Guide de Tanzanie : La Tanzanie en 40 mots-clés

Accueil

Les Tanzaniens sont extrêmement souriants et accueillent chaleureusement les étrangers. On vous gratifiera partout d'un sonnant Karibu ! (bienvenue) - ou Karibuni si vous êtes plusieurs - et d'un Jambo ! (bonjour). Et vous y aurez droit à tous les coins de rue, que ce soit pour vous inviter à entrer dans une boutique de souvenirs ou simplement dans la rue parce que vraiment les Tanzaniens sont accueillants. Il vous arrivera fréquemment d'être invité à manger. Heureux de ces moments de partage, ils vous demanderont votre avis sur la Tanzanie, et ce sera le départ d'une série de questions sur votre pays. Les Tanzaniens sont curieux, et embarquent leurs hôtes dans d'interminables discussions.

Aventure

Vous êtes là pour le grand frisson, pour trouver les grands espaces sauvages et vous endormir au son des rugissements des fauves. Vous entendrez sûrement avec délectation la nuit les animaux venant brouter et chasser tout près du camp, particulièrement les hyènes, toujours bruyantes et nombreuses. Il n'est absolument pas question de sortir de sa tente sans l'autorisation d'un ranger armé la nuit. Les journées de 4x4 sur des pistes chaotiques au bout du monde (ou l'impression d'y être), vous ouvriront les yeux et les sens. La traque des fauves, la vie des troupeaux d'éléphants, l'immensité des animaux et de la savane vous feront vous sentir tout petit. Le cratère de Ngonrongoro, les cimes du Kilimandjaro, l'horizon infini des lacs les plus vastes d'Afrique (Victoria, Tanganyika et Nyassa), les îles perdues de Mafia et Pemba, la côte swahilie de Tanga à Kilwa fleurent bon l'aventure pour le voyageur qui veut sortir des sentiers battus et qui aura le privilège de ne pas être noyé dans un flot de touristes.

Big Five

Les Big Five (les " cinq plus gros ") est le cercle des animaux les plus respectés par les chasseurs d'autrefois car les plus difficiles à tuer : le lion, le léopard (le plus difficile de tous à observer), le buffle, l'éléphant et le rhinocéros. Si l'on rencontre ces cinq-là lors du safari, alors celui-ci sera réussi. Ce sont les cinq animaux les plus dangereux, il faut y apporter une nuance, car celui qui se montre le plus agressif et le plus meurtrier sur le continent africain n'est autre que l'Homme ! Sachez néanmoins que les hippopotames sont la première cause d'accidents domestiques en Afrique, car sous-estimés par les locaux pour leur dangerosité, ils chargent férocement et courent à plus de 30 km/h lorsqu'on les approche trop la nuit et qu'ils broutent tranquillement. Le choc est fatal.
D'autres animaux sont les chouchous des safaris, à commencer par le guépard (ou cheetah), puissant et fragile à la fois, c'est l'animal le plus rapide du monde (jusqu'à 120 km/h). les belles girafes (twiga en swahili), animal symbole du pays, des centaines d'antilopes, gnous, zèbres, des phacochères, des crocodiles... Enfin, les parcs nationaux de Gombe et Mahale sont propices et spécifiques à l'observation des chimpanzés.

Bongo flava

C'est le nom du hip-hop tanzanien, né dans les années 1990 et fortement influencé par le hip-hop US. Il intègre des beats dancehall, reggae, afrobeat, R'n'B et des instruments de musique traditionnelle taarab. " Bongo flava " est l'adaptation avec l'accent swahili de " bongo flavor ", " saveur Bongo ", qui veut dire " cerveau ". C'est le surnom de Dar es Salaam, la capitale où est né le mouvement, et qui reste encore l'unique scène hip-hop du pays. Si, au départ, ce courant alternatif et musicalement riche dénonçait corruption politique, pauvreté, injustices sociales et prônait une éducation de rue militante, le style a dérivé vers un genre plus commercial, plutôt des chansons d'amour autotunées pas toujours de grande qualité. La star du bongo flava tanzanien est Diamond Platnumz.

Campsites et lodges

Il existe deux sortes de campings d'Etat à l'intérieur des parcs nationaux tanzaniens gérés par Tanapa (Tanzania National Parks). Les campings publics (public campsites) sont sommaires, avec des cuisines et salons communs pour manger, des tentes, et des sanitaires (toilettes et douches). Ils coûtent 30 US$ la nuit par personne. Autant vous dire tout de suite que ce n'est pas le grand luxe... Les campings spéciaux et saisonniers (special and seasonal campsites) sont un peu mieux équipés avec une cuisine commune souvent et des infrastructures mieux tenues, mais ils sont réservés aux groupes. Il y a aussi des sortes d'hostels sommaires abordables dans certains parcs (" rest houses "). Si vous avez plus de moyens, une tente de safari avec un vrai lit ou un lodge reste franchement mieux. Depuis 2017, une nouvelle " concession fee " par personne est toutefois applicable pour toute nuit passée à l'intérieur des parcs, de 30 à 60 US$ selon l'endroit, ce qui dans certains cas peut inciter les visiteurs à dormir à l'extérieur.

Capitales

Dodoma, la capitale constitutionnelle, est une petite bourgade provinciale endormie dans la brousse qui ne présente guère d'intérêt, ne possède aucune ambassade et finalement assez peu d'administrations, avec seulement le Parlement. Dar es Salaam, plus richement dotée, est la véritable capitale. Grouillante, étouffante, sale, bruyante et dangereuse : elle a tout d'une mégalopole. On dit qu'elle est plus grosse que Nairobi, la capitale kényane. Difficile de savoir le nombre exact d'habitants. C'est là que se trouvent toutes les ambassades et les représentations gouvernementales.

Il reste Zanzibar Town, grande ville englobant Stone Town, la partie ancienne et touristique de la capitale de l'archipel qui comprend également l'île de Pemba et profite d'une indépendance relative à l'intérieur du pays. Ce dernier est d'ailleurs l'union de deux Etats distincts, le Tanganyika et Zanzibar, dont la contraction des noms a donné Tan-Zan-ie. L'union date du 26 avril 1964, mais la fusion n'est en réalité pas politique. Il y a toujours deux élections parallèles.

Clou de girofle

Tout pousse dans ces contrées, notamment sur l'archipel de Zanzibar, comme sur les îles voisines de l'océan Indien (Comores, Mayotte, Madagascar, Réunion, Maurice). Zanzibar est l'un des premiers producteurs mondiaux de clou de girofle et a gagné son petit nom de l'île aux épices depuis que les sultans omanais ont introduit les principales cultures dans des fermes dédiées à l'intérieur de l'île. Culture qui a fait sa fortune pendant plusieurs siècle mais aussi le malheur des milliers d'esclaves déportés ici pour travailler dans les plantations. La star est donc le clou de girofle, de l'or végétal dont les trois quarts de la production viennent de l'île de Pemba, pourtant plus petite que sa voisine Unguja. Aujourd'hui, cependant, le clou de girofle a été supplanté par le tourisme en tant que première source de revenus de l'archipel. Toutes ces saveurs se retrouvent dans la délicieuse cuisine swahilie, au carrefour des traditions africaines, indiennes et arabes. La cardamome est une épice poivrée utilisée pour aromatiser le café ou le thé et pour accompagner le riz pilaf. Les Zanzibaris la nomment la reine des épices car c'est elle qu'ils utilisent le plus pour cuisiner. Le marché aux épices à Stone Town fleure les senteurs de piment, poivre, gingembre, noix de muscade, écorces de cannelle, lianes de vanille, citronnelle... Un vrai voyage olfactif.

Dala dala, tuk tuk et piki piki

C'est le moyen de transport collectif le moins cher et le plus populaire. Même si l'on y est serré comme des sardines, n'hésitez pas à monter dans ces minibus incontournables dans le pays qui s'arrêtent à la demande ou selon un itinéraire invisible aux yeux des profanes. Et quand vous pensez arriver à saturation du minivan, eh bien non ! Toujours plus de monde se compresse à l'intérieur ! Attention à votre portefeuille et ayez le coeur bien accroché... En ville, les accrochages et les accidents sont rares. Sur les routes, en revanche, vitesse excessive, conduite déraisonnable et excès d'alcool sont davantage source d'accidents. Outre le taxi, les deux autres solutions de transport les plus prisés par les Tanzaniens sont le bajaj, un tricycle à moteur aussi appelé tuk tuk, qui vient d'Inde et de Chine, dont le prix de course est raisonnable, et le piki piki (ou boda-boda), plus communément appelé chez nous moto-taxi. Là encore, la nuit 90% des accidents les impliquent donc préférez un tuk tuk à ce moment-là.

Dhow

Ces boutres traditionnels en bois brut avec leur grande voile blanche triangulaire sont caractéristiques de Zanzibar, sublimant les paysages de soleil couchant sur les eaux de Stone Town et Nungwi, les deux villes où vous en verrez et où ils sont construits. Ils sont l'héritage d'un peuple de commerçants et de pêcheurs qui voyageaient autour de la Péninsule arabique et sur l'océan Indien, portés par le vent " Monsoon " (de la mousson). Zanzibar doit son développement économique au cours des siècles à ces bateaux qui sont intrinsèquement liés à la culture swahilie et font partie intégrante de la vie quotidienne des habitants de la côte. Leur rôle était comparable à celui joué par les caravanes arabes et les méharis touaregs sur la terre ferme : convoyer voyageurs et marchandises, mais en traversant les mers. Ces boutres étaient chargés d'or, d'esclaves, d'ivoire et d'épices, dont le fameux clou de girofle...

Grands Lacs

A l'origine, l'expression Région des Grands Lacs a été employée par des explorateurs du XIXe siècle comme Burton et Stanley, à la recherche des sources du Nil, et désignait la région constituée des six grands lacs (Albert, Edouard, Kivu, Kyoga, Tanganyika et Victoria). Composée de la Tanzanie, de l'Ouganda, du Congo, du Rwanda et du Burundi, cette région représente aujourd'hui une entité géographique caractérisée par un relief accidenté agrémenté de grands lacs, une densité humaine élevée, une proximité linguistique (langues bantoues et même kiswahilie pour le Rwanda), et une expérience politique articulée autour de petits royaumes centralisés.

Victoria, Tanganyika, Nyasa, Manyara, Rukwa, Natron, Eyasi... : autant de lac naturels remarquables par leurs caractéristiques. Le lac Victoria est le plus grand lac du continent africain et le deuxième au monde. Il n'est pas fréquentable partout en raison de la pollution, ce qui est tout à fait regrettable. On ne s'y baigne donc pas. Le Tanganyika est le plus long de la planète et le deuxième plus profond. Avec le lac Nyasa, ils forment les trois plus grands lacs d'Afrique, et se jettent dans trois mers différentes (respectivement la Méditerranée, l'Atlantique et l'océan Indien). Si vous cherchez le lac Nyasa sur une carte, vous risquez de ne pas le trouver car seuls les Tanzaniens l'appellent ainsi : le reste du monde le nomme lac Malawi. Seule la Tanzanie a accès à ces trois lacs. Ce gigantisme hydraulique fascine forcément. De plus, ces lacs sont souvent habités par des crocodiles, des hippopotames, et le courant y est généralement assez fort.

Jeunesse

En Tanzanie, les enfants sont partout. Le pays est extrêmement jeune : 63 % de la population a moins de 25 ans. L'âge médian de la population est de 18 ans et le taux moyen d'enfants par femme est de 4,7 ! Contrairement à ceux des pays les plus avancés, les jeunes ne restent pas enfermés à fixer leurs écrans d'ordinateur ou de portable. On les voit surtout dans les campagnes ou en périphérie des villes, quand ils reviennent l'après-midi de l'école à pied, parfois sur une dizaine de kilomètres. Jouer avec des chambres à air en bord de route, au foot sur des terrains de poussière, encore et toujours, mais aussi garder du bétail et aider ses parents aux champs rythment leur quotidien. La vie des petits Tanzaniens n'est pas aisée même si l'école est obligatoire pendant 8 ans, ils doivent aider leur famille et souvent les études supérieures sont trop chères.

Kanga, kanzu, wax et shuka

Le kanga est le paréo local que l'on voit sur la côte et à Zanzibar spécialement, ce grand tissu imprimé de forme rectangulaire et très coloré, au bas duquel est inscrit un proverbe en swahili. Il est utilisé par les femmes qui s'habillent avec, portent leur enfant dans le dos, s'étendent sur le sol, font un baluchon pour transporter fruits et légumes, etc. Le kanzu est l'habit traditionnel des hommes musulmans de la côte et des îles et prend la forme d'une robe blanche. Il est surtout porté pour la prière (jusqu'à cinq fois par jour). Les traditionnels kitengés et wax (javas africains) sont en revanche portés dans tout le pays. Colorés et résistants, ils sont généralement fabriqués à Morogoro en Tanzanie ou importés de RDC et du Nigeria. Le shuka est la fameuse couverture à carreaux rouges et bleus que portent les éleveurs maasaï.

Kilimandjaro
<p>Randonneurs sur la route Marangu, à l'ascenscion du Kilimandjaro</p>

Randonneurs sur la route Marangu, à l'ascenscion du Kilimandjaro

Le Kili, comme on l'appelle ici, aussi surnommé le " Toit de l'Afrique " (5 895 m), est visible à des dizaines de kilomètres à la ronde. Il est situé à l'intersection de la branche orientale du Rift et de la zone de fracturation qui la relie à la branche occidentale du Rift. Du sud du Kenya au nord de la Tanzanie, vous apercevrez son sommet plat et enneigé. C'est de Moshi qu'on le contemple le mieux quand la visibilité est bonne.

Luxe

Hormis les routards de l'Afrique qui se débrouillent en transports locaux et dans des " homestay " pour locaux au confort plus que minimaliste, la Tanzanie offre un tourisme cher et haut de gamme. Entre les billets d'avion et le safari, cette destination n'est pas à la portée de toutes les bourses. Les structures appartiennent en majorité à des Sud-Africains, des Indiens et des Occidentaux (Américains, Britanniques, Allemands, Italiens surtout) qui les gèrent également, même si le personnel est tanzanien. Zanzibar reste sans doute la région la plus accessible pour les budgets plus réduits, vers Pajé ou Nungwi, et désormais Stone Town et Dar Es Salaam, où on trouve des auberges de jeunesse qui se multiplient ces dernières années sans pour autant pulluler. Les safaris dans les parcs nationaux sont parmi les plus chers du monde (ils rivalisent avec le Botswana) et nécessitent de beaux budgets, même en gamme moyenne. Sans compter les lodges à plus de 1 000 € par personne et par nuit...

Maasaï

Si, dans votre esprit, les Maasaï ne sont encore que des gardiens de troupeaux, vous allez être surpris. Certains vivent encore dans des villages reculés suivant un mode traditionnel, mais d'autres ont adopté un mode de vie rural plus moderne dans des villages moyens et mieux desservis par les routes. D'autres enfin ont quitté les plaines du Kenya et de Tanzanie pour rejoindre les villes et s'habillent comme vous et moi. En les croisant dans la rue en tenue traditionnelle, vous ne savez pas que certains sont à la tête d'immenses cheptels. Nombre d'entre eux peuvent posséder des dizaines de vaches, certains des centaines. Leur singularité tient à leur origine nilotique (quand 95 % des Tanzaniens sont des Bantous) et par leur conservation des traditions : shuka rouge comme tenue de guerrier maasaï, bijoux en perles et scarifications comme canon de beauté, etc. A Zanzibar, vous rencontrez les saisonniers, gardiens de résidence ou de parking de restaurants la nuit, vendeurs de bijoux maasaïs ou gardiens de plage la journée. Ils ne gardent quasiment rien de leur salaire puisqu'ils envoient tout à leur famille restée au village. C'est leur infaillible solidarité : ils forment un tout. Et chacun se met au service de la communauté. De plus, ils ont trouvé avec le commerce de la tanzanite - une pierre précieuse que l'on ne trouve qu'en Tanzanie - un moyen considérable d'enrichissement.

Mafia et Pemba

Moins connues que leur voisine Zanzibar, ces deux îles sont très prisées par les plongeurs et n'offrent qu'un tourisme de luxe ou alors du très basique. Leur accès est aussi limité par avion ou plus difficilement par bateau. Les récifs sous-marins sont de véritables bijoux peu connus et peu fréquentés. Les plages sont en revanche rares, car la mangrove naturelle borde ici la côte, mis à part quelques bancs de sable ou quelques îles ourlées de jolies plages de sable blanc comme à Zanzibar. Mafia est musulmane à l'origine car swahilie, mais de nombreux chrétiens venus du continent s'y sont installés au fil de l'histoire et les mentalités sont très ouvertes et festives. Vous êtes là un visiteur, personne n'essayera de vous vendre quelque chose, mais on vous invitera en revanche à venir manger facilement en famille. Pemba au contraire est très conservatrice, musulmane, et les touristes sont tolérés dans les resorts mais ils se mêlent difficilement à la population qui aime rester dans ses traditions.

Marchés

Dans toutes les villes et gros bourgs, il existe chaque semaine des marchés, débordants de vie et de couleurs. Vous y trouverez, en abondance, fruits, légumes variés, viandes sur lesquelles les mouches ont tendance à s'aventurer, poissons frits, épices, objets de vannerie, outils, tissus kangas, kitengés et wax. Mais aussi plein de " chinoiseries " et autres objets domestiques façonnés localement de la vie quotidienne. Les Maasaï organisent au moins une fois par mois des grands marchés régionaux, des sortes de foires avec ventes de bestiaux aux enchères, ventes de tissus, de perles et d'armes. Sur la côte, allez voir au moins un marché aux poissons sur la plage ou au port.

Montagnes

Il n'y a pas que le Kilimandjaro en Tanzanie ! Le pays compte plusieurs sommets impressionnants et des massifs montagneux classées en parcs nationaux. Si le Kili possède le plus élevé des sommets africains (Uhuru Peak, à 5 895 m), mais aussi le troisième d'entre eux (Mawenzi Peak) à 5 148 m, entre les deux se glisse le mont Kenya, juste de l'autre côté de la frontière, avec ses 5 199 m, qui a quasiment perdu toutes ses neiges éternelles. Avec 4 566 m, le mont Meru, qui surplombe Arusha, parfois enneigé, est le 3e plus haut de Tanzanie. La vue qu'il offre est magnifique sur la plaine et son grand voisin le Kili. Il y a parfois de la neige au sommet, notamment quand les nuits sont froides en mars-avril. Montagne sacrée du peuple Maasaï, le Meru s'appelait autrefois Socialist Peak. Son ascension est plus courte que celle du Kilimandjaro (3 jours en moyenne), et beaucoup moins chère. En revanche, l'accoutumance à l'altitude est brève, et la pente plus difficile. On peut citer dans le pays les montagnes Ushambara, entre le Kilimandjaro et la côte (Tanga), qui culminent à 2 230 mètres, les montagnes Udzungwa, classées en parc national, entre Iringa et Mikumi dans le sud, qui culminent à 2 576 mètres. Egalement les montagnes de Mahale, classées parc national et surplombant le lac de Tanganyika du haut de leurs 2 373 mètres où l'on peut observer des chimpanzés.

Mouches tsé-tsé

C'est une mouche africaine, du genre glossine, qui ressemble avant tout à un taon et à laquelle on impute la transmission de la maladie du sommeil. D'une part, toutes les espèces tsé-tsé ne véhiculent heureusement pas la maladie et, d'autre part, leur piqûre est si violente que nous réagissons bien avant que la mouche n'ait eu le temps d'inoculer quoi que ce soit. Il convient donc de se protéger surtout contre la douleur en portant des tissus épais (elles piquent à travers les vêtements) à manches longues et de couleurs claires (le noir et le bleu sont à éviter). Elles sont surtout attirées par le bleu et le noir. En Tanzanie, on les trouve essentiellement dans les parcs nationaux du Tarangire, du Serengeti, du lac Manyara, de Mikumi, de Ruaha, et du Gombe Stream. Elles surviennent surtout avant les grosses chaleurs saisonnières (janvier, février), mais aussi juste avant les gros orages de la saison des pluies (novembre, et mars-avril).

Mzungu

Personne n'y échappe, même les Blancs les plus anciens du pays. Les enfants vous lanceront des mzungu, soit le/la blanc (he) en swahili. Si au début c'est parfois gênant, on finit par s'y faire, ce n'est pas stigmatisant c'est une habitude. C'est juste que dans certains endroits de Tanzanie, reculés qui plus est, des Mzungus, il n'en passe pas tous les quatre matins... Ne le prenez pas mal si vous faites pleurer des bébés qui voient un mzungu pour la première fois de leur vie, c'est un peu inquiétant pour eux...

Ngorongoro

C'est le nom qu'on donne à la zone de conservation jouxtant le Serengeti et s'étendant sur près de 6 500 km2. C'est aussi celui qu'on attribue plus précisément à ce grand cratère aux flancs escarpés qui sert de sanctuaire naturel pour quantité d'espèces animales. Une arche de Noé grandeur nature. Avec 20 km de diamètre, le cratère du Ngorongoro est la plus grande caldera encore intacte au monde, et il est classé parc national. Appelé Likorongoro par les peuples qui y habitaient à l'origine, le mot fut transformé phonétiquement par les colons allemands en Ngorongoro, qui resta inscrit dans les registres par la suite. C'est devenu un nom magique qui fait rêver la planète au même titre que Kilimandjaro ou Zanzibar. Le site figure depuis 1979 au patrimoine mondial de l'Unesco. Il est immense et extrêmement riche en faune sauvage concentrée dans une relative petite surface. Le visiter est un privilège, en 4x4 au coeur du cratère à la recherche des Big 5, moyennant un permis d'entrée onéreux et limité à quelques heures par véhicule.

Party party

On dit souvent " party party " (prononcé " paty paty ") pour parler des soirées. Les Tanzaniens sont très festifs, ils adorent danser, sortir dans des petits bars. Dans les petites villes et même dans les villages, vous trouverez toujours un phare dans la nuit, avec une bonne stéréo et un DJ, équipé de caissons puissants et tonitruants pour danser jusqu'à plus soif. Ou carrément des immenses clubs à Dar es Salaam, une ville peu intéressante pour la visite mais vibrante la nuit, incontournable et incontrôlable. La nouvelle vague de singuela, style musical percussif et rapide, déchaîne les dancefloors underground désormais, en plus du bongo flava, hip-hop local, et de toutes les musiques nigérianes, sud-africaines et congolaises qui pulsent partout en ville. Récemment, on entend aussi des hits d'Afrique de l'Ouest : vous serez surpris d'entendre plein de titres africains francophones et même français (Aya Nakamura est très populaire).
A Zanzibar, Stone Town compte quelques lieux nocturnes mêlant locaux et touristes, tout comme Nungwi et Pajé. Mais le style africain urbain est alterné avec des hits plus occidentaux.

Patrimoine mondial

Océan, lacs, savane, plaines et vallées, montagnes... On trouve absolument tous les paysages naturels en Tanzanie. Le pays, au coeur de l'Afrique, est particulièrement gâté par la nature. La somme des espaces protégés (terrestres ou marins) est colossale et représente le quart de la superfice nationale. On compte plus de 600 réserves forestières. Sept sites tanzaniens sont classés au Patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco. Quatre figurent au patrimoine naturel (la zone de conservation du Ngorongoro, le parc du Serengeti, le parc du Kilimandjaro, et la réserve de Selous) et trois sont d'ordre culturel (la vieille ville de Zanzibar Town, les ruines de Kilwa Kisiwani et de Songo Mnara, et le site d'art rupestre de Kondoa).

Perche du Nil

Poisson introduit dans les années 1950 dans le lac Victoria, dans le but de nourrir les populations riveraines du lac, il a fini par causer un désastre écologique. Vorace, la perche du Nil a fini par remplacer la plupart des quelque 200 espèces existantes, entraînant la fin de toute une biodiversité, comme l'a montré le documentaire Le Cauchemar de Darwin il y a une quinzaine d'années. En revanche, son commerce, devenu florissant, alimente depuis près de vingt ans les tables et les restaurants des pays riches. Victime de son succès, la perche tend à disparaître du lac, comme l'indique le volume des prises depuis le début des années 2000. Il y a aussi le problème de la surpêche avec des exploitants qui ne respectent pas la taille minimum des prises et qui ne remettent pas à l'eau les poissons les plus petits. La reproduction est donc en chute libre. La perche est préparée sur place dans des usines de conditionnement avant de partir vers l'Europe (25 % des exportations environ) et de plus en plus vers l'Asie.

Réserves marines

Le safari n'est pas forcément la raison première pour laquelle on vient en Tanzanie. Beaucoup de plongeurs du monde entier choisissent cette destination avant tout pour se baigner dans des eaux cristallines, oscillant entre l'émeraude et le turquoise, réputées pour posséder parmi les plus beaux récifs coralliens de la planète : des centaines d'espèces différentes habitées par autant de poissons exotiques et multicolores. Mafia est réputée pour son magique requin-baleine que l'on vient observer d'octobre à mars. La Tanzanie a la chance d'entretenir et de protéger deux parcs marins de renommée mondiale sur la côte sud (celui de l'île de Mafia et celui de Mnazi Bay, à la frontière du Mozambique), deux réserves exceptionnelles sur la côte nord (l'une à proximité de Dar et l'autre autour de l'île de Maziwe, près de Pangani), un sanctuaire privé multi-primé internationalement (l'île de Chumbe au large de Zanzibar) et, enfin trois zones de conservation véritablement magnifiques (la baie de Menai et l'île de Mnemba à Zanzibar, l'île de Misali à Pemba). L'océan Indien accueille dauphins, baleines, requins, coraux, tortues et autres poissons multicolores, et c'est un vrai bonheur de pouvoir les observer lors de plongées inoubliables.

Ruaha

Ce parc, le deuxième plus grand de Tanzanie derrière le Serengeti, est certainement le plus beau du pays par ses paysages et l'un des plus sauvages du monde. C'est aussi, avec le Selous Game Reserve, le plus important des sanctuaires d'éléphants et de girafes. Eloigné de tout, il est encore très peu visité, ce qui en fait un lieu réservé à un tourisme d'élite, du moins d'un point de vue financier. La faune y est absolument exceptionnelle mais très éparse. La végétation, parsemée de kopjes, est changeante d'un endroit à l'autre du parc : miombo (bois secs et assez denses de Brachystegia), baobabs, palmiers et savane herbeuse dans les plaines, acacias le long des cours d'eau, figuiers sauvages, commiphora... On y accède par la ville d'Iringa et les lodges sont situés au bord de la rivière éponyme.

Safari
<p>Observation des éléphants dans les plaines du Serengeti</p>

Observation des éléphants dans les plaines du Serengeti

Safari n'a pas la signification occidentale en swahili, au sens d'aller dans la savane. Ce mot signifie " voyage ", c'est-à-dire se déplacer d'un endroit à un autre, sans connotation touristique. D'ailleurs on vous dira safari njema pour " bon voyage ". Dans l'esprit des Occidentaux, safari signifie grands espaces, paysages magnifiques et animaux sauvages à la National Geographic. La Tanzanie, sanctuaire des grands mammifères les plus fascinants de notre planète, ne cesse de faire rêver les amoureux de la nature. Pour les observer dans des conditions idéales, il faut se lever tôt, être patient et discret, se rendre parfois dans des endroits difficiles d'accès et, surtout, partir avec un guide professionnel qui aura le coup d'oeil nécessaire pour débusquer l'animal caché dans le paysage, parfois sous votre nez et cependant invisible ! Respectez les horaires indiqués par votre chauffeur-guide. La qualité d'un safari tient avant tout aux prestations de l'agence engagée, mais relève aussi de la chance et des hasards des rencontres animalières. Il se peut que vous ne rencontriez qu'un lion en état de léthargie ou que vous ne voyiez pas de léopards très timides, ou de rhinocéros, trop rares. Et contrairement aux documentaires animaliers, il y a peu de chance que vous aperceviez un fauve chasser.

Salutations

Les salutations sont un art national qu'il convient de respecter. Dès votre arrivée, les Tanzaniens ne vous louperont pas. Vous aurez droit à des Jambo, mambo vipi ? à tous les coins de rue. Autant savoir dès à présent ce que cela signifie : " Bonjour, comment allez-vous ? ". C'est la marque de l'hospitalité nationale. Même si vous utilisez l'anglais pour vous exprimer, il est bon de parler un tant soit peu kiswahili, la langue nationale tanzanienne. A ce Jambo, il faut répondre Nzuri (ou Poa), asante sana !, un " Ça va bien, merci ". On a connu plus dur ! Et c'est vraiment agréable de nouer un lien, aussi minime soit-il, avec un interlocuteur souriant qui ne veut rien d'autre qu'échanger quelques mots avec les touristes. Si vous laissez traîner l'oreille, vous entendrez sûrement des personnes se répondre mécaniquement par un échange d'une dizaine de phrases avant de s'adresser des paroles plus personnelles. Personne n'en attend autant de vous. Cependant, si vous faites l'effort de connaître quelques réponses élémentaires en swahili, vous vous exposerez à bien des sourires et les portes s'ouvriront davantage. Une poignée de main franche dans laquelle les deux paumes claquent latéralement, le coude vers le bas, est aussi une bonne entrée en matière.

Selous

Le Selous est la plus grande réserve naturelle " protégée " au monde. Le Selous, grand de plus de 50 000 km², s'étend essentiellement sur le bassin de la rivière, dont les eaux boueuses traversent la réserve du nord au sud. C'est le plus grand bassin d'Afrique de l'Est, avec plus de 177 000 km². Sa superficie est supérieure à celle de la Suisse et à trois fois celle du Serengeti. Classée au patrimoine mondial par l'Unesco cette réserve offre de superbes paysages. Le fleuve Rufiji se jette ensuite dans l'océan Indien en face de l'île de Mafia. Les safaris du Selous sont organisés autrement que dans les parcs du Nord, on demeure dans un camp à partir duquel on rayonne. Quasiment tous les camps organisent des safaris en 4x4, à pied (avec un garde armé) ou en barque à fond plat sur le fleuve Rufiji où l'on observe les crocodiles et les hippopotames. La réserve est extrêmement sauvage, on y voit de ce fait un peu moins d'animaux, car ils se laissent moins approcher que dans les parcs du Nord, mais l'ambiance et les sensations y sont très très fortes. Le fait que près de 70 % de la réserve est dédiée à la chasse de trophée et de gibier et seulement 30 % aux safaris-photos rend aussi les animaux plus craintifs.

Serengeti

Ce parc national de 14 750 km² créé en 1951, est l'un des plus réputés au monde. Serengeti, ça veut dire " la plaine à l'infini " en langue maasaï. Et lorsque vous atteindrez ce haut plateau volcanique perché à 1 300 mètres, vous en comprendrez le sens. Effectivement la plaine se déroule à l'horizon dans toutes les directions et c'est pour cela que l'observation des fauves, spécialement des groupes de lions et des guépards solitaires, y est facile. On les aperçoit de très loin. Idem pour les léopards qui se réfugient dans le seul carré d'arbres de Seronera ou élèvent leurs petits dans les fameux kopjes, ces rochers polis plantés parfois au milieu de la plaine avec quelques arbres. Le temps fort du Serengeti est la fameuse migration des gnous, dont vous avez certainement en tête les images des reportages de National Geographic ou BBC. Les images de gnous et zèbres se jetant dans la gueule des crocodiles et poursuivis par les fauves, pendant la migration du Serengeti côté Tanzanie où ils vivent la majeure partie de l'année jusqu'au parc national Maasaï Mara au Kenya. La boucle cyclique du déplacement des troupeaux est un spectacle unique.

Swahili

La notion de " swahili " va vous paraître floue à l'arrivée. Les Tanzaniens vont vous dire qu'ils sont tous swahilis, car ils parlent le kiswahili, la langue nationale officielle qui permet aux plus de 120 tribus de communiquer entre elles, et qui est utilisée dans l'administration. En réalité, les " vrais " Swahilis sont les Tanzaniens (mais également une partie du sud du Kenya jusqu'à Mombassa et les habitants des Comores) qui vivent sur la côte (appelés " zanj " par les historiens médiévaux arabes), soit dans les villes de Tanga, Pangani-Saadani, Kunduchi, Dar es Salaam, sur des îlots près des côtes de Kilwa, et bien sûr à Zanzibar, Pemba et Mafia. Ils sont musulmans et descendants d'un peuple très métissé, contrairement aux continentaux de l'intérieur du pays qui sont bantous à 95 %. Ici les tribus autochtones ont été enrichies des peuples provenant de Perse dès le XIIe siècle (les Shirazis), mais aussi des peuples issus des routes commerciales, surtout des Indiens, d'excellents navigateurs qui ont emmené les fameux dhows avec le vent de la mousson jusqu'aux côtes africaines. Plus tard les Arabes, principalement venus du sultanat d'Oman qui régna pendant près de deux siècles sur la région, métissèrent davantage ce peuple désormais arabo-bantou. De plus, les Arabes ont importé sur ces îles des centaines de milliers d'esclaves, venus de la région des Grands Lacs principalement, pour travailler dans les plantations d'épices. A l'abolition de l'esclavages, ils se mélangent à la population locale et adoptent eux aussi l'islam. Autre spécificité : les kangas sont portées principalement par les femmes swahilies, toutes voilées et drapées de couleurs chatoyantes. La cuisine swahilie est aussi à l'image de ce métissage, riche en épices et en spécialités indiennes et arabes.

Taarab

C'est un style musical traditionnel propre à Zanzibar qui mélange diverses influences orientales. Il est né au XIXe siècle dans l'entourage du sultan et fut composé au départ à l'aide d'instruments égyptiens, notamment des violons. Par la suite vont s'associer le sud et le nay qui complète l'harmonie par des inspirations indiennes. Puis l'ensemble est soutenu par des percussions et un choeur féminin (la touche swahilie) qui entourent le chanteur et le qanum d'origine arabe. Sauti Za Busara est un grand festival de la culture swahilie qui a lieu à Zanzibar chaque année en février. C'est le meilleur endroit pour découvrir des groupes de Taarab qui ne s'adressent pas qu'aux touristes. En 2013, le Taarab a perdu Bi Kidude, décédée à plus de 100 ans à Zanzibar : elle incarnait à elle seule ce style musical particulier, et en était la mémoire et la légende vivante. Un hommage national lui a été rendu. Aujourd'hui le DCMA (l'académie de musique de Stone Town) propose des concerts magiques le soir. La danse qui accompagne la musique est terriblement sensuelle si vous avez l'occasion de voir des femmes, mais aussi des hommes rouler du bassin sur ce rythme lancinant. Dans les villages et les quartiers populaires, le week-end est souvent l'occasion d'assister à des concerts de taarab local, en général un clavier un peu " cheesy " qui accompagne les chanteurs locaux. Et on trouve toujours des spectateurs danseurs, mais dans un style plus prude.

Tanzanite

Les Tanzaniens ont le monopole de la tanzanite : on ne la trouve que sur leur territoire à l'échelle du monde. Et encore, pas partout. Seulement dans l'extrême Nord, près du Kilimandjaro (5 895 m), dans la région d'Arusha. On a découvert pour la première fois cette pierre précieuse de couleur bleue aux reflets mauves en 1967 par un berger maasaï. On raconte qu'il avait remarqué des pierres qui brillaient à la surface du sol, sous l'effet des rayons du soleil. Mille fois plus rare que le diamant, elle a immédiatement séduit le marché américain où se concentrent 85 % des exportations à destination des joailliers de luxe. Les Maasaïs détiennent à 95 % le commerce de la tanzanite car les mines sont situées sur leurs terres, à Mererani, à une trentaine de kilomètres à l'est d'Arusha.

Dans les mines, les conditions de travail sont très pénibles. Tout d'abord parce que la descente dans les galeries est particulièrement dangereuse : les 40 à 50 mètres à la verticale se font par une échelle aux barreaux glissants. Si une sirène prévient des explosions, des accidents surviennent. Chaque jour, ce sont plusieurs centaines de personnes, en plus des mineurs, qui sont employées pour travailler à l'extérieur et vider les gravats qui obstruent la mine.

Vallée du Rift

C'est une grande cassure apparue il y a une bonne trentaine de millions d'années à la Corne de l'Afrique qui continue de croître considérablement (1 cm par an), s'ouvrant sur 40 km à 60 km de largeur et parfois plusieurs kilomètres de profondeur. Elle s'étend sur 6 000 km de l'Ethiopie et le sud de la mer Rouge jusqu'au Zambèze et au Mozambique. Cette vallée est aussi considérée comme l'un des berceaux de l'humanité puisqu'on y a découvert les ossements humains parmi les plus anciens, notamment du côté des gorges d'Olduvaï.

Zanzibar

Incontestablement, les plus belles plages du pays se trouvent à Zanzibar. C'est une île mythique de l'océan Indien. Avec le Kilimandjaro et les parcs nationaux du nord du pays, elle forme le triangle d'or du tourisme tanzanien. Ne pas y aller, c'est passé à côté d'une merveille. Le séjour ne sera pas le même, avec ou sans Zanzibar. L'île regorge de fonds sous-marins transparents et de somptueux massifs de coraux où vivent une profusion de poissons colorés. Visiter Zanzibar, c'est parcourir les ruelles sinueuses et ombragées de la capitale insulaire, qui a pu maintenir son caractère historique et son charme désuet. C'est profiter de plages paradisiaques aux grèves de sable blanc. C'est nager dans des lagons de rêve. Des palmiers, une eau turquoise, chaude et transparente magnifiée par le soleil donnent l'impression d'être dans un décor de carte postale. Peu de dangers derrière la barrière de corail. Prévoir des sandales pour aller dans l'eau type méduse pour ne pas finir avec des épines d'oursins et de corail dans les pieds. Le bleu de l'océan indien sera souvent nuancé par celui d'une piscine juste devant pour se baigner à toute heure de la marée qui fait évoluer les paysages très vite. On trouve aussi des bancs de sable et plages vierges à marée basse, moins fréquentées.

Faire / Ne pas faire

Faire

Partout où vous irez en Tanzanie, vous serez bien accueilli : le tourisme étant une des principales ressources économiques du pays, le personnel des hôtels et restaurants est en général professionnel et expérimenté. Si vous ne parlez pas anglais (et même si vous le pratiquez), il est de bon ton d'apprendre quelques expressions élémentaires en kiswahili, qui feront toujours plaisir à vos interlocuteurs : " Jambo " signifie " Bonjour " ; " Thafadali ", " S'il vous plaît " ; " Asante ", " Merci ". Au " Karibu " (" Bienvenue "), il vous sera aussitôt demandé " Habari ? " (" Comment allez-vous ? "), auquel vous répondrez, si bien sûr tout va bien, " Nzuri ". Les Tanzaniens sont très gentils, et plus encore si les touristes connaissent quelques mots de kiswahili.

Dans la rue tout est négociable : bijoux, vêtements, étoffes, souvenirs... N'hésitez pas à discuter le prix quand un article vous intéresse, en vous montrant courtois mais ferme. N'oubliez pas que ces objets ont été fabriqués par des artistes locaux, dont il ne s'agit pas non plus de dévaloriser le travail. Comparez également les prix dans les grandes boutiques de souvenirs, ceux-ci varient parfois du simple au double pour le même article ! Dans ces boutiques, la négociation est de mise. Sachez aussi qu'en safari avec un guide, ce dernier vous laissera automatiquement dans des commerces de souvenirs où il touche une commission sur les achats de ses touristes (environ 10 %).

Ne pas faire

Alcool : à Zanzibar comme à Pemba, on ne vend a priori pas d'alcool. Accédant à la demande des touristes, les hôtels-résidences de la côte, puis ceux de Stone Town, ont mis à mal cette pratique. On trouve donc des boissons alcoolisées dans quasiment tous les hôtels et restaurants. Il n'est pas question de sortir de l'établissement avec son alcool.

Habillement : à Zanzibar, dans les villages ou dans des zones non touristiques et plus encore à Pemba, où la population est plus conservatrice, il est conseillé aux femmes de s'habiller " gently " c'est-à-dire avec des jupes qui descendent au niveau des genoux minimum, avec les épaules couvertes et pas de décolleté trop plongeant. Bien que les Zanzibaris soient habitués au tourisme, c'est une question de respect vis-à-vis des moeurs et de la religion locales. A Stone Town aussi, mais on voit passer tellement de touristes ces dernières années que désormais si vous avez une jupe au-dessus des genoux et un débardeur ce n'est pas grave. En revanche oubliez les minijupes, minishorts et les balades en maillot de bain sur le port ! A la plage c'est pareil : les gens sont très ouverts si vous êtes en bikini ce n'est pas un problème ils sont habitués, en revanche si vous allez dans les villages à la lisière de la forêt tropicale et de la plage, mettez un paréo comme un pagne local et un tee-shirt. En Tanzanie continentale, idem, dans les villages ou les villes non touristiques, préférez une jupe aux genoux ou longue à un short et un tee-shirt à un top sans bretelle. Même chez les non-musulmans, il n'est pas de bon goût de montrer son corps.

Photos : si vous souhaitez prendre des personnes en photo, par exemple les élégants Maasaï, demandez-leur toujours la permission auparavant. Ils vous l'accorderont en général sans difficulté et sans aucune contrepartie, mais n'aiment pas, et c'est normal, être surpris et photographiés comme des bêtes curieuses.

Prostitution : comme dans de nombreux pays en voie de développement, elle fait partie du décor. Surtout remarquable dans les bars des grandes villes. La prostitution infantile progresse également. C'est un des fléaux de l'Afrique, vecteur d'une diffusion énorme du sida dans toutes les villes et tous les villages du continent. Les routiers, en particulier, ont propagé le virus en remontant les grands axes routiers à destination de la région des Grands Lacs, foyer d'origine de la maladie, où la population de certains villages est contaminée à plus de 15 %. Il y a de grands risques de contamination chez les prostituées, y compris celles qui errent parfois dans les grands hôtels.

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