Gorges-du-Tarn-Causses est le nom de la commune nouvelle résultant de la fusion entre Sainte-Enimie, Quézac et Montbrun.

Sainte-Enimie

Dans un méandre du Tarn, entre le causse de Sauveterre et le Causse Méjean, cette petite cité s'étage sur les pentes abruptes des deux falaises qui l'enchâssent. On peut imaginer que son attrait touristique remonte à bien loin déjà.Au VIe siècle, lorsque Enimie s'y installa, le lieu n'était pas désert. Les grottes, à mi-pente, étaient habitées à la préhistoire, avant que leurs hommes ne s'installent sur le Causse. A l'époque romaine, le site était un point de passage sur la draille, un chemin de transhumance. Le miracle de Sainte Enimie, les monastères qu'elle avait fondés, avec l'aide de son père le roi, attira leur lot de fidèles. Au Xe siècle, alors que le monastère féminin était tombé en ruine, un pèlerinage fut institué par les moines bénédictins qui avaient repris l'établissement religieux. Mais ce n'est qu'au XIIIe siècle que la légende se fixa, écrite par les moines et le troubadour Bertrand de Marseille. Evidemment, cet afflux de pèlerins encouragea le développement du village autour du monastère et de la chapelle. Sur des terrasses, on cultivait la vigne, des amandiers, noyers et cerisiers. Les tisserands de la ville produisaient un drap qui circula par la draille et se trouva jusque sur le marché d'Avignon. Le monastère, promue abbaye au XVe siècle conserva sa place prépondérante jusqu'à la Révolution. Un siècle plus tard, alors qu'une partie avait été détruite et le reste vendu, le curé de Sainte-Enimie s'attacha à restaurer les bâtiments de l'abbaye. Construite entre le VIIe et le XIVe siècle, elle domine encore aujourd'hui le village.La promenade dans le centre historique, par les rues médiévales, procure une agréable fraîcheur en été. Un itinéraire balisé mène le visiteur le long des anciens remparts, emprunte des ruelles, des passages voûtés et s'arrête devant de très belles façades restaurées, comme celle de la place au Beurre ou celles de la rue de la Privadenche. La halle au blé a été restaurée et conserve la pierre qui servait à mesurer le grain. Près d'une des cinq portes de la ville, lou portal Chabrit est la maison de l'un des portiers. Sur la place Del-Plô, on distingue encore l'implantation d'une ancienne tour. En redescendant de l'abbaye, au niveau de la place de la Combe, on passe devant une bâtisse du XVIIe siècle qui fut la maison commune jusqu'en 1905. Elle est aujourd'hui transformée en hôtel. Deux lieux complètent la visite de Sainte-Enimie : la source de Burle, noyée de verdure, et l'Ermitage, lieu du pèlerinage. Si la chapelle ne se visite pas, la montée s'achève sur le parvis et son magnifique panorama qu'Enimie, assise sur ces sièges taillés à même la roche, contempla sans doute.

Montbrun

Tout en hauteur, le village jouit d'un superbe panorama sur les gorges toutes proches. Fleuri, dégageant beaucoup de charme, avec ses ruelles pavées, ses escaliers, et placettes, il est aussi animé l'été qu'il est endormi en hiver. Sur place buvette et petit musée des traditions populaires " l'amellio " qui expose des objets anciens et une collection de minéraux (pour le visiter s'adresser à Serge Maurin ou Ginette Bertaux), ouvert tous les jours de juin à septembre. Pour rejoindre Montbrun, préférer arriver d'Ispagnac, que du côté de la route de Sainte-Enimie extrêmement étroite.

Quézac

Quézac, petit village des gorges du Tarn de 350 habitants situé entre le Causse Méjean et le Causse de Sauveterre, est connu pour la qualité de son eau gazeuse, dont la source se trouve sur la commune. Il est d'ailleurs possible de visiter l'usine d'embouteillage. Sa dizaine de hameaux s'étagent entre Gorges, Causses Méjean et Cévennes.

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9.95 €
2018-06-20
240 pages
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