Au sud du Massif central et au centre du triangle Toulouse/Clermont-Ferrand/Montpellier, ce département couvre approximativement l'ancienne province du Rouergue. Autour de Rodez avec sa cathédrale et le musée Soulages, et de Millau et son viaduc, qui voit passer l'autoroute A75 perchée au-dessus de la vallée du Tarn, c'est l'un des plus grands de France métropolitaine (8 700 km2). Terroir verdoyant de moyenne montagne, l'Aveyron déploie des paysages grandioses où pâturent les troupeaux. Les Grands Causses calcaires, les Rougiers de terre rouge et les marnes sont autant de formations géologiques typiques de ce pays où les hauts plateaux rocheux sont entaillés de vallées profondes par les rivières Truyère, Lot, Aveyron et Tarn. Il y a l'Aubrac volcanique et granitique, les monts et lacs du Levézou, le rougier de Camarès, le Larzac et ses brebis, les gorges du Tarn, le vallon viticole de Marcillac. Vous en prendrez plein la vue ! Parmi les villages de caractère, on peut citer Laguiole, à près de 900 m d'altitude, en Aubrac, où l'on fabrique le fromage au lait cru et les couteaux artisanaux du même nom. Sur les terres d'Aveyron, les sites animaliers ne manquent pas : Micropolis, cité des insectes, sur le Lévézou, le parc animalier de Pradinas, le Jardin des Bêtes de Gages (Montrozier), le Reptilarium du Larzac, Pastoralia, dédié au monde des brebis et de la vie pastorale (Saint-Affrique), ou encore la Maison de la Cabrette et des Traditions. Et sur la table : l'aligot, le roquefort, les tripoux, l'estofinado, la soupe au fromage, le gâteau à la broche, la flaune de Millau...

Les lieux incontournables de l'Aveyron

Quand partir en Aveyron ?

Ici passe le chemin de Compostelle qui voit défiler des pèlerins toute l'année et de très nombreux sentiers de randonnée qui dévoilent de magnifiques paysages. Mais c'est l'été qui est la haute saison touristique. Tous les établissements sont ouverts, le camping est possible, même sur les plateaux, les animations culturelles et les fêtes des villages sont nombreuses. La transhumance en Aubrac, particulièrement, donne lieu à de belles fêtes. Tourisme rural, tourisme vert, tourisme culturel et activités de plein air, l'Aveyron vous offre un bol d'air pur et de verdure, d'authenticité et de paysage aux quatre saisons. Il serait dommage de se cantonner à la haute saison touristique estivale. Le printemps est de toute beauté, qui voit les plateaux et leurs pâturages fleurir et l'automne qui colore les forêts. Même l'hiver a ses attraits. Les paysages et l'air sont d'une grande pureté et il y a toujours une petite adresse de pays ouverte à l'année pour vous accueillir avec chaleur car ne nous y trompons pas, il fait alors très froid dans les causses. Fin octobre, c'est le Festival des Templiers, l'un des plus grands rassemblements de trailers du monde dans le cadre somptueux des grands causses. Des amateurs de course à pied de tous pays se mesurent sur des itinéraires plus ou moins périlleux et vertigineux.

Comment partir en Aveyron ? Nos conseils & astuces

Photos de l'Aveyron

Découvrir l'Aveyron

Les immanquables

Riche de paysages et de patrimoines, hériter du Rouergue et de son époque médiévale, l'Aveyron est un pays où nature et histoire se mélangent en parfaite harmonie. De nombreux sites naturels et culturels sont à visiter. Chacun trouvera chaussure à son pied puisqu'il vous sera proposer randonnées, excursions, détente, activités sportives...

Aveyron
Belcastel
Château de Belcastel.
Château de Belcastel.

Avec dix villages classés " Plus Beaux Villages de France " parmi les cent cinquante-deux répertoriés, l'Aveyron est en pole position des départements français. Belcastel est de ceux-là, jamais lieu n'a été aussi bien nommé. A l'ouest de Rodez, Belcastel est un des châteaux les plus remarquables du département. Cette forteresse du XIe siècle est fixée aux gorges de l'Aveyron, une partie réduite et sauvage, verdoyante et escarpée. La plus belle vue sur le site s'offre depuis le chemin qui longe le cours d'eau en amont, via des routes vraiment pas très larges, on l'aura rejoint par le hameau de Mayran et suivi en descendant vers la rivière. Lové au fond de la vallée, le village, dissimulé aux regards jusque-là, apparaît soudain dans un coude de la rivière. Les berges sont étroites, le château situé sur une petite terrasse en hauteur, possède des murailles se confondant presque avec les rochers. D'abord tour quadrangulaire, puis enceinte fortifiée sur laquelle s'appuient des corps de logis et des tours rondes, les constructions s'étalent en palier, donnant à la demeure des seigneurs de Saunhac une silhouette élancée, ceinte d'un fossé. Le plus admirable, c'est sans doute la restauration dont le château a fait l'objet, grâce au travail d'un architecte de renom, Fernand Pouillon, qui avait racheté l'édifice au groupe rock d'Eddy Mitchell "  Les Chaussettes Noires  ". Installé sur la rive exposée au midi, tout le village a repris son aspect d'antan  : façades de pierres blondes ou brunes, galeries couvertes, rues pavées de galets et vieux pont de pierre roman au-dessus de la rivière Aveyron, rien ne dépare ce très bel ensemble. Le site est réputé pour son cadre mais aussi pour sa gastronomie grâce à deux restaurants incontournables dans la région.

Conques et le vallon de Marcillac
Le village de Conques.
Le village de Conques.

Au nord de Rodez, la route longe la vallée du Dourdou, s'élargit et bifurque à l'assaut des hauteurs qui dominent les gorges de l'Ouche. Il faut la suivre jusqu'au parking recommandé situé au sommet du village, ne serait-ce que pour la vue dominante qui s'ouvre alors sur le site. Ces quelques maisons aux toits de lauzes forment un arc de cercle autour de la plus belle abbaye romane non seulement du département mais de la région. Sachez-le, Conques est l'un des sites les plus visités de la région Midi-Pyrénées. Régulièrement, lors de visites en France d'invités de marque, il n'est pas rare que le village soit une étape obligée. Construite entre le XIe et le XIVe siècle, Conques doit sa beauté particulière à l'utilisation harmonieuse du calcaire jaune, du grès rose et du schiste bleu gris. En perspective cavalière, les toits de l'abside et des absidioles forment un dessin régulier, de face, on aborde une partie majeure de l'abbatiale, un tympan sculpté où cent vingt-quatre personnages composent la scène du Jugement dernier autour du Christ. L'intérieur est élancé et dépouillé, mis en valeur par des vitraux qui suscitèrent bon nombre de commentaires. En 1987, l'Etat en a confié la réalisation au peintre Pierre Soulages. Ce chef de file de l'expressionnisme lyrique est né à Rodez puis a vécu à Montpellier avant de s'installer définitivement à Paris. L'artiste connu pour ses tableaux noirs a conçu des surfaces de verre blanc, dépolies et séparées en bandes alternées par de baguettes noires, qui rendent un éclairage diffus convenant parfaitement à la sobriété des lieux. Cette ambiance volontairement épurée contraste avec la richesse du trésor de Conques. Autre intérêt majeur du site  : les reliques de sainte Foy, sur le chemin Saint-Jacques, ont été vénérées avec ardeur et firent l'objet de dons, les moines les employèrent à la constitution d'un reliquaire somptueux, d'or et de pierres précieuses, représentant la sainte en majesté - assise sur un trône. Il est la pièce majeure de ce trésor constitué d'objets précieux, de tapisseries et de pierres sculptées. Les reliques de la sainte reposaient à Agen jusqu'en 866 environ, date à laquelle un envoyé de Conques camouflé en gardien du temple les déroba. Cet " agent secret " des moines de Conques agit-il pour soustraire l'objet sacré à la rapacité des Normands ou tout simplement pour l'intérêt de sa communauté ? Quoiqu'il en soit, la sainte se mit alors à produire des miracles qui contribuèrent à faire de Conques un lieu de pélerinage très important.

En remontant le cours du Dourdou vers le sud, la route entre dans le vallon de Marcillac. Les eaux charrient une terre rouge, correspondant à la période géologique du Permien - sa coloration si particulière provient de l'abondance des oxydes de fer qu'elle recèle - la même qui fait la terre et teinte les maisons. La vallée va en s'élargissant, mais ses pentes restent escarpées. Elles demeurent d'ailleurs célèbres pour porter encore les terrasses de vignes produisant le fameux vin de Marcillac, ce vin unique composé presque exclusivement d'un cépage lui étant propre, le mansois (ou fer servadou). Ainsi, les villages tous dédiés à cette culture et à celle des vergers bâtirent leurs maisons sur des caves fraîches, à demi enterrées dans le roc. Les belles maisons, ici et là, appartenaient aux riches familles de Rodez qui venaient jadis dans le vallon assister aux vendanges. Les temps ont changé, mais le vin reste et se bonifie, par l'action de ses vignerons opiniâtres. A ne pas rater le village de Grand-Vabre avec sa chapelle de Dadon, une des plus anciennes du département, qui remonterait au VIIIe siècle.

Espalion et la vallée d’Olt  
Le Palais Vieux et le Pont Vieux - Espalion
Le Palais Vieux et le Pont Vieux - Espalion

Au nord-est de Rodez, avant de s'enfoncer dans les gorges qu'il a creusées entre Estaing et Entraygues, le Lot coule dans une vallée adossée au versant sud de l'Aubrac. En amont, entre Saint-Laurent et Espalion, la rivière porte toujours son ancien nom d'Olt - on retrouve curieusement ce nom en Roumanie où il est porté par le deuxième plus grand fleuve du pays, affluent du Danube - dont on présume de l'origine celte. Ici les fraises, cultivées jusqu'aux années soixante, étaient parmi les plus réputées de France. De petites maisons à flanc de colline, anciens pressoirs et resserres, témoignent, avec les terrasses et les murets encore visibles, de la culture de la vigne présente dans le paysage jusqu'à ce que la prime à l'arrachage sonne le glas de cette culture. Aujourd'hui, l'élevage bovin est l'activité reine. On trouve aussi des troupeaux de brebis et des champs de céréales (quelques moulins modernisés continuent à moudre le grain), le miel a aussi sa part. Si la transhumance des vaches est bien connue, celle des abeilles existe aussi, de préférence de nuit, entre les garrigues méditerranéennes et le pays d'Olt. La forêt de chênes, de châtaigners, de hêtres, est omniprésente autour des cultures et des pâturages, Tantôt large, tantôt resserrée - ce qui a permis d'y installer des barrages de basse chute tels que Castelnau-Lassouts, Golinhac -, la vallée d'Olt égraine les beaux villages comme des perles autour de son cours, Saint-Laurent, Saint-Geniez, Sainte-Eulalie, Saint-Côme - avec son étrange clocher en vrille. Ces villages d'Olt ont longtemps tiré de l'eau une partie de leurs activités, de la tannerie à l'industrie drapière, en passant par la mouture des céréales. Estaing, à quelques kilomètres an aval, mérite le détour pour ses ruelles et son château. Notez que, la famille d'Estaing - à laquelle appartenait un évêque, un cardinal et un vice-amiral qui s'illustra dans la guerre d'Indépendance des Etats-Unis aux côtés de l'amiral de Grasse - a profondément marqué l'histoire du département.

Villages préservés, ils forment des ensembles architecturaux homogènes et singuliers, comme Saint-Côme bâti autour de son clocher flammé. Située à la jonction du Causse comtal, de la montagne et du Pays d'Olt, Espalion s'est développé sous la protection du château de Calmont-d'Olt. Ensuite, la ville a vécu du commerce, de la transhumance et de son industrie drapière. Son pont, point important sur la route de Saint-Jacques, enjambe le Lot face à un bel hôtel Renaissance. Comme alors, Espalion s'avère encore une cité vivante, agréable à vivre, qui fut, et ce n'est pas sa moindre originalité, la patrie des deux géniaux inventeurs du scaphandre de plongée autonome, un appareil dont Jules Vernes s'inspira, pour l'équipement du capitaine Némo, dans son roman "  20 000 lieues sous les mers  ". Le musée du Scaphandre consacré à l'invention est d'ailleurs étonnant. A ne pas rater, également, à quelques kilomètres d'Espalion, l'église romane de Perse. Considérée comme la capitale du jeu de quilles de huit en Aveyron, Espalion détient, sur son esplanade longeant le Lot, une statue qui représente un quilleur exprimant toute l'importance apportée à cette discipline dans la ville.

La Couvertoirade 

A l'extrême sud-est du département, au coeur d'un paysage minéral en plein Causse du Larzac, La Couvertoirade s'impose comme un impressionnant exemple d'architecture défensive, resté dans un parfait état de conservation. Le village, qui passa aux mains des Templiers au XIIe siècle, dépendait de la commanderie de Sainte-Eulalie-de-Cernon et fut fortifié au milieu du XVe siècle. L'ensemble médiéval semble avoir été préservé de toute évolution récente par ses murailles intactes. Vous pénètrerez dans l'enceinte par l'ancienne porte fortifiée, les ruelles se croisent et passent parmi les maisons des XIVe et XVe siècles, devant les beaux hôtels du XVIIe siècle. On a une belle vue d'ensemble depuis les courtines des remparts, le village est dominé par l'ancien château, en partie détruit, et par l'église du XIVe siècle, à laquelle on accède par un escalier taillé dans la roche. Sur le côté, le petit cimetière primitif montre un ensemble de stèles discoïdales. Ces stèles font l'objet d'études et connaissent leur spécialiste, Robert Aussibal, un auteur qui officia aussi aux caves de Roquefort. Mystérieuse dans le calme de l'hiver, austère sous la neige, La Couvertoirade s'éveille au printemps d'échoppes et de boutiques qui lui donnent un air de foire médiévale. Bien que ce site ne soit pas la commanderie des lieux des Templiers qui occupaient le Larzac, il reste probablement celui qui en a conservé toute sa force.

Laguiole et l’Aubrac  
Aubrac.
Aubrac.

Au nord de l'Aveyron, les paysages de l'Aubrac laissent un sentiment d'infini et de plénitude. Ce massif volcanique qui précède ceux de l'Auvergne est constitué de reliefs émoussés et de plateaux. Les pâturages et les forêts alternent, l'Aubrac est parcouru des drailles, ces chemins en creux, délimités par des murets de pierre, qu'empruntaient les troupeaux en transhumance. De ses hauteurs dévalent les boraldes, les ruisseaux qui se jettent, au Sud, dans le Lot. Au blanc de l'hiver succèdent l'éclat du printemps et la lumière de l'été. L'Aubrac est le pays des burons, les maisons de vachers, et des troupeaux de vaches aubrac, cette bête à la robe couleur miel et aux yeux ourlés de noir. Ponctuant ces terres arides mais riches d'une flore unique, quelques villages de montagne et le bourg de Laguiole.

Le village, au centre de laquelle trône la statue lassive d'un taureau de bronze revit par la réputation qu'ont acquise ses couteaux à cran forcé, héritiers des couteaux paysans. Laguiole est maintenant presque aussi renommée pour son savoir-faire que pour sa gastronomie, la viande de boeuf aubrac est classée en Label Rouge, la tome de Laguiole et l'aligot parfument les tables les plus réputées, sans parler des chantres cuisiniers de ce pays, les triplement étoilés Bras père et fils. Mais si vous demandez votre chemin, sachez que la prononciation locale "  mange  " le "  g  " de Laguiole, qui se prononce donc "  Laïole  ".

Les gorges de la Dourbie et les Raspes  

Longue de 78 km, la Dourbie, qui prend sa source sur le massif de l'Espérou, doit son nom au village de Dourbies (dans le Gard) qu'elle arrose avant de continuer par Saint-Jean-du-Bruel, le bassin de Nant (au sud-est du département), dénommé Jardin du Rouergue, où elle s'adjoint les eaux du Durzon pour s'écouler dans une gorge profonde dissociant le Larzac du Causse noir, avant de filer vers des villages perchés comme Cantobre ou Saint-Véran pour prolonger sa route par La Roque-Sainte-Marguerite, situé entre les chaos rocheux du Rajol et celui de Montpellier-le-Vieux... Alors que Saint-Jean-du-Bruel, jadis très connu pour son artisanat, détient grâce à Noria, un espace pédagogique et touristique attrayant dédié à l'eau, Nant témoigne du travail de bénédictins de ses moines avec l'église abbatiale de Saint-Pierre (XIe et XIIe siècles) et ses allures extérieures de forteresse. En parvenant à Millau, la Dourbie se jette ensuite dans le Tarn. Les gorges de la Dourbie se visitent en voiture, en vélo ou par la pratique d'un sport d'eau vive ou du vol libre... A l'ouest de Millau, le Tarn s'engage dans des défilés moins connus que ceux du Rozier, ce passage très encaissé, nommé les Raspes, commence vers Saint-Rome-du-Tarn, un vieux bourg naguère fortifié profitant de sa situation pour amener à lui une partie de la manne touristique, et va en se rétrécissant dans la direction de Brousse-le-Château, la faune y est riche et les paysages sauvages, faits de fourrés et de pierres grises qui forment bientôt des falaises.

 Les gorges de la Truyère  
Les gorges de la Truyère
Les gorges de la Truyère

Dans sa descente vers le sud afin de fusionner avec le Lot, dont elle est le principal affluent, la Truyère a creusé, au nord du département de l'Aveyron, des gorges de grandes profondeurs entre les monts du Cantal et le plateau de l'Aubrac, esquissant des panoramas sauvages et sublimes. La rivière s'élargit au barrage de Sarrans. Les éminences environnantes se reflètent alors sur la surface d'un magnifique lac de retenue. Sur la rive gauche, la Viadène (extrémité occidentale de l'Aubrac) constitue, avec ses paysages de futaies et de prairies, un balcon vers le Plomb du Cantal, avant-poste du parc des volcans d'Auvergne. Le village médiéval d'Entraygues-sur-Truyère, qui signifie littéralement "  entre deux eaux  ", peut constituer un excellent point de départ pour une flânerie sur ce territoire. Avec ses maisons du XVe et XVIIe et son superbe pont de pierre sur la Truyère, le bourg sait se montrer pittoresque. De nombreuses activités de loisirs sportifs se pratiquent dans cette contrée où la nature demeure préservée, que ce soit à partir d'Entraygues ou de Mur-de-Barrez, plus au nord, dirigeant son attention vers le Cantal. A proximité, le site du château de Valon offre de belles perspectives sur les gorges. Dans ce petit pays, les traditions pâtissières locales ont su rester tenaces, avec par exemple, la tarte "  encalat  ", au fromage blanc sucré ou le "  picaussel  ", gâteau sucré-salé aux fines herbes et aux pruneaux.

Le lac de Pareloup  
Millau et son viaduc  

Au confluent du Tarn et de la Dourbie, Millau est une ville méditerranéenne où il fait bon vivre. Seule ville d'Europe de plus de 20 000 habitants à se trouver dans un parc naturel régional et sous-préfecture du département, Millau draine une population importante venue des alentours pour travailler dans la ville. En été, elle augmente de façon très sensible sa population vu sa situation ouvrant sur les gorges du Tarn et de la Dourbie. Millau est agréable, les platanes bordent le boulevard qui ceinture la vieille ville à l'emplacement exact des anciens remparts aujourd'hui disparus, ils protègent d'une ombre douce les terrasses de cafés. Sa situation particulière et protégée lui a valu un peuplement rapide et une croissance autour de deux activités liées à l'eau. La première est la poterie, en face de la ville actuelle, le site de La Graufesenque a été l'un des centres potiers les plus importants du monde romain. Sur 150  ha, le site a donné lieu à des fouilles fructueuses, pouvant se visiter, et fournit la matière à une exposition très complète au musée de Millau. La deuxième activité semble s'être développée dès le XIIe siècle. Les troupeaux de brebis élevés sur le Causse ont procuré aux mégisseries de la ville des peaux de belle qualité servant à la confection de gants. Toutes les étapes de fabrication sont, aussi, évoquées au musée de Millau et quelques fabricants perpétuent les gestes de la ganterie traditionnelle. Le métier a évolué en se diversifiant vers la fabrication de vêtements et de maroquinerie, ce qui fait encore de Millau une capitale du gant et du cuir. Mais la ville est aussi une sportive qui met à profit un environnement superbe. Le viaduc de Millau, le plus haut pont haubané du monde, enjambe la rivière Tarn. Il permet à l'autoroute A75 de relier directement le Larzac en évitant les traditionnels "  bouchons  " de l'été.

Initié dès 1989, il faudra attendre le choix du projet de l'architecte britannique Norman Foster en 1996, et le lancement de l'appel d'offres pour la construction et la concession du viaduc, début 2000, pour voir les choses s'accélérer. De décembre 2001 (pose de la première pierre), à décembre 2004 (inauguration par le président de la République Jacques Chirac et ouverture à la circulation), les ouvriers n'ont pas chômé. Controversé au début - impact sur l'environnement et le paysage, effet négatif sur l'économie locale par perte du trafic de passage -, toutes les critiques ou presque disparurent face à cet ouvrage d'art exceptionnel, discrètement inscrit dans le paysage et d'une beauté à couper le souffle. Et l'exploit technique demeure  : 85 000 m3 de béton, un pylone-porte hauban culminant à 340 mètres, un tablier large de 32 mètres et long de 2 460 mètres. Une aire d'autoroute, proche du viaduc permet un point de vue sur cet ouvrage exceptionnel. Loin d'écarter les touristes, le Viaduc donne aujourd'hui une occasion supplémentaire de faire le voyage pour contempler ce qui restera le premier monument d'ampleur nationale du IIIe millénaire. De Paris à la Méditerranée, l'A75 offre aujourd'hui le trajet le plus rapide et le moins onéreux avec la traversée de l'Auvergne, du Gévaudan, du Rouergue et du Languedoc jusqu'aux rivages de la Méditerranée.

Najac  

Un site, une forteresse, une bastide. A l'extrême ouest aveyronnais, Najac réunit les trois à la fois. Un joyau de l'art militaire, une forteresse au système de défense complexe qui intègre également l'église Saint-Jean - XIIIe et XIVe siècles - construite par les Dominicains. Sous les comtes de Toulouse, Najac fut la capitale du Bas-Rouergue. La longue rue principale du village situé sur une crête domine largement la vallée et les méandres de l'Aveyron, de là, la vue porte sur les corniches de grès des rougiers et les arêtes rocheuses du Ségala. Le village s'étire entre le château et la place du marché. A l'ouest, le château royal - XIIe et XIIIe siècles - qui se visite. A l'est, le bourg et la bastide s'étendent jusqu'à la place sur l'arête rocheuse. Au milieu, quelques maisons médiévales - XIVe et XVe siècles -, une fontaine monolithe.

Rodez  
Vue générale de Rodez
Vue générale de Rodez

Cité capitale depuis deux millénaires, Rodez occupe depuis lors une butte étroite sur laquelle la ville s'est ramassée, elle a enfin sauté la vallée de l'Auterne grâce au viaduc et rassemble autour d'elle les villages alentours qui forment maintenant sa banlieue. Capitale des Ruthènes (tribu gauloise qui a donné son nom aux habitants actuels, les Ruthénois), son sous-sol révèle régulièrement des pièces archéologiques intéressantes. Ainsi sous l'actuelle place de la Mairie, s'élevait un forum gallo-romain dont on peut voir encore quelques vestiges. De même, sur les boulevards, non loin du parking souterrain des remparts, subsistent des murs de fortifications. La ville s'étend et s'est modernisée au sortir des années cinquante en attirant à elle industries et administrations, elle avoisine aujourd'hui les 26 000 habitants. On la visite avant tout pour son patrimoine culturel fort riche. La cathédrale au clocher si haut - 87 m - c'est le signe distinctif de Rodez, d'où qu'il arrive, le visiteur l'aperçoit et la prend en ligne de mire pour grimper à l'assaut de la ville. A l'ombre de cet édifice grandiose, la ville ancienne s'est épanouie. La construction de cette cathédrale de dimensions impressionnantes s'est étalée du XIIIe au XVIe siècle, le résultat  : une imposante forteresse de grès rouge à l'intérieur gothique. La visite de la vieille ville est jalonnée de palais, d'hôtels particuliers, de maisons bourgeoises à l'architecture remarquable du XIVe au XVIIe siècle. Les places centrales sont bordées de ces immeubles à colombages, à fenêtres à meneaux, aux façades sculptées, aux galeries surplombantes. Le chef-lieu du département n'en est pas moins une ville vivante par son commerce, ses industries, sa vie culturelle... Ainsi l'animation de ses marchés hebdomadaires et le musée Soulages inauguré en 2014 ne sont que le reflet de sa position de capitale régionale, qui va de l'avant sans oublier ses racines.

Le chaos de Montpellier-le-Vieux et le Causse noir  
Sauveterre-de-Rouergue  

Parfait exemple de la construction d'une bastide médiévale royale, au coeur du plateau du Ségala (au sud-ouest de Rodez), Sauveterre-de-Rouergue, fondée au XIIIe siècle, s'est déployée selon un plan en damier régulier. Son relatif endormissement en a préservé les caractéristiques et des restaurations bien menées lui ont rendu sa beauté. Sauveterre se présente sous la forme d'un quadrilatère fortifié, dont une douve est encore en eau, une de ces tours se dresse toujours dans le prolongement de la muraille et l'on pénètre dans l'enceinte comme autrefois, par l'une des quatre portes. Les rues principales, rectilignes, conduisent à la place centrale pavée et son puits central, ce grand rectangle bordé de maisons de belle apparence. Elles avancent sur la place et forment des couverts qui servaient autrefois de halles, certaines se distinguent par des façades à colombages. L'église, comme souvent dans les bastides, était à l'origine hors des murs et a été déplacée dans l'un des quartiers de l'enceinte, au XVIe siècle. La visite est d'autant plus plaisante que Sauveterre a su non seulement tirer parti de son patrimoine architectural que de son artisanat de qualité qui suscite toujours autant l'intérêt. La ville abrite d'ailleurs de nombreux ateliers : coutellier, maroquinier, laqueur...

 Roquefort  
Cave d'affinage de roquefort
Cave d'affinage de roquefort

A l'ombre du Combalou, le village de Roquefort-sur-Soulzon tout entier est dévolu à la production fromagère. Au sud de Millau, l'intérêt de la visite ne réside pas dans l'architecture apparente de lieu mais bien dans les sous-sols, dans ces caves qui seules peuvent donner naissance au Roquefort. La surface bâtie est supérieure en sous-sol qu'en surface. Aussi est-il difficile de se rendre compte, lorsque l'on arrive dans le village le plus connu de l'Aveyron, de l'importance de l'activité humaine. C'est là que la majeure partie du travail se déroule, sous terre. La légende raconte que ce fromage serait né par hasard  : un jeune berger aurait laissé son sac, contenant son repas de pain de seigle et de caillé de lait de brebis dans une grotte.

Courait-il après ses brebis ou une jeune bergère  ? L'histoire ne le dit pas  ! Il n'aurait retrouvé son casse-croûte que quelques jours après, il fut dépité de constater que le pain et le fromage avaient moisi, goûta cependant ce dernier et le trouva fort bon. Ainsi naquit la destinée de ces caves de roches aérées par les fleurines, ces fissures naturelles qui conduisent l'air du Combalou jusqu'aux fromages, sa circulation se fait grâce aux différences de températures entre l'intérieur et l'extérieur, mais de façon si fine que la température se maintient toujours entre 10°C et 11°C avec une humidité de 90 % à 95 %. Telles sont les conditions d'élaboration du roquefort, dont l'AOC décernée en 1925 fixe les critères et la zone de fabrication - une bande de deux kilomètres de long sur laquelle se trouve la localité. La visite de Roquefort ne peut se compléter que d'une visite des caves, agrémentée d'une dégustation en bonne et due forme. Dominant le village, le site dit " de la table d'orientation " permet un point de vue unique sur le pays de Roquefort. A ne pas rater : le musée archéologique.

Sévérac-le-Château  

Au nord de Millau, Sévérac, l'une des portes d'entrée naturelle du département de l'Aveyron, s'impose d'elle-même dans le paysage, elle appelle expressément la visite de son château du XIe visible de toutes parts, ne serait-ce que pour le point de vue. Celui-ci a été construit sur une éminence du plus septentrional des Grands Causses, dans une zone carrefour entre l'Auvergne et le Languedoc, Rodez et Florac d'autre part, croisement ferroviaire (depuis la fin du XIXe) mais également routier et autoroutier (depuis l'arrivée de l'A75). Le village s'est peu à peu installé sous la protection de la forteresse féodale, en témoignent de belles maisons médiévales et des façades des XVe et XVIe siècles. Trois siècles plus tard, un quartier nouveau s'est développé autour de la gare de la ligne entre Rodez et Millau. La ville actuelle garde ses deux quartiers  : le récent en bas de la colline, face à la gare, le bourg médiéval à flanc de colline jusqu'au tertre sommital où s'élève le château. Celui-ci est fait d'une vaste enceinte, en partie dégagée et de plusieurs corps de bâtiment - dont une cuisine moyenâgeuse et une façade Renaissance. Les visites en été sont commentées et enrichies d'animations en costumes, la ville organise ainsi une grande fête médiévale le premier week-end d'août. C'est sur la commune de Séverac, à 2 km à l'est du village que la rivière Aveyron prend sa source.

Sylvanès

Dans le sud Aveyron, le passé de cette commune se confond avec celui de son abbaye d'art roman. Erigée par les compagnons de Saint-Bernard, dans une vallée fertile aux doux dénivelés boisés, c'est la première abbaye cistercienne édifiée en Rouergue au XIIe siècle. Cette architecture monastique témoigne d'ailleurs d'un grand moment religieux et artistique occidental. La source d'eaux (32°C à 37°C) que détenaient, autrefois, les moines permis la création de bains, le début du XIXe siècle fut ainsi une époque florissante pour le village grâce à cette activité thermale. L'impératrice Eugénie projeta même de venir à Sylvanès faire une cure avant d'opter pour Vichy. Au milieu des années soixante-dix, sous l'impulsion de l'Association des Amis de l'abbaye de Sylvanès, la restauration de l'édifice abandonné est initiée. C'est devenu, aujourd'hui, un centre culturel pluridisciplinaire réputé proposant un festival international de musique sacrée (en juillet et août) ainsi qu'un programme de recherche, de formation, de production et de diffusion dans les domaines de la musique vocale, du théâtre, de la danse et des arts picturaux. Cerise sur le gâteau du tourisme culturel en Pays de Roquefort, l'abbaye propose neuf mois par an des activités culturelles variées et une hospitalité de grande qualité dans un cadre tout simplement formidable.

Le trou de Bozouls  
Villefranche-de-Rouergue  

A l'ouest de la préfecture rodezienne, Villefranche est la plus grande des bastides médiévales aveyronnaises, la plus impressionnante vue du ciel, aussi  : la collégiale Notre-Dame domine de sa haute silhouette les toits de tuiles rouges sagement rangés en secteurs bien organisés. En effet, la ville fut construite selon un plan préétabli par l'administration seigneuriale. Les rues à angles droits préfigurent la forme en damier des villes coloniales. La collégiale a servi de décor naturel à André Malraux pour le film que lui a inspiré la guerre d'Espagne "  La bataille de Teruel  ". La ville, qui faillit être chef-lieu du département, fut importante dès sa création, en 1252. Les quatre gâches (quartiers), établis en bordure de l'Aveyron, s'étaient déjà étendus quand la ville se protégea de remparts au XIVe siècle. Villefranche était un lieu de commerce important et un appui pour le pouvoir royal qui y avait installé le siège de la sénéchaussée et un atelier monétaire. De beaux immeubles, comme ceux qui entourent la place centrale, attestent de cette prospérité passée. La collégiale a été édifiée en bordure de cette même place et son porche très haut enjambe la chaussée comme le font les couverts. On découvre les édifices importants au fil des rues pavées qui descendent vers la rivière. L'Aveyron marquait un des côtés fortifiés de la bastide (ce mot désignait au Moyen Age une ville fortifiée). Les autres murailles ayant été construits selon le tracé de l'actuel boulevard circulaire, il est aisé de retrouver aujourd'hui encore le plan initial. De nombreux bâtiments, privés et publics, ont fait l'objet de travaux de restauration dans la plupart des rues de la bastide. L'office de tourisme propose des plans de visites très bien conçus et des visites guidées, commençant par l'ancien Pont des Consuls, construit au-dessus de la rivière en 1321.

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