Drapeau – Blason

Les armoiries du Gard, proposées par l'héraldiste Robert Louis en 1950, se blasonnent de gueules à une croix occitane d'or, au chef d'argent engrêlé, symbolisant le Pont du Gard. Cette figure emblématique de l'ancienne province du Languedoc, la croix des comtes de Toulouse dont dépendait la Vicomté de Nîmes, croix jaune sur fond rouge, est associée à cette bordure crénelée représentant les arches du prestigieux Pont du Gard.

L'actuel logo du Conseil général du Gard reprend quant à lui de manière moderne les arches du pont du Gard.

Carte d'identité

Numéro de département : 30.

Population : 745 756 habitants (2019).

Densité : 127 habitants/km².

Démographie : 4e rang national de la croissance démographique.

Superficie : 5 853 km².

Préfecture : Nîmes.

Sous-préfectures : Alès et Le Vigan.

Nombre de communes : 353.

Cantons : 23.

Région d'appartenance : Occitanie.

Point culminant : Mont Aigoual (1 567 mètres) avec 13 km de pistes de ski.

Cours d'eau majeurs : Gardon, Galeizon, Mialet, Vidourle, Cèze, Rhône.

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Gard
La Camargue gardoise, 14e grand site de France

Par décision de M. Philippe Martin, ministre en charge de l'Écologie et du Développement durable, en date du 17 janvier 2014, le Syndicat mixte pour la Protection et la Gestion Camargue Gardoise a reçu le label Grand Site de France. La Camargue gardoise, aussi appelée Petite Camargue, est ainsi devenue le 14e Grand Site de France. Ce label récompense le travail de plusieurs années réalisé par des hommes, enfants de Frédéric Mistral et du marquis de Baroncelli, accrochés à leur terre et à leurs traditions, qui ont réussi à protéger, développer et mettre en valeur les richesses de leurs paysages.

Le grand site de la Camargue gardoise regroupe des sites déjà classés : la pointe de l'Espiguette est un site classé depuis 1975 ; les marais entourant Aigues-Mortes sont classés depuis 1993 ; les marais allant de la tour Carbonnière à Saint-Laurent-d'Aigouze sont classés depuis 1999. A ces sites s'ajoute la réserve naturelle régionale du Scamandre. Cette zone représente un total de près de 55 000 ha (pour 46 000 habitants) répartis sur huit communes (Aimargues, Aigues-Mortes, Beauvoisin, Le Cailar, Le Grau-du-Roi, Saint-Gilles, Saint-Laurent-d'Aigouze et Vauvert), à l'extrémité ouest du delta du Rhône, qui ne demande qu'à être protégée et découverte.

La pointe de l'Espiguette est une plage dunaire de 10 km de long sur 2 à 4 km de large qui sert de frontière entre les étangs et la Méditerranée. Les barkhanes, ces dunes formées par le vent, se déplacent et la forme de cette immense plage change au fil des ans. Entre la plage et le bras du Rhône de Saint-Roman, se mêlent sansouïres (marais salés où ne pousse que la salicorne), souillères (étendues de sable salé, asséché et craquelé) et quelques zones agricoles indispensables.

Aigues-Mortes a été construite au XIIIe siècle par Saint Louis pour en faire un port maritime. Mais le sel y est exploité depuis le XIe siècle. La viticulture, avec les vins des sables, n'y sera exploitée qu'au XIXe siècle. Le paysage, visible depuis la RD62 est une succession de zones humides, de marais salants et de zones cultivées.

La tour Carbonnière, construite en 1346, est une porte de péage sur la route du sel. Du haut de cette tour le regard embrasse le paysage des marais typiques de la Camargue. Plus loin, Aigues-Mortes, Saint-Laurent-d'Aigouze et à l'horizon, les Cévennes. Les marais constituent un écosystème riche où vivent les flamants roses, où la sagne (roseau) est encore exploitée. Les chevaux, blancs comme l'écume, paissent dans ce décor avec les taureaux noirs de Camargue, de la race des bioùs.

La réserve régionale du Scamandre, au nord de la Camargue gardoise est une zone d'origine fluvio-lacustre. Elle est composée de grands étangs entourés de roselières, d'une richesse avicole exceptionnelle où vivent héron pourpré et butor étoilé.

 

La fréquentation de ces sites est estimée à 1,6 million de visiteurs par an. Les acteurs de ce Grand Site de France ont donc oeuvré pour développer un tourisme durable. Ils ont créé le label " ambassadeurs du patrimoine biodiversité et paysages " qui propose un accueil de qualité. Des aménagements ont été réalisés, qui favorisent des déplacements doux. Création de nouveaux parkings, balisage de 130 km de sentiers de randonnée, plates-formes d'observation, signalétique adaptée, voies vertes et cyclotouristiques vous feront découvrir des sites d'une biodiversité exceptionnelle que l'homme a mis en scène pour les protéger.

Les vallées cévenoles

Des confins gardois du mont Lozère au nord du Grand Alès en passant par le mont Aigoual, ce sont des successions de vallées et de crêtes escarpées que l'on peut sillonner en s'engouffrant dans le massif des Cévennes et le Parc national du même nom. La vallée est le lieu privilégié pour la culture des châtaigniers. Cet arbre fait la fierté des Cévenols qui en ramassent les fruits à foison par terre en automne et qui en font de délicieux produits du terroir très réputés. Les vallées cévenoles et leur fraîcheur créent les conditions optimales pour les agriculteurs : encaissées, ces vallées recueillent l'eau dont les cultures et les animaux ont besoin. C'est donc au fond de ces excavations que se dresse un habitat typique du nord du Gard : bergeries et chèvreries se déploient, vivent et dominent les cours d'eau s'écoulant du mont Aigoual ou du mont Lozère vers la plaine et la mer. Les vallées cévenoles ont la particularité d'être dangereuses lors des " épisodes cévenols ", épisodes de fortes intempéries au début de l'automne. Ceux-ci font déborder les rivières (plus de 7 000 km de cours d'eau alimentés par près de 400 sources), qui inondent les vallées et les villages des plaines environnantes avant de reprendre leur lit initial aussi vite qu'elles avaient débordé : ce sont les fameuses "gardonnades", ainsi appelées dans le gentilé local. Une balade dans le sillage des vallées cévenoles est aussi la meilleure occasion pour découvrir l'authenticité des Cévennes gardoises et l'architecture pittoresque du Languedoc, celle qui distille avec beaucoup d'esthétisme l'art de la construction. A flanc de coteaux, l'habitat rural fait la spécificité des Cévennes schisteuses : les maisons sont hautes et étroites. Elles sont construites sans fondations, avec des toits en lauze et directement sur la roche préalablement taillée. Lorsque l'on est de passage dans l'une de ces vallées, l'on ne peut pas manquer de constater la proximité entre la bergerie ou bien la chèvrerie et la partie majeure de l'habitat.
Les villages pittoresques (citons notamment Anduze, Saint-Jean-du-Gard, Mialet ou Aujac) de ce versant méditerranéen offrent généralement un spectacle grandiose et une vue imprenable sur une partie du massif. Cette partie nord du Gard est si apaisante que l'on pourrait apprécier toute l'année cette sérénité qui berce le pays depuis des décennies.

Le mont Aigoual et son observatoire

Le mont Aigoual, sommet du Massif central, situé entre Gard et Lozère, offre un site tout à fait exceptionnel avec sa forêt, ses sentiers pédestres et ses pistes de ski. Point culminant (1 567 m) du Gard, il est le sommet qui marque la variation des climats sur les Cévennes, avec au sud les influences méditerranéennes, et au nord les influences océaniques et continentales. Il offre un panorama époustouflant sur les contreforts méridionaux des Cévennes gardoises et héraultaises, ainsi qu'une vue imprenable sur la Lozère. Cette montagne fut l'un des bastions de la dissidence et de la résistance dans l'histoire moderne. Les Cévenols huguenots y trouvèrent refuge lorsqu'il leur fallait combattre les armées royales de Louis XIV ne tolérant pas la confession protestante en France. Ainsi, pendant la guerre des Cévennes (qui débute en 1702), le mont Aigoual abrita les camisards qui organisent leur résistance contre le pouvoir royal. Bien plus tard, c'est sur ce même sommet que les résistants cévenols se retrouvèrent au maquis pour lutter contre l'occupant allemand et combattre le nazisme durant la Seconde Guerre mondiale. De ces épisodes, nombre d'enfants du pays (André Chamson, Jean-Pierre Chabrol ou Jean Carrière) en garderont des traces indélébiles dans leurs coeurs et tenteront de faire vivre la mémoire des Cévenols ayant souffert par le passé en rendant hommage en musique ou en peinture aux résistances populaires, huguenotes ou maquisardes. C'est tout un mode de vie rural qui se vit sur ce mont, notamment lors de la transhumance, où ses veines et ses routes sont empruntées par troupeaux et bergers qui filent vers les Causses ou les Cévennes. D'un point de vue géologique, le mont Aigoual est un caillou constitué de granites et de micaschistes (roche constituée de minéraux accumulés en feuillés). Au départ de Valleraugue, rendez-vous au sommet de ce splendide sommet pour en apprécier les charmes naturels. On y accède en voiture, mais le site est bien entendu un lieu privilégié de randonnées. Comme tout sommet des Cévennes, le mont est très régulièrement laminé par les rafales glaciales : l'amplitude thermique entre le sommet et la plaine atteint parfois plus de vingt degrés ! Alors même l'été, enfilez votre revêtement d'automne sur le dos, et arpentez ce massif qui donne vie à la Dourbie, à la Jonte et à l'Hérault. L'hiver, on peut skier et randonner en raquettes sur la station de l'Espérou, voisine de 4 kilomètres.

La bambouseraie de Prafrance
Les vestiges gallo-romains de Nîmes

La ville de Nîmes fut baptisée la Rome gauloise, selon une légende voulant que les Romains y fondèrent la ville entre sept collines comme à Rome. Plus de 2 000 ans plus tard, des vestiges tiennent debout et se mélangent aux bâtiments contemporains, constituant un étonnant anachronisme architectural en plein coeur de Nîmes. Petit Futé sélectionne pour vous trois vestiges gallo-romains immanquables à visiter : les arènes, la maison carrée et la tour Magne. Trois vestiges auxquels il faut ajouter le tout nouveau musée la Romanité, exceptionnel établissement dédié à la romanisation de la région nîmoise.

Le bassin minier de la plaine d'Alès

On retient souvent la Lorraine et le Nord-Pas-de-Calais comme bastion de l'exploitation houillère dans l'histoire industrielle française. C'est entacher l'histoire d'une double carence : d'une part, du fait que le sud des Cévennes ainsi que la Basse-Provence (sud-est des Bouches-du-Rhône) sont aussi des territoires riches en ressources carbonifères et pourvus de gisements importants depuis le Moyen Age. D'autre part, par l'histoire des mines qui retrace aussi une période importante de l'histoire économique et sociale française, avec la condition de la classe ouvrière, les mouvements sociaux, les grèves sociales... L'enracinement des rapports de force contribue à la mémoire collective du pays. La mine dans le bassin cévenol et la plaine d'Alès sont donc indissociables de l'histoire sociale et de la mémoire collective locale.
Dans ce bassin, la découverte de premiers gisements de terre noire remonte à 1230. A l'époque, les habitants n'avaient qu'à gratter la terre pour extraire du charbon, et les galeries étaient creusées à flancs de coteaux ! Autant dire qu'on en trouvait à foison et que c'est une vieille affaire ! Le charbon " récolté " servait initialement à la fabrication de la chaux et aux forges. C'est au XIXe siècle que l'exploitation prend son essor avec l'extraction industrielle et une nouvelle organisation du travail : le paysan extracteur quitte l'atelier familial pour devenir ouvrier spécialisé et devient peu à peu une force de travail et d'exécution rapide des tâches répétitives. L'industrialisation croissante de l'économie française (machinisation, chemin de fer, etc.) et sa conversion à la révolution industrielle provoque une explosion de la demande de charbon, ce qui se traduit par une accélération de l'exploitation des gisements, par une exploitation des hommes aussi ! Le XXe siècle voit l'apogée du charbon avec la relance de la demande après la Seconde Guerre mondiale, puis le déclin avant l'arrêt définitif des extractions avec la désindustrialisation, la délocalisation et la reconversion de l'économie. Le déclin est amorcé dès les années 1980, et les puits ferment tous les uns après les autres. Le 31 janvier 2001, les mines à ciel ouvert du Pontil et de Mercoirol sont les dernières à s'éteindre.
Le Musée de la Mine Témoin d'Alès a été ouvert sur l'authentique site de l'ancien centre de formation des houillères des Cévennes. Tout y est reproduit comme si nous y étions : la descente, les galeries, l'atmosphère... Un musée qui vaut le détour, site incontournable lors d'un passage dans la ville d'Alès qui aide à comprendre son histoire économique et sociale. Notons cependant que le Musée de la Mine est actuellement fermé pour rénovation.

Les vignobles du Gard

Le Gard est un pays de vin. La vigne tient une part importante de l'économie gardoise, et fait partie intégrante de sa culture. Tous les plats locaux s'accompagnent parfaitement de blanc, rouge et rosé issus de différents cépages : grenache, syrah, mourvèdre, cinsault ou chardonnay sont les cépages les plus utilisés et forment bien souvent ce goût fort en bouche, charpenté et fruité des vins du Languedoc. Dans le département, les vignes courent partout le long des routes et des montagnes et de nombreuses appellations renommées ou plus confidentielles se partagent le territoire : (Côtes du Rhône, Costières de Nîmes, IGP Cévennes, Côteaux du Vivarais, Vins des Sables, Duché d'Uzès, AOP Languedoc-Sommières, Côteaux du Pont du Gard). Le Gard provençal vendange les raisins pour les AOC Côtes du Rhône : on y trouve le Laudun, le Tavel, le vin de Chusclan, ou encore les vignobles de Saint-Gervais. Poursuivant la route des vins vers le sud, ce sont les appellations "coteaux du Languedoc" qui ravivent les palais, avec notamment le Costières de Nîmes et la Clairette de Bellegarde. Dans les appellations moins renommées que le Tavel ou le Laudun, sillonnant les villages, on trouve une multitude de caves, de petits exploitants agricoles qui se feront un plaisir de vous faire déguster leurs vins de pays. A Sommières, jusqu'aux confins des Cévennes, sur le sol de la plaine d'Alès et d'Uzès, le vin de pays permet de déguster un breuvage de qualité à prix beaucoup plus abordable que dans les caves d'AOC ou dans les coteaux de grande renommée (Côtes du Rhône, Costières, etc.).

Autre incontournable boisson issue des vignobles du Gard : la Cartagène, obtenue par assemblage de 80 % de moût de raisin frais et de 20 % d'eau-de-vie de vin. Le degré d'alcoolémie est fixé à 16° au minimum pour éviter une fermentation du liquide. Consommée en apéritif, elle se boit aussi avec du foie gras ou du roquefort... bien en phase avec le terroir de la région !

Si la vendange conventionnelle et mécanisée est souvent privilégiée, pour des raisons de rentabilité, par des viticulteurs parfois réticents à un changement de méthode, la viticulture biologique connaît un net regain, encouragée dans ce sens par le label AB, et par des clients de plus en plus demandeurs.

L'architecture pittoresque

Les édifices du Gard sont un mélange savamment préservé de patrimoines architecturaux différents et hérités de l'Histoire. Ainsi, du Grau-du-Roi à Barjac, Beaucaire, Nîmes, Le Vigan ou Alès, c'est à chaque point cardinal du département des méthodes de construction et styles d'urbanismes complètement différents. Le sud du département est indissociablement lié à l'histoire de la présence romaine en Gaule. Le nord du Gard est davantage lié à l'épopée minière et à la sériculture où les flancs de côteaux cévenols laissent encore apparaître des vieux mas où se cultivaient les vers à soie, des anciens moulins, des maisons de mineurs, des puits d'extraction, ou des vieux entrepôts réaffectés. Sans oublier le crassier d'Alès. L'habitat du nord du Gard est constitué de vieilles maisons rustiques, étroites, en pierres taillées, qui font le charme des villages reculés au pied des Cévennes. Les vestiges nîmois, le pont du Gard et les oppidums se visitent encore aujourd'hui comme s'ils n'avaient pas subis l'érosion, les guerres et les modernisations de l'homme. Les arènes de Nîmes font ainsi partie des édifices antiques les mieux préservés d'Europe. L'architecture romaine est unique en son genre et ne se rate pas, avec ses colonnes imposantes ornées de feuilles d'acanthe et ses marches (par exemple à la Maison Carrée de Nîmes).

L'architecture d'Aigues-Mortes

À Aigues-Mortes, c'est l'histoire médiévale que l'on revisite. C'est la ville marquée par Louis IX (Saint-Louis) après son départ du port royal pour la septième croisade (1248-1254). Saint-Louis y fait construire la tour de Constance pour protéger l'accès à la ville. C'est son fils Philippe le Hardi qui fit construire les Remparts extraordinairement conservés. La tour Carbonnière, la chapelle des Pénitents Gris et Blancs, la place Saint-Louis sont autant de bâtiments religieux et militaires construits de 1200 à 1700. Avec la tour de Constance, érigée en 1242 par Saint-Louis, les remparts forment un témoignage authentique en Europe occidentale de ce que fut l'architecture militaire en milieu marécageux aux XIIIe et XIVe siècles. L'église Notre Dame-des-Sablons, construite sous Saint-Louis, est de style gothique et date du XIIIe siècle. Avec la chapelle des Pénitents gris, on avance dans l'histoire, construire avec un style Louis XIV au XVIIe siècle. Autant de bâtiments chargés d'histoire et d'anecdotes qui font conserver à Aigues-Mortes son aspect pittoresque de ville médiévale.

L'architecture d'Uzès

Il est une ville qui possède une architecture pittoresque riche en patrimoine historique : Uzès. Ville d'Art et d'Histoire, ses façades, églises et hôtels particuliers conservés des XVIe et XVIIe siècles offrent aux visiteurs un fabuleux spectacle visuel. La place aux Herbes, ombragée de platanes, cerclée de maisons à arcades, avec sa grande fontaine au milieu, est le théâtre d'un marché hebdomadaire très apprécié, où se mêlent les parfums des herbes aromatiques de Provence et du Languedoc. Les châteaux d'Uzès et leurs tours féodales, la tour de l'Évêché et la tour du Roi à côté de la tour Bermonde, les enceintes et les logis de ces châteaux urbains montrent encore la façon dont les seigneuries du Languedoc asseoyaient leur domination. Enfin, le duché d'Uzès est remarquable par la variété des styles et des époques de construction. Sa porte est d'époque Louis XIII tandis que l'ensemble des bâtiments et son donjon médiéval datent du XIe siècle. Le contraste est saisissant, en pénétrant dans la cour principale, de style Renaissance et avec trois ordres architecturaux variés (dorique, ionique et corinthien). Une chapelle gothique du XVe siècle jouxte l'ensemble de l'édifice. Autre monument historique de la cité, la tour Fenestrelle, construite au XIIe siècle, reconstruite à l'identique au XVIIe siècle après les guerres de religions. C'est un clocher de style roman qui rappelle un peu la tour de Pise ou bien la basilique Saint-Sernin de Toulouse. Du reste, hôtels particuliers bourgeois et flamboyants jalonnent le paysage de la vieille ville, construits entre la Réstauration (1815-1830) et le Second Empire (1851-1870), et accentuent les contrastes. Notons qu'Uzès fut la cinquième ville protestante du royaume au XVIe siècle, une visite d'Uzès passe donc par le Temple protestant. La cité d'Uzès est véritablement un voyage dans le temps, rénové et conservé avec énormément de soins.

Le Musée du Désert de Mialet

Situé à Mialet, le Musée du Désert narre l'histoire des épisodes cévenols des guerres de Religion dans ses quinze salles. Vous trouverez le musée au Mas Soubeyran, un hameau de Mialet, dans la maison natale du chef camisard Pierre Laporte (1680-1704), surnommé Roland. Le nom du musée a emprunté le prénom du Désert, période durant laquelle le protestantisme était interdit en France, de la révocation de l'Édit de Nantes par Louis XIV en 1685 à la signature de l'Édit de Tolérance en 1787. Une présentation audiovisuelle retrace d'ailleurs cette longue période. Des meubles, des objets du quotidien, des armes mais aussi des documents, affiches et livres interdits témoignent de l'Histoire.Ce musée est un incontournable pour comprendre l'importance des guerres de Religion dans les Cévennes, toujours marquées par l'histoire des Camisards.

Chaque année, le premier dimanche de septembre, se tient au Mas Soubeyran l'Assemblée du Désert, qui voit se retrouver plusieurs milliers de Protestants venus de partout.

Le Grau-du-Roi et Port-Camargue

Prise en étau entre les étangs et la mer Méditerranée, cette petite cité balnéaire à deux pas des flots bleus se situe à l'extrémité sud du Gard. Elle ouvre la voie sur son port de plaisance, le plus important d'Europe à Port-Camargue, et possède un bras qui fait la jonction vers Aigues-Mortes la médiévale, les célèbres Salins du Midi et la Petite Camargue. La commune est un petit bout de paradis qui vit essentiellement du soleil, de l'eau et ses ressources : la mer transporte les chalutiers qui vont et viennent pour y déposer à la criée les poissons frais qui fond le charme des menus de restaurants. L'eau de mer est une ressource privilégiée pour l'extraction du sel, site d'exploitation immanquable du coin où les micro-organismes suivant leur concentration offrent un charmant spectacle de couleur rouge violet. Enfin, elle génère une attractivité touristique où vacanciers et locaux viennent se détendre le temps d'un week-end ou d'une semaine sur les kilomètres de plages de sable fin qui bordent la côte, notamment à l'Espiguette et de Palavas-les-Flots aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Petit écrin de charme et de quiétude entre le Petit Rhône, le Vidourle et la mer, le Grau-du-Roi et Port Camargue sont l'un des incontournables du Gard.

Ce petit paradis a été deux fois marqué par les croisades. En effet, un port royal avait été construit à Aigues-Mortes, bien que non bordée par la mer. Les navires rejoignaient la mer par un chenal creusé à travers les étangs. Le "grau" en languedocien est un passage, la ville de Grau-du-Roi tient donc son nom au canal qui fait office de voie de communication entre Aigues-Mortes et la mer. De passage dans cette cité, on en retient les gigantesques plages de l'Espiguette où par endroits, les étendues peuvent faire penser à un vaste désert, tant les dunes sont de taille étonnante pour ce littoral très fréquenté. On peut donc s'y installer et jouir d'une bonne intimité, même l'été... il y a de la place pour tout le monde ! Grau-du-Roi, c'est toute une ambiance : le front de mer et l'avenue Frédéric Mistral, ses terrasses affichent complet et donnent une atmosphère conviviale au rivage. Plus loin, le Quai Colbert, ses restaurants et ses échoppes le long du canal se transforment en bain de foule, une balade reposante vers la vieille ville. A deux pas, Port-Camargue dévoile ses voiliers et toutes ses mignonneries de port de plaisance.

Une cité où se mélangent pêle-mêle cette atmosphère populaire respirée par la pêche au gré des vents et ces boutiques qui achalandent le client, jouxtée de ces lieux de villégiature (hôtels et campings), où se côtoient tous types de personnes. Ce sont à chaque coin du regard, des moments de bonheur que l'on ne peut que chaparder à ce charmant environnement.

Le Pont du Gard

Inscrit depuis 1985 au Patrimoine mondial de l'Unesco, le Pont du Gard construit vers l'an 50, sous le règne de Claude et Néron, est l'ouvrage de l'empire romain le plus audacieux que l'on connaisse à ce jour. Il transportait l'eau des sources d'Uzès jusqu'à Nîmes. Abandonné au début du VIe siècle, il est utilisé en tant que pont dès la Renaissance. Au XVIIIe siècle, un pont routier est ajouté au premier niveau. En 1840, Prosper Mérimée fait inscrire le pont du Gard sur la première liste des monuments historiques de France et lance les premières restaurations. L'aménagement du site a vu le jour en 2000. Les plages sont aménagées l'été et des sentiers de promenade, le long du tracé de l'aqueduc, offrent une vue panoramique sur la garrigue environnante.

La Vallée de la Cèze

Des Cévennes, où elle prend sa source, au Rhône qu'elle alimente, la Cèze serpente dans un paysage naturellement préservé, avec de superbes vallées souriantes qu'il fait bon de sillonner à pied, en voiture, à vélo ou même en canoë. Vous aurez ainsi un concentré du Midi, la vision intacte d'un Sud authentique et rêvé, entre villages provençaux à la Marcel Pagnol, douces campagnes vertes et bien irriguées, champs de lavande, gorges façonnées par le temps et leurs profondes excavations, hêtraies, garrigues, jusqu'aux confins du Gard rhodanien où les prestigieux coteaux de la vigne dominent. Parfois, au milieu de ce paysage sauvage, on trouvera des infrastructures industrielles, sorte d'anachronisme curieux entre milieu naturel et imprécations de l'activité humaine, mais on notera que la zone est labellisée Zone spéciale de conservation et Réserve de biosphère des Cévennes.

Véritable paradis pour les amateurs de tourisme vert, elle offre une multitude d'activités (randonnées, canoë, VTT, cheval, escalade, spéléologie, pêche...) et d'hébergements : campings (naturistes pour certains), yourtes, cabanes perchées...

Le long de la Cèze, rien n'est banal. Ce n'est pas un hasard, d'ailleurs, si deux des quatre villages gardois classés " Plus beaux villages de France " se trouvent littéralement posés sur la Cèze : Montclus et La Roque-sur-Cèze. Ajoutons à ces villages Barjac, " villages de caractère " réputés auprès des brocanteurs, Goudargues la " Venise gardoise ", Saint-Ambroix ou Bagnols-sur-Cèze.

Besoin d'une remise en forme ? Faites un tour à la station thermale d'Allègre-les-Fumades (la seule du Gard) qui vous proposera aussi de vous divertir dans son casino. Méjannes-le-Clap, ancré dans un espace naturel exceptionnel au coeur de la garrigue est une station dédiée aux activités sportives et de plein air proposées avec, entre autres, 200 km de sentiers de randonnée balisés !

L'été, vous pourrez vous baigner dans la rivière : plusieurs plages de galets paisibles et poétiques tout au long de la Cèze sont parfaitement accessibles. Les amateurs de sensations fortes pourront sauter de ponts ou de rochers (attention au niveau de l'eau cependant...). En outre, les Cascades du Sautadet constituent un lieu à voir absolument même si la baignade reste dangereuse par endroit et par moment.

Et enfin, vous pourrez même jouer les chercheurs d'or dans les galets de la Cèze... même s'il faudra vous armer de patience !

Vallée de la Cèze, on dirait le Sud

Des Cévennes, où elle prend sa source, au Rhône qu'elle alimente, la Cèze serpente dans un paysage naturellement préservé, avec de superbes vallées souriantes qu'il fait bon de sillonner à pied, en voiture, à vélo ou même en canoë. Vous aurez ainsi un concentré du Midi, la vision intacte d'un Sud authentique et rêvé, entre villages provençaux à la Marcel Pagnol, douces campagnes vertes et bien irriguées, champs de lavande, gorges façonnées par le temps et leurs profondes excavations, hêtraies, garrigues, jusqu'aux confins du Gard rhodanien où les prestigieux coteaux de la vigne dominent. Parfois, au milieu de ce paysage sauvage, on trouvera des infrastructures industrielles, sorte d'anachronisme curieux entre milieu naturel et imprécations de l'activité humaine, mais on notera que la zone est labellisée " Zone spéciale de conservation " et " Réserve de biosphère des Cévennes ".

La Cèze sera aussi l'occasion de randonnées en canoë ou en kayak ou de parties de pêche. Parmi les principaux " spots " de baignade, on retiendra bien entendu les cascades du Sautadet (à la Roque-sur-Cèze), belles et dangereuses.

Le Gard souterrain

Impossible de parler du Gard sans évoquer ce que l'on nomme le tourisme souterrain ! 2 500 km2. Les garrigues gardoises constituent une immense étendue de massifs calcaires datant du Quaternaire et du Tertiaire. Au Jurassique, la région s'est recouverte d'une mer qui a permis le dépôt de nombreux sédiments. Les garrigues gardoises, dans leurs limites calcaires, ont été des abris idéaux pour les chasseurs de la Préhistoire, plusieurs centaines de milliers d'années avant notre ère. Plusieurs grottes ornées témoignent aussi du passage des hommes préhistoriques vers la fin du Paléolithique supérieur et le début du Mésolithique (-10 000 ans environ avant J.-C.). Le Gard est donc un véritable paradis pour les amateurs de tourisme souterrain, et pour les amateurs de curiosités !

Spéléologie

Pour les plus sportifs, et les amateurs d'aventures souterraines, plusieurs clubs de spéléologie existent dans le Gard et vous permettront d'explorer le sous-sol karstique gardois. De très nombreuses grottes et avens se trouvent sur tout le territoire et laisseront (plus ou moins) volontiers découvrir. Les spéléologues avertis pourront choisir de descendre sous terre par leurs propres moyens, en toute connaissance de cause. Des stages, baptêmes et safaris souterrains sont organisés pour des curieux débutants.

Les grottes touristiques

Plusieurs grottes ont été aménagées pour le grand public. Elles rivalisent de beauté et d'originalité et ne laissent personne insensible. Citons donc la Grotte de la Cocalière, à Courry, la Grotte de la Salamandre accessible depuis Méjannes-le-Clap, la Grotte de Trabuc à Mialet et l'Abîme de Bramabiau à Saint-Sauveur Camprieu. Concerts, dégustations de vin, descente en rappel, vol en aéroplume, visite avec une lampe acétylène, spectacle de danse... chaque grotte propose ses propres animations pour offrir aux visiteurs des expériences uniques.

La mine témoin d'Alès

Bien que fermée actuellement, la mine-témoin d'Alès a constitué durant de longues années un incontournable de la région. Elle est surtout le vestige d'un passé minier important dans la région, qui a conditionné la vie des ancêtres de bon nombre d'Alésiens.

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