Quelque part en Côte d'Ivoire existe un village nommé Yakasse-me. Même si la graphie ne le précise pas, tout le monde prononce Yakassé-mé, comme pour le mot espoir et son "  e  " sans accent. " Ben oui, y a qu'à s'aimer  ", diront les doux rêveurs : une bien belle injonction pour un pays qui a vécu tant de tourments, et dont la pluralité physique et humaine constitue, en même temps que le creuset d'une richesse identitaire unique, parfois aussi une source de division cyniquement instrumentalisée à des fins purement politiciennes. Partisans des "  e  " muets et de richesses plus "  sonnantes et trébuchantes  ", les pragmatiques cacaologues, eux, clameront : "  Ya ka semer... et puis ça pousse  !   " Car le cacao avait déjà fait les beaux jours de la Côte d'Ivoire bien avant que l'insidieuse graine de l'ivoirité germe dans son joli jardin, semant discorde et désolation autour d'une conjonction de coordination. Aujourd'hui, hésitant entre ce passé qu'ils tiennent à distance par la litanie du "  plus jamais ça  " et un avenir qui reste encore incertain à bien des égards - notamment à l'aune de l'échéance électorale de 2020, les Ivoiriens avancent un pas après l'autre, s'entêtant à défier la mauvaise fortune d'un sourire ou d'un "  ça va aller  ". Bien sûr, la réalité multiforme et insaisissable du pays pourra dérouter l'observateur, qui aura parfois du mal à trouver le juste équilibre entre un idéalisme naïf et une diabolisation souvent excessive. Mais il faut s'être émerveillé sous l'or brûlé des savanes, dans le vert profond des forêts mystérieuses, et celui délayé de bleu des superbes plages du littoral ; il faut avoir partagé avec les populations locales et tous les Ivoiriens d'adoption amoureux du pays sans distinction de couleur, de race ou d'ethnie, la foi, la joie et l'espérance de gens qui ont pris le parti de vivre en profitant de ce que le présent a à offrir de mieux, pour comprendre qu'au-delà des accents, des préjugés et des rapports officiels balancés par des organismes très sérieux et très compétents, le pays reste avant tout un magistral attrape-coeur. Et cette Côte d'Ivoire-là, on ne peut que l'aimer, comme vous aurez vite fait de le découvrir par vous-même...

Élodie Vermeil

REMERCIEMENTS. Un grand merci à : Lionel et Anna Labarre, Danouche et Brigitte, JC et Hélène, Marion et Salim, Serge, Sébastien, Sylvie, Oliv', Maureen, Val, Isa, Dellya, Moustafa, Cédric, Cissé, Mark, Yasmina, Isabelle. Et tous les autres...

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Un sens de l'accueil incomparable

En tant que "  toubabou  ", on peut légitimement se demander quel accueil réservent les Ivoiriens aux Français, avec lesquels les relations ne furent pas toujours au beau fixe. Il ne s'agit pas d'une critique, mais d'un simple constat qui aura pu susciter quelques interrogations chez certains, et sera d'ailleurs vite balayé par la façon dont vous serez reçu sur place. Dans la grande majorité des cas, on n'observe en effet aucune animosité, et, à Abidjan, les seuls problèmes que l'on pourrait rencontrer sont inhérents à l'insécurité que présentent certains endroits à certaines heures de la nuit... Comme dans n'importe quelle grande ville du monde, finalement. Les Ivoiriens gagnent vraiment à être connus : accueillants, chaleureux, drôles, solidaires, toujours prêts à aider ou à rendre service... et dotés d'un sens de l'hospitalité et de la fête incomparable. Akwaba au pays !

En Côte d'Ivoire, on se mélange  !

À la différence de certains pays d'Afrique où chacun reste un peu sur son quant-à-soi, en Côte d'Ivoire, tout le monde se croise, se mélange, se métisse. Une vocation de melting-pot que le pays doit clairement à sa position de carrefour de l'Afrique de l'Ouest, abritant, comme le veut l'expression consacrée, une " mosaïque de peuples  ", véritable plaque tournante et creuset d'influences et d'identités toujours en mouvement et en synergie  ; mais aussi à l'incroyable propension des Ivoiriens à récupérer, absorber et adapter " à leur sauce  " tout ce qui vient de "   l'extérieur ". En Côte d'Ivoire, plus qu'ailleurs, les barrières socio-culturelles s'effacent et les différentes communautés se côtoient sans complexe et dans la joie.

L'ivorian way of life

"  La nuit c'est la nuit/Tous les chats sont gris/Au programme, aucun rendez-vous/C'est vrai, on n'a rien, mais on consomme jusqu'au matin/Ce qui est sûr, on est là/C'est Dieu qui nous protège/Tôt ou tard, le jour va se lever/Oh oh, même Paris connaît/Abidjan est le plus doux au monde ", chantait le groupe Espoir 2 000 il y a quelques années. Et c'est vrai : Abidjan ne tient pas en place et ne dort jamais. Comme si les Ivoiriens, hédonistes et jouisseurs dans l'âme, champions de la " vivance " comme on dirait au pays, voulaient prendre de l'avance sur un possible malheur, vivant au rythme des petites promesses et des joies du quotidien : boire, manger, danser, échanger, palabrer, rire aux éclats... Bref : vivre la vie en couleurs et prendre du plaisir dans tous les sens du terme et à la moindre occasion, pour anticiper sur les incertitudes de demain. Y goûter, c'est l'adopter...

Un réseau routier et des infrastructures qui... tiennent la route

Hormis sur quelques axes et en comparaison avec d'autres pays d'Afrique, on ne peut être qu'agréablement surpris par la qualité du réseau routier en Côte d'Ivoire, qui permet de rallier n'importe quel point du pays en une journée maximum. Qualité qui s'est encore améliorée avec la priorité accordée post-crise par le gouvernement à la réhabilitation et l'extension du réseau routier ivoirien. Ceci dit, pas d'inquiétude pour les amateurs de brousse : il reste encore quantité de pistes bien chaotiques à parcourir aussi  ! À noter qu'au-delà des routes, la Côte d'Ivoire est de façon générale bien pourvue en infrastructures de base (routes, eau, électricité) et touristiques : selon un rapport de fDi Intelligence, division du Financial Times, en 2016, le pays se classait au quatrième rang continental pour la qualité globale de ses infrastructures, soit un bond de dix-neuf places depuis 2011 et la fin de la crise post-électorale.

Une incroyable richesse culturelle

D'un point de vue touristique, la Côte d'Ivoire, c'est bien plus que "  Les Bronzés  " en goguette à Assinie et le premier village exporté par le Club Med à l'extérieur des frontières européennes  ; d'un point de vue culturel, bien plus que le football et ses prestigieux ambassadeurs, le zouglou des Magic System ou le coupé-décalé de DJ Arafat, et le cacao récolté par des milliers de paysans anonymes, dont vous avalez sans le savoir quelques gouttes de sueur chaque fois que vous savourez une douceur chocolatée. Véritable carrefour civilisationnel et point de convergence et de rencontre de nombreux peuples d'Afrique de l'Ouest, la Côte d'Ivoire, c'est aussi et avant tout des paysages et des hommes, avec trente et une régions toutes aussi riches les unes que les autres de potentialités touristiques, quatre biens inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco, six zones protégées inscrites à la convention de Ramsar, deux réserves de biosphère, huit parcs nationaux, près de trois cents réserves naturelles, ainsi qu'une soixantaine d'ethnies et autant de façons différentes de dire bonjour, se vêtir, se loger, se nourrir et cuisiner, célébrer ou créer. Les spécificités géomorphologiques, climatiques et historiques de cette partie de l'Afrique, que beaucoup disent "  bénie des dieux  ", ont donné naissance à un pays de cocagne aux mille couleurs, riche d'un patrimoine culturel dont l'extraordinaire diversité et les identités plurielles s'expriment avec fierté du Nord au Sud et d'est en ouest, à travers danses folkloriques, rituels sacrés, sociétés initiatiques secrètes, mystérieux ponts de lianes, sorties des grands masques, artisanats, architectures et gastronomies propres à chaque région, et fêtes traditionnelles rythmant le cycle des saisons et de la vie. Laissez-vous envoûter  !

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