L'horizon pour seule ligne de conduite, Dorothy-Shoes donne la parole à ses images, où l'on rencontre l'humain dans tous ses états. Cette double exposition présentée à la Chapelle du Méjan, à Arles, donne à montrer deux de ses travaux phares : ColèresS Planquées, journal de bord photographique de sa maladie, la sclérose en plaques, d'une intimité et d'une poésie saisissantes. Puis Django du voyage, où Dorothy-Shoes prête sa voix à une famille de communauté gitane, créant une passerelle entre son imaginaire photographique et la réalité quotidienne de la famille de Django. 

Dorothy-Shoes est une photographe française. Autodidacte, elle a commencé la photographie en 2005. Son travail a été exposé en France, en Europe, en Asie, au Canada et aux États-Unis. Photographe aux implications diverses témoignant de son humanité, elle a notamment étudié l'art-thérapie en vue d'intervenir en milieu carcéral et médical, puis a donné des ateliers d'art corporel et thérapie en clinique psychiatrique auprès de patients adultes atteints de pathologies lourdes. Elle s'est engagée dans les prisons françaises en donnant régulièrement des ateliers auprès de détenus, travaillant sur leur perspective d'avenir. En 2012, à l'âge de 33 ans, Dorothy-Shoes apprend qu'elle est atteinte de sclérose en plaques. Elle documente alors sa maladie dans un journal de bord en photographies, ColèresS Planquées, publié en 2017 aux éditions Actes Sud. En 2011, elle publie au Rouergue Django du voyage, un travail né devant l'actualité terrifiante autour des gens du voyage. 

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