La Lozère, entre gastronomie et trésors naturels

Qu'y a-t-il de commun entre les Gorges du Tarn et l'Aubrac, les Cévennes et la Vallée du Lot ou la Margeride ? Pas grand-chose en apparence, à part le sens de l'accueil et une gastronomie généreuse où charcuteries, fromages et plats qui tiennent bien au corps rivalisent de saveurs. Le sens de la fête aussi, avec des festivals et manifestations qui connaissent des succès grandissants. C'est ce patrimoine traditionnel et culturel qui a été mis à l'honneur par l'Unesco : Gorges, Causses et Cévennes essaiment sur leur terre les témoignages d'ingéniosité et d'adaptation à un milieu parfois difficile.

 

Territoire à l'économie rurale, la Lozère n'a que peu de monuments spectaculaires, mais elle recèle des trésors naturels à travers grottes, cascades, lacs, chaos. Faune et flore abondent dans ses milieux si différents, et ce sont encore des animaux qu'elle met en valeur dans ses parcs : loups, bisons, vautours, autant de rencontres étonnantes. Musarder, lézarder ou se défouler, la Lozère offre ses étendues et sa tranquillité à qui veut bien la découvrir, et l'on se prend au milieu d'un séjour à rêver de venir définitivement s'y inventer une nouvelle vie.

Les gorges du Tarn et les bateliers de la Malène

Les gorges du Tarn sont devenues le symbole de l'activité touristique en Lozère. Situées entièrement dans le département, elles constituent un site spectaculaire, connu des touristes dès la deuxième moitié du XIXe siècle. Les gorges se sont formées lors des plissements alpins et pyrénéens, quand les couches de calcaire déposées durant l'ère secondaire ont été entaillées par la rivière sur les 100 km de son parcours lozérien, jusqu'à une profondeur dépassant parfois les 500 m. En été, la tranquille rivière Tarn est parcourue par des milliers de canoës et de kayaks, d'où les occupants peuvent admirer les hautes falaises, les chaos rocheux et les petits villages accrochés aux pentes. Jusqu'en 1905, les gorges n'étaient accessibles qu'en barques à fond plat, semblables à celles qui promènent les touristes, et il fallut les volontés d'E.-A. Martel et celles de Jean Monastier, député lozérien de l'époque, pour obtenir le percement de la route actuelle, en surplomb de la rivière, et de ses quatorze tunnels.

Depuis Ispagnac, les gorges sont parsemées de hameaux et villages typiques  : Quézac, Montbrun, Castelbouc, La Malène, Les Vignes, Le Rozier, sans oublier Sainte-Énimie, petite cité moyenâgeuse, chargée de légendes. La meilleure façon de découvrir les gorges est d'ailleurs d'emprunter le fil de l'eau, avec les célèbres bateliers de la Malène, manière de se rappeler qu'au début du siècle dernier, la route n'existait pas et que les barques étaient le seul moyen de communication de la vallée. Reprenant les gestes anciens et les barques traditionnelles, neuf bateliers offrent à leurs passagers une vue imprenable sur un parcours de 8 km, à un endroit resserré des gorges. Ce qui permet aussi de porter un oeil attentif sur la faune, la flore, le paysage...

A l'endroit le plus spectaculaire des gorges du Tarn, les falaises se resserrent et montent jusqu'à 500 mètres. Pour jouir du spectacle, le mieux est de faire un bond dans l'histoire en s'adressant aux bateliers et se laisser mener en bateau : les paysages découverts ainsi sont exceptionnels. Après avoir été les seuls à desservir la vallée - la barque étant depuis le XIVe siècle au moins le seul moyen de transport possible -, les bateliers se sont tournés vers le tourisme dès le XIXe siècle. Avec l'arrivée de la ligne de chemin de fer Paris-Béziers et, à partir de 1905, la création de la route, les barques sont délaissées. En 1940, les bateliers de la Malène sont les seuls à continuer leur activité, désormais à vocation touristique et s'organisent douze ans après en coopérative, qui regroupe aujourd'hui neuf bateliers et 84 barques. Enfants du pays, ils connaissent chaque méandre du Tarn. Durant les 8 km de descente, la sensation d'être tout petit face à la nature procure un émerveillement absolu, surtout si au fil de l'eau, on rencontre quelques habitants naturels des lieux, hérons ou castors... Une belle entrée en matière avant d'aller à la découverte des causses et des grottes du département.

Les causses et les grottes

A l'ère secondaire, celle des dinosaures, la mer s'est avancée sur le massif ancien et, pendant 60 millions d'années, calcaire et marnes se sont déposés en couches alternées sur des milliers de mètres de hauteur. On peut voir les traces de certains de ces animaux préhistoriques près de Florac, à Saint-Laurent-de-Trèves. Portées en hauteur, brisées, plissées par les grands mouvements du tertiaire, qui ont fait surgir les Alpes et les Pyrénées, ces grandes masses ont été attaquées par l'érosion. Les rivières, au débit plus important que de nos jours, ont creusé d'imposantes gorges, dont la profondeur atteint parfois plus de 500 m, qui séparent des plateaux dénudés et arides : les causses. Le plus vaste est le causse de Sauveterre, entre le Lot et le Tarn. Légèrement vallonné, il conserve quelques maigres forêts. L'activité humaine se concentre dans les rares hameaux ou dans des fermes isolées toujours situées près de petites dépressions au fond argileux, seuls lieux permettant une activité agricole. Entre Tarn et Jonte s'étend le causse Méjean. C'est un immense plateau calcaire du Jurassique, vaste vaisseau coupé du reste du département par des falaises de plus de 120 km de long. Son seul lien avec la "  terre ferme  " est l'isthme, large de moins d'un kilomètre, qui le rattache au massif de l'Aigoual au col de Péjuret. Enfin, tout au sud, la Lozère ne compte qu'un petit bout du causse Noir, qu'elle partage avec le Gard. Mais la vraie richesse des Causses ne se voit pas en surface. Pour la découvrir, il faut pénétrer à l'intérieur. Depuis 2011, en association avec la région naturelle voisine, les Cévennes, et l'ensemble des autres causses de l'Hérault et de l'Aveyron (en particulier le Larzac), la région est classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, une juste reconnaissance, permettant de mieux faire connaître ses paysages remarquables mais également la vie des hommes qui l'ont façonnée, grâce à l'agro-pastoralisme.

Les animaux protégés de la Lozère

Terre des grands espaces où la nature a gardé encore tous ses droits, peu peuplée, la Lozère est devenue une terre d'asile pour des espèces menacées. Le Parc national des Cévennes y a été pour beaucoup en réintroduisant les vautours. Pour que le plus grand nombre profite de la beauté de ces animaux, pour faire découvrir leur mode de vie, mais aussi pour faire prendre conscience des dangers qui les menacent, de véritables sites touristiques ont été créés à partir de ces zones de protection. Et maintenant, quand vous irez passer des vacances en Lozère, vous pourrez tout apprendre sur les loups, les vautours et les bisons d'Europe.

 

Infos futées

Quand ? Toute l'année, mais les températures, le calme et les couleurs de l'été indien sont particulièrement appréciables.

S'y rendre. En voiture ou en train.

 

GARE SNCF DE MENDE

Plus d'informations sur le site

 

Utile. Pour trouver cartes et brochures.

 

COMITÉ DÉPARTEMENTAL DU TOURISME DE LA LOZÈRE

Plus d'informations sur le site

 

 

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