Guide des Fidji : Survol des Fidji

C'est le nom d'un ailleurs où près de 330 îles s'éparpillent sur 1,3 million de km² d'océan et où le temps qui passe est une notion abstraite. La végétation y est incroyablement luxuriante et, pour la concurrencer, l'eau y joue de sa palette de bleus, des plus tendres aux plus ardents. Le paysage y est extraordinairement contrasté : les forêts tropicales et leurs cascades rivalisent avec les champs de canne à sucre et les cocoteraies. Le thermomètre n'y descend pas en dessous de 22 °C et avoisine les 33 °C en périodes de grande chaleur. Le chant des oiseaux berce la vie telle un métronome, tandis que sous les eaux croissent les plus spectaculaires coraux mous de la planète. Le voyageur en visite aux Fidji y apprend, au gré des villages, les rites de la vie en tribu et ses coutumes. Un art de vivre qui n'attribue aucune valeur à l'argent et où la nature est au centre de toutes les attentions. Les autochtones font preuve d'une inlassable gentillesse et d'une générosité qui font d'eux le peuple le plus accueillant et attachant qui soit. Subtil mélange d'authenticité, de tradition et d'exotisme, et première destination touristique du Pacifique insulaire, les Fidji sont devenues un rêve accessible, en confort et sécurité.

Géographie

Les îles Fidji sont situées au sud-ouest du plus grand océan de la planète, tel un petit point au milieu des 180 000 000 km² de l'océan Pacifique. Plus exactement, elles se trouvent au sud de l'équateur et au nord du tropique du Capricorne, sur un territoire qui s'étend entre les longitudes 174° est et 178° ouest, et les latitudes 12° et 22° sud. Fidji a la particularité d'être le seul pays au monde traversé par le méridien 180°, autrement dit celui du changement de jour. Il traverse en effet l'île de Taveuni, au nord du territoire. Pour des raisons de commodité, il a été déplacé vers l'est pour que les Fidjiens de part et d'autre du territoire se réveillent tous le même jour. On y compte environ 330 îles, dont un tiers est inhabité, et 540 îlots et atolls. Ce faible pourcentage de terres habitées s'explique par l'absence d'eau de source sur la plupart de ces îles, une condition sine qua non à l'établissement d'un habitat viable.
Eparpillé dans l'océan, le territoire fidjien totalise 1,3 million de km², dont seulement 18,333 km² de terre. Les deux îles principales, Viti Levu (10 429 km²) et Vanua Levu (5 556 km²), constituent 80 % du territoire. Les concentrations d'individus se trouvent majoritairement le long de la côte sud et ouest de l'île de Viti Levu. Suva, la capitale, regroupe 170 000 des 837 272 habitants du pays. Le reste des terres est sauvage et brut. On trouve des plaines le long des côtes, tandis qu'à l'intérieur des terres le paysage est montagneux, accidenté et inhabité. On ne compte que 5 300 km de routes aux îles Fidji, dont 90 % sont à Vanua Levu et Viti Levu. D'origine volcanique, les îles sont étonnamment hautes en relief et entourées de récifs coralliens.

Régions

Une division administrative et politique générale découpe le territoire en 4 régions.

Le groupe du Nord.

La région Ouest, qui correspond à la moitié ouest de Viti Levu, plus les archipels Yasawa et Mamanuca.

La région centrale, réduite à la moitié est de Viti Levu.

La région dite Est, qui comprend tout le reste du territoire Sud et Est.

Groupes

Tous ces morceaux de terre qui composent les Fidji ont été regroupés en 7 groupes distincts.

Viti Levu.

Le groupe du Nord, comprenant Vanua Levu, Taveuni et ses quelques voisines.

À l'ouest, le groupe des Mamanuca et Yasawa.

À l'est, le groupe des Lomaitivi comprend, entre autres, les îles d'Ovalau, Gau et Koro.

À l'extrême est, le groupe le plus vaste a été baptisé Lau Group.

Au sud, Kadavu.

Au sud également, Maola.

Provinces

Les Fidji sont composées, à un niveau plus spécifique, de 14 provinces.

Bau.

Bua.

Cakaudrove.

Kadavu.

Lau.

Lomaiviti.

Macuata.

Nadroga-Navosa.

Naitasiri.

Namosi.

Ra.

Rewa.

Serua.

Tailevu.

A cela s'ajoute la dépendance de Rotuma, une île isolée tout au nord de l'archipel, difficilement accessible et pour laquelle une invitation par un habitant est aujourd'hui nécessaire. C'est sans doute un des joyaux jalousement dissimulés de l'atoll, à juste titre.

Climat

Fidji jouit d'un climat tropical humide dont les températures ne varient que très peu. On distingue deux saisons. Une saison dite sèche et une saison dite humide, qui voit s'abattre de nombreuses pluies tropicales. La saison sèche s'étend de mai à septembre et la saison humide d'octobre à avril. Du fait de l'immensité du territoire, le climat est relativement variable d'un endroit à un autre des Fidji. Le décalage le plus frappant existe entre l'est et l'ouest de la grande île Viti Levu. Tandis que la moitié ouest jouit d'un climat clément quasiment toute l'année, la partie opposée, et tout spécialement Suva, est confrontée à de fortes précipitations presque toute l'année. Les climats de l'est et l'ouest de Viti Levu étant sensiblement différents, il convient de préciser que si Suva enregistre 20 jours de pluie par mois pendant la saison des pluies, Nadi n'en recense que 9. Pendant la saison sèche, on comptabilise 17 jours de pluie par mois pour Suva et 4 pour Nadi.

Les cyclones

On distingue 7 zones géographiques affectées par des cyclones tropicaux dans le monde, dont celle du Pacifique Sud. Cependant, la région des îles fidjiennes n'enregistre ni les plus fréquents ni les plus violents de ces cyclones. Un centre météorologique régional spécialisé (CMRS) a été installé afin de détecter les phénomènes, de prévoir leur évolution et de diffuser des messages. Une fois sur place, on pensera à s'informer des consignes à suivre et de la conduite à tenir en cas de cyclone, afin d'éviter les mauvaises surprises.

Saison des cyclones : de novembre à avril.

Au niveau environnemental les îles Fidji furent sérieusement affectées par les cyclones ces dix dernières années. Il y a eu tout d'abord le cyclone Tomas en mars 2010 qui laissa de nombreuses personnes sans abris et villages sous l'eau. En mai 2012, des pluies torrentielles provoquèrent de graves inondations déplaçant 15 000 personnes et détruisant de nombreuses infrastructures. Un état de désastre naturel fut déclaré temporairement. En décembre 2012, le pays est frappé par le cyclone Evan après son passage sur Wallis et Futuna et Samoa. Evan a frappé le pays avec des rafales de près de 270 km/h du côté de Nadi. Si l'on ne compte pas le nombre de maisons détruites et de glissements de terrain, on dénombre une vingtaine de victimes entre les Fidji et les Samoa. En 2015, le cyclone Pam se forme à plus de 1 000 km des côtes fidjiennes et dévaste les Tuvalu (de nombreux dégâts matériels), les Salomon mais surtout le Vanuatu, dont près de 64 % de la population est directement affectée par le cyclone. Depuis, le petit archipel a dû affronter ce qui reste jusqu'à aujourd'hui le plus puissant cyclone jamais enregistré dans l'hémisphère sud. Winston et ses vents soufflant jusqu'à 325 km/h a littéralement rasé de nombreuses parties du pays, le bilan est très lourd faisant 42 morts. Des milliers de Fidjiens assistent impuissants à la destruction de leurs logements et leurs infrastructures. Anéanti par la férocité de ce puissant cyclone, le pays bénéficiera d'un programme d'aide de ses proches voisins australiens (3 millions d'euros) et néo-zélandais (1,3 millions d'euros).

Environnement – écologie
COP 23, les Fidji en première ligne pour la ratification de l'Accord de Paris

La 23e édition de la Conférence Climatique Internationale (COP23) s'est déroulée du 6 au 17 novembre 2017 à Bonn, en Allemagne, sous la présidence des Fidji. Pour des raisons logistiques et par contrainte budgétaire, les îles Fidji n'étaient pas en mesure d'organiser un tel événement sur leur petit territoire mais, très en proie au changement climatique, le pays n'a pas manqué de faire entendre sa voix dans des circonstances météorologiques plus qu'alarmantes. Deux ans après la signature de l'accord de Paris lors de la COP21, le principal enjeu de la COP23 était de se mettre d'accord sur les mesures de concrétisation des engagements pris en 2015. Pour rappel, l'Accord de Paris est le premier texte élaboré par l'ensemble des pays du monde avec pour principal objectif de limiter la hausse des températures à 1,5 °C. Pourtant, l'événement a commencé sur les chapeaux de roue avec l'annonce du retrait des États-Unis. Lors de cette seconde conférence des Parties, l'urgence à agir contre les émissions de gaz à effet de serre a été soulignée par de nombreux pays en voie de développement, premières victimes de ce cataclysme. Directement menacés par le réchauffement climatique, les îles Fidji ont souligné ses priorités qui n'ont pourtant pas réussi à retenir l'attention nécessaire face aux problèmes grandissants : le réchauffement climatique venait de faire des ravages sur le pays, notamment avec le passage du cyclone Winston. A cause de la montée des eaux, certaines des côtes maritimes du pays sont devenues incultivables et certains villages de pêcheurs ont d'ores et déjà été relocalisés à l'intérieur des terres. Plus vulnérables et plus isolées, les îles du Pacifique ont souhaité mettre un coup de projecteur sur leur situation afin d' anticiper les catastrophes à venir : des fonds considérables sont nécessaires si l'on ne veut pas que certains pays soient rayés de la carte.

La conférence a été marquée par le témoignage de Timoci Naulusala, Fidjien de 12 ans victime du cyclone Winston de catégorie 5. " Ma maison, mon école, ma source de nourriture, d'eau, d'argent, ont été détruites. Ma vie était un chaos. Je me suis demandé : "Que se passe-t-il ? Que vais-je faire ? " "30 % des Fidjiens vivent dans des zones fortement exposées à des phénomènes météorologiques extrêmes, tels les inondations et les cyclones. Le niveau des eaux du Pacifique pourrait effectivement s'élever de 18 cm d'ici à 2030, provoquant alors un cercle vicieux de marées et de tempêtes de plus en plus fortes. Les Fidjiens ont à coeur la protection et la conservation de leur environnement mais sont susceptibles d'être confrontés à des événements météorologiques de plus en plus intenses et fréquents... ainsi qu'à la non-action de la communauté internationale. La Banque Mondiale estime que le coût de la réduction de la vulnérabilité climatique des îles Fidji pourrait s'élever à 4,5 milliards de dollars sur 10 ans.
A la suite de la COP23, les Fidji ont établi ce qu'ils appellent officiellement le Dialogue de Talanoa, processus qui a duré toute l'année 2018 afin d'aboutir à des solutions concrètes pour lutter contre le réchauffement climatique. Ce document devrait présenter les perspectives d'engagements des États qui ont ratifié l'Accord de Paris et permettre d'ouvrir le dialogue lors de la COP24, en Pologne, en décembre 2018. Au moment où nous bouclons cette édition, l'Accord de Paris reste un espoir ambitieux mais 196 pays ont signé ou se sont engagés à signer l'accord de Paris sur le climat, ce qui fait de ce texte le plus largement signé de l'histoire de l'humanité. Enfin, pour la petite histoire, les Fidji ont été les premiers signataires de l'Accord de Paris le 12 février 2016.

Parcs nationaux

Aussi étonnant que cela paraisse, Fidji est une destination intéressante pour la randonnée. Afin d'alterner avec le lagon et ses plaisirs marins, il ne faut pas hésiter à organiser une excursion dans un des six parcs nationaux et ainsi observer la richesse de la végétation et la diversité de la faune (en particulier pour les oiseaux). La promotion des parcs nationaux constitue aussi une récente orientation de la part de Fidji Tourisme afin de développer l'écotourisme.

Le climat tropical peut rendre la marche un peu plus longue mais il est toujours possible de se rafraichir grâce aux abondantes cascades. Il est conseillé de prendre un guide local afin de ne pas se perdre. bien sur.. mais aussi pour être vraiment informé. Les Fidjiens sont particulièrement attachés à la faune et flore et seront toujours disposés à révéler toutes sortes d'informations intéressantes ou même dévoiler les légendes locales quant à l'existence de telle pierre ou arbre.

Compter entre 20 et 25 F$ pour une marche de trois heures aller-retour.

Parc nationaux de Viti Levu

Koroyanitu National Park. Situé dans la région de Nadi. La randonnée traverse de nombreux villages locaux.

Sigatoka Sand Dunes National Park. A proximité de Sigatoka, ce parc propose un itinéraire sur les dunes de sable le long de la côte.

Colo-i-Suva Forest Reserve. A moins de vingts minutes de Suva, ce parc est particulièrement intéressant pour sa forêt tropicale.

Nausori Highlands. A Nadi, une vue plongeante et magistrale sur l'ensemble des îles Mamanucas et Yasawas.

Parc nationaux de Taveuni

Bouma National Park. Situé au nord de Tavenui, l'itinéraire passe par trois différentes cascades au coeur de la forêt.

Île d'Ovalau

Lovoni Trail. A proximité de Levuka, ancienne capitale des Fidji, la marche inclut une visite du village historique de Lovoni.

Faune et flore

C'est la diversité de la faune et de la flore qui rend les Fidji si passionnantes. Leur décor est fortement conditionné par les pluies, qui dessinent deux écosystèmes : celui qui reçoit des gouttes de pluie et celui qui n'est caressé que par le vent. On distingue 4 " tableaux écologiques " aux Fidji : du côté humide, les forêts tropicales ; le long des côtes, les rangées de cocotiers ; en bordure des petites îles, les mangroves ; et, du côté sec, les champs de canne à sucre. Pour vous défendre contre les dangers de la faune, il suffira de vous armer d'un... répulsif ! Aux Fidji, il n'y a pas de frayeur à avoir, seuls les moustiques omniprésents risquent de vous attaquer.

Faune marine

L'environnement marin des îles Fidji est un des plus spectaculaires au monde. Sur le 1,3 million de km² que représente le territoire, les 332 îles, îlots et atolls qui le composent comptent pour moins de 5 % de la superficie totale. Fidji est donc une destination aquatique majeure, un paradis des plongeurs, pêcheurs et amoureux de la mer tout simplement. Car il se joue sous les eaux des Fidji un spectacle étonnant et sans cesse renouvelé : lagons, estuaires, profondeurs océaniques donnent à voir une incroyable biodiversité. Le territoire marin des Fidji comprendrait 1 000 récifs coralliens, sur une distance de 10 000 km, soit 3 % de la surface totale des récifs coralliens du monde, au sein desquels ont été identifiées 400 espèces de coraux et plus de 1 200 espèces de poissons. Partir à la rencontre de ces fonds marins, c'est s'offrir une chance de rencontrer des milliers de petits poissons de récif, mais aussi, plus volumineux, des requins de récif, des barracudas, des jacks, des tortues, des baleines, des raies, des dauphins ou, encore, dans un autre style, des bancs de mérous, walu, etc.

Parmi les plus importants sites marins, on citera : au nord de Vanua Levu, le Great Sea Reef ; le triangle de Lomaiviti, à l'est de Viti Levu, en particulier, le pourtour de l'île de Gau qui constitue un carrefour migratoire des baleines ; la région des Namenakala, au sud de Savusavu, réputée pour sa concentration de tortues de mer. Et bien sûr le Great White Wall, le Rainbow et Vuna Reef, situés entre Vanua Levu et Taveuni.

The Great Sea Reef : troisième plus longue barrière de corail du monde. Situé au nord-est de Labasa, le Great Sea Reef représente un domaine de 202 700 km², en majorité encore totalement inexploré. D'une longueur de 200 km, sa barrière de corail est la troisième plus longue du monde. A l'heure actuelle, une vingtaine de sites ont d'ores et déjà été explorés et étudiés, révélant plusieurs espèces endémiques de poissons. On y a recensé également 43 espèces de coraux durs jusque-là inconnus aux Fidji, 117 espèces d'éponges et des concentrations de tortues vertes, de poissons-perroquets et de dauphins à long bec.

Véritables récifs barrières, brise-lames naturels qui protègent les côtes des assauts des vagues du large, édifices calcaires bâtis au cours des millénaires par de minuscules animaux (les polypes des coraux), les récifs coralliens sont un milieu riche, diversifié et fragile, un élément crucial de notre patrimoine naturel et de la diversité biologique de la planète. Les récifs coralliens tels que nous les connaissons existent depuis 25 millions d'années. Avec la profondeur, les coraux se raréfient. Ces organismes primitifs vivent en colonie ; leurs squelettes calcaires forment des récifs coralliens aux figures étonnantes. Ils tissent de longues murailles dentelées aux ramifications complexes ou explosent en énormes patates joufflues. En plongeant à la découverte des récifs coralliens, vous rencontrerez, entre autres espèces :

Le poisson clown. Celui-ci vit en parfaite symbiose avec son anémone. Il la défend contre les agressions extérieures, tandis qu'elle le protège des prédateurs en sécrétant des substances sans danger pour son clown, mais capables de tuer les poissons qui entrent en contact avec ses tentacules urticants.

Le poisson ange. Il défend âprement son territoire, sa petite bouche extensible lui permet de se nourrir d'éponges qu'il grignote. Il change de costume avec l'âge. Certains émettent des sons, grognements, craquements, exprimant ainsi leur agressivité.

Le poisson papillon. Rayé blanc et noir, il picore les coraux de sa petite bouche. Beaucoup possèdent un ocelle noir à la naissance de la queue. Ce faux oeil trompe les prédateurs, et le poisson papillon en profite pour s'échapper dans la direction opposée à celle prévue.

Le poisson-perroquet. Il grignote inlassablement les coraux et se nourrit de polypes. Il recrache le squelette du corail en une fine pluie de débris calcaires, fabriquant du même coup du sable blanc. Après un bon repas, rien n'égale la sérénité d'un poisson-perroquet vert et bleu endormi entre deux gorgones.

Les demoiselles. Très colorées, elles se nourrissent de planctons et d'algues.

La murène. Elle peut atteindre 1,80 m. Carnivore, armée de longues dents pointues, elle se nourrit la nuit de poissons, de poulpes et, parfois, de crabes, mais aussi de poissons morts. Agile et souple, elle évolue dans les cavités étroites et sinueuses des rochers. Le jour, elle reste embusquée dans le récif, tapie dans son trou, en ne laissant apparaître que sa tête menaçante, ouvrant et fermant la bouche pour respirer. La murène n'est pas venimeuse, mais elle peut vous mordre !

Le concombre de mer. Espèce de boudin d'environ 30 cm, il est bien peu séduisant. Il repose sur les fonds sablonneux et se déplace au moyen de ses pieds ambulacraires.

Le requin gris de récif. Sa robe est grise et son ventre est blanc, ses nageoires et sa queue sont bordées de noir. Il détecte ses proies (dont vous ne faites absolument pas partie) grâce à un système acoustique sensible aux vibrations de basses fréquences.

La faune aviaire

Les oiseaux des îles Fidji font partie de la beauté et de la magie de l'archipel. S'ils sont fréquemment mentionnés, ne vous attendez pas pour autant à en voir partout. Pour avoir une chance de rencontrer ces petites merveilles, il faut se lever très tôt ou s'aventurer très tard dans leur royaume, autrement dit les forêts tropicales. Car la plupart des oiseaux intéressants et exceptionnels se cachent dans ces forêts. Le Pacifique regroupe un quart des espèces d'oiseaux en voie de disparition, soit près de 289 espèces ; et Fidji n'échappe pas à la règle, certains de ses joyaux étant eux aussi menacés. La construction d'habitats et surtout l'introduction d'espèces telles que les rats, serpents, chats, chiens et mangoustes rendent très difficile la vie de nos amis emplumés qui, jusque-là, étaient préservés de tout danger sur leurs îles et qui sont incapables de se défendre.
Fidji ne possède peut-être pas le plus grand nombre d'oiseaux, mais certains d'entre eux ne peuvent être vus nulle part ailleurs. En effet, 27 des 87 espèces d'oiseaux sont endémiques au pays et quelques-uns de ces gracieux volatiles font incontestablement partie des plus beaux du monde. Parmi les plus spectaculaires et les plus visibles, voici ceux qu'il faut chercher et que vous pourrez sans doute apercevoir (d'après une note de Dick Watling, spécialiste des oiseaux des Fidji.).

L'orange dove (Chrysoenas victor ou ptilope orange) est très certainement l'un des oiseaux les plus spectaculaires du monde. Il est d'une flamboyante et fluorescente couleur orange. Le mâle ressemble à une petite flamme filante lorsqu'il vole autour des auvents. On le trouve principalement à Taveuni et Vanua Levu. A Viti Levu, sur la grande terre, vous pourrez observer la golden dove (Chrysoenas luteovirens ou ptilope jaune) ou encore le fruit dove (ptilope perousii) et sa multitude de couleurs scintillantes dans les arbres fruitiers et notamment dans celui qui a sa faveur, le figuier.

Les parrots, autrement dit les " perroquets ". Le lori est celui que l'on aperçoit le plus facilement (même dans Suva). En effet, on le trouve partout où il y a du nectar de fleur à butiner. Il s'agit d'un petit perroquet habillé de rouge, vert et jaune. Les " perroquets chatoyants ", the shining parrots, bien plus grands que le lori, résident eux dans la forêt. Leur plumage est vert, chatoyant donc, sur le dos, et rouge ou jaune vif sur le ventre.

Les chanteurs. The Giant Forest Honey Eater (Gymnomyza), littéralement " le géant de la forêt mangeur de miel ", est le plus bruyant et le plus irritant de tous les " chanteurs ", car son chant, rebaptisé pour l'occasion " cri ", s'apparente à celui d'une alarme de voiture... Mais le cri le plus significatif reste celui du pigeon impérial crieur (barking imperial pigeon, Dacula latrans), dont le cri tonitruant résonne dans toute la forêt. Tendez seulement l'oreille...

L'original silktail, ou " queue de soie " (Lamprolia victoriae), est un fascinant et étonnant oiseau bleu nuit avec la queue blanche. On le trouve principalement sur l'île de Taveuni.

Faune terrestre

Sur terre, on trouve également quelques espèces.

Mangouste (mangoose). Ce petit mammifère carnassier, que l'on retrouve également en Asie et en Afrique, est partout présent aux Fidji. Vous le croiserez assez fréquemment. D'une cinquantaine de centimètres, la mangouste a une fourrure brune et un corps allongé qui se termine par une queue touffue. La mangouste se nourrit de serpents même venimeux, car elle est immunisée contre leur venin. Et c'est exactement pour cette raison précise qu'elle a été introduite aux Fidji. Grâce à elle, on n'a pas à craindre de rencontrer des serpents !

Iguane (yadua taba). Visiblement immigré d'Amérique latine avant la fin de la période glaciaire, le Brachylophus vitiensis est une des espèces d'iguanes les plus rares et les plus appréciées du monde. Il a été découvert sur le territoire fidjien en 1979, sur l'île du même nom : Yadua Taba. Un peu plus grand que l'iguane traditionnel, le yadua taba présente trois petites bandes blanches horizontales sur le dos et, le long de celui-ci, une petite crête. Il a l'étonnante capacité de changer de couleur, passant du vert au noir ! Le seul moyen de voir le yadua taba est de se rendre au Kula Eco Park de Sigatoka. Des iguanes américains furent clandestinement introduits dans les années 1980 en particulier sur l'île de Taveuni. Très différent de l'iguane fidjien, ce cousin américain n'est pas populaire et il y a beaucoup d'incertitudes quant aux ramifications de ce prédateur sur l'écosystème.

La chauve-souris. Seul mammifère terrestre originaire de Fidji. Souvent en groupe, elles sont bien visibles que ce soit en plein milieu de Suva ou dans la forêt tropicale. Généralement suspendues par très loin d'un arbre fruitier. Tel Batman, elles se déplacent au crépuscule afin de changer d'arbre.

Le crapaud marin (Bufo marinus). Que ce soit au bord de la mer, dans la forêt ou en ville, ils sont présents partout et se sont multipliés de manière disproportionnée. Il est assez courant de malencontreusement marcher sur eux surtout la nuit. A l'origine ils furent introduits dans les Fiji afin de détruire les pesticides locaux mais ironie du sort, l'animal est désormais considéré comme un pesticide de par sa toxicité foudroyante pour les autres animaux.

Le Fijian Boa (Pacific Boa). A l'origine l'espèce était présente partout dans les Fidji mais l'introduction des mangoustes dissémina efficacement toutes présences de serpent. Cependant l'île Taveuni sur laquelle aucune mangouste ne fut introduite, demeure la seule île où il est possible de croiser des Pacific Boas. Aucune inquiétude à avoir, ils sont pacifiques, non venimeux donc sans danger.

Flore

Les forêts tropicales des îles Fidji sont dans leur composition relativement similaires à celles qui existent en Afrique ou en Amérique du Sud, mais les espèces qu'elles abritent, plantes et animaux, sont endémiques pour la plupart. Une curiosité qui s'explique tout simplement par l'isolement des Fidji, impliquant un développement de leur écosystème par elles-mêmes, sans aucune influence des organismes d'autres terrains. Les forêts tropicales sont non seulement splendides et belles à voir, mais elles sont aussi fascinantes à étudier et observer. Elles se découpent nettement en 3 étages. Au sein de la forêt fidjienne, on trouve notamment :

La canopée (canopy). C'est la strate la plus élevée de la forêt. Elle se compose de grands arbres pouvant atteindre une hauteur de 50 m, très espacés les uns des autres et dont les feuillages sont très étendus, formant ainsi une sorte de chapeau pour le reste de la forêt. En effet, la canopée capte plus de 90 % de l'énergie solaire et ne laisse passer que 70 % de l'eau de pluie. Les cimes de ces arbres s'imbriquent étroitement les unes dans les autres, formant une sorte de puzzle naturel.

Les épiphytes, surnommées les plantes perchées (perching plants). On les trouve " perchées " sur d'autres plantes. En effet, les épiphytes se développent uniquement sur les autres plantes et c'est accrochées à celles-ci qu'elles captent la lumière nécessaire à la photosynthèse. Aucune de leurs racines n'atteint le sol, mais elles ne prélèvent pas pour autant la nourriture des arbres où elles ont élu domicile. Car les épiphytes sont pourvus de racines qui pendent à l'air libre et absorbent l'eau. Elles se nourrissent également de l'humus des feuilles mortes qu'elles interceptent au passage de leur chute.

Les lianes et les plantes grimpantes. Comme leur nom l'indique, elles évoluent verticalement autour d'un autre végétal. Leur longueur, surprenante, peut atteindre 200 m. Entre toutes ces plantes, le wakalou est très populaire parmi les Fidjiens, puisqu'ils s'en servent pour attacher leur habit traditionnel en masi (écorce de mûrier).

Les palmiers. On recense dans le monde entier quelque 2 600 espèces de palmiers, dont la taille varie entre 15 et 60 m. Fidji, pour sa part, compte 31 espèces identifiées de palmiers, dont, bien sûr, le cocotier. Celui-ci fait partie des 6 espèces qui ont été importées aux Fidji. Près de la moitié des 25 autres espèces endémiques est actuellement en voie d'extinction. Le mont Sorolevu, sur l'île de Vanua Levu, offre la plus spectaculaire concentration de palmiers du pays où, sur quelques kilomètres seulement, poussent 9 espèces différentes.

Le pandanus. C'est, après le cocotier, l'arbre le plus typique du Pacifique. On le reconnaît facilement aux innombrables racines qui semblent tomber de son tronc. Ses feuilles et ses tiges sont utilisées pour tresser des paniers, mais aussi pour confectionner, à partir de cette même technique de tressage, ce que l'on appelle des mat, l'équivalent de tapis. C'est sur ces mat que l'on s'installe à l'occasion de la cérémonie du kava. Ils servent également de matelas dans les bure. Nombreux sont ceux en effet qui dorment encore à même le sol sur un mat en feuilles de pandanus.

La mangrove. La mangrove est caractéristique des zones tropicales. C'est un ensemble d'arbustes et d'herbiers à caractère halophile dont les racines échasses sont immergées dans l'eau. Cet ensemble est qualifié d'interface entre le milieu marin et le milieu terrestre. Il se développe le long des côtes basses, flirtant avec la mer et par conséquent soumis à ses fluctuations (marées). Le palétuvier règne en maître dans cet écosystème d'une incroyable richesse et extrêmement productif. La mangrove a un rôle de protection des côtes contre les agressions de la mer (houle). Dans le même temps, c'est également le refuge de nombreuses espèces qui viennent, entre autres, s'y reproduire. Elle est aussi le lieu de chasse privilégié des crabes. La mangrove a un rôle déterminant de filtre, car elle retient les sédiments nocifs pour la vie sous-marine, notamment pour le développement des récifs coralliens, qui ont besoin d'eau claire pour se développer. Plus que nécessaire, la mangrove est donc vitale pour la bonne santé de la vie sous-marine. C'est une sorte de machine à laver d'un grand intérêt écologique.

Le Bread Fruit. De la famille des moracées, l'arbre à pain est emblématique de la région du Pacifique. Haut d'environ 10 m, ses feuilles longues de 30 à 60 cm sont disposées en spirale. Son fruit, vert, de forme ovale et pesant entre 2 et 3 kg, est très prisé par les Fidjiens, qui en mangent volontiers. Mais c'est comme légume qu'il est consommé, avant d'arriver à maturation. Sa chair blanchâtre et farineuse, dont l'aspect et le goût rappellent ceux de la pomme de terre et de la mie de pain, présente une forte teneur en amidon.

Forêt tropicale er récif corallien en danger ?

La forêt tropicale

La végétation, de par sa densité, protège le sol des agressions de la pluie qu'elle arrête dans sa chute. Ainsi, une des conséquences de la déforestation, c'est qu'en l'absence d'arbres, la pluie battante nettoie le sol de sa couche fertile. Cela affecte notamment les rivières, car l'eau en devient toute vaseuse. Les poissons et les crustacés ont alors plus de mal à trouver à manger, et il arrive même que les oeufs des poissons soient étouffés par cet amas de terre qui les entoure.

Les forêts ne protègent pas seulement le sol, elles l'aident aussi à se régénérer. Quand la végétation meurt, elle se décompose et ses détritus se mélangent au sol formant ainsi une matière organique ultra-fertile et absorbante.

Les forêts, véritables boucliers contre l'eau, le vent et le soleil, réduisent le phénomène d'évaporation permettant ainsi à l'eau d'être stockée et de suivre son chemin jusqu'aux rivières.

Plus que tout, les forêts sont essentielles parce qu'elles transforment le dioxyde de carbone en oxygène. Or, lorsqu'il n'est pas transformé en oxygène, le dioxyde de carbone stocke les rayons du soleil dans l'air qui se réchauffe peu à peu, provoquant un réchauffement de la planète dont on connaît les effets désastreux. A terme, le sol risque de devenir trop sec et donc infertile pour nombre de plantes, fruits et légumes. Sans oublier que la survie de nombreuses espèces animales est conditionnée par le maintien des forêts tropicales dont elles sont dépendantes.

Le récif corallien

Un animal exotique. Les récifs coralliens n'affleurent que dans la zone inter-tropicale uniquement dans les zones entre 20 et 28 °C. C'est la région indo-pacifique la plus riche en coraux mais on en trouve beaucoup dans le centre du Pacifique et aux Caraïbes. Contrairement à beaucoup d'idées reçues, les coraux ne sont ni des minéraux, ni des végétaux, mais des animaux un peu particuliers qui vivent en colonie. Le corail est donc constitué de polypes qui participent à la fabrication de son squelette externe.

Une architecture en symbiose. Chaque polype est indépendant mais ils partagent tous la même maison, la même enveloppe : un squelette en calcaire extrêmement dur. Pour ce faire, il puise dans l'eau de mer du carbone et de l'acide carbonique. Ainsi, il produit constamment mais la colonie se développe également grâce à la participation de micro-algues, indispensables au développement des coraux. En effet, elles se développent grâce à la photosynthèse et trouve au sein du polype tout le nécessaire pour survivre : de l'eau, du dioxyde de carbone et de la lumière. Le polype, de son côté en profite aussi puisqu'il consomme une partie des glucides produits par les algues. Les récifs sont donc sans cesse en expansion et sont aux poissons et à la vie marine ce que les forêts sont aux oiseaux : de véritables villes, riches en biodiversité.

Un trésor menacé par l'homme. L'un des signes les plus visibles de l'état de santé d'un récif corallien c'est sa couleur : lorsque le coraux perdent leurs micro-algues ils perdent leurs couleurs et on ne voit plus que leur squelette tout blanc. Ce blanchissement est du au stress des polypes dont l'environnement se voit fortement perturbé par l'homme. L'augmentation de la température des eaux de surface est la première cause de ce blanchissement : avec le réchauffement de la planète de nombreux coraux sont alors condamnés. Vous l'aurez compris, la principale menace du corail c'est l'homme : l'augmentation des rejets, des eaux usés, le ruissellement des eaux de pluies, les imports industriels ont un impact dévastateur. Plus de 50 % des récifs coralliens du monde entier ont été perdus à cause du réchauffement et de la pollution des océans et jusqu'à 90 % des coraux souffriront d'une grave dégradation avant le milieu du siècle. Les coraux sont très fragiles, il est donc préférable de ne pas les toucher et faites attention aux coups de palmes !

Connaître le requin avant de le rencontrer…

Les requins sont présents dans toutes les mers et les océans du monde. Les " Elasmobranches ", nom sophistiqué qui rassemble deux groupes cousins, les raies et requins, sont apparus sur Terre il y a environ 450 millions d'années. Ils ont survécu à cinq crises écologiques massives qui ont parfois décimé plus de 95 % de la vie aquatique. La science reconnaît de nos jours quelque 500 espèces de requins dans le monde et de nouvelles sont découvertes chaque année. Ils fréquentent autant les mers tempérées que les eaux tropicales, des côtes au large, de la surface aux grands fonds. Cependant, c'est sous les tropiques que les requins sont les plus diversifiés et les plus abondants. Profitez de votre séjour sur les îles Fidji pour partir à sa rencontre lors d'un tour " Snorkeling with sharks " organisé au départ des resorts, vous aurez alors l'occasion d'aller nourrir les requins à pointes blanches et ainsi, les approcher facilement.

La mythologie du requin. Le mythe du grand requin blanc mangeur d'hommes traduit une vision des civilisations occidentales pour lesquelles le requin est un objet de terreur. A contrario, pour certains peuples du Pacifique, et précisément aux Fidji, les requins occupent une place très positive dans les croyances locales : c'est l'ancêtre, un dieu familier intégré aux rites et aux techniques de pêche.

L'évolution. Les requins ont commencé à coloniser les mers il y a 400 millions d'années, bien avant l'apparition de l'homme. Il y a 100 millions d'années, les requins avaient déjà une allure très proche de celle que nous leur connaissons aujourd'hui et présentaient les mêmes caractéristiques que les requins actuels.

Sens et anatomie du requin. Les requins sont souvent qualifiés de " prédateurs des mers ". Ils possèdent un ensemble de sens, certains très originaux, et d'adaptations anatomiques dont la combinaison les rend particulièrement efficaces en tant que chasseurs. Les requins sont donc capables de détecter les odeurs, de percevoir les mouvements, les vibrations de l'eau et les ondes sonores, même à de longues distances, ainsi que les champs électriques émis par des proies.

La reproduction. Il existe différentes stratégies de reproduction. Chez ces poissons cartilagineux, la fécondation est interne. Le développement embryonnaire est assez long. Il se déroule différemment selon les espèces (oviparité, viviparité, ovoviviparité).

Le rôle majeur et indispensable du requin. Leur présence est synonyme de balance écologique et comme chaque animal, Mère Nature lui a donné un rôle bien précis. Les requins jouent un rôle crucial dans l'équilibre des océans et en particulier, comme on pourra vous l'expliquer aux Fidji, du récif. En contrôlant les populations des maillons inférieurs de la chaîne alimentaire, ils stimulent leur reproduction et leur sélection naturelle, empêchant la prolifération et domination d'espèces et la propagation de maladies.

L'homme et le requin. Mais ce que Mère Nature n'avait pas prévu c'était l'expansion humaine ! Le requin est la cible de braconniers qui mettent en danger la survie de son espèce. Dans le conflit qui oppose traditionnellement l'homme au requin, le combat est inégal. Trophées, remèdes, aphrodisiaque, le requin est chassé et tué afin de répondre aux folies des grandeurs humaines et cela n'est pas sans répercussion. Si l'on recense en moyenne 4,7 morts d'homme dans le monde par an sur la dernière décennie (chiffres ISAF), 100 millions de requins sont tués chaque année. Sur les 500 espèces connues de requins, une vingtaine d'espèces est impliquée dans des attaques et 4 seulement représentent la majorité des accidents. Les 60 millions de requins pêchés chaque année représentent environ 850 000 t dont la majorité est gaspillée. Car, si de nombreuses parties du requin sont utilisables, souvent seules les nageoires (ailerons) sont prélevées, le reste étant rejeté à la mer. Cette très forte exploitation, assortie d'un formidable gaspillage de la ressource, fait peser une très lourde menace sur de nombreuses espèces de requins, mais également sur l'équilibre fragile de l'écosystème marin. L'état des populations de requins est très difficile à étudier car ces espèces sont fragiles et timides, et que leur environnement sans limite ne nous est pas adapté. Il est désormais prouvé que certaines espèces ont été extirpées à plus de 90 %, d'autres n'ont pas encore été affectées, en fonction de leur vulnérabilité à la capture et de leur exposition à l'homme. Les espèces les plus menacées sont généralement associées aux zones d'exploitation. La surface des eaux pélagiques, où la pêche commerciale au thon fait ravage, sont parcourues par des milliers de navires équipés des dernières technologies et déployant des filets pouvant engloutir quelques Airbus A-380, ou des lignes parfois armées de 40 000 hameçons.

Une espèce protégée. En 2008, les crocodiles ont tué autant de personnes dans le monde que les requins en 100 ans : le crocodile est protégé, le requin ne l'était pas. Fait plus marquant : les tigres, les crocodiles ou encore les éléphants font plus de victimes que les requins, victime de son image véhiculée par les médias, certains films et les croyances ancestrales. Mais ces dernières années, la CITES (Convention sur le commerce international des espèces menacées) a inscrit une dizaine d'espèces de requins parmi les espèces protégées. Parmi elles on retrouve notamment le grand requin blanc, le requin-baleine, le requin-pèlerin et trois espèces de requin-renard. De plus, aux quatre coins de la planète, au Honduras ou aux Samoa, des sanctuaires sont créés par les gouvernements afin d'y interdire la pêche. Les Kiribati, les îles Cook et la Nouvelle-Zélande ont pris des mesures similaires en 2018.

Le requin à Fidji. Fidji est la demeure de 75 espèces de raies et requins, mais beaucoup d'entre elles vivent au large ou en eaux profondes et ne sont que très rarement vues. Les récifs côtiers fidjiens sont fréquentés par huit espèces de requins. Dans la région de Pacific Harbour, vous pouvez plonger avec des dizaines de requins en toute sécurité (sans cage) aux abords du lagon de Beqa (prononcé Benga). L'équipe de Beqa Adventure Divers a trouvé une façon de protéger ces requins grâce au tourisme, tout en aidant les communautés locales, et en contrôlant par la science leur impact sur la vie marine. Une belle alternative économique qui permet aux requins de profiter à l'économie locale (tout en restant vivant !). Par exemple, en Australie, le tourisme lié aux requins rapporte 18 millions de dollars par an ! Alors le requin, plus précieux vivant que mort ? En tout cas pour nous, ils valent bien plus lorsqu'ils sont vivants !

Source : Océanopolis, parc de découverte des océans, Brest & Gauthier Mescam, biologiste marin à Fidji.

Préparez votre voyage !

transports
  • Vol pas cher
  • Louer une voiture
hebergement
  • Réservez un hôtel
  • Votre logement Airbnb
  • Location de vacances
  • Trouvez votre camping
Séjours
  • Voyagez sur mesure
  • Week-ends en France
Sur place
  • Réservez une table
  • Trouvez une activité
  • Expériences & Boxs

Adresses Futées des Fidji

Avis
Jeu concours

Les jeux concours du moment

Remportez un week-end pour 2 à Caen !

1 week-end découverte de Caen pour 2 personnes avec l'OT Caen la mer .