La Loire- Atlantique regorge de lieux incroyables et époustouflants qu'il faut absolument connaitre et découvrir.

Les plages

Les plages constituent un des joyaux naturels de la région. Les plages, qui jalonnent la Côte d'Amour et Côte de Jade, offrent des paysages très diversifié : petites criques sauvages autour de Pornic, grandes plages de dunes autour de Saint Brévin, la ville à la plage dans la baie de La Baule, ou encore la plage de Saint-Marc-Sur-Mer (sur la commune de Saint Nazaire) qui fut immortalisée par Jacques Tati dans son film culte "Les vacances de M. Hulot". Comme vous pouvez le constater, vous n'aurez que l'embarras du choix ! Baignades, activités nautiques ou châteaux de sable, nul doute que chacun pourra trouver son bonheur et s'adonner à ses activités préférées. L'été, la quasi-totalité des communes de la côte Atlantique propose des plages surveillées.

Les plages en quelques chiffres :

68 km de plages

109 plages dont 2 naturistes

18 communes sur le littoral

7 ports de plaisance

Le pavillon Bleu est le symbole d'une qualité environnementale exemplaire : au-delà de la qualité des eaux de baignade, c'est la gestion globale d'un environnement de qualité qui est récompensée. A ce jour, 18 lieux de baignade sont titulaires du label en Loire-Atlantique.

Les Machines de l'Ile, Nantes.

A milles lieux des parcs d'attraction conventionnels, il existe au coeur de l'île de Nantes, niché sous les nefs des anciens chantiers navals, un monde extraordinaire : les machines de l'île. Véritable théâtre de rue, ce projet artistique jusque-là inédit, constitue une formidable scénographie urbaine. Les machines se situent à la croisée des mondes inventés de Jules Vernes et de l'univers mécanique de Léonard de Vinci. Un extraordinaire bestiaire de machines vivantes invite petits et grands au rêve et au voyage. Venez découvrir un éléphant de 12 mètres de haut ou encore un héron, des végétaux côtoient des plantes mécaniques et des animaux de la canopée. Dans les galeries, des machinistes sont présents pour aider le visiteur à prendre les commandes des machines leur permettant d'expérimenter l'art du mouvement. Des promenades sur le grand éléphant sont organisées. Le grand atelier de François Delarozièreet Pierre Orefice ouvre ses portes au public qui découvre, depuis une coursive, le lieu de création où les machines prennent vie. En terrasse, se trouvent le café de la branche et sa boutique magique... Embarquement pour un voyage hors du temps.

Le 15 juillet 2012, le Carrousel des Mondes Marins sera officiellement inauguré et présentera, tel un manège marin géant et féérique aux dimensions inattendues, 25 m de haut et 20m de diamètre, 35 éléments mobiles sur trois niveaux : fonds marins, abysses, mer et bateaux.

La Garenne-Lemot, Clisson.

Nombreux sont les visiteurs qui viennent...

Les lieux incontournables de la Loire-Atlantique

Comment partir dans la Loire-Atlantique ? Nos conseils & astuces

Photos de la Loire-Atlantique

Découvrir la Loire-Atlantique

Les immanquables

La diversité des paysages, la campagne, la côte, les cultures locales, tout concourt en Loire-Atlantique pour que vous puissiez trouver les vacances qui vous correspondent. Les inconditionnels des vacances à la mer trouveront soixante-neuf kilomètres de linéaires de plages, chacune d'entre elles possédant ses caractéristiques. Traditionnellement pionnier dans le domaine du nautisme, le département a donné à la France plusieurs médaillés olympiques, ainsi que les très célèbres coureurs des familles Pajot ou Peyron, qui ont marqué de leur empreinte la course au large. Un grand éventail de possibilités vous attend donc pour aller en mer. Ecole de kite surf à Pont-Mahé ou école de voile à Sainte-Marguerite, match-racing à Pornic ou pêche au Pouliguen, débutant ou marin aguerri, vous trouverez ici une activité nautique à votre mesure. Et si vous voulez relâcher dans le département, les ports de plaisance vous accueillent et vous bichonnent. Le territoire présente également un grand intérêt à bicyclette. Vous pourrez emprunter de grands itinéraires comme Vélocéan, le long du littoral, la Loire à Vélo qui vous permet de suivre le grand fleuve avant de vous élancer éventuellement vers la Mer Noire par l'Eurovélo 6. Le halage du canal de Nantes à Brest que vous suivrez de Nantes à Redon et peut-être plus loin est une alternative tranquille et bucolique ainsi d'ailleurs que les routes sublimes des marais salant de Guérande. De nombreuses boucles locales sont également à la disposition des promeneurs, qu'ils soient sur deux roues ou à pied et les chemins ruraux ne demandent qu'à accueillir leurs pas. Les promenades dans le vignoble, les chemins de petite randonnée du Pays de Redon, à cheval sur trois départements ou le Parc Naturel de Brière contenteront tous les fans de balades. La restauration de qualité, labellisée ou non ne manque pas non plus et quelques spécialités locales méritent votre intérêt, les dégustations ponctuant agréablement vos visites des sites remarquables, villes médiévales, petites cités de caractère ou ports de pêche. En s'y prenant un peu à l'avance, vous trouverez un hébergement à votre convenance et si vous venez pour vous éclater les night-clubs ne manquent pas pour finir la soirée.

Les plages

Entre Vendée et Morbihan, les plages du département comptent parmi les plus agréables et les plus connues de l'Ouest Atlantique. Elles comprennent l'emblématique plage de sable fin de la Baule, longue de plus de huit kilomètres et classée parmi les plus belles baies du monde. Mais cette dernière ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt, car le territoire possède bien d'autres ressources en la matière qui conviendront à tous, amoureux de la nature, familles, sportifs et autres voileux. Les 109 plages répertoriées bénéficient d'une grande diversité d'exposition et de configuration sur un linéaire de côte moitié moins important que les départements voisins, Vendée ou Morbihan. De la petite station balnéaire familiale de la Bernerie-en-Retz, vous passez en quelques kilomètres aux plages plus confidentielles du secteur de Pornic, prenant place sur une côte découpée jusqu'à la pointe Saint-Gildas. Depuis Préfailles et la Plaine-sur-Mer jusqu'à l'estuaire ligérien, les plages du secteur Saint-Michel-Chef-Chef rappellent celles de la Vendée, longs rubans de sable exposés aux vents d'Ouest. Au nord de la Loire, les premières étendues sablonneuses se rencontrent à Saint-Nazaire, nichées, soit en pleine ville, soit dans un ensemble de charmante petites criques prenant fin peu après la plage de Monsieur Hulot à Saint-Marc, bientôt suivies par celles de Pornichet. Passée la baie de la Baule, le secteur découpé du Pouliguen au Croisic en passant par Batz comporte quelques bonnes surprises, tandis qu'en face, de l'autre côté du Traict, débute la plage, longue de cinq kilomètres, qui s'étend derrière un cordon dunaire boisé jusqu'au port de la Turballe. Lorsqu'on continue vers le nord depuis ce dernier jusqu'à là la pointe de Merquel à Mesquer-Quimiac, des étendues de sable de grandeur variable offrent d'agréables configurations, bordées ou non de falaises. Les amoureux du kite-surf ne manqueront pas la dernière plage au nord du département et son célèbre spot, Pont Mahé. Quelques bonnes surprises comme la plage très nature de Pen-Bron ou les spots de surf de Saint-Nazaire ou de la côte sauvage de Batz-sur-Mer raviront ceux qui cherchent quelque chose de différent. Les naturistes seront comblés par deux sites intéressants et confidentiels et les amateurs de plages urbaines trouveront avantage à résider à Saint-Nazaire ou pour les amateurs de vie nocturne, près de la Baule, la plus belle plage d'Europe. L'été, la quasi-totalité des communes de la côte Atlantique propose des plages surveillées.

Les plages en quelques chiffres :

68 km de plage.

109 plages dont 2 naturistes.

18 communes sur le littoral.

9 ports de plaisance.

Le Pavillon bleu

Année après année, le Pavillon bleu est attribué aux communes et aux ports de plaisance qui exercent une action significative en faveur de la qualité de l'environnement, en particulier dans la recherche et la mise en oeuvre d'actions durables en faveur de celui-ci. Cet écolabel garantit que collectivités locales et équipements portuaires prennent en compte comme axe majeur le développement durable en matière d'économie et de tourisme. Posséder pour l'année le Pavillon bleu, c'est affirmer auprès des résidents et des visiteurs que le site jouit d'une bonne qualité environnementale et qu'on y promeut un comportement plus respectueux de la nature et de ses richesses, par essence limitées. Ce label, connu des Français, contribue à renforcer l'attractivité touristique des villes et équipements qui l'ont obtenu. Attention, sa possession résulte d'une démarche volontaire et rien ne prouve que les sites qui n'en sont pas pourvus sont de mauvaise qualité environnementale et par conséquent à délaisser.

Les Machines de l'Île à Nantes
Le Grand Eléphant - Nantes
Le Grand Eléphant - Nantes

A mille lieux des parcs d'attraction conventionnels, il existe au coeur de l'île de Nantes, niché sous les nefs des anciens chantiers navals, un monde extraordinaire : les machines de l'île. Véritable théâtre de rue, ce projet artistique jusque-là inédit, constitue une formidable scénographie urbaine. Les machines se situent à la croisée des mondes inventés de Jules Vernes et de l'univers mécanique de Léonard de Vinci. Un extraordinaire bestiaire de machines vivantes invite petits et grands au rêve et au voyage. Venez découvrir un éléphant de 12 mètres de haut ou encore un héron, des végétaux côtoient des plantes mécaniques et des animaux de la canopée. Dans les galeries, des machinistes sont présents pour aider le visiteur à prendre les commandes des machines leur permettant d'expérimenter l'art du mouvement. Des promenades sur le grand éléphant sont organisées. Le grand atelier de François Delarozière et Pierre Orefice ouvre ses portes au public qui découvre, depuis une coursive, le lieu de création où les machines prennent vie. En terrasse, se trouvent le café de la branche et sa boutique magique... Embarquement pour un voyage hors du temps.

Le Carrousel des Mondes Marins. Implanté près des autres Machines de l'Ile, c'est un manège géant de 25 mètres de haut et de près de 70 mètres de circonférence. C'est un univers dédié à la mer qui est mis en scène de façon spectaculaire et fantasmagorique et les visiteurs évoluent au milieu d'étranges créatures tout droit sorties du roman de Jules Verne, Vingt-mille lieux sous les mers. Les aventuriers embarqués évoluent sur trois niveaux au milieu de cet étrange bestiaire marin et l'océan, depuis ses abysses jusqu'en surface.

La Garenne-Lemot à Clisson

Nombreux sont les visiteurs qui viennent respirer à Clisson ce parfum d'Italie si particulier à la ville. Plus que la Bretagne, cette ville neuve, née au XVIIIe siècle du rêve italianisant de deux artistes, évoque la Toscane. Pierre et François Cacault vont créer autour des vestiges de la cité médiéval, une ville nouvelle à l'italienne. Sans doute le pouvoir de séduction de Clisson provient-il du contraste entre la vieille cité et l'architecture italienne. Face au château on aperçoit la Garenne-Lemot. Son parc, ses bâtiments sont l'oeuvre du sculpteur Lemot. Séduit par la beauté du site il acheta cette ancienne garenne de seigneurs pour en faire un parc superbe. Inspiré des paysages de campagne romaine, cèdres, noyers, melèzes, pins d'Italie... statues antiques, petits temples créent une nature idyllique et romantique. Assisté par l'architecte Mathurin Crucy, il fit construire la maison du jardinier, chef-d'oeuvre de l'architecture rustique italienne et une villa qui s'inspire des grandes demeures romaines. A l'intérieur de la maison du jardinier vous trouverez la genèse et la création du parc et de la villa.

Les chantiers de Saint-Nazaire
Visiteurs devant Harmony of the Seas (bassin d'armement).
Visiteurs devant Harmony of the Seas (bassin d'armement).

Les chantiers de Saint-Nazaire vont être, tout prochainement, rachetés à STX par un groupement d'entreprises françaises et italiennes dont Fincantieri. L'ancien nom des chantiers était Chantiers de l'Atlantique. Il se dégage des chantiers de Saint-Nazaire la même impression de monumental et de gigantisme que celle qui vous saisit lorsque vous visitez une cathédrale. A l'instar des bateaux bâtis depuis le France, les paquebots actuellement construits sont assemblés à partir d'énormes blocs, composés de feuilles d'acier formées, qui, assemblés et soudés entre eux, constituent le gros oeuvre du futur vapeur. On peut les observer ainsi d'ailleurs que l'immense portique roulant qui les transporte jusqu'à leur destination finale, à partir du boulevard des Apprentis. Une fois réalisée, la coque construite en cale sèche est ensuite remorquée vers une darse où le second oeuvre et les prestigieux aménagements et équipements hôteliers des navires de croisière sont réalisés. Mais ne restez pas à la porte et allez toutes affaires cessantes vous inscrire à une visite commentée, vous ne le regretterez pas. L'ensemble du site qui s'étend sur 120 hectares gagnés sur la mer, est quadrillé par des rues portant chacune le nom d'un bateau construit depuis que le chantier existe soit depuis 150 ans. On choisit au départ de l'implanter en ce lieu à cause de la tradition de constructions navales à l'estuaire du Brivet, affluent de la Loire qui se jette non loin de là, et corollairement de la disponibilité en main d'oeuvre spécialisée. Après de multiples évolutions, le chantier se modernise sans cesse, et sera capable de sortir, pendant le blocage du canal de Suez, des pétroliers de 500 000 tonnes de port en lourd. Un bâtiment d'un million de tonnes est même envisagé, mais la réouverture du canal raccourcissant l'itinéraire de transport du pétrole depuis le Golfe Persique condamne le projet. Peu de temps après, la construction de navires de charge est abandonnée face à la concurrence des chantiers asiatiques à faible coût de main d'oeuvre. A partir du début des années quatre-vingt, le site se consacre à la mono-activité que constitue la réalisation de paquebots qui nécessite une expertise acquise une vingtaine d'années plus tôt avec la réalisation du France. De luxueux bâtiments dont le Queen Mary II sortent des chantiers à une vitesse record. Mais la crise économique affectant à la fois l'activité de croisière et les possibilités de financement font entrer STX France dans un marasme profond et met en péril l'existence même de l'entreprise. Le management constate à cette occasion les risques et la fragilité de la structure entraînée par la mono activité. Une commande miraculeuse d'un milliard d'euros intervient le 27 décembre 2013. Ce maxi-paquebot de la série des Oasis destiné auparavant à être construit dans des chantiers finlandais aboutit opportunément à Saint-Nazaire grâce à des garanties en matière de financement offerte par le gouvernement français. Cependant, la concurrence reste vive dans le secteur de la construction des navires de croisière et la direction a donc entrepris une diversification progressive vers les énergies marines, l'éolien et l'offshore. Mais vous en saurez beaucoup plus après une visite guidée du site, car l'entreprise représente probablement ce qu'il y a de plus spectaculaire en matière de tourisme industriel dans la France entière.

Le château de Châteaubriant

Edifié sur les bords de la Chère, le château domine la ville. La beauté du site et la majesté des anciennes fortifications évoquent sans conteste la volonté de puissance de l'ancien duché de Bretagne face aux appétits de l'Anjou voisin et du roi de France. Symbole majestueux de l'art de la fortification à l'époque médiévale, ses logis reconstruits au XVIe siècle en font un des fleurons de la Renaissance en France. La forteresse, bâtie au XIe siècle par Brient est à l'origine du nom de Châteaubriant (le château de Brient). Elle faisait partie avec Clisson, Nantes, Ancenis, La Motte-Glain des places fortes chargées de la défense du duché, les célèbres marches de Bretagne. Le château a évolué au fil des siècles, le château fort a laissé place au logis seigneurial. Le style architectural reflète parfaitement cette adaptation : le château médiéval se distingue nettement du château Renaissance. Le temps et les guerres ont fait leur oeuvre sur les fortifications extérieures et les vieilles courtines. Le château, victime de l'épreuve de force entre le duché désireux de garder son indépendance et la France pressée d'en finir, a été gravement endommagé. Le siège du roi Charles VIII en 1488 a contraint Anne de Bretagne à l'épouser. Après les ravages de l'artillerie, seuls, subsistent le Pavillon des Champs - unique porte de la forteresse -, la grosse tour carrée du donjon, la tour Ronde et le Châtelet d'entrée. La vieille forteresse abrite le château Renaissance en tuffeau dont l'élégance rappelle les châteaux de la Loire. Sa construction résulte des entreprises successives de Françoise de Dinan, gouvernante de la jeune Anne de Bretagne et de Jean de Laval, gouverneur de Bretagne. Françoise de Dinan initie les travaux de rénovation partielle du vieux logis et du donjon. Une vaste salle seigneuriale, la salle Verte est construite. Reliée au donjon par une galerie, elle témoigne du désir des élites de l'époque d'adosser les pièces d'habitation au donjon, emblème du pouvoir seigneurial. La magnificence du Logis Neuf édifié par Jean de Laval reflète le prestige de sa charge : pilastres ornés de médaillons, de losanges et croisées de tuffeau d'Anjou qui remplace le schiste. Le second Logis qui prolonge le précédent est plus ambitieux encore. Une réalisation où le luxe s'affiche dans la parfaite maîtrise du vocabulaire architectural de la façade, dans l'alternance entre pilastres et niches circulaires et dans la superposition des ordres : ionique au rez-de-chaussée et corinthien à l'étage.

La grande galerie avec son escalier monumental aux voûtes à caissons, ses marches de schiste bleu, les jeux de couleurs basés sur les contrastes entre enduits, tuffeau et schiste, les peintures murales sont autant d'éléments admirables. Le roi François Ier vint en personne au château signer une partie des édits de ratification de la Bretagne à la France en 1532. C'était pour lui l'occasion de revoir sa maîtresse, Françoise de Foix. On peut visiter la fameuse Chambre Dorée dans laquelle elle fut retrouvée morte, victime dit-on de la jalousie de son époux, Jean de Laval. Le château est un lieu propice aux expositions. Il offre l'occasion de découvrir avec la ville médiévale de Châteaubriant, sa foire millénaire de Béré qui se tient le deuxième week-end de septembre.

Les marais salants du Pays Blanc
Marais salants de Guérande
Marais salants de Guérande

Les marais salants de Guérande et du bassin du Mès sont en Loire-Atlantique les vestiges d'une culture du sel omniprésente autrefois sur tout le littoral atlantique. Le sel depuis les temps immémoriaux a toujours constitué une ressource indispensable à la vie de l'homme, et à son équilibre physiologique. Substance vitale, remède souverain, outil de conservation, symbole religieux, indispensable condiment, il fut une richesse monnayable, la gabelle - impôt royal - a sévi pendant des siècles en France. Et pourtant, cette exception paysagère, véritable joyau de la Presqu'île Guérandaise vous avez bien failli ne jamais la connaître. En crise depuis le milieu du XIXe siècle à cause de la concurrence d'autres modes d'extraction plus mécanisés, le marais périclite peu à peu. L'industrie naissante de la conserverie par appertisation utilise également beaucoup moins de sel que les salaisons, moyens antérieurs de conservation des poissons et autres aliments. Le véritable coup de grâce lui est donné après guerre lorsque plusieurs années pluvieuses contraignent ses derniers clients à aller s'approvisionner ailleurs. Les paludiers n'exercent plus leur métier que comme activité annexe, la grande majorité de ceux en âge de travailler ayant gagné les chantiers de Saint-Nazaire. A la suite de quoi, à la fin des années soixante pour répondre aux besoins croissants du tourisme balnéaire et prétextant des problèmes d'environnement et d'insalubrité, les élus de l'époque et quelques promoteurs, bien connus alors dans la région, envisagent de combler le marais et le Trait du Croisic pour le transformer en une sorte de Port Grimaud local, composé de marinas, de villas avec quai personnel, d'un port de plaisance et d'une quatre voies reliant le Croisic à la Baule, doublant ainsi les capacités touristiques de cette dernière. C'est la grande époque du Larzac et une poignée de militants commence à racheter les oeillets un à un. Une large mobilisation s'organise ensuite et petit à petit, les marais sont restaurés. Mais les nouveaux paludiers n'en restent pas là, formés par les derniers anciens, ils entreprennent une rénovation des étiers qui alimentent les salines et s'organisent bientôt en coopérative qui, grâce à des moyens de communication des plus modernes, réussit à imposer le sel de Guérande comme un label de haute qualité, incontournable dans la gastronomie mondiale. Mais le site, tel qu'on le visite aujourd'hui est relativement récent, puisque les digues empierrées qui ceinturent les marais, suite à une série de tempêtes destructrices, ne datent que de la fin du XIXe siècle. On date le début de leur construction et de leur exploitation d'entre le VIIe et le IXe siècles sur un site nettement plus réduit, la configuration littorale étant bien différente. En effet les bateaux de charge remontent jusqu'à la fin du XIVe siècle, par des étiers profonds, jusqu'au bas de la côte de Guérande (Pradel, Congor) pour charger vin et sel. C'est à partir de cette époque que le Traict se comble et que commence l'expansion des marais salants jusqu'à sa configuration actuelle qui date du XVIIIe siècle. Entre le milieu du XVIe siècle et la fin du XVIIe siècle, 2 000 oeillets sont en effet construits, pour répondre à la demande et au développement du trafic maritime au long cours, à partir des ports du Pouliguen et du Croisic. La volonté et la détermination de quelques-uns a permis de conserver une activité économique suffisamment lucrative pour qu'elle soit désormais pérennisée entraînant par là même la conservation de ce paysage entre ciel et mer, propice à la rêverie. Et c'est heureux, car il fait si bon de se promener à pied au crépuscule pour observer les oiseaux dans cet endroit exceptionnel. Si vous êtes matinaux, dirigez-vous vers Sissable au lever du soleil. Un pur bonheur !

Nos bons plans séjours

  • Cancun : Hôtel Riu Dunamar 5*

    Située sur la côte Est du Yucatán et au sud de Cancún, la Riviera Maya est la destination touristique côtière la plus importante au Mexique. Vous ne s...
    • Durée : 9 jours, 7 nuits
    • Pension : All Inclusive
    Dès 1089 TTC/pers.
  • Cancun : Autotour Yucatan

    Découvrez les plus beaux sites de la région du Yucatan, à votre rythme. Visitez Rio Lagartos à travers une balade en bateau, au coeur d'une réserve na...
    • Durée : 9 jours, 7 nuits
    • Pension : Petit Déjeuner
    Dès 1199 TTC/pers.
  • Djerba : Hôtel Eden Star 4*

    Réparti sur les trois bâtiments de l'hôtel entrecoupés de patios et d'espaces «détente», l'hébergement est desservi par ascenseur et donne directement...
    • Durée : 8 jours, 7 nuits
    • Pension : All Inclusive
    Dès 299 TTC/pers.

Reportages & actualités de la Loire-Atlantique

Ailleurs sur le web
Avis