" La région est trop plate ? " C'est pour mieux faire ressortir les majestueuses cathédrales d'Amiens et de Laon, ou pour mieux voir les beffrois classés au patrimoine de l'Unesco ! " La région est terne avec ses terrils noirs ? " Faux ! Tout d'abord parce que l'identité minière est une richesse, il vous suffira de visiter le centre historique de Lewarde pour le comprendre ! Et parce que ce serait sans compter sur le blanc des hautes falaises, de la dentelle de Calais, de la nacre de Méru et des carrières de Saint-Maximin. Et aussi sans les poumons verts qu'abritent la région avec la forêt de Compiègne, les marais de Saint-Omer et les Hortillonnages d'Amiens. Ou encore avec le jaune des interminables plages et dunes de la Côte d'Opale, et la touche de bleu qu'apporte la mer.

Les Hauts de France comptent de nombreuses festivités, parmi lesquelles le Carnaval de Dunkerque et la grande Braderie de Lille, et abritent entre autres le plus grand aquarium d'Europe à Nausicaa et l'incontournable Parc Astérix. La région compte aussi une offre culturelle importante, avec notamment le Louvre-Lens.

Côté table, bières du Nord, moules-frites, flamiche au Maroilles et potjevleesch sont les principales spécialités régionales, à ne pas manquer !

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Les immanquables

Aisne
Laon
La cathédrale Notre-Dame de Laon
La cathédrale Notre-Dame de Laon

Campée sur une butte à une centaine de mètres d'altitude, " Belle-Ile-en-Terre " - ainsi fut-elle longtemps surnommée - a de quoi fasciner. Sur le plateau, les 7 km de remparts semblent vouloir jalousement garder les merveilles de son passé. On peut y admirer pas moins de 84 monuments historiques dont la magnifique cathédrale gothique visible à plusieurs kilomètres à la ronde. La promenade intra-muros offre une richesse architecturale et artistique remarquable, qui au hasard des rues, laisse poindre les lointaines plaines et forêts.

Basilique de Saint-Quentin
L'abbaye Saint-Jean-des-Vignes à Soissons
Nord
La Grand-Place à Lille

Cette place aussi appelée place du Général-de-Gaulle est chargée d'histoire : c'est ici qu'avaient lieu les démonstrations de force des armées d'outre-Rhin et que se sont déroulées, en 1925, les funérailles de Gustave Delory : homme politique et ancien maire de Lille. Cette place est sous la protection de quatre femmes. La déesse, qui trône du haut de sa colonne entourée d'une fontaine, commémore le siège de Lille par les Autrichiens, en 1792. Sa main gauche indique du doigt une inscription gravée sur son socle : c'est la réponse courageuse du maire de la ville, refusant l'offre des Autrichiens. De sa main droite, elle tient un boutefeu qu'utilisaient les célèbres canonniers lillois. Les trois grâces couronnent le haut pignon du siège du journal de presse quotidienne régionale La Voix du Nord. Chacune représente une province de la région : l'Artois, la Flandre et le Hainaut. A droite de l'immeuble de La Voix du Nord, la Grande-Garde (1717) abritait jadis les soldats du guet. Ordonné par Louis XIV, ce bâtiment arbore un fronton portant le soleil et les fleurs de lys : symboles du roi. Il abrite aujourd'hui le Théâtre du Nord. L'hiver venu, la place accueille, pour les fêtes de Noël, la populaire grande roue de Lille, faisant le bonheur des petits et des grands. C'est aussi de la Grand-Place que commence le quartier du Vieux-Lille.

La Vieille Bourse à Lille
La Vieille Bourse de Lille
La Vieille Bourse de Lille

Aujourd'hui rendez-vous des bouquinistes (tous les après-midi sauf le lundi) et des amateurs de tango (de juillet à septembre), cette galerie à colonnes était un haut lieu de commerce de la ville. Lille confia au maître maçon Julien Destrée la construction d'une Bourse, à côté de la Grand-Place, qui servait de lieu de négoce aux marchands. Erigée au milieu du XVIIe siècle, la Vieille Bourse fut rénovée en 1985 en respectant scrupuleusement le style Renaissance flamande, comme en témoignent les magnifiques fenêtres décorées. Parmi les motifs de décoration de cet édifice à tendance baroque, on peut observer les cornes d'abondance, les têtes de léopard, les têtes d'enfant ou encore celle du roi Midas flanquée de deux oreilles d'âne. Les lions de Flandre témoignent de l'appartenance de Lille aux Pays-Bas à l'époque. Quatre portails monumentaux mènent vers le cloître et la cour intérieure, où la statue de Mercure, surplombant le campanile, rappelle la fête annuelle des dentellières.

Centre historique minier de Lewarde
La station touristique du Valjoly
Oise
Cathédrale Saint-Pierre à Beauvais
Cathédrale Notre-Dame-de-Senlis
Palais impérial de Compiègne
Château et parc de Chantilly
Château de Pierrefonds
Pas-de-Calais
Les beffrois
Le beffroi de la Chambre de Commerce - Lille
Le beffroi de la Chambre de Commerce - Lille

En juillet 2005, les vingt-trois beffrois situés au Nord de la France et le beffroi de Gembloux, en Belgique, ont été inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco. Construits entre le XIe et le XVIIe siècle, ils illustrent les styles architecturaux roman, gothique, Renaissance et baroque. Ils constituent des symboles hautement significatifs de la conquête des libertés civiques. Par opposition au donjon (symbole des seigneurs) et au clocher (symbole de l'Eglise), le beffroi, troisième tour du paysage urbain, représentait le pouvoir des échevins. Au fil des siècles, il est devenu le symbole de la puissance et de la prospérité des communes. A travers leur édification la commune cherche à traduire la preuve matérielle de son pouvoir, de sa puissance et de son indépendance nouvellement acquise. Mais, au-delà de son aspect symbolique, le beffroi a une utilité pratique et remplit diverses fonctions : tour de guet, salle des cloches, arsenal, corps de garde, lieu de réunion échevinale, prison, tribunal, archives... A cette époque, les villes voient le jour grâce aux marchands, qui installent des entrepôts. Ceux-ci deviennent vite des lieux de foires permanents qu'il faut protéger contre les attaques des pillards. Là-haut, on place un guetteur chargé de surveiller les alentours et de donner l'alerte en cas de danger. Son organisation est toujours similaire : la tour repose sur une cave surmontée d'une prison. A l'étage, une salle accueille les réunions du conseil municipal. De la bretèche, petit balcon placé sur la façade, se font les proclamations au peuple. Au-dessus, près de l'horloge, est installée une loge pour le guetteur. C'est aussi dans le beffroi que sont conservées les richesses et l'artillerie communales.

Parmi ces beffrois, six sont situés dans le Pas-de-Calais

Aire-sur-la-Lys. Surplombant l'Hôtel de Ville, il a été reconstruit en 1924 après l'incendie ravageur de 1914. Le premier beffroi datait du XIVe siècle. Du haut des 236 marches, le point de vue est impressionnant ! Visite réservée aux plus de 12 ans pour des raisons de sécurité, les samedis à 15h d'avril à septembre, ainsi que les mardis et jeudis en juillet et août. Tarif 3 €.

Arras. Âgé de plus de 500 ans, le beffroi d'Arras (75 m) a connu deux ruines, en 1832 et à la Grande Guerre. Rénové en 2005, il associe à présent la pierre et le béton. A son sommet à 55 m de hauteur trône le lion d'Arras. Le beffroi a été élu monument préféré des Français par les téléspectateurs en 2015. Visite libre tous les jours (fermeture le midi), 3,10 € avec montée en ascenseur puis 40 marches pour arriver en haut.

Béthune. Seul au milieu de la Grand-Place, le beffroi rythme la vie des Béthunois depuis le XIVe siècle avec l'un des plus beaux carillons de la région. A son sommet est perché un dragon doré. Reconstruit dans les années 1920, il s'illumine d'une mosaïque colorée tous les soirs. En 2017, il va subir des travaux de rénovation et sera de nouveau accessible aux visiteurs pour l'été 2018.

Boulogne-sur-Mer. L'ancien donjon comtal de la fin du XIIe siècle devient beffroi en 1230. Sa construction serait attribuée à Renaud de Dammartin, comte de Boulogne de 1191 à 1214. Suite à un incendie en 1712, sa flèche est remplacée par une tour octogonale. Visite libre du rez-de-chaussée entre 8h et 18h et visite jusqu'au haut possible seulement l'été.

Calais. Soutenu par une ossature en béton armé, technique novatrice au début du siècle, le beffroi de Calais, qui s'élève à 72 m au-dessus de l'Hôtel de Ville, a été bâti pour symboliser l'union des communes de Saint-Pierre et Calais. Visite du mardi au dimanche de 10h à 12h et de 14h à 17h30. Tarif : 5 €.

Hesdin. Construit au XVIe siècle, l'Hôtel de Ville est coiffé d'un beffroi, restauré en 1875, qui mesure 70 m de hauteur. Il ne se visite pas pour l'instant pour des raisons de sécurité mais une étude est en cours pour l'ouvrir au public.

Le marais audomarois

Le marais audomarois, c'est une cuvette marécageuse de 3 600 ha répartis sur 14 communes. Étangs, prairies, petites parcelles maraîchères et fossés s'imbriquent dans un mélange intime de terre et d'eau pour former des paysages incomparables. Cette mosaïque exceptionnelle est le résultat du travail de l'homme au fil des siècles. Au tout début de son existence, la province des Morins constitue un paysage de marécages à l'état sauvage. C'est une île déserte entre rivières et mer. Au VIIIe siècle, des moines bénédictins établissent un monastère : l'abbaye de Saint-Bertin. Ils cherchent à développer le commerce par voie d'eau et font creuser un premier canal vers la mer. Les premiers marais cultivables sont alors formés au nord et à l'est de la ville de Saint-Omer au XIIe siècle. Du XVe au XIXe siècle se poursuit l'aménagement des marais grâce à la technique de poldérisation importée de Hollande. On y cultive la pomme de terre, le navet, l'oignon jaune et rouge, le poireau, le céleri, l'artichaut, les choux, les fraises ou encore l'endive. La spécialisation sur le chou-fleur, culture particulièrement adaptée au marais, s'amorce au XVIIIe siècle.

Mais le marais n'est pas seulement un espace agricole, c'est aussi un espace de vie extraordinaire pour les promeneurs, à pied ou en barque et un véritable paradis pour les pêcheurs... Il est habité d'une faune et d'une flore remarquables, sans compter de merveilleux villages pittoresques qui méritent le détour : Salperwick, Tilques, Serques, Clairmarais, Moulle et Houlle. Il subsiste dans cette région un mythe populaire, celui de la sorcière Marie Groëtte, qui hante les marais et les cours d'eau. Représentée avec le groët (fourche à quatre ou cinq dents recourbées), elle avait pour but d'éloigner les enfants de ces endroits dangereux. La ville d'Arques a honoré cette sorcière en créant un jacquemart à son effigie, qui trône sur l'Hôtel de Ville.

Le bassin minier

Le bassin minier a longtemps été lié à l'histoire de la mine. L'exploitation du charbon dans la région remonte à 1720 lors de la découverte de charbon à Anzin, dans le Nord. Jusqu'en 1990, une zone de 120 km de long sur 12 km de large à cheval sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, représentant 10 % de la superficie régionale, sera exploitée. A ce jour, les habitants ont hérité de ce paysage spécifique transformé par l'homme et de cette culture spécifique ch'ti qui fait leur fierté. Plus de 700 cités minières, les fameux corons chantés par Pierre Bachelet, une dizaine de musées et quatre fosses sont visitables aujourd'hui, sans oublier les impressionnants terrils, monts créés par l'homme sur lesquels la végétation prend aujourd'hui ses aises et où vous apprécierez faire de la randonnée, du VTT, des nombreux trails qui voient le jour, et même du ski (à Noeux-les-Mines).

Les deux caps
Plage du Cap Gris-Nez
Plage du Cap Gris-Nez

L'un des plus majestueux paysages maritimes du Pas-de-Calais est sans conteste le site des deux caps. Le cap Blanc-Nez se trouve sur la commune d'Escalles, petit village niché dans un merveilleux vallon, situé à 10 km au sud de Calais et à 23 km au nord de Boulogne-sur-Mer. Le site impressionne par sa vue imprenable sur d'interminables plages surplombées par des falaises culminant à 133 m. Ces falaises et collines crayeuses, dont les parties sommitales sont pourvues d'un sol pierreux, ont conservé une lande herbeuse particulièrement liée aux embruns salés transportés par les vigoureux vents du nord et de l'ouest. Les pelouses herbeuses voisinent avec les cultures et les cratères de bombes de la Seconde Guerre mondiale. Le site du cap Blanc-Nez est caractérisé par une grande diversité floristique. C'est en effet le seul coteau calcaire en façade maritime du Pas-de-Calais. Cette originalité se traduit par des plantes halophiles sur la falaise : le chou marin (ancêtre des choux cultivés) en est certainement le plus représentatif. Les amoureux du grand air peuvent suivre le circuit balisé longeant les falaises jusqu'au Dover Patrol, point culminant du cap, où est érigé un obélisque en hommage à cette fameuse patrouille de Douvres chargée durant la guerre 1914-1918 de draguer et de surveiller le détroit du Pas-de-Calais. De là-haut, la vue sur les côtes anglaises, qui paraissent parfois si proches, est superbe tout comme les couchers de soleil.

Plus au sud se situe son frère, le cap Gris-Nez, au bout duquel se dresse un phare dont la portée est de 50 km. Le centre régional d'opérations de sauvetage en mer (Cross) y surveille le trafic de la Manche, l'un des plus denses du monde (environ 500 bateaux par jour). Le cap Gris-Nez est constitué de terrains d'âge jurassique. Depuis la plage, une coupe transversale dans la falaise permet d'observer l'organisation générale des couches géologiques truffées de fossiles de plus de 150 millions d'années. Il offre une halte privilégiée pour de nombreuses espèces d'oiseaux migrateurs. La vue sur la baie de Wissant et le Blanc-Nez est tout simplement splendide et invite à la rêverie le long des multiples chemins de randonnée.

Le musée du Louvre-Lens
Somme
Cathédrale Notre-Dame à Amiens
Château fort de Rambures
Jardins de Valloires
Domaine du Marquenterre
Baie de Somme

Immensité d'eau, de végétaux et de sable, modelée par mille nuances de lumière, la baie de Somme surprend tout d'abord par sa taille : elle s'étend sur près de 7 2000 ha, formant un trait d'union majestueux entre ciel, terre et mer. En bordure de Manche, la baie de Somme dessine dans le littoral picard une vaste échancrure d'eau, de sable et d'herbes sauvages, et offre, selon les marées et les saisons, une multitude de paysages. C'est le plus grand estuaire du nord de la France, autour duquel se déploie un paysage très varié : dunes, falaises, plages de galets, marais, etc. Les modes de visite y sont variés et parfois originaux : dans une locomotive à vapeur, dans une pirogue polynésienne ou en participant à la course à pied de la Transbaie... Paysage aux mille visages, la baie de Somme reste toutefois un milieu fragile et des mesures de préservation du site ont été mises en place. La richesse de sa flore, de sa faune et de ses paysages a valu aux lieux, en 2011, le titre de Grand site de France.

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