Bivouaquer sous terre, découvrir l'art du vitrail ou vous initier à la vie de berger : c'est en Lozère que cela se passe ! Ce territoire peu urbanisé vous réserve surprises et splendeurs naturelles. Département le moins peuplé de France, la Lozère compte à peine 73 000 habitants, dont 13 000 à Mende, ancienne capitale du Gévaudan. Avec une altitude moyenne qui frise les 1 000 mètres, ce département est l'un des plus élevés du pays, variant de 200 mètres dans les vallées cévenoles à 1 699 mètres au mont Lozère. De superficie modeste, la Lozère offre toutefois une grande variété de paysages. Au nord, entre 800 et 1 500 mètres, les croupes herbeuses de l'Aubrac basaltique nourrissent les vaches rousses aux belles cornes, alors que la Margeride granitique alterne forêts de conifères, prairies et landes. Au sud-ouest, les causses, plateaux calcaires troués de grottes souterraines, sont le territoire des brebis qui se contentent de l'herbe de la garrigue et des magnifiques gorges du Tarn et de la Jonte, très touristiques en été. Enfin, dernière entité géologique régionale, les Cévennes (sud-ouest) déroulent crêtes de châtaigniers et vallées encaissées.

La Lozère abrite des réserves animalières rares (bisons, loups, vautours...), des grottes, des menhirs, des dolmens et de très nombreux itinéraires de randonnée. Pas un site sans son circuit pédestre balisé ! Sur le plateau de fromages : cinq AOP - roquefort, bleu des Causses, laguiole, pélardon et bleu d'Auvergne - et de nombreuses tommes de Lozère dont le Fédou du causse Méjean, au lait de brebis de race Lacaune. Testez charcuterie, tripes et... sac d'os.

Les lieux incontournables de la Lozère

Quand partir dans la Lozère ?

La Lozère est une destination agréable, au climat doux en été, plus rude l'hiver, et Mende est aussi ensoleillé que Toulouse. Il faut toutefois vous méfier des pluies. Les zones les plus pluvieuses s'étendent des pentes de l'Aigoual au mont Lozère en passant par les Cévennes, et de la Margeride à l'Aubrac, où il neige plus de 50 jours par an. Les Cévennes peuvent être affectées par des épisodes de fortes pluies produisant des cumuls élevés, de l'automne au printemps, particulièrement en septembre et octobre. À éviter donc durant cette période et vous référer à la météo avant de partir randonner ou bivouaquer.

Si l'été est la haute saison qui voit les touristes défiler dans les gorges du Tarn et sur les sentiers pédestres, la Lozère, très boisée, resplendit en automne. Les arbres flamboient et les sous-bois se couvrent de champignons, cèpes, girolles, morilles, mousserons... C'est aussi la saison du brame du cerf dont on peut observer la parade spectaculaire en septembre. L'automne invite aussi à des sorties châtaignes au coeur des vallées cévenoles. L'hiver est la basse saison touristique.

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Photos de la Lozère

Découvrir la Lozère

Les immanquables

Divisée en quatre zones géographiques à la forte identité, la Lozère est une inépuisable source de découvertes et de loisirs. Au sud, les Cévennes et les Causses, inscrits au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco en 2011, recèlent des paysages hors du commun, à découvrir en randonnée avec un âne à l'instar d'un Stevenson. Toujours au Sud, les gorges du Tarn se descendent en canoë, le nez en l'air pour admirer la ronde des vautours. Au Nord, la Margeride et l'Aubrac au climat plus âpre sont les destinations idéales en hiver pour y faire du ski de fond, des balades en raquettes ou pour découvrir les tourbières. Partout, la nature des sols et la vie rurale ont façonné des architectures typiques et des paysages à forte personnalité avec une qualité environnementale remarquable.

Si les réserves animalières permettent d'être au contact des loups, bisons, aurochs, vautours, chevaux "préhistoriques", on peut également rencontrer au détour d'un chemin cerfs ou chevreuils, taquiner le goujon, la truite ou le saumon dans les cours d'eau. Amoureux des grands espaces naturels, enfilez vos chaussures de marche, accompagnez vos sorties nature de jumelles et d'appareils photos, vous aurez ainsi des souvenirs exceptionnels à partager !

Faire / Ne pas faire

Faire

Oublier la conduite à droite. En circulant par ses propres moyens, il faut prendre le temps de se familiariser avec le poste de pilotage et un volant à droite et trouver une rue ou un quartier calme pour vous entraîner aux diverses manoeuvres. Et il faut toujours réfléchir deux fois avant de s'engager à un carrefour ou en quittant une allée privée : les vieux réflexes reviennent vite et peuvent causer quelques petites frayeurs.

Prendre soin de l'environnement. Les Néo-Zélandais sont très attachés à leur qualité de vie et les nombreux aménagements touristiques impliquent un réel engagement de la part des utilisateurs. Si certains sites n'ont pas de poubelles à disposition, ce n'est pas un oubli mais simplement une manière de faire comprendre que l'on est priés de ramener avec soi tout ce qu'on amène.

Ne rien laisser traîner dans la voiture.Lock it or Lose it " est un panneau commun sur les aires de parking. Il rappelle les précautions élémentaires à prendre lorsqu'on laisse sa voiture dans un parking. Certains sont connus et régulièrement visités, ce serait dommage de laisser ses vacances être gâchées par un vol.

Rester Zen. L'attitude des Néo-Zélandais est très décontractée alors autant y répondre et se laisser porter par le " flow ". Une attitude distante risque d'être mal perçue. On ne se jette pas dans les bras de tout le monde en se fracassant le dos à coups de claques mais un sourire ne coûte rien et ouvre toutes les portes.

Ne pas faire

Dévisager un Maori tatoué. Si le tatouage facial est très impressionnant, il ne faut pas pour autant en oublier les règles de courtoisie élémentaires.

Confondre les Kiwis et les Australiens. En se promenant en Nouvelle-Zélande, on remarque souvent les piques et les boutades que ces deux pays cousins s'envoient en travers des gencives. C'est un sport, et tout le monde en rigole. Du coup, il n'est pas recommandé de mettre les " Aussies " et les " Kiwis " dans le même panier.

Faire le malin à la douane. Pour préserver leur faune et leur flore et limiter la prolifération d'espèces étrangères, les Néo-Zélandais ont établi un système extrêmement strict de surveillance à leurs frontières. Il est impératif d'avoir précautionneusement nettoyé son matériel de randonnée avant de partir. De même, aux oubliettes l'importation illicite de saucissons, les amendes sont lourdes !

Exiger pain et eau sur la table au restaurant. En amuse-gueule, du pain frotté à l'ail et huilé est proposé dans certains menus mais la présence de pain sur la table est laissée uniquement à la discrétion du restaurateur. Il est rare du coup rare d'en trouver ! Idem pour la carafe d'eau, il faut la demander.

Faire la bise à une personne que l'on vous présente. La bise sur la joue n'est réservée qu'aux personnes proches en Nouvelle-Zélande. Une bonne poignée de main, même entre filles, est la meilleure façon de se saluer.

Lozère
Les gorges du Tarn et les bateliers de la Malène
<p>Les Gorges du Tarn</p>

Les Gorges du Tarn

Les gorges du Tarn sont devenues le symbole de l'activité touristique en Lozère. Situées entièrement dans le département, elles constituent un site spectaculaire, connu des touristes dès la deuxième moitié du XIXe siècle. Les gorges se sont formées lors des plissements alpins et pyrénéens, quand les couches de calcaire déposées durant l'ère secondaire ont été entaillées par la rivière sur les 100 km de son parcours lozérien, jusqu'à une profondeur dépassant parfois les 500 m. En été, la tranquille rivière Tarn est parcourue par des milliers de canoës et de kayaks, d'où les occupants peuvent admirer les hautes falaises, les chaos rocheux et les petits villages accrochés aux pentes. Jusqu'en 1905, les gorges n'étaient accessibles qu'en barques à fond plat, semblables à celles qui promènent les touristes, et il fallut les volontés d'E.-A. Martel et celles de Jean Monastier, député lozérien de l'époque, pour obtenir le percement de la route actuelle, en surplomb de la rivière, et de ses quatorze tunnels.

Depuis Ispagnac, les gorges sont parsemées de hameaux et villages typiques  : Quézac, Montbrun, Castelbouc, La Malène, Les Vignes, Le Rozier, sans oublier Sainte-Enimie, petite cité moyen-âgeuse, chargée de légendes. La meilleure façon de découvrir les gorges est d'ailleurs d'emprunter le fil de l'eau, avec les célèbres bateliers de la Malène, manière de se rappeler qu'au début du siècle dernier, la route n'existait pas et que les barques étaient le seul moyen de communication de la vallée. Reprenant les gestes anciens et les barques traditionnelles, neuf bateliers offrent à leurs passagers une vue imprenable sur un parcours de 8 km, à un endroit resserré des gorges. Ce qui permet aussi de porter un oeil attentif sur la faune, la flore et le paysage.

Les causses et les grottes

A l'ère secondaire, celle des dinosaures, la mer s'est avancée sur le massif ancien et, pendant 60 millions d'années, calcaire et marnes se sont déposés en couches alternées sur des milliers de mètres de hauteur. On peut voir les traces de certains de ces animaux préhistoriques près de Florac, à Saint-Laurent-de-Trèves. Portées en hauteur, brisées, plissées par les grands mouvements du tertiaire, qui ont fait surgir les Alpes et les Pyrénées, ces grandes masses ont été attaquées par l'érosion. Les rivières, au débit plus important que de nos jours, ont creusé d'imposantes gorges, dont la profondeur atteint parfois plus de 500 m, qui séparent des plateaux dénudés et arides : les causses. Le plus vaste est le causse de Sauveterre, entre le Lot et le Tarn. Légèrement vallonné, il conserve quelques maigres forêts. L'activité humaine se concentre dans les rares hameaux ou dans des fermes isolées toujours situées près de petites dépressions au fond argileux, seuls lieux permettant une activité agricole. Entre Tarn et Jonte s'étend le causse Méjean. C'est un immense plateau calcaire du Jurassique, vaste vaisseau coupé du reste du département par des falaises de plus de 120 km de long. Son seul lien avec la "  terre ferme  " est l'isthme, large de moins d'un kilomètre, qui le rattache au massif de l'Aigoual au col de Péjuret. Enfin, tout au sud, la Lozère ne compte qu'un petit bout du causse Noir, qu'elle partage avec le Gard. Mais la vraie richesse des Causses ne se voit pas en surface. Pour la découvrir, il faut pénétrer à l'intérieur. Nous vous proposons deux visites confortables et en toute sécurité. Depuis juin 2011, en association avec la région naturelle voisine, les Cévennes, et l'ensemble des autres causses de l'Hérault et de l'Aveyron (en particulier le Larzac), la région est classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, une juste reconnaissance, permettant de mieux faire connaître ses paysages remarquables mais également la vie des hommes qui l'ont façonnée, grâce à l'agro-pastoralisme.

NZ Environmental Care Code

Protégez les plantes et les animaux. Traitez les forêts et les oiseaux avec respect. Ils sont uniques et souvent rares.

Enlevez les ordures : les déchets ne sont pas attrayants. Nuisibles pour la vie sauvage, ils peuvent augmenter le risque de maladie. Enlevez les déchets que vous produisez.

Enterrez vos déjections : dans les endroits sans toilettes, enterrez-les dans un trou loin des cours d'eau, des chemins, des places de campement et des huttes.

Gardez les lacs et les cours d'eau propres : lorsque vous nettoyez vos gamelles, prenez de l'eau et lavez loin du cours d'eau parce que les savons et détergents sont nuisibles à la vie aquatique. Le mieux est de ne pas en utiliser du tout. Il est nécessaire qu'ils soient d'abord filtrés par le sol. Si l'eau vous semble suspecte, faites-la bouillir trois minutes ou traitez-la.

Campez proprement et ne laissez aucune trace derrière vous.

Faites attention aux feux : plutôt que de cuisiner sur des feux ouverts (interdits), utilisez les Camping-gaz. Si vous devez faire un feu, maintenez-le petit, utilisez du bois mort, soyez sûr de pouvoir l'éteindre rapidement avec de l'eau et éteignez bien les cendres avant de partir.

Restez sur les chemins : vous éviterez ainsi d'endommager des plantes fragiles.

Respectez les autres : les gens recherchent la nature pour différentes raisons. Ils ont aussi le droit de profiter de l'environnement et de ses beautés.

Respectez l'héritage culturel : nombre d'endroits en Nouvelle-Zélande ont une signification spirituelle et historique. Traitez-les avec considération et respect.

Profitez de votre expérience de la nature : regardez une dernière fois avant de partir. Le visiteur suivant doit-il savoir que vous êtes passé ici avant lui ? Protégez l'environnement, par égard pour vous-même, par égard pour celui qui viendra après vous, et enfin pour l'environnement lui-même.

Toitu te Whenua, autrement dit : " ne dérange pas la terre ".

Les animaux protégés de la Lozère

Terre des grands espaces où la nature a gardé encore tous ses droits, peu peuplée, la Lozère est devenue une terre d'asile pour des espèces menacées. Le Parc national des Cévennes y a été pour beaucoup en réintroduisant les vautours. Pour que le plus grand nombre profite de la beauté de ces animaux, pour faire découvrir leur mode de vie, mais aussi pour faire prendre conscience des dangers qui les menacent, de véritables sites touristiques ont été créés à partir de ces zones de protection. Et maintenant, quand vous irez passer des vacances en Lozère, vous pourrez tout apprendre sur les loups, les vautours et les bisons d'Europe.

Le vallon du Villaret

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