Si vous comptez rester sur Grande-Terre, prenez une journée ou deux pour visiter Pointe-à-Pitre, mais choisissez plutôt votre hébergement au Gosier, à Sainte-Anne, au Moule ou à Saint-François. Vous serez plus près des belles plages !

Histoire

En 1654, un armateur juif hollandais dénommé Peter, qui avait échoué à Pointe-à-Pitre après son expulsion du Brésil, raconte dans ses souvenirs qu'il vendait son poisson près d'une pointe rocheuse, le long d'une jetée située au bas du fort Saint-Louis. Le lieu-dit a pris le nom de " Pointe à Peter " et le petit village, établi par la suite près du vieux fort, a ensuite été baptisé Pointe-à-Pitre. Selon d'autres sources, il faudrait plutôt, pour retrouver l'origine du nom, chercher du côté de la rivière à Pitres, mentionnée sur certaines cartes du XVIe siècle. Enfin, selon une troisième hypothèse, " Pitre " viendrait du mot espagnol pitera, un arbuste parasite du palétuvier.

Capitale économique de l'île, Pointe-à-Pitre ne prend véritablement son essor qu'avec l'occupation anglaise. A cette époque, la ville est une zone insalubre et marécageuse située au milieu du morne Renfermé, point de départ du développement de la ville. Grâce à la main-d'oeuvre esclave, les Anglais vont y effectuer de vastes travaux d'assainissement et posent les bases du développement des échanges maritimes. Un petit port est créé pour combler les marécages. En 1748, les habitants d'un bourg voisin rattachent leur commune à la mer par l'actuelle rue Frébault.

En 1763, les Français reprennent l'île ; le gouverneur de la Bourlamaque apporte désormais un soutien régulier au développement de la ville qui sera marquée par la Révolution, mais plus encore par le tremblement de terre de 1843. Détruite presque entièrement par le séisme, puis reconstruite en 1847, elle connaîtra d'autres fléaux et catastrophes naturelles : épidémie de choléra en 1865, incendie en 1899, conflits sociaux à la fin du XIXe siècle, violents cyclones en 1928 et 1989.

Après la construction en 1869 de l'usine Darboussier à Carénage, Pointe-à-Pitre devient un centre industriel important. Jusqu'en 1974, l'usine à sucre accueille toute la canne de la région, grâce à un système ferroviaire venant de Baie-Mahault, de Petit-Bourg et d'une partie de Grande-Terre.

L'arrivée des premiers hydravions à la Darse, à partir de 1935, en provenance de métropole, donne un nouvel essor à la ville jusqu'en 1966, date à laquelle la Guadeloupe construit son premier aérodrome au Raizet. Pointe-à-Pitre devient donc le poumon économique de la Guadeloupe.

La ville aujourd'hui

Le passage du cyclone Hugo en 1989 a été terrible pour Pointe-à-Pitre, comme sur tout l'archipel. La ville conserve cependant quelques vastes maisons coloniales à...

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11.95 €
2018-10-03
528 pages
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