Guide du Mozambique : Survol du Mozambique

Au sud-est du continent africain, le Mozambique est un grand, très grand pays avec une superficie de 801 590 km², soit 2,6 % de la superficie totale de l'Afrique.

Autour, vous ne trouverez que des pays anglophones : la Tanzanie au Nord, la Zambie et le Malawi au Nord-Ouest, le Zimbabwe à l'Ouest, l'Afrique du Sud et le Swaziland au Sud. Le Mozambique, avec sa gigantesque façade maritime (2 515 km de côtes), suscite quelques jalousies. D'un point de vue géographique, la majeure partie de son territoire rayonne en Afrique de l'est. En revanche, sur le plan géostratégique, historique et économique, le Mozambique est considéré comme partie intégrante de l'Afrique australe.

Géographie

Le pays est divisé en onze provinces, du nord au sud : Cabo Delgado, Niassa, Nampula, Zambézie, Tete, Manica, Sofala, Inhambane, Gaza, Maputo (dont la ville principale est Matola), à ne pas confondre avec la ville de Maputo.

Nord, sud, centre : qui est où ? Vu du ciel, le pays peut être facilement séparé en deux. Le Zambèze en constitue la " frontière interne " - on dira plutôt la " ligne de démarcation ", pour ne pas froisser le sentiment d'appartenance nationale. Géographiquement donc, ce qui se situe au-dessous du Zambèze est le " Sud ", et au-dessus, le " Nord ". Nous avons adopté un système de taxinomie intermédiaire, en mettant la zone de litige (Beira, Quelimane et Tete) dans une partie " centrale ", et en choisissant de faire commencer le Nord à partir de Nampula.

Le point de litige se trouve du côté de Beira (au sud du Zambèze donc). Le pays est divisé en deux sur le plan économique. Le Sud est plutôt " industriel ". Le secteur tertiaire s'y développe. Maputo, comme toutes les capitales, est au centre de tout. Le Nord, traditionnellement, est le grenier agricole du Mozambique, au sens large (coton, cajous, riz, canne à sucre, copra, sisal, thé, mil). Cela dit, cette ligne économique est globalement politique. Le Nord est plutôt favorable à la Renamo. Quant au Frelimo, il est surtout établi dans le Sud.

Relief. Le Mozambique est constitué par une bande montagneuse qui décroît progressivement d'ouest en est pour atteindre les plaines littorales. Mais, globalement, le Mozambique est très plat puisque les plaines, avec des altitudes inférieures à 200 m, représentent 44 % du territoire. Il s'agit de toute la côte allant de l'embouchure du fleuve Rovuma (frontière naturelle avec la Tanzanie) au delta du fleuve Zambèze et de toute la région au sud du fleuve Save. Un paysage de dunes et de lagunes domine sur le littoral. Toute la vallée longeant le fleuve Zambèze, région de marécages, révèle un niveau au-dessous de la mer.

Les plateaux, entre 200 m et 1 000 m, surtout au Nord du Mozambique, sont majoritaires à 51 %. Dans les provinces de Niassa, de Nampula, de Zambézie surtout, de Tete et de Manica, sur les plateaux supérieurs à 600 m, de nombreux " pains de sucre ", d'altitude variable sont disséminés dans le décor.

Dans la partie occidentale des provinces de Gaza et de Maputo, une chaîne de petites montagnes (809 m maximum), orientée Nord-Sud, brise la monotonie d'un relief décidément plat dans cette région. Elles s'inscrivent dans la continuité d'un relief montagneux qui prend son origine dans le sud-est de l'Afrique du Sud (le Drakensberg).

Enfin, 5 % du paysage est composé de montagnes d'une altitude supérieure à 1 000 m mais sans réelle continuité. Dans la province de Niassa, quelques frères et soeurs ont grandi ensemble, atteignant des altitudes entre 1 579 m (mont Chissingo) et 1 848 m (mont Txitongo), non loin du lac Niassa. La Zambézie se caractérise par des sommets éparpillés, le mont Namúli culminant fièrement à 2 414 m. Au nord de la province de Tete, on oscille entre 1 000 m et 1 400 m avec le mont Domue (2 096 m) et le mont Chirobue (2 021 m) aux frontières du Malawi.

C'est dans la province de Manica, près de la frontière avec le Zimbabwe, que se trouve le plus important massif. Un rectangle de 35 km de longueur et d'environ 10 km largeur marque le paysage de la région, à 80 km au sud de la ville de Manica. On l'appelle " la cordillère de Chimanimani ". C'est le massif le plus haut du Mozambique : le mont Binga culmine à 2 436 m. Un record pour le pays.

Géologie. Le bassin du Zambèze est reconnu comme étant la source de richesses minérales au Mozambique. Gisements d'uranium, d'amiante de fer, de bauxite, de gaz naturels et de diamants existent dans cette région, mais ils restent encore sous-exploités en raison de la timidité des investisseurs. La fin du conflit armé a mis un terme aux appréhensions occidentales, mais dans l'ensemble tout est encore à explorer. La principale ressource exploitée est de fait le charbon, essentiellement dans la région de Maputo et dans la province de Tete. Un important gisement de fer existe dans le Nord du Mozambique et l'or est exploité à Manica par de petites concessions familiales. du pétrole vient d'être découvert au large de la côte nord, mais leur exploitation commerciale reste aujourd'hui incertaine (le pays importe donc tout son pétrole).

Hydrographie. Vingt-cinq rivières sillonnent le pays. La plupart naissent dans l'un des pays voisins pour finir dans l'océan Indien. De nombreuses écluses ont été installées à des fins d'irrigation agricole.

Le Mozambique est richement pourvu en fleuves. Au nord, le Rovuma constitue une frontière naturelle avec la Tanzanie. Le Messalo sépare la province de Cabo Delgado de celle de Nampula. Le Ligonha inscrit les limites entre les provinces de Nampula et de Zambézie. Le Pungué naît au Zimbabwe et débouche dans l'océan à Beira. Le fleuve Buzi connaît la même destinée, mais se termine à Pungué. Le fleuve Save, 650 km de long, prend sa naissance dans le Masholaland, au Zimbabwe, sous le nom de Sabi. Il représente une limite naturelle entre les provinces de Sofala et Manica en amont, entre les provinces de Gaza et Inhambane en aval. Il se jette dans l'océan à Nova Manbone.

Le Limpopo, 1 600 km de long, naît en Afrique du Sud près de Johannesburg, la sépare du Botswana et du Zimbabwe et se jette dans l'océan Indien, à 15 km au sud de Xai-Xai. L'Incomati prend naissance dans le nord-est de l'Afrique du Sud, passe au Swaziland et finit dans la baie de Maputo.

L'ouverture des barrages en amont de ces deux fleuves, conséquence de trop fortes pluies, est à l'origine des inondations catastrophiques.

Le fleuve Maputo finit aussi dans la baie qui porte son nom et prend naissance dans les vertes hauteurs du Swaziland, il est une frontière naturelle avec l'Afrique du Sud. Dès que le débit le permet, donc surtout pendant la saison des pluies, ils sont tous utilisés pour la navigation, à défaut d'un réseau routier insuffisant.

Enfin, le plus grand et le plus mythique : le Zambèze. Avec ses 2 600 km de longueur, il arrive en quatrième position pour l'Afrique, derrière le Nil (6 700 km), le Congo (4 600 km) et le Niger (4 200 km). Né en Zambie à 1 700 km d'altitude, il sillonne l'Angola dans sa partie est, traverse une zone marécageuse en Zambie, sert de frontière entre la Zambie et le Zimbabwe, puis arrive au Mozambique et le divise en deux dans le sens de la largeur avant de se jeter vigoureusement dans l'océan Indien. Lorsque le Zambèze commence à flirter avec le Zimbabwe, son cours se resserre dans une gorge étroite ponctuée de rapides et de chutes (au hasard, les chutes Victoria sont les plus spectaculaires).

Les amateurs de rafting et de sensations fortes trouveront leur bonheur dans cette partie du fleuve. Fortement utilisé pour la navigation commerciale lorsque son débit est suffisant (en aval de Tete sur 500 km environ et en amont de Cahora Bassa), le Zambèze est aussi un véritable producteur d'énergie électrique. Construit en 1974, le barrage de Cahora Bassa, formant un lac artificiel du même nom, est un monstre dont la responsabilité de l'édification relève du gouvernement portugais à 82 % et du gouvernement mozambicain à 18 %. Détruit partiellement au cours de la guerre civile, le barrage a été réhabilité en 1997.

Il y a au Mozambique un certain nombre de lagons et de lacs de taille moyenne, naturels ou artificiels disséminés un peu partout. Au nord toutefois, partagé avec le Malawi et la Tanzanie, le lac Niassa (ou lac Malawi) fait figure de grand. Il figure en dixième position parmi les plus importants du monde, soit 28 678 km² dont 7 000 km² appartiennent au Mozambique.

Particulièrement imposant, il a une longueur de 600 km et des largeurs variant entre 15 km et 90 km. En revanche, le caractère rectiligne de ses côtes ne permet pas l'installation de ports. Côté Mozambique, à Metangula, seul un petit port de pêche survit, qui approvisionne en poissons et produits.

Climat

" La température au sol est de 39 °C ", annonce le pilote. Une erreur certainement ! A une heure de vol de là, à Johannesburg, il faisait 24 °C. A la descente de l'avion, sur le bitume de l'aéroport de Maputo, on constate tout de suite qu'il ne s'agit pas d'une erreur. On est en novembre. C'est l'été. L'air est chaud, plutôt sec ; le ciel, orageux. Bienvenue en territoire tropical et subtropical.

Trois grandes zones climatiques caractérisent les régions et conditionnent leur végétation : une zone de pluies fréquentes du Nord au centre, une zone fraîche et pluvieuse sur les hauts plateaux à l'intérieur du pays et une zone sèche au sud. En d'autres termes, au Nord du Zambèze, on a un régime de moussons, alors qu'au sud le climat, plus sec, est fonction des hautes pressions de l'anticyclone subtropical.

Concrètement, le Mozambique est dominé par une saison chaude et humide (octobre à mars) avec des températures moyennes de 26 °C à 29 °C et une saison sèche et fraîche (avril à septembre) avec des températures moyennes de 18 °C à 20 °C à Maputo aux mois de juin et de juillet. La température de l'eau suit le même traitement. Mieux vaut donc se baigner en janvier si l'on rêve aux eaux chaudes des tropiques, mais elle reste agréable en hiver.

La saison humide est caractérisée par de fortes pluies sur l'ensemble du territoire. Le vent se lève, le ciel se couvre rapidement ; les oiseaux se taisent, la pluie inonde, puis se calme. Généralement, le soleil réapparaît très vite. Au nord, l'influence de masses d'air océanique amène, entre janvier et février, des cyclones qui se sont généralement formés sur Madagascar ou dans le canal du Mozambique, avec des vents pouvant atteindre 100 km/h. Il s'agit surtout de très fortes tempêtes provoquant des dégâts matériels dans les villages aux constructions vétustes. A la même période, au sud, quand les masses d'air chaud rencontrent les masses d'air froid, la grêle tombe. Les masses d'air tropical instables entraînent à cette saison des vents forts et d'épaisses formations nuageuses. En janvier 2015, le Mozambique mais aussi le Malawi ont tous deux été touchés par de violentes inondations causées par de fortes pluies. Des dégâts importants ont dévasté la zone frontalière entre les deux pays. Plus de 192 morts ont été dénombrés, des dizaine de disparus et plus de 100 000 personnes n'ont plus d'habitations.

D'avril à septembre, toute l'Afrique australe est dominée par des anticyclones subtropicaux avec des masses d'air stables. Le bulletin météorologique annonce alors du beau temps en continu : ciel bleu, air sec, vents frais avec formation de brouillards matinaux sur les hauteurs. Le Mozambique répond à la règle. Le nord, plus proche de l'équateur, restant un brin plus chaud. Les valeurs de températures moyennes annuelles décroissent du nord au sud et d'est en ouest avec une très nette augmentation des précipitations pendant les grandes chaleurs. Sur la côte, l'influence océanique uniformise le climat littoral avec des températures moyennes de 24 °C et des précipitations de 800 mm à 1 400 mm. En d'autres termes, il fait chaud et il pleut beaucoup. Attention : les moustiques aiment ça. Par la même occasion, ils vous dévoreront. Dans certaines régions intérieures, notamment dans le Sud du pays, la pluie est inexistante durant des mois.

Le Nord du Mozambique enregistre une température moyenne annuelle de 25 °C et des précipitations moyennes de 800 mm par an avec un maximum à Namuli-Niassa (2 000 mm) et des températures moyennes inférieures à 18 °C. Entre Zumbo et Muturara, le long du fleuve Zambèze, on trouve l'une des régions les plus arides du pays avec seulement 600 mm de pluie par an et des températures élevées. A ce niveau-là, on est sur le tropique du Capricorne.

Au sud, sur le littoral, on enregistre des températures moyennes de 24 °C. A Inhambane et à Xai-Xai, les nuages pleurent souvent avec des précipitations supérieures à 1 400 mm et une température moyenne annuelle de 26 °C. Dans les terres, pour des températures identiques, les pluies n'atteignent pas 300 mm par an. Les inondations de février 2000 ont dévasté des régions où il n'avait pas plu depuis des années. La région la plus aride, et donc la plus sèche du pays, se situe entre Chicualacuala et Massingir.

Environnement – écologie

Protéger les fleurs et les petits animaux... est souvent perçu comme un souci de riche dans un pays comme le Mozambique - bien que la pensée écologique commence à faire des émules. La guerre a bien sûr durement pesé sur la bonne santé de l'environnement au Mozambique. Pendant des années, certaines régions ont été coupées du reste du pays, et les réserves nationales se sont alors transformées en garde-manger pour les habitants. La chasse y fut tellement intensive que des populations entières d'animaux ont quasiment disparu du pays.

De même pour la flore ; de nombreuses essences de bois ont été victimes de l'abattage à grande échelle soit pour servir de chauffage, soit pour le bénéfice de la revente.

Aujourd'hui, c'est la pauvreté du pays qui constitue l'un des principaux obstacles à une véritable prise en compte des problèmes environnementaux.

Si la déforestation est une réalité bien vivace, comment jeter la pierre aux populations locales qui n'ont que le bois comme source d'énergie, puisque dans bien des régions on ne trouve pas d'électricité, produit qui serait de toute façon financièrement inaccessible à beaucoup ?

De même, si le braconnage est une plaie pour la reconstitution des stocks animaux dans les différentes provinces du Mozambique, on peut comprendre que les paysans veuillent abattre un éléphant qui détruit leurs cultures - et donc leur moyen de subsistance pour l'année. Le braconnage reste un problème aigu dans le pays, malgré les efforts des autorités pour repeupler les parcs d'où une grande partie des animaux avaient disparu pendant les guerres. D'ailleurs, si vous êtes sensibles à ce thème, évitez d'acheter de l'ivoire ou tout autre produit d'origine animale, il y a de forts risques que ce que vous achetiez provienne du braconnage - vous financeriez donc les braconniers !

Cependant, des actions sont menées au niveau gouvernemental pour protéger les ressources naturelles. Ce peut être la création ou la protection de parcs nationaux, et aussi la volonté, commune à nombre d'ONG, d'intégrer les populations locales dans la démarche de protection de la nature.

Ainsi, nombre de Mozambicains, qui n'avaient pas toujours conscience du potentiel économique que représente leur environnement, changent de point de vue et réalisent que c'est en protégeant faune et flore que les touristes seront intéressés et viendront dépenser leur argent sur les réserves - tout à leur bénéfice.

Parcs nationaux

Parc national du Gorongosa. Pour les amoureux de la nature, le Gorongosa refait peau neuve. Ce parc a été reconnu en 1921, désignant 1 000 km² de protection des espèces animales et domaine de chasse. En 1935, cette zone s'étend à 3 200 km² ; en 1960, elle devient parc national du Gorongosa. Le parc se déploie aujourd'hui sur 3 700 km² avec une zone protégée tout autour d'environ 1 500 km². Avant la guerre civile, le Gorongosa était réputé et très visité pour le nombre et la diversité de ses animaux. En 1973, on comptait onze mille visiteurs. Puis le parc devint un puits de nourriture pour les populations en détresse et une machine à faire de l'argent pour les acteurs de la guerre. Par conséquent, le parc fut totalement abandonné ; en 1992, quand les accords de paix furent conclus, il ne restait plus que 5 % de l'ensemble des animaux. Le projet de réhabilitation du parc, mis en place sur un plan d'action de 20 ans, est extrêment prometteur. Gorongosa est à redécouvrir à tout prix ! Voir le site www.gorongosa.org

Parc national de Bazaruto. Ce parc national a la particularité de regrouper un ensemble d'îles idylliques au milieu de l'océan Indien. Il n'y a pas de grands mammifères mais des coraux, des lagons, des oiseaux. Le site est d'une beauté exceptionnelle. Ce sont trois îles de l'archipel de Bazaruto (Bangue, Magaruque et Benguerra) sur cinq (les autres étant Santa Carolina et Bazaruto, simplement protégées) qui ont été classées " parc national " en 1972 ; tout l'archipel l'est désormais. Toute la région maritime qui encercle les îles est également zone de vigilance. Les lamantins et les tortues marines sont les espèces les plus intéressantes ; l'archipel est une halte sur la route des oiseaux migrateurs. Ces îles, réputées autrefois pour la chasse aux perles précieuses, sont aujourd'hui devenues le point de ralliement des amoureux de la nature.

Les îles sont parfaitement bien aménagées pour accueillir les visiteurs, bien que les quelques hôtels présents y soient très chers.

Réserve d'éléphants de Maputo. La réserve, située à 30 km au sud de Maputo, a été créée en 1932. La mer s'est progressivement retirée de cette zone laissant derrière elle un relief légèrement vallonné - dunes, plages et lagons plus ou moins grands - et une très grande biodiversité. Mais à côté d'une flore dense et variée, la faune ne compte que trois cent cinquante espèces d'oiseaux (!), quelques crocodiles et hippopotames égarés (les insectes et les serpents sont certainement plus nombreux). La population éléphantine est passée de trois cent cinquante en 1971 à soixante en 1994, ce qui réduit votre chance d'en apercevoir. Cependant, elle se reconstitue peu à peu, et l'observation des éléphants dépend également grandement de la période de l'année, puisqu'ils circulent beaucoup à travers la réserve. Il est indispensable d'avoir un 4X4 pour visiter cette réserve, en évitant les périodes de grosses pluies si vous ne voulez pas conduire dans la boue. Malgré tout, la réserve reste le pôle d'attraction du Swaziland, de l'Afrique du Sud et du Mozambique qui projettent de relier leurs réserves. Pour augmenter le nombre de visiteurs, elle sera réhabilitée progressivement.

Réserve du Niassa. Avec ses 22 000 km², elle est la plus grande réserve du Mozambique et l'une des plus grandes en Afrique, la plus au Nord (collée à la Tanzanie). Très fournie en animaux, elle invite à la rêverie, sans doute parce qu'elle reste sauvage et inaccessible au tourisme de masse. Les projets de réhabilitation sont en cours ; des investisseurs privés et le gouvernement mozambicain manifestent leur intérêt. Il faudra sans doute patienter encore quelques années, peut-être moins pour des excursions à partir de Pemba en avionnette.

Parc transfrontalier du Grand Limpopo. Projet très innovant au niveau régional, ce grand parc transfrontalier réunit depuis 2002 le parc national Kruger (Afrique du Sud), le parc national du Gonarezhou (Zimbabwe) et les réserves du Limpopo au Mozambique. Pour l'instant encore à l'état de " chantier ", le grand parc (10 000 km²) devrait bientôt permettre de beaux safaris. Toute la grande faune africaine y sera représentée ; pour l'instant, des opérations de relocalisation des animaux sont en cours ; attrapés dans le parc Krüger, surpeuplé, ils sont relâchés côté Mozambique où les terres ont été vidées de leurs habitants à quatre pattes pour cause de chasse massive et de mauvaise gestion des ressources. A terme, le parc devrait compter des circuits 4X4, des pistes pour des safaris à pied, et également des postes d'observation des oiseaux.

Faune et flore

Faune. Fort variée, elle va du protozoaire au batracien, en passant par les insectes et les mollusques, sans oublier les reptiles, les oiseaux et les mammifères sauvages ou domestiques. Cependant, aucune espèce ne se trouve en quantité importante, excepté la crevette, le moustique - omniprésent - et les oiseaux. En milieu marin, vous trouverez coraux, étoiles de mer, langoustes, crabes, calamars, poulpes, baleines, requins, lamantins, thons, sardines, poissons exotiques en tout genre et tortues aquatiques. Sur terre, on recense crocodiles, serpents, caméléons, mouettes, corbeaux, hérons, colibris, pigeons, cigognes, perdrix, poules, canards, dindes, oies, buffles, antilopes, éléphants, sangliers, singes, lions, zèbres, hippopotames, des girafes (surtout dans le Gorongosa)... Des espèces importées sont observables tels que des boeufs, des ânes, des chèvres, des porcs, des lapins, des chiens et même des chats. Le Mozambique est aussi le pays des oiseaux. Sur 850 espèces répertoriées au Sud du Zambèze, une trentaine n'existe pratiquement qu'au Mozambique, comme le green-headed oriole (loriot à tête verte) ou le Nyassa lesser seedcracker (petit pyréneste de Niassa).

Le feu, le braconnage, la guerre, les mines, ont abîmé les cinq parcs nationaux et les six réserves biologiques du Mozambique qui représentent au total 11 % du territoire. A titre d'exemple, sur 65 000 éléphants comptabilisés avant la guerre, il n'en reste plus que dix mille dont une trentaine dans la réserve de Maputo. Et il est parfois difficile de les approcher : les éléphants sont en effet réputés pour posséder une excellente mémoire et tous ceux qui ont connu la guerre conserveraient de sérieux griefs envers les hommes ! Depuis la fin du conflit armé, le gouvernement maintient toutefois ses efforts pour réhabiliter, valoriser ces espaces et réintroduire les espèces animales qui auraient disparu, notamment avec le soutien de la coopération étrangère et grâce aux investissements privés.

Flore. Vous trouverez deux différents types de régions : celles, plutôt arides, où les espèces végétales résistent à la sécheresse ou celles, humides, où les plantes se gorgent d'eau.

Le littoral est le royaume de la mangrove : une accumulation de palétuviers aux racines apparentes poussent dans les eaux saumâtres et peu profondes. C'est un monde entre terre et mer qui représente 48 % du littoral. Si ce n'est pas la mangrove, ce sont les dunes qui modèlent le paysage côtier du Mozambique.

Les rives des fleuves sont habillées par des forêts-galeries. Il s'agit d'ensembles constitués d'arbres serrés les uns contre les autres et qui forment des sortes de galeries le long des cours d'eau.

Au nord-ouest, en se rapprochant de la Zambie et du Malawi, il est courant de se heurter à des forêts de type équatorial où se superposent plusieurs étages de végétation.

En s'écartant des régions montagneuses et des régions fluviales, notamment au sud, on remarque des centaines et des centaines de kilomètres de savane arborée. Les tons jaunes pendant la saison sèche sont remplacés par un dégradé de verts pendant la saison des pluies, où la terre devient à peine visible. On espère alors entrevoir des troupeaux d'éléphants et le long cou des girafes dans cette végétation. Hélas, on doit se contenter du paysage. Pour l'observation des animaux notamment les Big Five (le lion, le léopard, l'éléphant d'Afrique, le rhinocéros noir, et le buffle) mieux vaut se diriger vers le Kruger Park au nord-est de l'Afrique du Sud ou au Zimbabwe ou encore à quelques kilomètres au Swaziland.

Avec le passage des Arabes et des Portugais, de nombreuses espèces végétales ont été importées d'Asie, d'Europe, d'Amérique du Sud et d'Australie. Durant cinq siècles, les plantations se sont ainsi succédées, favorisant le développement économique. On signalera la noix de cajou, le mil (importé d'Amérique centrale) qui est devenu aujourd'hui la base de l'alimentation, le riz, la banane, la canne à sucre, la mangue, le coton, la tomate, le tabac, le thé, le café, le citron. Dans les régions de Nampula, de Zambézie, de Sofala et d'Inhambane, ce sont 10 millions de cocotiers (venant également du continent américain) qui ont été planté durant la colonisation portugaise.

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