Dressé sur son rocher depuis le XIIIe siècle, avec son imposant château qui domine la moyenne vallée du Loup de toute sa hauteur, le clocher de l'église et les maisons du village qui s'étagent en dessous, le Bar-sur-Loup a fière allure. Au Moyen Âge, le Bar-sur-Loup était un gros bourg qui commandait le passage entre Grasse et Vence, ainsi que l'accès aux gorges du Loup. De ce passé glorieux, subsistent aujourd'hui quelques pans de remparts, ainsi que la masse du château qui domine le village. Ce sont les comtes de Grasse, qui construisirent le château, entre les XIVe et XVIe siècles. Ce gros bâtiment rectangulaire, plutôt imposant, est privé et ne se visite pas. Il a conservé sa grille d'entrée, ainsi que trois belles tours rondes, qui contribuent à lui donner cette apparence altière. La statue de l'Amiral de Grasse se dresse face à la mairie. Cet officier de marine (1722 - 1788) participa activement à la Guerre de l'Indépendance des États-Unis et notamment à la victoire de Yorktown en Virginie (ville jumelée avec le Bar-sur-Loup)

Il faut se promener dans les ruelles piétonnes du centre historique pour retrouver le Bar-sur-Loup tel qu'il était auparavant. Les hautes bâtisses serrées les unes contre les autres rappellent que le village fut bâti sur un plan défensif, regroupé au pied de son château. Les façades des maisons périphériques constituaient les remparts du village. On déambule dans les ruelles pentues, empruntant escaliers et passages couverts, admirant portes et linteaux, s'arrêtant pour photographier une jolie vue sur la vallée ou une placette ensoleillée. Au gré de la promenade, on découvrira la porte Sarrasine, seule porte médiévale conservée, ou, sur la place du village, la fontaine qui porte encore les armes de la famille des Grasse - Bar. On n'hésitera pas à pousser la porte de l'église médiévale St-Jacques le Majeur, pour y admirer un magnifique retable signé Louis Bréa.

Tout autour du Bar-sur-Loup, c'est un enchantement de nature provençale qui nous est proposé : restanques et espaliers, vigne, oliviers et orangers, sont là pour nous rappeler le passé du village, lié de 1850 à 1950 à l'industrie de la parfumerie. En ce temps là, les bigaradiers, l'arbre qui donne l'orange amère, recouvraient les collines de la vallée du Loup et des environs. Le souvenir de cette époque est perpétué chaque année à Pâques, avec la fête de l'Oranger, qui regroupe vieux métiers, artisanat, et produits gastronomiques à base d'orange.

Altitude de la commune : 320 m

Altitude du village : de 100 à 1312 m

3000 habitants

Commune du Parc naturel régional des Préalpes d'Azur.

Un peu d'histoire. De par sa position stratégique, au débouché des gorges, et avec la présence du fleuve, le site fut occupé par les Celto-Ligures, les Gaulois et plus tard les Romains. On y pratique principalement l'élevage. Mais à partir du Ve siècle, on assiste à une sédentarisation, la population commençant à bâtir des restanques pour éviter l'érosion et maintenir en terre l'eau d'irrigation. On voit une première mention du village en 1078 dans le recueil des chartes de l'Abbaye de Lerins. Le Bar-sur-Loup y est désigné sous le nom de Poncii Albarni. En 1235 on le retrouve sous le nom de Castrum de Albarno, dans un acte d'échange, entre les princes d'Antibes et les comtes de Provence. Le nom du village va évoluer au fil des siècles, pour se transformer en Lou Barn et devenir ensuite le Bar.

Au Moyen Âge, le Bar-sur-Loup est régulièrement la cible d'attaques des Sarrasins et des Mauresques. Le village subit des dommages et est détruit à plusieurs reprises. On érige des fortifications et une tour de guet. Les fondations du château datent de cette époque (XIIIe siècle). C'est en 1235 que les comtes de Provence cèdent le village aux princes d'Antibes. La famille de Grasse, qui fait partie des princes d'Antibes, installe une seigneurie au Bar. Les seigneurs de Grasse - Bar se succédèrent ensuite au château, le plus connu d'entre eux, l'Amiral de Grasse, y naquit le 13 septembre 1722. Pendant toute cette période, le village s'est développé, jusqu'à devenir un gros bourg, favorisé par sa position privilégiée, au carrefour de la route Grasse - Vence et des gorges du Loup menant aux villages du moyen pays. On assista à de nouvelles implantations d'échoppes et de commerces, de tavernes et d'auberges. Foires et marchés ruraux se tenaient régulièrement dans le bourg, drainant les villageois des villages environnants. Le réseau des chemins s'améliora contribuant au développement économique du bourg. A partir de 1892, la région fut desservie par la voie ferrée Nice-Digne, aujourd'hui abandonnée.

À voir / À faire à Bar-sur-Loup

Organiser son voyage à Bar-sur-Loup

Photos du Bar-sur-Loup

Il n'y a actuellement pas de photos pour cette destination.

5.95 €
0000-00-00
232 pages
Avis