liste exhaustive des auteurs de bandes dessinées belges. Ajoutons cependant Morris, papa de Lucky Luke (1946), Jijé (Blondin et Cirage) ou encore Jean Roba qui nous fit découvrir Boule et Bill en 1959.

Diables rougesHaut de page
Le beffroi.
Le beffroi.

Les joueurs de foot de l'équipe nationale belge font la fierté de tout un peuple. Entre Romelu Lukaku, Thibaut Courtois, Kevin De Bruyne, Eden Hazard,... on ne sait plus où donner de la tête car il est clair que les bons éléments abondent dans ce groupe. Et qu'on aime ou pas le foot, il faut dans tous les cas lui reconnaître une qualité : celle de rassembler les Belges (flamands, wallons,...) autour du même ballon ! Les supporters belges tiennent à l'ambiance bon enfant lors des matchs disputés par les Diables et même lors des défaites et coups durs, l'équipe peut compter sur leur soutien.

BéguinagesHaut de page
Le béguinage (Begijnhof).
Le béguinage (Begijnhof).

Les béguinages datent du Moyen Age. Les hommes ne revenant pas toujours des croisades, les femmes se retrouvaient seules, en surnombre... Elles se réunissaient alors dans des béguinages pour s'aider et se protéger mutuellement, mais sans prononcer leurs voeux. Cependant, elles vivaient pieusement et selon un quotidien réglé où la prière tenait une place non négligeable. Les béguines accomplissaient diverses tâches qui leur étaient dévolues : un travail social, médical, pédagogique et économique. Chaque béguinage comprenait un dispensaire, des ateliers de fabrication, une église et, bien sûr, les maisons béguinales, de taille très modeste, qui disposaient d'une cave-cuisine et d'une chambre. L'Unesco a classé les béguinages flamands au patrimoine mondial de l'humanité. Ceux qui existent encore aujourd'hui sont réunis principalement dans les villes flamandes qui n'ont pas trop souffert des attaques d'Henry II, de Louis XIV et de la Révolution française. Liège comptait quelque 35 enclos ; un seul subsiste. Sur un territoire assez peu étendu, on compte un nombre impressionnant de béguinages, de Bruges à Tongres en passant par Courtrai, Gand, Louvain, Malines... Un diaporama à ce sujet est en ligne sur le - www.enter.org/beguinage -.

Belgitude, belgicainHaut de page

Forgé par allusion au concept de la négritude de Léopold Sedar Senghor, le terme de belgitude (lancé en pirouette par l'écrivain Pierre Mertens et le sociologue Claude Javeau) fait fureur chez les intellos francophones coutumiers de l'écartèlement entre les réalités culturelles françaises et belges. On l'utilise pour désigner avec autodérision des situations et des faits typiquement belges : " C'est un grand moment de belgitude ", " Assumer sa belgitude ". Belgicain, forgé sur publicain, est un terme péjoratif utilisé pour désigner un Belge partisan de la " Belgique de grand-papa " : il croit en l'unité du pays, en la monarchie en tant que garante de cette unité, au " compromis à la belge " et à tout ce qu'on regroupe souvent sous le terme de belgitude : moules-frites, surréalisme, Art nouveau, Tintin, bières... Le mot belgicain est aujourd'hui volontiers utilisé pour stigmatiser les initiatives de réconciliation entre les deux communautés. N'hésitez pas à tester votre belgitude, avant ou après un séjour - www.belgitude.memebot.com -... 50 questions qui ne peuvent exister qu'à propos de la Belgique !

Une Gueuse, une bière belge.
Une Gueuse, une bière belge.

Il en existe pour tous les goûts, toutes les occasions et toutes les bourses. Plusieurs centaines de bières différentes se partagent le marché du royaume, selon une classification définie par l'endroit de production. Comme tout grand producteur, les verres à bière sont à l'image de chacune des bières. La Pils, représentée par les marques Jupiler, Stella Artois, Primus Adler et Maes, est la plus consommée, avec 70 % du volume vendu. Mais vous pourrez également déguster des bières blanches, des blondes fortes, des bières ambrées, des bières brunes, des trappistes, des bières d'abbaye ainsi que de nombreuses bières fruitées.

Le plus célèbre des chanteurs belges. Bien qu'il soit parti faire carrière en France, Brel est resté belge jusqu'au bout des ongles. Brel était un Bruxellois francophone d'origine flamande... La Belgique et ses origines ont largement marqué son oeuvre. Les textes poétiques de Brel mêlent une satire sociale audacieuse à des thèmes plus personnels, voire universels, tels l'amour, le désespoir... Jacques Brel s'en prend à tous les travers de la société, belge particulièrement, et s'impose comme le grinçant chroniqueur de l'époque. Mais, malgré ses critiques grinçantes, Brel aimait la Belgique et l'a chantée mieux que personne. Des chansons comme Le Plat Pays, Les Flamandes, Marieke, Bruxelles, Il neige sur Liège, Les Flamingants, outre leur incroyable force d'évocation, sont des références incontournables pour qui veut comprendre la belgitude.

ChocolatHaut de page
Les pralines, une spécialité chocolatière vendue par la maison Wittamer.
Les pralines, une spécialité chocolatière vendue par la maison Wittamer.

Le chocolat est reconnu comme une spécialité belge, autant que suisse. Exagérée ou réelle, la moyenne belge de consommation, par habitant et par an, équivaut à 8 kilogrammes. Alors, que vous soyez plutôt tablette fondante, bâtonnet fourré ou pralines, vous devriez trouver votre bonheur.

DentelleHaut de page

Depuis le XVIe siècle, la Belgique, et notamment la Flandre, est réputée pour la qualité de sa production dentellière encore majoritairement artisanale. Deux centres de confection se partagent le travail : Bruxelles, qui est spécialisée dans la dentelle aux fuseaux de fils coupés, et Bruges, qui est la capitale du point de fée originaire de Binche et de la dentelle aux fuseaux de fils continus. La " duchesse de Bruges " est appréciée pour son aspect raffiné : avec des motifs floraux, faits séparément, puis raccordés l'un à l'autre par la suite.

Ici, cela veut dire quelque chose. Le royaume, par sa configuration nationale, a déjà intégré le concept d'eurofédéralisme : différentes communautés partiellement autonomes ont un destin commun au travers d'une représentation symbolique centrale. Ce n'est pas pour rien que la Commission européenne siège à Bruxelles. De plus, la Belgique a la chance de se situer au carrefour des cultures de l'Europe latine et de l'Europe septentrionale. Sa richesse est donc sans pareille : les Belges sont, en moyenne, beaucoup plus ouverts culturellement que leurs voisins français, par exemple. Bref, le royaume est une sorte de concentré de la réalité européenne.

Famille royaleHaut de page

La Belgique est une monarchie. Et, bien que le rôle politique du roi soit moins grand que ce qu'on imagine, beaucoup de Belges attachent toujours une grande importance à la famille royale qui représente le (dernier ?) ciment de l'unité nationale. Cependant, crise communautaire aidant, le sentiment d'attachement à la monarchie semble faiblir en même temps que celui de l'attachement au pays, particulièrement en Flandre. Selon un sondage publié par un quotidien flamand, en juin 2008 : 35 % des Flamands penseraient que la Belgique n'a plus besoin de roi. Néanmoins, les Belges suivent toujours de près les mariages et naissances de leurs princes et princesses, qui sont ici de véritables people, et leurs apparitions publiques rassemblent une foule importante. A l'opposé des médias britanniques, la presse belge, qu'elle soit flamande ou francophone, a plutôt une tradition de discrétion concernant la vie privée de la famille royale, mais certains scandales ont éclaboussé la respectabilité du clan. Aujourd'hui, et ce depuis juillet 2013, c'est le roi Philippe, fils aîné du précédent roi Albert, et surtout son épouse, la reine Mathilde, qui semblent progressivement redorer le blason royal. En effet, par son charisme et son élégance, la duchesse de Brabant représenterait le grand atout de la monarchie belge !

FédéralismeHaut de page

Les bases du fédéralisme sont jetées en 1970 déjà, mais c'est seulement le 1er janvier 1995 que la Belgique devient un Etat fédéral constitué de trois régions économiquement autonomes (la Région flamande, la Région wallonne et la Région Bruxelles-Capitale) et de trois Communautés linguistiques (la Communauté française, la Communauté flamande et la Communauté germanophone). Cela dit, les nombreux compromis belges n'ont pas réussi à créer une véritable " culture fédérale " et les idées de sécession sont de plus en plus d'actualité, particulièrement en Flandre. Au lieu d'un fédéralisme de collaboration, il semble bien que la Belgique vive de plus en plus un fédéralisme de confrontation. Le modèle confédéral comme celui de la Suisse relève de la chimère : en pleine crise et à l'issue de la formation d'un nouveau gouvernement, le transfert de compétences - budgétaires surtout - vers les communautés prévaut sur une répartition fédérale qui suivrait un principe de solidarité.

Les Flamands, néerlandophones, représentent environ 60 % de la population belge. Au niveau linguistique, le terme " flamand " désigne les dialectes, et non la langue néerlandaise.

Attention à ne pas confondre " Flamand " et " Flamingant ". Ce dernier mot sert à désigner négativement le nationaliste flamand, tant critiqué par Brel.

FestivalsHaut de page

La Belgique est connue dans le monde entier pour la qualité de ses festivals. Bien sûr, il y a les tout grands comme Tomorrowland, Pukkelpop, Dour, Wechter mais également les moyens comme Couleur Café, Esperanzah, Reggae Geel, ou encore les tout petits comme Chassepierre. Rock, électro ou musiques du monde, chaque festival à sa propre identité et son univers.

Les Belges ont une réputation de mangeurs de frites. Et c'est vrai que, sans faire partie de tous les repas, les frites occupent une place à part entière dans la culture gastronomique du pays : steak-frites, moules-frites, poulet-frites ou simples frites mayonnaise dégustées sur le pouce dans un frit-kot... Mais est-ce les Belges qui ont inventé la frite ? La réponse est plus incertaine.

Les anglophones en attribuent la paternité à la France (french fries). Mais certains disent que cette recette aurait vu le jour, fin XVIIIe, en bord de Meuse. Les habitants pauvres de la région avaient l'habitude d'accompagner leurs repas de petits poissons frits. Toutefois lorsque le fleuve était gelé et qu'il leur était impossible de pêcher, des pommes de terre coupées en longueur et cuites à l'huile faisaient office d'accompagnement. Ce qui est certain, en tout cas, c'est que les frites belges sont les meilleures du monde. Le secret ? Elles sont cuites deux fois.

Et pour les frontaliers, pas de doute non plus : demandez aux amateurs de fricadelles où ils partent chercher leurs cornets de frites... en Belgique, bien sûr ! Le nombre de baraques et autres lieux de petite restauration où l'on trouve des frites constitue à lui seul la marque de fabrique belge.

Art NouveauHaut de page

Très populaire entre 1890 et 1910, ce style artistique est né en opposition à l'art dit académique du XIXe siècle. L'Art nouveau s'inspire de formes et structures naturelles, autrement dit des fleurs, des plantes mais aussi de leurs courbes. La Belgique compte de nombreuses traces et monuments entiers dans ce style et ce, grâce notamment au grand maître Victor Horta.

GermanophoneHaut de page

Si on a tendance à oublier l'existence de la communauté germanophone en Belgique, on ne peut plus l'ignorer une fois arrivé à Eupen ou Malmédy (au sein des cantons de l'Est, de la province de Liège). On a presque l'impression d'être carrément arrivé en Allemagne ! La communauté germanophone de Belgique (Deutschsprachige Gemeinschaft Belgiens, en allemand) a son Parlement et ses élus (25 députés élus tous les cinq ans). C'est une entité fédérée à part entière dont on a effectivement vite fait le tour : environ 850 km² pour 75 000 habitants.

GuindailleHaut de page

Voici un terme que tout Belge qui se respecte connaît et a déjà maintes fois pratiqué. Ce belgicisme désigne les fêtes estudiantines. Celles-ci ont des traditions et des rituels propres à chaque région, mais toutes ont un point commun : la consommation (excessive) de bière et les chants paillards. A l'origine, le terme désigne un texte humoristique voire pamphlétaire présenté par un étudiant devant une assemblée de ses pairs.

Histoires françaisesHaut de page

Les Belges moqués par les Français peuvent toujours invoquer Schopenhauer : " Le reste du monde a les singes, l'Europe a les Français, cela compense. " Vous remarquerez que, si les Belges racontent moins de blagues sur les Français que l'inverse, quand ils le font (juste vengeance !), ils s'en prennent presque toujours au côté chauvin de ceux-ci. Enfin, inutile de préciser qu'il vaut mieux ne pas raconter d'histoire belge devant un Belge que vous rencontrez pour la première fois... ça pourrait être mal pris.

Non peut-êtreHaut de page

Un peu déroutante, on l'admet, cette formule veut tout simplement dire " oui ", tout en marquant une idée d'évidence. Elle est majoritairement utilisée à Bruxelles et s'utilise par exemple comme suit : " - Tu vas boire une bière ce soir ? ", " - Non peut-être ! "

Manneken-PisHaut de page

Paris a sa tour Eiffel, Bruxelles... son Manneken-Pis. En brusseleer : menneke pis signifie le môme qui pisse ! Statue érigée en 1619 en l'honneur d'un petit garçon baptisé Julien, qui trouva une formidable idée pour éteindre une bombe allumée par les ennemis de la cité : il baissa son pantalon et arrosa la mèche... Signalons qu'une autre légende court à son sujet. Il s'agirait de l'enfant d'un riche bourgeois qui, après avoir disparu cinq jours, fut retrouvé bien vivant, dans la position aujourd'hui figée pour les siècles... Régulièrement on change la tenue du Manneken-Pis, notamment en fonction des événements nationaux. Car le petit homme dispose de plusieurs centaines de costumes offerts par des sociétés, des chefs d'Etat...

Il est situé dans le quartier Saint-Jacques à Bruxelles ; mais d'autres villes revendiquent leur propre Manneken-Pis, notamment à Grammont (Flandre orientale).

Surréalisme Haut de page

En 1924, André Breton définit ce mouvement littéraire, culturel et artistique comme une " dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale [...] " (Manifeste du Surréalisme). En Belgique francophone, le mouvement s'est manifesté dans l'entre-deux-guerres à travers le groupe de Bruxelles (autour de Paul Nougé et René Magritte) et le groupe du Hainaut (Achille Chavée et Fernand Dumont).

Mer du NordHaut de page

Sans doute un peu froide, mais pleine de charme avec ses marées, ses brise-lames, son air iodé et ses immenses plages de sable fin. Le littoral belge, avec près de 70 km de plages, offre de nombreuses possibilités pour toute la famille.

La plupart des Belges se rappellent avec nostalgie les châteaux de sable garnis de fleurs en papier et de moulins à vent en mica ; les promenades en " cuistax ", ces véhicules à pédales et à quatre roues, pour deux, quatre ou six personnes ; les gaufres de Bruxelles et les crèmes glacées arrachées aux parents au retour de la plage...

Plat paysHaut de page

" Avec des cathédrales pour uniques montagnes / Et de noirs clochers comme mâts de cocagne... " Brel a si bien chanté le plat pays, qui n'est en fait pas si plat que ça. Si la Belgique mérite cette réputation pour ce qui est de sa partie Ouest (le bord de mer et son arrière-pays), en revanche, la Wallonie est beaucoup plus vallonnée, particulièrement quand on descend vers les Ardennes, au sud-est du pays. Le Signal de Botrange, d'une altitude de 694 m, correspond au point culminant de la Belgique. Bon, ce n'est pas les Alpes, mais si vous êtes à vélo, vos mollets ne le trouveront pas si plat que Brel le disait...

En Belgique, nom commun des anneaux autoroutiers entourant les villes, emprunté au néerlandais sur l'exemple du concept allemand. Nettement plus joli que les " rocades " et autres " périphériques ". On parle du ring de Bruxelles, du petit et du grand ring de Charleroi, etc.

Fallen AstronautHaut de page

Cette statuette, dont on traduit littéralement le nom par l'"Astronaute tombé", mesure 8,5 cm et se trouve... sur la Lune ! C'est d'ailleurs l'unique oeuvre d'art présente sur notre astre lunaire et elle a été réalisée par l'artiste belge Paul Van Hoeydonck. Elle fut posée sur la Lune grâce à la mission d'Apollo 15 en 1971. A ses côtés, une plaque commémorative rappelant les noms d'astronautes morts en mission a été déposée.

SpéculoosHaut de page

Il vous est impossible de passer à côté de ce petit biscuit à la cannelle, souvent proposé avec le café. Offert aux enfants le jour de la Saint Nicolas, le spéculoos tire son origine de la tradition romaine suivant laquelle on faisait l'offrande de gâteaux à l'effigie des dieux de l'Olympe. Aujourd'hui, c'est un bien national : un peu comme la baguette française. Le spéculoos développe sa forme de biscuit en pot de pâte de spéculoos ou spéculoos avec du chocolat aussi... Enfants (petits ou grands) gourmands, attention à l'indigestion !

« Une fois… »Haut de page

Depuis que Coluche s'est mis en tête d'imiter l'accent bruxellois, nombreux sont ceux qui sont persuadés que les Belges parlent tous de cette manière, en ajoutant systématiquement en fin de phrase : "... une fois ! " Or, s'il existe autant d'accents belges que de villes en Belgique, cette locution est propre à Bruxelles, où elle est la traduction du terme néerlandais " eens ". Celui-ci est employé dans les phrases où l'on demande quelque chose à son interlocuteur, et est plutôt une marque de politesse en atténuant l'impact de la demande formulée. Exemple : " Viens une fois un peu ici ! " signifie en fait " Est-ce que tu veux bien venir ici, s'il te plaît ? "

Les Wallons, francophones, représentent environ 40 % de la population belge. La langue wallonne est un dialecte aussi varié qu'il existe d'endroits où il est parlé (de moins en moins, il faut le dire). Attention, les Bruxellois, même francophones, ne sont pas des Wallons.

X de BruxellesHaut de page

Le " x " de Bruxelles doit se prononcer " ss " comme le " x " d'Auxerre, y compris dans l'adjectif " bruxellois ". Certains Belges eux-mêmes semblent hésiter quant à la prononciation, ce qui peut être attribué à l'influence de l'usage erroné en France ou à une attitude, consciente ou inconsciente, de rejet de la capitale. Le " x " de Bruxelles dérive du nom latin Bruxellae, alors que le nom originel de la ville est Brussel en néerlandais. Les Espagnols ne s'y sont pas trompés, puisqu'ils disent Bruselas. A propos, le " s " d'Anvers se prononce. Ne dites pas " Anvers " comme dans " à l'envers ", personne ne vous comprendrait.

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