Alors que le département des Pyrénées Orientales a été au début du siècle le premier producteur d'huile d'olive de France, il est maintenant un des seuls à ne pas bénéficier d'une appellation d'origine contrôlée. Là encore, le gel de 1956 a sérieusement touché le verger oléicole du département : avec environ 110 000 oliviers, le département n'a toujours pas atteint le nombre d'arbres qu'il possédait en 1955. Mais les 2000 producteurs présents se battent pour renouer avec cette tradition et espèrent bientôt décrocher l'appellation huile du Roussillon.

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Abbaye Saint-Martin du Canigou

Perchée sur un python rocheux à 1 094 mètres d'altitude, au coeur du massif du Canigó - labellisé Grand Site de France - l'Abbaye de Saint-Martin est un véritable joyau du premier art roman méridional. Son exceptionnel emplacement, son architecture et sa riche histoire en font un des plus beaux sites des Pyrénées-Orientales.
Pour atteindre ce bijou, il faut prendre la route qui mène à Vernet-les-Bains, puis celle qui conduit au petit village de Casteil, au pied du Canigó. Là, on gare son véhicule, on chausse de bonnes chaussures plates et on emprunte un sentier goudronné qui serpente à travers une forêt de chênes, de frênes, de châtaigniers et noisetiers. A mi-parcours, on se laisse interpeller par la chapelle Saint-Martin-le-Vieux, qui était jadis, l'église paroissiale du village de Casteil, et par le panorama qui s'ouvre sur la vallée... En ce lieu, de nombreux ossements de moines de l'Abbaye y sont encore découverts lors de travaux et rassemblés dans un ossuaire à l'abri des regards. Le cheminement ombragé permet de monter à son rythme et, il faut bien l'avouer, profiter de l'environnement enchanteur. C'est après une marche de 40 minutes environ, et un petit dénivelé de 200 m qu'au détour du chemin l'édifice se dévoile enfin : Abbaye Saint-Martin-du-Canigó, nous voilà !
Le souffle retrouvé, les poumons emplis d'air pur, on laisse le charme opérer et on visite ce havre de paix empreint de sérénité. Adossée au Canigó inondé de soleil, l'Abbaye Saint-Martin-du-Canigó conserve de beaux témoignages du passé.

Survol d'histoire

Sa construction débute en l'an 997 grâce aux donations du comte Guifred II, arrière-petit-fils de Guifred le Velu. Consacrée une première fois en 1009 par Oliba, évêque d'Elne, elle le sera à nouveau en 1014 ou 1026 après des travaux d'agrandissement. L'Abbaye est occupée, selon la volonté de Guifred II, par des moines bénédictins. Rapidement, elle jouit d'un certain prestige et attire de nombreux chrétiens. En effet, elle constitue une étape sur le chemin de Compostelle et elle détient des reliques de saint Gaudérique (à l'époque médiévale, détenir des reliques est un réel gage de notoriété). Par ailleurs, d'autres encore viennent se recueillir sur la tombe de Guifred II, qui après s'y être retiré, mourut à Saint-Martin en 1049. Lors des divers conflits dans la région, les habitants des alentours viennent également s'y réfugier. Dès le XIIe siècle, Saint-Martin du Canigó doit faire face à une multitude de coups durs : mise à sac par des mercenaires, pillage par les deux armées des rois d'Aragon et de Majorque et en 1428 un grand tremblement de terre endommage gravement une partie du clocher de l'église. Au tout début du XVIe siècle, son passage sous le régime de la " commende ", lors de son rattachement à l'Abbaye de Lagrasse dans l'Aude, pendant une période de 50 années, entraîne son déclin. En 1783, les 5 derniers moines quittent l'Abbaye. Abandonnée durant 120 ans, elle subira intempéries, dégradations et pillages par les habitants de la région, elle tombe en ruine et dans l'oubli. Il faudra attendre 1902 pour que l'évêque de Perpignan Mgr de Carsalade, rachète et entreprenne des travaux de restauration, ceux-ci dureront jusqu'à sa mort en 1932. Repris en 1952 à l'initiative du père Bernard de Chabannes, les travaux s'achèveront en 1983.
De nos jour, l'Abbaye - classée monument historique - appartient à l'évêché de Perpignan et depuis juillet 1988, elle est occupée par la Communauté des Béatitudes.

A voir

Saint-Martin du Canigó est constitué de deux églises superposées. L'ensemble est jouxté par un cloître.

L'église inférieure dédiée à " Notre-Dame-sous-terre " en partie souterraine, mélange style pré-roman et roman primitif. Sa hauteur sous voûte ne dépasse pas les 3 mètres. L'abside et les deux absidioles voûtées en cul-de-four (quart de sphère) sont partiellement taillées dans la roche.

L'église supérieure est dédiée à saint Martin. Elle comporte trois nefs et est éclairée par des ouvertures étroites côté sud. Elle a abrité, jusqu'au départ des moines, les tombes de Guifred II et de son épouse.

Le cloître' modifié lors de sa restauration n'est que le reflet lointain de ce qu'il fut. Des chapiteaux de l'ancien étage supérieur en marbre gris présents sur place, blanc du village voisin de Vernet et d'autres en marbre rose provenant d'une carrière proche d'Amélie-les-Bains ont été réutilisés. L'ensemble est harmonieux et parfaitement bien intégré.

Le clocher, symbole de l'abbaye, est de style lombard (le sujet divise encore les spécialistes). Il se dresse au nord du bâtiment et abrite une chapelle dédiée à saint Michel.

Pour profiter d'une vue d'ensemble de ce superbe site et prendre LA photo, il faut grimper (5 min) à travers la forêt jusqu'au belvédère qui surplombe le monument.

Infos et renseignements : ✆ 04 68 05 50 03 - www.stmartinducanigou.org - info@stmartinducanigou.org.

Parc animalier de Casteil
Maître de Cabestany
Musée d'Art moderne de Céret
Biodiversarium de Banyuls-sur-Mer
Site classé de Paulilles à Port-Vendres
Palais des rois de Majorque à Perpignan

Précurseur dans sa conception, remarquable dans son rôle et singulier par son destin, c'est certainement l'un des plus beaux témoins des palais forteresses construits au XIIIe siècle sur le pourtour méditerranéen.
Né de la volonté de Jaume II de faire de Perpignan la capitale continentale du Royaume de Majorque, l'édifice domine la ville depuis plus de sept siècles. Achevé en 1309, il fut la demeure des rois de Majorque pendant 73 ans. Période au cours de laquelle, à l'instar des fastes de son palais, Perpignan connut également son âge d'or. En 1349, c'est la fin de la dynastie des rois de Majorque mais le palais reste occupé par les rois d'Aragon qui apportent quelques transformations à leur résidence temporaire. Il devient une place forte entourée de remparts faisant face à la France. Après moult péripéties, il sera finalement pris par les armées de Louis XIII en 1642 et intégré au Royaume de France en 1659 en qualité de place militaire que Vauban prendra soin de renforcer de quelques remparts supplémentaires.
Dans ce palais forteresse fait de cayroux (brique pleine locale), galets de rivière et marbre, sont réunis tout le raffinement d'une résidence digne d'un roi et de sa cour et tous les systèmes de défense d'un château fort du Moyen Age. Après avoir franchi le dispositif militaire à l'architecture austère, on découvre un palais où l'élégance gothique se mêle d'influences romanes et mauresques. Rationnel, il s'organise en deux grands espaces, l'un d'apparat qui s'articule autour de la cour d'Honneur et l'autre, de vie, qui s'ouvre sur deux cours plus petites. Les jardins du palais, lieu de promenades agréables, offrent une belle vue sur les alentours et pour voir encore plus loin, l'idéal est de terminer sa visite en se rendant en haut de la " Tour de l'Hommage ".

Toutes les infos : www.ledepartement66.fr/99-palais-des-rois-de-majorque.htm - ✆ 04 68 34 64 93

Caves de Byrrh à Thuir

Un apéritif de renom international devenu un fleuron du patrimoine catalan ! Créé par Simon et Pallade Violet en 1866, trois générations de la même famille se sont succédé à la tête de Byrrh pour faire prospérer la société et exporter une boisson aux vertus revitalisantes initialement vendue en pharmacie ! Cette anecdote d'officine n'est pas sans rappeler celle d'un célèbre soda, mais la comparaison s'arrête là. Les saveurs douces-amères du Byrrh et les promesses publicitaires de ses effets salutaires ont tôt fait de séduire un large public d'abord hexagonal puis rapidement mondial, à tel point que pour faire face à la demande, il fallut agrandir l'usine, moderniser les chaînes d'embouteillage (30 000 bouteilles par heure) et améliorer la logistique en faisant venir le train jusqu'au lieu de production. Aujourd'hui, la cave est une véritable curiosité historique et architecturale, notamment avec la verrière de l'ancien hall d'exportation de la gare construite par Gustave Eiffel et la plus grande cuve en chêne d'une capacité de 1 000 200 litres, record mondial jamais égalé jusque-là.

Massif du Canigó
Pic du Canigou
Pic du Canigou

Le massif du Canigó (ou Canigou en français) culmine à 2 784 mètres d'altitude avec le pic du Canigó. Visible de toute la Catalogne et parfois même depuis Marseille, cet imposant massif pyrénéen est devenu un symbole pour les catalans, qui l'ont surnommé " la montagne sacrée ". C'est d'ici que se ravive la flamme pour le solstice d'été, flamme qui descendra dans tous les villages de Catalogne pour les festivités de la Saint Jean-Baptiste. Plusieurs milliers de personnes la gravissent chaque année et la tradition veut que tout bon catalan y soit monté au moins une fois dans sa vie. On peut également l'apercevoir depuis la mer : il est ainsi un phare naturel entre Pyrénées et Méditerranée, et le gardien de la frontière entre le Sud et le Nord de la Catalogne. Il s'agit d'une région touristique appréciée des randonneurs à pied, à vélo ou même à cheval. Le canyoning est aussi une activité qui se développe de plus en plus sur le massif de Canigó. Sur près de 500 kilomètres de sentiers balisés, on trouve trois parcours pour atteindre le sommet du pic du Canigó, aux niveaux de difficultés et à la longueur variables. Il y a, de plus, cinq refuges dans le massif du Canigó : St-Guillem, Batère, Cortalets, Mariailles et Les Conques.

Le massif fait l'objet de nombreuses actions de préservation, afin de protéger et mettre en valeur ses paysages remarquables. Bénéficiant depuis 2012 du label officiel de Grand Site de France, ce site fait partie du Parc naturel régional des Pyrénées catalanes. Ses paysages contrastés, son climat doux, sa grande biodiversité ainsi que les nombreuses légendes et traditions qui l'entourent en font un milieu naturel et un site touristique d'exception.

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