La région des Pays de la Loire est un territoire qui a énormément à offrir.

Tout d'abord une richesse de paysages. Vous apprécierez la campagne façonnée par les différents cours d'eaux, ruisseaux, rivières et par la Loire, fleuve emblématique s'il en est. Vous aurez également le loisir de vous promener dans les différents marais parmi eux les deux principaux de la région que sont les marais salants de Guérande et la Brière. Mais l'atout incontestable de la région c'est avant tout 450 kilomètres de littoral, auxquels il faut ajouter l'île de Noirmoutier et l'Île d'Yeu.

Richesse culturel ensuite. Quand on parle culture, on pense immédiatement à Nantes, la grande ville de la région et même du Nord Ouest de la France. Cette ville en pleine expansion depuis plusieurs années attire de nombreux parisiens séduits par la qualité de vie. A Nantes, la culture tient le haut du pavé et l'Histoire bretonne est toujours très présente notamment au Château des Ducs de Bretagne. Autre découverte incontournable et déroutante cette fois-ci, les Machines de l'Ile, sorte de théâtre de rue avec des machines issues tout droites des univers de Jules Verne et de Léonard de Vinci. D'autres villes ont leurs attraits comme Angers, Saumur ou encore Le Mans. Les Pays de la Loire c'est aussi le Val de Loire avec ses châteaux et ses maisons troglodytiques.

Richesse culinaire enfin. Les poissons sont particulièrement à l'honneur dans la région, que ce soient des poissons d'océan ou de rivière. Les coquillages et les crustacés tiennent également une place de choix dans les assiettes. Produits phare, la civelle, ou alevin d'anguille est un produit traditionnel du pays nantais. Le département de la Sarthe est connu pour ses volailles et en Vendée, c'est le canard le champion du terroir. La région est également connue pour être le jardin de la France. En effet, il y pousse de très nombreux fruits et légumes comme la mâche, les carottes, les pommes de terre, l'asperge, les pommes, les poires, les cerises, la liste est longue... Niveau fromage le curé Nantais et le Saint-Maure sont les plus connus. Et pour les douceurs, vous rapporterez surement dans vos valises des berlingots ou des sablés.

Vous l'avez compris la région des Pays de la Loire est riche à tout les niveaux. Alors, petits ou grands, à vos guides, et bonne découverte !

Les lieux incontournables des Pays de la Loire

Comment partir dans les Pays de la Loire ? Nos conseils & astuces

Photos des Pays de la Loire

Découvrir les Pays de la Loire

Les immanquables

Le Val de Loire

30 novembre 2000. La nouvelle vient d'Australie : le Val de Loire devient patrimoine mondial de l'humanité, au titre de " paysage culturel ". Sur 280 km, de Sully-sur-Loire (Loiret) à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire), 160 communes - soient 1,2 millions d'habitants - intègrent ainsi le club très restreint des sites sélectionnés par l'Unesco, club qui comprend entre autres merveilles les Pyramides d'Egypte, l'Acropole d'Athènes ou, plus près de nous, le Mont Saint-Michel. Le classement met en lumière un paysage culturel exceptionnel, qualifié, selon les termes utilisés par l'organisme, " d'expression du génie créateur humain ". Le Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine est chargé d'assurer le développement harmonieux de ce territoire fragile, dans le respect de ses équilibres. Suivre le fil de l'eau sur ces rives fabuleuses permet de célébrer les noces de l'ardoise et du tuffeau, baignés d'une lumière incomparable. Plus qu'un fleuve, une vallée. Bien peu d'espaces naturels en France offrent une aussi grande diversité de milieux, combinant les richesses d'un patrimoine naturel, culturel et historique exceptionnel. De la Touraine à l'Anjou, des merveilles de la Renaissance aux habitats troglodytiques creusés dans le calcaire, des ruines majestueuses de Chinon au roman déployé à Fontevrault, des coteaux couverts de vignes aux turcies, élevées au Moyen Âge pour protéger les populations des débordements intempestifs, ces rivages témoignent du développement harmonieux de l'homme dans son environnement. A pied, à cheval, à vélo, en canoë ou en voiture, en prenant le temps de s'arrêter pour visiter l'un des nombreux sites qui jalonnent le parcours, ou accompagné de guides pour des sorties nature, à la découverte de la faune et la flore, la région s'apprécie de bien des façons mais avant tout, en prenant son temps !

Le Marais poitevin
Embarcadère poitevin
Embarcadère poitevin

En s'étendant sur environ 100 000 hectares, le Marais poitevin constitue la deuxième zone humide de France après la Camargue, et impose son emprise sur trois départements : les Deux-Sèvres, la Charente-Maritime et la Vendée. Il représente, de fait, une réserve biologique monumentale. Sa visite est incontournable, immanquable, inévitable, nécessaire ! Mais attention, la " cathédrale de verdure " ne s'offre pas facilement et sait garder ses secrets. Au XXIe siècle, à l'heure du net et du GPS, on peut encore s'égarer dans cette jungle bocagère qui décline son camaïeu de vert à l'infini, au travers de tunnels étroits perdus dans la végétation. La fracture dans le tapis de lentilles vertes aura tôt fait de se refermer pour vous perdre dans un chemin d'eau labyrinthique. Si l'on en croit Rabelais, son origine serait magique (à défaut d'être poétique : Gargantua se serait soulagé la vessie ici). Dans la réalité, le marais est né de la main de l'homme à partir du XIe siècle. Des moines cisterciens et bénédictins ont drainé, creusé, élevé des digues pour donner naissance à une vraie merveille, une réserve biologique incroyable. Sur ces 100 000 hectares se sont développées une flore et une faune uniques. Le marais sec, couvrant une superficie d'environ 47 000 hectares, dispute l'espace avec le marais mouillé, dont la partie la plus orientale est plus connue sous le nom de "Venise Verte". Cette dernière s'étend sur une surface d'environ 29 000 hectares. Quid des 19 000 hectares restants, me direz-vous ? Ils se composent de marais qualifiés d'intermédiaires, étant imparfaitement desséchés. Protégé de la mer par des digues, le premier présente des similitudes avec les polders de Hollande. Ce qui n'est pas un hasard, puisqu'il a été conquis sur le golfe des Pictons sous l'action des courants marins et des alluvions de la Sèvre niortaise et de ses affluents, puis, à partir du XIe siècle, lorsque les moines bénédictins entreprirent l'assèchement du marais, oeuvre qui fut achevée au XVIIe siècle par des Hollandais. Le principe est simple : les canaux drainent l'hiver et irriguent l'été. Le taux de salinité en fait une zone propice aux pâturages, puisque la végétation est composée essentiellement d'herbe. A l'est apparaît le marais mouillé, mélange d'eau et de feuillages, partie inondable située autour de la Sèvre niortaire. Véritable labyrinthe de canaux bordés de frênes, de saules et de peupliers, c'est la partie la plus captivante du marais. On y compte, en un quadrillage serré, environ 4000 kilomètres de voies d'eau, et autant d'occasions de se perdre pour mieux vagabonder... Inutile d'avoir peur de la promenade en barque : le réseau navigable est très dense mais on peut compter sur la signalisation, les cartes nautiques et les plans distribués dans les embarcadères. On parcourt cette toile d'araignée dans des barques à fond plat (les plates !), menées à la pigouille, laissant derrière soi une traînée parmi les lentilles d'eau. A découvrir absolument. A savoir : depuis le 20 mai 2010, le label Grand Site de France® a été accordé au Syndicat mixte du Parc interrégional du Marais poitevin. Il devient ainsi le 7e Grand Site de France® après le Pont du Gard, la Pointe du Raz, la Montagne Sainte-Victoire ou encore le Puy de Dôme !

Loire-Atlantique
Dans le Parc naturel régional de la Brière
Dans le Parc naturel régional de la Brière
L'Erdre
L'Erdre
L'Erdre

L'Erdre, qui prend sa source à La Pouëze (étang du Clairet), à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest d'Angers dans le Maine-et-Loire, est une rivière française, affluent de la Loire, dans laquelle elle se jette à Nantes, en Loire-Atlantique. Sa longueur est de 97,4 km.

On la remonte aux portes de Nantes. Elle est aussi belle que vitale à l'économie de la région... Romantique et sage, elle a aussi un grain de folie, et nombre de merveilles à découvrir depuis le fil de l'eau, puisque nulle route ne vient défigurer ses berges. L'Erdre doit à saint Félix, évêque de Nantes en 550, d'être navigable. De nombreux barrages ou " chaussées " furent dressés dans la cité ligérienne, noyant ainsi les marais de Mazerolles et rehaussant le niveau des eaux de la rivière. La construction du canal de Nantes à Brest, au début du XIXe siècle, élargit les relations de Nantes à toute la Bretagne. Bosphore nantais, rivière aux 365 châteaux, autant d'images pour désigner cette rivière tant aimée des rois, qualifiée par François Ier de plus belle de France, et pourtant aujourd'hui, malheureusement, assez polluée. De Nantes à Nort-sur-Erdre, châteaux et parcs magnifiques s'offrent à nos yeux ébahis. Le Fort, la Poterie, la Desnerie, trois folies qui témoignent de l'aisance des nouveaux nobles nantais, enrichis par le commerce triangulaire. Ces belles demeures furent principalement édifiées au XVIIIe siècle. Puis se succèdent, dans un décor de rêve, le parc de la Chantrerie, le château de la Couronnerie entouré de son écrin végétal ; sur l'autre rive, la Desnerie, la Poterie et la Gâcherie (le site le plus prisé des bords de l'Erdre)... Certaines propriétés ont un air de Toscane, d'autres une allure néo-gothique.

Depuis le XIXe siècle, l'Erdre a perdu son caractère sauvage. Son niveau est régulé par des écluses avant qu'elle n'entre en contact avec la Loire, par le biais du canal Saint-Félix. Plus en aval, le canal de Nantes à Brest rejoint lui aussi l'Erdre, ce qui donne naissance aux plaines de Mazerolles, bien connues des amateurs de sports nautiques comme des pêcheurs des environs. L'Erdre est également navigable de Nantes à Nord-sur-Erdre, ne serait-ce que sur l'un des nombreux bâteaux-mouches qui invitent à l'admiration.

La Grande Brière

Depuis les lettres patentes de François II, duc de Bretagne, confirmées par Louis XIV puis par le Général De Gaulle, les 7 000 hectares de marais, propriété collective et indivisible, appartiennent à ceux qui y vivent. Classée Grand Site National, la Brière est une vaste étendue marécageuse, la 2e en France par sa superficie après la Camargue (20 000 à 40 000 ha selon les saisons). La beauté de ses paysages aquatiques et ses grandes ressources écologiques ont favorisé, dès 1970, la création du Parc national régional de Brière. En Brière, terre et mer, inextricablement mêlées, offrent des richesses contrastées : or noir de la tourbe, or blanc des marais salants. Des ports de Bréca et Rozé, partent les chalands qui vous permettront de vous imprégner de la magie de cette mosaïque de canaux. Le site de Rozé à Saint-Malo-de-Guersac constituait autrefois le noeud fluvial du commerce de la tourbe. Les 2 000 ha de marais salants représentent l'autre visage du " pays noir ", nom couramment donné à la Brière. Richesse économique et gastronomique, l'exploitation du sel (récompensé par un label rouge en 1991) sculpte les paysages et témoigne du savoir-faire ancestral des paludiers. Longtemps repliée sur elle-même, la Brière reste une terre de traditions. Le hameau de Kerhinet à Saint-Lyphard, admirablement reconstitué, séduit par son charme et la spécificité d'un habitat auquel les Briérons demeurent très attachés. Ici, point de tuiles ou d'ardoises mais des toits de chaume posés sur des murs blanchis à la chaux. La Chaumière Briéronne à Fédrun, le Musée de Kerhinet évoquent la profonde originalité de cet habitat. Cette zone humide est l'un des plus importants refuges pour les oiseaux migrateurs ; elle a d'ailleurs inspiré le réalisateur Jacques Perrin, qui y a tourné quelques scènes de son " Peuple Migrateur ". Canards, bernaches, oies sauvages, bécassines des marais trouvent dans ces espaces protégés des sites d'hivernage ou un garde-manger de qualité. Désert en apparence, le gigantesque marais sauvage étend à perte de vue une mosaïque de milieux façonnés par l'homme : roselières, îlots boisés, prairies inondables sillonnées par un réseau de canaux où se nichent mille et une espèces animales et végétales. Pour surprendre la Brière, rien ne vaut une promenade guidée en chaland ou en barque. Le marais se découvre lentement. Et en silence.

Le Canal de Nantes à Brest
Kayakistes sur le canal de Nantes à Brest
Kayakistes sur le canal de Nantes à Brest

Désiré depuis longtemps par les " États " de Bretagne, réalisé enfin sous Bonaparte, le canal qui relie la Loire à la rade de Brest sans passer par la mer ne connut qu'une courte gloire marchande. Il offre aujourd'hui les attraits d'un pays secret aux plaisanciers comme aux promeneurs. En 1804, Napoléon lance le gigantesque chantier de désenclavement (et d'approvisionnement) du port de Brest : le canal de la Loire à l'Océan. Pendant les 38 années que dure le chantier, 236 écluses sont créées, destinées à permettre le franchissement d'un dénivelé de 555 mètres. Huit cours d'eau sont canalisés pour l'alimenter, ou aménagés pour les rendre eux aussi navigables, devenant les ramifications d'un assez surprenant réseau navigable breton. Ce sont au total près de 600 kilomètres de voies qui sont aménagés, ainsi que 325 écluses, sur 5 départements. Il a coûté 50 millions de francs. Depuis la construction du barrage de Guerlédan (Côtes-d'Armor) en 1928, cette voie fluviale n'est plus navigable jusqu'à Brest. Toutefois, Nantes et Redon, qui restent réunies, font la joie du tourisme fluvial. Dans les autres communes, de nombreux quais sont encore accessibles : à Blain, à Saint-Nicolas-de-Redon et à Guenrouët notamment. Aujourd'hui, les chevaux de hâlage ont laissé place aux pêcheurs, promeneurs et sportifs. Gabarres et chalands disparus, le canal lui-même n'ouvre plus ses écluses qu'aux plaisanciers. Parcourir quelques heures ou quelques jours, au fil de l'eau ou sur la berge, entre maisons d'éclusiers et biefs de partage, le discret canal de Nantes à Brest, c'est découvrir la Bretagne d'Argoat, la plus discrète, la plus envoûtante. Pour préparer votre balade le long de la voie verte, procurez-vous le guide du randonneur (mis à jour tous les 2 ans).

Le château de Chateaubriant
Clisson, un parfum d'Italie

Le coeur de l'Italie continue de battre à Clisson. La cité médiévale se dresse sur son éperon rocheux dominant la vallée. Sur les bords escarpés de la Sèvre nantaise, c'est un chef-d'oeuvre d'italianité, où s'imbriquent la brique et les tuiles, arcades et villas dans un ensemble remarquable de moulins et de monuments. Plus que la Bretagne toute proche, cette ville " neuve ", née au XVIIIe siècle du rêve italianisant de deux artistes, évoque la Toscane. On vient y goûter l'intimité de ses ruelles et le dépaysement. Cette ancienne ville-forte entre l'Anjou et le Poitou faisait jadis partie des Marches de Bretagne. Cette position stratégique lui valut d'être quasiment détruite lors des guerres de Vendée. Laissée tel un amas de ruines, la ville était à rebâtir. Pierre et François Cacault, deux esthètes amoureux de l'Italie vont créer autour des vestiges de la cité médiévale, une ville nouvelle " à l'italienne ". Sans doute le pouvoir de séduction de Clisson provient-il du contraste entre la vieille cité et l'architecture italienne, sans que son unité en soit altérée. C'est ce qui lui confère son caractère unique. La ville se découvre au fil des promenades : l'altier château du Connétable, Olivier de Clisson, puis les superbes halles médiévales, les vieilles églises des Templiers et de la Trinité, et les ruelles pentues qui témoignent de la forte empreinte du passé. L'église Notre-Dame offre un clocher campanile qui s'intègre parfaitement aux teintes chaudes de la brique et de la tuile, et à l'architecture italienne des maisons et des fermes du vignoble alentour. Le petit pont gothique Saint-Antoine qui enjambe la Moine invite à une promenade sur les berges. Face au château, c'est la Garenne Lemot. Créé dans le premier quart du XIXe siècle, le parc se situe dans la tradition des grands jardins paysagers et pittoresques du XVIIIe siècle français, qui empruntent à l'Angleterre, à la Chine ou à l'Italie les éléments de leur composition, tant végétale qu'architecturale. Il faut voir la Maison du Jardinier, chef-d'oeuvre de l'architecture rustique à l'italienne, et une villa inspirée des grandes demeures romaines. Les deux lauréats du Prix de Rome, l'un de sculpture (F.F. Lemot), l'autre d'architecture (M. Crucy), ont ainsi fourni à Clisson tout un répertoire de formes architecturales et de matériaux empruntés aux demeures d'Ombrie et de Toscane. La terrasse offre un panorama d'une exceptionnelle beauté sur Clisson et la vallée de la Sèvre. Clisson accueille depuis 2006 le Hellfest, le plus gros festival de musique metal de France. C'est le rendez-vous annuel d'environ 80 000 personnes sur 3 jours (en juin), au complexe sportif du Val de Moine.

Marais salants de Guérande
Marais salants de Guérande
Marais salants de Guérande

Gwen Rann, le pays blanc. Guérande tire son nom du sel qui a fait sa réputation. La pêche et la saliculture ont dès le Moyen Âge assuré la richesse de certains ports de Loire-Atlantique et de Vendée. Les marais salants, qui ont connu un regain d'activité dans les années soixante-dix, produisent plus de 10 000 tonnes de sel par an. Exploités traditionnellement depuis le Moyen Âge pour récolter le sel menu et la fleur de sel, ils forment le paysage spécifique de la presqu'île guérandaise, riche d'une faune rare, aux couleurs changeantes qui contribuent au charme de la région. C'est le côté blanc de la Brière. De juin à septembre, le paludier (armé d'un long râteau nommé le ras) récolte l'or blanc. Mais c'est dès le mois de février que l'on " chausse " les salines, que l'on refait les fonds, les riveaux et les ponts. Impossible de prévoir la récolte, tout dépend du soleil et du vent. Un circuit très complexe pour l'eau de mer (étier, trappe, vasière...) et beaucoup d'efforts avant que le paludier n'en extraie le gros sel et la fleur de sel. Les salines, c'est avant tout un lieu de production dans un milieu à l'équilibre écologique fragile. Site classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1996, les marais constituent aussi des paysages à la beauté prenante et un espace de découverte exceptionnelle.

Maine-et-Loire
Le village troglodyte de Rochemenier
Le village troglodyte de Rochemenier
La tapisserie à Angers

Ne vous laissez pas impressionner par l'austérité apparente de la forteresse de schiste et de calcaire, ponctuée de 17 tours, que le jeune Saint-Louis fit édifier à la frontière de son royaume au XIIIe siècle. Au coeur de cette vaste forteresse médiévale s'épanouit la célèbre tapisserie de l'Apocalypse, l'un des premiers ensembles de tapisseries du Moyen Âge, et le plus vaste qui subsiste, bien qu'incomplet (107 mètres de long en 7 pièces, regroupant 69 scènes). Il fut exécuté à partir de 1374 par le tapissier parisien Nicolas Bataille, pour Louis Ier d'Anjou, sur des cartons de Hennequin de Bruges, peintre de Charles V. Des visites guidées y présentent différentes thématiques. Sur les sept pièces d'origine, six nous sont parvenues. Cet ensemble, présenté au château d'Angers dans un espace muséographique prévu à cet effet, mesure 103 mètres de long sur environ 4,5 mètres de haut. Les 6 pièces comportent, pour les deux qui sont complètes, 14 tableaux (où alternent des fonds rouges et des fonds bleus), répartis sur deux niveaux. En tête de chaque pièce, un personnage sous un baldaquin introduit le spectateur à la lecture allégorique des visions que Jean aurait reçues à la fin du Ier siècle. En plus d'une illustration du texte de saint Jean, la tapisserie contient des informations (parfois des clins d'oeil) sur la vie politique et sociale du XIVe siècle. D'autres tapisseries, des XVe et XVIe siècles, sont présentées au Logis Royal : la Passion et les Milles Fleurs.

De l'autre côté de la Maine, les magnifiques voûtes gothiques de l'Hôpital Saint-Jean, datant du XIe siècle, abritent l'oeuvre majeure de Jean Lurçat : le Chant du Monde, le plus grand ensemble contemporain de tapisseries (80 m de long sur 4,50 m de haut). Le peintre cartonnier découvre en 1937 la tenture conservée au château et décide après la guerre de réaliser une réplique moderne de l'Apocalypse. Entre optimisme et pessimisme, ce manifeste d'un artiste engagé constitue une vision épique, poétique, symbolique et humaniste du XXe siècle. Jean Lurçat disait que son travail était pour lui la " table des matières d'une existence ", fiel et miel mêlés.

Tout près, le bâtiment de l'ancien orphelinat du XVIIe siècle accueille depuis 1986 les oeuvres tissées et les peintures des plus grands représentants de la tapisserie : Jean Lurçat, Thomas Gleb et Grau Garriga, entre autres. L'accrochage, réparti en deux lieux, suit l'évolution de cet art des années 50 jusqu'aux démarches les plus contemporaines. Des expositions temporaires, telle la triennale des mini-textiles, font écho, toute l'année, aux collections permanentes.

Abbaye de Fontevraud
Saumur
Le château de Saumur
Le château de Saumur

Que l'on vienne en voiture ou en train, sa silhouette gracile dominant la butte sur laquelle il se dresse vous charme : emblème et fleuron de Saumur, le célèbre château immortalisé par les " Très Riches Heures du Duc de Berry " invite à une pause sur ses rivages tranquilles. Perché au sommet de son promontoire calcaire, dominant la ville et la vallée de ses quatre tours d'angle et de ses créneaux, c'est une forteresse médiévale utilisant un site imprenable. Mais la délicatesse du décor de sa cour intérieure, les larges baies ciselées de son escalier, son puits charmant expriment les raffinements de la Renaissance. But de la balade, le " château d'amour " d'un prince poète, le roi René d'Anjou, qui évoquait " ce bel castel de plaisir (...) fondé sur un rocher d'émeraude ", invite à une découverte plus approfondie du riche patrimoine de la ville. Cheminant au milieu des maisons et hôtels particuliers de tuffeau remarquablement préservés, vous pourrez découvrir comment Saumur devint au XVIIe siècle une place de sûreté protestante, comment à partir du XVIIIe siècle s'installe dans un quartier neuf la prestigieuse Ecole de Cavalerie, comment au XXe siècle le Cadre Noir fera de la Perle de l'Anjou l'illustre dépositaire de l'art équestre français... Car visiter Saumur, c'est ne pas négliger les cinquante sites qui émaillent la découverte de la ville et de ses environs. Le château de la Reine de Sicile, dans l'île d'Offard (entre les ponts, comme on dit à Saumur), la chapelle Saint-Jean, l'Ecole de Cavalerie, les églises Saint-Pierre-et-Nantilly ou Notre-Dame des Ardilliers, mais également les lieux de visite liés aux activités effectuées dans ce microcosme pétri de douceur angevine, comme les caves, nombreuses sur la commune voisine de Saint-Hilaire-Saint-Florent, tout comme dans les communes de la zone d'appellation du Saumur-Champigny. Autres stars de la région, les champignons, dont la culture est encore très présente dans les kilomètres de galeries creusées pour extraire ce tuffeau dont est construite la ville. En poussant à peine plus loin, en direction de la Touraine, vous découvrirez un art de vivre qu'ont développé les Saumurois : celui des troglodytes. Autrefois, nombreux étaient les habitants à occuper des logis creusés dans la roche, le tuffeau ou le falun. Il faut voir, mi-construite, mi-creusée, la frise taillée dans le calcaire, entre Loire et coteaux où s'épanouissent parmi les plus belles réalisations architecturales de la région.

Saumur a inspiré de très grands écrivains français. Honoré de Balzac y situe, dans une période qui va de 1816 à 1827, son roman Eugénie Grandet, publié en 1834. Voltaire mentionne Saumur dans son oeuvre L'Ingénu. Durant cet épisode, il met en avant l'histoire de Saumur, très liée au protestantisme. Une des scènes des Misérables de Victor Hugo se déroule également à Saumur.

Mayenne
La grotte Margot, les grottes de Saulges
La grotte Margot, les grottes de Saulges
Chemin de halage de la Mayenne
Musée Robert Tatin à Cossé-le-Vivien
Les Toiles de Mayenne
Sarthe
La Cité Plantagenêt au Mans
L'abbaye de Solesmes
Vendée
Vendée
Vendée
Le passage du Gois
Ile d'Yeu
Le vieux château de l'île d'Yeu
Le vieux château de l'île d'Yeu

Un grain d'île bretonne, dont la côte sauvage est émaillée de falaises dentelées, de vieux châteaux et de mégalithes : 23 kilomètres carrés taillés pour la marche ou le vélo. Des côtes ourlées de plages, festonnées de criques à l'humeur méditerranéenne, des forêts de pins mêlant leurs résines aux embruns du large, une douceur hivernale hospitalière, et pourtant des mégalithes, des affleurements granitiques et des falaises dentelées qui l'apparentent à un vaste champ de roches. Vêtu du blanc de la chaux des murs de ses maisons, du vert de ses forêts, des plages aux reflets d'or somnolant sous l'azur du ciel, le joyau de l'Atlantique présente bien des visages : Port-Joinville, port de pêche coloré et animé lorsque les chalutiers débarquent leur pêche ; le port de la Meule, abris des pêcheurs côtiers et paradis pour les romantiques ; la Côte sauvage, aiguisée de falaises déchiquetées et ourlée de criques de sable fin ; et son château et sa chapelle, surplombant l'Océan... Île ensoleillée et tranquille qui, la plupart du temps, se découvre à pied ou à bicyclette le long des nombreux sentiers. On traverse alors des hameaux fleuris aux maisons basses, aux murs blanchis à la chaux et aux volets bleus, sous leur toit de tuiles. D'autres chemins mènent à de longues plages de sable fin, ou vers la Côte sauvage, où se cachent quelques belles criques. A voir aussi : la chapelle du port de la Meule, Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, et le château du Connétable de Clisson, surplombant majestueusement l'océan. Une merveille d'île, longtemps vouée à la pêche (au thon notamment) et orientée vers le tourisme depuis les années 60. La maison îlaise est typique : généralement de petite taille et de plain-pied, aux murs blanchis sous des tuiles roses, et aux ouvertures maquillées de bleu.

A 17 kilomètres de la côte, c'est l'île la plus éloignée du continent après la Corse. Elle est accessible par voie maritime au départ de Fromentine, Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Les Sables-d'Olonne, et en hélicoptère (ceux qui n'ont pas le pied marin apprécieront).

Site Internet : www.ile-yeu.fr

L'île d'Yeu a inspiré de nombreux artistes, et en particulier Jean Rigaud (1912-1999), peintre officiel de la Marine, Monique Corsi et Jacques Brachet, qui ont une maison sur l'île en plein centre de Port-Joinville, et leur collègue et ami Maurice Boitel. Le peintre et maître-verrier Guy Breniaux lui a également consacré une partie de son oeuvre à l'occasion de ses multiples et réguliers voyages sur l'île. Attirée par la lumière de l'île, la peintre Denise Esteban, avec son mari le poète Claude Esteban, eut longtemps une maison dans l'île. Elle est aussi célèbre car y repose depuis 1951, dans le cimetière marin, l'un des personnages les plus controversés de l'histoire de France contemporaine, le Maréchal Philippe Pétain qui, condamné à la réclusion à perpétuité, passa les six dernières années de sa vie à Port-Joinville.

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